Archive pour la catégorie 'Saint François d’Assisi'

4 Octobre : Saint François d’Assise – Liturgie des Heures – Office des Lectures

3 octobre, 2011

du site:

http://www.aelf.org/office-lectures

4 Octobre : Saint François d’Assise

Liturgie des Heures – Office des Lectures

LETTRE DE S. FRANÇOIS À TOUS LES FIDÈLES

À tous les chrétiens, religieux, clercs et laïques, hommes et femmes, à tous ceux qui habitent dans le monde entier, le frère François, leur serviteur et leur sujet : hommage et respect, vraie paix du ciel et sincère charité dans le Seigneur.
Puisque je suis le serviteur de tous, je suis tenu de me mettre au service de tous, et de me faire le ministre des paroles pleines de parfum de mon Seigneur. C’est pourquoi, considérant en moi-même que je ne puis, à cause des maladies et de la faiblesse de mon corps, aller vous visiter tous et chacun, je me suis proposé de vous adresser la présente lettre et ce message, pour vous rapporter les paroles de Notre Seigneur Jésus Christ, qui est la Parole du Père, et les paroles du Saint-Esprit, qui sont Esprit et Vie.
Ce Verbe du Père, si digne, si saint et si glorieux, le Père très haut en annonça la venue, par son saint archange Gabriel, à la sainte et glorieuse Vierge Marie, du sein de laquelle le Verbe reçut vraiment la chair de notre humanité fragile. Lui qui était riche plus que tout, il a voulu choisir, avec sa bienheureuse Mère, par-dessus tout, la pauvreté.
Proche de sa Passion, il célébra la Pâque avec ses disciples. ~ Ensuite il pria son Père en disant : Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! ~ Cependant, il mit sa volonté dans la volonté de son Père, en disant : Père, que ta volonté soit faite, non comme je veux, mais comme tu veux !
Or, la volonté du Père fut que son Fils béni et glorieux, qu’il nous a donné et qui est né pour nous, s’offrît lui-même par son propre sang, en sacrifice et en victime sur l’autel de la Croix ; non pour lui-même, par qui toutes choses ont été faites, mais pour nos péchés, nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces. Il veut que tous nous soyons sauvés par lui, et que nous le recevions d’un cœur pur et dans un corps chaste.~
Qu’ils sont heureux et bénis, ceux qui aiment le Seigneur et font ce qu’il dit lui-même dans l’Évangile : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, et ton prochain comme toi-même. Aimons donc Dieu et adorons-le avec pureté de cœur et d’esprit, car c’est là ce qu’il cherche par-dessus tout quand il dit : Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car tous ceux qui l’adorent doivent l’adorer en esprit et en vérité. Adressons-lui des louanges et des prières, jour et nuit, en disant : Notre Père qui es aux cieux. Car il nous faut toujours prier et ne cesser jamais. ~
En outre, faisons de dignes fruits de pénitence. Puis aimons notre prochain comme nous-mêmes. ~ Ayons donc charité et humilité : faisons des aumônes, car elles lavent les âmes des souillures de leurs péchés. En effet, les hommes perdent tout ce qu’ils laissent en ce monde ; tandis qu’ils emportent avec eux le prix de leur charité et les aumônes qu’ils ont faites : ils en recevront de Dieu la récompense et la digne rémunération. ~
Nous ne devons être ni sages ni prudents selon la chair ; mais nous devons plutôt être simples, humbles et purs. ~ Jamais nous ne devons désirer d’être au-dessus des autres ; mais nous devons plutôt être serviteurs et soumis a toute créature humaine à cause de Dieu.
Tous ceux qui agiront ainsi et persévéreront jusqu’à la fin, l’Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux habitation et demeure, et ils seront fils du Père céleste dont ils font les œuvres : et ils seront époux, frères et mères de Notre Seigneur Jésus Christ.

4 octobre : Saint François d’Assise (Pape Benoît)

