Archive pour la catégorie 'Zenith'

Vers la béatification d’une enfant de 6 ans (Nennolina), et de 7 autres « serviteurs de Dieu »

18 décembre, 2007

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Vers la béatification d’une enfant de 6 ans, et de 7 autres « serviteurs de Dieu »

Un fils de Madagascar, un Libanais et un journaliste espagnol invalide et aveugle

ROME, Lundi 17 décembre 2007 (ZENIT.org) – Le Vatican reconnaît que 8 serviteurs et servantes de Dieu ont vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon héroïque, et leurs histoires sont effectivement étonnantes.

Parmi eux, on trouve un prêtre de Madagascar, Raphaël Louis Rafiringa, un Libanais, Stéphane Nehmé, un laïc espagnol, journaliste et aveugle, Manuel Lozano Garrido, et quatre Italiens, dont « Nennolina », morte avant d’avoir 7 ans, et qui pourrait être la plus jeune enfant jamais béatifiée.En effet, par la publication de 8 nouveaux d

écrets concernant les vertus héroïques de huit « serviteurs de Dieu », la congrégation romaine pour les Causes des saints annonce la possibilité de leur béatification : il faudra en outre la reconnaissance d’un miracle attribué à leur intercession.

Le pape Benoît XVI a reçu en audience privée le préfet de ce dicastère, le cardinal José Saraiva Martins, ce lundi 17 décembre, et il a autorisé la publication de ces décrets, ainsi que de 6 autres décrets reconnaissant 6 miracles (cf. article ci-dessus).En Italie, la tr

ès jeune Antonia Meo, appelée affectueusement « Nennolina », était née à Rome le 15 décembre 1930. Elle mourut également dans la Ville éternelle, alors qu’elle n’avait pas 7 ans, le 3 juillet 1937.

Après la béatification des pastoureaux de Fatima, Jacinta et Francisco, en l’an 2000, la voie est ouverte à la béatification d’enfants.

« Nennolina » avait dû être amputée d’une jambe, en raison d’un sarcôme osseux, et pendant cette période de souffrances, elle se distingua par les centaines de lettres qu’elle écrivit à Jésus, à Marie, à Dieu le Père et à l’Esprit Saint. Elle révèlent une « vie d’union mystique véritablement extraordinaire ».

Fils de Madagascar, où il est né le 3 novembre 1856, et où il s’est éteint le 19 mai 1919, le frère Raphaël Louis Rafiringa, était un religieux profès de l’Institut des Frères des Ecoles chrétiennes.Libanais dont la r

éputation de sainteté est très diffusée parmi les fidèles – qui ont beaucoup recours à son intercession, même au-delà des frontières libanaises -, le Fr Stéphane Nehmé (au siècle, Joseph Nehmé) était un frère profès de l’Ordre libanais Maronite. Il est né à Lehfed, dans la région de Jbeil, début mars, en 1889. Il s’est éteint à Kfifane le 30 août 1938.

Manuel Lozano Garrido, est un laïc espagnol, né à Linares, dans la province de Jaén, le 9 août 1920, il y est également décédé le 3 novembre 1971. Surnommé « Lolo », Manuel était un jeune de l’Action catholique, frappé à 22 ans d’une paralysie progressive. Ecrivain et journaliste, invalide et aveugle, il vécut dans un fauteuil roulant pendant plus de 28 ans. On peut trouver sa biographie ne espagnol notamment sur le site du journalisme catholique espagnol.Le

Père Francesco Mottola était un prêtre diocésain de Tropea, dans la province italienne de Catanzaro, où il est né le 3 janvier 1901. Il est le fondateur de l’Institut séculier des Oblates du sacré Cœur. IL s’est éteint à Tropea le 29 juin 1969.

Le P. Serafino Morazzone, au XVIIIe siècle, était un prêtre diocésain de Milan, où il est né le 1er février 1747 et où il s’est endormi en Dieu le 13 avril 1822. Un miracle dû à son intercession a déjà été reconnu au niveau diocésain le 21 avril 2006 (cf. le site du diocèse de Milan ).Sr Anna Maria Marovich

était entrée dans l’Institut des Sœurs de la Réparation aux Sacré Cœur de Jésus et de Marie Immaculée. Elle est née à Venise le 7 février 1815 et elle y est née au Ciel le 3 octobre 1887. Avec le chanoine Daniele Canale, elle fonda une institution charitable pour les femmes sortant de prison, appelé « Istituto Canal Marovich ai Servi», du fait de son installation dans l’église des Servites. Elle était peintre et écrivain.

Maria Piera di Micheli, au siècle Giuseppa Maria, était une religieuse professe de l’Immaculée Conception de Buenos Aires. Elle était née à Milan le 11 septembre 1890, et elle est morte à Centonara di Artò, où elle repose, dans la province italienne de Novare, le 26 juillet 1945. Apôtre de la Sainte-Face de Jésus, elle vécut dans le silence et l’humilité, et s’offrit comme « martyre d’amour » pour réparer les offenses au Christ.

Anita S. Bourdin

Benoît XVI bénit les « Enfant-Jésus » des crèches : les « Bambinelli »

17 décembre, 2007

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Benoît XVI bénit les « Enfant-Jésus » des crèches : les « Bambinelli »

L’importance des symboles de la crèche et de l’arbre de Noël

 

ROME, Dimanche 16 décembre 2007 (ZENIT.org) – Comme chaque année, le IIIe dimanche de l’Avent, les enfants de Rome étaient présents place Saint-Pierre pour demander au pape de bénir les « Enfant-Jésus » des crèches de leurs familles et des écoles.

Après l’angélus, le pape s’est adressé à eux en disant : « Je désire saluer les enfants et les adolescents de Rome, venus nombreux cette année encore pour recevoir la bénédiction des ‘Bambinelli’ de leurs crèches. Très chers enfants, c’est avec beaucoup d’affection que je vous souhaite un bon Noël, à vous et à vos familles ».

Benoît XVI a encouragé la catéchèse des enfants en disant : « Et en remerciant le Centre des Oratoires romains qui organise cette belle initiative, j’exhorte les prêtres, les parents et les catéchistes à collaborer  avec enthousiasme à l’éducation chrétienne des plus petits ».

Le pape a reçu, vendredi dernier, 14 décembre, une délégation du Südtirol italien, et de la commune de Saint-Martin in Thurn, dans la Gadertal-Val Badia, qui a offert l’arbre de Noël de la place Saint-Pierre.

