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COMMENTAIRE SUR LA DEUXIEME ÉPITRE AUX THESSALONICIENS – SAINT JEAN CHRYSOSTOME

8 novembre, 2013

 http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/thessaloniciens/2thes01.htm

SAINT JEAN CHRYSOSTOME

COMMENTAIRE SUR LA DEUXIEME ÉPITRE AUX THESSALONICIENS.

ARGUMENT. — HOMÉLIE PREMIÈRE.

Analyse.

1. Pour quels motifs saint Paul envoie aux Thessaloniciens cette seconde lettre. — Sur les imposteurs qui prétendent que la résurrection est un fait déjà accompli, qui fondent leurs enseignements sur la parole de l’apôtre lui-même. — De l’enseignement de Jésus-Christ à ses sujet.
2. Contre l’orgueil qui vient de l’ignorance où l’on est de Dieu. — L’orgueil, commencement de tout péché. — Tourments que causent les passions mauvaises. — Vanité des choses humaines, qui ne sont que de purs songes.

1. En disant dans la première épître: « Jour et nuit nous désirons vous voir, et encore nous n’y résistons plus, et encore nous sommes restés seuls à Athènes, et j’ai envoyé Timothée » (I Thess. III, 10, 1 , 2); par toutes ces expressions, il marque son désir de se rendre auprès de ceux de Thessalonique. C’est, à ce qu’il semble, parce qu’il n’a pas encore pu satisfaire son désir, c’est parce qu’il lui est impossible de leur communiquer de vive voix les enseignements dont ils avaient encore besoin, qu’il leur écrit cette seconde lettré, destinée à le remplacer auprès d’eux. Il n’était pas allé les voir; c’est ce que l’on peut conjecturer des paroles de cette lettre même, où il dit : « Nous vous conjurons, mes frères, par l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ». (II Thess. II, 1.) Car dans la première lettre il leur disait : « Pour ce qui regarde les temps et les moments, il n’est pas besoin de vous en écrire ». (I Thess. V,1.) S’il avait fait le voyage, une lettre eût été inutile; mais la question ayant été ajournées, il leur écrit. Il s’exprime ainsi, dans l’épître à Timothée : « Quelques-uns bouleversent la foi, en disant que la résurrection est déjà arrivée ». (II Tim. II , 18.) Le but de ces prédicateurs de mensonges était, en étant aux fidèles toute grande et glorieuse espérance, de les décourager devant les fatigues. L’espérance redressait les fidèles, les empêchait de succomber aux maux présents. C’était, pour eux, comme une ancre que le démon voulût briser. Or, ne pouvant leur persuader gaie les choses futures n’étaient que des mensonges, Il s’y prit d’une autre manière; il envoya de ces hommes perdus qui devaient lui servir à tromper les fidèles en leur insinuant que cette grande et glorieuse destinée avait reçu sots accomplissement. Et tantôt ces imposteurs disaient que la résurrection était déjà arrivée; tantôt , que le jugement était proche , qu’on allait voir paraître le Christ; ils voulaient envelopper (246) jusqu’au Christ dans leurs mensonges. En montrant qu’il n’y a plus désormais ni rémunération, ni jugement, ni châtiment, ni supplice pour les coupables, ils voulaient rendre les oppresseurs plus audacieux, et enlever à leurs victimes toute énergie. Et ce qu’il y a de plus grave, c’est que, parmi ces imposteurs, les uns envoyaient des paroles qu’ils prétendaient sorties de la bouche de Paul; les autres allaient jusqu’à fabriquer des lettres qu’il était censé avoir écrites.
Voilà pourquoi l’apôtre, pour s’opposer à ces hommes, disait : « Que vous ne vous laissiez pas ébranler ni par quelques prophéties, ni par quelques discours, ni par quelques lettres qu’on supposerait venir de nous». — « Ni par quelques prophéties». (II Thess. II, 2.) Il indique par là les faux prophètes; mais comment s’y reconnaître, dira-t-on ? par le signe qu’il donne. Aussi ajoute-t-il : « Je vous salue de ma propre main, moi Paul; c’est là mon seing, dans toutes mes lettres j’écris ainsi. La grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ». (Ibid. III,17,18.) Il ne dit pas que ce qu’il écrit soit son signe, car il est vraisemblable que d’autres aussi l’avaient imité, mais il dit : Je vous écris ma salutation de ma propre main. C’est ce qui se passe aujourd’hui encore parmi nous. La suscription des lettres montre qui les écrit. Maintenant il les avertit des maux dont ils sont infectés; il les loue, pour le présent, et il tire de l’avenir les exhortations qu’il leur envoie. Il les avertit, en leur parlant du supplice, de la distribution des biens qui leur sont préparés; il insiste sur ce point où il répand la lumière; sans indiquer l’époque précise, il montre le signe qui fera reconnaître les derniers temps, à savoir, l’antéchrist. Pour procurer la certitude à l’âme faible, il ne suffit pas de lui parler simplement, il faut lui donner des signes et des preuves. Le Christ se montre plein de sollicitude à cet égard; assis sur la montagne, il met un soin extrême à révéler à ses disciples tout ce qui concerne la consommation des temps. Pourquoi? pour ne pas laisser le