Archive pour la catégorie 'méditation'

La joie parfaite selon Saint François d’Assise

3 mai, 2007

du site:

http://www.missa.org/joie_parfaite.php

La joie parfaite selon Saint François d’Assise

Comment Saint François, cheminant avec frère Léon, lui exposa ce qu’est la joie parfaite.

Comme saint François allait une fois de Pérouse à Sainte Marie des Anges avec frère Léon, au temps d’hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins écris et note avec soin que là n’est pas point la joie parfaite. »

Et saint François allant plus loin l’appela une seconde fois : « O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait voir les aveugles, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l’ouïe aux sourds, la marche aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est un plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. »

Marchant encore un peu, saint François s’écria d’une voix forte : « O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu’il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. »

Allant un peu plus loin, saint François appela encore d’une voix forte : « O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu’il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu’en cela n’est point la joie parfaite. »

Et faisant encore un peu de chemin, saint François appela d’une voix forte : « O frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu’il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n’est point la joie parfaite. »

Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon, fort étonné, l’interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » et saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu’il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu’il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu’à la nuit, alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d’injures et tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous persistons à frapper, et qu’il sorte en colère, et qu’il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : « Allez-vous-en d’ici misérables petits voleurs, allez à l’hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l’amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu’il dise, plus irrité encore : « ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent », et s’il sort avec un bâton noueux, et qu’il nous saisisse par le capuchon, et nous jette par terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu’en cela est la joie parfaite.

Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l’Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l’amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités ; car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier, puisqu’ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon que dit l’Apôtre : « Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu de Dieu ? et si tu l’as reçu de lui, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu l’avais de toi-même ? ». Mais dans la croix de la tribulation et de l’affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c’est pourquoi l’Apôtre dit : « Je ne veux point me glorifier si ce n’est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus Christ. »

À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

Joseph, gardien fidèle »

1 mai, 2007

 du site Vatican:

http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010319_bernardino_fr.html

Joseph, gardien fidèle »

C’est une loi générale, dans la communication de grâces particulières à une créature raisonnable: lorsque la bonté divine choisit quelqu’un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu’à sa fonction, et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle.

Cela s’est tout à fait vérifié chez saint Joseph, père présumé de notre Seigneur Jésus Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l’a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c’est-à-dire de son Fils et de son épouse; fonction qu’il a remplie très fidèlement. C’est pourquoi le Seigneur a dit: Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.

Si tu compares Joseph à tout le reste de d’Eglise du Christ, n’est-il pas l’homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable? Si donc toute la sainte Eglise est débitrice envers la Vierge Marie parce que c’est par elle qu’elle a pu recevoir le Christ, après elle, c’est à saint Joseph qu’elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

Il est en effet la conclusion de l’Ancien Testament: c’est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis.Certes, il ne faut pas en douter: l’intimit

é, le respect, la très haute dignité que le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l’égard de son père, il n’a pas renié tout cela au ciel, il l’a plutôt enrichi et achevé. Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien; Entre dans la joie de ton maître. Bien que la joie de l’éternelle béatitude entre dans le coeur, le Seigneur a préféré dire: Entre dans la joie de ton maître, pour faire comprendre mystérieusement que cette joie ne sera pas seulement en lui, mais qu’elle l’enveloppera et l’absorbera de tous côtés, qu’elle le submergera comme un abîme infini.

Souviens-toi de nous, bienheureux Joseph, intercède par le secours de ta prière auprès de ton Fils présumé; rends-nous propice également la bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin. Amen.« 

Sermon de St Bernardin de Sienne

Prière

Notre Père

Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux, tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut; accorde maintenant à ton Eglise, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement.

Préparé par l’Institut de Spiritualité:
Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin

BRUNO FORTE – Lettre sulla prière – Message pour la Carême 2007

29 avril, 2007

je mets une brève biographie de Bruno Forte à laquelle je voudrais ajouter celui-là qui rappelle de lui: il était encore professeur à Naples et il déroulait activité pastorale dans la ville dans le quartier dit « espagnol » le plus malfamé et dangereux de Naples, il est un grand théologien mais, aussi, un grand berger, et Pape Bendetto le sait, du site:

http://www.novena.it/confessarsi/biografia.htm

Archevêque S.E. Mons. BRUNO FORTE

Né le: 01-08-1949, ordonné Prêtre le: 18-04-1973 né à Naples le 1° août 1949, Prêtre il a été ordonné à Naples le 18 avril 1973, où il a déroulé le ministère en différentes Paroisses. En 1974 il a obtenu le doctorat en Théologie près de l’Université Théologique de Naples-Capodimonte. Il a approfondi les études au Tubinga et à Paris et il a passé la maîtrise en Philosophie à Naples. Professeur de Théologie dogmatique près de l’Université Théologique de l’Italie dont a été Proviseur, Membre de la Commission Théologique Internationale est Consultore du Pontifical Conseil de la Culture et de ce pour l’unité des chrétiens. Auteur de nombreuses publications de théologie, philosophie et spiritualité, caractéristiques beaucoup d’aussi au niveau international, il a présidé la commission préparatoire au document – Mémoire et réconciliation -, qu’il a accompagné la demande de pardon de Giovanni Paolo II dans le Jubilé de 2000. Nommé Archevêque Metropolita de Chieti-Vasto le 26 juin 2004, il a été ordonné par le Card. Joseph Ratzinger le 8 septembre du même an, et il a reçu le Pallium de Benedetto XVI le 28 juin 2005. Il est Président de la Commission Épiscopale pour la Doctrine de la Foi, l’annonce et le Catechesi du CEI.

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du site:

http://www.webdiocesi.chiesacattolica.it/pls/cci_dioc_new/bd_edit_doc_dioc.edit_documento?p_id=912904

BRUNO FORTE – Archevêque Metropolita de Chiesti-Vasto –

Lettre sulla prière – Message pour la Carême 2007

La prière, l’ aumône, le jeûne : voilà les trois piliers du chemin de conversion de la Carême. Au jeûne j’ai dédié le message pour la Carême de 2005, à l’amour qu’il est effuse dans nous au moyen de la contemplation de la Face de Jésus et l’accueil de Sa miséricorde le message de carême de 2006. Je dédie à la prière le message de cette Carême, en reprenant une lettre que j’ai écrit quelque an il fait pendant rallongée expérience de prière, teste bref, déjà très diffus, traduit même dans des diverses langues, que maintenant je voudrais vous proposer à tous, mes Fils de l’Église de Chieti-Vasto, même pour nous préparer à l’École de la prière auxquels nous voudrions donner j’entame dans l’Venue prochaine. Qu’il puisse l’Esprit nous enseigner à prier et nous tu accompagnes dans ce chemin les Vierge Orante, la Marie, la Mère du Seigneur et Madre la nôtre. Tu me demandes : pourquoi prier ? Je te réponds : pour vivre.

Oui : pour vivre vraiment, il faut prier. Pourquoi ? Parce que des vies est : amères une vie sans amour n’est pas vie. Il est solitude vide, est prison et tristesse. Il vit vraiment seulement qui aime : et il aime seul qui se sent aimé, rejoint et transformé de l’amour. Comme la plante qui ne fait pas éclore son fruit si elle n’est pas atteinte par les rayons du soleil, ainsi le cœur humain pas il desserre à la vie vraie et pleine s’il n’est pas touché de l’amour. Maintenant, l’amour il naît de la rencontre et vit de la rencontre avec l’amour de Dieu, les plus grands et vrai de tous amours possibles, au contraire l’amour au-delà de chaque notre définition et de chaque notre possibilité. En priant, on nous laisse amères de Dieu et on naît à l’amour, toujours de nouveau. Donc, qui prie vit, dans le temps et pour l’éternité. Et qui ne prie pas ? Qui ne prie pas est à risque de mourir dans, parce qu’il lui manquera tôt ou tard l’air pour respirer, la chaleur pour vivre, la lumière pour voir, la nourriture pour croître et la joie pour donner un sens à la vie. Tu me dis : mais je ne sais pas prier ! Tu me demandes : comment prier ? Je te réponds : il commence à donner un peu de ton temps à Dieu. Au debout, l’important ne sera pas que ce temps soit beaucoup, mais que Tu le lui donnes fidèlement. Il te fixe même un temps à donner chaque jour au Seigneur et donne lui fidèlement, chaque jour, lorsque tu sens de le faire et lorsque tu ne le sens pas. Il cherche un lieu tranquille, où si possible il y ait quelque marque qu’il rappelle la présence de Dieu (une croix, une icone, la Bible, le Tabernacle avec la Présence eucharistique…). Recueille-toi dans silence : invoque-toi l’Esprit Saint, parce que soit Lui à crier dans toi « Abbà, le Père ! ». Porte à Dieu ton cœur, même si il est en tumulte : ne pas avoir de la peur de lui dire tout, pas seulement tes difficultés et ton douleur, ton péché et ton incrédulité, mais même ta rébellion et ta protestation, si tu les sens dans. Tout ceci, mets-le dans les mains de Dieu : il se rappelle de que Dieu est Père – Mère dans le amour, que tout accueille, tout pardonne, tout éclaire, tout sauve. Il écoute Le sien Silence : ne pas prétendre d’avoir vite les réponses. Persévère. Comme le prophète Elia, il se promène dans le désert vers le monte de Dieu : et lorsque tu te seras approché à Lui, ne pas le chercher dans le vent, dans le tremblement de terre ou dans le feu, en les signes de force ou de grandeur, mais dans la voix du silence subtil (cf. 1 Roi 19,12). Ne pas prétendre de saisir Dieu, mais laisse qu’il passe dans ta vie et dans ton cœur, il te touche l’âme, et on tu fais contempler de toi même seulement d’épaules. Ecoute-toi la voix de Le sien Silence. Ecoute-toi Son Parole de vie : tu ouvres la Bible, médite-la avec amour, laisse que la Parole de Jésus parle au cœur de ton cœur ; tu lis les Psaume, où tu trouveras exprimé tout ce que tu voudrais dire à Dieu ; il écoute les apôtres et les prophètes ; tombés amoureux des histoires des Patriarches et de le peuple élu et de l’église naissante, où tu rencontreras l’expérience de la vie vécue dans l’horizon de l’alliance avec Dieu. Et lorsque tu auras écouté la Parole de Dieu promène encore à long dans les sentiers de silence, en laissant que soit l’Esprit à t’unir à Christ, Parole eternel du Père. Il laisse que soit Dieu Père à modeler t’avec toutes et deux les Ses mains, Verbe et Esprit Saint. Au debout, il pourra te sembler que le temps pour tout ceci soit trop long, que passes jamais : persévère avec humilité, en donnant à Dieu tout le temps que tu réussis à donné Lui, jamais moins, cependant, de ce que tu as établi de pouvoir donner Lui chaque jour. Tu verras que de rendez-vous en rendez-vous ta fidélité sera récompensée, et tu t’apercevras que tout doucement, doucement le goûte de la prière croîtra dans toi, et ce qui au debout te semblait impossible à atteindre, deviendra toujours plus facile et beau. Alors tu comprendras que ce que comptine n’est pas avoir répondu, mais se mettre à disposition de Dieu : et tu verras que tout ce que tu porteras dans la prière il sera transfiguré peu à peu. Ainsi, quand tu viendras prier avec le cœur en tumulte, si tu persévères, tu t’apercevras qu’après avoir prié n’aura pas longtemps trouvé réponses à tes questions, mais les mêmes questions se seront dissoutes comme neige au soleil et dans ton cœur une grande paix il entrera : la paix d’être dans les mains de Dieu et de laisser se conduire docilement, où Il a préparé pour toi. Alors, ton cœur nouveau fait pourra chanter le nouveau cantique, et le « Magnificat » de Marie sortira de tes lèvres spontanément et il sera chanté

