Archive pour la catégorie 'PAPE FRANÇOIS – hOMÉLIE DU JOUR'

(Je voulais mettre quelque chose de plus réconfortant et «vérité» ensemble dans cette période difficile, bien sûr, l’endroit que je l’aime: St. Paul, Romains 8, par François)

24 novembre, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2015/documents/papa-francesco-cotidie_20151029_comme-la-poule.html

PAPE FRANÇOIS – MÉDITATION MATINALE – (DIEU NE RÉUSSIT PAS À NE PAS NOUS AIMER)

EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 29 octobre 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 45 du 5 novembre 2015)

Comme la poule

« Avec une tendresse de père ». Le Pape François a réaffirmé une certitude : Dieu ne réussit pas à ne pas nous aimer, il ne réussit pas à se détacher de nous. Nous pouvons refuser cet amour, mais lui nous attend, « il ne nous condamne pas », et il souffre en revanche de notre éloignement. La méditation du Pape s’est inspirée du passage de l’épître aux Romains (8, 31-39) dans laquelle saint Paul « fait comme un résumé de tout ce qu’il avait expliqué sur notre salut, sur le don de Dieu en nous, celui que le Seigneur nous a donné ». Le compte-rendu de l’apôtre apparaît « un peu triomphaliste ». C’est une assurance qui est exprimée par une série de constatations : « Mais si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Si Dieu nous a donné ce don, avec ce don personne ne pourra rien contre nous ». Il semble « que la force de cette certitude de vainqueur », Paul l’ait entre les mains, comme une propriété ». Mais le Pape a mis en garde en expliquant que, peut-être, l’apôtre « voulait nous dire quelque chose de plus profond » et pas simplement que nous sommes vainqueurs, « parce que nous avons ce don entre les mais, mais pour une autre chose ». Laquelle ? La réponse doit être recherchée dans le passage suivant, où l’apôtre « commence à raisonner ainsi : “Je suis en effet persuadé que ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est en Jésus Christ notre Seigneur” ». C’est-à-dire, « ce n’est pas que nous sommes vainqueur sur nos ennemis, sur le péché » ; mais il est vrai que « nous sommes tellement liés à l’amour de Dieu, qu’aucune personne, aucune puissance, aucune chose ne pourra nous séparer de cet amour ». Paul, dans ce « don de la recréation », de la « régénération en Jésus Christ », a vu davantage : il a vu « ce que donne le don ». Il a vu « l’amour de Dieu. Un amour que l’on ne peut pas expliquer ». C’est de là que part la réflexion qui touche la vie quotidienne du chrétien. « Chaque homme, chaque femme peut refuser le don : “Je ne le veux pas ! Je préfère ma vanité, mon orgueil, mon péché…”. Mais le don est là ! ». Ce don « est l’amour de Dieu, un Dieu qui ne peut se détacher de nous ». C’est un concept tellement grand qu’il demande une illustration, que le Pape a immédiatement fournie, en rappelant une image évangélique — celle de Jésus qui pleure sur Jérusalem — qui « nous fait comprendre quelque chose de cet amour ». Dans les pleurs de Jésus, il y a « toute l’“impuissance” de Dieu : son incapacité à ne pas aimer, à se détacher de nous ». Dans l’Évangile de Luc (13, 34-35), on lit la lamentation de Jésus sur la ville. C’est une lamentation que le Seigneur adresse non seulement à cette ville mais à tous, en utilisant « une image de tendresse : “Combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu !” ». Comme pour dire : « Combien de fois ai-je voulu faire sentir cette tendresse, cet amour, comme la poule avec les poussins et vous avez refusé… ». Voilà alors pourquoi Paul, ayant compris cela, dit que rien « ne pourra jamais nous séparer de cet amour ». En effet, Dieu « ne peut pas ne pas aimer. Et cela est notre assurance ». Une assurance qui concerne tout le monde, sans aucune exclusion. « Je peux refuser cet amour », mais je ferai la même expérience que celle du bon larron qui l’a refusé « jusqu’à la fin de sa vie », alors que précisément « là l’attendait cet amour ». Même l’homme le « plus mauvais est aimé de Dieu avec une tendresse de père, de papa » ou, pour reprendre les paroles de Jésus, « comme une poule avec ses poussins ».

PAPE FRANÇOIS – MÉDITATION MATINALE- LA NOSTALGIE DE CHEZ SOI

12 octobre, 2015

 http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2015/documents/papa-francesco-cotidie_20151001_la-nostalgie-de-chez-soi.html

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 1er octobre 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 41 du 8 octobre 2015)