champ libre à ceux qui introduisent les antéchrists et les pseudochrists. Lui-même donne beaucoup de signes; il en donne un surtout et c’est le plus grand: Quand l’Evangile aura été prêché dans toutes les nations. Il donne encore un second signe pour qu’on ne se trompe pas sur son avènement : « Il viendra » , dit-il, « comme l’éclair » ; il ne se cachera pas dans un coin; on le verra partout resplendissant. Il n’a besoin de personne pour l’annoncer, tant sa splendeur éclate; l’éclair aussi n’a pas besoin qu’on l’annonce. Jésus-Christ dit encore quelque part, en parlant de l’antéchrist : « Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne m’avez pas reçu ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez ». (Jean, V, 43.)
Il donne aussi comme des signes de son arrivée, les calamités survenant coup sur coup, des malheurs inexprimables. Autre signe encore : la venue d’Elie. Or, à cette époque, les habitants de Thessalonique étaient dans le doute, et leur doute nous a été utile à nous-mêmes, car les paroles de l’apôtre ne devaient pas servir seulement aux hommes de Thessalonique, mais à nous-mêmes, pour nous délivrer de fables puériles et d’extravagances de vieilles femmes. N’avez-vous pas entendu souvent, dans votre enfance, certaines conversations sans fin, sur l’antéchrist et sur la génuflexion?. Ce sont des impostures que le démon fait entrer dans nos âmes encore tendres, de telle sorte que cette croyance se fortifie en nous, quand nous grandissons, et trompe nos esprits. Paul, parlant de l’antéchrist, n’aurait pas négligé ces fables, s’il y eût eu du profit pour nous à nous en parler. Ne cherchons donc pas de pareils signes, car il ne viendra pas ainsi, fléchissant les genoux. Mais, « s’élevant au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, voulant lui-même passer pour Dieu ». (II Thess. II, 4.) Car, de même que c’est l’arrogance qui a causé la chute du démon, de même celui que le démon fait mouvoir, est rempli d’arrogance.
2. Aussi, je vous en prie, appliquons-nous tous à repousser ce vice loin de nous, afin de ne pas subir le même jugement, de ne pas encourir la même peine, de ne pas partager le même supplice. « Que ce ne soit point un néophyte » , dit-il, « de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe dans la même condamnation que le démon ». (I Tim. III, 6.) Ainsi, celui qui est enflé d’orgueil, sera puni de la même manière que le démon. « Car le commencement de l’orgueil, c’est de méconnaître le Seigneur». (Eccl. X, 14.) Le commencement du péché c’est l’orgueil. C’est là le premier élan, le premier mouvement vers le mal ; peut-être en est-ce et la racine et (247) la base. Le mot « commencement » veut dire, en effet, le premier élan vers le mal, ou ce qui le constitue: par exemple, si l’on disait que s’abstenir des mauvais spectacles c’est le commencement de la chasteté, cela signifierait le premier élan, le premier pas dans la voie de la chasteté. Si au contraire nous disons: Le commencement de la chasteté c’est le jeûne; c’est comme si nous disions Voilà ce qui la fonde, ce qui la constitue. Ainsi, le commencement du péché c’est l’orgueil ; c’est par lui, en effet, que tout péché commence, c’est l’orgueil qui forme le péché. En effet, quelles que soient nos bonnes oeuvres, ce vice les détruit; c’est comme une racine quine permet pas aux plantes de prendre de la consistance. Voyez, par exemple, toutes les bonnes actions du pharisien, elles lui ont été inutiles parce qu’il n’en a pas coupé la funeste racine; la racine a tout perdu et corrompu. De l’orgueil naissent le mépris des pauvres, la cupidité, l’amour de la prédominance, le désir d’une gloire insatiable. Un homme de ce caractère est porté à se venger de tous les outrages, car l’orgueil ne souffre pas les insultes qui viennent même des plus puissants, à plus forte raison celles qui viennent des plus faibles. Mais celui qui ne peut souffrir l’insulte, ne peut supporter aucun mal. Voyez comme il est vrai de dire que l’orgueil est le commencement du péché ; mais est-il bien vrai que le commencement de l’orgueil, c’est de méconnaître le Seigneur?
Assurément, car celui qui connaît Dieu, comme il faut le connaître, celui qui sait que le Fils de Dieu s’est abaissé à un état si humble, celui-là ne cherche pas à s’élever; celui, au contraire, qui ne sait pas ces choses, s’enfle et s’élève; car l’orgueil le prédispose à l’arrogance. En effet, dites-moi comment ceux qui font la guerre à l’Eglise, peuvent-ils prétendre qu’ils connaissent Dieu? N’est-ce pas là une folie orgueilleuse ? Et voyez dans quel précipice les jette l’ignorance où ils sont de Dieu ; car si Dieu aime un coeur contrit, en revanche il résiste aux superbes; c’est aux humbles qu’il réserve sa grâce. Non, aucun malheur n’est comparable à l’orgueil ; de l’homme, il fait un démon, insolent, blasphémateur, parjure; l’orgueil fait qu’on aspire au carnage ; car toujours l’orgueilleux