3 octobre, 2011

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100127_fr.html

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 27 janvier 2010

Saint François d’Assise

Chers frères et sœurs,

Dans une récente catéchèse, j’ai déjà illustré le rôle providentiel que l’Ordre des frères mineurs et l’Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d’Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l’Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd’hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.
« Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l’insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l’époque. A l’âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu’il avait mené jusqu’alors. C’est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s’anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l’église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l’état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l’Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l’amour; une destruction intérieure de l’Eglise qui comporte également une décomposition de l’unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l’appel plus profond à renouveler l’Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l’enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l’église mère de toutes les églises, s’écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu’elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d’une part, que ce n’est pas le Pape qui apporte son aide afin que l’église ne s’écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d’une grande culture théologique, et d’un grand pouvoir politique, toutefois, ce n’est pas lui qui renouvelle l’église, mais le religieux petit et insignifiant: c’est saint François, appelé par Dieu. Mais d’autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l’Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l’Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l’Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l’Eglise. C’est ensemble que se développe le véritable renouveau.
Retournons à la vie de saint François. Etant donné que son père Bernardone lui reprochait sa générosité exagérée envers les pauvres, François, devant l’évêque d’Assise, à travers un geste symbolique, se dépouille de ses vêtements, montrant ainsi son intention de renoncer à l’héritage paternel: comme au moment de la création, François n’a rien, mais uniquement la vie que lui a donnée Dieu, entre les mains duquel il se remet. Puis il vécut comme un ermite, jusqu’à ce que, en 1208, eut lieu un autre événement fondamental dans l’itinéraire de sa conversion. En écoutant un passage de l’Evangile de Matthieu – le discours de Jésus aux apôtres envoyés en mission –, François se sentit appelé à vivre dans la pauvreté et à se consacrer à la prédication. D’autres compagnons s’associèrent à lui, et en 1209, il se rendit à Rome, pour soumettre au Pape Innocent III le projet d’une nouvelle forme de vie chrétienne. Il reçut un accueil paternel de la part de ce grand Souverain Pontife, qui, illuminé par le Seigneur, perçut l’origine divine du mouvement suscité par François. Le Poverello d’Assise avait compris que tout charisme donné par l’Esprit Saint doit être placé au service du Corps du Christ, qui est l’Eglise; c’est pourquoi, il agit toujours en pleine communion avec l’autorité ecclésiastique. Dans la vie des saints, il n’y a pas d’opposition entre charisme prophétique et charisme de gouvernement, et si apparaissent des tensions, ils savent attendre avec patience les temps de l’Esprit Saint.
En réalité, certains historiens du XIXe siècle et même du siècle dernier ont essayé de créer derrière le François de la tradition, un soi-disant François historique, de même que l’on essaie de créer derrière le Jésus des Evangiles, un soi-disant Jésus historique. Ce François historique n’aurait pas été un homme d’Eglise, mais un homme lié immédiatement uniquement au Christ, un homme qui voulait créer un renouveau du peuple de Dieu, sans formes canoniques et sans hiérarchie. La vérité est que saint François a eu réellement une relation très directe avec Jésus et avec la Parole de Dieu, qu’il voulait suivre sine glossa, telle quelle, dans toute sa radicalité et sa vérité. Et il est aussi vrai qu’initialement, il n’avait pas l’intention de créer un Ordre avec les formes canoniques nécessaires, mais simplement, avec la parole de Dieu et la présence du Seigneur, il voulait renouveler le peuple de Dieu, le convoquer de nouveau à l’écoute de la parole et de l’obéissance verbale avec le Christ. En outre, il savait que le Christ n’est jamais « mien », mais qu’il est toujours « nôtre », que le Christ, je ne peux pas l’avoir « moi » et reconstruire « moi » contre l’Eglise, sa volonté et son enseignement, mais uniquement dans la communion de l’Eglise construite sur la succession des Apôtres qui se renouvelle également dans l’obéissance à la parole de Dieu.
Et il est également vrai qu’il n’avait pas l’intention de créer un nouvel ordre, mais uniquement de renouveler le peuple de Dieu pour le Seigneur qui vient. Mais il comprit avec souffrance et avec douleur que tout doit avoir son ordre, que le droit de l’Eglise lui aussi est nécessaire pour donner forme au renouveau et ainsi réellement il s’inscrivit de manière totale, avec le cœur, dans la communion de l’Eglise, avec le Pape et avec les évêques. Il savait toujours que le centre de l’Eglise est l’Eucharistie, où le Corps du Christ et son Sang deviennent présents. A travers le Sacerdoce, l’Eucharistie est l’Eglise. Là où le Sacerdoce, le Christ et la communion de l’Eglise vont de pair, là seul habite aussi la parole de Dieu. Le vrai François historique est le François de l’Eglise et précisément de cette manière, il parle aussi aux non-croyants, aux croyants d’autres confessions et religions.
François et ses frères, toujours plus nombreux, s’établirent à la Portioncule, ou église Sainte-Marie des Anges, lieu sacré par excellence de la spiritualité franciscaine. Claire aussi, une jeune femme d’Assise, de famille noble, se mit à l’école de François. Ainsi vit le jour le deuxième ordre franciscain, celui des Clarisses, une autre expérience destinée à produire d’insignes fruits de sainteté dans l’Eglise.
Le successeur d’Innocent III lui aussi, le Pape Honorius III, avec sa bulle Cum dilecti de 1218 soutint le développement singulier des premiers Frères mineurs, qui partaient ouvrir leurs missions dans différents pays d’Europe, et jusqu’au Maroc. En 1219, François obtint le permis d’aller s’entretenir, en Egypte, avec le sultan musulman, Melek-el-Kâmel, pour prêcher là aussi l’Evangile de Jésus. Je souhaite souligner cet épisode de la vie de saint François, qui est d’une grande actualité. A une époque où était en cours un conflit entre le christianisme et l’islam, François, qui n’était volontairement armé que de sa foi et de sa douceur personnelle, parcourut concrètement la voie du dialogue. Les chroniques nous parlent d’un accueil bienveillant et cordial reçu de la part du sultan musulman. C’est un modèle dont devraient s’inspirer aujourd’hui encore les relations entre chrétiens et musulmans: promouvoir un dialogue dans la vérité, dans le respect réciproque et dans la compréhension mutuelle (cf. Nostra Aetate, n. 3). Il semble ensuite que François ait visité la Terre Sainte, jetant ainsi une semence qui porterait beaucoup de fruits: ses fils spirituels en effet firent des Lieux où vécut Jésus un contexte privilégié de leur mission. Je pense aujourd’hui avec gratitude aux grands mérites de la Custodie franciscaine de Terre Sainte.
De retour en Italie, François remit le gouvernement de l’ordre à son vicaire, le frère Pietro Cattani, tandis que le Pape confia à la protection du cardinal Ugolino, le futur Souverain Pontife Grégoire IX, l’Ordre, qui recueillait de plus en plus d’adhésions. Pour sa part, son Fondateur, se consacrant tout entier à la prédication qu’il menait avec un grand succès, rédigea la Règle, ensuite approuvée par le Pape.
En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.
La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.
Il a été dit que François représente un alter Christus, qu’il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l’Evangile, l’aimer intensément, en imiter les vertus. Il a en particulier voulu accorder une valeur fondamentale à la pauvreté intérieure et extérieure, en l’enseignant également à ses fils spirituels. La première béatitude du Discours de la Montagne – Bienheureux les pauvres d’esprit car le royaume des cieux leur appartient (Mt 5, 3) a trouvé une réalisation lumineuse dans la vie et dans les paroles de saint François. Chers amis, les saints sont vraiment les meilleurs interprètes de la Bible; ils incarnent dans leur vie la Parole de Dieu, ils la rendent plus que jamais attirante, si bien qu’elle nous parle concrètement. Le témoignage de François, qui a aimé la pauvreté pour suivre le Christ avec un dévouement et une liberté totale, continue à être également pour nous une invitation à cultiver la pauvreté intérieure afin de croître dans la confiance en Dieu, en unissant également un style de vie sobre et un détachement des biens matériels.
Chez François, l’amour pour le Christ s’exprima de manière particulière dans l’adoration du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci: « Toute l’humanité a peur, l’univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l’autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l’univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain » (François d’Assise, Ecrits, Editrice Francescane, Padoue 2002, 401).
En cette année sacerdotale, j’ai également plaisir à rappeler une recommandation adressée par François aux prêtres: « Lorsqu’ils voudront célébrer la Messe, purs de manière pure, qu’ils présentent avec respect le véritable sacrifice du Très Saint Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ » (François d’Assise, Ecrits, 399). François faisait toujours preuve d’un grand respect envers les prêtres et il recommandait de toujours les respecter, même dans le cas où ils en étaient personnellement peu dignes. Il donnait comme motivation de ce profond respect le fait qu’ils avaient reçu le don de consacrer l’Eucharistie. Chers frères dans le sacerdoce, n’oublions jamais cet enseignement: la sainteté de l’Eucharistie nous demande d’être purs, de vivre de manière cohérente avec le Mystère que nous célébrons.
De l’amour pour le Christ naît l’amour envers les personnes et également envers toutes les créatures de Dieu. Voilà un autre trait caractéristique de la spiritualité de François: le sens de la fraternité universelle et l’amour pour la création, qui lui inspira le célèbre Cantique des créatures. C’est un message très actuel. Comme je l’ai rappelé dans ma récente encyclique Caritas in veritate, seul un développement qui respecte la création et qui n’endommage pas l’environnement pourra être durable (cf. nn. 48-52), et dans le Message pour la Journée mondiale de la paix de cette année, j’ai souligné que l’édification d’une paix solide est également liée au respect de la création. François nous rappelle que dans la création se déploient la sagesse et la bienveillance du Créateur. Il comprend la nature précisément comme un langage dans lequel Dieu parle avec nous, dans lequel la réalité devient transparente et où nous pouvons parler de Dieu et avec Dieu.
Chers amis, François a été un grand saint et un homme joyeux. Sa simplicité, son humilité, sa foi, son amour pour le Christ, sa bonté envers chaque homme et chaque femme l’ont rendu heureux en toute situation. En effet, entre la sainteté et la joie existe un rapport intime et indissoluble. Un écrivain français a dit qu’il n’existe qu’une tristesse au monde: celle de ne pas être saints, c’est-à-dire de ne pas être proches de Dieu. En considérant le témoignage de saint François, nous comprenons que tel est le secret du vrai bonheur: devenir saints, proches de Dieu!
Que la Vierge, tendrement aimée de François, nous obtienne ce don. Nous nous confions à Elle avec les paroles mêmes du Poverello d’Assise: « Sainte Vierge Marie, il n’existe aucune femme semblable à toi née dans le monde, fille et servante du très haut Roi et Père céleste, Mère de notre très Saint Seigneur Jésus Christ, épouse de l’Esprit Saint: prie pour nous… auprès de ton bien-aimé Fils, Seigneur et Maître » (François d’Assise, Ecrits, 163).

17 SEPTEMBRE : LES STIGMATES de SAINT FRANÇOIS D’ASSISE – (1224)

17 septembre, 2011

du site:

http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-17.htm

17 SEPTEMBRE : LES STIGMATES de SAINT FRANÇOIS D’ASSISE – (1224)

Deux ans avant sa mort, saint François s’était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d’y célébrer l’Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l’archange saint Michel par quarante jours de jeûne.