LA NOSTALGIE DE CHEZ SOI

C’est la « nostalgie de Dieu » qui nous conduit à trouver en lui notre véritable « identité ». Fort de cette conscience, mûrie également à travers l’histoire du peuple d’Israël, le Pape a invité à regarder en soi-même, précisément pour que cette « nostalgie » ne s’éteigne jamais dans notre cœur. Le Pape s’est référé à la première lecture, tirée du livre de Néhémie (8,1-4.5-6.7-12), pour rappeler que le texte constitue « le final d’une longue histoire, de décennies, d’années d’histoire : le peuple d’Israël avait été déporté à Babylone, il était loin de Jérusalem, et depuis des années, des dizaines d’années, il vivait là ». Et « beaucoup, beaucoup d’entre eux s’habituèrent à cette vie et oublièrent leur patrie ». Mais « il y avait quelque chose en eux qui les faisaient toujours se souvenir ». Toutefois, « c’était un souvenir impossible, lointain, un passé qui ne serait jamais revenu ». Jusqu’à ce que « Néhémie, un israélite très proche du roi, ne réussisse à avoir la permission de revenir à Jérusalem pour la rebâtir, car elle était entièrement en ruine ». C’est ainsi que « commence cette histoire, qui dure des années, du retour à Jérusalem ». « C’est une histoire difficile, car ils devaient apporter du bois, ensuite trouver des pierres pour construire les murs, mais là aussi certains ne voulaient pas et détruisaient les nouveaux murs ». Ensuite, « ils ont détruit les autels des idoles et ont élevé l’autel de Dieu, le temple, lentement ». Et « à la fin, arrive ce jour dont nous avons entendu parler aujourd’hui : ils ont trouvé le livre de la Loi ». C’est précisément « Néhémie qui demande au scribe Esdras de le lire devant le peuple, tout le peuple, devant eux sur la place ». Et ainsi, « le scribe Esdras, aidé par d’autres scribes, lisait la Loi et ce peuple commença à sentir que le souvenir qu’il avait était vrai ». Ce peuple « a senti ce que le psaume dit si élégamment : « Quand le Seigneur rétablit le sort de Jérusalem, notre bouche se remplit de sourire ». C’était véritablement « un peuple heureux ». Le Pape a indiqué un fait « curieux » : « Tout le peuple pleurait pendant qu’il écoutait les paroles de la Loi : mais il pleurait de joie, il pleurait parce qu’il avait trouvé son identité, il avait retrouvé cette identité qui s’était un peu perdue avec les années de déportation ». Pour le peuple d’Israël cela a été « un long chemin ». Ainsi Néhémie recommande : « Ne vous attristez pas, car la joie du Seigneur est votre force ». C’est « la joie que donne le Seigneur quand nous trouvons notre identité ». La question posée par François est donc comment faire pour trouver sa propre identité : « Il y a un fil qui te conduit là : il y a la nostalgie, la nostalgie de chez toi ». Au point que « quand tu as perdu ce qui était à toi, ta maison, ce qui était vraiment à toi, tu ressens cette nostalgie et cette nostalgie te conduit à nouveau chez toi ». Il en a précisément été ainsi pour le peuple d’Israël. Suggérant un examen de conscience, François a proposé cette réflexion : « Si nous, par exemple, nous sommes rassasiés de nourriture, nous n’avons pas faim; si nous sommes confortables, tranquilles où nous sommes, nous n’avons pas besoin d’aller ailleurs. Et je me demande, et il serait bon que nous nous demandions tous aujourd’hui : suis-je tranquille, content, n’ai-je besoin de rien — spirituellement, j’entends — dans mon cœur ? Ma nostalgie s’est-elle éteinte ? ». Le Pape a invité à nouveau à regarder le peuple « heureux qui pleurait et était joyeux : un cœur qui n’a pas de nostalgie ne connaît pas la joie ». Et « la joie est précisément notre force : la joie de Dieu ». Le passage du livre de Néhémie se conclut par l’image de tout le peuple qui « alla manger, boire et exulter avec une grande joie, car ils avaient compris les paroles qui leur avaient été proclamées ». En somme, ils avaient trouvé « ce que la nostalgie leur faisait ressentir » pour « aller de l’avant ». En conclusion, le Pape a insisté pour que nous nous demandions tous « comment est notre nostalgie de Dieu : sommes-nous contents ainsi ou ressentons-nous tous les jours ce désir d’aller de l’avant ? ». Et dans la prière, il a demandé « que le Seigneur nous donne cette grâce : que jamais, jamais, jamais ne s’éteigne dans notre cœur la nostalgie de Dieu ».

 

PAPE FRANÇOIS – DOUBLE CONFESSION

1 octobre, 2015

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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 3 septembre 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 37 du 10 septembre 2015)

