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L’ICÔNE DE LA MISÉRICORDE

2 octobre, 2016

http://pjbw.net/fr/actualites/l-icone-de-la-misericorde

L’ICÔNE DE LA MISÉRICORDE

Tout au long de l’année 2015, la communauté de Taizé célèbre les 75 ans de sa fondation et invite à faire mémoire de frère Roger, son fondateur, 100 ans après sa naissance et 10 ans après son départ pour la vie d’éternité. Le thème de réflexion pour cette année étant « Vers une nouvelle solidarité », la communauté a décidé de faire peindre une icône qui raconte l’histoire du bon Samaritain. Ce texte biblique du chapitre 10 de l’Évangile de St Luc donne un exemple concret de ce qu’est la solidarité vécue. L’icône a été réalisée par l’atelier français d’iconographie St. Jean Damascène.

L'ICÔNE DE LA MISÉRICORDE dans ICONOLOGIE icone_taize_1

Description Le personnage principal sur l’icône est le Christ, représenté debout au centre. Il est allongé et habillé d’un vêtement d’une couleur blanche tendant vers le vert. Son beau visage accueillant est la partie la plus significative de son corps. Avec sa main droite, il fait un geste de bénédiction et dans la main gauche il tient l’Évangile ouvert qui montre les lettres grecques alpha et oméga. Le Christ est entouré d’une mandorle faite de strates de couleurs bleu foncé et rouge et de lignes blanches et en or qui animent la surface de la mandorle d’un mouvement ondulatoire. Une épaisse bande blanche forme le bord de la mandorle. Cette bande ne se limite pas à suivre son contour, elle se détache en lacets qui forment six cercles placés régulièrement tout autour de la mandorle. A l’intérieur des cercles, la parabole du bon Samaritain est représentée en six épisodes. De gauche à droite et de haut en bas, les images racontent ainsi des deux côtés du Christ ce passage de l’Évangile. La première image montre les deux brigands qui frappent la victime. Sur la deuxième, on voit celle-ci allongée par terre, et le prêtre et le lévite en train de passer en priant mais en laissant la victime au bord de la route. Ensuite le bon Samaritain arrive avec son âne, se penche vers l’homme et le soulève. Il soigne ses blessures. À l’auberge l’homme blessé est dans un lit et le bon Samaritain à son côté. Surla dernière image finalement, la victime, le bon Samaritain et l’aubergiste sont assis en train de partager un repas autour d’une table.

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Au-dessus et en-dessous de la mandorle avec le Christ en son centre, sont représentés quatre anges en train d’adorer Dieu. Trois sont en rouge et le dernier est d’une couleur bleu verdâtre. Tout en haut de l’icône, derrière les anges, se trouve une bande rouge qui suit un mouvement ondulatoire et en bas, derrière les anges, une bande verte. Sur les bandes on peut lire : « Ce que vous avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

Signification Le Christ en blanc est le Christ céleste, transfiguré tel qu’il viendra à la fin des temps. Par sa présence il nous bénit et il nous raconte l’histoire du bon Samaritain. La mandorle signifie le mystère de Dieu que nous ne pouvons pas comprendre. Mais habillé en blanc comme un nouveau né, le Christ vient chez nous et il nous révèle Dieu. Sur les images qui racontent la parabole, la victime est représentée également avec un vêtement blanc : le Christ est présent dans l’être humain blessé qui a besoin de notre aide. Dans plusieurs des images, la position de la victime rappelle des moments de la passion du Christ (la flagellation, la déposition de la Croix). Le bon Samaritain est habillé en vert, couleur qui symbolise la présence de l’Esprit Saint. Il est vrai qu’il n’est pas facile de venir en aide à ceux qui en ont besoin, mais si nous nous mettons à le faire, l’Esprit saint vient en nous et il agit à travers nous. Sur la première image nous voyons trois personnes : les deux brigands qui frappent la victime. L’image nous montre une trinité défigurée. Rappelant le récit du meurtre d’Abel par Caïn au début de la Bible, l’histoire commence par montrer l’harmonie brisée par le péché. L’homme, pourtant créé à l’image de Dieu, n’est pas à sa ressemblance. Sur la dernière image, nous voyons de nouveau trois personnes. Ils sont assis autour d’une table sur laquelle il y a une coupe – comme sur l’icône de la Sainte Trinité : l’harmonie trinitaire a été rétablie. Tandis qu’une piété qui oublie le prochain, comme celle du lévite et du prêtre qui passent à côté de la victime, n’est qu’une forme d’idolâtrie, c’est l’amour, l’œuvre de charité accomplie par le bon Samaritain, qui restaure l’humanité à la ressemblance de Dieu.

