Archive pour la catégorie 'Zenith'

Benoît XVI baptise 13 enfants dans la Chapelle Sixtine

14 janvier, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-17023?l=french

 

Benoît XVI baptise 13 enfants dans la Chapelle Sixtine

Le baptême nous donne la plénitude de la vie, rappelle-t-il

ROME, Dimanche 13 janvier 2008 (ZENIT.org) – Alors que la liturgie de l’Eglise célébrait ce dimanche le baptême de Jésus, le pape Benoît XVI a présidé une célébration eucharistique au cours de laquelle il a administré le baptême à 13 enfants. Il leur a ouvert le ciel, comme il l’a expliqué avant la prière de l’Angélus.

Au milieu des pleurs des enfants (huit petites filles et cinq garçons) qui résonnaient dans la Chapelle Sixtine ce matin, le pape a confessé sa « joie spéciale » de pouvoir administrer le premier sacrement de la vie chrétienne aux nouveau-nés.Dans son hom

élie, le pape a réfléchi sur le « mystère de la vie », de la « vie humaine » représentée par les nouveau-nés, et de la « vie divine », que Dieu donne aux baptisés. Les parents des enfants, employés à la Cité du Vatican, ont assisté à la célébration accompagnés des parrains et marraines et de quelques membres de leurs familles.

Désignant les peintures de Michel-Ange qui décorent la Chapelle Sixtine, le pape a opposé la « réalité de la mort » à « l’expérience de la vie ».

« Dans le baptême, le petit être humain reçoit une vie nouvelle, la vie de la grâce, qui le rend capable d’entrer en relation personnelle avec le Créateur, et ceci pour toujours, pour toute l’éternité », a expliqué le pape.

« L’homme est malheureusement capable d’éteindre cette nouvelle vie avec son péché, se réduisant à une situation que la Sainte Ecriture appelle la seconde mort’ », a-t-il déploré.

« Alors que pour les autres créatures, qui ne sont pas appelées à l’éternité, la mort signifie seulement la fin de la vie sur la terre, en nous, le péché crée un gouffre qui risque de nous engloutir pour toujours si le Père qui est au ciel ne nous tend pas la main », a poursuivi le pape.

Benoît XVI a ainsi expliqué le mystère du baptême : « Dieu a voulu nous sauver en allant lui-même jusqu’au fond de l’abîme de la mort, afin que tout homme, y compris celui qui est tombé tellement bas qu’il ne voit plus le ciel, puisse trouver la main de Dieu, s’y agripper et remonter des ténèbres pour revoir la lumière pour laquelle il a été fait ».

« Nous sentons tous, nous percevons tous intérieurement que notre existence est un désir de vie qui invoque une plénitude, un salut. Cette plénitude de vie nous est donnée dans le baptême », a-t-il expliqué.

S’adressant aux parents, Benoît XVI a reconnu que pour grandir, les enfants auront besoin de « soins matériels et de tant d’attentions ». « Mais ce dont ils auront plus besoin, ce qui leur sera même indispensable, c’est connaître, aimer et servir Dieu fidèlement, pour avoir la vie éternelle », a-t-il insisté.Le pape a c

élébré l’Eucharistie à l’ancien autel situé au-dessous du Jugement universel, au lieu de faire installer au centre, sur une estrade, un autel supplémentaire, « pour ne pas altérer la beauté et l’harmonie de ce joyau architectural », explique une note vaticane.

Le pape s’est ainsi parfois retrouvé « le dos aux fidèles et le regard tourné vers la Croix, orientant ainsi l’attitude et la disposition de toute l’assemblée », tout en utilisant le Missel ordinaire, et non celui qui précède le Concile Vatican II.A midi, avant de r

éciter la prière de l’Angélus avec les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, Benoît XVI est revenu sur le sens du baptême en expliquant que « toute la mission du Christ se résume ainsi : nous baptiser dans l’Esprit Saint, pour nous libérer de l’esclavage de la mort et nous ouvrir le ciel’, c’est-à-dire l’accès à la vie véritable et pleine ».

Celle-ci est, a-t-il expliqué en citant son encyclique sur l’espérance, « une immersion toujours nouvelle dans l’immensité de l’être, tandis que nous sommes simplement comblés de joie » (Spe salvi, 12).

« Prions pour tous les chrétiens afin qu’ils comprennent toujours mieux le don du Baptême et s’engagent à le vivre avec cohérence, en témoignant de l’amour du Père du Fils et de l’Esprit Saint », a conclu le pape.

Jesús Colina

Benoît XVI baptise 13 enfants dans la Chapelle Sixtine

14 janvier, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-17023?l=french

 

Benoît XVI baptise 13 enfants dans la Chapelle Sixtine

Le baptême nous donne la plénitude de la vie, rappelle-t-il

ROME, Dimanche 13 janvier 2008 (ZENIT.org) – Alors que la liturgie de l’Eglise célébrait ce dimanche le baptême de Jésus, le pape Benoît XVI a présidé une célébration eucharistique au cours de laquelle il a administré le baptême à 13 enfants. Il leur a ouvert le ciel, comme il l’a expliqué avant la prière de l’Angélus.

Au milieu des pleurs des enfants (huit petites filles et cinq garçons) qui résonnaient dans la Chapelle Sixtine ce matin, le pape a confessé sa « joie spéciale » de pouvoir administrer le premier sacrement de la vie chrétienne aux nouveau-nés.Dans son hom

élie, le pape a réfléchi sur le « mystère de la vie », de la « vie humaine » représentée par les nouveau-nés, et de la « vie divine », que Dieu donne aux baptisés.

Les parents des enfants, employés à la Cité du Vatican, ont assisté à la célébration accompagnés des parrains et marraines et de quelques membres de leurs familles.

Désignant les peintures de Michel-Ange qui décorent la Chapelle Sixtine, le pape a opposé la « réalité de la mort » à « l’expérience de la vie ».

« Dans le baptême, le petit être humain reçoit une vie nouvelle, la vie de la grâce, qui le rend capable d’entrer en relation personnelle avec le Créateur, et ceci pour toujours, pour toute l’éternité », a expliqué le pape.

« L’homme est malheureusement capable d’éteindre cette nouvelle vie avec son péché, se réduisant à une situation que la Sainte Ecriture appelle la seconde mort’ », a-t-il déploré.

« Alors que pour les autres créatures, qui ne sont pas appelées à l’éternité, la mort signifie seulement la fin de la vie sur la terre, en nous, le péché crée un gouffre qui risque de nous engloutir pour toujours si le Père qui est au ciel ne nous tend pas la main », a poursuivi le pape.