DOUBLE CONFESSION

Seul qui est humble et sait reconnaître sa condition de pécheur est capable de laisser véritablement le Seigneur venir à sa rencontre. Les caractéristiques de la rencontre personnelle avec Jésus ont été au centre de la réflexion du Pape François. Dans son homélie, il est parti de l’Évangile du jour, celui de Luc (5, 1-11), dans lequel Pierre est invité à jeter les filets malgré une nuit de pêche infructueuse. Avant tout, Jésus allait sur les routes, « il passait la plupart de son temps sur les routes, avec les gens ; puis, en fin de soirée, il s’en allait seul pour prier ». Donc, il « rencontrait les gens », ils les cherchaient. Mais les gens, s’est demandé le Pape, comment rencontraient-ils Jésus ? Essentiellement de « deux manières ». L’une est précisément celle que l’on retrouve chez Pierre et qui est également la même « qu’avait le peuple ». Pierre, les apôtres, le peuple, manifestent « un sentiment d’émerveillement » et disent : « Mais, celui-ci parle avec autorité ». Au contraire, dans les Évangiles, on lit qu’il y avait « un autre groupe de personnes qui rencontrait Jésus » mais qui « ne laissaient pas l’émerveillement entrer dans leur cœur ». Ce sont les docteurs de la loi, qui écoutaient Jésus et faisaient leurs calculs : « Il est intelligent, c’est un homme qui dit la vérité, mais ces choses ne nous conviennent pas ». Concrètement, ils « prenaient leurs distances ». Il y avait ensuite aussi d’autres personnes « qui écoutaient Jésus », et c’étaient les « démons », comme cela ressort également du passage évangélique de la liturgie du mercredi 2 septembre, où il est écrit que Jésus « imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait, et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : “C’est toi le Fils de Dieu !” ». « Tant les démons, tant les docteurs de la loi, que les méchants pharisiens n’avaient pas la capacité de l’émerveillement, ils étaient enfermés dans leur suffisance, dans leur orgueil ». Au contraire, le peuple et Pierre avaient de l’émerveillement. « Quelle est la différence ? ». De fait, a-t-il expliqué, Pierre « confesse » ce que confessent les démons. « Quand Jésus, à Césarée de Philippe, demande : “Qui suis-je ?” », il répond : « Tu es le fils de Dieu, tu es le Messie ». Mais Pierre ajoute « une autre chose que ne disent pas les démons ». C’est-à-dire qu’il parle de lui-même et dit : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, parce que je suis pécheur ». Ni les pharisiens, ni les docteurs de la loi, ni les démons « ne peuvent dire cela », ils n’y parviennent pas. « Les démons arrivent à dire la vérité sur lui, mais sur eux ils ne disent rien », parce que « leur orgueil est si grand que cela les empêche de le dire ». D’où l’enseignement valable pour chacun : « L’incapacité de se reconnaître pécheurs nous éloigne de la véritable confession de Jésus Christ ». C’est précisément cela « la différence ». Le Pape a alors tourné son regard vers la réalité actuelle : « Dans nos paroisses également, dans nos sociétés, même parmi les personnes consacrées : combien de personnes sont capables de dire que Jésus est le Seigneur ? Beaucoup! ». Mais il est difficile d’entendre « dire sincèrement : “Je suis un pécheur, je suis une pécheresse” ». Probablement, « il est plus facile de le dire des autres, lorsque l’on bavarde » et que l’on montre du doigt : « Celui-ci, celui-là, cela oui… ». En cela, a souligné François, « nous sommes tous docteurs ». En revanche, « pour parvenir à une véritable rencontre avec Jésus, une double confession est nécessaire : “Tu es le Fils de Dieu, et moi je suis un pécheur” ». Mais pas « en théorie » : nous devons être honnêtes avec nous-mêmes et capables d’identifier nos erreurs et d’admettre : je suis pécheur « pour cela, pour cela, pour cela, et pour cela… ». À la lumière de tout cela, le Pape François a émis un vœu final : « Que le Seigneur nous donne la grâce de le rencontrer mais aussi de le laisser venir à notre rencontre ». La grâce, « si belle », de « l’émerveillement de la rencontre », mais aussi « la grâce d’avoir la double confession dans notre vie : “Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Je crois et je suis un pécheur” ».

PAPE FRANÇOIS – COMME DES ENFANTS DEVANT UN CADEAU

3 septembre, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20140520.html

(dédié à l’enfant mort sur une plage en Turquie, je n’ai pas le courage de mettre la photo)

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 20 mai 2014

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 24 du 12 juin 2014)

COMME DES ENFANTS DEVANT UN CADEAU

La paix véritable est une personne: l’Esprit Saint. Et «c’est un don de Dieu» à accueillir et à conserver, précisément comme le fait «un enfant quand il reçoit un cadeau». Mais attention aux différentes «paix» que le monde offre, en proposant les fausses sécurités de l’argent, du pouvoir et de la vanité: ce ne sont que des «paix» apparentes et pas sûres. Et c’est précisément pour vivre la paix véritable que le Pape François a suggéré plusieurs conseils pratiques. Le point de départ de sa méditation a été les paroles du discours de congé de Jésus à ses disciples, telles qu’elles sont rapportées par Jean dans l’Evangile (14, 27-31): «Je vous laisse ma paix, c’est ma paix que je vous donne». Un type de paix qu’offre le monde, par exemple, est «la paix des richesses», qui conduit à penser: «Moi je suis en paix parce que j’ai tout arrangé, j’ai de quoi vivre pendant toute ma vie, je ne dois pas m’inquiéter!». Mais «ce n’est pas une paix définitive que celle que te donne l’argent». Du reste, n’oublions pas «que le métal rouille». Et il suffit «que la bourse s’effondre et tout ton argent disparaîtra», a-t-il encore dit pour souligner que la paix de l’argent «n’est pas une paix sûre» mais seulement «une paix superficielle et temporelle». Une autre paix que donne le monde «est celle du pouvoir». Et ainsi on arrive à penser: «J’ai du pouvoir, je suis sûr de moi, je commande cela, je suis respecté: je suis en paix». Mais «la paix du pouvoir ne fonctionne pas: un coup d’Etat te l’enlève immédiatement!». Un troisième type de paix «que donne le monde» est celle de la «vanité», qui fait dire à soi-même: «Je suis une personne estimée, j’ai beaucoup de valeur, je suis une personne que tout le monde respecte et quand je vais dans les réceptions chacun me salue». Mais celle-là non plus «n’est pas une paix définitive, car aujourd’hui tu es estimé et demain tu seras insulté!». Pour comprendre en revanche quelle est la paix authentique, il faut revenir aux paroles de Jésus: «Je vous laisse ma paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne». Quelle est donc alors la paix que nous donne Jésus? «C’est une personne, c’est l’Esprit Saint». Devant ce grand don, quel est «notre travail»? Nous devons «conserver cette paix». Et «comment reçoit-on cette paix de l’Esprit Saint?». Deux réponses: tout d’abord «en recevant le baptême, parce que l’Esprit Saint vient, et également lors de la confirmation, parce que l’Esprit Saint vient». Et «celle-ci est la paix de l’Esprit Saint». C’est à nous «de le conserver, de ne pas l’emprisonner, de l’entendre, de lui demander de l’aide: il est en nous». Pour vérifier quelle paix nous vivons «nous pouvons nous poser quelques questions: Est-ce que je crois que l’Esprit Saint est en moi? Est-ce que je crois que le Seigneur me l’a donné? Est-ce que je le reçois comme un cadeau, comme un enfant reçoit un cadeau, avec le cœur ouvert? Est-ce que je sais conserver l’Esprit Saint qui est en moi et ne pas l’attrister?».

