Archive pour la catégorie 'MEDITATION BIBLIQUES'

HEUREUX CEUX QUI CONSOLENT

27 juillet, 2015

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HEUREUX CEUX QUI CONSOLENT

Jésus-Christ ne cesse jamais de nous manifester sa miséricorde et il veut que nous l’imitions.

de Charles F. Stanley

Nous pouvons penser que plus une église est grosse, plus elle plaît à Dieu, mais, en réalité, il s’intéresse beaucoup plus aux gens qu’aux édifices. La création témoigne de ce fait. Le Seigneur n’a pas créé la terre simplement pour qu’on en admire la beauté, mais pour qu’elle soit l’habitat idéal du couronnement de sa création : l’humanité.
Quand Jésus a amorcé son ministère terrestre, il s’est concentré aussi sur les êtres humains. Partout où il allait, il aidait ceux qui avaient des besoins physiques, émotionnels et spirituels. N’est-il donc pas sensé de croire que nous aussi devrions donner la priorité aux gens? Comme croyants, nous sommes appelés à nous édifier les uns les autres (1 Th 5.11) et à porter les fardeaux les uns des autres (Ga 6.2). Cependant, de nombreux chrétiens ont adopté un comportement « éponge ». Ils vont à l’église et assistent à des études bibliques, en en absorbant les vérités spirituelles, mais ils n’en « extraient » jamais quoi que ce soit pour en faire bénéficier autrui. La parole de Dieu devrait nous transformer et, à son tour, toucher les autres lorsque nous leur venons en aide.
Si nous ne faisons pas attention, nous pouvons traverser la vie sans rien voir, et oublier que des gens souffrent autour de nous. Certains chrétiens sont prompts à dire : « Eh bien, puisque je n’ai pas le don spirituel de la miséricorde, cela ne s’applique pas à moi. » Les croyants ont pourtant la responsabilité d’observer les pratiques spirituelles, et tous les enfants de Dieu devraient grandir dans ce domaine.
Si nous voulons apprendre à être empathiques, nous devons voir la situation des autres de leur point de vue et ressentir leurs émotions. Les gens affligés le sentent si nos tentatives de réconfort sont motivées par un amour authentique qui découle d’un cœur compréhensif ou si elles sont simplement des paroles vides. Nous constatons que Jésus a pu secourir les gens avec une réelle compassion; après tout, il est Dieu. Comment alors des personnes ordinaires sont-elles censées tendre la main aux gens comme il l’a fait?
EN RECONNAISSANT LA VALEUR DE LA SOUFFRANCE. Pour développer l’empathie en nous, le Seigneur se sert d’un des moyens les plus étonnants et efficaces : la souffrance. La Bible dit que Dieu est « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction! » (2 Co 1.3,4.)
Même si personne n’aime rencontrer des difficultés et ressentir de la douleur, qui peut mieux éprouver de l’empathie pour une personne affligée que quelqu’un qui a traversé une sombre vallée et en est sorti? Parce que nous avons vécu une expérience douloureuse semblable à la leur, nous pouvons les assurer que le Seigneur est assez puissant pour les aider dans chaque situation. Nous tous, qui désirons être utiles à Dieu, devons nous laisser briser et reconnaître qu’il ne prévoit pas qu’aisance, confort et plaisir pour notre vie. Il nous a sauvés pour que nous aidions les autres, et nous transformer en personnes plus empathiques fait partie intégrante de son appel.
EN DISCERNANT LES BESOINS DES AUTRES. Si nous voulons exprimer efficacement de l’empathie à ceux que nous tentons d’aider, nous devons d’abord reconnaître leur état émotionnel et spirituel. Alors que nous marchons dans l’Esprit, vivant soumis à son autorité et à l’écoute de sa douce voix, Dieu nous donnera le discernement spirituel pour voir les gens et leur situation de son point de vue. Le Saint-Esprit nous touchera également en nous inspirant de la compassion pour les affligés et de l’amour pour les personnes peu attachantes.