C’était aux environs de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l’attente de l’aube, agenouillé devant sa cellule. «O Seigneur Jésus-Christ, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T’a conduit, Toi, le Fils de Dieu, à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs!»
Tandis qu’il contemplait avec grand recueillement les souffrances du Sauveur, voici qu’il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d’un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s’élevaient au-dessus de sa tête, deux s’étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l’âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s’approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l’ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de Notre-Seigneur.
La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d’Assise en proie à d’inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu’au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l’autre côté et enfoncées dans la chair.
Saint Bonaventure qui a écrit la vie de saint François une trentaine d’années après sa mort, affirme que ceux qui virent et touchèrent ces stigmates constatèrent que les clous étaient miraculeusement formés de sa chair et tellement adhérants que lorsqu’on les pressait d’un côté, ils avançaient tout d’une pièce de l’autre. Ces clous se trouvaient si bien unis à la chair et à la peau de saint François que même après sa mort, on essaya vainement de les en arracher. Des milliers de témoins oculaires ont contemplé les fascinantes empreintes pendant la vie et après la mort du grand dévot de la Passion de Jésus.
Attentif à tenir ses stigmates cachées, saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. Dieu qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine.
Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n’avait jamais été accordée auparavant à la sainte Eglise. Le souverain pontife Sixte V ordonna d’insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l’Eglise universelle dans le but d’éveiller l’amour de Jésus crucifié dans tous les coeurs.

Résumé O.D.M.

Pape Benoît: Saint François d’Assise (Mercredi 27 janvier 2010)

3 octobre, 2010

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100127_fr.html

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 27 janvier 2010

Saint François d’Assise

Chers frères et sœurs,
Dans une récente catéchèse, j’ai déjà illustré le rôle providentiel que l’Ordre des frères mineurs et l’Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d’Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l’Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd’hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.

« Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l’insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l’époque. A l’âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu’il avait mené jusqu’alors. C’est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s’anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l’église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l’état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l’Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l’amour; une destruction intérieure de l’Eglise qui comporte également une décomposition de l’unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l’appel plus profond à renouveler l’Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l’enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l’église mère de toutes les églises, s’écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu’elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d’une part, que ce n’est pas le Pape qui apporte son aide afin que l’église ne s’écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d’une grande culture théologique, et d’un grand pouvoir politique, toutefois, ce n’est pas lui qui renouvelle l’église, mais le religieux petit et insignifiant: c’est saint François, appelé par Dieu. Mais d’autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l’Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l’Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l’Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l’Eglise. C’est ensemble que se développe le véritable renouveau.

Retournons à la vie de saint François. Etant donné que son père Bernardone lui reprochait sa générosité exagérée envers les pauvres, François, devant l’évêque d’Assise, à travers un geste symbolique, se dépouille de ses vêtements, montrant ainsi son intention de renoncer à l’héritage paternel: comme au moment de la création, François n’a rien, mais uniquement la vie que lui a donnée Dieu, entre les mains duquel il se remet. Puis il vécut comme un ermite, jusqu’à ce que, en 1208, eut lieu un autre événement fondamental dans l’itinéraire de sa conversion. En écoutant un passage de l’Evangile de Matthieu – le discours de Jésus aux apôtres envoyés en mission –, François se sentit appelé à vivre dans la pauvreté et à se consacrer à la prédication. D’autres compagnons s’associèrent à lui, et en 1209, il se rendit à Rome, pour soumettre au Pape Innocent III le projet d’une nouvelle forme de vie chrétienne. Il reçut un accueil paternel de la part de ce grand Souverain Pontife, qui, illuminé par le Seigneur, perçut l’origine divine du mouvement suscité par François. Le Poverello d’Assise avait compris que tout charisme donné par l’Esprit Saint doit être placé au service du Corps du Christ, qui est l’Eglise; c’est pourquoi, il agit toujours en pleine communion avec l’autorité ecclésiastique. Dans la vie des saints, il n’y a pas d’opposition entre charisme prophétique et charisme de gouvernement, et si apparaissent des tensions, ils savent attendre avec patience les temps de l’Esprit Saint.

En réalité, certains historiens du XIXe siècle et même du siècle dernier ont essayé de créer derrière le François de la tradition, un soi-disant François historique, de même que l’on essaie de créer derrière le Jésus des Evangiles, un soi-disant Jésus historique. Ce François historique n’aurait pas été un homme d’Eglise, mais un homme lié immédiatement uniquement au Christ, un homme qui voulait créer un renouveau du peuple de Dieu, sans formes canoniques et sans hiérarchie. La vérité est que saint François a eu réellement une relation très directe avec Jésus et avec la Parole de Dieu, qu’il voulait suivre sine glossa, telle quelle, dans toute sa radicalité et sa vérité. Et il est aussi vrai qu’initialement, il n’avait pas l’intention de créer un Ordre avec les formes canoniques nécessaires, mais simplement, avec la parole de Dieu et la présence du Seigneur, il voulait renouveler le peuple de Dieu, le convoquer de nouveau à l’écoute de la parole et de l’obéissance verbale avec le Christ. En outre, il savait que le Christ n’est jamais « mien », mais qu’il est toujours « nôtre », que le Christ, je ne peux pas l’avoir « moi » et reconstruire « moi » contre l’Eglise, sa volonté et son enseignement, mais uniquement dans la communion de l’Eglise construite sur la succession des Apôtres qui se renouvelle également dans l’obéissance à la parole de Dieu.

Et il est également vrai qu’il n’avait pas l’intention de créer un nouvel ordre, mais uniquement de renouveler le peuple de Dieu pour le Seigneur qui vient. Mais il comprit avec souffrance et avec douleur que tout doit avoir son ordre, que le droit de l’Eglise lui aussi est nécessaire pour donner forme au renouveau et ainsi réellement il s’inscrivit de manière totale, avec le cœur, dans la communion de l’Eglise, avec le Pape et avec les évêques. Il savait toujours que le centre de l’Eglise est l’Eucharistie, où le Corps du Christ et son Sang deviennent présents. A travers le Sacerdoce, l’Eucharistie est l’Eglise. Là où le Sacerdoce, le Christ et la communion de l’Eglise vont de pair, là seul habite aussi la parole de Dieu. Le vrai François historique est le François de l’Eglise et précisément de cette manière, il parle aussi aux non-croyants, aux croyants d’autres confessions et religions.

François et ses frères, toujours plus nombreux, s’établirent à la Portioncule, ou église Sainte-Marie des Anges, lieu sacré par excellence de la spiritualité franciscaine. Claire aussi, une jeune femme d’Assise, de famille noble, se mit à l’école de François. Ainsi vit le jour le deuxième ordre franciscain, celui des Clarisses, une autre expérience destinée à produire d’insignes fruits de sainteté dans l’Eglise.

Le successeur d’Innocent III lui aussi, le Pape Honorius III, avec sa bulle Cum dilecti de 1218 soutint le développement singulier des premiers Frères mineurs, qui partaient ouvrir leurs missions dans différents pays d’Europe, et jusqu’au Maroc. En 1219, François obtint le permis d’aller s’entretenir, en Egypte, avec le sultan musulman, Melek-el-Kâmel, pour prêcher là aussi l’Evangile de Jésus. Je souhaite souligner cet épisode de la vie de saint François, qui est d’une grande actualité. A une époque où était en cours un conflit entre le christianisme et l’islam, François, qui n’était volontairement armé que de sa foi et de sa douceur personnelle, parcourut concrètement la voie du dialogue. Les chroniques nous parlent d’un accueil bienveillant et cordial reçu de la part du sultan musulman. C’est un modèle dont devraient s’inspirer aujourd’hui encore les relations entre chrétiens et musulmans: promouvoir un dialogue dans la vérité, dans le respect réciproque et dans la compréhension mutuelle (cf. Nostra Aetate, n. 3). Il semble ensuite que François ait visité la Terre Sainte, jetant ainsi une semence qui porterait beaucoup de fruits: ses fils spirituels en effet firent des Lieux où vécut Jésus un contexte privilégié de leur mission. Je pense aujourd’hui avec gratitude aux grands mérites de la Custodie franciscaine de Terre Sainte.

De retour en Italie, François remit le gouvernement de l’ordre à son vicaire, le frère Pietro Cattani, tandis que le Pape confia à la protection du cardinal Ugolino, le futur Souverain Pontife Grégoire IX, l’Ordre, qui recueillait de plus en plus d’adhésions. Pour sa part, son Fondateur, se consacrant tout entier à la prédication qu’il menait avec un grand succès, rédigea la Règle, ensuite approuvée par le Pape.