Benoît XVI a ainsi expliqué le mystère du baptême : « Dieu a voulu nous sauver en allant lui-même jusqu’au fond de l’abîme de la mort, afin que tout homme, y compris celui qui est tombé tellement bas qu’il ne voit plus le ciel, puisse trouver la main de Dieu, s’y agripper et remonter des ténèbres pour revoir la lumière pour laquelle il a été fait ».

« Nous sentons tous, nous percevons tous intérieurement que notre existence est un désir de vie qui invoque une plénitude, un salut. Cette plénitude de vie nous est donnée dans le baptême », a-t-il expliqué.

S’adressant aux parents, Benoît XVI a reconnu que pour grandir, les enfants auront besoin de « soins matériels et de tant d’attentions ». « Mais ce dont ils auront plus besoin, ce qui leur sera même indispensable, c’est connaître, aimer et servir Dieu fidèlement, pour avoir la vie éternelle », a-t-il insisté.Le pape a c

élébré l’Eucharistie à l’ancien autel situé au-dessous du Jugement universel, au lieu de faire installer au centre, sur une estrade, un autel supplémentaire, « pour ne pas altérer la beauté et l’harmonie de ce joyau architectural », explique une note vaticane.

Le pape s’est ainsi parfois retrouvé « le dos aux fidèles et le regard tourné vers la Croix, orientant ainsi l’attitude et la disposition de toute l’assemblée », tout en utilisant le Missel ordinaire, et non celui qui précède le Concile Vatican II.A midi, avant de r

éciter la prière de l’Angélus avec les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, Benoît XVI est revenu sur le sens du baptême en expliquant que « toute la mission du Christ se résume ainsi : nous baptiser dans l’Esprit Saint, pour nous libérer de l’esclavage de la mort et nous ouvrir le ciel’, c’est-à-dire l’accès à la vie véritable et pleine ».

Celle-ci est, a-t-il expliqué en citant son encyclique sur l’espérance, « une immersion toujours nouvelle dans l’immensité de l’être, tandis que nous sommes simplement comblés de joie » (Spe salvi, 12).

« Prions pour tous les chrétiens afin qu’ils comprennent toujours mieux le don du Baptême et s’engagent à le vivre avec cohérence, en témoignant de l’amour du Père du Fils et de l’Esprit Saint », a conclu le pape.

Jesús Colina

Les fidèles laïcs, premiers protagonistes de tout procès de béatification

12 janvier, 2008

du site: 

http://www.zenit.org/article-17018?l=french

Les fidèles laïcs, premiers protagonistes de tout procès de béatification

L’instruction « Sanctorum Mater », par le cardinal Saraiva Martins

ROME, Vendredi 11 janvier 2008 (ZENIT.org) – « Les premiers protagonistes de tout procès de béatification, ce sont toujours les fidèles », rappelle le cardinal Saraiva Martins avec des accents qui font penser à une illustration de l’axiome « vox populi vox Dei ». Il insiste sur ce rôle des laïcs dans l’Eglise, mais aussi sur la sainteté des laïcs, pour le XXIe siècle.

L’instruction de la Congrégation romaine pour les causes des saints sur la façon dont doit être menée une cause de canonisation s’intitule « Sanctorum Mater » et comporte 46 pages en italien.Le cardinal pr

éfet de la Congrégation romaine pour les causes des saints, José Saraiva Martins, revient aujourd’hui, au micro de Radio Vatican sur cette instruction, dont il a parlé dans une longue interview à L’Osservatore Romano du 9 janvier (cf. Zenit des 8, 9, 10 janvier).

Le cardinal revient sur les consignes de prudence et de rigueur demandée dans la phase diocésaine de l’enquête.Surtout, il rappelle que ce n’est pas

« Rome » qui « fait » les saints : l’initiative, dit-il, revient à l’évêque diocésain, à la demande des fidèles : « Les évêques ont un rôle important et décisif et c’est pourquoi ils veulent des orientations très claires, des normes bien précises qui règlent l’action de l’évêque dans cette première phase diocésaine ».

Le cardinal Saraiva Martins précise que les canonisations et la sainteté sont une chose « très sérieuse pour la vie de l’Eglise » et que l’Eglise est intéressée par « la vérité historique ».

Par conséquent, la « réputation de sainteté » doit être « née spontanément, de la communauté, des fidèles » : « c’est très important », souligne le cardinal préfet.

« S’il n’y a pas cette réputation de sainteté spontanée chez les fidèles de la communauté, l’évêque ne peut pas lancer une cause de béatification : ce sont les fidèles et la communauté qui doivent dire à l’évêque : d’après nous, ce fidèle, ce serviteur de Dieu est vraiment pour nous un saint’. On parle beaucoup aujourd’hui du rôle des laïcs dans l’Eglise, eh bien, nous avons ici un cas extrêmement important, du point de vue ecclésial, où les laïcs, la communauté, sont ceux qui font le premier pas. L’évêque, ensuite, ne fait que vérifier le fondement de cette réputation de sainteté, et chercher à la prouver et à la transmettre à Rome. Donc, c’est très important. Les premiers protagonistes de tout procès de béatification, ce sont toujours les fidèles ».

Il précise que l’instruction ne fait que reprendre les normes de 1983 : le rôle de l’évêque est de faire établir le caractère « héroïque » ou non des vertus vécues par le serviteur ou la servante de Dieu en odeur de sainteté, ainsi que les aspects de sa personnalité, sa spiritualité, sa sainteté.L’instruction

évoque aussi ce qui concerne un éventuel « miracle » survenu dans un diocèse ou l’établissement du martyre, au sens chrétien.

On se souvient que parmi les miracles attribués à l’intercession du pape Jean-Paul II, la postulation a retenu un miracle survenu dans le diocèse d’Aix en Provence, en soulignant l’importance de la rigueur de l’enquête française (cf. Zenit des 27 mars 2007, 29 mars 2007, 30 mars 2007).Mgr Slawomir Oder, le postulateur, a en effet soulign

é que le procès français s’est déroulé avec « diligence, compétence et sérieux » et que l’esprit « critique » français a été particulièrement « utile », assurant le sérieux de l’examen des médecins et des théologiens.