 

PAPE FRANÇOIS – TROIS STYLES DE VIE

24 juillet, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2015/documents/papa-francesco-cotidie_20150529_trois-styles-de-vie.html

PAPE FRANÇOIS – TROIS STYLES DE VIE

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Vendredi 29 mai 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 25 du 18 juin 2015)

« Trois façons de vivre la vie ». Le Pape François les a indiquées en s’inspirant de l’extrait liturgique de l’Évangile de Marc (11, 11-25) qui propose justement trois attitudes liées à ces figures: celle « du figuier », celle des « affairistes du temple » et celle « de l’homme de foi ». Le figuier « représente la stérilité, c’est-à-dire une vie stérile, incapable de donner quoi que ce soit ». C’est-à-dire une vie qui ne porte pas de fruits, « incapable de faire le bien », car ce type d’homme « vit pour lui-même, tranquille, égoïste », il ne veut pas de « problèmes ». Dans l’extrait évangélique, Jésus maudit le figuier car il est stérile, « car il n’y a pas mis du sien pour donner des fruits », devenant ainsi le symbole de la « personne qui ne fait rien pour aider, qui vit uniquement pour lui-même, afin qu’il ne manque de rien ». Il y a ensuite une deuxième « façon de vivre la vie », et c’est celle « des exploiteurs, des affairistes dans le temple ». Ceux qui « exploitent également le lieu sacré de Dieu pour réaliser des affaires: ils échangent de l’argent, vendent les animaux pour le sacrifice, ils ont même parmi eux un syndicat pour se défendre. Cela était non seulement toléré, mais aussi permis par les prêtres du temple ». Pour mieux faire comprendre son propos, le Souverain Pontife a rappelé une autre scène, « très laide », racontée dans la Bible, qui décrit « ceux qui font de la religion une affaire » : c’est l’histoire du prêtre dont les enfants incitaient les gens à faire des offrandes et ils gagnaient beaucoup, même de la part des pauvres ». À leur égard, « Jésus ne mâche pas ses mots » et dit aux marchants du temple : « Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous en avez fait une caverne de voleurs ! ». Un passage dur, sur lequel le Pape s’est arrêté : Les gens « se rendaient en pèlerinage là-bas pour demander la bénédiction du Seigneur, faire un sacrifice » mais là-bas « ces personnes étaient exploitées ». Les prêtres « n’enseignaient pas à prier, ils ne leur donnaient pas la catéchèse… C’était une caverne de voleurs ». Il leur importait peu qu’il s’agisse d’une vraie dévotion ou non. Il y a enfin la troisième typologie, et c’est celle que « conseille Jésus, à savoir la vie de la foi ». Pour la décrire, le Souverain Pontife a repris la lecture de l’Évangile de Marc et a rappelé le moment où les disciples virent le figuier desséché jusqu’à la racine « parce que Jésus l’avait maudit », Pierre lui dit : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché ! ». Et Jésus, se saisissant de l’occasion pour indiquer le bon « mode de vie » lui répondit : « Ayez foi en Dieu. Si quelqu’un dit à cette montagne : “Soulève-toi et jette-toi dans la mer”, et s’il n’hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé. Tout ce que vous demanderez par la prière, ayez foi et cela arrivera ». Par conséquent « il se passera exactement ce que nous demandons dans la foi: c’est « le mode de vie de la foi ». Certains pourraient demander : « Père, que dois-je faire pour cela ? ». Pour François, la réponse est simple : « Demande au Seigneur qu’il t’aide à faire de bonnes choses, mais avec la foi ». C’est simple, mais à « une seule condition », dictée par Jésus lui-même : « quand vous vous mettez à prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez. C’est l’unique condition pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes ». Vivre, ainsi, « la foi pour aider les autres, pour se rapprocher de Dieu », la foi « qui fait des miracles », tel est le troisième mode de vie suggéré. Le Souverain Pontife a pour cela résumé les trois voies possibles qui se présentent au chrétien : la première est celle de la « personne stérile » qui ne désire pas « donner des fruits dans la vie » et mène « une vie pratique, tranquille, sans problèmes et s’en va » : le mode de vie de celui qui ne se préoccupe pas de faire le bien. Il y a ensuite ceux « qui exploitent les autres, même dans la maison de Dieu, les exploiteurs, les affairistes du temple », ceux que Jésus « chasse » avec le fouet. Enfin, le mode de vie de celui qui a « confiance en Dieu » et sait que ce qui est demandé au Seigneur avec foi, « aura lieu ». En concluant, le Pape a invité tout le monde à demander au Seigneur — « dans le sacrifice de l’Eucharistie » — qu’il enseigne « à chacun d’entre nous, à l’Église », à ne jamais sombrer « dans la stérilité et dans l’affairisme ».