Cet arbre, soulignait le pape, « a été coupé sans dommage pour la forêt ». Et, « artistiquement décoré, il demeurera aux côtés de la crèche tout au long des fêtes ».

« Il symbolise la naissance du Christ, disait le pape, car ces aiguilles toujours vertes sont comme la vie qui ne meurt pas. Le sapin est aussi un signe de la religiosité populaire de ces vallées ».

Benoît XVI a encouragé une nouvelle fois la tradition de l’arbre et de la crèche qui « appartiennent à la féerie de Noël », « patrimoine spirituel des communautés chrétiennes ».

Pour le pape, Noël est caractérisé par « un climat de douce religiosité et d’intimité familiale qu’il convient de protéger dans une société où la frénésie de consommation et la recherche des biens matériels semblent dominer ».

« Noël, insistait le pape, est une fête spécifiquement chrétienne » et ses symboles, la crèche et l’arbre décoré, « renvoient aux grands mystères de l’incarnation et de la naissance du Christ » de la liturgie de l’Avent et de Noël.

En polonais, après l’angélus, le pape évoquait ces deux symboles, et celui du « pain blanc de Noël », typique en Pologne : « Que ces signes, disait le pape, vous aident et aident vos familles à lire le vrai sens de ces événements slavifiques ».

Anita S. Bourdin

Angélus du dimanche 16 décembre

17 décembre, 2007

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Angélus du dimanche 16 décembre

Texte intégral

ROME, Dimanche 16 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la méditation prononcée par le pape à l’occasion de la prière de l’Angélus, ce dimanche, à midi.

AVANT L’ANGELUS

Chers frères et sœurs,

« Gaudete in Domino semper – Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur » (Ph 4, 4). Par ces paroles de saint Paul s’ouvre la messe du IIIe Dimanche de l’Avent qui est par conséquent appelé dimanche « gaudete ». L’apôtre exhorte les chrétiens à se réjouir parce que la venue du Seigneur, c’est-à-dire son retour glorieux, est certain et ne tardera pas. L’Eglise fait sienne cette invitation, alors qu’elle se prépare à célébrer Noël, et son regard se dirige toujours plus vers Bethléem. En effet, nous attendons la seconde venue du Christ avec une espérance sûre, parce que nous avons connu la première. Le mystère de Bethléem nous révèle le Dieu-avec-nous, le Dieu qui nous est proche, pas simplement au sens spatial, et temporel. Il est proche de nous parce qu’il a en quelque sorte ‘épousé‘ notre humanité. Il a pris sur lui notre condition, en choisissant d’être comme nous en toute chose, excepté le péché, pour nous faire devenir comme Lui. La joie chrétienne jaillit donc de cette certitude : Dieu est proche, il est avec moi, il est avec nous, dans la joie et dans la douleur, dans la santé et dans la maladie, comme un ami et un époux fidèle. Et cette joie demeure aussi dans l’épreuve, dans la souffrance même, et elle reste, non en superficie, mais au plus profond de la personne qui se confie à Dieu et met en Lui sa confiance.

Certains se demandent : mais, cette joie est-elle encore possible aujourd’hui ? La réponse, ils la donnent par leur vie, les hommes et les femmes de tout âge et de toute condition sociale, heureux de consacrer leur existence aux autres ! La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta n’a peut-être pas été, à notre époque, un témoin inoubliable de la vraie joie évangélique ? ». Elle vivait chaque jour en contact avec la misère, la dégradation humaine, la mort. Son âme a connu l’épreuve de la nuit obscure de la foi, et pourtant, elle a donné à tous le sourire de Dieu.Nous lisons dans un de ses

écrits : « Nous attendons avec impatience le paradis, où il y a Dieu, mais il est en notre pouvoir d’être au paradis dès ici-bas, et dès ce moment-ci. Etre heureux avec Dieu signifie : aimer comme lui, aider comme lui, donner comme lui, servir comme lui » (La joie du Don, Seuil, Paris, 1975).

La joie entre dans le cœur de qui se met au service des petits et des pauvres. En qui aime ainsi, Dieu fait sa demeure, et l’âme est dans la joie. Si au contraire, on fait du bonheur une idole, on se trompe de chemin, et il est vraiment difficile de trouver la joie dont parle Jésus. C’est malheureusement la proposition des cultures qui mettent le bonheur individuel à la place de Dieu, une mentalité qui a son effet emblématique dans la recherche du plaisir à tout prix, dans la diffusion de l’usage de drogues en guise de fuite, de refuge dans des paradis artificiels, qui se révèlent ensuite comme totalement illusoires.

Chers frères et sœurs, à Noël aussi on peut se tromper de chemin, échanger la vraie fête avec celle qui n’ouvre pas le cœur à la joie du Christ. Que la Vierge Marie aide tous les chrétiens, et les hommes à la recherche de Dieu, à arriver enfin à Bethléem, pour rencontrer l’Enfant qui est né pour nous, pour le salut et le bonheur de tous les hommes.

APRES L’ANGELUS

Je désire saluer avant tout les enfants et les adolescents de Rome, venus nombreux cette année encore pour recevoir la bénédiction des Bambinelli’ de leurs crèches. Très chers enfants, c’est avec beaucoup d’affection que je vous souhaite un bon Noël, à vous et à vos familles. Et en remerciant le Centre des Oratoires romains qui organise cette belle initiative, j’exhorte les prêtres, les parents et les catéchistes à collaborer avec enthousiasme à l’éducation chrétienne des plus petits.

Voici ce que le pape a dit en français :

Je vous salue chers pèlerins de langue française, présents pour la prière de l’Angélus. En ce temps de l’Avent, puissiez-vous vous préparer à la venue du Sauveur avec la joie de ceux qui savent que l’espérance ne déçoit pas, priant de manière renouvelée pour la paix dans les parties du monde en conflit, afin que tous nos frères, notamment les enfants, puissent bénéficier du don de la paix, dont tous ont besoin. Avec ma Bénédiction apostolique.

Le sapin de Noël de la place Saint-Pierre, don de la région de Bolzano

14 décembre, 2007

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Le sapin de Noël de la place Saint-Pierre, don de la région de Bolzano

La grande crèche encore en construction

ROME, Jeudi 13 décembre 2007 (ZENIT.org) – Le sapin de Noël qui orne la place Saint-Pierre pour ce Noël 2007 est un don de la région de la Province autonome italienne de Bozen-Bolzano, près de la frontière autrichienne.

