Archive pour la catégorie 'PAPE FRANÇOIS – hOMÉLIE DU JOUR'

SAINTE-MARTHE: LE VRAI PASTEUR OBÉIT À L’APPEL DE L’ESPRIT SAINT (PAPE FRANÇOIS 2017)

15 mai, 2018

https://fr.zenit.org/articles/sainte-marthe-le-vrai-pasteur-obeit-a-lappel-de-lesprit-saint/

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Sermon de Saint Paul (je ne peux pas lire l’écriture)

SAINTE-MARTHE: LE VRAI PASTEUR OBÉIT À L’APPEL DE L’ESPRIT SAINT (PAPE FRANÇOIS 2017)

Homélie du 30 mai 2017

Le « vrai pasteur » sait « prendre congé » de son Eglise pour suivre l’appel de l’Esprit Saint : il n’est pas au « centre de l’histoire », il « sert sans compromis » et sans « s’approprier » le troupeau. Le pape François a commenté en ces termes l’adieu de saint Paul aux Anciens d’Ephèse rapporté par les Actes des Apôtres, lors de sa messe matinale à Sainte-Marthe, au Vatican, ce 30 mai 2017, indique une synthèse de Radio Vatican.

« Nous tous, les pasteurs, nous devons prendre congé. Il arrive un moment où le Seigneur nous dit « va ailleurs, va ici, va là, viens auprès de moi ». Un pasteur doit se préparer à bien prendre congé, et ne pas le faire à moitié. Le pasteur qui n’apprend pas à prendre congé n’a pas un bon rapport avec le troupeau, un rapport qui n’a pas été purifié par la croix de Jésus », a notamment fait observer le pape qui a relevé trois éléments dans la manière de faire de saint Paul.

Paul affirme qu’il n’a jamais « reculé » et le pape fait remarquer que « ce n’est pas un acte de vanité, parce qu’il dit qu’il est le pire des pécheurs – il le sait et il le dit – ». Mais Paul « raconte simplement l’histoire» : «C’est une des choses qui donnera beaucoup de paix au pasteur lorsqu’il prendra congé, explique le pape : se rappeler qu’il n’a jamais été un pasteur de compromis », ce qui exige « du courage ».

Ensuite, l’apôtre Paul indique qu’il prend le chemin de Jérusalem, « poussé par l’Esprit » : il obéit à l’Esprit-Saint, et « il sait qu’il ne possède rien en propre, il ne s’est pas approprié le troupeau, il l’a servi (..). Il ne part pas en retraite. Il va ailleurs, afin de servir d’autres Eglises, le cœur toujours ouvert à la voix de Dieu : je laisse cela, je verrai ce que le Seigneur me demande. Et ce pasteur sans compromis est maintenant un pasteur en chemin. »

Enfin, Paul affirme qu’il « n’accorde du prix » à sa vie, ce qui signifie qu’ « il n’est pas le centre de l’histoire, grande ou petite », mais « un serviteur ». Aussi Paul prend-il congé avec une « liberté sans compromis », et c’est « ainsi que doit prendre congé un pasteur », estime le pape François. Il a invité à prier « pour les pasteurs, pour nos pasteurs, pour les curés, les évêques, le Pape, afin que leur vie soit une vie sans compromis, une vie en chemin, une vie où ils ne se croient pas au centre de l’histoire et apprennent ainsi à prendre congé ».

PAPE FRANÇOIS – FÊTE DE SAINT MARC ÉVANGÉLISTE (25 avril 2017)

24 avril, 2018

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2017/documents/papa-francesco-cotidie_20170425_messe-pour-tawadros.html

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Saint Marc L’Evangeliste

PAPE FRANÇOIS – FÊTE DE SAINT MARC ÉVANGÉLISTE (25 avril 2017)

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Messe pour Tawadros II

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 018 du 04 mai 2017)