Enfin, à propos de la prochaine béatification de la – très – jeune Antonietta Meo, appelée aussi Nennolina, (cf. Zenit du 17 décembre 2007), le cardinal Saraiva Martins, portugais, et qui a vu la béatification des deux premiers petits enfants non-martyrs dans les pastoureaux de Fatima, Francisco et Jacinta, le 13 mai 2000 rappelle : « La sainteté c’est pour tous ! le cas de Nennolina est certainement une nouvelle confirmation de cette vérité fortement mise en relief par Vatican II. La sainteté, je le dis souvent, n’est pas à l’usage d’un petit nombre, mais un devoir contraignant pour tous les baptisés. La sainteté des laïcs, en particulier, est extrêmement importante et c’était une vérité que Jean-Paul II a toujours cherché à mettre en lumière. Cela me fait me souvenir aussi de Giorgio La Pira qui disait : La sainteté au XXe siècle – on peut dire au XXIe siècle – a une caractéristique : la laïcité‘. Il disait bien que dans 50 ans peut-être, nous verrons [canoniser] des personnes que nous rencontrons dans la rue : professeurs d’université, politiciens, économistes etc… Donc, le cas de Nennolina est une autre confirmation de la sainteté des laïcs ».

Anita S. Bourdin

De l’Inde des signes de soutien à un moratoire universel sur l’avortement

9 janvier, 2008

du site: 

http://www.zenit.org/article-16992?l=french

 

De l’Inde des signes de soutien à un moratoire universel sur l’avortement

Le cardinal archevêque de Bombay appuie la proposition d’un journaliste italien

ROME, Mercredi 9 janvier 2008 (ZENIT.org) – Des voix en faveur d’une proposition de loi moratoire universelle sur l’avortement s’élèvent en l’Inde, un pays où, comme dans d’autres lieux, l’avortement sélectif des filles est largement pratiqué, ainsi qu’en Corée.

Cette idée de moratoire, lancée par le journaliste italien Giuliano Ferrara, est soutenue par le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay, dans un article signé de sa main publié par « AsiaNews.it ».

« C’est de tout cœur que j’accueille et apporte mon soutien à une loi moratoire universelle sur l’avortement », déclare le cardinal en expliquant le bien fondé d’une telle disposition « pour sensibiliser la communauté mondiale à créer et bâtir une culture de la vie ».

« L’avortement, a-t-il dénoncé, est un mal horrible, et est devenu l’une des principales menaces contre la dignité humaine dans la mesure où il constitue une attaque contre la vie même ».

Il s’agit par ailleurs, a-t-il commenté, d’« un crime commis contre les plus faibles et les sans défense, ceux que nous pouvons vraiment définir comme les plus pauvres parmi les pauvres’ ».Le cardinal a ensuite fait l’

éloge de la récente décision prise par les Nations Unies de voter une résolution en faveur d’un moratoire universel sur la peine capitale, rappelant que cette pratique entraîne « le risque de tuer des personnes innocentes et d’ôter toute possibilité de repentir et de changement de vie ».

Quant à l’avortement, il est « la mort de la vraie liberté », écrit-il. Selon lui, soutenir que l’avortement est un droit « signifie attribuer à la liberté humaine une signification perverse et mauvaise : celle d’un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres ». « La culture de l’avortement, hélas, est répandue dans le monde entier » , a-t-il constaté.

« En le permettant de manière légale, en ce sens qu’aucune peine n’est prévue contre celui qui le pratique, on laisse penser qu’avoir recours à l’avortement est moralement correct. Mais cela est faux : l’avortement est toujours la suppression d’une vie ».

« Des millions de vies sont supprimées à cause de cette culture de mort ! », s’exclame-t-il.

C’est la raison pour laquelle, poursuit le cardinal, il est nécessaire que « chaque personne commence par s’engager à ne tuer, ou à ne contribuer à tuer, intentionnellement, aucune vie humaine, quand bien même cette vie se révèlerait brisée, difforme, invalide, désespérée ».

« L’avortement est incompatible avec la dignité de la personne humaine, créée à l’image de Dieu. Cette pratique est une violente attaque contre la femme et contre son enfant à naître », a-t-il précisé.

« Tuer un enfant dans le ventre de sa mère c’est tuer une personne », a-t-il conclu.

La Corée soutient également ce moratoire sur l’avortement. Le père Casimiro Song, secrétaire du « Life 31 Movement » a adressé un message en ce sens à AsiaNews, au nom de la Conférence des évêques de Corée.Les catholiques de Cor

ée « accueillent favorablement le moratoire international sur la peine de mort » qui doit toutefois « être immédiatement suivi, comme une conséquence logique, d’un autre moratoire, sur l’avortement. C’est un fait, et non une opinion, que la vie humaine commence au moment même de sa conception : celle-ci doit être défendue dès ce moment », écrit-il.

Audience générale du mercredi 2 janvier

8 janvier, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-16969?l=french

Audience générale du mercredi 2 janvier

Texte intégral

ROME, Lundi 7 janvier 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse donnée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale, mercredi 2 janvier, dans la salle Paul VI du Vatican.

Chers frères et sœurs,Une tr

ès ancienne formule de bénédiction, rapportée dans le Livre des Nombres, dit : « Que Yahvé te bénisse et te garde ! Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! » (Nb 6, 24-26). C’est avec ces mots, que la liturgie nous a fait à nouveau entendre hier, premier jour de l’année, que je voudrais adresser mes vœux cordiaux à vous tous, ici présents, et à ceux qui, au cours de ces fêtes de Noël, m’ont fait parvenir des témoignages d’affectueuse proximité spirituelle.

Nous avons célébré hier la fête solennelle de Marie, Mère de Dieu. « Mère de Dieu », Theotokos, est le titre attribué officiellement à Marie au Ve siècle, plus exactement lors du Concile d’Ephèse de 431, mais qui s’est déjà affirmé dans la dévotion du peuple chrétien à partir du IIIe siècle, dans le contexte des discussions enflammées de cette période sur la personne du Christ. On soulignait, par ce titre, que le Christ est Dieu et qu’il est réellement né, comme un homme, de Marie : on préservait ainsi son unité de vrai Dieu et de vrai homme. En vérité, même si le débat semblait porter sur Marie, il concernait essentiellement son Fils. Voulant sauvegarder la pleine humanité de Jésus, certains Pères suggéraient un terme plus atténué : au lieu du titre de Theotokos, ils proposaient celui de Christotokos, « Mère du Christ » ; cela fut cependant vu, à juste titre, comme une menace contre la doctrine de la pleine unité de la divinité avec l’humanité du Christ. C’est pourquoi, après une longue discussion, lors du Concile d’Ephèse de 431, comme je l’ai dit, fut solennellement confirmée, d’une part, l’unité des deux natures, divine et humaine, en la personne du Fils de Dieu (cf. DS, n. 250) et, de l’autre, la légitimité de l’attribution à la Vierge du titre de Theotokos, Mère de Dieu (ibid., n. 251).Apr

ès ce Concile, on enregistra une véritable explosion de dévotion mariale et de nombreuses églises dédiées à la Mère de Dieu furent construites. Parmi celles-ci domine la Basilique Sainte-Marie-Majeure, ici à Rome. La doctrine concernant Marie, Mère de Dieu, trouva en outre une nouvelle confirmation dans le Concile de Chalcédoine (451), lors duquel le Christ fut déclaré « vrai Dieu et vrai homme [...] né pour nous et pour notre salut de Marie, Vierge et Mère de Dieu, dans son humanité » (DS, n. 301). Comme on le sait, le Concile Vatican II a recueilli la doctrine sur Marie, réaffirmant sa maternité divine, dans un chapitre de la Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium (le huitième). Le chapitre s’intitule : « La Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le mystère du Christ et de l’Eglise ».