L’arbre qui se dresse à droite de la grande crèche encore en construction et au pied de l’obélisque, n’a pas moins de 140 ans, il mesure 26 mètres et pèse 3 tonnes. Il a fallu 2000 boules lumineuses pour le décorer.Son illumination sera pr

ésidée demain après-midi, vendredi 14 décembre, par le président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, le cardinal Giovanni Lajolo, en présence des autorités de la Province autonome.

Quant à la crèche, elle sera inaugurée, comme c’est la tradition, le 24 décembre, et restera place Saint-Pierre jusqu’au 2 février, fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem.L’an dernier et l’ann

ée précédente, Benoît XVI a béni la crèche depuis la fenêtre de son bureau place Saint-Pierre.

Rappelons que cette tradition de l’arbre de Noël et de la crèche place Saint-Pierre a été voulue par Jean-Paul II en 1982.Beno

ît XVI a repris cette tradition, et il a souligné la valeur de la tradition des crèches et des arbres de Noël en disant : « la crèche n’est pas seulement un élément de spiritualité‘, mais aussi de la culture et de l’art’ ».

Pour ce qui est de la crèche de la Place Saint-Pierre, les 9 personnages de la Sainte famille viennent traditionnellement d’une crèche donnée par saint Vincent Palotti : ils avaient été réalisés en 1842 pour l’église Sant’Andrea della Valle, au cœur de Rome. Par la suite, 8 autres sujets ont été ajoutés, notamment une famille traditionnelle polonaise.Comme en 2006, les Rois mages et une douzaine de figurants ont

été prêtés par l’association « Amis de la Crèche » de Tesero, un petit bourg du Val di Fiemme, dans la région de Trente, qui défend cet artisanat depuis plus de quarante ans, grâce à la collaboration de la région de Trente et du Vatican.

Cette année, la crèche accueillera aussi 4 anges du Mexique. Chaque année, le projet de crèche est nouveau, il est choisi parmi différents projets proposés par les ingénieurs et architectes de la Cité du Vatican.

Anita S. Bourdin

P. Cantalamessa : Seul Dieu peut rendre l’homme heureux

14 décembre, 2007

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P. Cantalamessa : Seul Dieu peut rendre l’homme heureux

Homélie du dimanche 16 décembre

ROME, Vendredi 14 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile du dimanche 16 décembre, proposé par le père Raniero Cantalamessa, OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 2-11Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il lui envoya demander par ses disciples : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! »
Tandis que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ?… Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme aux vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour qu’il prépare le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.

© Copyright AELF – Paris – 1980 – tous droits réservésRéjouissez-vous, le Seigneur est proche

Nous entamons notre réflexion par la phrase avec laquelle Jésus, dans l’Evangile, rassure les disciples de Jean Baptiste en affirmant qu’il est bien le Messie : « La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ». L’Evangile est un message de joie : c’est ce que proclame la liturgie du troisième dimanche de l’Avent qui, s’inspirant des paroles de Paul dans l’antienne d’ouverture, a pris le nom de dimanche Gaudete, réjouissez-vous, c’est-à-dire le dimanche de la joie. La première lecture, tirée du prophète Isaïe est entièrement un hymne à la joie : « Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse… qu’il exulte et crie de joie… un bonheur sans fin illuminera leur visage ; allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuiront ».

Nous voulons tous être heureux. Si nous pouvions représenter visuellement l’humanité tout entière, dans son mouvement le plus profond, nous verrions une foule immense autour d’un arbre fruitier se lever sur la pointe des pieds et tendre désespérément la main dans l’effort de cueillir un fruit qui échappe cependant à toute prise. Le bonheur, disait Dante, est « ce doux fruit que sur tant de rameaux va cherchant le souci des mortels » [Dante Alighieri, Divine Comédie, Purgatoire, 27, ndlr] : ce doux fruit que l’homme cherche parmi les branches de la vie.Mais si nous cherchons tous le bonheur, pourquoi ceux qui sont heureux sont-ils si peu nombreux et pourquoi ceux qui sont heureux le sont-ils pendant si peu de temps ? Je crois que la principale raison est que dans l’ascension de la montagne du bonheur, nous nous trompons de versant, nous choisissons un versant qui ne porte pas au sommet. La r

évélation dit : « Dieu est amour » ; l’homme a cru pouvoir renverser la phrase et dire : « L’amour est Dieu ! » (cette affirmation est de Feuerbach). La révélation dit : « Dieu est bonheur » ; l’homme inverse l’ordre une nouvelle fois et dit : « Le bonheur est Dieu ! ». Mais qu’est ce que cela signifie ? Sur terre, nous ne connaissons pas le bonheur à l’état pur, de même que nous ne connaissons pas l’amour absolu ; nous ne connaissons que des fragments de bonheur, qui se réduisent souvent à un enivrement passager des sens. Lorsque nous disons donc : « Le bonheur est Dieu ! », nous divinisons nos petites expériences, nous appelons « Dieu » l’œuvre de nos mains ou de notre esprit. Nous faisons du bonheur, une idole. Ceci explique pourquoi celui qui cherche Dieu trouve toujours le bonheur alors que celui qui cherche le bonheur ne trouve pas toujours Dieu. L’homme en est réduit à chercher le bonheur sur le plan quantitatif : en poursuivant des plaisirs et des émotions de plus en plus intenses ou en ajoutant un plaisir à un autre, comme la personne droguée qui a besoin de doses toujours plus grandes pour obtenir le même degré de plaisir.

Seul Dieu est heureux et rend heureux. Pour cette raison, un psaume exhorte : « Mets en Yahvé ta réjouissance : il t’accordera plus que les désirs de ton cœur » (Ps 37 (36), 4). Avec lui, même les joies de la vie présente conservent leur douce saveur et ne se transforment pas en angoisse. Pas seulement les joies spirituelles, mais toute joie humaine honnête : la joie de voir grandir ses enfants, du travail porté à terme, de l’amitié, de la santé retrouvée, de la créativité, de l’art, du repos en contact avec la nature. Seul Dieu a pu arracher des lèvres d’un saint le cri : « Cela suffit, Seigneur, avec la joie ; mon cœur ne peut en contenir davantage ! ». En Dieu se trouve tout ce que l’homme a l’habitude d’associer avec le mot bonheur et infiniment davantage car « l’œil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu, il n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (cf. 1 Co 2, 9).