vit dans les douleurs, toujours indigné, toujours chagrin, et rien ne peut rassasier la funeste passion qui le tourmente ; il verrait l’empereur incliné devant lui et l’adorant, qu’il ne serait pas rassasié, il lui faudrait plus encore. Plus les avares amassent, plus ils ont de besoins. De même pour ces âmes superbes; de quelque gloire qu’elles jouissent, c’est pour elles une raison d’en désirer une plus grande; la passion s’augmente (car c’est une passion). Or, la passion ne connaît pas la mesure ; elle ne s’arrête qu’après avoir tué celui qui la porte en soi. Ne voyez-vous pas combien de gens ivres, toujours altérés, car la passion mauvaise n’est pas un désir fondé sur la nature, mais une dépravation, une maladie. Ne voyez-vous pas que les affamés ont toujours faire? Cette infirmité, comme disent les médecins, franchit toutes les limites de la nature; ainsi ces investigateurs curieux et oisifs ont beau apprendre, ils ne s’arrêtent pas; c’est une passion mauvaise, et qui ne connaît pas de bornes. Et ceux maintenant qui trouvent des charmes aux plaisirs impurs, ceux-là non plus ne s’arrêtent pas. « [Car pour le fornicateur », dit l'Ecriture, « toute espèce de pain est agréable»] (Ecclés. XXIII, 20) ; il ne s’arrêtera que quand il sera dévoré ; c’est une passion. Mais, si ce sont là des passions funestes, elles ne sont pas toutefois incurables, la cure en est possible, et beaucoup plus possible que pour les affections du corps; nous n’avons qu’à vouloir, nous pouvons les éteindre. Comment donc; éteindre l’orgueil ? Connaissons Dieu. Si notre orgueil provient de l’ignorance où nous sommes en ce qui concerne Dieu, la connaissance de Dieu chasse l’orgueil. Pensez à la géhenne, pensez à ceux qui sont bien meilleurs que vous, pensez à toutes les expiations que vous devez à Dieu, de telles pensées auront bien vite réduit, bien vite dompté votre esprit superbe.
Mais c’est ce qui vous est impossible? Vous êtes trop faible? Pensez aux choses- présentes, à la nature humaine, au néant de l’homme. A la vue d’un mort qu’on porte sur la place publique, des enfants orphelins qui le suivent, de sa veuve brisée par la douleur, de ses serviteurs qui se lamentent, de ses amis dans l’affliction, considérez le néant des choses présentes, qui ne sont que des ombres, des songes, rien de plus. Vous ne le voulez pas? Pensez à ces riches qui ont péri dans les guerres ; voyez ces maisons de grands et illustres personnages, ces splendides demeures maintenant abattues; pensez à toute la puissance qu’ils possédaient, (248) dont il ne reste pas aujourd’hui un souvenir. Il n’est pas de jour, si vous voulez, qui ne vous présente de pareils exemples, des princes laissant leur place à d’autres, des richesses confisquées. «Un grand nombre de rois se sont assis sur la terre nue, et celui qu’on ne soupçonnait pas, a porté le diadème». (Ecclés. XI, 5.) N’est-ce pas l’histoire de tous les jours? Ne tournons-nous pas sur une roue ? Lisez, si vous voulez, nos livres, et les livres profanes (car les livres du dehors sont remplis de pareils exemples) si vous dédaignez nos écritures par orgueil; si les ouvrages des philosophes provoquent votre admiration, eh bien, consultez-les; vous y trouverez des leçons, ils vous parleront des malheurs antiques, poètes, orateurs, maîtres de philosophie, tous les écrivains quels qu’ils soient. Partout, si vous voulez, les exemples se montreront à vous. Si vous ne voulez rien entendre parmi eux, considérez notre nature même, son origine, sa fin; appréciez ce que vous pouvez valoir, quand vous dormez: n’est-il pas vrai que le moindre animal pourrait vous ôter la vie? Que de fois un animalcule, tombant du haut d’un toit, ou crève l’œil, ou fait courir quelque autre danger ! Eh quoi? n’êtes-vous pas plus faible que tout animal, quel qu’il soit? Eh ! que me dites-vous? que vous avez le privilège de la raison? Eh bien, vous ne l’avez pas, la raison, et ce qui prouve qu’elle vous manque, c’est votre présomption. Qu’est-ce qui vous inspire votre fierté, répondez-moi la bonne constitution de votre corps? Mais les animaux l’emportent sur vous. Et cela est vrai aussi des brigands, des meurtriers, des profanateurs de sépultures. Mais votre intelligence? Mais l’intelligence ne se manifeste pas par la présomption ; voilà donc tout d’abord qui vous dépouille de votre intelligence. Sachons donc abaisser clos sentiments présomptueux, devenons modestes, humbles, doux et pacifiques car voilà ceux que le Christ regarde comme heureux avant tous les autres: « Bienheureux les pauvres d’esprit » (Matth. V, 3; et XI, 29); et sa voix nous crie encore : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur». Aussi a-t-il lavé les pieds de ses disciples, nous donnant par là un exemple d’humilité. Appliquons-nous à profiter de tous ces discours, afin de pouvoir obtenir les biens promis par lui à ceux qui l’aiment, par la grâce et par la bonté, etc., etc.