En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

Il a été dit que François représente un alter Christus, qu’il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l’Evangile, l’aimer intensément, en imiter les vertus. Il a en particulier voulu accorder une valeur fondamentale à la pauvreté intérieure et extérieure, en l’enseignant également à ses fils spirituels. La première béatitude du Discours de la Montagne – Bienheureux les pauvres d’esprit car le royaume des cieux leur appartient (Mt 5, 3) a trouvé une réalisation lumineuse dans la vie et dans les paroles de saint François. Chers amis, les saints sont vraiment les meilleurs interprètes de la Bible; ils incarnent dans leur vie la Parole de Dieu, ils la rendent plus que jamais attirante, si bien qu’elle nous parle concrètement. Le témoignage de François, qui a aimé la pauvreté pour suivre le Christ avec un dévouement et une liberté totale, continue à être également pour nous une invitation à cultiver la pauvreté intérieure afin de croître dans la confiance en Dieu, en unissant également un style de vie sobre et un détachement des biens matériels.

Chez François, l’amour pour le Christ s’exprima de manière particulière dans l’adoration du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci: « Toute l’humanité a peur, l’univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l’autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l’univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain » (François d’Assise, Ecrits, Editrice Francescane, Padoue 2002, 401).

En cette année sacerdotale, j’ai également plaisir à rappeler une recommandation adressée par François aux prêtres: « Lorsqu’ils voudront célébrer la Messe, purs de manière pure, qu’ils présentent avec respect le véritable sacrifice du Très Saint Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ » (François d’Assise, Ecrits, 399). François faisait toujours preuve d’un grand respect envers les prêtres et il recommandait de toujours les respecter, même dans le cas où ils en étaient personnellement peu dignes. Il donnait comme motivation de ce profond respect le fait qu’ils avaient reçu le don de consacrer l’Eucharistie. Chers frères dans le sacerdoce, n’oublions jamais cet enseignement: la sainteté de l’Eucharistie nous demande d’être purs, de vivre de manière cohérente avec le Mystère que nous célébrons.

De l’amour pour le Christ naît l’amour envers les personnes et également envers toutes les créatures de Dieu. Voilà un autre trait caractéristique de la spiritualité de François: le sens de la fraternité universelle et l’amour pour la création, qui lui inspira le célèbre Cantique des créatures. C’est un message très actuel. Comme je l’ai rappelé dans ma récente encyclique Caritas in veritate, seul un développement qui respecte la création et qui n’endommage pas l’environnement pourra être durable (cf. nn. 48-52), et dans le Message pour la Journée mondiale de la paix de cette année, j’ai souligné que l’édification d’une paix solide est également liée au respect de la création. François nous rappelle que dans la création se déploient la sagesse et la bienveillance du Créateur. Il comprend la nature précisément comme un langage dans lequel Dieu parle avec nous, dans lequel la réalité devient transparente et où nous pouvons parler de Dieu et avec Dieu.

Chers amis, François a été un grand saint et un homme joyeux. Sa simplicité, son humilité, sa foi, son amour pour le Christ, sa bonté envers chaque homme et chaque femme l’ont rendu heureux en toute situation. En effet, entre la sainteté et la joie existe un rapport intime et indissoluble. Un écrivain français a dit qu’il n’existe qu’une tristesse au monde: celle de ne pas être saints, c’est-à-dire de ne pas être proches de Dieu. En considérant le témoignage de saint François, nous comprenons que tel est le secret du vrai bonheur: devenir saints, proches de Dieu!

Que la Vierge, tendrement aimée de François, nous obtienne ce don. Nous nous confions à Elle avec les paroles mêmes du Poverello d’Assise: « Sainte Vierge Marie, il n’existe aucune femme semblable à toi née dans le monde, fille et servante du très haut Roi et Père céleste, Mère de notre très Saint Seigneur Jésus Christ, épouse de l’Esprit Saint: prie pour nous… auprès de ton bien-aimé Fils, Seigneur et Maître » (François d’Assise, Ecrits, 163).

* * *

Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones présents, en particulier Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes qui accompagne un groupe de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes. Prions Dieu afin qu’il donne à son Eglise des saints, qui soient eux-aussi des « autres Christ ». Bon pèlerinage à tous!

QUI EST SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

2 octobre, 2010

du site:

http://missionsfranciscains.blogspot.com/2008/09/qui-est-franois-dassise.html

QUI EST SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

a) Origine

Pour mieux situer François d’Assise, il faut d’abord comprendre qu’il vit à l’époque du Moyen-Âge (période de l’histoire se situant entre 476 et 1453). Son pays est l’Italie, et sa ville, Assise, se trouve en Ombrie. « L’Ombrie, où François passa sa vie, est située dans l’Italie centrale, entre la marche d’Ancône et la Toscane. Cette contrée, pleine de contrastes et de beautés, offre à l’âme une variété de spectacles qui la contente entièrement » (Vie de Saint-François d’Assise, Omer Englebert, éd. Albin Michel, 1998, p.32).
François est né en 1181. C’est à cette période du Moyen-Âge que se construisent des hôpitaux, des abbayes, des églises, on y multiplie les pèlerinages et les prières, on prêche la croisade, les chevaliers se font défenseurs des plus petits, les troubadours parcourent l’Europe en chantant et en amusant le grand public.
b) Son histoire

Le père de François, Pierre Bernardone, est un commerçant, il vend de beaux tissus et de magnifiques étoffes. Il est parti en voyage d’affaires en France lorsque son fils vient au monde. Il insiste pour que son fils s’appelle François, en l’honneur de la France où il se procure la plupart de sa marchandise.
À l’adolescence François s’amuse avec ses amis. Il participe à des fêtes, fait une vie active, reçoit une éducation selon les principes et les valeurs d’une famille noble et riche.
En 1202 éclate une guerre entre les seigneurs des villes de Pérouse et Assise. François est alors âgé de 23 ans. Lui et ses compagnons participent activement à défendre leur ville ce qui, en ce temps-là, était normal pour les jeunes gens. Malheureusement, ils sont faits prisonniers et devront passer une année dans les geôles de la ville de Pérouse dans des conditions difficiles.
Pierre Bernardone obtient la libération de son fils en payant une rançon. François demeure un an en convalescence chez lui, sa santé étant chancelante.
Puis en 1205, il désire ardemment devenir chevalier. Il part défendre le Pape menacé par la guerre. Le soir venu, à Spolète, il entend une voix mystérieuse lui parler et qui lui ordonne : « Rentre chez toi. Là, tu apprendras ce qu’il faut faire ». Il rentre donc à Assise. Il est dans une phase de quête de sens. Il se questionne sur la vie, la mort, les injustices. Sa réflexion le tourmente et oriente son regard vers les laissés pour compte.
François est troublé. Il n’a plus envie d’artifices, délaisse ces amis, recherche la compagnie des pauvres auxquels il donne son argent et même ses vêtements!
Son père insiste pour qu’il s’occupe de la boutique, apprenne le métier de commerçant. Mais François n’a pas le même enthousiasme que son père pour le commerce. Il sent de plus en plus la présence de Dieu dans son cœur… Un jour qu’il allait à cheval dans la campagne, il rencontra un lépreux sur son chemin. Lui qui ne pouvait supporter leur présence auparavant, décide alors de prendre le lépreux dans ses bras et de lui donner un baiser !
Alors une transformation s’opère en lui. François ira désormais soigner des lépreux dans des hôpitaux réservés pour eux. Son père et ses amis ne le comprennent plus…
Vers la fin de cette même année, au cours de l’une de ses nombreuses promenades, François découvre, à St-Damien, une vieille chapelle abandonnée. Il entre puis voit dans le fond une croix en bois sur laquelle est peint un Christ. Il prie Dieu de lui faire connaître sa volonté. Soudain, il entend une voix lui parler : c’est Jésus sur la croix qui lui demande de réparer son Église!
Tout heureux de cette révélation, François vend les tissus et les draps du commerce de son père afin de pouvoir acheter le matériel nécessaire à la reconstruction d’une chapelle. Son père n’est pas du tout heureux de cette initiative. Il accuse François de dilapider ses biens. De retour à la maison, son père l’ enferme sous clé puis décide de le faire juger devant l’évêque.
Ce dernier demande alors à François de remettre les biens qui appartiennent à son père. François déclare alors :
-Volontiers, Seigneur et je ferai davantage.
François se déshabille et remet ses habits à son père ainsi que l’argent de la vente des tissus qui devait servir à reconstruire la chapelle.
-Me voici nu devant le Seigneur. Désormais, je n’appellerai plus père le nommé Pierre Bernardone; je n’ai plus qu’un seul père, mon Père qui est au cieux !
Et François ne regrette rien :
-Je suis amoureux de la plus belle des princesses, se dit-il. Elle s’appelle Dame Pauvreté !