L’heure est venue de proclamer avec plus de courage la « bonne nouvelle » que Dieu est bonheur, que le bonheur – non la souffrance, la privation, la croix – aura le dernier mot. Que la souffrance ne sert qu’à ôter l’obstacle à la joie, à dilater l’âme pour qu’un jour elle puisse en accueillir la mesure la plus grande possible.

Audience générale : saint Paulin de Nole

13 décembre, 2007

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Audience générale : saint Paulin de Nole

Texte intégral

ROME, Mercredi 12 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse donnée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale, ce mercredi, dans la salle Paul VI du Vatican.

Chers frères et sœurs,

Le Père de l’Eglise sur lequel nous portons aujourd’hui notre attention est saint Paulin de Nole. Contemporain de saint Augustin, auquel il fut lié par une vive amitié, Paulin exerça son ministère en Campanie, à Nole, où il fut moine, puis prêtre et évêque. Il était cependant originaire d’Aquitaine, dans le sud de la France et précisément de Bordeaux, où il était né dans une famille de haut rang. Il y reçut une bonne formation littéraire, ayant pour maître le poète Ausone. Il s’éloigna une première fois de son pays natal pour suivre une carrière politique précoce, qui le vit accéder, encore à un jeune âge, à la charge de gouverneur de la Campanie. Dans cette carrière publique, il fit admirer ses dons de sagesse et de douceur. Ce fut au cours de cette période que la grâce fit germer dans son cœur la semence de la conversion. L’impulsion vint de la foi simple et intense avec laquelle le peuple honorait la tombe d’un saint, le martyr Félix, dans le Sanctuaire de l’actuel Cimitile. En tant que responsable du bien public, Paulin s’intéressa à ce Sanctuaire et fit construire un hospice pour les pauvres et une route, pour rendre l’accès plus aisé aux nombreux pèlerins.

En œuvrant pour construire la cité terrestre, il découvrait la route vers la cité céleste. La rencontre avec le Christ fut le point d’arrivée d’un chemin difficile, semé d’épreuves. Des circonstances douloureuses, à commencer par la disparition des faveurs de l’autorité politique, lui firent toucher du doigt l’aspect éphémère des choses. Après avoir découvert la foi, il écrira : « L’homme sans le Christ n’est que poussière et ombre » (Chant X, 289). Souhaitant faire la lumière sur le sens de l’existence, il se rendit à Milan pour se mettre à l’école d’Ambroise. Il compléta ensuite sa formation chrétienne dans son pays natal, où il reçut le baptême des mains de l’évêque Delphin de Bordeaux. Sur son parcours de foi se trouve également le mariage. Il épousa en effet Teresia, une pieuse noble dame de Barcelone, dont il eut un fils. Il aurait continué à vivre en bon laïc chrétien, si la mort de son enfant après quelques jours ne fut arrivée pour l’ébranler, lui montrant que le dessein de Dieu pour sa vie était un autre. Il se sentit en effet appelé à se donner au Christ dans une vie ascétique rigoureuse.En plein accord avec son

épouse Teresia, il vendit ses biens au profit des pauvres et, avec elle, quitta l’Aquitaine pour Nole, où les deux époux établirent leur demeure à côté de la Basilique du protecteur saint Félix, vivant désormais dans une chasteté fraternelle, selon une forme de vie que d’autres personnes adoptèrent. Le rythme communautaire était typiquement monastique, mais Paulin, qui avait été ordonné prêtre à Barcelone, commença également à s’engager dans le ministère sacerdotal en faveur des pèlerins. Cela lui valut la sympathie et la confiance de la communauté chrétienne, qui, à la mort de l’évêque, vers 409, voulut le choisir comme successeur sur la chaire de Nole. Son action pastorale s’intensifia, se caractérisant par une attention particulière à l’égard des pauvres. Il laissa l’image d’un authentique pasteur de la charité, comme le décrivit saint Grégoire le Grand dans le chapitre III de ses Dialogues, où Paulin est décrit alors qu’il accomplit le geste héroïque de s’offrir comme prisonnier à la place du fils d’une veuve. L’épisode est historiquement controversé, mais il nous reste la figure d’un évêque au grand cœur, qui sut rester proche de son peuple face aux tristes événements des invasions barbares.

La conversion de Paulin impressionna ses contemporains. Son maître Ausone, un poète païen, se sentit « trahi », et lui adressa des paroles amères, lui reprochant d’une part le « mépris », jugé insensé, des biens matériels et, de l’autre, l’abandon de la vocation de lettré. Paulin répliqua que son don aux pauvres ne signifiait pas le mépris des choses terrestres, mais plutôt leur valorisation pour l’objectif plus élevé de la charité. Quant aux engagements littéraires, ce dont Paulin avait pris congé n’était pas le talent poétique, qu’il aurait continué à cultiver, mais les thèmes poétiques inspirés de la mythologie et des idéaux païens. Une nouvelle esthétique gouvernait désormais sa sensibilité : il s’agissait de la beauté du Dieu incarné, crucifié et ressuscité, dont il se faisait maintenant le chantre. En réalité, il n’avait pas abandonné la poésie, mais il puisait désormais son inspiration dans l’Evangile, comme il le dit dans ce vers : « Pour moi l’unique art est la foi, et le Christ est ma poésie » (At nobis ars una fides, et musica Christus : Chant XX, 32).Ses chants sont des textes de foi et d’amour, dans lesquels l’histoire quotidienne des petits et des grands

événements est comprise comme l’histoire du salut, comme l’histoire de Dieu parmi nous. Un grand nombre de ces compositions, intitulées « Chants de Noël », sont liées à la fête du martyr Félix, qu’il avait élu comme Patron céleste. En rappelant saint Félix, il entendait glorifier le Christ lui-même, ayant la ferme conviction que l’intercession du saint lui avait obtenu la grâce de la conversion : « Dans ta lumière, joyeux, j’ai aimé le Christ » (Chant XXI, 373). Il voulut exprimer ce même concept en agrandissant les dimensions du sanctuaire avec une nouvelle Basilique, qu’il fit décorer de manière à ce que les peintures, expliquées par des légendes appropriées, puissent constituer une catéchèse visible pour les pèlerins. Il expliquait ainsi son projet d’un Chant consacré à un autre grand catéchète, saint Nicetas de Remesiana, alors qu’il l’accompagnait pendant la visite dans ses Basiliques : « Je désire à présent que tu contemples les peintures qui se déroulent en une longue série sur les murs des portiques peints… Il nous a semblé utile de représenter grâce à la peinture des thèmes sacrés dans toute la maison de Félix, dans l’espérance que, à la vue de ces images, la figure peinte suscite l’intérêt des esprits émerveillés des paysans » (Chant XXVII, vv. 511.580-583). Aujourd’hui encore, on peut admirer les restes de ces réalisations, qui placent à juste titre le saint de Nole parmi les figures de référence de l’archéologie chrétienne.