8 décembre 2012: Immaculée Conception de la Vierge Marie, Solennité – Office des Lectures

7 décembre, 2012

http://www.aelf.org/office-lectures

8 décembre 2012: Immaculée Conception de la Vierge Marie, Solennité

Liturgie des Heures – Office des Lectures

Lecture : Là où le péché a proliféré, la grâce a surabondé (Rm 5, 12-21)

5.12
C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,…
5.13
car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.
5.14
Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.
5.15
Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.
5.16
Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.
5.17
Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus Christ lui seul.
5.18
Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.
5.19
Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.
5.20
Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,
5.21
afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

PRIÈRE DE S. ANSELME À MARIE

Le ciel et les astres, la terre et les fleuves, le jour et la nuit, et tout ce qui obéit ou sert à l’homme, se félicite d’être par toi, ô notre Dame, rendu en quelque sorte à sa beauté première, et même doté d’une grâce nouvelle et ineffable. Car tous, pour ainsi dire, étaient morts, alors que dépouillés de leur dignité naturelle, qui est d’être au pouvoir et au service de ceux qui louent Dieu — c’est là le motif même de leur création — ils étaient opprimés et dégradés par un culte idolâtrique, étranger au but de leur existence. Ils se réjouissent donc d’être comme ressuscités, puisque désormais les voilà soumis à la domination et embellis par l’usage des adorateurs du vrai Dieu. Ils ont comme exulté lorsque leur fut accordée la faveur, nouvelle et inestimable, non seulement de sentir invisiblement au-dessus d’eux la royauté de Dieu, leur propre Créateur, mais encore de le voir les sanctifier visiblement, dans leur sphère à eux, en en faisant lui-même usage. Tels sont les si grands biens échus à l’univers, par le fruit béni du sein de Marie, la bénie.

Par la plénitude de ta grâce, Marie, les êtres retenus en enfer se réjouissent d’être libérés, et les créatures au-delà du ciel d’être restaurées. Oui, c’est bien par ce glorieux Fils de ta glorieuse virginité que tous les justes disparus avant sa mort vivifiante exultent de voir la fin de leur captivité, et les anges, le relèvement de leur cité à moitié détruite. O femme remplie et plus que remplie de grâce, dont la surabondante plénitude se répand sur toute la création pour la rétablir ! O Vierge bénie et plus que bénie, dont la bénédiction est source de bénédictions pour toute la nature, non seulement pour la nature créée, de la part de son Créateur, mais aussi pour le Créateur, de la part de sa création !