A quelques jours du voyage en Egypte, le Pape a offert la Messe «pour mon frère Tawadros II, patriarche d’Alexandrie des Coptes». «Aujourd’hui est la fête de saint Marc évangéliste, fondateur de l’Eglise d’Alexandrie», a dit le Pape, en demandant «la grâce que le Seigneur bénisse nos deux Eglises par l’abondance de l’Esprit Saint». Les paroles de Marc «à la fin de l’Evangile» (16, 15-20), proposées par la liturgie du jour, ont été le fil conducteur de la méditation du Pape: «Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création». Dans ce mandat, «il y a la mission que Jésus donne aux disciples: la mission d’annoncer l’Evangile, de proclamer l’Evangile». C’est une invitation à «sortir, aller». Les chrétiens sont appelés à «sortir pour annoncer, et c’est dans cette sortie que se déroule, se joue la vie du prédicateur: il n’est pas en lieu sûr, il n’y a pas d’assurance-vie pour les prédicateurs». «Tout d’abord: allez, sortez», parce que «l’Evangile, l’annonce de Jésus Christ, se fait toujours en sortie, toujours en chemin». Et «tant en chemin physique qu’en chemin spirituel ou en chemin de la souffrance: pensons à l’annonce de l’Evangile de tant de malades qui offrent leurs douleurs pour l’Eglise, pour les chrétiens». Ce sont des personnes qui «sortent d’elles-mêmes». Mais «comment est le style de cette annonce?». «Saint Pierre, qui a été le maître de Marc, est très clair dans la description de ce style: «Revêtez-vous tous d’humilité dans vos rapports mutuels». L’Evangile doit être annoncé avec humilité, parce que le Fils de Dieu s’est humilié, il s’est anéanti: le style de Dieu est celui-ci, ce n’est pas un autre». Il faut de «l’humilité: l’Evangile ne peut être annoncé par le pouvoir humain, il ne peut être annoncé avec l’esprit de grimper et d’aller plus haut, non! Cela n’est pas l’Evangile!». L’humilité est nécessaire «parce que nous apportons une annonce d’humiliation, de gloire, mais à travers l’humiliation». Et «l’annonce de l’Evangile subit la tentation; la tentation du pouvoir, de l’orgueil, des nombreuses mondanités qui existent et qui nous conduisent à prêcher ou à réciter». Oui, «parce qu’un Evangile édulcoré, sans force, un Evangile sans le Christ crucifié et ressuscité n’est pas une prédication». « L’annonce de l’Evangile, si elle est vraie, subit la tentation». «Si un chrétien qui dit annoncer l’Evangile par la parole ou par le témoignage, n’est jamais tenté», le diable ne s’en préoccupe pas «et si le diable ne se préoccupe pas, c’est parce que nous ne lui posons pas de problèmes, parce que nous prêchons une chose qui ne sert pas». Voilà pourquoi «dans la véritable prédication, il y a toujours un peu de tentation et aussi de persécution». En somme, «style d’humilité, chemin — parce que l’on sort — chemin de tentation, mais l’espérance» ne doivent jamais manquer. En effet, Pierre écrit: «Quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle, dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera». Et «ce sera précisément le Seigneur qui nous reprendra, qui nous donnera la force, parce que c’est ce que Jésus a promis quand il a envoyé les apôtres». « Que le Seigneur nous donne cette grâce, à nous tous baptisés, de prendre la voie de l’évangélisation avec humilité, avec confiance en Lui-même, en annonçant le véritable Evangile: “Le Verbe s’est fait chair”».

 

PAPE FRANÇOIS – DIEU S’ARRANGE POUR ENTRER (12 juin 2017)

1 mars, 2018

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2017/documents/papa-francesco-cotidie_20170612_dieu-s-arrange-pour-entrer.html

ultima cena fr

Jésus avec nous dans l’Eucharistie

PAPE FRANÇOIS – DIEU S’ARRANGE POUR ENTRER (12 juin 2017)

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 12 juin 2017

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 026 du 29 juin 2017)

Il suffit de maintenir la porte du cœur entrouverte et «Dieu s’arrange pour entrer», nous empêchant de rejoindre la foule des «in-miséricordieux»: un néologisme qui signifie ceux qui, privés de miséricorde, mettent en pratique les béatitudes à l’inverse. C’est précisément contre la tentation «narcissique de l’auto-référentialité» — le contraire de l’«altérité» chrétienne qui «est don et service» — que le Pape a voulu mettre en garde. En se référant au passage de la seconde lecture de saint Paul aux Corinthiens (1, 1-7), proposé par la liturgie comme première lecture, il a immédiatement souligné qu’en à peine «dix-neuf lignes, par huit fois, Paul parle de consolation, de nous laisser consoler pour consoler les autres». «L’expérience de la consolation, qui est une expérience spirituelle, a toujours besoin d’altérité pour être totale: personne ne peut se consoler soi-même, personne». Et «qui cherche à le faire, finit par se regarder dans le miroir». Mais «c’est la consolation truquée qui ne fait pas grandir, qui n’est pas une consolation parce qu’elle est fermée, il lui manque une altérité». «Dans l’Evangile, nous trouvons tant de personnes ainsi». «Par exemple les docteurs de la loi qui sont pleins de leur suffisance, fermés, et cela est “leur consolation” entre guillemets». Le Pape a voulu faire une référence explicite au «riche Epulon, qui vivait de fête en fête et avec cela, pensait être consolé». «La consolation, pour être vraie, pour être chrétienne, a besoin d’une altérité», parce que «la véritable consolation se reçoit». Et «c’est précisément le Seigneur, c’est Dieu qui nous console, c’est Dieu qui nous donne ce don: nous, avec le cœur ouvert, lui qui vient et nous donne». D’où le fait que «la consolation est un état de passage du don reçu au service donné», au point que «la véritable consolation a cette double altérité: elle est don et service». «Ainsi, si je laisse entrer la consolation du Seigneur comme don, c’est parce que j’ai besoin d’être consolé: je suis dans le besoin». En effet, «pour être consolé, il est nécessaire de reconnaître d’être dans le besoin: ce n’est qu’ainsi que le Seigneur vient, il nous console, et nous donne la mission de consoler les autres». «Un cœur ouvert, est un cœur heureux et dans l’Evangile, nous avons entendu qui sont les heureux, qui sont les bienheureux: les pauvres». Ainsi, «le cœur s’ouvre dans une attitude de pauvreté, de pauvreté d’esprit: ceux qui savent pleurer, ceux doux, la douceur du cœur; ceux qui sont assoiffés de justice, qui luttent pour la justice; ceux qui sont miséricordieux, qui font preuve de miséricorde à l’égard des autres; les purs de cœur; les artisans de paix et ceux qui sont persécutés à cause de la justice, par amour de la justice». Et «ainsi le cœur s’ouvre et le Seigneur vient avec le don de la consolation et la mission de consoler les autres». Mais il y a toutefois également ceux qui «ont un cœur fermé: ils ne suivent pas les béatitudes, en somme et «se sentent riches d’esprit, c’est-à-dire suffisants». Ce sont «ceux qui n’ont pas besoin de pleurer parce qu’ils se sentent justes; les violents qui ne savent pas ce qu’est la douceur; les injustes qui vivent de l’injustice et font l’injustice; ceux «in-miséricordieux», c’est-à-dire sans miséricorde, qui ne pardonnent jamais, qui n’ont jamais besoin de pardonner parce qu’ils ne sentent pas le besoin d’être pardonnés; ceux qui ont le cœur sale; les artisans de guerre, et non pas de paix; et ceux qui ne sont jamais critiqués ou persécutés parce qu’ils luttent pour la justice parce qu’ils ne se préoccupent pas des injustices des autres personnes: ceux-là sont fermés». Précisément devant cette inversion des béatitudes, «il nous fera du bien aujourd’hui de penser» à «comment est mon cœur? Est-il ouvert?». En rappelant que Dieu «nous demande seulement que la porte de notre cœur soit ouverte, ou tout au moins entrouverte, ainsi il s’arrange pour entrer».