de l’éloquence silencieuse de tes œuvres.

Sache, cependant, qu’ils ne manqueront pas en tout ceci les difficultés : parfois tu ne réussiras pas à faire silence le vacarme qui est à toi et en toi autour,; parfois tu entendras la fatigue ou même le dégoût de te mettre à prier; parfois, ta sensibilité piaffera, et n’importe quel acte tu il semblera préférable au rester en prière devant Dieu, à temps « perdu. » Tu entendras, finalement, les tentations du Méchant qui te cherchera de toutes les manières de séparer du Seigneur, en t’éloignant de la prière. Ne pas craindre : les mêmes preuves. Ne pas craindre : les mêmes épreuves que tu vis les ont vécues les saints avant toi, et souvent beaucoup plus lourds de tien. Tu il continue seulement à avoir à foi. Persévère-toi, tu résistes et se rappelle de que l’unique chose que nous pouvons vraiment donner à Dieu est l’épreuve de notre fidélité. Avec la persévérance tu sauveras ta prière, et ta vie. Il viendra maintenant de la « nuit obscure », où tout te semblera aride et même absurde dans les choses de Dieu : ne pas craindre. Elle est cela maintenant dans laquelle à lutter avec il est Dieu même : tu ôtes de toi chaque péché, avec l’aveu humble et sincère de tes fautes et je pardonne sacramental ; il offre à Dieu encor plus de ton temps ; et il laisse que la nuit des sens et de l’esprit devient pour toi le maintenant de la participation à la passion des Seigneur. À ce point, il sera Jésus même à porter ta croix et à des conduire-toi avec elle vers la joie de Pâques. Tu ne t’étonneras pas, alors, de considérer même aimable cette nuit, parce que tu la verras transformée pour toi en nuit de amour, inondée de la joie de la présence d’Aimé, saturée de parfume de Christ, lumineuse de la lumière de Pâques. Ne pas avoir de la peur, donc, des épreuves et des difficultés dans la prière : il se rappelle seulement de que Dieu est fidèle et il ne te donnera jamais une épreuve sans te donner de sortie et n’exposera jamais une tentation sans te donner la force pour la supporter et la vaincre. Laissés amères de Dieu : comme une goute d’eau qui évapore sous les rayons des soleil et sel en haut et il revient à la terre comme pluie féconde ou rosée consolatrice, ainsi laisse que tout ton être soit travaillée de Dieu, modelé de l’amour des Trois, absorbé dans Eux et rendu à l’histoire comme don féconde. Il laisse que la prière fait la croître dans toi liberté de toute peur, le courage et l’audace de l’amour, la fidélité aux personnes qui Dieu t’a confié et aux situations dans lequel il t’a mis, sans chercher des évasions ou des consolations bon marché. Il apprend, en priant, à vivre la patience d’attendre les temps de Dieu, qui ne sont pas nos temps, et à suivre les voies de Dieu, qui ne sont très souvent pas nos voies. Un don détail que la fidélité dans la prière te donnera est le amour aux autres et sens de l’église : plus tu pries, plus sentiras miséricorde pour tous, plus tu voudras aider qui souffre, plus auras de la faim et soies de justice pour tous, surtout pour les plus pauvres et faibles, plus tu accepteras de te faire chargé du péché d’autrui pour compléter dans toi ce qui manque à la passion de Christ à avantage de Son corps, l’église. En priant, tu sentiras comme il est beau être dans le bateau de Pierre, solidaire avec tous, docile à la guide des bergers, soutenu de la prière de tous, prêt à servir les autres avec gratuité, sans rien demander en change. En priant tu sentiras croître dans toi la passion pour l’unité du corps de Christ et de toute la famille humaine. La prière est l’école de l’amour, parce qu’il est dans elle que tu peux te reconnaître infiniment aimé et naître toujours de nouveau à la générosité qui prend l’initiative de le pardonne et du don sans le calcule, au-delà de chaque mesure de fatigue. En priant, il s’apprend à prier, et on goûte les fruits de l’Esprit qu’ils font vrais et belle la vie : « amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, domination d’elle » (Gal 5,22). En priant, se devient amour, et la vie acquiert le sens et la beauté pour laquelle elle a été voulue de Dieu. En priant, on avertit toujours plus l’urgence de porter l’Évangile à tous, jusqu’aux extrêmes frontières de la terre. En priant, on découvre les infinis dons d’Aimé et il s’apprend toujours plus de rendre des mercis à Lui dans chaque chose. En priant, on vit. En priant, il s’aime. En priant, il se loue. Et l’éloge est la joie et la paix plus grande de notre cœur inquiet, dans le temps et pour l’éternité. Si je devais, alors, te souhaiter le don plus beau, si je voulais le demander pour toi à Dieu, je n’hésiterais pas à lui demander le don de la prière. Je le lui demande : et tu ne pas hésiter à le demander à Dieu pour moi. Et pour toi. La paix des Seigneur notre Jésus Christ, le amour de Dieu Père et la communion de l’Esprit Saint soient avec toi. Et tu dans eux : parce qu’en priant tu entreras dans le cœur de Dieu, caché avec Christ dans Lui, enveloppé de Leurs amour eternel, fidèle et toujours nouveau. Maintenant tu le sais : qui prie avec Jésus et dans Lui, qui prie Jésus ou le Père de Jésus ou l’invoqua Son Esprit, il ne prie pas un Dieu générique et lointain, mais il prie en Dieu, dans l’Esprit, pour le Fils, le Père. Et du Père, au moyen de Jésus, dans le souffle divin de l’Esprit, il recevra chaque cadeau parfait, à lui j’adapte et pour lui depuis toujours prêt et désiré. Le cadeau qui nous attends. Que tu t’attends.

La Charité réciproque et ininterrompue

26 avril, 2007

du site Vatican, spiritualié  

La Charité réciproque et ininterrompue 

« Jésus Christ est notre paix, celui qui a fait de deux peuples un seul. (…)

Et Lui-même avant de monter au ciel dit à ses disciples: “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix”.

Mais quelle est cette paix que le Christ nous donne et par laquelle l’unité de l’esprit est maintenue? 

C’est la charité réciproque, par laquelle nous essayons de nous aimer les uns les autres. (…) Le bienheureux Pierre en parle quand il nous avertit: “Ayez par-dessus tout une charité réciproque ininterrompue”.

Que signifie la charité réciproque, si ce n’est que “ce qui est à moi est aussi à toi”? 

Voilà ce que je dis lorsque je parle de mes biens, avec une personne que j’aime.

Mais si je t’aime sans que tu m’aimes, ou si, bien qu’étant aimé de toi, je ne t’aime pas, on ne peut pas encore parler de charité réciproque, parce que celle-ci ne peut pas être seulement mienne ou tienne: la charité réciproque est commune, elle ne peut pas être privée de la communion d’amour. 

En plus d’être réciproque, elle doit aussi être ininterrompue, autrement il n’y aurait ni lien de paix ni lien d’amour. La charité ininterrompue est fondée sur la vérité, elle n’est divisée ni par la rancoeur ni par les suspicions, bien plus, elle est constamment cultivée et nourrie d’une acceptation et soumission réciproques; cette charité est gardée avec délicatesse et prudence afin qu’elle ne diminue jamais; elle n’est ombragée par aucune simulation.

Que personne, donc, ne se fasse d’illusion sur l’amour de Dieu; que personne ne se trompe en pensant l’aimer: qui n’aime pas le prochain, n’aime pas Dieu. (…)

De quelle autre manière pourrait-on être bienfaisant à Dieu, si ce n’est en faisant du bien à ceux en qui Il est dans le besoin? 