Dieu a donné son Fils, fruit unique de son cœur, qui était son égal et qu’il aimait comme lui-même : il l’a donné à Marie, et, du sein de Marie, il en fait son Fils, non pas quelqu’un d’autre, mais le même en personne, de sorte qu’il est par sa nature le même Fils unique de Dieu et de Marie. Toute la création est l’œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie ! Dieu a tout créé, et Marie a enfanté Dieu ! Dieu qui a tout formé, s’est formé lui-même du sein de Marie, et ainsi il a refait tout ce qu’il avait fait. Lui qui a pu tout faire de rien, n’a pas voulu refaire sans Marie sa création détruite. Dieu est donc le Père de toutes les choses créées, et Marie la mère de toutes les choses recréées. Dieu est le Père de la création universelle, et Marie la mère de la rédemption universelle. Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait, et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé. Dieu a engendré celui sans qui absolument rien n’existe, et Marie a enfanté celui sans qui absolument rien n’est bon. Oui, le Seigneur est vraiment avec toi : il t’a fait un don tel que la nature entière t’est grandement redevable, à toi, en même temps qu’à lui.

Voici la nouvelle Genèse :
en toi, Vierge immaculée,
la grâce originelle refleurit.
Notre terre n’est plus maudite,
nous la verrons bientôt
donner le fruit de vie.

R/ Avec toi, Marie, Mère du Sauveur,
nous glorifions la puissance de Dieu.
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Oraison

Seigneur, tu as préparé à ton Fils une demeure digne de lui par la conception immaculée de la Vierge ; puisque tu l’as préservée de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de ton Fils, accorde-nous, à l’intercession de cette Mère très pure, de parvenir jusqu’à toi, purifiés, nous aussi, de tout mal.

PREMIERE LECTURE – Isaïe 53, 10 – 11 – commentair

19 octobre, 2012

http://www.eglise.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/commentaires-de-marie-noelle-thabut.html

PREMIERE LECTURE – Isaïe 53, 10 – 11

10 Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au SEIGNEUR.
 Mais s’il fait de sa vie un sacrifice d’expiation, 
 il verra sa descendance, il prolongera ses jours : 
 par lui s’accomplira la volonté du SEIGNEUR.
11 A cause de ses souffrances, 
 il verra la lumière, il sera comblé.
 Parce qu’il a connu la souffrance, 
 le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, 
 il se chargera de leurs péchés.