 

PAPE FRANÇOIS: UNE PORTE OUVERTE

5 mai, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2015/documents/papa-francesco-cotidie_20150310_porte-ouverte.html

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 10 mars 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 11 du 12 mars 2015)

UNE PORTE OUVERTE

« Demander pardon n’est pas simplement présenter ses excuses ». Ce n’est pas facile, de même qu’il « n’est pas facile de recevoir le pardon de Dieu : non pas parce qu’il ne veut pas nous le donner, mais parce que nous fermons la porte en ne pardonnant pas » les autres. Un élément supplémentaire a été ajouté à la réflexion sur le chemin pénitentiel qui caractérise le carême : le thème du pardon. La réflexion est partie du passage de la première lecture, tirée du Livre du prophète Daniel (3, 25.34-43), dans lequel on lit que le prophète Azaria « était dans l’épreuve et rappela l’épreuve de son peuple, qui était esclave ». Mais le peuple « n’était pas esclave par hasard : il était esclave parce qu’il avait abandonné la loi du Seigneur, parce qu’il avait péché ». Azaria ne dit pas au Seigneur : « Excuse-moi, nous nous sommes trompés ». En effet, « demander pardon est une autre chose, c’est autre chose que de présenter ses excuses ». Il s’agit de deux attitudes différentes : la première se limite à la présentation d’excuses, la deuxième implique de reconnaître avoir péché. Le péché, en effet, « n’est pas une simple erreur. Le péché est idolâtrie », c’est adorer les « nombreuses idoles que nous avons » : l’orgueil, la vanité, l’argent, le « moi-même », le bien-être. Voilà pourquoi Azaria ne présente pas simplement ses excuses, mais « demande pardon ». Le passage liturgique de l’Évangile de Matthieu (18, 21-35) a donc conduit à affronter l’autre face du pardon: du pardon demandé à Dieu au pardon donné à nos frères. Dans tous les cas, « rares sont les moments où l’on demande pardon ». Mais dans le passage proposé par la liturgie, Pierre demande au Seigneur quelle doit être la mesure de notre pardon : « Sept fois, seulement ? ». À l’apôtre « Jésus répond par un jeu de mots qui signifie “toujours” : soixante-dix fois sept, c’est-à-dire, tu dois pardonner toujours ». Ici, on parle de « pardonner », pas simplement de s’excuser pour une erreur commise : pardonner « à celui qui m’a offensé, qui m’a fait du mal, à celui qui par sa malveillance a blessé ma vie, mon cœur ». Voilà alors ma question pour chacun de nous : « Quelle est la mesure de mon pardon ? ». « Si je ne suis pas capable de pardonner, je ne suis pas capable de demander pardon ». C’est pourquoi « Jésus nous enseigne à prier ainsi, le Père : “Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés” ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? On peut imaginer le dialogue suivant avec un pénitent : « Mais, père, je me confesse, je vais me confesser… — Et que fais-tu avant de te confesser ? Eh bien, je pense aux mauvaises choses que j’ai faites — C’est bien — Puis je demande pardon au Seigneur et je promets de ne plus en faire…. — Bien. Et après, tu vas voir le prêtre ? ». Mais avant « il te manque une chose: tu as pardonné à ceux qui t’ont fait du mal ? ». Si la prière qui nous a été suggérée est « Pardonne-nous nos offenses comme nous les pardonnons aux autres », nous savons que « le pardon que Dieu te donnera » exige « le pardon que tu donnes aux autres ». En conclusion, on peut résumer ainsi la méditation : avant tout, « demander pardon n’est pas simplement présenter ses excuses », mais « c’est être conscients du péché, de l’idolâtrie que j’ai faite, des nombreuses idolâtries » ; dans un deuxième temps, « Dieu pardonne toujours, toujours », mais demande aussi que je le pardonne, parce que « si je ne pardonne pas », dans un certain sens, c’est comme si je fermais « la porte au pardon de Dieu ». Une porte que nous devons en revanche maintenir ouverte: laissons entrer le pardon de Dieu afin que nous puissions pardonner les autres.

PAPE FRANÇOIS: N’AYONS PAS PEUR DE LA JOIE (Sanctae Marthae, 2014)

4 avril, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20140424.html

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 24 avril 2014

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 20 du 15 mai 2014)