Dans la retraite ascétique de Cimitile, la vie s’écoulait dans la pauvreté, dans la prière, entièrement plongée dans la lectio divina. L’Ecriture lue, méditée, assimilée, était la lumière sous le rayon de laquelle le saint de Nole examinait son âme, dans une tension vers la perfection. A ceux qui l’admiraient d’avoir pris la décision d’abandonner les biens matériels, il rappelait que ce geste était bien loin de représenter la pleine conversion : « L’abandon ou la vente des biens temporels possédés dans ce monde ne constitue pas l’accomplissement, mais seulement le début de la course dans le stade ; ce n’est pas, pour ainsi dire, le but, mais seulement le départ. En effet, l’athlète ne gagne pas lorsqu’il se déshabille, car il dépose ses vêtements précisément pour commencer à lutter ; alors qu’il est digne d’être couronné comme vainqueur uniquement après avoir combattu comme il se doit » (cf. Ep. XXIV, 7 à Sulpice Sévère).A c

ôté de l’ascèse et de la parole de Dieu, la charité : dans la communauté monastique les pauvres étaient chez eux. Paulin ne se limitait pas à leur faire l’aumône : il les accueillait comme s’ils étaient le Christ lui-même. Il leur avait réservé une partie du monastère et, en agissant ainsi, il ne lui semblait pas tant donner que recevoir, dans un échange de don entre l’accueil offert et la gratitude orante des assistés. Il appelait les pauvres ses « patrons » (cf. Ep. XIII, 11 a Pammachius) et, observant qu’ils étaient logés à l’étage inférieur, il aimait dire que leur prière servait de fondement à sa maison (cf. Chant XXI, 393-394).

Saint Paulin n’écrivit pas de traités de théologie, mais ses chants et sa correspondance intense sont riches d’une théologie vécue, imprégnée par la Parole de Dieu, constamment étudiée comme une lumière pour la vie. Le sens de l’Eglise comme mystère d’unité apparaît en particulier. Il vivait surtout la communion à travers une intense pratique de l’amitié spirituelle. Paulin fut un véritable maître à cet égard, faisant de sa vie un carrefour d’esprits élus : de Martin de Tours à Jérôme, d’Ambroise à Augustin, de Delphin de Bordeaux à Nicetas de Remesiana, de Victrix de Rouen à Rufin d’Aquilée, de Pammachius à Sulpice-Sévère, et à tant d’autres encore, plus ou moins célèbres. C’est dans ce climat que naissent les pages intenses écrites à Augustin. Au delà du contenu de chaque lettre, on est impressionné par la chaleur avec laquelle le saint de Nole célèbre l’amitié elle-même, en tant que manifestation de l’unique Corps du Christ animé par l’Esprit Saint. En voici un passage significatif, au début de la correspondance entre les deux amis : « Il ne faut pas s’émerveiller si, bien qu’étant loin, nous sommes présents l’un à l’autre et sans nous être connus nous nous connaissons, car nous sommes les membres d’un seul corps, nous avons un unique chef, nous sommes inondés par une unique grâce, nous vivons d’un seul pain, nous marchons sur une unique voie, nous habitons la même maison » (Ep. 6, 2). Comme on peut le voir, une très belle description de ce que signifie être chrétiens, être Corps du Christ, vivre dans la communion de l’Eglise. La théologie de notre époque a précisément trouvé dans le concept de communion, la clef pour aborder le mystère de l’Eglise. Le témoignage de saint Paulin de Nole nous aide à percevoir l’Eglise, telle que nous la présente le Concile Vatican II, comme un sacrement de la communion intime avec Dieu et ainsi de l’unité de nous tous et enfin de tout le genre humain (cf. Lumen gentium, n. 1). Dans cette perspective, je vous souhaite à tous un bon temps d’Avent.

Voici le résumé de la catéchèse, en français, lu par le pape :

Chers Frères et Sœurs,

Un Père de l’Église retient ce matin toute notre attention, saint Paulin de Nole. Originaire de Bordeaux, il faisait partie d’une des plus riches familles. Après de brillantes études, il devint Gouverneur en Campanie. Voyant la foule se presser sur la tombe du martyr saint Félix, il se convertit. Il tomba en disgrâce auprès des responsables politiques, mais sa foi lui fit dire que « l’homme sans le Christ n’est que poussière et ombre » (Chant X, 289). Il se mit à l’école de saint Ambroise, puis compléta sa formation théologique à Bordeaux auprès de l’Évêque saint Delphin, de qui il reçut le Baptême. Il épousa une noble de Barcelone, Teresia, avec laquelle il eut un fils, qui mourut quelques jours après sa naissance. C’est alors qu’il se sentit appelé à suivre totalement le Christ dans une vie ascétique rigoureuse. Avec son épouse, il se retira à Nole, où ils vécurent en frère et sœur. Paulin fut ordonné prêtre à Barcelone. Vers 409, à la mort de l’Évêque de Nole, il fut choisi pour lui succéder. Il déploya son action pastorale notamment envers les pauvres. Il laisse l’image d’un authentique pasteur de la charité, donnant tous ses biens. De ses relations avec son précepteur Ausone, il garda le goût pour la poésie et les lettres. Mais c’est de l’Écriture qu’il tira son inspiration et la lumière pour son existence. La lectio divina le conduisait sur la voie de la perfection. Ses écrits sont des chants de foi et d’amour, et il en ressort aussi le sens de l’Église comme mystère d’unité, poussant les fidèles à l’amitié et à la communion spirituelle, sous la conduite de l’Esprit Saint. Le témoignage de Paulin de Nole nous aide aussi à comprendre ce que présente le Concile parlant de l’Église comme communion intime avec Dieu et de l’unité du genre humain.