François revêt alors l’habit des pauvres, une modeste bure (étoffe de laine ceint à la taille par une corde), comme celle que porte les Franciscains aujourd’hui.

Il continue de s’occuper des malades, des lépreux, des pauvres et, en plus, de restaurer, avec de modestes moyens, la chapelle St-Damien . François a même entrepris d’effectuer des réparations sur d’autres églises (San-Pietro, la Portioncule).

Puis, un jour de l’année 1208, il participe à la messe à la Portioncule. Il entend l’évangile de Saint-Matthias sur la mission. François vient de comprendre : quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n’était pas d’églises en ruine dont Il parlait mais de son Église constituée d’ hommes, de femmes et d’enfants qu’Il voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l’Évangile de justice, de paix et de respect de toute la Création.

François veut alors répandre le message de Jésus-Christ, il prêche avec beaucoup de conviction et d’amour. Les gens l’écoutent et il convertit plusieurs d’entre eux.

Puis se joint à lui des frères qui partageront ses nombreuses missions et activités.
En 1209 c’est le début de l’Ordre, les premiers balbutiements de la communauté.
Tout en continuant de s’occuper des plus démunis et de vivre pauvrement, François rédige une Règle de vie très brève pour le fonctionnement de sa communauté. Il obtient l’approbation du pape Innocent III.

Ses frères iront dans différents pays afin de parler de Jésus et de l’Évangile. Ils affronteront l’indifférence ou les railleries mais à quelques endroits une écoute attentive.

En 1219, François rencontre le Sultan d’ Égypte et constate que les musulmans sont aussi des gens priants et croyants. À son départ, le Sultan demande à François de prier pour lui.

« Que resta-t-il dans l’esprit du sultan de cette rencontre avec un homme représentant la religion honnie, religion qui tentait de s’imposer par la force des armes et dont les chefs ne reculaient devant aucune violence pour l’emporter? Il semble qu’il n’oublia pas le sourire de François, sa douceur dans l’expression d’une foi sans limite. Peut-être ce souvenir fut-il décisif lorsqu’il décida, dix années plus tard, alors qu’aucune force ne l’y contraignait, de rendre Jérusalem aux chrétiens » (Albert Jacquard, op.cité, p.78).

François montrera l’exemple par son témoignage et ses actions : renoncer aux biens matériels et au pouvoir, souligner l’importance des liens vitaux qui unissent l’humain à la nature, et tendre la main à ceux qui sont marginalisés et aussi à ceux qui pratiquent une autre religion.

François sentant sa fin approcher, demanda qu’on le couche par terre sur un modeste linge puis commença à entonner un chant entouré de ses frères. Il est décédé le 3 octobre 1226 à la Portioncule (petite église de Ste-Marie-des-Anges, à Assise) dans un dépouillement total. Aussitôt, on raconte qu’une multitude d’alouettes se sont posées sur le toit de la petite église afin de pleurer la perte de leur ami.

c) Ses préoccupations

Nous venons de constater que François d’Assise porte en lui des valeurs et des inquiétudes qui occuperont une place importante dans sa vie.
Or, François d’Assise avait une carrière toute tracée et une vie facile devant lui en succédant à son père : argent, propriétés, pouvoir, honneur. Il choisira pourtant une autre voie, celle de la pauvreté et l’abandon total en Dieu. « À son contact, c’est la vie de milliers d’hommes et de femmes qui va être bouleversée. Le « non » qu’il a si vigoureusement proféré à toutes les réussites sociales, toutes les jouissances, toutes les satisfactions accumulées jour après jour, va ébranler la société et, pour commencer, l’Église. Les cardinaux et le Pape devront entendre le cri de ce « fou de Dieu » dépourvu volontairement de tout, mais dont la voix est entendue par la multitude » (Albert Jacquard, Le souci des pauvres, éd. Flammarion, 1996, p. 37).
En fait, François s’ inquiète de ce qui arrive à ses frères et sœurs dépourvus de richesse et qui sont délaissés par la société. Il rêve d’une harmonie et d’une paix profonde entre les hommes et avec toute la Création. Il souhaite que le Royaume de Dieu commence à se bâtir immédiatement sans attendre, il désire que chacun de nous jette un regard neuf sur ce qui nous entoure sans préjugés, sans pensée toute faite, sans haine ni mépris. François d’Assise dit oui à l’amour, à la joie, à la simplicité des choses.
François se préoccupe donc du bien-être de chaque créature en voulant lui fournir les meilleures conditions de vie. Seulement, il s’aperçoit qu’il existe beaucoup d’injustice, d’intolérance et d’atteinte grave à la Création dans le monde des humains. François croit qu’il est donc essentiel d’intervenir afin d’améliorer ce que Dieu nous a légué. La Création est trop belle pour la laisser aller, il faut faire prendre conscience aux hommes et aux femmes de l’importance de notre responsabilité. Et pour cela il va passer à l’action et nous inviter à faire de même.

d) Ses actions

Ce n’est que par des actions significatives et réelles que François d’Assise se signalera parmi ce monde. Regardons de plus près quelques-unes d’entre elles.

1) Dame Pauvreté

On se souvient de l’épisode où François, en chevalier, s’en allant combattre pour le Pape, fut interpellé par une voix mystérieuse à Spolète. Il demanda alors : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse? ». François était bouleversé car Il lui avait indiqué de retourner à Assise, c’est là que lui sera révélé le sens de sa vie.
De retour dans sa ville, ses parents, ses amis, ses proches ne le reconnaissent plus. Il prie, se recueille, fréquente de plus en plus les pauvres. Il donnait sans compter aux démunis, et s’il n’avait pas d’argent, il leur donnait son bonnet, sa ceinture, quelques morceaux de ses vêtements, parfois même jusqu’à sa chemise. Et quand son père n’était pas là, il mettait sur la table familiale beaucoup plus d’aliments qu’il n’en fallait, en pensant aux mendiants qui viendraient, après le repas, chercher les restes.
Quand les gens demandaient à François s’il se marierait, il répondit : « Je vais prendre l’épouse la plus belle et la plus noble que vous ayez jamais vue, supérieure aux autres par sa beauté, elle les dépasse toutes en sagesse »(1 Celano, 7). François parlait en ces mots de Dame Pauvreté…

2) La rencontre avec le lépreux

À l’ époque de François d’Assise, la lèpre est une maladie répandue et on ne pouvait en guérir. Il était commun de rencontrer ces malades aux chairs putréfiées, les ulcères sanguinolents et avec une forte odeur qui inspiraient davantage le dégoût. C’est pourquoi on leur mettait une cloche au cou pour les entendre venir au loin et les éviter. Ces malades pouvaient compter sur des « léproseries » où l’on tentait de les soigner.
On raconte qu’un jour « au détour de la route, François se trouve soudain vis-à-vis d’un lépreux. Son premier mouvement est de rebrousser chemin. Mais il se ravise aussitôt et, sautant à bas de cheval, serre le misérable en ses bras et lui met posément une aumône dans la main. Il sentit alors un bonheur immense s’emparer de son être… » (II Celano, 9).
Il remonte en selle et se dirige vers une « léproserie » voisine, réunit les malheureux qui s’y trouvent, leur demande pardon de les avoir si souvent méprisés; il s’attarde en leur compagnie, et en attendant de venir bientôt s’installer auprès d’eux, « il leur fait une distribution d’argent et ne les quitte qu’après les avoir tous embrassés sur la bouche » (II Celano, 9).
Pour François d ‘Assise, « le malade n’est pas un réprouvé que Dieu châtie, il est un frère qu’il faut aimer, qui est digne de cet amour » (Albert Jacquard, Le souci des pauvres, Éd. Flammarion, 1996, p.62).