 

PAPE FRANÇOIS – HYMNE À LA JOIE

4 septembre, 2017

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pens e it

soyez joyeux

PAPE FRANÇOIS – HYMNE À LA JOIE

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 23 mai 2016

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 22 du 2 juin 2016)

« La carte d’identité du chrétien est la joie » : l’« étonnement » face à la « grandeur de Dieu », à son « amour », au « salut » qu’il a donnés à l’humanité, ne peut que conduire le croyant à une joie que même les croix de la vie ne peuvent érafler, car dans l’épreuve aussi existe « la certitude que Jésus est avec nous ». La méditation du Pape François a été un véritable hymne à la joie. L’inspiration est venue de la liturgie du jour. Le Souverain Pontife a en particulier voulu relire l’incipit du passage de la première Lettre de Pierre (1, 3-9) qui — a-t-il dit — en raison de son « ton d’exultation », de sa « joie », de la manière de l’apôtre d’intervenir « de toute sa force » rappelle le début « de l’Oratorio de Noël de Bach ». Ce sont des mots dans lesquels on perçoit « l’étonnement devant la grandeur de Dieu », devant la « régénération que le Seigneur — “en Jésus Christ et pour Jésus Christ” — a faite en nous ». Et c’est « un étonnement plein d’allégresse, de joie » : immédiatement après, on trouve le mot-clé dans le texte de la lettre, c’est-à-dire : « C’est pourquoi vous êtes comblés de joie ». La joie dont parle l’apôtre est durable. Voilà pourquoi il ajoute dans l’épître que, même si pendant quelques temps, on est obligé d’être « affligés par les épreuves », cette joie du début « ne sera pas ôtée ». En effet, celle-ci naît de « ce que Dieu a fait en nous : il nous a régénérés dans le Christ et nous a donné une espérance ». À partir de tout cela, on comprend que la joie est vraiment la « vertu du chrétien ». Un chrétien « est un homme et une femme qui a la joie dans son cœur ». Encore plus : « Il n’existe pas de chrétien sans joie ». C’est pourquoi « la carte d’identité du chrétien est la joie, la joie de l’Evangile, la joie d’avoir été élus par Jésus, sauvés par Jésus, régénérés par Jésus ; la joie de cette espérance que Jésus nous attend ». Et également « dans les croix et les souffrances de cette vie », le chrétien vit cette joie, en l’exprimant d’une autre manière, c’est-à-dire avec la « paix » qui vient de la « certitude que Jésus nous accompagne, qu’il est avec nous ». Servant de contrepoint à cet hymne à la joie, la liturgie du jour propose « un autre mot », celui qui est lié à l’épisode de l’Évangile de Marc (10, 17-27) dans lequel on raconte l’histoire du jeune « qui s’était approché de Jésus pour le suivre ». Jésus fait la proposition suivante à ce jeune : « Une seule chose te manque : va, ce que tu as, vends-le et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis, viens, suis-moi » ; mais à ces mots, il « s’assombrit et il s’en alla contristé ». Ce jeune « n’a pas été capable d’ouvrir son cœur à la joie et il a choisi la tristesse ». Mais pourquoi ? La réponse est claire : « Car il avait de grands biens. Il était attaché à ses biens ». Du reste, Jésus avait averti « que l’on ne peut pas servir deux maîtres : ou tu sers le Seigneur ou tu sers les richesses ». En revenant sur ce thème, déjà affronté dans une homélie il y a quelques jours, le Pape a expliqué : « Les richesses ne sont pas mauvaises en elles-mêmes », ce qui est mauvais, c’est de « servir la richesse ». Et la tâche de chacun est d’aider les gens « à trouver Jésus, à ôter cette tristesse, afin qu’ils puissent se réjouir de l’Évangile, qu’ils puissent avoir cette joie qui est propre à l’Évangile ». François a encore voulu approfondir ce concept central et lier la joie à l’étonnement qui naît — comme le rappelle saint Pierre dans sa lettre — « devant la révélation, devant l’amour de Dieu, devant les émotions de l’Esprit Saint ». C’est pourquoi on peut bien dire que « le chrétien est un homme, une femme d’étonnement ». C’est pourquoi « nous demandons aujourd’hui au Seigneur qu’il nous donne d’être étonnés devant lui, devant les nombreuses richesses spirituelles qu’il nous a données ; et qu’avec cet étonnement, il nous donne la joie, la joie de notre vie et de vivre avec la paix dans notre cœur les nombreuses difficultés ; et qu’il nous garde de rechercher le bonheur dans tant de choses qui, à la fin, nous attristent : elles promettent beaucoup, mais elles ne nous donneront rien ! ». Voilà la conclusion : « Rappelez-vous bien : un chrétien est un homme et une femme de joie dans le Seigneur, un homme et une femme d’étonnement ».