Je suis heureux de vous accueillir chers pèlerins francophones. Que l’exemple de saint Paulin de Nole vous aide à grandir dans la foi et l’amour de Dieu en ce temps de l’Avent. Avec ma Bénédiction apostolique.

Traduction réalisée par Zenit

Benoît XVI par Natalia Tsarkova, portraitiste de trois papes

13 décembre, 2007

quand je trouve une photo de la peinture je la mets sur le Blog, du site:

http://www.zenit.org/article-16851?l=french

 

Benoît XVI par Natalia Tsarkova, portraitiste de trois papes

Le tableau remis au pape après l’audience générale

ROME, Mercredi 12 décembre 2007 (ZENIT.org) – Le portrait de Benoît XVI en trône, par Natalia Tsarkova, portraitiste de trois papes, a été remis au pape Ratzinger par l’artiste russe à l’issue de l’audience générale, en la salle Paul VI du Vatican.

L’œuvre est de dimensions importantes (180 cm x 120 cm). Benoît XVI est représenté de trois-quart, tourné vers sa droite, et siègeant sur le trône qui fut celui de Léon XIII.Le pape est rev

êtu d’une chape de cérémonie rouge, symbole de foi et d’amour, la primauté du Successeur de Pierre étant fondée avant tout sur la Charité, selon la question posée par le Christ à Pierre, dans le dialogue rapporté par saint Jean : « Pierre m’aimes-tu plus ? » (Jean 21, 15), et le ministère de Pierre étant « d’affermir ses frères dans la foi » (Luc 22, 32) . Il porte la mitre dorée, symbole du Royaume de Dieu.

La chaire de Léon XIII est décorée d’angelots, symboles de la présence de l’Esprit Saint qui inspire le Successeur de Pierre : sa pensée semble recueillie dans le volume qu’il tient entre ses mains.L’ouverture

à la Ville et au monde est symbolisée par le fond représentant la Place Saint-Pierre.

Pour l’artiste, le regard « tendre et lumineux du pontife » veut traduire la manière dont le pape guide l’Eglise catholique moderne par son enseignement limpide : le pape « grand théologien », mais aussi le pape de « l’amitié avec Dieu ».L’

œuvre a été commandée à Natalia Tasrkova par l’association « Patrons of Arts in the Vatican Museums ».

Portraitiste de l’aristocratie romaine et des cardinaux, mais aussi de différentes personnalités internationales, Natalia Tasrkova a déjà réalisé les portraits de Jean-Paul Ier – un portrait visible dans les Musées du Vatican – et de Jean-Paul II : 5 portraits, qui se trouvent au Vatican, à Washington, en l’église romaine de S. Maria del Popolo, et les deux derniers, signés par le pape polonais, à Détroit.Avec Jean-Paul II, l’artiste

échangeait « quelques mots en russe », et il reste « particulièrement cher à son cœur », comme elle l’a déclaré aujourd’hui aux media italiens.

L’artiste n’est pas cependant qu’une potraitiste. Elle a signé différentes toiles inspirées par des thèmes évangéliques comme « La Dernière Cène » et par les écrits de Jean-Paul II, comme « La Vierge de l’espérance », inspirée par les « Mystères lumineux » du Rosaire.

Anita S. Bourdin

Indulgence plénière à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes

12 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16838?l=french

 

Indulgence plénière à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes

Texte intégral du décret

ROME, Mardi 11 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral du décret publié le 5 décembre dernier annonçant la décision de Benoît XVI de concéder une indulgence plénière à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes.

Accueillant les suppliques de nombreux pasteurs et fidèles, le Souverain Pontife Benoît XVI a décidé de concéder une indulgence plénière spéciale à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie à sainte Bernadette Soubirous dans la Grotte de Massabielle, près de Lourdes. La Pénitencerie apostolique a répondu à la décision du Saint-Père en formulant le Décret suivant:

Pénitencerie apostolique

Décret

À l’occasion du 150e anniversaire des apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie dans la Grotte de Massabielle, près de Lourdes, l’Indulgence plénière est quotidiennement accordée aux fidèles qui, du 8 décembre 2007 jusqu’au 8 décembre 2008, avec piété et selon les conditions établies, rendront visite à la Grotte de Massabielle et qui, du 2 au 11 février 2008, rendront visite, dans n’importe quelle église, oratoire, grotte ou lieu digne, à l’image de la Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes solennellement exposée à la vénération publique.

La toute-puissance et l’infinie bonté de Dieu ont relié, de manière admirable, la tâche providentielle de Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus Christ et donc Mère de son Corps mystique qui est l’Église, et l’œuvre salvifique de l’Église elle-même. De cette manière, le bienheureux Guerric, Abbé, associe la protection, que les fidèles attendent avec confiance de Marie notre Mère, et le ministère universel de salut de l’Église catholique: «Cette bienheureuse Mère du Christ, qui se sait mère des chrétiens en raison de ce mystère, se montre aussi leur mère par le soin qu’elle prend d’eux et l’affection qu’elle leur témoigne…. Voyez si de leur côté les fils ne reconnaissent pas leur mère. Poussés par une sorte d’instinct naturel inspiré par la foi, ils recourent spontanément et irrésistiblement à l’invocation de son nom en toutes nécessités et dans tous les dangers, comme des enfants se jettent dans les bras de leur mère» (Disc. 1. en l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie).

C’est ainsi que la Constitution dogmatique «Lumen Gentium» du Concile Vatican II exalte la mission, que nous pouvons appeler conjointe, de la Bienheureuse Vierge Marie et de l’Église catholique: «Marie, en effet, intimement engagée dans l’histoire du salut, unit et reflète en elle-même d’une certaine façon les plus importantes données de la foi, et, quand elle est l’objet de la prédication et de la vénération, elle appelle les croyants à se tourner vers son Fils et son sacrifice, et vers l’amour du Père. L’Église, en cherchant la gloire du Christ, devient plus semblable à son type si éminent en progressant continuellement dans la foi, l’espérance et la charité, en recherchant en tout la volonté divine et en y obéissant» (n. 65).