Pour voir les gens comme Dieu les voit, nous devons reconnaître leur potentiel. Quand Christ regardait quelqu’un, il voyait non seulement la personne devant lui, mais aussi celle qu’elle pouvait devenir. Par exemple, quand Jésus a rencontré Simon Pierre, le pêcheur, il a vu un dirigeant de son Église. Il a reconnu que Saul, le persécuteur, deviendrait un jour un missionnaire évangéliste. C’est pourquoi nous ne devrions jamais traiter quiconque de cas désespéré. Rien qu’en sachant que quelqu’un voit leur potentiel, des gens peuvent parfois sortir de leur désespoir et être motivés à devenir une force puissante dans le royaume de Dieu.
EN LES AIDANT. Si nous voulons édifier et encourager les autres, nous devons personnellement leur tendre la main. Trop souvent, nous essayons d’entrer en contact avec eux de manière distante ou commode en leur envoyant des textos et des courriels, ou même en communiquant avec eux par téléphone. Rien ne peut cependant remplacer l’efficacité d’une interaction personnelle face à face. Ce n’est qu’au cours de ces rencontres que nous pouvons percevoir le langage corporel et les expressions faciales qui révèlent ce qui se passe vraiment dans leur cœur. Quand Jésus allait vers les gens pour répondre à leurs besoins, il entrait en contact avec eux sur trois plans : mental, en évaluant leur état, émotionnel, en leur montrant de la compassion, et physique, en soulageant leur souffrance.
EN ÉTANT PRÊTS À DONNER. Nous devons ensuite être prêts à répondre aux besoins de ceux qui traversent des difficultés. Cela exige toutefois beaucoup de discernement spirituel parce que le besoin le plus évident peut ne pas être le plus important. Soulager leur douleur ou les aider à se sortir d’une situation fâcheuse peut sembler la solution compatissante, mais Dieu vise parfois un but particulier en les éprouvant ainsi.
Quand Jésus s’est rendu dans le pays des Géraséniens, il a rencontré un homme possédé de démons dont le problème majeur semblait être son apparence et son comportement (Lu 8.26-35) : il ne portait pas de vêtements, il était couvert de blessures et criait d’une voix forte. Si Jésus avait dit à ses disciples de prendre soin des besoins immédiats de l’homme en le revêtant promptement, en lui demandant de s’asseoir tranquillement pour manger un repas et en discutant avec lui de ce qui le dérangeait, la situation aurait été chaotique. Pire encore, l’homme serait resté dans son état désespéré. Jésus a toutefois comblé son besoin le plus profond : la délivrance spirituelle. Après que Jésus eut chassé les démons, tout le reste est rentré dans l’ordre. Comme Christ, nous devons nous rappeler que nos bonnes intentions pour améliorer le sort des gens peuvent en fait nuire au plan de Dieu. Nous ne pouvons toutefois pas nous tromper en répondant à leurs besoins spirituels.
EN SE SERVANT DES DIFFICULTÉS. Nous avons tous connu des situations où nous étions si accablés par nos besoins que la seule chose que nous pouvions faire était de demander de l’aide. Dieu ne désire cependant pas que nous en restions là; une fois que nous sommes sortis de notre souffrance et avons reçu sa consolation, il veut que nous devenions des consolateurs pour les autres, en complétant ainsi le cycle décrit en 2 Corinthiens 1.3,4. Après avoir aidé une personne à traverser une sombre vallée, nous devons ensuite la mettre au défi de se servir de sa souffrance pour aider quelqu’un d’autre. C’est ce que Jésus a fait après avoir délivré l’homme possédé de démons. Il lui a dit : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a faitLu 8.39a).
Investir dans la vie des autres n’est pas toujours facile. Cela est parfois assez coûteux et exige du temps et de l’énergie émotionnelle. Christ nous a pourtant fait une promesse en Luc 6.38 : « Donnez, et il vous sera donné […] ». Ce verset ne parle pas seulement d’argent. Le Seigneur vous rendra tous les services que vous rendez pour lui. Si nous sacrifions notre temps pour aider quelqu’un, il nous donnera le temps nécessaire pour nous acquitter de nos responsabilités. Si l’aide que nous avons apportée à une personne nous a laissés épuisés sur le plan émotionnel, il promet de renouveler nos forces. Se donner pour les autres n’est pas une vie de privations, mais une vie de croissance spirituelle, de joie et de satisfaction.