 

PAPE FRANÇOIS – UNE LUMIÈRE DOUCE, HUMBLE ET PLEINE D’AMOUR (2013)

27 juillet, 2017

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hibiscus

Hibiscus

PAPE FRANÇOIS – UNE LUMIÈRE DOUCE, HUMBLE ET PLEINE D’AMOUR

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 3 septembre 2013

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 36 du 5 septembre 2013)

L’humilité, la douceur, l’amour, l’expérience de la croix sont les moyens à travers lesquels le Seigneur vainc le mal. Et la lumière que Jésus a apportée dans le monde vainc la cécité de l’homme, souvent aveuglé par la fausse lumière du monde, plus puissante mais trompeuse. C’est à nous de savoir discerner quelle lumière vient de Dieu. Tel est le sens de la réflexion proposée par le Pape François au cours de la Messe célébrée mardi 3 septembre.
En commentant la première lecture, le Saint-Père s’est arrêté sur la « belle parole » que saint Paul adresse aux Thessaloniciens : « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres… tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres » (1 Th 5, 1-6.9-11). Ce que veut dire l’apôtre, a expliqué le Pape, est clai: « L’identité chrétienne est une identité de lumière, et non pas de ténèbres ». Et Jésus a apporté cette lumière dans le monde. « Saint Jean — a précisé le Pape François — dans le premier chapitre de son Évangile nous dit “la lumière est descendue dans le monde”, lui, Jésus ». Une lumière que « le monde n’a pas appréciée », mais qui, toutefois, « nous sauve des ténèbres, des ténèbres du péché ». Aujourd’hui, a poursuivi le Pape, on pense qu’il est possible d’obtenir cette lumière qui déchire les ténèbres à travers de nombreuses découvertes scientifiques et autres inventions de l’homme, grâce auxquelles « on peut tout connaître, on peut posséder une science sur tout ». Mais « la lumière de Jésus — a averti le Pape François — est une autre chose ».
Mais comment se présente la lumière que nous offre Jésus ? Nous pouvons la reconnaître — a expliqué le Saint-Père — parce que c’est une lumière humble. Ce n’est pas une lumière qui s’impose, elle est humble. C’est une lumière douce, qui a la force de la douceur ; c’est une lumière qui parle au cœur et c’est également une lumière qui offre la croix. Si nous, dans notre lumière intérieure, nous sommes des hommes doux, nous entendons la voix de Jésus dans le cœur et nous regardons sans peur la croix dans la lumière de Jésus ». Mais si, au contraire, nous nous laissons aveugler par une lumière qui nous rend sûrs de nous, orgueilleux, et nous conduit à regarder les autres de haut, à les mépriser avec arrogance, il est certain que nous ne nous trouvons pas en présence de la « lumière de Jésus ». C’est au contraire « la lumière du diable travesti en Jésus — a dit l’Évêque de Rome — en ange de lumière. Nous devons toujours faire la distinction ; là où se trouve Jésus se trouve toujours l’humilité, la douceur, l’amour et la croix. Il a parcouru le premier ce chemin de lumière. Nous devons aller derrière lui sans peur », parce que « Jésus a la force et l’autorité de nous donner cette lumière ». « Demandons au Seigneur — a exhorté le Pape François en concluant — de nous donner aujourd’hui la grâce de sa lumière et de nous enseigner à reconnaître lorsqu’une lumière est sa lumière et lorsqu’il s’agit d’une lumière artificielle utilisée par l’ennemi pour nous tromper ».