L’histoire de l’Église et de mémorables témoignages du culte marial manifestent et recommandent souvent aux fidèles avec une claire évidence, pour accroître leur dévotion, cette façon d’agir de la Divine Providence.Or, la prochaine f

ête du cent cinquantième anniversaire du jour où la Très Sainte Vierge Marie — révélant qu’elle était l’Immaculée Conception à la jeune Bernadette Soubirous — voulut que soit érigé et vénéré un sanctuaire, trésor de grâce, au lieu-dit «Massabielle», de la ville de Lourdes, évoque l’innombrable série de prodiges à travers lesquels la vie surnaturelle des âmes et la santé même des corps purent retirer un grand bénéfice de la bonté toute puissante de Dieu; grâce à cette disposition de la Providence divine, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, se révèle avec évidence que la fin intégrale de l’homme est le bien de toute la personne, ici sur la terre et surtout dans l’éternité du salut.

Dès les origines du sanctuaire de Lourdes, les fidèles comprirent que la Bienheureuse Vierge Marie, par le ministère de l’Église catholique, désire prodiguer en ce lieu, de manière pleine d’amour, ce salut intégral des hommes.En effet, en v

énérant la Bienheureuse Vierge Marie dans le lieu «que ses pieds touchèrent», les fidèles se nourrissent des Sacrements, forment de fermes propos d’avoir à l’avenir une vie chrétienne toujours plus parfaite, perçoivent vivement le sens de l’Église et font l’expérience des fondements très solides de toutes ces choses. Du reste, au fil du temps, la relation entre divers événements merveilleux laisse entrevoir l’action conjointe de la Bienheureuse Vierge Marie et de l’Église. En effet, en l’an 1854, fut défini le dogme de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie; en l’an 1858, la Très Sainte Vierge se montra avec une ineffable douceur maternelle à la pieuse Bernadette Soubirous, en utilisant les mots de la définition dogmatique «Je suis l’Immaculée Conception».

Afin que de cette pieuse mémoire jaillissent des fruits croissants de sainteté renouvelée, le Souverain Pontife Benoît XVI a établi d’accorder largement le don de l’Indulgence plénière, comme c’est expliqué ci-dessous:Tous les fid

èles et chacun d’eux véritablement repentis, purifiés comme il se doit par le sacrement de la Confession, et nourris par la Sainte Communion, élevant enfin de ferventes prières aux intentions du Souverain Pontife, pourront quotidiennement obtenir l’Indulgence plénière, également applicable, sous forme de suffrage, aux âmes des fidèles du Purgatoire:

A. si, du 8 décembre 2007 au 8 décembre inclus de la prochaine année 2008, ils visitent pieusement, de préférence selon l’ordre proposé: 1. le baptistère paroissial utilisé pour le baptême de Bernadette; 2. la maison appelée «cachot» de la famille Soubirous; 3. la Grotte de Massabielle; 4. la chapelle de l’hospice, où Bernadette fit sa Première Communion et si, à chaque fois, ils font halte pendant un laps de temps convenable en se recueillant en de ferventes méditations, concluant par la récitation du Notre Père, la Profession de foi sous une des formes légitimes, et la prière jubilaire ou une autre invocation mariale.B. si, du 2 f

évrier 2008, en la Présentation du Seigneur, jusqu’au 11 février compris, jour de la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes et du 150e anniversaire de la première Apparition, ils rendent visite avec dévotion, dans n’importe quelle église, oratoire, grotte, ou lieu digne, à l’image de la Vierge de Lourdes, solennellement exposée à la vénération publique et si, face à cette image, ils participent à un exercice fervent de dévotion mariale, ou tout au moins font halte pendant un laps de temps convenable en se recueillant en de ferventes méditations, concluant par la récitation du Notre Père, de la Profession de foi sous toutes ses formes légitimes et de l’invocation de la Bienheureuse Vierge Marie.

C. Les personnes âgées, les malades et tous ceux qui, pour une raison légitime, ne peuvent pas sortir de chez eux, pourront également obtenir l‘Indulgence plénière, dans leur propre maison ou bien là où l’empêchement les retient, si, ayant le désir de rejeter tout péché et l’intention de remplir, dès que possible, les trois conditions, ils accomplissent avec le désir du cœur, spirituellement, entre le 2 et le 11 février 2008, une visite (aux lieux ci-dessus mentionnés), récitent les prières indiquées ci-dessus et offrent avec confiance à Dieu, par Marie, les maladies et les difficultés de leur vie.Afin que les fid

èles puissent plus facilement recevoir ces faveurs célestes, que les prêtres, approuvés pour l’écoute des confessions par les autorités compétentes, soient prêts à les accueillir avec disponibilité et générosité et guident solennellement la récitation de prières publiques à la Vierge Immaculée Mère de Dieu.

Nonobstant toutes choses contraires.

Rome, du siège de la Pénitencerie apostolique, le 21 novembre 2007, en la Présentation de la Vierge Marie.

James Francis Card. STAFFORD

Grand Pénitencier

S.Exc. Mgr Gianfranco GIROTTI, o.f.m. conv.

Évêque titulaire de Meta, Régent

L’Eglise en Asie, entre « persécutions du monde » et « consolations du ciel »

11 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16836?l=french

 

L’Eglise en Asie, entre « persécutions du monde » et « consolations du ciel »

Le manque de « liberté religieuse » en Asie, communiqué du « synode »

ROME, Lundi 10 d

écembre 2007 (ZENIT.org) – Les joies et les souffrances de l’Eglise en Asie, prise entre les « persécutions du monde » et les « consolations du ciel », ont fait l’objet d’un communiqué publié à l’issue de la 11e réunion du conseil spécial du secrétariat général du synode des évêques qui s’est tenu au Vatican le 20 décembre sous la présidence de Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général. Il souligne le manque de « liberté religieuse ».

L’Eglise qui est en Asie, vit son « pèlerinage entre les persécutions du monde et les consolations du ciel », a souligné Mgr Eterovic : « La souffrance est comme un poids inévitable à porter lorsque l’on affronte la prédication apostolique, conformément à l’exemple du Seigneur ».

Manque de liberté religieuse «

Les premières victimes frappées par les persécutions sont, indique le communiqué, les minorités, dont les chrétiens qui sont souvent contraints à abandonner leurs pays d’origine, et subissent aussi des violences de groupes fondamentalistes. Le manque de liberté religieuse se manifeste sous différentes formes : limites à la communication entre évêques et entre ceux-ci et le saint-Père, évêque de Rome, impossibilité d’ériger des conférences épiscopales, difficultés à obtenir des visas pour les agents pastoraux, limitation de la construction de lieux de culte, empêchement à la présence dans la vie publique. Les catastrophes naturelles, comme l’ouragan qui a fait récemment de nombreuses victimes au Bangladesh, sont un défi pour la charité chrétienne en Asie et dans le monde ».