Essayons d’abord de lire ce texte sans penser tout de suite à Jésus-Christ : le prophète Isaïe qui écrivait au sixième siècle av.J.C. parlait d’abord pour ses contemporains ; bien sûr, par la suite, on relit et on médite ses écrits et on y découvre de nouveaux sens, de nouvelles applications ; mais il y a un message adressé à ses contemporains pour leur vie présente ; s’il n’y en avait pas, qui l’écouterait ? Un prédicateur qui, aujourd’hui, nous parlerait pour l’an 3000 n’aurait guère d’auditeurs ! Il faut donc chercher ce qu’Isaïe voulait dire à ses contemporains, en quoi son message pouvait les stimuler. D’autre part, Isaïe, comme tous les prophètes, parle à partir de ce qu’il voit, à partir d’événements bien concrets ; il fait très souvent référence au passé, mais c’est pour éclairer le présent ; il parle aussi de l’avenir, mais pas pour l’annoncer (parce que l’avenir n’est pas programmé d’avance) ; il parle de l’avenir parce qu’il se joue dans le présent.
 La seule chose évidente dans les quelques lignes que nous lisons ici, c’est qu’on est dans un contexte de persécution : un « Serviteur » est « broyé par la souffrance » ; puisque ce passage est inséré dans le livre du deuxième Isaïe (c’est-à-dire les chapitres 40 à 55 d’Isaïe), on peut penser qu’il s’agit de l’Exil à Babylone. La souffrance est là pour ce peuple qui a tout perdu et qui peut aller jusqu’à se sentir abandonné de Dieu. Alors le prophète vient redonner des raisons de vivre et d’espérer, des raisons de tenir le coup, malgré tout. Il vient dire : votre souffrance n’est pas inutile, elle a un sens, vous pouvez lui donner un sens.
 Il cite l’exemple d’un Serviteur, mais sans le désigner précisément ; qui est ce « Serviteur » ? Ce même titre revient avec insistance dans les quatre textes qu’on appelle justement « les chants du Serviteur » chez le deuxième Isaïe. Il s’agit probablement du peuple lui-même exilé, ou ce qu’il en reste : le petit noyau qui essaie coûte que coûte de rester un serviteur de Dieu.
 Le message d’Isaïe tient en trois points : premièrement, dans votre souffrance, Dieu est à côté de vous ; deuxièmement, vous pouvez donner un sens à cette souffrance ; troisièmement, vous pouvez contribuer à l’œuvre de Dieu.
Premièrement, dans votre souffrance, Dieu est à côté de vous : c’est l’un des sens de la première phrase, « Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au SEIGNEUR. » Elle est peut-être la plus difficile de ce texte : l’horrible contresens à ne pas faire, ce serait de croire une seule seconde que Dieu peut prendre un quelconque plaisir à la souffrance d’un homme ; comment concilier cette manière de voir avec tout ce que nous savons par ailleurs, à savoir que Dieu est Amour… Même nous, qui ne sommes pas très bons, nous ne nous réjouissons pas des souffrances des autres ! Donc, ne faisons pas dire à ce texte ce qu’il ne dit pas !… Nulle part, il n’est dit que c’est Dieu qui s’est complu à broyer son Serviteur dans la souffrance… mais que lorsque son Serviteur est broyé par la souffrance, Dieu se penche sur lui avec un amour de prédilection.
 Curieusement, nous avons du mal à accepter cette vérité qui est pourtant dans la Bible depuis bien longtemps : le Dieu Père se penche sur toute souffrance. Déjà Moïse, dans l’épisode du buisson ardent, avait compris que Dieu entend le cri de ceux qui souffrent, qui sont opprimés. Pour Moïse, il s’agissait de l’esclavage en Egypte ; pour Isaïe, sept cents ans plus tard, il s’agit de l’Exil à Babylone ; mais Isaïe ne dit pas autre chose que Moïse ; bien au contraire, en sept cents ans, la foi au Dieu qui libère, qui veut sauver l’humanité de tous ses esclavages de toute sorte, n’a fait que s’approfondir. Ce qu’Isaïe dit ici c’est « Dans la souffrance qui le broyait, le Serviteur est l’objet de la prédilection du SEIGNEUR » : c’est bien le sens de notre mot français « miséricorde », un coeur attiré par la misère. Le message qu’Isaïe adresse aux exilés, c’est donc « dans votre souffrance, Dieu n’est pas contre vous, il n’est pas du côté de ceux qui vous humilient, il est près de vous, il se penche sur vous avec un amour de prédilection. » Sous-entendu, c’est en lui, dans la prière, dans la foi que vous trouverez la force de tenir le coup ; cherchez la force où elle se trouve.
Deuxièmement, vous pouvez donner un sens à cette souffrance : on n’a pas ici une explication du mystère de la souffrance ; elle reste un Mystère ; mais ce qui nous est dit ici, c’est que au sein même de la souffrance il y a un chemin de lumière : « à cause de ses souffrances, il verra la lumière » ; derrière l’expression « broyé par la souffrance », il y a l’image du « coeur brisé » d’Ezékiel ou du psaume 50/51: un coeur de pierre qui devient coeur de chair… dans la souffrance, et spécialement celle infligée par les hommes, la persécution, on peut réagir par le durcissement (haine pour haine), ou par l’amour et le pardon.
 Encore aujourd’hui, que ce soit dans des contextes de maladie, ou de violence, nous voyons des hommes, des femmes, des enfants qui savent faire de leur souffrance un chemin de lumière. On pourrait appeler cela le miracle du retournement ! De tout mal, Dieu peut nous aider à faire sortir un bien ! Voilà la merveille, la puissance de l’amour de Dieu.
Troisièmement, vous pouvez contribuer à l’œuvre de Dieu : vous pouvez en faire un « sacrifice d’expiation ». Malheureusement, ici, nous sommes gênés par la dérive du vocabulaire au cours des siècles, et toujours tentés d’imaginer un marchandage. Or, il n’est pas question de marchandage avec Dieu. Initialement, dans le livre du Lévitique, d’où nous vient cette expression, le « sacrifice d’expiation » a un sens très particulier. Comme tout sacrifice, c’est un geste accompli pour entrer en contact avec Dieu. L’expiation, c’est l’acte de Dieu (et non de l’homme) : c’est tout simplement son absolution. Lorsqu’on accomplissait un sacrifice d’expiation, on se savait pardonnés et on pouvait changer de vie.
 Isaïe dit donc à ses contemporains : Cette souffrance que les hommes vous ont infligée, vous pouvez en faire un moyen de salut pour eux ; Dieu accepte, agrée votre attitude intérieure d’offrande comme un sacrifice et il pardonne à tous, y compris vos bourreaux. Le verbe « plaire » employé dans la première phrase (Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au SEIGNEUR ; verset 10) a plusieurs sens, dont celui-là. On peut traduire « Dieu l’a agréé ». Alors, si vous vivez la persécution dans un esprit d’offrande, d’amour et de confiance en Dieu, elle deviendra un moyen de salut, car Dieu agrée votre attitude comme un sacrifice d’expiation. Il est vrai que vous n’êtes pas en train d’accomplir un sacrifice au Temple de Jérusalem selon les rites traditionnels, mais, dans sa miséricorde pour tous les hommes, Dieu accueille votre attitude intérieure d’offrande et de pardon comme un sacrifice d’expiation.
 C’est bien ce qui est dit ici par Isaïe au sujet du Serviteur : broyé par la haine des hommes, le Juste a répondu par le silence et le pardon. Dieu a permis que ce pardon soit le salut des bourreaux…! Que ce pardon convertisse le coeur des bourreaux parce qu’ils se sont ouverts à l’absolution offerte par Dieu.
 Alors Isaïe délivre le message le plus important de sa prophétie : « Par lui (par le serviteur), s’accomplira la volonté du Seigneur » ; c’est la phrase centrale de ce texte ; cette volonté de Dieu, Isaïe le sait bien, comme déjà Moïse le savait avant lui, c’est de sauver l’humanité, de la libérer de toutes ses chaînes ; et la pire de nos chaînes, c’est la haine, la violence, la jalousie qui rongent notre coeur. Cette volonté de Dieu, c’est donc tout simplement que l’humanité redécouvre la paix ; or cela peut se réaliser grâce aux serviteurs de Dieu. C’est ce que dit Isaïe ; « Si le Serviteur fait de sa vie un sacrifice d’expiation… par lui s’accomplira la volonté du Seigneur ». A partir de ce pardon accordé par Dieu, tous les pécheurs, délivrés de leur culpabilité, peuvent entamer une nouvelle vie. Devant l’attitude du Serviteur, le cœur des bourreaux s’attendrira. « Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. » Ce qu’Isaïe dit ici, c’est que le salut des bourreaux est dans les mains de leurs victimes. Car seul le pardon accordé par la victime peut convertir son bourreau.