N’AYONS PAS PEUR DE LA JOIE

Il y a beaucoup de chrétiens qui ont « peur de la joie ». Des chrétiens « chauves-souris », comme les a qualifiés « avec un peu d’humour » le Pape François, qui ont toujours des « têtes d’enterrement » et se déplacent dans l’ombre au lieu de viser « à la lumière de la présence du Seigneur ». Le fil conducteur de la méditation proposée par le Pape a été justement le contraste des sentiments éprouvés par les apôtres après la résurrection du Seigneur : d’un côté, la joie de le penser ressuscité et, de l’autre, la peur de le voir à nouveau au milieu d’eux, d’entrer en contact réel avec le mystère. « Il y a un mot dans ce passage de l’Évangile (Luc 24, 35-48) qui nous explique bien ce qui s’était passé à ce moment-là ». En substance, les disciples « préféraient penser que Jésus était une idée, un fantôme, mais pas la réalité ». Et « tout le travail de Jésus était de faire comprendre qu’il était réalité : “Donnez-moi à manger, touchez-moi, c’est moi ! Un fantôme n’a pas de chair, n’a pas de corps, c’est moi !” ». En outre, « nous pensons que cela advient après que certains d’entre eux l’avaient vu pendant la journée : ils étaient sûrs qu’il était vivant. Que s’est-il passé ensuite, on ne sait pas… ». Le passage évangélique suggère, que « la peur de la joie est une maladie du chrétien ». Nous aussi « nous avons peur de la joie » et nous disons à nous-mêmes qu’« il vaut mieux penser : oui, Dieu existe, mais il est là-bas, Jésus est ressuscité, il est là-bas ! ». Comme pour dire : gardons « un peu de distance ». Et ainsi « nous avons peur de la proximité de Jésus, parce que cela nous donne de la joie ». Cette attitude explique aussi pourquoi il y a « tant de chrétiens d’enterrement », dont « la vie semble un enterrement continuel ». Des chrétiens qui « préfèrent la tristesse et non la joie ; ils se meuvent mieux non pas dans la lumière de la joie, mais dans les ombres ». Tout comme « ces animaux qui ne réussissent à sortir que la nuit mais qui à la lumière du jour ne voient rien. Comme les chauves-souris ! Et avec un peu de sens de l’humour, nous pouvons dire qu’il y a des “chrétiens chauves-souris”, qui préfèrent les ombres à la lumière de la présence du Seigneur ». « Nous avons peur de la joie et Jésus, avec sa résurrection, nous donne la joie : la joie d’être chrétien, la joie de le suivre de près, la joie d’aller sur les routes des béatitudes, la joie d’être avec lui ». C’est pourquoi il faut surmonter « la peur de la joie » et penser à combien de fois « nous ne sommes pas joyeux parce que nous avons peur ». Comme les disciples « avaient été battus par le mystère de la croix ». D’où leur peur. « Et là d’où je viens, il y a un proverbe qui dit : celui qui se brûle avec du lait bouillant, pleure quand il voit une vache ». Et ainsi, les disciples, « brûlés par le drame de la croix, ont dit : non, arrêtons-nous ici! Lui est au ciel, ça va très bien, il est ressuscité, mais qu’il ne vienne pas une autre fois ici parce que nous n’y arrivons pas ! ». Le Pape François a conclu sa méditation en invoquant le Seigneur afin qu’il « fasse avec nous tous ce qu’il a fait avec les disciples qui avaient peur de la joie: ouvrir notre esprit ». Et « qu’il nous fasse comprendre qu’il est une réalité vivante, qu’il a un corps, qu’il est avec nous et qu’il nous accompagne, qu’il a gagné : demandons au Seigneur la grâce de n’avoir pas peur de la joie ». 

PAPE FRANÇOIS: LA DOUCEUR, UNE VERTU UN PEU OUBLIÉE

19 février, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2013/documents/papa-francesco-cotidie_20130409.html

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 9 avril 2013

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 16 du 18 avril 2013)

LA DOUCEUR, UNE VERTU UN PEU OUBLIÉE

« La tentation de commérer à propos des autres et de mal parler d’eux est toujours aux aguets. En famille aussi, entre amis et dans la paroisse, où les dames du catéchisme se chamaillent avec celles de la Caritas ». Ce sont des « tentations quotidiennes » — « ennemies de la douceur » et de l’unité entre les personnes et au sein de la communauté chrétienne — « qui arrivent à tous, même à moi ».

C’est précisément contre cette attitude que le Pape François a mis en garde au cours de la célébration de la Messe du mardi 9 avril, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae. Le Pape a indiqué la voie de la douceur évangélique pour laisser à l’Esprit la possibilité d’œuvrer et de nous régénérer à une « vie nouvelle », faite d’unité et d’amour. « Demandons la grâce », a-t-il dit, de « ne juger personne » et d’apprendre à « ne pas commérer » sur le dos des autres— ce serait « vraiment un grand pas en avant » — en nous efforçant de « faire preuve de charité les uns envers les autres », « de respect » et en laissant avec douceur « la place à l’autre ». « Dans la prière au début de la Messe — a dit le Pape dans son homélie— nous avons demandé au Seigneur que, par la force de Jésus ressuscité, il manifeste au monde la plénitude de la vie nouvelle. Après la résurrection de Jésus, commence une vie nouvelle ! C’est ce que Jésus a dit à Nicodème. Il dut “naître d’en haut”, commencer». Nicodème — a expliqué le Pape François en référence au passage évangélique de saint Jean (3, 7-15) — « est un érudit. Un peu auparavant, dans l’Évangile, il avait répondu à Jésus : mais comment un homme peut-il naître à nouveau, retourner dans le sein de sa mère et naître à nouveau ? Jésus parlait d’une autre dimension : “naître d’en haut”, naître de l’Esprit. C’est une nouvelle naissance, c’est la vie nouvelle, la puissance, la beauté de la vie nouvelle que nous avons demandée dans la prière. C’est la vie nouvelle que nous avons reçue dans le baptême, mais qui doit se développer ». « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme. Une seule âme, un seul cœur : l’unité, cette unité, cette unanimité, cette harmonie des sentiments dans l’amour, l’amour réciproque. Penser que “les autres sont meilleurs que moi” : c’est beau, non ? ». « Mais la réalité nous dit qu’après le baptême, cela ne vient pas automatiquement. C’est un travail à faire sur le chemin de la vie, c’est un travail à faire par l’Esprit en nous et c’est une fidélité à l’Esprit de notre part ». Et « cette douceur dans la communauté est une vertu un peu oubliée. Être doux, laisser la place à l’autre. Il y a tant d’ennemis de la douceur, à commencer par les commérages, n’est-ce pas ? Lorsque l’on préfère commérer, commérer sur l’autre, dire du mal de l’autre. Ce sont des choses quotidiennes qui arrivent à tous, même à moi ». « Ce sont des tentations du malin — a-t-il ensuite poursuivi — qui ne veut pas que l’Esprit vienne à nous et fasse cette paix, cette douceur dans les communautés chrétiennes. Nous allons à la paroisse, et les dames du catéchisme se chamaillent avec celles de la Caritas ». Et « il y a toujours ces conflits. Même en famille ou dans le quartier. Et même entre amis. Et cela, ce n’est pas la vie nouvelle. Lorsque vient l’Esprit et qu’il nous fait naître à une vie nouvelle, il nous rend doux, charitables. Il ne faut juger personne : l’unique Juge est le Seigneur ». Voilà alors la suggestion de « ne rien dire. Et si je dois dire quelque chose, je lui dis à lui, à elle : mais pas à tout le quartier. Seulement à celui qui peut résoudre la situation ». « Cela — a conclu le Pape François — n’est qu’un petit pas dans la vie nouvelle, mais c’est un pas quotidien ».