Floraison de vocations

Pour ce qui est des « consolations », le communiqué souligne qu’elles « découlent des tant de réalités bienfaisantes comme l’accueil fraternel des chrétiens qui ont fui pour sauver leur vie, l’augmentation des catholiques dans des régions dans lesquelles ils étaient jusqu’ici peu nombreux. La fidélité jusqu’au don de leur vie, comme ce fut le cas de quatre prêtres tués en Asie en 2006, dont le sacrifice, uni à celui d’autres chrétiens, promet une nouvelle vitalité de la vie chrétienne, le sang des martyrs étant une semence de chrétiens. On note en effet une augmentation des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée si bien que les chrétiens d’Asie deviennent des missionnaires auprès d’autres Eglises particulières en Asie et sur d’autres continents ».

L’Eglise ouverte au dialogue«

L’Eglise, souligne la même source, continue à être ouverte au dialogue avec les grandes religions de l’Asie, en offrant une contribution notable à la tolérance et à la concorde civile, à la consolidation de l’Etat de droit, et du processus de démocratisation de la société. L’influence de l’Eglise, du fait de son activité sociale dans les écoles, dans les hôpitaux, en faveur de la promotion humaine, s’étend aussi en dehors de la communauté des chrétiens, qui sont comme le germe d’une nouvelle société fondée sur les valeurs de la paix, de la justice, de la liberté et de la charité ».

Liberté de conscience

La réunion a également évoqué les conséquences des guerres, de la course aux armements, des conflits ethniques, des répressions, de différentes « limites mises à la liberté de conscience ».

Inculturation

Enfin, le communiqué souligne que l’inculturation du christianisme dans les pays d’Asie présuppose « une bonne connaissance » des besoins pastoraux des Eglises particulières, dans « la fidélité à la Sainte Ecriture et à la Tradition de l’Eglise » ainsi qu’une « adhésion sincère au magistère ».

La prochaine et 12e réunion du conseil post-synodal se tiendra les 11 et 12 décembre 2008.

Angélus du Dimanche 9 décembre

10 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16828?l=french

Angélus du Dimanche 9 décembre

ROME, Dimanche 9 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape Benoît XVI a prononcée à l’occasion de la prière de l’Angélus, ce dimanche, en présence des pèlerins réunis place Saint-Pierre.

AVANT L’ANGELUS

Chers frères et sœurs !

Hier, en la solennité de l’Immaculée Conception, la liturgie nous a invités à tourner notre regard vers Marie, mère de Jésus et notre mère, Etoile d’espérance pour tout homme. Aujourd’hui, deuxième dimanche de l’Avent, elle nous présente la figure austère du Précurseur, que l’évangéliste Matthieu présente ainsi : « En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche’ » (Mt 3, 1-2). Sa mission a été celle de préparer et d’aplanir le chemin devant le Messie, appelant le peuple d’Israël à se repentir de ses péchés et à corriger toute iniquité. Par des paroles exigeantes Jean Baptiste annonçait le jugement imminent : « Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu » (Mt 3, 10). Il mettait surtout en garde contre l’hypocrisie de ceux qui se sentaient en sécurité pour le seul fait d’appartenir au peuple élu : Devant Dieu – disait-il – personne n’a de titres dont il peut se vanter, mais doit porter « des fruits qui expriment [sa] conversion » (Mt 3, 8).Alors que le chemin vers l’Avent se poursuit, alors que nous nous pr

éparons à célébrer le Noël du Christ, cet appel de Jean Baptiste à la conversion retentit dans nos communautés. C’est une invitation pressante à ouvrir nos cœurs et à accueillir le Fils de Dieu qui vient au milieu de nous pour faire connaître le jugement divin. Le Père – écrit l’évangéliste Jean – ne juge personne, mais a confié au Fils le pouvoir de juger, parce qu’il est le Fils de l’homme (cf. Jn 5, 22.27). Et c’est aujourd’hui, maintenant, que se joue notre destin futur ; c’est avec le comportement concret que nous adoptons dans cette vie que nous décidons de notre sort éternel. Au crépuscule de notre vie sur terre, au moment de notre mort, nous serons jugés en fonction de notre ressemblance ou non avec l’Enfant qui va naître dans la pauvre grotte de Bethléem, car c’est Lui le critère de mesure que Dieu a donné à l’humanité. Le Père céleste, qui nous a manifesté son amour miséricordieux à travers la naissance de son Fils unique, nous appelle à suivre ses pas en faisant, comme Lui, un don d’amour de nos vies. Les fruits de l’amour sont ces « fruits qui expriment la conversion » auxquels se réfère Jean Baptiste, lorsqu’il s’adresse, avec des paroles incisives, aux pharisiens et aux sadducéens accourus parmi la foule, pour recevoir son baptême.

A travers l’Evangile, Jean Baptiste continue à parler, tout au long des siècles, à chaque génération. Ses paroles dures et claires sont particulièrement salutaires pour nous, hommes et femmes, à une époque où même la manière de vivre et de percevoir Noël subit malheureusement très souvent l’influence d’une mentalité matérialiste. La « voix » du grand prophète nous demande de préparer le chemin du Seigneur qui vient, dans les déserts d’aujourd’hui, déserts extérieurs et intérieurs, assoiffés de l’eau vive qui est le Christ. Que la Vierge Marie nous conduise vers une authentique conversion du cœur, afin que nous puissions faire les choix nécessaires pour accorder nos mentalités avec l’Evangile.

APRES L’ANGELUS

Dans l’après-midi du jeudi 13 décembre prochain je rencontrerai les universitaires de Rome, au terme de la messe qui sera présidée par le cardinal Camillo Ruini. Je vous attends nombreux, chers jeunes, pour nous préparer à Noël en invoquant le don de l’Esprit de sagesse pour toute la communauté universitaire.

Puis le pape a dit en français :

Je vous salue, chers pèlerins francophones, venus pour la prière de l’Angélus. Pendant ce temps de l’Avent, la prédication de Jean le Baptiste éclaire notre attente du Sauveur : il n’est pas de meilleure façon, nous dit-il, pour préparer la venue du Seigneur que de nous convertir, de produire dès aujourd’hui un fruit de justice et de nous laisser purifier par Dieu. Puissions-nous ainsi aplanir le chemin du Seigneur qui vient. Avec ma Bénédiction apostolique

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