Parce qu’en soi Dieu n’a besoin de rien: c’est en ses membres qu’Il demande et reçoit, qu’Il est aimé et méprisé.

Ainsi, en aimant le prochain, l’amour de Dieu et l’unité de l’esprit sont conservés en nous par le lien d’amour et de paix.

Qui n’aime pas le frère s’éloigne de l’unité de l’esprit, n’aime pas Dieu et ne vit pas de l’Esprit de Dieu, mais de son propre esprit: il vit désormais de lui-même et non de Dieu.« 

Extrait de “De vita coenobitica, seu communi”, de Baudouin de Ford (1120-1190), (n. VIII-IX, traduction italienne de E.A. Mella, Magnano, 1987, p. 46-51).

Prière

Donne-nous, ô Père, de sentir au milieu de nous 
la présence du Christ, ton Fils,
promise à ceux qui se réunissent en son nom,
et fais que dans un esprit de vérité et d’amour,
nous expérimentions une abondance de lumière, de miséricorde et de paix.
(Récollection liturgique “Pour une réunion spirituelle ou spirituelle”) 

Joie du mystère Pascal

10 avril, 2007

du site: 

http://www.magnificat.net/francais/index.asp#

Joie du mystère Pascal

 

L’alléluia est le chant du triomphe et de la joie : c’est la première leçon qu’il nous donne. « Nous n’ignorons pas, dit saint Léon, que de tous les mystères chrétiens, le mystère pascal est le plus important. » C’est que la résurrection nous établit au foyer même de la vie surnaturelle. Par son triomphe, le Christ glorieux est devenu le contempotain de toutes les générations : le Seigneur du royaume des vivants, l’Auteur de la vie. En toute vérité, la pierre angulaire, le centre, le tout de l’économie nouvelle, c’est le Christ ressucité… Dans la contemplation de la vie du Christ, beaucoup s’arrêtent de préférence aux événements douloureux ; et la croix nous apparaît plus souvent entourée des instruments du supplice que des trophées de la victoire…L’alléluia nous apporte une autre leçon. Son mot d’ordre est : « Louez Dieu. » Soyons alléluia des pieds à la tête ; soyons des adorateurs fervents de notre grand Dieu. Alléluia ! Louez Dieu ! L’adoration, l’action de grâce, la louande, la bénédiction, tous les élans de l’âme religieuse, ceux que Jean décrit dans son Apocalypse, venaient se perdre, nous dit-il, dans une seule acclamation d’une densité religieuse infinie : Allé

luia ! Louez Dieu !Dom Lambert Beauduin

XVIII. ORIGINE DU CHEMIN DE LA CROIX

2 mars, 2007

 presentation brèf de la « Emmerich « , il suit sur le site:

http://perso.orange.fr/francis.guillaume/a_c_emmerich.tm

Anne Catherine Emmerich, ou Anne catherine Emmerick, a été religieuse Augustine du couvent d’Agnetenberg à Dulmen en Westphalie et est décédée en 1824. L’héroïcité de ses vertus a été reconnue par décret en date du 24 avril 2001 par la Congrégation Romaine pour la cause des Saints du Vatican et elle a été béatifiée le 3 octobre 2004 par sa Sainteté Jean-Paul II. Ses méditations et visions ont fait l’objet du livre…. 

le texte mystique choisi, du site:

http://www.livres-mystiques.com/partietextes/CatherineEm/LaPassion/18origin.html

XVIII. ORIGINE DU CHEMIN DE LA CROIX

Pendant tout ce débat, la mère de Jésus, Madeleine et. Jean s’étaient tenus dans un coin du forum, regardant et écoutant avec une douleur profonde. Lorsque Jésus fut mené à Hérode, Jean conduisit la sainte Vierge et Madeleine sur tout le chemin qu’avait suivi Jésus. Ils revinrent ainsi chez Caiphe, chez Anne, dans Ophel, à Gethsémani, dans le jardin des Oliviers ; et dans tous les endroits où le Sauveur était tombé, où il avait souffert, ils s’arrêtaient en silence, pleuraient et souffraient avec lui. La sainte Vierge se prosterna plus d’une fois, et baisa la terre aux places où son fils était tombé. Madeleine se tordait les mains, et Jean pleurait, les consolait, les relevait, les conduisait plus loin. Ce fut là le commencement du saint chemin de la Croix et des honneurs rendus à la Passion de Jésus, avant même qu’elle ne fût accomplie. Ce fut dans la plus sainte fleur de l’humanité, dans la mère virginale du Fils de l’homme, que commença la méditation de l’Eglise sur les douleurs de son rédempteur. Dès ce moment, quand il n’était encore qu’à la moitié de sa voie douloureuse, la mère pleine de grâce arrosait de ses pleurs et révérait les traces des pas de son fils et de son Dieu. O quelle compassion ! Avec quelle force le glaive tranchant et perçant ne s’enfonça-t-il pas dans son coeur ! Elle, dont le corps bienheureux l’avait porté, dont le sein bienheureux l’avait allaité, cette bienheureuse qui avait entendu réellement et substantiellement le Verbe de Dieu, Dieu lui-même dès le commencement, qui l’avait conçu et gardé neuf mois sous son coeur plein de grâce, qui l’avait porté et senti vivre en elle avant que les hommes ne reçussent de lui la bénédiction, la doctrine et le salut, partageait toutes les souffrances de Jésus, y compris son violent désir de racheter les hommes par ses douleurs et sa mort. C’est ainsi que la Vierge pure et sans tâche inaugura pour l’Eglise le Chemin de la Croix, pour y ramasser à toutes les places, comme des pierres précieuses, les inépuisables mérites de Jésus-Christ, pour les cueillir comme des fleurs sur la route, et les offrir à son Père céleste pour ceux qui ont la foi. Tout ce qu’il y a jamais eu, et tout ce qu’il y aura jamais de saint dans l’humanité, tous ceux qui ont soupiré après la rédemption, tous ceux qui ont jamais célébré avec une compassion respectueuse l’amour et les souffrances du Sauveur, faisaient ce chemin avec Marie, s’affligeaient, priaient, s’offraient en sacrifice dans le coeur de la mère de Jésus qui est aussi une tendre Mère pour tous ses frères réunis par la foi dans le sein de l’Eglise.

Madeleine était comme hors d’elle-même à force de douleur. Elle avait un immense et saint amour pour Jésus ; mais lorsqu’elle aurait voulu verser son âme à ses pieds, comme l’huile de nard sur sa tête, un horrible abîme s’ouvrait entre elle et son bien-aimé. Son repentir et sa reconnaissance étaient sans bornes, et quand elle voulait élever vers lui son coeur, comme le parfum de l’encens, elle voyait Jésus maltraite, conduit à la mort à cause de ses fautes dont il s’était chargé. Alors ces fautes pour lesquelles Jésus avait tant à souffrir, la pénétraient d’horreur ; elle se précipitait dans l’abîme du repentir, sans pouvoir l’épuiser ni le combler ; elle se sentait de nouveau entraînée par son amour vers son Seigneur et Maître. et elle le voyait livré aux plus horribles traitements. Ainsi son âme était cruellement déchirée et ballottée entre l’amour, le repentir, la reconnaissance, l’aspect de l’ingratitude de son peuple, et tous ces sentiments s’exprimaient dans sa démarche, dans ses paroles, dans ses mouvements.Jean aimait et souffrait. Il conduisait pour la première rois la Mère de son Maître et de son Dieu, qui l’aimait aussi et souffrait aussi pour lui, sur ces traces du chemin de la Croix où l’Eglise devait la suivre, et l’avenir lui apparaissait.

2005venerdiviacrucis2005.jpg

via Crucis al Colosseo – anno 2005 – meditazioni di Joseph Ratzinger – Papa Benedetto

Méditation: le bref Traité de la Prière – St. Alphonse de Liguori

27 février, 2007

Du site: 

http://jesusmarie.com/Indexxx. 

 

Méditation: le bref Traité de
la Prière – St. Alphonse de Liguori 

 

Le Grand Moyen de
la Prière version abrégée
1ère édition numérique par www.tsvm.simplenet.com

J’estime n’avoir rien composé de plus utile que ce petit livre où je parle de la prière, indispensable et sûr moyen d’obtenir le salut éternel et toutes les grâces dont nous avons besoin.
Sans la prière, toutes nos méditations, résolutions et promesses resteront inutiles.
Si nous ne prions pas, nous serons toujours infidèles à toutes les lumières reçues de Dieu et à toutes les promesses que nous aurons faites.
La raison en est que, pour faire à chaque instant le bien, pour vaincre les tentations, pratiquer les vertus, bref pour observer les commandements et conseils divins, il ne suffit pas des lumières reçues, ni des réflexions faites et des résolutions prises, mais il y faut de plus le secours actuel de Dieu. Or, Dieu ne l’accorde qu’à ceux qui prient et qui prient avec persévérance.

L’Apôtre Paul écrivait à Timothée:
« Je recommande donc, avant tout, qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces… »1-Tm 2,1
Saint Thomas explique que la prière est proprement l’élévation de l’âme vers Dieu.
Quand la prière demande des choses précises, on l’appelle justement « demande ».
Si elle vise des choses indéterminées (comme par exemple lorsque nous disons: Seigneur, viens à mon aide), on l’appelle supplication. Quant à l’obsécration, c’est une pieuse adjuration ou objurgation pour obtenir la grâce, comme quand nous disons:
« Par ta Croix et ta Passion, délivre­nous, Seigneur! »
Enfin, l’Action de grâces est le remerciement pour les bienfaits reçus.
Par quoi, dit saint Thomas, nous méritons d’en recevoir de plus grands . Au sens restreint, dit-il, la prière est le recours à Dieu, mais pris en général, elle inclut tous les autres aspects que nous venons d’indiquer, et c’est ainsi que nous l’entendrons chaque fois que nous emploierons par la suite ce mot de prière.