 

PAPE FRANÇOIS – INSTRUCTIONS POUR LES MOMENTS SOMBRES

10 février, 2015

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20140203.html

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 3 février 2014

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 8 du 20 février 2014)

INSTRUCTIONS POUR LES MOMENTS SOMBRES

Dans les moments difficiles de la vie il ne faut pas « négocier Dieu » en utilisant les autres pour se sauver soi-même : l’attitude juste est de faire pénitence, en reconnaissant ses péchés et en s’en remettant au Seigneur, sans céder à la tentation de « se faire justice de ses propres mains ». Le Pape François a reproposé le témoignage du roi David, « saint et pécheur », au « moment sombre » de la fuite de Jérusalem à cause de la trahison de son fils Absalon. Au terme de la célébration, le jour de la mémoire liturgique de Saint Blaise, deux prêtres ont donné au Pape puis à toutes les personnes présentes la traditionnelle bénédiction avec deux cierges posés sur la gorge en forme de croix. Pour sa méditation, le Pape s’est appuyé sur la première lecture, tirée du second livre de Samuel (15, 13-14.30 ; 16, 5-13a). « Nous avons entendu — a-t-il dit — l’histoire de ce moment si triste de David, quand il a dû fuir parce que son fils l’a trahi ». « Dans les mauvais moments de la vie — a noté le Pape — il arrive que, peut-être, dans le désespoir on cherche à se défendre comme l’on peut », même « en utilisant Dieu et les personnes ». En revanche, David nous montre que sa « première attitude » est précisément « celle ne pas utiliser Dieu et son peuple ». La seconde est une « attitude pénitentielle », que David assume tandis qu’il fuit de Jérusalem. On lit dans le passage du livre de Samuel : « Il gravissait en pleurant » la montagne « et il marchait la tête voilée et les pieds nus ». Mais, a commenté le Pape, « pensez à ce que signifie gravir la montagne pieds nus ». Il s’agit d’« un chemin pénitentiel ». Peut-être, a poursuivi le Pape, David, à ce moment-là, « dans son cœur » pensait à « toutes les mauvaises choses » et aux « nombreux péchés qu’il avait commis ». Et probablement se disait-il à lui-même : « Mais moi je ne suis pas innocent ! Il n’est pas juste que mon fils me fasse cela, mais moi je ne suis pas saint ! ». Avec cet esprit, David « choisit la pénitence : il pleure, il fait pénitence ». Et cette montagne qu’il gravit, a encore souligné le Pape, « nous fait penser à la montée de Jésus. Lui aussi, dans la douleur et les pieds nus, avec sa croix, gravissait la montagne ». David vit donc une « attitude pénitentielle ». Quand, en revanche, a dit le Pape, « il nous arrive une chose de ce genre dans notre vie, nous cherchons toujours — c’est un instinct que nous avons — de nous justifier ». Au contraire, « David ne se justifie pas. Il est réaliste. Il essaie de sauver l’arche de Dieu, son peuple. Et il fait pénitence » en gravissant la montagne. Le long de son chemin pénitentiel, le roi rencontre un homme du nom de Shiméï, qui « lançait des pierres » contre lui et contre ceux qui l’accompagnaient. C’est « un ennemi » qui maudissait et « proférait des insultes » contre David. Ainsi Abishaï, « un des amis de David » propose-t-il au Roi de le capturer et de le tuer : « Celui-ci est un chien crevé » lui-dit avec le langage de son temps et pour souligner combien Shiméï était « une personne mauvaise ». Mais David l’en empêche et « au lieu de choisir la vengeance contre tant d’insultes, il choisit de s’en remettre à Dieu ». On lit en effet dans le texte biblique : « Voyez : le fils qui est sorti de mes entrailles en veut à ma vie. À plus forte raison maintenant ce Benjaminite — ce Shiméï ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a commandé. Peut-être le Seigneur considérera-t-il ma misère et me rendra-t-il le bien au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui ». Voici la troisième attitude : David « s’en remet au Seigneur ». Justement « ces trois attitudes de David dans le moment d’obscurité, au moment de l’épreuve, peuvent tous nous aider » lorsque nous nous trouvons dans des situations difficiles. Il ne faut pas « négocier notre appartenance ». 