La qualification de Mère de Dieu, si profondément liée aux fêtes de Noël, est donc le titre fondamental avec lequel la Communauté des croyants honore, pourrions-nous dire, depuis toujours, la Sainte Vierge. Celle-ci exprime bien la mission de Marie dans l’histoire du salut. Tous les autres titres qui sont attribués à la Vierge trouvent leur fondement dans sa vocation à être la Mère du Rédempteur, la créature humaine élue par Dieu pour réaliser le plan du salut, centré sur le grand mystère de l’incarnation du Verbe divin. En ces jours de fête, nous nous sommes arrêtés pour contempler dans la crèche la représentation de la Nativité. Au centre de cette scène, nous trouvons la Vierge Mère qui offre l’Enfant Jésus à la contemplation de ceux qui viennent adorer le Sauveur : les pasteurs, les personnes pauvres de Bethléem, les Rois Mages venus d’Orient. Plus tard, lors de la fête de la « Présentation du Seigneur », que nous célébrerons le 2 février, ce seront le vieux Siméon et la prophétesse Anne qui recevront le petit Enfant des mains de sa Mère et qui l’adoreront. La dévotion du peuple chrétien a toujours considéré la naissance de Jésus et la maternité divine de Marie comme deux aspects du même mystère de l’incarnation du Verbe divin et donc elle n’a jamais considéré la Nativité comme une chose du passé. Nous sommes « contemporains » des pasteurs, des mages, de Siméon et d’Anne, et nous marchons avec eux, remplis de joie, car Dieu a voulu être Dieu avec nous, et a une mère, qui est notre mère.C’est du titre de

« Mère de Dieu » que dérivent ensuite tous les autres titres avec lesquels l’Eglise honore la Vierge, mais celui-ci est le titre fondamental. Nous pensons au privilège de l’« Immaculée Conception », c’est-à-dire au fait qu’elle soit exempte du péché depuis sa conception : Marie fut préservée de toute tache de péché, car elle devait être la Mère du Rédempteur. Cela est également valable pour le titre de l’« Assomption » : celle qui avait engendré le Sauveur ne pouvait pas être sujette à la corruption dérivant du péché. Et nous savons que tous ces privilèges ne sont pas accordés pour éloigner Marie de nous, mais au contraire pour la rendre proche ; en effet, étant totalement avec Dieu, cette Femme est très proche de nous et nous aide comme une mère et comme une sœur. La place unique et singulière que Marie possède dans la communauté des croyants dérive également de sa vocation fondamentale à être la Mère du Rédempteur. Précisément en tant que telle, Marie est également la Mère du Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise. C’est donc à juste titre que, durant le Concile Vatican II, le 21 novembre 1964, Paul VI attribua solennellement à Marie le titre de « Mère de l’Eglise ».

Précisément parce qu’elle est la Mère de l’Eglise, la Vierge est également la Mère de chacun de nous, qui sommes les membres du Corps mystique du Christ. De la Croix, Jésus a confié sa Mère à chacun de ses disciples et, dans le même temps, il a confié chacun de ses disciples à l’amour de sa Mère. L’évangéliste Jean conclut son récit bref et suggestif par les mots suivants : « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jn 19, 27). Telle est la traduction du texte grec : « èis tà ìdia », il l’accueillit sans sa propre réalité, dans son propre être, si bien qu’elle fait partie de sa vie et que les deux vies s’interpénètrent ; cette façon de l’accepter (èis tà ìdia) dans sa propre vie est le testament du Seigneur. Au moment suprême de l’accomplissement de la mission messianique, Jésus laisse donc à chacun de ses disciples, comme héritage précieux, sa propre Mère, la Vierge Marie.Chers fr

ères et sœurs, en ces premiers jours de l’année, nous sommes invités à considérer attentivement l’importance de la présence de Marie dans la vie de l’Eglise et dans notre existence personnelle. Confions-nous à Elle, afin qu’Elle guide nos pas en cette nouvelle période que le Seigneur nous donne de vivre, et qu’elle nous aide à être d’authentiques amis de son Fils et de courageux artisans de son Royaume dans le monde, Royaume de la lumière et de la vérité. Bonne année à tous ! Tel est le souhait que je désire à présent adresser à vous tous ici présents et à vos proches, en cette première audience générale de l’année 2008. Que la nouvelle année, commencée sous le signe de la Vierge Marie, nous fasse sentir plus vivement sa présence maternelle, de manière à ce que, soutenus et réconfortés par la protection de la Vierge, nous puissions contempler avec un regard neuf le visage de son Fils Jésus et cheminer avec plus d’empressement dans les voies du bien.

Encore une fois, Bonne année à tous !

Voici le résumé de la catéchèse, en français, lu par le pape :

Chers Frères et Sœurs,

Je voudrais tout d’abord adresser mes vœux cordiaux à chacun de vous et à tous ceux qui, au cours des fêtes, m’ont fait parvenir le témoignage de leur affectueuse proximité spirituelle.Hier, nous avons c

élébré la solennité de Marie, Mère de Dieu. Ce titre, qui lui était déjà attribué par la dévotion populaire depuis le IIIe siècle, fut officiellement confirmé par le concile d’Éphèse en 431, voulant ainsi fortement souligner l’unité des deux natures, humaine et divine, en la personne du Christ. La dévotion mariale s’est alors largement développée et de nombreuses églises furent dédiées à la Mère de Dieu, parmi lesquelles, à Rome, la basilique de Sainte-Marie-Majeure.