PAPE FRANÇOIS – NOUS AVONS TOUS UN ANGE (2014)

6 juillet, 2017

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20141002.html

PAPE FRANÇOIS – NOUS AVONS TOUS UN ANGE (2014)

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MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 2 octobre 2014

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 42 du 16 octobre 2014)

Nous avons tous un ange toujours à nos côtés, qui ne nous laisse jamais seuls et nous aide à ne pas nous tromper de route. Et si nous savons être comme des enfants, nous réussirons à éviter la tentation de nous suffire à nous-mêmes, qui conduit à l’orgueil et à un carriérisme exaspéré. C’est justement le rôle décisif des anges gardiens dans la vie des chrétiens que le Pape François a rappelé, le jour de leur fête. Ce sont deux images — l’ange et l’enfant — que «l’Eglise nous fait voir dans la liturgie d’aujourd’hui». Le Livre de l’Exode (23, 20-23a), notamment, nous propose «l’image de l’ange», que «le Seigneur donne à son peuple pour l’aider sur son chemin». Le Seigneur donne une indication claire à son peuple: «Vas, tu feras ce que je te dis. Tu marcheras dans ta vie, mais je te donnerai une aide qui te rappellera continuellement ce que tu dois faire». Et ainsi «il dit à son peuple quelle doit être l’attitude avec l’ange». La première recommandation est: «Aie du respect pour sa présence». Puis: «Ecoute sa voix et ne te rebelle pas contre lui». Ainsi en plus de «respecter» il faut aussi savoir «écouter» et «ne pas se rebeller». Au fond «c’est cette attitude docile, mais non spécifique, de l’obéissance due au père, qui est le propre de l’obéissance du fils». Il s’agit en substance de «cette obéissance de la sagesse, cette obéissance d’écouter les conseils et de choisir le mieux selon les conseils». Et il faut «avoir le cœur ouvert pour demander et écouter des conseils». Le passage de l’Evangile de Matthieu (18,1-5.10) propose en revanche la seconde image, celle de l’enfant. «Les disciples se disputaient pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Il y avait une dispute interne: le carriérisme. Ces hommes qui sont les premiers évêques avaient cette tentation du carriérisme» et ils disaient entre eux: «Je veux devenir plus grand que toi!». A ce propos: «Ce n’est pas un bon exemple que les premiers évêques aient fait cela, mais c’est la réalité». Pour sa part, «Jésus leur enseigne la véritable attitude»: il appelle à lui un enfant, il le place au milieu d’eux — rapporte Matthieu — et ce faisant il indique expressément «la docilité, le besoin de conseil, le besoin d’aide, parce que l’enfant est précisément le signe du besoin d’aide, de docilité pour aller de l’avant». «Telle est la route» et non celle d’établir «qui est le plus grand». En réalité, a répété le Pape en rappelant les paroles de Jésus, «sera le plus grand» celui qui deviendra comme un enfant. «Nous tous, selon la tradition de l’Eglise, nous avons un ange avec nous, qui nous protège, nous fait sentir les choses». Du reste, «combien de fois avons-nous entendu: “Mais, là… tu devrais faire comme ça… cela ne va pas… fais attention!”». C’est justement «la voix de notre compagnon de voyage». Et nous pouvons être «sûrs qu’il nous accompagnera jusqu’à la fin de notre vie avec ses conseils». Pour cela, il faut «faire entendre sa voix, ne nous rebellons pas». En réalité, «personne ne marche seul et aucun d’entre nous ne peut penser qu’il est seul: ce compagnon est toujours là». A ces interrogations, «nous pouvons répondre aujourd’hui»: chacun de nous peut le faire pour vérifier «quelle est sa relation avec cet ange que le Seigneur a envoyé pour me protéger et m’accompagner sur le chemin, et qui voit toujours le visage du Père qui est dans les cieux».

PAPE FRANÇOIS – UNE LUMIÈRE DOUCE, HUMBLE ET PLEINE D’AMOUR (2013)

20 juin, 2017

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PAPE FRANÇOIS – UNE LUMIÈRE DOUCE, HUMBLE ET PLEINE D’AMOUR (2013)

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 3 septembre 2013

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 36 du 5 septembre 2013)