Les textes de
la Sainte Ecriture, qui nous montrent la nécessité où nous sommes de prier, si nous voulons assurer notre salut sont trop clairs :
« Il leur fallait prier sans cesse, et ne pas se décourager» (Lc 18,1). «Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 41).
« Demandez et l’on vous donnera » (Mt 7, 7).
La raison en est claire. Sans le secours de la grâce nous ne pouvons faire aucun bien:
« Hors de moi vous ne pouvez­ rien faire »(Jn 15, 5).
Saint Augustin écrit: « L’homme ne fait aucun bien sans que Dieu lui donne de le faire »
Nous ne faisons aucun bien en dehors de celui que Dieu nous fait réaliser par sa grâce.
Mais, ce secours de la grâce, le Seigneur, selon sa providence ordinaire, ne l’accorde qu’à ceux qui prient.
Si donc sans le secours de la grâce nous ne pouvons rien et si, par ailleurs, Dieu ne donne ordinairement ce secours qu’à ceux qui prient, n’est-il pas clair, en conséquence, que la prière nous est absolument nécessaire pour le salut ?

Pour faire notre salut nous devons lutter et vaincre:
« L’athlète ne reçoit la couronne que s’il a lutté selon les règles » (2 Tm 2, 5).
Mais, sans le secours divin, nous sommes incapables de résister aux attaques d’ennemis si nombreux et si puissants.
Or, ce secours divin ne s’obtient que par la prière.
Donc, sans la prière pas de salut possible.
St Grégoire écrit de même:
« Par leurs demandes les hommes méritent de recevoir ce que le Dieu Tout-puissant a dès toujours résolu de leur donner ».
Bref, nous ne sommes que de pauvres mendiants, qui n’avons rien d’autre que ce que Dieu nous donne en aumône:
« Je ne suis qu’un pauvre et un mendiant »(Ps 40 (39) 18).
Le Seigneur, dit saint Augustin, désire et veut nous dispenser ses grâces, mais il ne veut les donner qu’à ceux qui les lui demandent: « Dieu veut donner, mais il ne donne qu’à celui qui demande »
N’a-t-il pas affirmé « Demandez et l’on vous donnera ? »
Oui, cherchez et vous recevrez !
Donc, conclut sainte Thérèse, qui ne cherche pas ne reçoit pas.

« Comme la sève est nécessaire pour que les plantes vivent et ne se dessèchent pas, ainsi dit saint Jean Chrysostome, la prière est nécessaire à notre salut ».
Ce même saint dit ailleurs:
« Comme l’âme donne la vie au corps, ainsi la prière maintient l’âme en vie.De même que le corps ne peut vivre sans l’âme, ainsi sans la prière l’âme est morte et sent mauvais .Elle sent mauvais , parce que celui qui néglige de se recommander à Dieu commence aussitôt à puer le péché ».
La prière est aussi appelée nourriture de l’âme, parce que le corps ne peut se soutenir sans nourriture, et de même, dit saint Augustin, l’âme ne peut se conserver en vie sans la prière:
« De même que le corps se nourrit d’aliments, ainsi l’homme se nourrit de prières »
La prière est en outre l’arme la plus nécessaire pour nous défendre contre nos ennemis; celui qui n’y recourt pas, dit saint Thomas, est perdu.
Adam est tombé, assure-t-il parce qu’il ne s’est pas recommandé à Dieu au moment de la tentation: « Il a péché parce qu’il n’eut pas recours au secours divin ».

Saint Charles Borromée observe, dans une de ses Lettres Pastorales, qu’entre tous les moyens que Jésus Christ nous a recommandés dans l’Evangile, il a donné la première place à la prière;
En cela il a voulu que son Eglise et sa Religion se distinguent des Sectes ; il a voulu qu’on l’appelle spécialement «Maison de Prière » : « Ma maison sera appelée une maison de prière- (Mt 21, 13).
Il conclut dans sa Lettre :
« Toutes les vertus trouvent dans la prière leur origine, leur croissance et leur couronnement »
Saint Bernard écrit de même:
« Mais qui sommes-nous et quelle est notre vaillance, pour pouvoir résister à de si multiples tentations ? C’est précisément à cette prise de conscience que Dieu cherchait à nous amener… pour que, constatant notre déficience et sachant qu’il n’est pour nous point d’autre secours, nous nous précipitions en toute humilité vers sa miséricorde » .
Le Seigneur sait combien la nécessité de la prière nous est utile pour nous maintenir dans l’humilité et exercer notre confiance ; c’est pourquoi il permet que nous assaillent des ennemis que nous ne pouvons pas vaincre par nos propres forces, afin que, par la prière, nous obtenions de sa miséricorde le secours pour résister.

Personne ne peut maîtriser les tentations impures de la chair, s’il ne se recommande à Dieu, quand il est tenté.
Alors qui ne recourt pas à Dieu est perdu.
La seule défense contre cette tentation, c’est la prière, dit saint Grégoire de Nysse:
« La prière est la sauvegarde de la pureté ».
La chasteté est une vertu que nous n’avons pas la force de pratiquer, si Dieu ne nous l’accorde pas, et Dieu ne la donne qu’à ceux qui la lui demandent.
Mais celui qui la demande l’obtiendra certainement.
Bref, dit-il, il ne saura jamais bien vivre, celui qui ne saura pas bien prier: Celui-là sait bien vivre, qui sait bien prier »
Au contraire, saint François d’Assise disait qu’on ne peut jamais espérer voir aucun bon fruit d’une âme sans la prière.
C’est donc à tort qu’ils cherchent des excuses, ces pécheurs qui disent: Nous n’avons pas la force de résister aux tentations.
Mais, réplique saint Jacques, si vous n’avez pas cette force, pourquoi ne la demandez-vous pas ?
Vous ne l’avez pas parce que vous ne cherchez pas à l’avoir: « Vous ne possédez Pas parce que vous ne demandez pas »
(Jc 4, 2).

Faut-il demander l’intercession de la Vierge Marie

« Nous sommes tenus par la loi naturelle d’observer cet ordre que Dieu a établi; Dieu a fixé que les inférieurs par­viendraient au salut en implorant l’aide des supérieurs ».
Ce qui revient à dire: de même que nous n’avons accès au Père que par le Fils, médiateur de justice, de même nous n’avons accès au Fils que par sa Mère, Médiatrice de grâce, qui nous obtient par son intercession les biens que Jésus Christ nous a mérités.
Saint Bernard conclut, dans un autre passage, que Marie a reçu de Dieu deux plénitudes de grâce:
- la première, c’est l’Incarnation du Verbe éternel fait homme dans son chaste sein.
- la seconde, la plénitude des grâces que nous recevons de Dieu par l’intermédiaire de cette divine Mère.
Saint Bernard nous exhorte donc à recourir sans cesse à cette divine Mère, parce que ses prières sont certainement exaucées par son Fils:
« Recours à Marie… Je n’hésite pas à l’affirmer: elle aussi sera exaucée en raison de son humble et libre soumission.
Oui, le Fils exaucera sa Mère…
Petits enfants, voilà l’échelle des pécheurs, voilà ma plus grande assurance, voilà toute la raison de mon espérance ».
Le saint l’appelle Echelle, parce que, dans une échelle, on n’arrive au troisième échelon qu’en mettant d’abord le pied sur le second, et on n’arrive au second qu’en mettant le pied sur le
premier; de même, on n’arrive à Dieu que par Jésus Christ, et on n’arrive à Jésus Christ que par Marie.
Il la nomme ensuite « toute mon assurance et la raison de mon Espérance » parce que, affirme-t-il, Dieu veut que toutes ses grâces passent par les mains de Marie.
Et de conclure: toutes les grâces que nous désirons, nous devons les demander par Marie; elle nous obtient tout ce que nous voulons et ses prières ne peuvent pas être repoussées:
« Recherchons la grâce et recherchons-la par Marie, car ce qu’elle cherche, elle le trouve (Mt 7, 7) et ne saurait en être privée ».

« Nos prières sont si chères à Dieu qu’il a chargé les anges , dit Saint Hilaire, de les lui présenter dès que nous les Lui adressons.
Les Anges président aux prières des fidèles et ils les offrent chaque jour à Dieu « .
Mais, pour mieux comprendre l’efficacité des prières près de Dieu, il suffit de lire dans les Saintes Ecritures, dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, les innombrables promesses faites par Dieu à ceux qui le prient:
 » Invoque-moi et je te répondrai  » (Jr 33, 3).
 » Invoque-moi, je te délivrerai  » (Ps50 (49), 15).
 » Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira  »
(Mt 7, 7).
 » Combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui l’en prient  » (Mt 7, 11).  »
 » Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve  » (Lc 11,10).
 » Si deux d’entre vous, sur terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père  » (Mt 18, 19).
 » Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé  » (Mc, 11, 24).
 » Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai  » (Jn 14, 14).
 » Si vous demeurez en moi… demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez  » (Jn 15, 7).  »
En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom  » (Jn 16, 23).

Efficacité de
la Prière (11/26)

Dieu nous veut sauvés, mais il veut, pour notre plus grand bien, que nous le soyons en vainqueurs.
Nous avons à mener ici-bas une guerre continuelle, et pour faire notre salut nous devons lutter et vaincre:
 » Personne ne pourra être couronné sans être vainqueur  » dit saint Jean Chrysostome.
Nous sommes très faibles, les ennemis sont nombreux et puissants.
Comment pourrons-nous faire front et les dominer ?
Prenons courage et que chacun dise comme l’Apôtre Paul:  » Je puis tout en Celui qui me rend fort  » (Ph 4, 13).
Nous pourrons tout par la prière.
Le Seigneur nous donnera par elle cette force que nous n’avons pas.
La prière est toute puissante :  » Elle est seule, mais elle peut tout  »
Saint Bonaventure considère que la prière nous permet d’acquérir tous les biens et d’échapper à tous les maux:
 » Par elle on obtient tout bien, par elle on est délivré de tout mal  »

Efficacité de
la Prière (12/26)

Saint Laurent Justinien estime que, par la prière, nous nous bâtissons une tour solide où nous serons en sûreté, à l’abri de tous les pièges et de toutes les violences des ennemis:
 » Par l’exercice de la prière l’homme se construit une forteresse  »
Les puissances de l’Enfer sont fortes mais, dit saint Bernard, la prière est plus forte que tous les démons:  » La prière l’emporte sur tous les démons  »
En un mot, dit saint Jean Chrysostome:  » La prière est une armure, une protection, un port et un trésor « .
La prière est une armure capable de résister à tous les assauts des démons ; elle est une protection qui nous met à l’abri de tous les dangers; elle est un port où nous pouvons chercher refuge dans les tempêtes; elle est en même temps un trésor qui nous comble de tous les biens.
 » Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai  »
(Mt 11, 28).
Mes pauvres enfants, dit le Sauveur, vous êtes assaillis par les ennemis, vous êtes accablés sous le poids de vos péchés; ne perdez pas courage, recourez à moi par la prière, et je vous donnerai la force de résister, je porterai remède à tous vos maux..

Que fait la prière ?

Ecoutons saint Laurent Justinien:
 » Elle apaise Dieu, exauce les souhaits, triomphe des adversaires et change les humains « .
La prière apaise la colère de Dieu, il pardonne à qui le prie avec humilité; elle obtient par grâce tout ce que l’on demande; elle vient à bout de toutes les forces ennemies, et, en somme, change les humains d’aveugles en clairvoyants, de faibles en forts,.de pécheurs en saints.
N’entretenez aucun souci; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu  » (Ph 4, 6).
Nous n’avons donc pas d’excuse si nous nous faisons vaincre par la tentation.
Nous ne sommes vaincus que par notre faute: c’est que nous n’avons pas assez prié !
Par la prière on triomphe fort bien de tous les pièges et de toutes les attaques des ennemis :
 » Par la prière, tout ce qui pourrait nous nuire est mis en fuite  » écrit saint Augustin.
 » Tu n’auras plus à pleurer car il va te faire grâce à cause du cri que tu pousses;
dès qu’il l’entendra, il te répondra  » (Is 30, 19).
Saint Jean Chrysostome écrit que Dieu se tient toujours prêt à écouter nos prières.
Il n’arrive jamais qu’il n’exauce pas ceux qui le prient, quand ils le font comme il faut:
 » Dieu est toujours prêt à écouter le voix de ses serviteurs ; jamais il n’a fait la sourde oreille quand on l’a appelé comme il faut « .
Il dit ailleurs:
« quand nous prions, avant même que nous ayons fini de lui exposer nos demandes, déjà il nous ,exauce ! »
 » On obtient toujours, alors même que l’on est encore en train de demander ».
Nous en avons reçu la promesse de Dieu lui-même:
 » Ils parleront encore que j’aurai déjà entendu  » (Is 65, 24).
Saint Augustin nous exhorte ainsi:
« Puisque nous avons à faire à un Seigneur d’une infinie puissance et richesse, ne lui demandons pas des choses insignifiantes et sans valeur mais quelque chose de précieux:  »
C’est le Tout-Puissant que vous sollicitez, demandez-lui quelque chose de grand » ! « .

Aussi, fait remarquer saint Isidore, c’est surtout lorsque nous sommes occupés à prier et à demander à Dieu ses grâces que le démon se donne le plus de mal pour nous distraire par la pensée des affaires temporelles:
 » C’est surtout lorsque le diable voit quelqu’un en train de prier qu’il lui met le plus des idées dans la tête  » Pourquoi cela ?
Parce que l’ennemi voit que nous ne gagnons jamais davantage les trésors du ciel que lorsque nous prions. Le meilleur fruit de l’oraison mentale, c’est qu’on y demande à Dieu les grâces nécessaires pour la persévérance et le salut éternel.
C’est pour ce motif surtout que l’oraison mentale est nécessaire à l’âme pour se maintenir dans la grâce de Dieu.  »
On obtient quelquefois plus vite par une courte prière ce que l’on n’obtiendrait que difficilement par de bonnes oeuvres !
Saint Ambroise ajoute:
« Avant même d’avoir fini, celui qui prie est déjà exaucé parce que prier et recevoir, c’est tout un. Celui qui demande à Dieu reçoit au moment même de sa prière; car demander à Dieu est déjà recevoir  »
Saint Jean Chrysostome a pu écrire:  » Rien n’est plus puissant qu’un homme qui prie parce qu’il participe à la puissance de Dieu.  »

Conditions de
la Prière(15/26)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom »(Jn 16, 23).
Jésus-Christ nous le promet: tout ce que nous demanderons au Père en son nom, tout cela le Père nous l’accordera, mais cela s’entend toujours d’une demande faite selon les conditions requises. Beaucoup, dit Saint Jacques, cherchent et n’obtiennent pas parce qu’ils cherchent :
« Vous demandez et ne recevez pas, parce que vous demandez mal « (Jc 4, 3).
Saint Basile commente ainsi les paroles de l’Apôtre:
« Si quelquefois tu demandes et n’obtiens pas, c’est que tu as mal demandé, en manquant de foi, ou avec légèreté, ou pour ce qui ne te convenait pas ou alors parce que tu as abandonné la prière ».
« En manquant de foi > , c’est-à-dire avec peu de foi ou peu de confiance. « Avec légèreté > c’est-à-dire avec peu de désir d’obtenir la grâce.

Un auteur affirme :
«Celui qui prie pour les autres voit d’autant plus vite exaucées les prières qu’il fait pour lui-même…
Quelquefois, nous demandons des faveurs temporelles et Dieu ne nous exauce pas, pourquoi ? Parce qu’il nous aime et veut nous traiter avec miséricorde :
« Si quelqu’un prie Dieu loyalement pour les nécessités de cette vie, tantôt Dieu les accorde par miséricorde et tantôt les refuse également par miséricorde.
En effet, ce qui est utile au patient, le médecin le sait mieux que le malade ».
Souvent nous demandons à Dieu de nous délivrer de quelque tentation dangereuse, et Dieu ne nous exauce pas non plus. Il permet que la tentation continue de nous importuner. Sachons que Dieu agit encore ainsi pour notre plus grand bien.
Ce ne sont pas les tentations ni les mauvaises pensées qui nous éloignent de Dieu mais les consentements coupables. Quand l’âme se recommande à Dieu au moment de la tentation et qu’avec sa grâce elle y résiste, elle progresse alors en perfection et parvient à une plus grande union avec Dieu !
Voilà pourquoi le Seigneur ne l’exauce pas.

Saint Paul priait avec instance pour être délivré des tentations charnelles :
« Il m’a été mis une écharde en la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter..A ce sujet, par trois fois, j’ai prié le Seigneur pour qu’il l’éloigne de moi » (2 Co 12, 7).
Mais le Seigneur lui répondit: « Ma grâce te suffit ».
Dans les tentations nous devons donc prier Dieu avec soumission : Seigneur, délivrez-moi de cet ennui si vous jugez utile de m’en libérer; et sinon donnez-moi au moins le secours nécessaire pour y résister.
Que fait alors le Seigneur ? Quand nous demandons à Dieu quelque grâce, dit Saint Bernard, il nous l’accorde ou alors quelque chose de plus utile. Souvent Dieu nous laisse souffrir dans la tempête pour mettre à l’épreuve notre fidélité et pour notre plus grand profit.
Il semble être sourd à nos prières mais soyons sûrs qu’il nous entend parfaitement et nous aide en secret ; il nous fortifie par sa grâce pour que nous résistions à toutes les attaques des ennemis.

Persuadons-nous bien que nous sommes comme sur le sommet d’une montagne, suspendus au-dessus de l’abîme de tous les péchés et soutenus par le seul fil de la grâce: si ce fil nous lâche, nous serons certainement précipités dans ce gouffre et nous commettrons les crimes les plus horribles:
« Si Yahvé ne me venait en aide, bientôt mon âme habiterait le silence (l’Enfer) » (Ps 94 (93), 17).
Si Dieu ne m’avait pas secouru, je serais tombé en mille péchés et serais maintenant en Enfer.
Ainsi s’exprimait le Psalmiste. Ainsi doit parler chacun d’entre nous.
Pourquoi saint François d’Assise allait-il jusqu’à se proclamer le plus grand pécheur du monde ?
Père, lui dit son compagnon, ce n’est pas vrai. Beaucoup de personnes au monde sont pires que vous.
Hélas ! lui répliqua le saint, ce que je dis n’est que trop vrai, car si Dieu ne tenait pas sa main au-dessus de moi pour me protéger, je commettrais tous les péchés.
Sans la grâce, nous ne pouvons faire aucune bonne oeuvre, pas même avoir une bonne pensée:
3Sans la grâce, dit saint Augustin, ils (les hommes) ne font rien de bon, soit par pensée…, soit par action ».
Que l’on dise avec saint Paul: < C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis » (I Co 15, 10).

