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La Croix Glorieuse : Liturgie des Heures – Office des Lecture

13 septembre, 2012

http://www.aelf.org/office-lectures

LA CROIX GLORIEUSE

Liturgie des Heures – Office des Lectures

Lecture : La gloire de la croix du Christ (Ga 2, 19-21 ; 3,1-7.13.14 ; 6, 14-16)

HOMÉLIE DE S. ANDRÉ DE CRÈTE

La croix, gloire et exaltation du Christ

Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. ~ Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. ~ Je viens d’employer le mot de trésor pour désigner ce qu’on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens ; car c’est en lui, par lui et pour lui que tout l’essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous.
En effet, s’il n’y avait pas eu la Croix, le Christ n’aurait pas été crucifié, la vie n’aurait pas été clouée au gibet, et les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le paradis ne se serait pas ouvert. ~ S’il n’y avait pas eu la Croix, la mort n’aurait pas été terrassée, l’enfer n’aurait pas été dépouillé de ses armes. ~
La Croix est donc une chose grande et précieuse. Grande, parce qu’elle a produit de nombreux biens, et d’autant plus nombreux que les miracles et les souffrances du Christ ont triomphé davantage. C’est une chose précieuse, parce que la Croix est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement ; elle est son trophée, parce que le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le salut du monde entier. ~
La Croix est appelée la gloire du Christ, et son exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous. Que la Croix soit la gloire du Christ, écoute-le nous le dire lui-même : Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire. Et encore : Toi, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. Et encore : Père, glorifie ton nom. Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. Cela désignait la gloire qu’il devait obtenir sur la Croix. ~
Que la Croix soit aussi l’exaltation du Christ, tu l’apprends lorsqu’il dit lui-même : Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Tu vois : la Croix est la gloire et l’exaltation du Christ.

R/ Gloire à toi, Sauveur des humbles :
tu nous élèves en ta victoire.

Jésus se dépouilla lui-même :
prenant la condition d’esclave,
il se rendit semblable aux hommes.

À son aspect, reconnu pour un homme,
il s’abaissa, en se faisant obéissant
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a élevé
et lui a donné le Nom
qui l’emporte sut tout nom.

Oraison
Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; permets qu’ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goûtions au ciel les bienfaits de la rédemption.
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Te Deum
À toi Dieu, notre louange !
Nous t’acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l’univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C’est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c’est toi que par le monde entier
l’Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t’adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n’as pas craint de prendre chair
dans le corps d’une vierge
pour libérer l’humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l’ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

Dimanche 29 Avril : Liturgie des Heures – Office des Lectures

28 avril, 2012

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DIMANCHE 29 AVRIL 2012 – IV DE PAQUES

Liturgie des Heures – Office des Lectures

Hymne : Jour de Résurrection

Jour de Résurrection

Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/Christ est ressuscité d’entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l’allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons la,
et la ruine de l’enfer.
Louons l’auteur
d’une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/Christ est ressuscité d’entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !
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Antienne

Vous verrez le Fils de l’homme monter auprès du Père où il était dès le commencement. Alléluia.
Psaume : (23)

1Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

3Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4L’homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
(et ne dit pas de faux serments).

5Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

7Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

8Qui est ce roi de gloire ? +
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

9Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

10Qui donc est ce roi de gloire ? +
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.
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Antienne

Allez par le monde entier, proclamez la bonne nouvelle à toute la création. Alléluia.
Psaume 65 – I

1Acclamez Dieu, toute la terre ; +
2fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.

3Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !
En présence de ta force, tes ennemis s’inclinent.
4Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »

5Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
6Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.

De là, cette joie qu’il nous donne.
7Il règne à jamais par sa puissance.
Ses yeux observent les nations :
que les rebelles courbent la tête !

8Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
9car il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.

10C’est toi, Dieu, qui nous as éprouvés,
affinés comme on affine un métal ;
11tu nous as conduits dans un piège,
tu as serré un étau sur nos reins.

12Tu as mis des mortels à notre tête ; +
nous sommes entrés dans l’eau et le feu,
tu nous as fait sortir vers l’abondance.
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Psaume 65 – II

13Je viens dans ta maison avec des holocaustes,
je tiendrai mes promesses envers toi,
14les promesses qui m’ouvrirent les lèvres,
que ma bouche a prononcées dans ma détresse.