PAPE FRANCOIS: UNE BELLE LUTTE

3 novembre, 2014

http://w2.vatican.va/content/francesco/it/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20141030_una-lotta-bellissima.html

(Google traduction de l’italien)

PAPE FRANCOIS

MEDITATION DU MATIN dans la chapelle de Résidence Sainte-Marthe

UNE BELLE LUTTE

Thursday, 30 Octobre, 2014

(De: L’Osservatore Romano .., éd jour, année CLIV, 249, Ven 31/10/2014)

La vie chrétienne est « une milice » et qu’il faut « force et courage » à « résister » aux tentations du diable et « annoncer » la vérité. Mais cette « lutte est belle», car «quand Dieu gagne à chaque étape de notre vie, nous donne de la joie, un grand bonheur. » En réfléchissant sur les paroles de Paul dans sa lettre aux Ephésiens (6: 10-20) et le «langage militaire » utilisée par lui, Francis pape, la messe célébrée à Santa Marta Thursday, Octobre 30, a parlé de ce que les théologiens ont défini  » combat spirituel: pour avancer dans la vie spirituelle que vous avez à battre. « 
Nous avons besoin de «force et courage», a déclaré le pape, tout d’abord, parce qu’il est pas un « simple rencontre » mais une « bataille continue » contre le « prince des ténèbres ». Il est de ce débat houleux, le Pape a dit, qui a été appelé depuis le catéchisme, dans lequel « nous avons appris que les ennemis de la vie chrétienne sont trois: le diable, le monde et la chair. » Ceci est la lutte quotidienne contre la «mondanité» et contre «l’envie, la luxure, la gourmandise, l’orgueil, l’orgueil, la jalousie,« toutes les passions »que sont les blessures du péché originel. »
Certains pourraient alors se demander: «Mais le salut que Jésus nous donne est libre? ». Oui, répondit Francis, « mais vous devez le défendre. » Et, comme Paul écrit, pour ce faire, nous devons «revêtir l’armure de Dieu», car «vous ne pouvez pas penser à une vie spirituelle, une vie chrétienne » sans « résister à la tentation, sans une lutte contre le diable. »
Et à penser – il a trouvé Francis – « . Que le diable était un mythe, une image, une idée, l’idée du mal» qui nous voulait croire Au lieu de cela, « le diable existe et nous devons le combattre. » Le Saint Paul nous le rappelle, «la parole de Dieu dit, » mais il semble que «nous ne sommes pas convaincus » de cette réalité.
Mais, comme il est cette «armure de Dieu»? Un peu sur lui pour fournir l’Apôtre: «Tenez bon, donc, soyez endurants, autour de sa taille la vérité. » Donc, vous devez d’abord la vérité, parce que «le diable est un menteur, est le père de menteurs »; Puis Paul continue, porter « la cuirasse de la justice »: en fait, dit l’évêque de Rome, « on ne peut pas être chrétien sans travailler continuellement pour être juste. »
Et encore: «Les pieds, chaussés et prêts à répandre l’Evangile de la paix. » En effet, «le chrétien est un homme ou une femme de paix » et ne pas avoir la « paix dans nos cœurs:« Il ya quelque chose de mal en lui: il est la paix que « vous donne la force de se battre. »
Enfin, nous lisons dans la Lettre aux Ephésiens: « Tenez toujours le bouclier de la foi. » Sur ce détail porté le Pape: «Une chose qui aiderait serait trop demander: Comment est ma foi? Je crois ou ne crois pas? Ou je suppose un peu oui et un peu non? Je suis un peu banal et un peu croyant? « . Quand nous récitons le Credo, nous ne le faisons que les «mots»? Nous sommes conscients, a demandé à François, que «sans la foi, vous ne pouvez pas aller de l’avant, vous ne pouvez pas défendre le salut de Jésus? ».
Se référant à l’évangile de Jean, chapitre neuf, quand Jésus guérit le garçon ne voulait pas croire que les Pharisiens étaient aveugles, le Pape a souligné que Jésus n’a pas demandé au garçon, «Êtes-vous heureux? Êtes-vous heureux? Avez-vous vu que je suis bon? », Mais« Est-ce que vous croyez au Fils de l’Homme? Vous avez la foi? « . Et il est même question que répond « à nous tous les jours. » Une question incontournable car «si notre foi est faible, le diable va nous vaincre. »
Le bouclier de la foi est non seulement «nous défendre, mais nous donne aussi la vie. » Et avec cela, dit Paul, nous pouvons «éteindre tous les traits enflammés du malin. » Le diable en fait « pas jeter sur nous des fleurs », mais « flèches enflammées, poison, pour tuer. »
L’armure du chrétien, a poursuivi le pape, est également composé de  » casque du salut »,« l’épée de l’Esprit »et la prière. Le Saint Paul nous rappelle: «en tout temps, je vous prie. » Et il a réitéré le Pape: « Priez, priez. » Vous ne pouvez pas, en effet, « de poursuivre une vie chrétienne sans surveillance. »
Ceci est la raison pour laquelle la vie chrétienne peut être considéré comme une «milice». Mais il est dit le pape, «un beau combat », car il nous donne «la joie que le Seigneur nous a gagné avec son gratuité du salut. » Pourtant, dit-il, nous sommes tous «un peu« paresseux »et« nous laisser poursuivre passions, de toutes les tentations « . Mais même si « nous sommes des pécheurs, » nous ne devons pas perdre cœur », parce que le Seigneur est avec nous, qui nous a tout donné, » et nous « gagner encore cette petite étape aujourd’hui,« notre combat quotidien avec la «grâce de force, le courage, la prière, et de regarder la joie. « 

 

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