3) Nos frères les animaux

Alors que François d’Assise saluait les saintes vertus (la Sagesse, la Simplicité, la Pauvreté, l’Humilité, la Charité, l’Obéissance)*-voir prière- que l’on devait appliquer dans notre vie, il déclara : « Ce n’est pas seulement aux hommes que le vrai chrétien se soumet, mais aussi aux animaux, si bien que les bêtes féroces puissent faire de lui tout ce que Dieu voudra ».
Ce grand respect pour les créatures de Dieu, François l’exercera de manière très concrète en aimant profondément tous les animaux. Par exemple, l’hiver, il portait du miel et du vin chaud aux abeilles pour les aider à passer les mois difficiles, il construisait des nids pour les tourterelles, il alla même jusqu’à donner son manteau neuf pour racheter deux jeunes agneaux qu’on menait à la boucherie.
Sans compter que François se sent investi d’une importante mission de réconciliation avec la Création en affrontant même des bêtes féroce : il y avait dans une ville de l’Italie, nommé Gubbio, un loup qui dévorait humains et animaux et qui terrorisait la population. François qui devait s’y rendre fut averti par des paysans qu’il risquait sa vie. François les rassura et continua son chemin. Arrivé à Gubbio, les habitants terrifiés étaient grimpés sur les remparts et les toits pour mieux constater ce qui allait se produire. Alors que le loup s’élança sur François, d’un signe de croix il l’arrêta et lui referma la gueule. « Viens ici, frère loup » dit-il. Le loup vint se coucher aux pieds de François qui continua: « Frère loup, j’ai eu de la douleur d’apprendre les crimes épouvantables que tu as commis dans la contrée, allant jusqu’à tuer des êtres créés à l’image de Dieu. Je comprends que les gens de Gubbio te détestent. Je veux pourtant te réconcilier avec eux, de manière qu’ils n’aient plus rien à craindre de toi, et que toi non plus tu n’aies plus rien à redouter de leurs chiens ni d’eux-mêmes. » Par toutes sortes de signes, le loup témoigna de la satisfaction que lui causait les paroles de François. Il demanda aux gens du village de nourrir le loup, puisque c’est la faim qui l’amena à poser des gestes cruels. En retour, le loup ne devait plus faire peur aux habitants de Gubbio. Les gens s’en occupèrent avec ferveur, le laissèrent aller et venir dans la ville sans crainte. Le loup mourut de vieillesse deux ans plus tard. Beaucoup le pleurèrent car on avait fini par s’attacher à lui.
Il y aurait encore plein de témoignages à raconter sur François d’Assise. Ce ne sont ici que des exemples qui démontrent bien les préoccupations et les valeurs de François.
Le plus beau texte de François fut sans contredit « Le Cantique de Frère Soleil » que l’on a même qualifié de plus beau morceau de poésie religieuse depuis les Évangiles. Cette prière reprend les croyances profondes de François, son amour de Dieu et de toute sa Création.
On peut s’inspirer de cette prière comme de l’ensemble de la vie de François pour entreprendre une démarche de réconciliation avec nos frères et sœurs et avec la Création en entier.
Il est possible, dès maintenant, d ‘appliquer le témoignage de François d’Assise de manière concrète. Et il y a du pain sur la planche!!!

Testament de saint François (1226)

30 septembre, 2010

du site:

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/testament.html

Testament de saint François (1226)

1 Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j’étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m’était insupportable.
2 Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux; je les soignai de tout mon coeur;
3 et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps. Ensuite j’attendis peu, et je dis adieu au monde.
4 Et le Seigneur me donna une grande foi aux églises, foi que j’exprimais par la formule de prière toute simple:
5 Nous t’adorons, Seigneur Jésus-Christ, dans toutes tes églises du monde entier, et nous te bénissons d’avoir racheté le monde par ta sainte Croix.
6 Ensuite, le Seigneur m’a donné et me donne encore, à cause de leur caractère sacerdotal, une si grande foi aux prêtres qui vivent selon la règle de la sainte église romaine, que, même s’ils me persécutaient, c’est à eux malgré tout que je veux avoir recours.
7 Si j’avais autant de sagesse que Salomon, et s’il m’arrivait de rencontrer de pauvres petits prêtres vivant dans le péché, je ne veux pas prêcher dans leurs paroisses s’ils m’en refusent l’autorisation.
8 Eux et tous les autres, je veux les respecter, les aimer et les honorer comme mes seigneurs.
9 Je ne veux pas considérer en eux le péché; car c’est le Fils de Dieu que je discerne en eux, et ils sont réellement mes seigneurs.
10 Si je fais cela, c’est parce que, du très haut Fils de Dieu, je ne vois rien de sensible en ce monde, si ce n’est son Corps et son Sang très saints, que les prêtres reçoivent et dont ils sont les seuls ministres.
11 Je veux que ce très saint sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés.
12 Et les très saints noms du Seigneur, et les manuscrits contenant ses paroles, chaque fois que je les trouverai abandonnés où ils ne doivent pas être, je veux les recueillir, et je prie qu’on les recueille, pour les placer en un lieu plus digne.
13 Tous les théologiens, et ceux qui nous communiquent les très saintes paroles de Dieu, nous devons les honorer et les vénérer comme étant ceux qui nous communiquent l’Esprit et la Vie.
14 Après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne me montra ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Evangile.
15 Alors je fis rédiger un texte en peu de mots bien simples, et le seigneur Pape me l’approuva.
16 Ceux qui venaient à nous pour partager cette vie distribuaient aux pauvres tout ce qu’ils pouvaient avoir; pour vêtement ils se contentaient d’une seule tunique, doublée de pièces à volonté au dedans et au dehors, plus une corde et des braies.
17 Et nous ne voulions rien de plus.
18 Nous célébrions l’office: les clercs, comme les autres clercs, les laïcs en récitant le Notre Père. Et nous passions très volontiers de longs moments dans les églises.
19 Nous étions des gens simples, et nous nous mettions à la disposition de tout le monde.
20 Moi, je travaillais de mes mains, et je veux travailler; et tous les frères, je veux fermement qu’ils s’emploient à un travail honnête.
21 Ceux qui ne savent point travailler, qu’ils apprennent, non pour le cupide désir d’en recevoir salaire, mais pour le bon exemple et pour chasser l’oisiveté.
22 Lorsqu’on ne nous aura pas donné le prix de notre travail, recourons à la table du Seigneur en quêtant notre nourriture de porte en porte.
23 Pour saluer, le Seigneur m’a révélé que nous devions dire: Que le Seigneur vous donne sa paix!
24 Les frères se garderont bien de recevoir, sous aucun prétexte, ni églises, ni masures, ni tout ce qu’on pourrait construire à leur intention, sauf s’ils ne font qu’y séjourner comme des hôtes de passage, des pèlerins et des étrangers, conformément à la sainte pauvreté que nous avons promise dans la Règle.
25 Je défends formellement, au nom de l’obéissance, à tous les frères, où qu’ils soient, d’oser jamais solliciter de la cour de Rome, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, aucun privilège sous aucun prétexte; pour une église ou pour une résidence, pour assurer une prédication ou pour se protéger contre une persécution.
26 Si dans une contrée on ne les reçoit pas, eh bien! qu’ils fuient dans une autre pour y faire pénitence avec la bénédiction de Dieu.
27 Je veux fermement obéir au ministre général de cette fraternité et à tout gardien qu’il lui plaira de me donner.
28 Je veux être tellement lié entre ses mains, que je ne puisse faire un pas ni la moindre action en marge de ses ordres et de sa volonté, car il est mon seigneur.
29 Bien que je sois un homme simple et un malade, je veux cependant avoir toujours un clerc qui me célèbre l’office, comme il est marqué dans la Règle.
30 Que tous les autres frères soient tenus d’obéir ainsi à leur gardien et de célébrer l’office selon la Règle.
31 S’il s’en trouvait qui ne célèbrent pas l’office selon la Règle et veuillent y opérer des changements, ou qui ne soient pas catholiques, alors tous les frères, où qu’ils soient, seront tenus par obéissance, partout où ils rencontreront l’un de ceux-là, de l’adresser au custode le plus proche du lieu où ils l’auront rencontré.
32 Le custode sera rigoureusement tenu, en vertu de l’obéissance, de le garder comme un prisonnier, jour et nuit, sans le laisser échapper de ses mains jusqu’au moment où il pourra le présenter en personne à son ministre.
33 Le ministre, à son tour, sera rigoureusement obligé, en vertu de l’obéissance, de le faire accompagner par des frères comme un prisonnier, jour et nuit, jusqu’au moment où on le déférera au cardinal d’Ostie, qui est maître, protecteur et correcteur de toute la fraternité.
34 Que les frères n’aillent point dire: Voilà une nouvelle Règle! Non: c’est un retour sur notre passé, une admonition, une exhortation, et c’est le testament que moi, votre petit frère François, je vous adresse, à vous mes frères bénis, afin que nous observions plus catholiquement la Règle que nous avons promis au Seigneur de garder.
35 Le ministre général, les autres ministres et les custodes sont tenus, par obéissance, de ne rien ajouter ni retrancher à ces paroles.
36 Qu’ils aient toujours avec eux ce texte joint à la Règle.
37 Dans tous les chapitres qu’ils tiennent, qu’ils fassent lire aussi ce texte après la lecture de la Règle.
38 A tous mes frères clercs et laïcs je prescris fermement, en vertu de l’obéissance, de ne faire de gloses ni sur la Règle ni sur ces paroles en disant: Voici comment il faut les comprendre!
39 Non: de même que le Seigneur m’a donné de dire et d’écrire la Règle et ces paroles purement et simplement, de même vous aussi, simplement et sans glose, vous devez jusqu’à votre dernier jour les comprendre et les mettre en pratique par de saintes actions.
40 Quiconque observera ces choses, qu’il soit béni dans le ciel de la bénédiction de Père très haut, qu’il soit rempli sur la terre de la bénédiction de son Fils bien-aimé, avec celle du très saint Esprit Paraclet, de toutes les Vertus des cieux et de tous les saints.
41 Et moi, frère François, votre petit pauvre et serviteur, dans toute la mesure dont j’en suis capable, je vous confirme, au dedans et au dehors, cette très sainte bénédiction.