15Je t’offrirai de beaux holocaustes +
avec le fumet des béliers ;
je prépare des bœufs et des chevreaux.

16Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
17quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.

18Si mon cœur avait regardé vers le mal,
le Seigneur n’aurait pas écouté.
19Et pourtant, Dieu a écouté,
il entend le cri de ma prière.

20Béni soit Dieu +
qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !
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V/ Ma chair a refleuri, alléluia,
de tour cœur, je rends grâce, alléluia.

Lecture : La femme et le dragon (Ap 12, 1-18)

HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND

« Mes brebis écoutent ma voix,
et moi je leur donne la vie éternelle »

Moi, je suis le bon Pasteur. Et je connais mes brebis (c’est-à-dire je les aime), et mes brebis me connaissent. C’est comme s’il disait clairement : Ceux qui m’aiment m’obéissent, car celui qui n’aime pas la vérité, maintenant même ne la connaît pas du tout.
Puisque vous avez entendu, frères très chers, le péril qui nous menace, nous les pasteurs, évaluez, grâce aux paroles du Seigneur, le péril qui est le vôtre. Voyez si vous êtes ses brebis, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle de percevoir, non par la foi, mais par l’amour. Je parle de percevoir, non par la croyance, mais par l’action. Car saint Jean, qui parle dans notre évangile, atteste cela lorsqu’il dit ailleurs : Celui qui prétend connaître Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur.
C’est pourquoi, dans notre passage, le Seigneur ajoute aussitôt : Comme le Père me connaît, moi je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis. C’est comme s’il disait clairement : Ce qui prouve que je connais le Père et que je suis connu de lui, c’est que je donne ma vie pour mes brebis : c’est-à-dire : je montre combien j’aime le Père par l’amour qui me fait mourir pour mes brebis.
Au sujet des brebis, il dit encore : Mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, elles me suivent, et je leur donne la vie éternelle. Et un peu plus haut il avait dit à leur sujet : Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé il pourra entrer et sortir, et il trouvera un pâturage. Il entrera pour avoir la foi il sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance à la contemplation, et il trouvera un pâturage en arrivant au festin éternel.
Les brebis du bon Pasteur trouvent donc un pâturage parce que tout homme qui le suit avec un cœur simple est nourri dans la pâture des prairies intérieures. Et quel est le pâturage de ces brebis-là, sinon les joies éternelles d’un paradis toujours vert ? Car le pâturage des élus, c’est le visage de Dieu, toujours présent : puisqu’on le regarde sans interruption, l’âme se rassasie sans fin de l’aliment de vie.
Recherchons donc, frères très chers, ce pâturage où nous trouverons notre joie au cœur de la fête célébrée par tant de nos concitoyens. Que leur allégresse nous y invite.
Réchauffons nos cœurs, mes frères, que notre foi se ranime envers ce qu’elle croit, que nos désirs s’enflamment pour les biens célestes : c’est déjà partir à leur rencontre que de les aimer.
Aucun obstacle ne doit nous enlever la joie de la solennité intérieure, car si l’on désire se rendre à un endroit qu’on s’est fixé, aucune difficulté ne peut changer ce désir. Aucune prospérité flatteuse ne doit nous en détourner ; il est fou, le voyageur qui, apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage.

Le Bon Pasteur s’est livré lui-même
pour que vous ayez la vie.
Laissez-vous conduire à sa voix
et suivez-le en chantant :

R/ Tu es la porte du Royaume, alléluia,
tu es la route vers le Père, alléluia !

Le Seigneur a les yeux sur ses fidèles,
sur ceux qui espèrent son amour.

Pour nous préserver de la mort,
nous garder en vie au temps de la famine.
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Oraison

Dieu éternel et tout puissant, guide-nous jusqu’au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux. Lui qui règne.
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Te Deum

À toi Dieu, notre louange !
Nous t’acclamons, tu es Seigneur !
À toi Père éternel,
L’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce ;
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l’univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C’est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c’est toi que par le monde entier
l’Église annonce et reconnaît.

Dieu, nous t’adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n’as pas craint de prendre chair
dans le corps d’une vierge
pour libérer l’humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l’ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

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