QUE SIGNIFIE « ACCUEILLIR LE RÈGNE DE DIEU COMME UN ENFANT » ?

13 juillet, 2015

http://www.taize.fr/fr_article3261.html

QUE SIGNIFIE « ACCUEILLIR LE RÈGNE DE DIEU COMME UN ENFANT » ?

Lettre de Taizé : 2006/2

Un jour, des gens amènent à Jésus des enfants pour qu’il les bénisse. Les disciples s’y opposent. Jésus se fâche et leur enjoint de laisser les enfants venir à lui. Puis il leur dit : « Quiconque n’accueille pas le règne de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera certainement pas » (Marc 10,13-16).
Il est utile de se rappeler que, plus tôt, c’est à ces mêmes disciples que Jésus avait dit : « Le mystère du règne de Dieu vous a été donné » (Marc 4,11). À cause du règne de Dieu, ils ont tout quitté pour suivre Jésus. Ils cherchent la présence de Dieu, ils veulent faire partie de son règne. Mais voilà que Jésus les avertit qu’en repoussant les enfants, ils sont justement en train de se fermer la seule porte d’entrée dans ce royaume de Dieu tant désiré !
Mais que signifie « accueillir le règne de Dieu comme un enfant » ? On comprend en général : « accueillir le règne de Dieu comme un enfant l’accueille ». Cela correspond à une parole de Jésus en Matthieu : « Si vous ne retournez pas et ne devenez pas comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le règne des cieux » (Matthieu 18,3). Un enfant fait confiance sans réfléchir. Il ne peut pas vivre sans faire confiance à ceux qui l’entourent. Sa confiance n’a rien d’une vertu, elle est une réalité vitale. Pour rencontrer Dieu, le meilleur dont nous disposons, c’est notre cœur d’enfant qui est spontanément ouvert, ose demander simplement, veut être aimé.
Mais on peut aussi bien comprendre : « accueillir le règne de Dieu comme on accueille un enfant ». Car le verbe « accueillir » a en général le sens concret d’« accueillir quelqu’un », comme on peut le constater quelques versets plus tôt où Jésus parle d’« accueillir un enfant » (Marc 9,37). Dans ce cas, c’est à l’accueil d’un enfant que Jésus compare l’accueil de la présence de Dieu. Il y a une connivence secrète entre le règne de Dieu et un enfant.
Accueillir un enfant, c’est accueillir une promesse. Un enfant croît et se développe. C’est ainsi que le règne de Dieu n’est jamais sur terre une réalité achevée, mais une promesse, une dynamique et une croissance inachevée. Et les enfants sont imprévisibles. Dans le récit d’Evangile, ils arrivent quand ils arrivent, et de toute évidence ce n’est pas au bon moment selon les disciples. Mais Jésus insiste qu’il faut les accueillir puisqu’ils sont là. C’est ainsi qu’il nous faut accueillir la présence de Dieu quand elle se présente, que ce soit au bon ou au mauvais moment. Il faut jouer le jeu. Accueillir le règne de Dieu comme on accueille un enfant, c’est veiller et prier pour l’accueillir quand il vient, toujours à l’improviste, à temps ou à contretemps.

Pourquoi Jésus a-t-il montré une attention si particulière aux enfants ?
Un jour, les douze apôtres discutent pour savoir qui est le plus grand (Marc 9,33-37). Jésus, qui a deviné leurs réflexions, leur dit une parole déroutante qui bouleverse et ébranle leurs catégories : « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous ».
À sa parole, il joint le geste. Il va chercher un enfant. Est-ce un enfant qu’il trouve abandonné au coin d’une rue de Capharnaüm ? Il l’amène, le « place au milieu » de cette réunion de futurs responsables de l’Eglise et leur dit : « Quiconque accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille ». Jésus s’identifie à l’enfant qu’il vient de prendre dans ses bras. Il affirme que c’est « un enfant comme celui-ci » qui le représente le mieux, à tel point qu’accueillir un tel enfant revient à l’accueillir lui-même, lui, le Christ.
Peu avant, Jésus avait dit cette parole énigmatique : « Le fils de l’homme est livré aux mains des hommes » (Marc 9,31). « Le fils de l’homme », c’est lui-même, et ce sont en même temps tous les fils d’homme, c’est-à-dire tous les humains. Le mot de Jésus peut se comprendre : « les humains sont livrés au pouvoir de leurs semblables ». C’est en particulier lors de l’arrestation et des mauvais traitements infligés à Jésus que se vérifiera une fois de plus que les hommes font n’importe quoi avec leurs semblables qui sont sans défense. Que Jésus se reconnaisse dans l’enfant qu’il est allé chercher, n’est alors pas étonnant, car, si souvent, les enfants aussi sont livrés sans défense à ceux qui ont pouvoir sur eux.
Jésus a montré une attention si particulière aux enfants car il veut, parmi les siens, une attention prioritaire pour les démunis. Jusqu’à la fin des temps, ils seront ses représentants sur la terre. Ce qu’on leur fera, c’est à lui, le Christ, qu’on le fera (Matthieu 25,40). Les « plus petits de ses frères », ceux qui comptent peu et que l’on traite comme on veut car ils n’ont ni pouvoir ni prestige, sont le chemin, le passage obligé, pour vivre en communion avec lui.
Si Jésus a placé un enfant au milieu de ses disciples réunis, c’est aussi afin qu’eux-mêmes acceptent d’être des petits. Il le leur explique, dans l’enseignement qui suit : « Quiconque vous donne à boire un verre d’eau au nom de ce que vous êtes de Christ, amen, je vous le dis qu’il ne perd pas sa récompense » (Marc 9,41). Allant sur les chemins pour annoncer le règne de Dieu, les apôtres seront aussi « livrés aux mains des hommes ». Ils ne sauront jamais à l’avance comment ils seront accueillis. Mais même pour ceux qui les accueilleront avec un simple verre d’eau fraîche, sans même les prendre très au sérieux, ils auront été porteurs d’une présence de Dieu.