Conditions de
la Prière(19/26)

Ne cessons pas de trembler; craignons à chaque instant de tomber:
« Que celui qui se flatte d'être debout prenne garde de tomber » (I Co 10, 12).
L'Apôtre entend ainsi nous prévenir: celui qui se croit sûr de ne pas tomber est en grand danger de le faire.
Il en donne ailleurs la raison: "Si quelqu'un estime être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il se fait illusion "(Ga 6, 3).
Saint Augustin écrit : « La confiance excessive en leurs forces en empêche beaucoup d'être forts, seuls sont solides ceux qui ont conscience de leur faiblesse »
Si quelqu'un affirme qu'il n'a pas peur, cela veut dire qu'il a confiance en lui-même et en ses résolutions. Mais cette confiance pernicieuse l'égare.
Se fiant à ses propres forces, il cesse de craindre et de se recommander à Dieu; il va donc certainement tomber. De même, chacun doit se garder de s'admirer et de se vanter, en voyant les péchés des autres. Il doit bien plutôt se considérer lui-même comme pire que les autres: Seigneur, si vous ne m'aviez pas aidé, j'aurais fait pire.

Confiance avec laquelle nous devons prier:
L'Apôtre saint Jacques nous dit que si nous voulons obtenir les grâces de Dieu par la prière, c'est que nous priions avec la confiance assurée d'être exaucés si nous prions, comme il se doit, sans hésiter: « Qu'il demande avec foi sans hésitation » (Jc 1, 6).
Saint Thomas nous enseigne que si la prière doit à la charité le pouvoir de mériter, c'est de la foi et de la confiance qu'elle tient son efficacité:
"La prière doit à la charité la vigueur de son mérite, à la foi et la confiance l'efficacité de sa demande »
Le Prophète l'exprimait déjà « Sur nous soit ton amour, Yahvé, comme notre espoir est en toi » (Ps 33(32), 22).
Le centurion en est témoin, lui dont le Rédempteur a loué la confiance: « Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi > (Mt 8, 13).
Et le Seigneur révéla à sainte Gertrude: celui qui le prie avec confiance lui fait en quelque sorte tant de violence qu’il ne peut pas ne pas l’exaucer en tout ce qu’il demande ».
« La prière, dit saint Jean Climaque, fait une pieuse violence à Dieu »
Oui, la prière fait violence à Dieu mais une violence qui lui est chère et agréable.
« Avançons-nous donc avec assurance vers le trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour une aide opportune » (He 4, 16).

Mais, dira-t-on, je ne suis qu’un misérable. Sur quoi vais-je donc fonder ma confiance d’être exaucé ? Sur la promesse de Jésus Christ:  » Demandez et vous recevrez « (Jn 16, 24). Demandez et vous obtiendrez.
Qui voudrait être trompé, lorsque c’est la vérité qui promet ? » dit saint Augustin.
Comment pouvons-nous douter d’être exaucés, alors que c’est Dieu,
la Vérité même, qui promet de nous écouter et de nous exaucer ?
« Il ne nous pousserait pas à « Demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez « (Jn 15, 7).
Pour nous inculquer cette confiance, le Seigneur nous a appris, dans le Pater Noster, à appeler Dieu, lorsque nous recourons à lui pour lui demander ses grâces, et elles sont toutes contenues déjà dans l’oraison dominicale, non pas Seigneur mais Père: Notre Père!
Il veut, en effet, que nous recourions à Dieu avec la confiance même d’un enfant pauvre ou malade qui sollicite de son propre père des moyens de subsistance ou quelque remède.
Si un enfant est sur le point de mourir de faim, il suffit qu’il paraisse devant son père et celui-ci aussitôt lui fournira de la nourriture.
Si l’enfant vient à être mordu par un serpent venimeux, il suffira qu’il montre sa blessure à son père et celui-ci y appliquera aussitôt le remède voulu.

La demande du pécheur naît du désir de sortir de son péché et de retrouver la grâce de Dieu.
Or, ce désir est un don qui ne lui vient certainement pas d’un autre que Dieu lui-même.
Pourquoi donc, Dieu inspirerait-il ce désir au pécheur, s’il ne voulait pas le convertir ?
« Dans quel but donnerait-il ce désir, s’il n’avait pas l’intention de l’exaucer ? »

Perséverance:
L’Apôtre Paul inculquait à ses disciples de ne jamais cesser de prier:
« Priez sans cesse » (I Th 5, 17).
« Soyez assidus à la prière » (Col 4, 2).
« Ainsi je veux que les hommes prient en tout lieu » (I Tm 2).
Le Seigneur veut bien nous accorder
la Persévérance et la vie éternelle, mais uniquement à ceux qui la demandent avec persévérance .
Avec la grâce beaucoup de pécheurs arrivent à se convertir à Dieu et à recevoir le pardon; mais s’ils cessent de demander la persévérance, ils retournent au péché et perdent tout.
Il ne suffit pas, de demander la grâce de
la Persévérance une fois en passant ou rarement mais toujours, chaque jour, jusqu’à la mort:
« La demander chaque jour pour l’obtenir chaque jour » .
Qui la demande un jour l’aura pour ce jour-là; s’il ne la demande pas demain, demain il tombera ! C’est ce que nous enseigne la parabole de l’ami qui ne consentit à donner du pain à l’importun qu’après une longue insistance: « Même s’il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d’ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin » (Lc 11, 8). Cet ami, dit saint Augustin, finit par lui donner les pains qu’il demande, bien qu’à contre-coeur et pour se débarrasser de cet importun.
A combien plus forte raison, Dieu, la bonté infinie, qui a un tel désir de nous communiquer ses biens, ne nous accordera-t-il pas ses grâces ?

Selon saint Grégoire, Dieu veut qu’on lui fasse violence par la prière.
Cette violence ne l’irrite pas mais elle attire sa clémence:  »
Dieu veut être appelé, il veut être forcé, il veut être vaincu par une certaine importunité…
Dieu n’est pas offensé par la bonne violence mais apaisé !
Pour obtenir
la Persévérance, il faut donc nous recommander sans cesse à Dieu, le matin, le soir,
à la méditation, à la messe, à la communion, toujours et spécialement au moment des tentations.
II faut répéter alors: Seigneur, Seigneur, assistez-moi, protégez-moi, ne m’abandonnez pas, ayez pitié de moi !
Qu’y a-t-il de plus facile que de lancer ces appels vers le Seigneur ?

Mais jusqu’à quand doit-on prier?
Toujours, jusqu’à ce que nous recevions la sentence favorable du salut éternel, c’est-à-dire jusqu’à la mort :
« Ne t’arrête pas, continue-t-il, tant que tu n’as pas reçu ! ».
« Celui qui se dit: je ne cesserai pas de prier, tant que je ne serai pas sauvé, celui-là est sûr de son salut: « Si tu dis : je ne me retirerai pas avant d’avoir reçu, tu recevras certainement ».
L’Apôtre Paul écrit: Beaucoup courent après la récompense mais un seul la reçoit, celui qui réussit à la saisir:
« Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manière à le remporter! »

 

d’un site orthodoxe: méditation sur la fête

1 février, 2007

du site orthodoxe:

http://www.pagesorthodoxes.net/fetes/presentation4.htm

MÉDITATION SUR LA FÊTE
AVEC LE PÈRE LEV GILLET 

D’après la loi de Moïse (Lv 12, 2-8), la mère d’un enfant mâle devait, quarante jours après la naissance, présenter l’enfant devant le tabernacle et offrir en holocauste, comme purification «  de son flux de sang  », soit un agneau soit une paire de colombes ou de pigeons. La présentation d’un enfant premier-né avait aussi le sens d’un rachat, car tout premier-né, aussi bien animal qu’humain, était considéré comme appartenant à Dieu (Nb 18, 14-18). Marie et Joseph obéirent à ce précepte de la loi. Ils apportèrent au Temple Jésus qui fut béni par le vieillard Siméon et reconnu comme sauveur par la prophétesse Anne. C’est cet événement que nous célébrons dans la fête du 2 février [1].  Aux vêpres de la fête, le soir du 1er février, on lit trois leçons de l’Ancien Testament. La première (Ex 13, 1-16) formule les préceptes relatifs à la circoncision et à la purification, mis dans la bouche de Dieu parlant à Moïse. La deuxième (Is 6, 1-12) décrit la vision des séraphins aux six ailes par Isaïe et la manière dont un des séraphins, avec un chardon ardent, purifia les lèvres du prophète ; ce passage a vraisemblablement été choisi à cause de quelques paroles qui pourraient symboliquement préfigurer la venue du Christ dans le Temple : «  Les gonds du seuil vibraient… et le Temple se remplissait de fumée… et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des Armées  ». La troisième leçon (fragments du chapitre 19 d’Isaïe) ne se comprend bien que si on lit le chapitre tout entier : on voit alors que la venue du Seigneur en Égypte, la destruction des idoles égyptiennes en sa présence, et son adoration pas les Égyptiens peuvent s’appliquer à la révélation que le Christ a faite de lui-même aux païens, («  lumière pour éclairer les nations  », comme dit le cantique de Siméon.) L’évangile lu à matines (Lc 2, 25-32) est un abrégé de celui qui est lu à la liturgie (Lc 2, 22-40) et qui relate la présentation de Jésus au Temple. L’épître de la liturgie (He 7, 7-17), parle de Melchisedek rencontrant Abraham ; déjà Lévi a payé la dîme à Melchisedek «  en la personne d’Abraham… car il était dans les reins de son aïeul…  » ; le sacerdoce aaronique rendait ainsi hommage au sacerdoce éternel ; de même, pouvons-nous inférer de ce texte, que le Temple de Jérusalem, en la personne de Siméon qui accueille et bénit Jésus, rend hommage au sacerdoce du Christ. On sait que le cantique de Siméon, «  Laisse maintenant, Seigneur, ton serviteur s’en aller en paix  », est devenu un élément de l’office divin quotidien, à Rome comme à Byzance. La phrase de Siméon [2] à Marie, «  un glaive te transpercera l’âme…  », jette un rayon de lumière sur le mystère de la participation de
la Très Sainte Vierge à
la Passion de son Fils. 
«  Allons, nous aussi… à la rencontre du Christ et accueillons-le, ornez votre chambre… et recevez le Christ Roi… Et accueillez Marie la porte du ciel  ». Ces chants de la fête de
la Présentation s’appliquent aussi à notre âme. Chaque âme devrait être un Temple de Dieu, où Marie apporte Jésus. Et chacun de nous, comme Siméon, devrait prendre l’enfant dans ses bras et dire au Père : «  Mes yeux ont vu ton salut. La prière de Siméon, «  laisse ton serviteur s’en aller en paix  », ne signifie pas seulement que celui qui a vu Jésus et l’a tenu dans ses bras peut maintenant quitter cette vie, mourir en paix. Elle signifie encore pour nous que, ayant vu et touché le Sauveur, nous sommes délivrés de la servitude du péché et nous pouvons nous éloigner en paix du royaume du mal. 
NOTES [1] Cette fête existait à Jérusalem dès la première moitié du Ive siècle. L’empereur Justinien 1er l’introduisait en 542 dans tout l’empire byzantin. Nous la trouvons célébrée à Rome au VIIe siècle. En Orient,
la Présentation (ou, selon le terme grec, la  » rencontre « ) est considérée comme une des fêtes de notre Seigneur. En Occident, c’est plutôt une fête de la sainte Vierge ; on la nomme généralement  » Purification de la bienheureuse Vierge Marie « . L’usage latin de bénir des cierges le 2 février date du XIe siècle. 
[2] Nous ne savons pas qui était Siméon, pas plus que nous ne savons qui était Anne. Il est possible que Siméon ait été un fils du célèbre rabbin Hillel et le père du pharisien Gamaliel que mentionne, plutôt avec sympathie, le livres des Actes (5, 34). Certains textes rabbiniques pourraient être interprétés dans ce sens. Il est aussi possible que Siméon ait eu deux fils, Gharinus et Leucius, dont parle l’évangile apocryphe de Nicodème. Mais nous n’avons pas l’ombre de certitude historique à ce sujet. 
Extrait du livre L’An de grâce du Seigneur,
signé « Un moine de l’Église d’Orient »,
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988. 

Le pasume 36 ,…il m’a donné tant réconforte et même celle-ci matin a été ainsi,

12 décembre, 2006

ce matin, en priant avec le Bureau des lectures je me suis trouvée, comme tous les II mardis (dans la liturgie des heures en 4 semaines) le psaumes  36 (36/37), je dans mon bréviaire nous ai mis marque ainsi je peux  le reprendre lorsque je veux, le fait suis qu’en instants difficiles il m’a donné tant réconforte et même celle-ci matin a été ainsi, vous le propose, pour un commente j’attende de connaître un bibliste français, mais je pense que il est compréhensible, je vous donne ce lecture parce que elle m’aide, comme j’ai dis;

du site:

http://www.listabible.com/bible-sommaire.html

Mais je préfère la traduction de
la Bible de Jérusalem, que je ne peux pas copier, le site est:

http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/TM.htm

Psaumes. Chapitre 37.

1 De David. Ne t’irrite pas contre les méchants, N’envie pas ceux qui font le mal.
2
Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, Et ils se flétrissent comme le gazon vert.
3
Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture.
4
Fais de l’Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire.
5
Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.
6
Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et ton droit comme le soleil à son midi.
7
Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui; Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.
8
Laisse la colère, abandonne la fureur; Ne t’irrite pas, ce serait mal faire.
9
Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays.
10
Encore un peu de temps, et le méchant n’est plus; Tu regardes le lieu où il était, et il a disparu.
11
Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.
12
Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui.
13
Le Seigneur se rit du méchant, Car il voit que son jour arrive.
14
Les méchants tirent le glaive, Ils bandent leur arc, Pour faire tomber le malheureux et l’indigent, Pour égorger ceux dont la voie est droite.
15
Leur glaive entre dans leur propre coeur, Et leurs arcs se brisent.
16
Mieux vaut le peu du juste Que l’abondance de beaucoup de méchants;
17
Car les bras des méchants seront brisés, Mais l’Éternel soutient les justes.
18
L’Éternel connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à jamais.
19
Ils ne sont pas confondus au temps du malheur, Et ils sont rassasiés aux jours de la famine.
20
Mais les méchants périssent, Et les ennemis de l’Éternel, comme les plus beaux pâturages; Ils s’évanouissent, ils s’évanouissent en fumée.
21
Le méchant emprunte, et il ne rend pas; Le juste est compatissant, et il donne.
22
Car ceux que bénit l’Éternel possèdent le pays, Et ceux qu’il maudit sont retranchés.
23
L’Éternel affermit les pas de l’homme, Et il prend plaisir à sa voie;
24
S’il tombe, il n’est pas terrassé, Car l’Éternel lui prend la main.
25
J’ai été jeune, j’ai vieilli; Et je n’ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain.
26
Toujours il est compatissant, et il prête; Et sa postérité est bénie.
27
Détourne-toi du mal, fais le bien, Et possède à jamais ta demeure.
28
Car l’Éternel aime la justice, Et il n’abandonne pas ses fidèles; Ils sont toujours sous sa garde, Mais la postérité des méchants est retranchée.
29
Les justes posséderont le pays, Et ils y demeureront à jamais.
30
La bouche du juste annonce la sagesse, Et sa langue proclame la justice.
31
La loi de son Dieu est dans son coeur; Ses pas ne chancellent point.
32
Le méchant épie le juste, Et il cherche à le faire mourir.
33
L’Éternel ne le laisse pas entre ses mains, Et il ne le condamne pas quand il est en jugement.
34
Espère en l’Éternel, garde sa voie, Et il t’élèvera pour que tu possèdes le pays; Tu verras les méchants retranchés.
35
J’ai vu le méchant dans toute sa puissance; Il s’étendait comme un arbre verdoyant.
36
Il a passé, et voici, il n’est plus; Je le cherche, et il ne se trouve plus.
37
Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit; Car il y a une postérité pour l’homme de paix.
38
Mais les rebelles sont tous anéantis, La postérité des méchants est retranchée.
39
Le salut des justes vient de l’Éternel; Il est leur protecteur au temps de la détresse.
40 L’Éternel les secourt et les délivre; Il les délivre des méchants et les sauve, Parce qu’ils cherchent en lui leur refuge. 

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Une méditation réealiste et confiante sur la mort: le Psaume 48 – Pape Jean-Paul II

2 novembre, 2006

du site:

 http://www.inxl6.org/article1839.php

Une méditation réaliste et confiante sur la mort : le Psaume 48

A l’approche de la fête de la Toussaint et de la commémoration des fidèles défunts, la liturgie des Vêpres offre la lecture du Psaume 48. Le Pape Jean-Paul II a récemment consacré deux audiences à une méditation de ce Psaume qui, dénonçant l’illusion de pouvoir « acheter la mort », ouvre un horizon d’espérance et d’immortalité.

Jean-Paul II
28/10/2004

  •  
      Psaume 48 (49)
      Les richesses sont trompeuses
          

      2. Écoutez ceci, tous les peuples,
      entendez bien, habitants de l’univers,

      3. gens illustres, gens obscurs,
      riches et pauvres, tous ensemble.

      4. Ma bouche dira des paroles de sagesse,
      les propos clairvoyants de mon coeur ;

      5. l’oreille attentive aux proverbes,
      j’exposerai sur la cithare mon énigme.

      6. Pourquoi craindre aux jours de malheur
      ces fourbes qui me talonnent pour m’encercler,

      7. ceux qui s’appuient sur leur fortune
      et se vantent de leurs grandes richesses ?

      8. Nul ne peut racheter son frère
      ni payer à Dieu sa rançon :

      9. aussi cher qu’il puisse payer,
      toute vie doit finir.

      10. Peut-on vivre indéfiniment
      sans jamais voir la fosse ?

      11. Vous voyez les sages mourir :
      comme le fou et l’insensé ils périssent,
      laissant à d’autres leur fortune.

      12. Ils croyaient leur maison éternelle, +
      leur demeure établie pour les siècles ;
      sur des terres ils avaient mis leur nom.

      13. R/ L’homme comblé ne dure pas :
      il ressemble au bétail qu’on abat.

Dans la première partie, la réflexion se développe à partir d’une situation de difficulté. Le juste doit affronter des « jours tristes », car « la malice [des pervers] me talonne et me cerne », eux « qui se prévalent du surcroît de leur richesse ».

La conclusion à laquelle le juste parvient est formulée comme une sorte de proverbe, que l’on retrouvera également dans le final de l’ensemble du Psaume. Elle résume de façon claire le message dominant de la composition poétique : « L’homme dans son luxe ne comprend pas, il ressemble au bétail muet ». En d’autres termes, « la grande richesse » n’est pas un avantage, au contraire ! Il vaut mieux être pauvre et uni à Dieu.

Dans le proverbe semble retentir la voix austère d’un antique sage de la Bible, l’Ecclésiaste ou Qohélet, lorsqu’il décrit le destin apparemment semblable de toute créature vivante, celui de la mort, qui rend complètement vaine la tentative de s’agripper de façon frénétique aux choses terrestres : « Comme il était sorti du sein de sa mère tout nu, il s’en retournera, comme il était venu. De son travail il n’a rien retiré qui lui reste en main… Car le sort de l’homme et le sort de la bête sont un sort identique: comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre… Tout s’en va vers un même lieu » (Qo 5, 14; 3, 19.20).