Tous les titres attribués à la Vierge, comme les privilèges de l’Immaculée Conception et de l’Assomption, trouvent leur fondement dans sa vocation à être la Mère du Rédempteur. En tant que telle, Marie est aussi la Mère du Corps du Christ, qui est l’Église. C’est pourquoi, durant le Concile Vatican II, le 21 novembre 1964, Paul VI a conféré solennellement à Marie le titre de « Mère de l’Église », qui fait qu’elle est aussi notre Mère. Nous sommes donc invités à considérer attentivement l’importance de la présence de la Vierge Marie dans la vie de l’Église et dans notre vie personnelle, pour qu’elle guide nos pas au cours de la nouvelle année, dans laquelle le Seigneur nous donne d’entrer.

Je salue tous les pèlerins francophones. Que Marie nous fasse ressentir plus vivement sa présence maternelle ; ainsi soutenus et réconfortés par elle, nous pourrons contempler avec un regard neuf le visage de son Fils Jésus et cheminer avec plus d’empressement dans la voie du bien. Bonne Année à tous !

P. Cantalamessa : L’espérance fait littéralement des miracles

22 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16919?l=french

P. Cantalamessa : L’espérance fait littéralement des miracles

Homélie du dimanche 23 décembre

ROME, Vendredi 21 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile du dimanche 23 décembre, proposé par le père Raniero Cantalamessa, OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1, 18-24Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

© Copyright AELF – Paris – 1980 – tous droits réservésVoici quelle fut l’origine de Jésus Christ

Il y a un point commun entre les trois lectures de ce dimanche : elles parlent toutes d’une naissance : « Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous) » (1ère lecture) ; « Jésus Christ… selon la chair… est né de la race de David » (2ème lecture) ; « Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ… » (Evangile). Nous pourrions l’appeler, le « Dimanche des naissances » !

Nous ne pouvons pas ne pas nous poser immédiatement la question : pourquoi y a-t-il aussi peu de naissances en Italie et dans d’autres pays occidentaux ? La raison principale de cette faible natalité n’est pas essentiellement économique. Sinon, les naissances devraient augmenter à mesure que l’on se rapproche des couches plus aisées de la société, ou à mesure que l’on remonte du sud vers le nord du monde, alors que nous savons que c’est exactement le contraire.

La raison de cela est plus profonde. C’est le manque d’espérance, avec ce que cela comporte : confiance dans l’avenir, élan vital, créativité, poésie et joie de vivre. Si se marier est toujours un acte de foi, mettre au monde un enfant est toujours un acte d’espérance. Rien ne se fait dans le monde sans espérance. Nous avons besoin de l’espérance comme nous avons besoin de l’oxygène pour respirer. Lorsqu’une personne est sur le point de s’évanouir on crie à ceux qui l’entourent : « Donnez-lui quelque chose de fort à respirer ! ». On devrait faire la même chose avec celui qui est sur le point de se laisser aller, de baisser les bras face à la vie : « Donnez-lui une raison d’espérer ! ». Lorsque dans une situation humaine, l’espérance renaît, tout semble différent, même si en réalité rien n’a changé. L’espérance est une force primordiale. Elle fait littéralement des miracles.

L’Evangile a une chose essentielle à offrir au monde, en ce moment de l’histoire : l’Espérance avec un E majuscule, en tant que vertu théologale, c’est-à-dire qui a pour auteur et garant, Dieu lui-même. Les espérances terrestres (maison, travail, santé, réussite des enfants…), même si elles sont réalisées, déçoivent inexorablement s’il n’y a pas quelque chose de plus profond qui les soutienne et les élève. Regardons ce qui se passe avec la toile d’araignée. La toile d’araignée est une œuvre d’art. Elle a une symétrie, une élasticité, une fonctionnalité parfaites ; elle est bien tendue, horizontalement, de tous les côtés, par des fils. Mais elle est soutenue au centre par un fil qui vient d’en haut, le fil que l’araignée a tissé en descendant. Si l’on endommage l’un des fils latéraux, l’araignée sort, le répare rapidement et retourne à sa place. Mais si vous cassez le fil qui vient d’en haut, tout s’effondre. L’araignée sait qu’il n’y a plus rien à faire et s’éloigne. L’Espérance théologale est, pour notre vie, le fil qui vient d’en haut, celui qui soutient toute la trame de nos espérances.

En ce moment, alors que nous sentons si fortement le besoin d’espérance, la fête de Noël peut représenter une occasion pour inverser la tendance. Souvenons-nous de ce que dit un jour Jésus. « Celui qui accueille un enfant en mon nom, m’accueille ». Ceci vaut pour celui qui accueille un enfant pauvre et abandonné, pour celui qui adopte ou nourrit un enfant du tiers-monde ; mais ceci vaut avant tout pour deux parents chrétiens qui, en s’aimant, dans la foi et l’espérance, s’ouvrent à une vie nouvelle. Je suis sûr que de nombreux couples, pris d’angoisse à l’annonce d’une grossesse, auront ensuite le sentiment de pouvoir faire leurs les paroles de l’oracle d’Isaïe de Noël : « Tu as prodigué l’allégresse, tu as fait grandir la joie… un enfant nous est né, un fils nous a été donné ».

Traduit de l’italien par Gisèle Plantec

Sami et Elisabetta : le rêve d’une paix retrouvée à Bethléem

20 décembre, 2007

 du site: 

http://www.zenit.org/article-16895?l=french

 

Sami et Elisabetta : le rêve d’une paix retrouvée à Bethléem

Quitter l’Italie pour enseigner la pédagogie à des jeunes universitaires palestiniens

 

ROME, Mercredi 19 décembre 2007 (ZENIT.org) – Dans la ville de la Nativité, l’action simple et discrète de nombreux « héros », mais ne se considérant pas comme tel, jalonnent la vie des chrétiens.

Il s’agit de personnes qui ont répondu « oui » à la proposition, aujourd’hui accueillie par de moins en moins de candidats, d’aller vivre à Bethléem, alors que tout le monde la quitte, pour enseigner à des jeunes universitaires palestiniens. Un jeune couple, Sami, citoyen italien d’origine palestinienne et Elisabetta, Sicilienne, a accepté de relever le défi.Tout a commenc

é en décembre 2005 quand Sami a reçu chez lui à Rome un coup de téléphone de l’université de Bethléem. Son histoire est racontée par les religieuses franciscaines de Sainte-Elisabeth à Bethléem, dans leur dernier bulletin.