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 Complément

 Quelques siècles plus tard, le prophète Zacharie s’inscrivait dans la même ligne : « Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé… Ce jour-là, une source jaillira pour la maison de David et les habitants de Jérusalem en remède au péché et à la souillure. » (Za 12, 10 ; 13, 1).

4° dimanche de Pâques (29 avril 2012) – biblique

27 avril, 2012

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4° dimanche de Pâques (29 avril 2012)

Pour exprimer totalement la sollicitude de Jésus envers les hommes, St Jean affirme que Jésus “ donne sa vie pour ses brebis ”, librement (Évangile). Il est le Bon Pasteur. Ce berger innocent a été rejeté par les bâtisseurs, mais il est devenu la pierre d’angle de l’Église (première lecture). Mais il n’a pas repris son amour pour les hommes ; bien plus, il les déclare “ enfants de Dieu ” (deuxième lecture), une réalité qui reste encore à découvrir.

• Actes 4,8-12
Dans la première prédication de Pierre, peu de jours après la Résurrection et la Pentecôte, les images utilisées s’entrecroisent et se complètent.  Alors qu’aux pasteurs de Galilée, les évangélistes employaient plutôt une image qui leur parlait – celle du berger – Pierre, parlant aux habitants de Jérusalem, utilise l’image d’une construction.  Aux chefs du peuple et aux Anciens, il affirme que Jésus est la pierre qu’eux, les bâtisseurs, ont rejetée, et qui est devenue la pierre d’angle.  Tout salut, même la guérison conférée par Pierre au boiteux qui ne demandait d’ailleurs qu’une aumône, vient de lui. Cette guérison est le signe que Dieu donne à son peuple : celui qui sauve, c’est le Christ. N’oublions pas que Pierre s’adresse au Grand Conseil d’Israël. En les questionnant sur leur rapport à Jésus, il les oblige à faire un choix. Le Ressuscité est le pivot de l’Alliance nouvelle, celle qui accomplit la première Alliance.
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Pour ce 4° dimanche de Pâques, la revue “Célébrer” propose simplement un bref commentaire pour la seconde lecture (1 Jn 3,1-2), et des propositions pour la célébration (« Célébrer » n° 390).

«Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jn 3,1).
Voilà bien notre véritable identité : nous sommes enfants de Dieu. Le Verbe s’est fait chair et il est venu dans ce monde pour cela. Seule la foi chrétienne ose proclamer une chose aussi inouïe.

Pour prolonger la méditation…

Par Franck Widro
Le mercenaire, une âme d’actionnaire (Jn 10,11-18)
 Mon âme,
par instants,
est tentée de vivre en mercenaire,
de servir mes seuls intérêts,
et lâcher mes congénères,
les laisser,
par un loup idolâtre,
être capturé ;
choisir les bras de Dieu,
c’est m’arracher d’un cœur clôturé.
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• Psaume 117
Nous avons déjà lu ce psaume à deux reprises ; c’est ici la troisième. Si l’Église a choisi de faire prier les chrétiens sur le psaume 117, c’est sans doute parce qu’il exprime l’action de grâces et la reconnaissance envers le Seigneur, et témoigne de la mort et de la résurrection, à travers la destruction et la reconstruction du Temple ici célébrées. La pierre d’angle, expression un peu mystérieuse, désigne la clé de voûte de la construction, ce qui fait tout tenir. Pour les chrétiens, il ne s’agit plus de Jérusalem et du Temple, mais bien du Christ, mort et ressuscité. C’est lui la pierre d’angle.

• Jean 10,11-18
“ Bon pasteur ” est la traduction habituellement reçue et connue.  Et pourtant, le texte original grec se traduit littéralement, par :  “ Je suis le beau pasteur ” (‘o poimèn ‘o kalós). De fait, on peut arguer il n’y a pas tellement de différence entre les deux car est véritablement beau ce qui est bon et vrai.  Lorsque nous rencontrons une personne admirable par sa générosité, son amour, sa fidélité, ne disons-nous pas : “ quelle belle personne ! ”, et lorsqu’on nous raconte un récit particulièrement touchant, ne disons-nous pas : “ quelle belle histoire ! ” ?  C’est dans ce sens que Jésus est un “ beau pasteur ”.  L’évangéliste utilise cette image pour décrire la nature des relations de Jésus avec nous. Trois caractéristiques semblent décrire ce “ bon/beau berger ”.
L’évangile souligne tout d’abord la différence entre un vrai berger, à qui les brebis appartiennent, qui prend soin d’elles, et le mercenaire.  La différence entre les deux se manifeste tout spécialement dans les moments de danger, lorsqu’un loup apparaît, par exemple.  Le vrai berger est prêt à risquer sa vie;  le mercenaire ne pense qu’à sauver la sienne.
La deuxième caractéristique du “ beau pasteur ” est la connaissance mutuelle entre lui et ses brebis.  Pour un étranger qui regarde un troupeau de brebis, elles sont toutes identiques;  mais le vrai berger les distingue toutes les unes des autres, et connaît chacune par son nom. De plus, Jésus  va beaucoup plus loin que ce que laisse entendre cette image.  Il affirme que cette connaissance mutuelle entre lui et ses disciples est de même nature que la connaissance mutuelle entre Lui et son Père.  Cette connaissance n’est pas théorique et intellectuelle;  elle est de l’ordre de l’amour et est telle que l’on est prêt à donner sa vie pour celui qu’on aime.
Enfin, troisième et dernière caractéristique, Jésus parle de brebis qui lui appartiennent mais ne sont pas de cette bergerie.  Même si elles ne sont pas du même bercail, elles sont “ siennes ” et il doit aussi les guider.  Un jour viendra, à un moment que personne ne connaît ni ne peut prévoir, où il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. On trouvera des pistes d’approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jn 3,1-2), ainsi que de brèves citations d’auteurs spirituels d’hier et d’aujourd’hui dans les Fiches Dominicales n° 14 bis, pages 2-3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

LECTURES POUR LA FOI ET LA MÉDITATION, HOMÉLIE À LA MESSE DU DIMANCHE ET COMMENTAIRE

22 juin, 2007

 

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Je mets le lien vers « EAQ », vous trouverez les lectures du jour, le commentaire à la lecture et, si vous le souhaitez, vous pouvez parcourir et lire la lecture des journaux précédant et suivant celle de la journée en cours, c’est le site «Evangile au Quotidien  » que vous connaissez déjà bien:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php

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SUR  LES ANGES LIEN À UN BEAUX SITE:

SPIRITUALITE CHRETIENNE -ANGES GARDIEN

http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/news-512.html

PENTECOTE 2009

LETTRE ENCYCLIQUE LAUDATO SI’ DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS