Archive pour la catégorie 'Shoah'

Un jésuite italien déclaré « Juste parmi les Nations »

15 décembre, 2010

 du site:

http://www.zenit.org/article-26378?l=french

Un jésuite italien déclaré « Juste parmi les Nations »

En présence de deux survivants sauvés par lui

ROME, Lundi 13 décembre 2010 (ZENIT.org) – La médaille de « Juste parmi les Nations » sera remise demain à Rome par l’Institut Yad VaShem de Jérusalem – à titre posthume – au père jésuite, Raffaele de Ghantuz Cubbe.

La récompense sera remise par l’ambassadeur d’Israël près le Saint-Siège, M. Mordechay Lewy, en présence de Mme Livia Link, conseiller pour les Affaires publiques et politiques de l’ambassade d’Israël en Italie, au neveu du jésuite italien, M. Francesco de Ghantuz Cubbe.

Lors du deuxième conflit mondial, avec l’aide de ses confrères, et mettant sa propre vie en danger, le P. Cubbe cacha trois enfants juifs au milieu des élèves de Mondragone : Marco Pavoncello ainsi que Mario et Graziano Sonnino. Il ne tenta jamais de faire embrasser le catholicisme à ces enfants.

Marco Pavoncello et Graziano Sonnino seront présents à la cérémonie de demain. Mario Sonnino est décédé il y a peu.

Le P. Raffaele de Ghantuz Cubbe, « Padre Cubbe » est né en Italie, à Orciano Pisano en 1904. Il est mort à Rome en 1983.

C’était le quatrième enfant d’une famille profondément chrétienne. Son père, le marquis Riccardo fut chambellan secret des papes Benoît XV à Pie XII. La famille était liée d’amitié avec le salésien don Michele Rua (aujourd’hui bienheureux), qui eut la prémonition de la vocation religieuse de Raffaele qui entra très jeune dans la Compagnie de Jésus.

Il devint recteur (1942-1947) du prestigieux Collège de Mondragone, près de Frascati, au Sud de Rome, et vice-président de l’Œuvre d’assistance pontificale (POA) voulue par Pie XII pour soutenir les victimes de la seconde guerre mondiale.

Anita S. Bourdin

Auschwitz: les survivants se recueillent, 65 ans après la libération du camp 27/01/2010

27 janvier, 2010

du site:

http://www1.alliancefr.com/auschwitz-les-survivants-se-recueillent-65-ans-apres-la-liberation-du-camp-news0,1,9644.html

Auschwitz: les survivants se recueillent, 65 ans après la libération du camp 27/01/2010

CRACOVIE — Des survivants du camp nazi d’Auschwitz-Birkenau, libéré il y a 65 ans, se recueillent mercredi au côté d’anciens soldats de l’Armée rouge et de personnalités comme le Premier ministre israélien, en souvenir des victimes de ce lieu d’extermination.

Pour la plupart d’entre eux, c’est la dernière occasion de se réunir sur le lieu de leur martyre en hommage à leurs codétenus: 1,1 million d’hommes, de femmes et d’enfants gazés, fusillés, morts de faim, de froid et d’épuisement, dont un million de Juifs de toute l’Europe.
Auschwitz, installé en 1940 en Pologne occupée et libéré le 27 janvier 1945 par l’armée soviétique, est resté le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie. En 2005, l’ONU a déclaré ce jour Journée internationale du souvenir des victimes de l’Holocauste.

Avant les cérémonies prévues dans l’après-midi sur le site du camp, 700 personnes étaient rassemblées pour une conférence du Congrès juif européen dans la matinée, à Cracovie (sud), distant d’une cinquantaine de kilomètres. Un discours du président américain Barack Obama devait être diffusé mercredi par vidéo à cette occasion.

« L’Holocauste est la tragédie qui unit l’Europe », a déclaré le dirigeant du Congrès juif européen Moshe Kantor à Cracovie la veille des cérémonies.

Une centaine à peine d’anciens prisonniers de plusieurs pays se sont déplacés. Il y a cinq ans, ils étaient plus de deux mille.

Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, arrivé en Pologne dès mardi, prononcera un discours lors des cérémonies, de même que son homologue polonais Donald Tusk et le président Lech Kaczynski.

Le président russe Dmitri Medvedev a été invité mais a décliné, en invoquant « d’autres obligations », selon la présidence polonaise. Le ministre russe de l’Education Andreï Foursenko le représentera.

Deux anciens détenus parleront: l’historien juif polonais Marian Turski et le Polonais non-juif Wladyslaw Bartoszewski, ex-ministre des Affaires étrangères.

Le grand rabbin de Tel Aviv, Israel Meir Lau né en Pologne et orphelin survivant des camps nazis, récitera le kaddish, la prière juives aux morts.

La veille à Varsovie, M. Netanyahu a rendu hommage aux victimes et à ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs. « Nous rencontrons à la fois le mal le plus absolu et le plus grand courage de toute l’histoire de l’humanité », a déclaré M. Netanyahu.

« Ce n’est pas une rencontre facile mais elle nous donne espoir et nous guide pour l’avenir. Dieu venge les victimes », a déclaré le dirigeant israélien qui était accompagné de son épouse Sara, dont le père avait perdu toute sa famille. Les nazis ont exterminé environ six millions de Juifs d’Europe.

Le camp fut ouvert en juin 1940 près de la ville d’Oswiecim, renommée Auschwitz par les Allemands, pour y enfermer des prisonniers politiques polonais, dix mois après l’invasion de la Pologne.

Il a ensuite été étendu au site de Birkenau distant de 3 km et consacré à partir de 1942 essentiellement à l’extermination des Juifs d’Europe.

En plus des victimes juives, entre 70.000 et 75.000 Polonais non juifs y sont morts, ainsi que 21.000 Roms, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée d’Auschwitz-Birkenau.

Le 27 janvier, des troupes de l’Armée rouge découvrent le camp en avançant vers l’Ouest. Il n’y reste que 7.000 survivants. Les forces allemandes face à l’avancée soviétique ont dès le 17 janvier poussé les prisonniers dans une marche forcée vers l’Ouest qui sera appelée Marche de la mort.

La Shoah par balles : Intervention du P. Patrick Desbois: « Actualité de l’antisémitisme et de l’intolérance », à Genève

25 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20790?l=french

La Shoah par balles : Intervention du P. Patrick Desbois

« Actualité de l’antisémitisme et de l’intolérance », à Genève

ROME, Vendredi 24 avril 2009 (ZENIT.org) – « Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas, condamner les enfants assassinés dans la Shoah au silence, nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas construire un monde moderne sur les milliers de fosses communes inconnues des juifs assassinés », déclare le P. Patrick Desbois, président de Yahad In Unum, bien connu pour son acharnement à ne pas laisser le silence engloutir la « Shoah par balles », commise par le IIIe Reich en Biélorussie et en Ukraine.

Pendant la conférence de l’ONU à Genève sur le racisme dite « Durban II » (20-24 avril 2009) s’est tenu le symposium « Actualité de l’antisémitisme et de l’intolérance ».

Le P. Patrick Desbois s’y est exprimé le jour de la commémoration de la Shoah (YomhaShoah, 21 avril 2009) aux côtés notamment de Bernard-Henri Lévy, Élie Wiesel et Nathan Chtcharansky.

Nous reprenons ci-dessous le texte intégral de cette intervention, publiée par le site « Yahad-In Unum ».

Intervention de Patrick Desbois

Président de Yahad In unum

Depuis plus de 5 ans, l’ association Yahad-in Unum – « Ensemble » en hébreu et en latin part en Biélorussie et en Ukraine pour rechercher les fosses communes des Juifs, des Tziganes fusillés entre 1941 et 1944 par les unités du III° Reich.

Les voisins ukrainiens et biélorusses des Juifs assassinés veulent parler avant de mourir. Ils avaient été réquisitionnés par les nazis pour creuser les fosses, au petit matin, pour transporter les Juifs du village à la fosse en chariots, à cheval, pour combler les fosses alors que les Juifs ne sont bien souvent que blessés

par les tirs, Yahad-in_Unum a retrouvé plus de 850 sites d’extermination, la plupart étant inconnus, et établi les preuves balistiques, archivistiques, de mémoire orale, qui montrent sans aucun doute possible que des femmes, des enfants, des vieillards ont été fusillés en Ukraine et en Biélorussie, uniquement parce qu’il

étaient Juifs. A Bodgdanivka, la fosse contient plus de 42000 juifs.

Plus de deux millions de juifs ont été tués comme des animaux et enterrés comme des animaux dans des fossés, derrière les églises, dans des parcs.

C’était la Shoah par balles

A l’Est de l’Europe la vérité de la Shoah réside dans la conscience des pauvres.

Il y a une semaine j’étais en Biélorussie avec mon équipe.

Ivan, 78 ans, raconte :

Chaque fois que les nazis assassinaient des familles juives dans le Ghetto de Brest, nous, les prisonniers soviétique, étions forcés d’emballer dans des grandes caisses en bois les biens des juifs pour les vendre aux enchères sur le marché. Dans chaque caisse nous devions mettre une paire de chaussure, une robe, des bijoux, puis fermer la caisse. Après l’extermination totale du Ghetto, il a fallu faire venir plusieurs camions pour emmener les caisses des biens juifs au marché de la ville. Les pauvres gens de l’Est veulent aujourd’hui que nous sachions qu’un continent entier fût transformé en continent d’extermination.

Hanna, tremblante, les yeux baissés murmure :

Moi j’ai été forcée de marcher sur les corps des Juifs après chaque fusillade pour faire de la place dans la fosse.

Puis ma classe de jeunes filles juives est arrivée. Ils ont tiré. J’ai du marché sur elles comme les autres.

Nous avons retrouvé plus de 900 témoins ukrainiens ou biélorusses présents aux fusillades des juifs.

Pourquoi Yahad-in_Unum sacrifie son énergie pour retrouver les fosses des Juifs tués dans la Shoah par balles ?

Tout d’abord pour leur rendre dignité et qu’ils puissent enfin recevoir un kaddish.

Ils ont été tués comme des animaux et enterrés comme des bêtes. Aujourd’hui bien souvent, des maraudeurs ouvrent les fosses pour chercher l’or dentaire.

Mais aussi parce qu’il y a aujourd’hui sur notre planète des individus et des groupes qui organisent une propagande pour prétendre que la Shoah n’a pas existée, que c’est un mensonge pour justifier la naissance d’Etat d’Israël. Le négationnisme n’est pas une position intellectuelle. Il n’y a pas de négationniste sans antisémitisme. Le négationnisme veut ôter de façon odieuse toute légitimité au peuple juif.

Certains négationnistes se prétendent catholiques, d’autres sont président de l’Iran, tous sont issus de la même lignée. Le négationnisme est un héritage d’Himmler et d’Heydrich qui en juillet 42 ont décidé de déterrer et brûler les corps des juifs fusillés dans l’opération secrète appelée 1005.

L’opération 1005 était la maison mère des négationnistes.

Ne l’oublions pas ! Le premier négationnisme était un négationnisme de brasiers. Yahad-in Unum, ensemble nous ne travaillons par pour demain, mais pour après-demain lorsque les survivants seront rares parmi nous.

Nous travaillons pour que le Monde sache qu’il y a eu des Hommes et de Femmes qui voulurent construire un Monde en éradiquant de la Terre le peuple du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

La Shoah fut le fruit noir de l’antisémitisme.

L’antisémitisme est un péché contre Dieu et contre l’Humanité, répétait le pape Jean Paul II.

Malheureusement un péché ne meurt jamais.

Beaucoup cherchent à ce que nos voix se taisent.

Nous ne nous tairons pas, car le sang d’Olga, 4 ans, fusillée à Simferopol, de Itzrik, 7 ans, fusillé à Busk, d’Edip, 16 ans, fusillé à Tarnopil . Le sang d’Abel assassiné par Caïn ne cesse de crier vers le Ciel. Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas, condamner les enfants assassinés dans la Shoah au silence, nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas construire un monde moderne sur les milliers de fosses communes inconnues des juifs assassinés.

Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas bâtir le monde en demandant à Abel de se taire.

du journal « Avvenire »: À la recherche des Justes anonymes

27 janvier, 2007

j’ai traduit un article du journal « Avvenire », un approfondissement du journaliste sur la Shoah, chacun de nous – aussi chrétiens – il a sa mémoire de ces faits, le propre sens de l’horreur, la propre réaction, je ne pas fais de commente; les souvenirs ici à Rome ils sont forts et la souffrance a été grande, j’ai rencontré quelques survivant mais je ne peux pas raconter, seul ils peuvent le faire, il y a un respect pour ces faits qu’il va à l’aussi de la des mots,  même si elles doivent être dites de qui peut et il sait ; 

Shoah, le Jour de
la Mémoire 

À la recherche des Justes anonymes 

Roberto Righetto 

Dans une scène de Vie et je destine, le grandiose fresque de Vasilij Grossman sur l’horreur de tous les deux les totalitarismes qui ont marqué ’900, une femme russe offre un morceau de pain à un soldat allemand fait prisonnier des soviétiques après assiège de Stalingrad, vraiment pendant que le jeune nazie craint d’être lynché. Elle est une page emblématique de l’existence des Justes, de tous ceux c’est-à-dire qu’au beau milieu d’une tragédie inénarrable, en risquant souvent sa vie et beaucoup de fois en agissant presque pour instinct et sans buts dus à une idéologie, ils ont aidé un blessé même si militait dans file opposées, ont caché juifs qui étaient persécutés, ont vu en somme dans l’autre un homme et pas un ennemi. Elles sont les personnes qui sont recomptées de Margarete buber-Neumann dans ce magnifique et ensemble terrible document des atrocités du nazisme et du communisme qui est Prisonnier de Stalin et de Hitler : personnes que dans le lager ont décidé d’aider l’autre et qu’elles cohabitaient avec cette énorme zone grise qui finissait pour être complice déesses bourreaux et que Premo Levi a mis en bas accusation, énervé de ceux qui peignaient les criminels nazis comme l’incarnation du mal absolu, en oubliant les responsabilités de tous. En réalité, comme bien elle a écrit le historique Tzvetan Todorov dans un sage (Mémoire du mal, tentation de bien) qu’il reste dont il faut tenir compte pour qui veut s’accoster sans pré jugements à l’histoire de ’900, les figures des Justes, des témoins silencieux se profilent pas seulement pour leur héroïsme, mais pour leur normalité. Il y eut donc qui sut résister au mal. Pas seulement : qui eut le courage de dire non à la tyrannie et que souvent il subit à son tour injustices si pas atrocité. Mais l’injustice plus grande, à au-delà à de 60 ans de distance, reste cette de l’oubli historique. Le débat qui s’est déroulé dans ces mois sur les pages culturelles de « Avvenire » a eu vraiment le but de rouvrir une page d’histoire collective peu étudiée et explorée. On traite d’affronter une question : peut-être que l’histoire du Shoah n’est pas de réécrire – ou mieux, de préciser de nouveau – en en racontant même le Bien que ces ans terribles ont vu émerger ? Pas certes pour diminuer l’énormité de ce qu’arrivé, mais parce que même la « recherche sur bien », et pas seulement celle sur le « mal », a sens pour l’histoire. Les italiens connaissent d’ans maintenant quelques figures de « Schindler » italiennes, de George Perlasca à Giovanni Palatucci, mais certainement l’exigence « d’un Wiesenthal pour les Justes » s’impose à la recherche historiographique: ils a il y les 27.000 dans tout hébreux sauvés sur 35.000 qui vivaient en Italie, mais seulement 371 sont les « Justes entre les nations » reconnus. Pourquoi cette recherche a-t-il été jusqu’à aujourd’hui ainsi fragmentaire ? Pourquoi tant de inattention ? Il est peut-être arrivé le temps d’une histoire sans idéologies, oserions dire d’une « histoire commune » entre des hébreux et des chrétiens. Vraiment pour rendre honneur à la légion des Justes anonymes, à ces  » raccommodeurs de l’existence », pour la dire avec le théologue Olivier Clément, qui avec leur oeuvre réagissent et ils posent remède au monde continûment déchiré des forces du rien ; mais même pour indiquer les historiens – italiens mais pas seulement – une piste de travail qui porte finalement à recompter avec plus de caractère complet les immenses actes des saveur. Même sauvés ils les rendront mérite. 

LE SOULÈVEMENT DU GHETTO DE VARSOVIE

27 janvier, 2007

du site:

http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?lang=fr&ModuleId=45

LE SOULÈVEMENT DU GHETTO DE VARSOVIE

visitez le site « Enciclopedie Multimedia de la Shoah »:

http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/fr/ LE SOULÈVEMENT DU GHETTO DE VARSOVIE dans Shoah 34083b

United States Holocaust Memorial Museum

Entre juillet et la mi-septembre 1942, les Allemands déportèrent au moins 300 000 Juifs du ghetto de Varsovie. Pour les 40 000 qui restaient dans le ghetto, la déportation semblait inéluctable.

Plusieurs organisations juives créèrent une unité de défense armée, l’Organisation juive de combat (OJC ou Zydowska Organizacja Bojowa – ZOB). Le Parti révisionniste (les sionistes de droite) fonda une autre organisation de résistance, l’Union combattante juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy – ZZW). Bien qu’au départ il existât certaines tensions entre ces deux organisations, elles décidèrent en fin de compte de combattre ensemble contre les nouvelles déportations.

Les Allemands tentèrent de reprendre les déportations des Juifs de Varsovie en janvier 1943. Un groupe de combattants juifs s’infiltra dans un groupe de Juifs que l’on dirigeait vers l’Umschlagplatz (point de rassemblement) et, à un signal donné, se jeta sur les gardes allemands. Après avoir pris entre 5 000 et 6 500 résidents du ghetto, les Allemands interrompirent les déportations. Encouragés par le succès apparent de la résistance, l’arrêt des déportations, les habitants du ghetto commencèrent à bâtir des abris souterrains (qu’ils nommèrent « bunkers ») en préparation d’une révolte, au cas où les Allemands entameraient la déportation finale. Les Allemands avaient l’intention de commencer à déporter les Juifs restants dans le ghetto de Varsovie le 19 avril 1943, le soir de
la Pâque juive. Lorsqu’ils entrèrent ce jour-là dans le ghetto, les rues étaient vides. La reprise des déportations constitua le signal d’une révolte armée. Bien que les Allemands soient rapidement venus à bout de la résistance militaire, des individus et de petits groupes continuèrent à se cacher et à combattre les Allemands jusqu’au 16 mai 1943. La révolte du ghetto de Varsovie fut la première révolte urbaine et symboliquement la plus importante de l’Europe occupée
Le commandant de l’OJC, Mordekhaï Anielewicz, dirigea les forces de la résistance dans la révolte du ghetto de Varsovie. Le troisième jour de la révolte, des forces blindées commandées par le général SS Jürgen Stroop commencèrent à incendier le ghetto, un immeuble après l’autre, pour faire sortir les Juifs de leurs cachettes. Les combattants effectuaient des raids sporadiques, mais les Allemands réduisirent systématiquement le ghetto en ruines. Anielewicz et ses amis furent tués lors d’une attaque de leur bunker, le 8 mai.
Le 16 mai 1943, Stroop ordonna la destruction de
la Grande synagogue de la rue Tlomacki, pour symboliser la victoire allemande. Du ghetto il ne restait que des ruines. Stroop rapporta avoir capturé 56 065 Juifs et détruit 631 abris. Il estima que ses unités avaient tué 7 000 Juifs durant la révolte. Environ 7 000 autres furent déportés à Treblinka, où ils furent exterminés. Les Allemands déportèrent les Juifs survivants dans les camps de travail de Poniatowa, de Trawniki et de
Maïdanek.
Les Allemands avaient prévu de liquider le ghetto de Varsovie en trois jours mais les combattants juifs réussirent à tenir plus d’un mois.

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