L’humilité, la douceur, l’amour, l’expérience de la croix sont les moyens à travers lesquels le Seigneur vainc le mal. Et la lumière que Jésus a apportée dans le monde vainc la cécité de l’homme, souvent aveuglé par la fausse lumière du monde, plus puissante mais trompeuse. C’est à nous de savoir discerner quelle lumière vient de Dieu. Tel est le sens de la réflexion proposée par le Pape François au cours de la Messe célébrée mardi 3 septembre.
En commentant la première lecture, le Saint-Père s’est arrêté sur la « belle parole » que saint Paul adresse aux Thessaloniciens : « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres… tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres » (1 Th 5, 1-6.9-11). Ce que veut dire l’apôtre, a expliqué le Pape, est clai: « L’identité chrétienne est une identité de lumière, et non pas de ténèbres ». Et Jésus a apporté cette lumière dans le monde. « Saint Jean — a précisé le Pape François — dans le premier chapitre de son Évangile nous dit “la lumière est descendue dans le monde”, lui, Jésus ». Une lumière que « le monde n’a pas appréciée », mais qui, toutefois, « nous sauve des ténèbres, des ténèbres du péché ». Aujourd’hui, a poursuivi le Pape, on pense qu’il est possible d’obtenir cette lumière qui déchire les ténèbres à travers de nombreuses découvertes scientifiques et autres inventions de l’homme, grâce auxquelles « on peut tout connaître, on peut posséder une science sur tout ». Mais « la lumière de Jésus — a averti le Pape François — est une autre chose ».
Mais comment se présente la lumière que nous offre Jésus ? Nous pouvons la reconnaître — a expliqué le Saint-Père — parce que c’est une lumière humble. Ce n’est pas une lumière qui s’impose, elle est humble. C’est une lumière douce, qui a la force de la douceur ; c’est une lumière qui parle au cœur et c’est également une lumière qui offre la croix. Si nous, dans notre lumière intérieure, nous sommes des hommes doux, nous entendons la voix de Jésus dans le cœur et nous regardons sans peur la croix dans la lumière de Jésus ». Mais si, au contraire, nous nous laissons aveugler par une lumière qui nous rend sûrs de nous, orgueilleux, et nous conduit à regarder les autres de haut, à les mépriser avec arrogance, il est certain que nous ne nous trouvons pas en présence de la « lumière de Jésus ». C’est au contraire « la lumière du diable travesti en Jésus — a dit l’Évêque de Rome — en ange de lumière. Nous devons toujours faire la distinction ; là où se trouve Jésus se trouve toujours l’humilité, la douceur, l’amour et la croix. Il a parcouru le premier ce chemin de lumière. Nous devons aller derrière lui sans peur », parce que « Jésus a la force et l’autorité de nous donner cette lumière ». « Demandons au Seigneur — a exhorté le Pape François en concluant — de nous donner aujourd’hui la grâce de sa lumière et de nous enseigner à reconnaître lorsqu’une lumière est sa lumière et lorsqu’il s’agit d’une lumière artificielle utilisée par l’ennemi pour nous tromper ».

PAPE FRANÇOIS (La première, selon les Evangiles, vit Jésus ressuscité: Marie Madeleine)

25 mai, 2017

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en e paolo La Magdalena penitente. Paradas - Copia

 

PAPE FRANÇOIS (La première, selon les Evangiles, vit Jésus ressuscité: Marie Madeleine)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 17 mai 2017

Chers frères et sœurs, bonjour!