San François D’Assise: Prière à Notre Père

24 juillet, 2010

du site:

http://parousie.over-blog.fr/article-18638021.html

PRIÈRE DE SAINT-FRANCOIS D’ASSISE (paraphrase)

Prière à Notre Père

1 Notre Père très Saint,
notre Créateur, notre Rédempteur,
notre Sauveur et notre Consolateur.

2 Qui es aux cieux,
dans les anges et dans les saints,
les illuminant pour qu’ils Te connaissent,
car Tu es, Seigneur, la lumière ;
les enflammant pour qu’ils T’aiment,
car Tu es, Seigneur, l’Amour;
habitant en eux et les emplissant de Ta divinité,
pour qu’ils aient le bonheur,
car Tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel,
de qui vient tout bien, sans qui n’est aucun bien.

3 Que Ton Nom soit Sanctifié,
que devienne toujours plus lumineuse en nous
la connaissance que nous avons de Toi,
afin que nous puissions mesurer
la largeur de Tes bienfaits,
la longueur de Tes promesses,
la hauteur de Ta majesté,
la profondeur de Tes jugements.

4 Que Ton règne vienne,
règne en nous dès maintenant par la grâce,
introduis-nous un jour en Ton royaume
où sans ombre enfin nous Te verrons,
où deviendra parfait notre amour pour Toi,
bienheureuse notre union avec Toi,
éternelle notre jouissance de Toi.

5 Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Que nous T’aimions :
de tout notre coeur en pensant toujours à Toi ;
de toute notre âme en Te désirant toujours ;
de tout notre esprit en dirigeant vers Toi tous nos élans
et ne poursuivant toujours que Ta seule gloire ;
de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies
et tous les sens de notre âme et de notre corps
au service de Ton Amour et de rien d’autre.

Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes ;
en les attirant tous à Ton Amour selon notre pouvoir,
en partageant leur bonheur comme s’il était le nôtre,
en les aidant à supporter leurs malheurs,
en ne leur faisant nulle offense.

6 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ,
pour que nous puissions nous rappeler,
mieux comprendre et vénérer
l’Amour qu’il a eu pour nous,
et tout ce que pour nous Il a dit, fait et souffert.

7 Pardonne-nous nos offenses,
par Ta Miséricorde ineffable,
par la vertu de la Passion de Ton Fils bien-aimé,
par les mérites et par l’intercession de la Vierge Marie
et de tous les élus.

8 Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ;
Et ce que nous ne pardonnons pas pleinement,
Toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement :
que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de Toi,
que nous arrivions à Te prier sincèrement pour eux ;
qu’à personne nous ne rendions le mal pour le mal,
mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en Toi !

9 Et ne nous soumets pas à la tentation,
qu’elle soit manifeste ou sournoise,
soudaine, ou lancinante et prolongée.

10 Mais délivre-nous du mal.
passé, présent et futur.

Amen. 

Saint François d’Assise : Prière et action de grâces.

14 juin, 2010

du site:

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/regle1.html

Saint François d’Assise

Prière et action de grâces.

1 Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu,
Père saint et juste, Seigneur, roi du ciel et de la terre,
nous te rendons grâces à cause de toi-même,
parce que, par ta sainte volonté,
et par ton Fils unique avec le Saint-Esprit,
tu as créé toutes choses, spirituelles et corporelles;
tu nous as faits à ton image et ressemblance,
tu nous as placés dans le paradis;

2 et nous, par notre faute, nous sommes tombés.

3 Nous te rendons grâces parce que,
de même que tu nous as créés par ton Fils,
de même, par le saint amour dont tu nous as aimés,
tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme,
de la glorieuse Vierge sainte Marie,
et, par sa croix, son sang et sa mort,
tu as voulu nos racheter de notre captivité.

4 Et nous te rendons grâces parce que ce même Fils
reviendra dans la gloire de sa majesté,
pour envoyer au feu éternel les maudits
qui ont refusé de se convertir et de te reconnaître;
et pour dire à tous ceux qui t’auront reconnu,
adoré et servi dans la pénitence:
Venez les bénis de mon Père, recevez le royaume
qui vous a été préparé dès l’origine du monde.

5 Indigents et pécheurs que nous sommes tous,
nous ne sommes pas dignes de te nommer;
accepte donc, nous t’en prions,
que notre Seigneur Jésus-Christ,
ton Fils bien-aimé en qui tu te complais,
avec le Saint-Esprit Paraclet,
te rende grâces lui-même pour tout,
comme il te plaît et comme il lui plaît,
lui qui toujours te suffit en tout,
lui par qui tu as tant fait pour nous. Alléluia!

6 Et sa glorieuse mère, la bienheureuse Vierge Marie, les bienheureux Michel, Gabriel, Raphaël, et tous les choeurs des esprits bienheureux: Séraphins, Chérubins et Trônes, Dominations, Principautés et Puissances, Vertus, Anges et Archanges; le bienheureux Jean Baptiste, Jean l’Evangéliste, Pierre et Paul, et les bienheureux Patriarches, Prophètes, Innocents, Apôtres, Evangélistes, Disciples, Martyrs, Confesseurs, Vierges, les bienheureux Elie et Énoch; et tous les saints qui furent, qui seront et qui sont: pour ton amour nous les supplions humblement de rendre grâces pour tout bien, comme il te plaît, à toi le Dieu souverain, vivant, éternel et vrai, avec ton Fils très cher, notre Seigneur Jésus-Christ, et la Saint-Esprit Paraclet, dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia!

