Père d’église

Lumière éternelle

Quelle route pourrais-je suivre,

Quel chemin faut-il éviter ?

Sur quelle montagne faut-il monter et de quel côté ?

Et quelle grotte y faudra-t-il à tâtons explorer ?

Ou bien quel marais faudra-t-il traverser pour être digne

De voir et de retenir,

Malheureux,

Celui qui est présent partout,

Celui qui est insaisissable,

Celui qui est invisible ?

Dans quel enfer descendre ?

Jusqu’à quel ciel monter ?

Jusqu’aux extrémités de quelle mer

Faudrait-il parvenir pour trouver

Celui qui est totalement inaccessible,

Celui qui est absolument illimité,

Tout entier impalpable ?

Comment trouver, dis-moi, l’Immatériel

Parmi les êtres matériels,

Le Créateur dans sa création,

L’Incorruptible parmi les êtres corruptibles ?

Comment sortir du monde,

Moi qui suis dans le monde ?

Moi qui suis tout entier herbe sèche,

Comment oser toucher au fer ?

Et pourtant maintenant

Écoute l’explication de ces mystères !

Avant que ne soit le ciel,

Avant que ne soit créée la terre,

Il y avait Dieu, la Trinité, l’Unique, et Lui seul,

Lumière éternelle,

Lumière incréée,

Lumière totalement inexprimable,

À la fois Dieu immortel, sans terme, unique,

Éternel, Perpétuel, plus que très bon.

Siméon Le Nouveau Théologien

Hymne à Dieu

Au-delà de tout, est-il permis de chanter autrement ?

Comment la parole te célébrera-t-elle

Puisque aucune parole ne t’exprime ?

Comment l’intelligence te percevra-t-elle

Puisque aucune intelligence ne peut le saisir ?

Toi, le seul inexprimable,

Car tout ce qui est exprimé est issu de toi.

Toi, le seul inconnaissable,

Car tout ce qui se conçoit est issu de toi ?

Tous les êtres, ceux qui parlent

Et ceux qui sont privés de parole,

Te proclament,

Tous les êtres, ceux qui pensent

Et ceux qui sont privés de pensée,

Te rendent hommage,

Vers toi se rend le désir universel,

Vers toi l’universelle gestation.

A toi tout ce qui existe adresse sa prière,

Pour toi tout ce qui conçoit

Ce que tu unis en toi

formule un hymne silencieux.

Pour toi seul tout subsiste, vers toi,

Tout s’élance en un bloc compact.

Tu es la fin de tous les êtres.

Tu es unique, tu es tout et tu n’es personne.

Tu n’es pas l’Un et tu n’es pas le Tout.

Toi qui as tous les noms,

Comment te nommerai-je,

Toi le seul innommable ?

Ces voiles qui sont par-dessus les nuages,

Quelle céleste intelligence les pénétrera-t-elle ?

Aie pitié,

Au-delà de tout :

Est-il permis de te chanter autrement ?

Grégoire de Nazianze (330 – 390)

Le ciel est dans l’âme

Réveille-toi donc, ô homme

et reconnais la dignité de ta nature.

Souviens-toi que tu as été crée à l’image de Dieu,

image qui, bien que corrompue en Adam,

a été restaurée dans le Christ !

Use comme il faut en user des créatures visibles,

de même que tu uses de la terre,

de la mer, du ciel, de l’air,

des sources et des fleuves,

et tout ce qui s’y trouve de beau et d’admirable,

rapporte-le à la louange et à la gloire du Créateur.

Si, en effet, nous sommes le temple de Dieu,

et si l’Esprit de Dieu habite en nous,

ce que chaque fidèle porte dans son âme

a plus de valeur que ce que l’on admire au ciel.

Saint Léon le Grand (+461)

O Toi l’au-delà de tout

O Toi l’au-delà de tout,
       comment t’appeler d’un autre nom ?
Quelle hymne peut te chanter ?
       aucun mot ne t’exprime.
Quel esprit te saisir ?
       nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
       tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable ;
       tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
       ceux qui parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
       ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas.
L’universel désir, le gémissement de tous
       aspire vers toi
Tout ce qui existe te prie
       et vers toi tout être qui sait lire ton univers
       fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure en toi seul.
       Le mouvement de l’univers déferle en toi.
De tous les êtres tu es la fin,
       tu es unique.
Tu es chacun et tu n’es aucun.
       Tu n’es pas un être seul, tu n’es pas l’ensemble :
Tu as tous les noms,
       comment t’appellerai-je ?
Toi le seul qu’on ne peut nommer ;
       quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
       qui voilent le ciel lui-même ?
Aie pitié, ô Toi, l’au-delà de tout ;
       comment t’appeler d’un autre nom ?

Saint Grégoire de Nazianze (329-v.390)

4 Réponses à “Père d’église”

  1. ulrich dit :

    salut pasteur neema je vous sellemnt te dire que moi je un probleme de voyage d’allemagne je ves que tu prioye pour moi que je part rancotre mon pere
    merci beaucoup pasteur
    est mon adresse sur l’avenue MAHENGE N°17 SUR LA COMMUNE DE KINTAMBO HOPITAL
    que dieu vous benis pasteur

  2. gabriellaroma dit :

    je ne suis pas en pasteur je suis en personne consacrée a Dieu, je priè pour toi Ulrich, que Dieu toi benis;

    Gabriella

  3. flavin dit :

    bonjour

  4. bonjour a toi

    Gabriella

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