Ces dernières semaines, notre réflexion se déroule, pour ainsi dire, dans l’orbite du mystère pascal. Nous rencontrons aujourd’hui celle qui la première, selon les Evangiles, vit Jésus ressuscité: Marie Madeleine. Le repos du samedi s’était conclu depuis peu. Le jour de la passion, il n’y avait pas eu le temps de terminer les rites funèbres; c’est pourquoi, en cette aube pleine de tristesse, les femmes se rendent à la tombe de Jésus avec les onguents parfumés. C’est elle qui arrive la première: Marie de Magdala, l’une des disciples qui avaient accompagné Jésus jusqu’en Galilée, se mettant au service de l’Eglise naissante. Dans son trajet vers le sépulcre se reflète la fidélité de tant de femmes qui fréquentent pendant tant d’années les allées des cimetières, en souvenir de quelqu’un qui n’est plus là. Pas même la mort ne brise les liens les plus authentiques: certaines personnes continuent à aimer, même si la personne aimée s’en est allée pour toujours.
L’Evangile (cf. Jn 20, 1-2.11-18) décrit Madeleine, en soulignant immédiatement que ce n’était pas une femme qui s’enthousiasmait facilement. En effet, après la première visite au sépulcre, elle revient déçue dans le lieu où les disciples se cachaient; elle rapporte que la pierre a été déplacée de l’entrée du sépulcre, et sa première hypothèse est la plus simple que l’on puisse formuler: quelqu’un doit avoir fait disparaître le corps de Jésus. Ainsi, la première annonce que Marie apporte n’est pas celle de la résurrection, mais d’un vol que des inconnus ont commis, alors que Jérusalem tout entière dormait.
Les Evangiles racontent ensuite un deuxième voyage de Madeleine vers le sépulcre de Jésus. Elle était têtue! Elle est allée, elle est revenue… parce qu’elle n’était pas convaincue! Cette fois, son pas est lent, très lourd. Marie souffre doublement: tout d’abord de la mort de Jésus, et ensuite, de la disparition inexplicable de son corps.
C’est alors qu’elle est penchée près de la tombe, les yeux remplis de larmes, que Dieu la surprend de la manière la plus inattendue. L’évangéliste Jean souligne combien son aveuglement est persistant: elle ne s’aperçoit pas de la présence de deux anges qui l’interrogent, elle n’a aucun soupçon en voyant l’homme derrière elle, qu’elle pense être le gardien du jardin. Et en revanche, elle découvre l’événement le plus bouleversant de l’histoire humaine lorsque finalement elle est appelée par son nom: «Marie!» (v. 16).
Comme il est beau de penser que la première apparition du Ressuscité — selon les Evangiles — a eu lieu d’une manière aussi personnelle! Il y a quelqu’un qui nous connaît, qui voit notre souffrance et notre déception, et qui s’émeut pour nous et nous appelle par notre nom. C’est une loi que nous trouvons gravée dans beaucoup de pages de l’Evangile. Autour de Jésus se trouvent de nombreuses personnes qui cherchent Dieu; mais la réalité la plus prodigieuse est que, bien avant, c’est tout d’abord Dieu qui se préoccupe pour notre vie, qui veut la relever, et pour ce faire, il nous appelle par notre nom, en reconnaissant le visage personnel de chacun. Chaque homme est une histoire d’amour que Dieu écrit sur cette terre. Chacun de nous est une histoire d’amour de Dieu. Dieu appelle chacun de nous par son propre nom: il nous connaît par notre nom, il nous regarde, il nous attend, il nous pardonne, il a de la patience avec nous. Est-ce vrai ou n’est-ce pas vrai? Chacun de nous fait cette expérience.
Et Jésus l’appelle: «Marie!»: la révolution de sa vie, la révolution destinée à transformer l’existence de chaque homme et femme, commence par un nom qui retentit dans le jardin du sépulcre vide. Les Evangiles nous décrivent le bonheur de Marie: la résurrection de Jésus n’est pas une joie donnée au compte-goutte, mais une cascade qui renverse toute la vie. L’existence chrétienne n’est pas tissée de doux bonheurs, mais de vagues qui emportent tout. Essayez de penser vous aussi, en cet instant, avec le bagage de déceptions, et d’échecs que chacun de nous porte dans son cœur, qu’il y a un Dieu proche de nous qui nous appelle par notre nom et nous dit: «Relève-toi, arrête de pleurer, car je suis venu te libérer!». Cela est beau.
Jésus n’est pas quelqu’un qui s’adapte au monde, en tolérant que dans celui-ci se poursuivent la mort, la tristesse, la haine, la destruction morale des personnes… Notre Dieu n’est pas inerte, mais notre Dieu — je me permets le mot — est un rêveur: il rêve de la transformation du monde, et il l’a réalisée dans le mystère de la Résurrection.
Marie voudrait embrasser son Seigneur, mais Lui est désormais tourné vers le Père céleste, alors qu’elle est invitée à apporter l’annonce à ses frères. Et ainsi, cette femme qui, avant de rencontrer Jésus, était en proie au malin (cf. Lc 8, 2), est à présent devenue apôtre de la nouvelle et plus grande espérance. Que son intercession nous aide à vivre nous aussi cette expérience: à l’heure des pleurs, et à l’heure de l’abandon, entendre Jésus Ressuscité qui nous appelle par notre nom, et avec le cœur plein de joie aller annoncer: «J’ai vu le Seigneur!» (v. 18). J’ai changé de vie parce que j’ai vu le Seigneur! A présent, je suis différent d’avant, je suis une autre personne. J’ai changé parce que j’ai vu le Seigneur. Cela est notre force et cela est notre espérance. Merci.

 

PAPE FRANÇOIS – LA PRIÈRE DE LOUANGE

25 avril, 2017

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2014/documents/papa-francesco-cotidie_20140128.html

PAPE FRANÇOIS – LA PRIÈRE DE LOUANGE

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 28 janvier 2014

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 7 du 13 février 2014)

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la danse de Miriam

Difficile de justifier qui a honte de chanter la louange du Seigneur, alors qu’il se laisse ensuite aller à exulter bruyamment pour un but marqué par son équipe préférée. Tel est le sens de l’homélie de la Messe célébrée dans la chapelle Sainte-Marthe. Le Pape François s’est arrêté sur la description de la fête improvisée par David pour le retour de l’arche d’alliance telle que racontée dans la première lecture de la liturgie du jour (2 Samuel 6, 12-15 .17-19). Louer Dieu « est totalement gratuit », a-t-il dit. « Nous ne demandons pas, nous ne remercions pas. Nous louons : tu es grand. “Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit…”. De tout cœur nous disons ces mots. C’est aussi un acte de justice, parce qu’il est grand, il est notre Dieu. Pensons à une belle question que nous pouvons nous poser aujourd’hui : “Comment va ma prière de louange aujourd’hui ? Sais-je louer le Seigneur ? Ou lorsque je prie le Gloria ou le Sanctus je le fais uniquement avec la bouche et pas avec tout le cœur ? Que me dit David en dansant ? Et Sarah qui danse de joie ? Quand David entre en ville, une autre chose commence : une fête. La joie de la louange qui porte à la joie de la fête ». Une fête qui s’élargit ensuite à la famille, « chacun — c’est l’image proposée par le Pape — chez lui à manger le pain, à faire la fête ». Mais quand David rentre au Palais, il doit affronter les reproches et le mépris de Michal, la fille du roi Saul : « “Mais n’as-tu pas honte de ce que tu as fait ? Comment faire cette chose, danser devant tout le monde, toi le roi ? N’as-tu pas honte ?”. Moi je me demande combien de fois nous méprisons dans nos cœurs des personnes bonnes, des gens de bien qui louent le Seigneur » ainsi, de façon spontanée, comme cela leur vient, sans suivre des attitudes formelles. Mais dans la Bible, a rappelé le Pape, on lit « que Michal est restée stérile toute sa vie pour cela. Que veut dire la Parole de Dieu ici ? Que la joie, que la prière de louange nous rend féconds. Sarah dansait au grand moment de sa fécondité à quatre-vingt-dix ans ! La fécondité offre la louange au Seigneur ». L’homme et la femme qui louent le Seigneur, qui prient en louant le Seigneur — et quand ils le font ils sont heureux de le dire — et qui se ré- jouissent « quand ils chantent le Sanctus lors de la Messe » sont un homme et une femme féconds. En revanche, a ajouté le Pape, ceux qui « s’enferment dans la formalité d’une prière froide, mesurée », ainsi, ils finissent peut-être comme Michal, dans la stérilité de sa formalité. Pensons et imaginons David qui danse de toutes ses forces devant le Seigneur. Pensons qu’il est beau de faire une prière de louange.