Palestinien originaire de Jenin, Sami vivait à Rome depuis 14 ans. Il avait étudié la pédagogie et obtenu un doctorat à l’Université pontificale des salésiens. Spécialisé en pédagogie clinique à Florence, il travaillait pour la Fondation « Il Faro », fondée à Rome sur une initiative privée pour offrir une formation professionnelle à des jeunes en difficulté.Il est mari

é à Elisabetta, diplômée en Lettres classiques et spécialisée en paléographie grecque. Ils ont deux enfants.

Sami commençait une carrière prometteuse. L’Italie lui plaisait, il avait beaucoup d’amis et de grandes opportunités de dialogue et d’échange. Mais après ce coup de téléphone, tous ses « programmes italiens » ont basculé.Sami a racont

é s’être donné du temps pour réfléchir et prier avant de répondre à cette offre. Puis il a décidé : il voulait faire quelque chose pour son peuple. Beaucoup de gens le lui déconseillait : « tu es fou de rentrer en Palestine, alors que tout le monde s’en va ! », mais les parents d’Elisabeth, fille unique, l’appuyaient.

Sami enseigne la pédagogie depuis un an aux jeunes palestiniens à l’Université de Bethléem. Il exerce sa profession d’éducateur comme une « rencontre » avec les jeunes de son peuple « qui souffre et lutte pour la liberté, mettant la personne humaine au centre de toute sa formation ».Son r

êve serait de pouvoir marcher en Palestine en compagnie de juifs, comme il le faisait en Italie quand il pouvait discuter librement avec eux. Il se souvient de ce rabbin qui l’avait embrassé après une réunion à Florence en lui disant : « Ah, si tous les Palestiniens étaient comme toi ! ».

Le jeune palestinien raconte avec un sourire ce qui lui est arrivé également au terme d’une réunion à Rome : tous les participants étaient partis, il ne restait plus qu’un rabbin, qui ne savait pas où aller. Sami, en bon connaisseur de la ville, s’était alors offert de faire un bout de chemin avec lui. « Tu n’as pas le choix, lui dit Sami, ou tu te laisses accompagner par moi ou tu resteras seul ici ».

« Comme ce serait beau, s’il nous arrivait de nous perdre ainsi à Jérusalem ou à Tel Aviv et de pouvoir nous mettre à parler, à discuter…. », commente-t-il avec nostalgie en évoquant les problèmes que suscite le mur de séparation.

« Certaines choses sont nécessaires, mais pas indispensables ! Pendant un an nous avons pu nous passer de voiture ; pour nous, chaque chose a un sens, et le fait d’avoir attendu de pouvoir à nouveau en bénéficier, nous a permis de dépenser la moitié de ce que nous avions prévu. Ces petites choses sont une providence’ aussi. Si on est rempli d’amour, on ne manque de rien, même si on n’a pas toutes les commodités ».

Mais il y a une chose qui manque à Sami et Elisabetta : la possibilité de se confronter à la réalité, le dialogue, l’ouverture aux autres, à laquelle ils étaient habitués en Italie.Sami a accord

é cet entretien au moment du sommet d’Annapolis qui a réuni les « grands de la terre » pour tenter de remettre sur les rails le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Interrogé sur ce qu’il attendait de ce sommet, Sami a répondu : « Oui, j’attends la liberté et la paix. Voir les implantations juives retranchées derrière des barbelés m’attriste trop. En ce moment, les défis ne manquent pas. Et nous allons de l’avant…. ».

Nieves San Martín

Audience générale : La préparation à Noël

20 décembre, 2007

 du site:

http://www.zenit.org/article-16898?l=french

Audience générale : La préparation à Noël

Texte intégral

ROME, Mercredi 19 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse donnée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale, ce mercredi, dans la salle Paul VI du Vatican.

Chers frères et sœurs!Alors que nous nous approchons de la grande f

ête de Noël, la liturgie nous encourage à intensifier notre préparation, en mettant à notre disposition de nombreux textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui nous incitent à bien cerner le sens et la valeur de cette fête annuelle. Si, d’une part, Noël nous fait commémorer le prodige incroyable de la naissance du Fils unique de Dieu de la Vierge Marie dans la grotte de Bethléem, de l’autre, il nous exhorte également à attendre, en veillant et en priant, notre Rédempteur lui-même, qui au dernier jour « viendra juger les vivants et les morts ». Peut être qu’aujourd’hui, nous aussi en tant que croyants, attendons réellement le Juge; nous attendons cependant tous la justice. Nous voyons tant d’injustice dans le monde, dans notre petit monde, chez nous, dans notre quartier, mais également dans le grand monde des Etats, des sociétés. Et nous attendons que justice soit faite. La justice est un concept abstrait : on fait justice. Nous attendons que vienne concrètement celui qui peut faire la justice. Et nous prions en ce sens : Viens, Seigneur, Jésus Christ comme Juge, viens à ta manière. Le Seigneur sait comment entrer dans le monde et instaurer la justice. Nous prions afin que le Seigneur, le Juge, nous réponde, qu’il instaure réellement la justice dans le monde. Nous attendons la justice, mais cela ne peut pas être seulement l’expression d’une certaine exigence à l’égard des autres. Attendre la justice au sens chrétien indique surtout que nous commençons nous-mêmes à vivre sous le regard du Juge, selon les critères du Juge ; que nous commençons à vivre en sa présence, en réalisant la justice dans notre vie. Ainsi, en réalisant la justice, en nous mettant en présence du Juge, nous attendons la justice dans le monde réel. Tel est le sens de l’Avent, de la vigilance. La vigilance de l’Avent signifie vivre sous le regard du Juge et nous préparer ainsi nous-mêmes et préparer le monde à la justice. De cette façon, en vivant sous le regard du Dieu-Juge, nous pouvons ouvrir le monde à la venue de son Fils, prédisposer notre cœur à accueillir « le Seigneur qui vient ». L’Enfant, que les pasteurs adorèrent dans la grotte de Bethléem il y a environ deux mille ans, ne se lasse jamais de nous rendre visite dans la vie quotidienne, alors que nous marchons en pèlerinage vers le Royaume. Dans son attente, le croyant se fait alors l’interprète des espérances de l’humanité tout entière ; l’humanité aspire à la justice et ainsi, bien que parfois de manière inconsciente, elle attend Dieu, elle attend le salut que Dieu seul peut nous donner. Pour nous chrétiens cette attente est marquée par la prière assidue, comme cela apparaît dans la série particulièrement suggestive d’invocations qui nous sont proposées lors de la Neuvaine de Noël, que ce soit dans la Messe, dans le chant de l’Evangile, ou dans la célébration des Vêpres avant le cantique du Magnificat.