Un profond aveuglement s’empare de l’homme lorsqu’il pense pouvoir éviter la mort en se donnant du mal pour accumuler des biens matériels : ce n’est pas pour rien que le Psalmiste parle d’un « manque de compréhension » au caractère presque bestial.

Quoi qu’il en soit, ce thème sera abordé par toutes les cultures et par toutes les spiritualités et il sera exprimé en substance de façon définitive par Jésus qui déclare : « Attention ! Gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens » (Lc 12, 15). Il raconte ensuite la célèbre parabole du riche insensé, qui accumule des biens à n’en plus finir sans imaginer le piège que la mort lui tend déjà (Lc 12, 16-21).

La première partie du Psaume est entièrement centrée précisément sur cette illusion qui envahit le cœur de l’homme riche. Celui-ci est convaincu de réussir à « acheter » également la mort, tentant presque de la corrompre, un peu comme il a fait pour obtenir toutes les autres choses, c’est-à-dire le succès, le triomphe sur les autres dans le domaine social et politique, la prévarication impunie, la satiété, le confort, les plaisirs.

Mais le Psalmiste n’hésite pas à qualifier cette aspiration de sottise. Il utilise un terme qui possède une valeur également financière, « rachat » : « Mais l’homme ne peut acheter son rachat ni payer à Dieu sa rançon: il est coûteux le rachat de son âme, et il manquera toujours pour que l’homme survive et jamais ne voit la fosse ».

Le riche, qui s’agrippe à son immense fortune, est convaincu qu’il réussira à dominer également la mort, de la même façon qu’il a dominé tout et chacun grâce à l’argent. Mais quelle que soit l’importance de la somme qu’il est prêt à offrir, son destin ultime sera inexorable. En effet, comme tous les hommes et les femmes, riches ou pauvres, sages ou sots, il devra aller dans la tombe, comme cela est également arrivé aux puissants, et il devra laisser sur terre l’or qu’il a tant aimé, ces biens matériels qu’il a tant idolâtrés.

Jésus insinuera cette question inquiétante dans l’esprit de ses auditeurs : « Que pourra donner l’homme en échange de sa propre vie ? » (Mt 16, 26). Aucun échange n’est possible, car la vie est un don de Dieu, qui « tient en son pouvoir l’âme de tout vivant et le souffle de toute chair d’homme » (Jb 12, 10).

Parmi les Pères qui ont commenté le Psaume 48, une attention particulière doit être consacrée à saint Ambroise, qui en élargit le sens dans une plus ample vision, précisément à partir de l’invitation initiale du Psalmiste : « Écoutez ceci, tous les peuples, prêtez l’oreille, tous les habitants du monde ».

L’ancien Évêque de Milan commente : « Nous reconnaissons ici, précisément au début, la voix du Seigneur sauveur qui appelle les peuples à l’Église, afin qu’ils renoncent au péché, qu’il deviennent des disciples de la vérité et qu’ils reconnaissent le bénéfice de la foi ». Du reste, « tous les cœurs des diverses générations humaines étaient souillés par le venin du serpent et la conscience humaine, esclave du péché, n’était pas en mesure de s’en détacher ». C’est pourquoi le Seigneur, « de sa propre initiative, promet le pardon dans la générosité de sa miséricorde, afin que le coupable n’ait plus peur, mais, pleinement conscient, se réjouisse de devoir à présent devenir le serviteur du Seigneur bon, qui a su pardonner les péchés et récompenser les vertus ».

Dans ces paroles du Psaume, l’on entend retentir l’invitation évangélique : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug » (Mt 11, 28). Ambroise poursuit : « Comme une personne qui viendra visiter les malades, comme un médecin qui viendra soigner les plaies, c’est ainsi qu’il nous présente la cure, afin que les hommes perçoivent sa bonté et accourent avec un empressement confiant pour recevoir le remède de la guérison… Il appelle tous les peuples à la source de la sagesse et de la connaissance, il promet à tous la rédemption, afin que personne ne vive dans l’angoisse, que personne ne vive dans le désespoir ».

  •  
      14. Tel est le destin des insensés
      et l’avenir de qui aime les entendre :
          

      15. troupeau parqué pour les enfers
      et que la mort mène paître.
      A l’aurore, ils feront place au juste ;
      dans la mort, s’effaceront leurs visages :
      pour eux, plus de palais !

      16. Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
      c’est lui qui me prendra.

      17. Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
      qui accroît le luxe de sa maison :

      18. aux enfers il n’emporte rien ;
      sa gloire ne descend pas avec lui.

      19. De son vivant, il s’est béni lui-même :
      « On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »

      20. Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
      qui ne verront jamais plus la lumière.

      21 R/ L’homme comblé qui n’est pas clairvoyant
      ressemble au bétail qu’on abat.

La deuxième partie du Psaume 48 condamne l’illusion engendrée par l’idolâtrie de la richesse. Il s’agit de l’une des tentations constantes de l’humanité : en se raccrochant à l’argent, considéré comme doté d’une force invincible, l’homme a l’illusion de pouvoir « acheter également la mort », en l’éloignant de lui.

En réalité, la mort fait irruption avec sa capacité de détruire toute illusion, écartant chaque obstacle, brisant toute confiance en soi-même et faisant avancer les riches et les pauvres, les souverains et les sujets, les sots et les sages vers l’au-delà. C’est une image efficace que le Psalmiste utilise en représentant la mort comme un pasteur qui conduit d’une main ferme le troupeau des créatures corruptibles. Le Psaume 48 nous propose donc une méditation réaliste et sévère sur la mort, point d’arrivée inéluctable et fondamental de l’existence humaine.

Souvent, nous cherchons par tous les moyens à ignorer cette réalité, en éloignant cette pensée de notre esprit. Mais cette tentative est non seulement inutile, mais également inopportune. En effet, la réflexion sur la mort se révèle bénéfique, car elle relativise de nombreuses réalités secondaires que nous avons malheureusement placées au niveau d’absolu, comme précisément la richesse, le succès, le pouvoir… C’est pourquoi un sage de l’Ancien Testament, le Siracide, avertit : « Dans tout ce que tu fais souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras jamais ».

Mais voilà qu’apparaît dans notre Psaume un tournant décisif. Si l’argent ne réussit pas à nous « racheter » de la mort, il y a cependant quelqu’un qui peut nous racheter de cet horizon sombre et dramatique. Le Psalmiste dit en effet : « Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c’est lui qui me prendra »
.

C’est ainsi que s’ouvre pour le juste un horizon d’espérance et d’immortalité. A la question placée au début du Psaume (« Pourquoi craindre ? »), est à présent donnée la réponse : « Ne crains pas quand l’homme s’enrichit ».

Le juste, pauvre et humilié dans l’histoire, lorsqu’il parvient à la frontière ultime de la vie, est sans biens, n’a rien à verser comme « rançon » pour arrêter la mort et se soustraire à son étreinte glaciale. Mais voilà la grande surprise : Dieu lui-même verse une rançon et arrache son fidèle des mains de la mort, car Il est le seul qui puisse vaincre la mort, inexorable à l’égard des créatures humaines.

C’est pourquoi le Psalmiste invite à « ne pas craindre » et à ne pas envier le riche toujours plus arrogant dans sa gloire car, parvenu à la mort, il sera dépouillé de tout, il ne pourra emporter avec lui ni or ni argent, ni gloire ni succès. Le fidèle, en revanche, ne sera pas abandonné par le Seigneur, qui lui indiquera « le chemin de vie, devant ta face, plénitude de joie, en ta droite, délices éternelles » (Ps 15, 11).

Nous pourrions alors placer en conclusion de la méditation sapientielle du Psaume 48, les paroles de Jésus, qui nous décrit le véritable trésor qui défit la mort : « Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel: là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6, 19-21).

Dans le sillage des paroles du Christ, saint Ambroise, dans son Explication sur le Psaume 48, répète de façon claire et ferme l’inconsistance des richesses : « Ce sont toutes des choses caduques et elles ont plus tôt fait de s’en aller que de venir. Un trésor de ce genre n’est qu’un rêve. Tu te réveilles et il a déjà disparu, car l’homme qui réussira à faire passer l’ivresse de ce monde et à acquérir la sobriété de la vertu, méprise toutes ces choses et n’accorde aucune valeur à l’argent ».

L’Évêque de Milan nous invite donc à ne pas nous laisser attirer naïvement par les richesses et par la gloire humaine : « Ne crains rien, même lorsque tu apprendras que s’est accrue de façon démesurée la gloire de quelque puissante famille ! Saches regarder à fond avec attention, et elle t’apparaîtra vide si elle ne possède pas en elle une miette de la plénitude de la foi ». De fait, avant que le Christ ne vienne, l’homme était perdu et vide : « La chute catastrophique de cet antique Adam nous a vidés, mais elle nous a remplis de la grâce du Christ. Il s’est vidé lui-même pour nous remplir et pour faire habiter dans la chair de l’homme la plénitude de la vertu ». Saint Ambroise conclut que précisément pour cette heure, avec saint Jean, nous pouvons nous exclamer : « Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce » (Jn 1, 16). 

Traduction de l’italien par zenit.org. Extraits.
Psaume : traduction litiurgique © AELF

Dieu createur, du site:

http://www.chiesa2000.com/2tre_ord/spirit/spir03.htmUne méditation réealiste et confiante sur la mort: le Psaume 48 - Pape Jean-Paul II dans commentaire à la Sacrée Écriture pour le jour courant DIO%20PADRE%2001b

 

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