PAPE FRANÇOIS – JÉSUS REGARDE CHACUN DE NOUS

13 février, 2017

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2017/documents/papa-francesco-cotidie_20170131_jesus-regarde-chacun-de-nous.html

PAPE FRANÇOIS – JÉSUS REGARDE CHACUN DE NOUS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 31 janvier 2017

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n°006 du 9 février 2017)

Jésus ne regarde pas les «statistiques», mais il fait attention à «chacun de nous». Un par un. L’«émerveillement de la rencontre avec Jésus», cet émerveillement qui saisit celui qui le regarde et qui se rend compte que le Seigneur avait déjà «le regard fixé» sur lui, a été décrit par le Pape François. Le «regard» a précisément été le fil conducteur de la méditation. Le Pape s’est penché sur l’Evangile du jour (Marc, 5 21-43) pour voir «ce que fait Jésus». La caractéristique la plus évidente est que «Jésus est toujours au milieu de la foule». C’est une foule qui enveloppe Jésus, qui «le presse». Et lui, «il est resté là». Les gens le cherchaient: les gens avaient les yeux fixés sur lui et lui avait les yeux fixés sur les gens». On pourrait objecter: Jésus tournait le regard «sur les gens, sur la multitude», en revanche non: «sur chacun!». Car c’est précisément là que se trouve la «particularité du regard de Jésus. Il ne massifie pas les gens: Jésus regarde chacun». On en trouve la preuve à plusieurs reprises dans les récits évangéliques. Dans l’Evangile du jour, par exemple, on lit que Jésus demande: «Qui m’a touché?», alors qu’«il était au milieu de ces gens, qui le pressaient». Cela semble étrange, au point que les disciples eux-mêmes «lui disaient: “Mais vois la foule qui se presse autour de toi!”». «Quelqu’un ma touché!». En effet, «au milieu de cette foule, Jésus s’aperçut de la petite vieille qui l’avait touché. Et il la guérit». Il y avait «beaucoup de gens», mais il prêta attention précisément à elle, «une femme, une petite vieille». Le récit évangélique se poursuit par l’épisode de Jaïre, à qui on annonce que sa fille est morte. Jésus le rassure: «Ne crains pas! Aie seulement foi!», de même qu’auparavant il avait dit à la femme: «Ta foi t’as sauvée!». Dans cette situation également, Jésus se retrouve au milieu de la foule, avec «beaucoup de gens qui pleuraient». Jésus leur dit: «Soyez tranquilles, la petite fille dort». Et Jésus entre et «ressuscite la petite fille». Ce qui saute aux yeux est que Jésus, dans cette agitation, avec «les femmes qui hurlaient et pleuraient», se soucie de dire «au père et à la mère: “Donnez-lui à manger!”». C’est l’attention au «petit», c’est «le regard de Jésus sur le petit. Mais n’avait-il rien d’autre dont se soucier? Non, juste de cela». Le Pape a poursuivi ses exemples en citant l’épisode de Naïm. Là aussi, «il y avait la foule qui le suivait». Et Jésus «voit qu’un cortège funèbre sort: un jeune homme, fils unique d’une mère veuve». Encore une fois, le Seigneur s’aperçoit du «petit». Au milieu de tant de gens, «il va, il arrête le cortège, il ressuscite le jeune garçon et le remet à sa mère». Et une autre fois, à Jéricho. Quand Jésus entre dans la ville, il y a la foule qui «crie: “Vive le Seigneur! Vive Jésus! Vive le Messie!”. Il y a beaucoup de vacarme… Un aveugle se met lui aussi à crier; et lui, Jésus, avec tout le vacarme qu’il y avait là, entend l’aveugle». Le Seigneur «s’aperçoit du petit, de l’aveugle». Tout cela pour dire que «le regard de Jésus va du grand au petit». Le Pape a rappelé que l’auteur de la Lettre aux hébreux suggère «de courir avec persévérance, en gardant le regard fixé sur Jésus». Et cela me fait ressentir «un grand émerveillement. C’est l’émerveillement de la rencontre avec Jésus »

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