Chacune des invocations, qui sont des implorations pour la venue de la Sagesse, du Soleil de justice, du Dieu-avec-nous, contient une prière adressée à l’Attendu des nations, afin qu’il hâte sa venue. Invoquer le don de la naissance du Sauveur promis, signifie cependant également s’engager à lui préparer le chemin, à lui préparer une demeure digne non seulement là où nous vivons, mais surtout dans notre âme. En nous laissant guider par l’évangéliste Jean, cherchons donc au cours de ces journées à tourner notre esprit et notre cœur vers le Verbe éternel, le Logos, la Parole, qui s’est faite chair et de la plénitude de laquelle nous avons reçu grâce après grâce (cf. 1, 14.16). Cette foi dans le Logos Créateur, dans la Parole qui a créé le monde, en Celui qui est venu comme un Enfant, cette foi et sa grande espérance apparaissent aujourd’hui malheureusement lointaines de la réalité de la vie vécue chaque jour, publique ou privée. Cette vérité semble trop grande. Nous nous arrangeons nous-mêmes selon les possibilités que nous trouvons, c’est au moins ce qu’il semble. Mais de cette façon, le monde devient toujours plus chaotique et même violent : nous le voyons chaque jour. Et la lumière de Dieu, la lumière de la Vérité, s’éteint. La vie devient sombre et sans boussole.Comme il est alors important que nous croyions vraiment et qu’en tant que croyants nous r

éaffirmions avec force, à travers notre vie, le mystère du salut qu’apporte la célébration du Noël du Christ ! A Bethléem s’est manifestée au monde la Lumière qui illumine notre vie, la voie qui nous conduit à la plénitude de notre humanité nous a été révélée. Si l’on ne reconnaît pas que Dieu s’est fait homme, quel sens cela a-t-il de fêter Noël ? La célébration devient vide. En tant que chrétiens nous devons tout d’abord réaffirmer avec une conviction profonde et sincère la vérité du Noël du Christ, pour témoigner à tous de la conscience d’un don inouï, qui est une richesse non seulement pour nous, mais pour tous. C’est de là que naît le devoir de l’évangélisation qui est précisément la communication de cet « eu-angelion », de cette « bonne nouvelle ». C’est ce qui a récemment été rappelé par le document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, intitulé Note doctrinale sur certains aspects de l’évangélisation, que je désire soumettre à votre réflexion et à votre approfondissement personnel et communautaire.

Chers amis, dans cette préparation désormais immédiate de Noël, la prière de l’Eglise devient plus intense, afin que se réalise l’espérance de paix et de salut dont aujourd’hui encore le monde a un besoin urgent. Nous demandons à Dieu que la violence soit vaincue par la force de l’amour, que les oppositions cèdent le pas à la réconciliation, que la volonté de domination se transforme en désir de pardon, de justice et de paix. Que les vœux de bonté et d’amour que nous nous échangerons ces jours-ci touchent tous les domaines de notre vie quotidienne. Que la paix soit dans nos cœurs, afin qu’ils s’ouvrent à l’action de la grâce de Dieu. Que la paix demeure dans les familles et que celles-ci puissent passer Noël unies devant la crèche et l’arbre décoré de lumières. Que le message de solidarité et d’accueil qui provient de Noël, contribue à créer une sensibilité plus profonde à l’égard des anciennes et des nouvelles formes de pauvreté, envers le bien commun, auquel tous sont appelés à participer. Que tous les membres de la communauté familiale, en particulier les enfants, les personnes âgées, les personnes les plus faibles, puissent sentir la chaleur de cette fête et qu’elle demeure ensuite tous les jours de l’année. Que No

ël soit pour tous la fête de la paix et de la joie : la joie pour la naissance du Sauveur, Prince de la paix. Comme les pasteurs, hâtons dès à présent notre pas vers Bethléem. Au cœur de la Nuite Sainte, nous pourrons alors nous aussi contempler le « nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire », avec Marie et Joseph (Lc 2, 12.16). Demandons au Seigneur d’ouvrir notre âme, afin de pouvoir entrer dans le mystère de son Noël. Que Marie, qui a donné son sein virginal au Verbe de Dieu, qui l’a contemplé enfant entre ses bras maternels, et qui continue à l’offrir à tous comme Rédempteur du monde, nous aide à faire du prochain Noël une occasion de croissance dans la connaissance et dans l’amour du Christ. Tel est le souhait que je formule avec affection pour vous tous, ici présents, ainsi que pour vos familles et tous ceux qui vous sont chers.

Bon Noël à tous!

Voici le résumé de la catéchèse, en français, lu par le pape

Chers Frères et Sœurs,

Alors que nous nous approchons de la grande fête de la Nativité, les textes de l’Écriture que nous présente la liturgie nous incitent à intensifier notre préparation pour accueillir le salut que Dieu seul peut nous donner. Nous savons que l’existence de tout homme est une attente, animée pour les chrétiens par l’espérance évangélique. Aussi, la Communauté ecclésiale se fait-elle l’écho de tous les hommes de bonne volonté en invoquant la venue du Sauveur. Cette attente du retour du Seigneur est illuminée par la certitude que l’enfant adoré par les bergers à Bethléem, il y a deux mille ans, ne cesse depuis lors de nous visiter dans notre vie quotidienne, tandis que nous cheminons vers le Royaume.En tant que chr

étiens, nous devons réaffirmer avec conviction la vérité sur la naissance du Christ, pour rendre témoignage à ce don inattendu, qui est une richesse non seulement pour nous, mais aussi pour tous les hommes. C’est là que prend sa source notre devoir d’évangélisation, qui est la communication de cette Bonne Nouvelle. Je désire, à ce sujet, confier à votre réflexion personnelle et communautaire, la récente Note doctrinale de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur quelques aspects de l’Évangélisation.

Je salue tous les pèlerins francophones. Que Marie, qui a offert au Verbe de Dieu son sein virginal et qui l’a contemplé entre ses bras maternels, fasse que ce Noël soit pour nous une occasion de grandir dans la connaissance et l’amour du Christ. C’est le souhait que je formule avec affection pour vous, ici présents, pour vos familles et pour toutes les personnes qui vous sont chères. Bon Noël à tous !

France : Recherche sur les cellules souches embryonnaires issues d’IVG

19 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16887?l=french

 France : Recherche sur les cellules souches embryonnaires issues d’IVG 

Par Marc Peschanski, directeur d’I-Stem

 ROME, Mardi 18 décembre 2007 (ZENIT.org) – Au lendemain de la 5ème « Journée Nouvelles Structures » organisée le 17 décembre au CNIT à La Défense (Paris), par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) d’Ile de France, la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (« Gènéthique ») fait le point. 

Marc Peschanski, directeur d’I-Stem, l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques, spécialisé dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, intervenait sur le thème « les cellules souches embryonnaires, des outils pour la recherche thérapeutique », explique « Gènéthique »

Dans son introduction, Marc Peschanski a précisé : « Je ne suis pas marié aux cellules souches embryonnaires. J’essaie de faire de la thérapie avec des cellules souches adultes aussi »

« Les cellules souches adultes, de façon démontrée et les cellules souches embryonnaires, de façon théorique sont des outils thérapeutiques. Elles peuvent être imaginées en tout cas, comme étant un outil thérapeutique », a-t-il précisé à propos des cellules embryonnaires. 

Revenant sur les cellules souches embryonnaires, il a expliqué leur capacité d’auto-renouvellement et de différenciation. Il travaille sur des embryons de 5 jours 1/2 à 7 jours 1/2 qui sont au stade blastocyste de 40 à 60 cellules. 

Il a souligné le partenariat direct de l’Inserm avec l’Association française contre les myopathies (AFM), pour la création d’I-Stem. 

Il a expliqué ensuite les difficultés logistiques pour travailler sur les cellules fœtales obtenues sur des fœtus issus d’interruption volontaire de grossesse (IVG) : les avortements doivent être pratiqués de façon particulière avec des contrôles des centres de thérapie cellulaire ; les cellules doivent être délivrées dans les 24h ; ce qui suppose un dispositif lourd, elles ne peuvent être congelées et ne sont disponibles qu’en quantité limitée. 

De là, sa volonté de travailler sur des cellules embryonnaires. Aujourd’hui, les travaux portent principalement sur la nécessité de maîtriser leur prolifération afin d’éviter les tumeurs et leur différenciation pour obtenir les cellules que l’on souhaite. « Trois équipes chez nous travaillent actuellement sur ces cellules embryonnaires : Anselme Perrier, Michel Pucéat et Christelle Monville », explique Marc Pechanski. 

M. Pechanski regrette que l’article L. 2151-5 de la loi de bioéthique de 2004 stipule que « les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable en état de connaissances scientifiques. » 

Pour lui, on insiste beaucoup trop sur l’aspect « thérapeutique » de ces recherches sur les cellules embryonnaires, car précise-t-il : « Il faut démontrer l’utilité thérapeutique ce que personne aujourd’hui n’est capable de faire »

M. Peschanski a aussi évoqué les cellules provenant des embryons obtenus par dépistage pré-implantatoire (DPI) dont il souhaite faire des lignées pour explorer leurs mécanismes et éventuellement faire du criblage à haut débit. 

Décrivant le fonctionnement de I-Stem, Marc Pechanski a rappelé que l’établissement avait été lancé le 1er janvier 2005. Aujourd’hui 70 personnes y travaillent et le but est d’atteindre 150 personnes. Il souhaite y accueillir des équipes académiques et des équipes d’industriels qui pourraient utiliser leurs ressources. 

Aujourd’hui il est impossible pour les industriels d’avoir accès aux cellules embryonnaires. I-Stem leur offre cette possibilité

© genethique.org 

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont précisées. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. 

France : Après les émeutes, la paix de Noël à Villiers-le-Bel

19 décembre, 2007

du site:  

http://www.zenit.org/article-16889?l=french

 

 France : Après les émeutes, la paix de Noël à Villiers-le-Bel 

Mgr Riocreux, un évêque porteur d’espérance

 

 ROME, Mardi 18 décembre 2007 (ZENIT.org) – Après les émeutes de novembre, la joie de Noël : Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Pontoise, a décidé d’apporter l’espérance à Villiers-le-Bel en allant célébrer la messe de Noël, lundi prochain, 24 décembre (à 19 h 30), dans une salle mise à la disposition de la communauté catholique par la mairie : ce sera son second Noël à Villiers-le-Bel. 

La veillée, ouverte par le curé de la paroisse, le P. Léon Debruyne, aura pour thème : « Paix aux hommes que Dieu aime »

Mgr Riocreux a confié au téléphone à Zenit qu’il veut, par sa présence, soutenir les habitants, et souligner « la vitalité et la convivialité » de cette communauté paroissiale. 

Depuis des mois, la paroisse, sans église paroissiale (indisponible depuis des années) et sans salle paroissiale (en reconstruction), se réunit pour la messe du dimanche à Arnouville-lès-Gonesse. 

Mais après les « événements » de fin novembre, la mairie a « généreusement proposé » la salle de l’Espace Marcel Pagnol pour célébrer la Nativité sur place, se réjouit Mgr Riocreux. 

« Lundi 24 décembre au soir, les visages des chrétiens beauxvilliersois seront rayonnants et inondés de lumière, comme les bergers de Bethléem. Nous prierons ensemble, enfants et adultes, nous découvrirons que cette ville est aussi un lieu de convivialité entre tous, de paix, d’amour et d’espérance », souligne l’évêque de Pontoise. 

Cette messe aura, dit-il, un « relief particulier » grâce à la « créativité » de l’équipe paroissiale, des enfants et des jeunes : des scènes bibliques seront en effet représentées avant la messe pour permettre à tous de mieux entrer ensuite dans la liturgie. Cinq musiciens viendront soutenir la prière. 

Dans un communiqué du 14 décembre, Mgr Riocreux expliquait que Villiers-le-Bel est une ville « accueillante et sympathique construite autour de son église Saint Didier édifiée au XIIIème siècle »

C’est aujourd’hui une commune de 27.000 dont « le visage présenté sur les écrans de TV et dans les journaux a été catastrophique » déplore l’évêque. 

« Il est vrai cependant, reconnaît le pasteur, que celle-ci est une des plus pauvres d’Ile de France, pauvre y compris en lieux de prière… sa belle église est inutilisable depuis plusieurs années pour raison de longs travaux »

« A Noël 2004, se rappelle Mgr Riocreux, dans la salle paroissiale, détruite depuis et bientôt reconstruite, j’avais célébré la messe de la Nativité avec le curé, le père Léon Debruynne. Beau souvenir de ce premier Noël à Villiers-le-Bel ! » 

Il explique ainsi les raisons de son choix : « En ce Noël 2007, après plusieurs rencontres dans cette ville meurtrie, j’ai décidé de venir à nouveau pour y célébrer la messe de la nuit. Et c’est une joie profonde pour moi d’être avec cette belle communauté chrétienne de toutes couleurs, riche de ses diversités »

Anita S. Bourdin 

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