7 Tous ceux qui, dans la sainte Eglise catholique et apostolique, veulent servir le Seigneur Dieu; tous les Ordres sacrés: prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers, et tous les clercs, tous les religieux et toutes les religieuses; tous les enfants, garçons et filles; les pauvres et les indigents, les rois et les princes, les travailleurs et les paysans, les serfs et les seigneurs; toutes les femmes: jeunes filles, veuves ou mariées; tous les fidèles laïcs: hommes et femmes, enfants et adolescents, jeunes et vieux, bien portants et malades, petits et grands; tous les peuples, races, tribus et langues; enfin toutes les nations et tous les hommes, partout sur la terre, actuels ou à venir: humblement nous les prions et supplions, nous tous frères mineurs et serviteurs inutiles, de persévérer tous ensemble dans la vraie foi et dans la pénitence, car nul ne peut être sauvé autrement.

8 Aimons tous le Seigneur Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de tout notre pouvoir et courage, de toute notre intelligence, de toutes nos forces, de tout notre effort, de toute notre affection, de toutes nos entrailles, de tous nos désirs, de toutes nos volontés. Il nous a donné et nous donne à tous le corps, l’âme et la vie; il nous a créés et rachetés; il nous sauvera par sa seule miséricorde; malgré nos faiblesses et nos misères, nos corruptions et nos hontes, nos ingratitudes et notre méchanceté, il ne nous a fait et ne nous fait que du bien.

9 N’ayons donc d’autre désir, d’autre volonté, d’autre plaisir et d’autre joie que notre Créateur, Rédempteur et Sauveur, le seul vrai Dieu, qui est le bien plénier, entier, total, vrai et souverain; qui seul est bon, miséricordieux et aimable, suave et doux; qui seul est saint, juste, vrai et droit; qui seul est bienveillant, innocent et pur; de qui, par qui et en qui est tout pardon, toute grâce et toute gloire pour tous les pénitents et les justes sur la terre et pour tous les bienheureux qui se réjouissent avec lui dans le ciel.

10 Désormais donc, plus d’obstacle, plus de barrière, plus d’écran!

11 Partout, en tout lieu, à toute heure et en tout temps, chaque jour et sans discontinuer, tous, croyons d’une foi humble et vraie, gardons dans notre coeur, sachons aimer, honorer, adorer, servir, louer et bénir, glorifier et célébrer, magnifier et remercier le très haut souverain Dieu éternel, trinité et unité, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses, Sauveur de tous ceux qui mettent en lui leur foi, leur espérance et leur amour; lui qui est sans commencement ni fin, immuable, invisible, inénarrable, ineffable, incompréhensible, impénétrable, béni, louable, glorieux et célébré, sublime, élevé, doux, aimable, délectable, et tout désirable plus que tout autre bien dans les siècles. Amen,

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE: LES LOUANGES

3 octobre, 2009

du site:

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/prieres.html#3

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

LES LOUANGES

Louange pour toutes les heures

1 Saint, trois fois saint, le Seigneur Dieu tout puissant,
celui qui est, qui était et qui reviendra.
- Louange et gloire à jamais!

2 Tu es digne, Seigneur notre Dieu,
de recevoir honneur, louange et gloire,
et d’être proclamé béni.
- Louange et gloire à jamais!

3 Digne est l’Agneau qui a été immolé,
d’être appelé Dieu fort, sage et puissant,
de recevoir honneur et gloire,
et d’être proclamé béni.
- Louange et gloire à jamais!

4 Bénissons le Père et le Fils, avec le Saint-Esprit.
- Louange et gloire à jamais!

5 Toutes les oeuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
- Louange et gloire à jamais!

6 Chantez les louanges de notre Dieu, vous tous ses serviteurs,
et vous qui craignez Dieu, petits et grands.
- Louange et gloire à jamais!

7 Loué soit le Dieu de gloire par le ciel et par la terre.
- Louange et gloire à jamais!

8 Par toute créature au ciel, sur terre, sous terre,
et par la mer et tout ce qu’elle renferme.
- Louange et gloire à jamais!

9 Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
- Louange et gloire à jamais!

10 Comme il était au commencement, maintenant et toujours,
dans les siècles des siècles. Amen.
- Louange et gloire à jamais!

PRIONS.

Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu,
souverain bien, bien universel, bien total,
toi qui seul es bon,
puissions-nous te rendre toute louange, toute gloire,
toute grâce, tout honneur et toute bénédiction;
puissions-nous toujours rapporter à toi seul tous les biens.

-Amen.

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Exhortation à la louange de Dieu.

1 Craignez le Seigneur et rendez-lui hommage.
2 Digne est le Seigneur de recevoir honneur et louange.
3 Vous tous qui craignez le Seigneur, louez-le.
4 Salut, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
5 Louez-le, ciel et toute la terre.
6 Tous les fleuves, louez le Seigneur.
7 Louez le Seigneur, car il est bon.
8 Vous tous qui lisez ceci, bénissez le Seigneur.
9 Toutes les créatures, louez le Seigneur.
10 Tous les oiseaux du ciel, louez le Seigneur.
11 Tous les enfants, louez le Seigneur.
12 Jeunes gens et jeunes filles, louez le Seigneur.
13 Digne est l’Agneau immolé
de recevoir honneur et louange.
14 Bénie soit la sainte Trinité et l’indivisible Unité.
15 Saint Michel archange, défends-nous dans le combat.

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Louanges de Dieu et bénédiction à frere Léon.

1 Tu es le seul Saint, Seigneur Dieu,
toi qui fais des merveilles!

2 Tu es fort, tu es grand,
tu es le Très-Haut, tu es le roi tout puissant,
toi, Père saint, roi du ciel et de la terre.

3 Tu es trois et tu es un, Seigneur Dieu,
tu es le bien, tu es tout bien, tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et vrai.

4 Tu es amour et charité, tu es sagesse,
tu es humilité, tu es patience,
tu es beauté, tu es douceur,
tu es sécurité, tu es repos,
tu es joie, tu es notre espérance et notre joie,
tu es justice, tu es mesure,
tu es toute notre richesse et surabondance.

5 Tu es beauté, tu es douceur,
tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
tu es la force, tu es la fraîcheur.

6 Tu es notre espérance,
tu es notre foi,
tu es notre amour,
tu es notre grande douceur,
tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout puissant, ô bon Sauveur!

Benediction.

1 Que le Seigneur te bénisse et te garde;
que le Seigneur te découvre sa Face
et te prenne en pitié!

2 Qu’il tourne vers toi son Visage
et te donne la paix!

3 Que le Seigneur, Frère Léon, te bénisse!

Prières et louanges de Saint François: Salutation a la vierge Marie

16 septembre, 2009

du site:

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Fdassise/prieres.html#1

Prières et louanges de Saint François

Salutation a la vierge Marie

1 Salut, Marie, Dame sainte,
reine, sainte mère de Dieu,
vous êtes la Vierge devenue Eglise;

2 choisie par le très saint Père du ciel,
consacrée par lui comme un temple
avec son Fils bien-aimé et l’Esprit Paraclet;

3 vous en qui fut et demeure
toute plénitude de grâce
et Celui qui est tout bien.

4 Salut, Palais de Dieu!
Salut, Tabernacle de Dieu!
Salut, Maison de Dieu!

5 Salut, Vêtement de Dieu!
Salut, Servante de Dieu!
Salut, Mère de Dieu!

6 Et salut à vous toutes, saintes Vertus,
qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit-Saint,
êtes versées dans le coeur des fidèles,
vous qui, d’infidèles que nous sommes,
nous rendez fidèles à Dieu!

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