UN MOT BIBLIQUE – LA MISÉRICORDE (TAIZÉ)

22 avril, 2015

http://www.taize.fr/fr_article6823.html

UN MOT BIBLIQUE – LA MISÉRICORDE (TAIZÉ)

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5, 7). Aux miséricordieux, Jésus ne promet rien d’autre que ce qu’ils vivent déjà : la miséricorde. Dans toutes les autres béatitudes, la promesse contient un plus, mène plus loin : ceux qui pleurent seront consolés, les cœurs limpides verront Dieu. Mais qu’est-ce que Dieu pourrait donner de plus aux miséricordieux ? La miséricorde est plénitude de Dieu et des humains. Les miséricordieux vivent déjà de la vie même de Dieu.
« Miséricorde » est un vieux mot. Au cours de sa longue histoire, il a pris un sens très riche. En grec, langue du Nouveau Testament, miséricorde se dit éléos. Ce mot nous est familier dans la prière Kyrie eleison, qui est un appel à la miséricorde du Seigneur. Éléos est la traduction habituelle, dans la version grecque de l’Ancien Testament, du mot hébreu hésèd. C’est un des plus beaux mots bibliques. Souvent, on le traduit tout simplement par amour.
Hésèd, miséricorde ou amour, fait partie du vocabulaire de l’alliance. Du côté de Dieu, il désigne un amour inébranlable, capable de maintenir une communion pour toujours, quoi qu’il arrive : « Mon amour ne s’écartera pas de toi » (Isaïe 54, 10). Mais comme l’alliance de Dieu avec son peuple est une histoire de ruptures et de recommencements dès le départ (Exode 32 – 34), il est évident qu’un tel amour inconditionnel suppose le pardon, il ne peut être que miséricorde.
Éléos traduit encore un autre mot hébreu, celui de rahamîm. Ce mot va souvent de pair avec hésèd mais est plus chargé d’émotions. Littéralement, il signifie les entrailles, c’est une forme plurielle de réhèm, le sein maternel. La miséricorde, ou la compassion, est ici l’amour ressenti, l’affection d’une mère pour son petit enfant (Isaïe 49, 15), la tendresse d’un père pour ses fils (Psaume 103, 13), un amour fraternel intense (Genèse 43, 30).
La miséricorde, au sens biblique, est bien plus qu’un aspect de l’amour de Dieu. La miséricorde est comme l’être même de Dieu. Par trois fois devant Moïse, Dieu prononce son nom. La première fois, il dit : « Je suis qui je suis » (Exode 3, 14). La deuxième fois : « Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde » (Exode 33, 19). Le rythme de la phrase est le même mais la grâce et la miséricorde se substituent à l’être. Pour Dieu, être qui il est, c’est faire grâce et miséricorde. Ce que confirme la troisième proclamation du nom de Dieu : « Le Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en miséricorde et en fidélité » (Exode 34, 6).
Cette dernière formule a été reprise dans les prophètes et dans les psaumes, en particulier dans le psaume 103 (verset 8). Dans sa partie centrale, (versets 11 à 13), ce psaume s’émerveille de l’envergure inouïe de la miséricorde de Dieu. « Comme est la hauteur des cieux sur la terre, sa miséricorde… » : elle est la hauteur de Dieu, sa transcendance. Mais elle est aussi son humanité, si l’on ose dire : « Comme est la tendresse d’un père pour ses fils… ». Si transcendante et si proche à la fois, elle est capable d’enlever tout mal : « Comme est loin l’orient de l’occident, il éloigne de nous nos péchés. »
La miséricorde est ce qu’il y a de plus divin en Dieu, elle est aussi ce qu’il y a de plus accompli en l’homme. « Il te couronne de miséricorde et de tendresse », dit encore le psaume 103. Il faut lire ce verset à la lumière d’un autre verset du psaume 8 où il est dit que Dieu couronne l’être humain « de gloire et de beauté ». Créés à son image, les humains sont appelés à partager la gloire et la beauté de Dieu. Mais c’est la miséricorde et la tendresse qui nous font réellement participer à la vie même de Dieu.
La parole de Jésus : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6, 36) fait écho à l’ancien commandement : « Soyez saints comme moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lévitique 19, 2). À la sainteté, Jésus a donné le visage de la miséricorde. C’est la miséricorde qui est le plus pur reflet de Dieu dans une vie humaine. « Par la miséricorde envers le prochain tu ressembles à Dieu » (Basile le Grand). La miséricorde est l’humanité de Dieu. Elle est aussi l’avenir divin de l’homme.

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