Style artistique L’icône a été réalisée selon la technique traditionnelle de l’iconographie transmise par l’Église orthodoxe : tempera à l’œuf et dorure sur une planche en bois couverte de lefka (enduit blanc à base de craie). Comme pour la plupart des icônes, le style des représentations est principalement celui de l’art byzantin. Mais considérant que l’art de l’icône n’est pas un don réservé uniquement à l’Orient chrétien, différents éléments de la tradition artistique de l’Occident, et spécialement de la région bourguignonne, ont été introduits dans l’expression de la figure du Christ et dans l’ensemble de la composition. Ainsi le Christ rappelle le Christ en gloire de la chapelle des moines à Berzé, ou le Christ tel qu’il est représenté sur les tympans des églises romanes, par exemple à Vézelay. L’ensemble de la composition, avec le jeu de lacets de la mandorle, s’inspire de l’art des enluminures. D’un point de vue artistique, l’intérêt de l’icône se trouve surtout dans le fait qu’il ne s’agit pas d’une copie d’une image traditionnelle mais d’une représentation qui est nouvelle. De la réflexion sur la parabole du bon Samaritain est née une image qui, à travers ses formes et couleurs, nous révèle l’Évangile avec une nouvelle fraîcheur. L’icône s’inscrit donc dans la tradition vivante par laquelle l’Esprit Saint nous fait toujours à nouveau découvrir la foi.

 

LE CHRIST DE SAINT DAMIEN ET SA DESCRIPTION DÉTAILLÉE.

21 novembre, 2015

http://michel64.over-blog.com/pages/La_Croix_de_Saint_Damien-13042.html

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LE CHRIST DE SAINT DAMIEN ET SA DESCRIPTION DÉTAILLÉE.

 Remettre la « Croix » dans la perspective du Mystère de Mort et Resurrection  et de la richesse du Dessein de Dieu  nous met en pleine communion avec la vocation de François d’Assise sa façon de contempler et de prier mais aussi son ardente « obligation » …..

  »François va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines… » croix de Saint Damien        Prière de Saint François d’Assise (1180-1226)

  « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé q’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. » L’Histoire du Crucifix de San Damiano

Un artiste inconnu peignit l’icône du crucifix au 12e siècle. Il y a une forte influence syrienne, et l’histoire nous dit qu’il y avait des moines syriens dans la région. Il est peint sur bois (noyer) sur lequel est collé du tissu. Il a environ haut de 190cm de hauteur, 120cm de largeur, et 12cm d’épaisseur. Il est probable qu’il a été peint pour San Damiano pour être accrocher au-dessus de l’autel. En 1257, les pauvres Clarisses quittèrent San Damiano et allèrent à San Giorgio et ils prirent le crucifix avec eux. Ils l’ont gardé soigneusement pendant 700 ans. Durante la Semaine sainte de 1957, il fut exposé pour la première fois au-dessus du nouvel autel dans la chapelle de San Giorgio dans la Basilique de Sainte Claire d’Assise. Pour les Chrétiens de l’est, icône est une représentation du Dieu vivant et en venant dans sa présence, il devient une rencontre personnelle avec le sacré, à travers la grâce de l »Esprit-Saint. icône de San Damiano est donc une rencontre personnelle avec le Christ transfiguré – Dieu fait homme. Le Crucifix contient l’histoire de la mort, la résurrection, et l’ascension en gloire. Il exprime le mystère pascal total et universel du Christ. Il nous invite tous à y participer avec une foi animée et vécue, comme a fait Saint François. La mort du Christ qui nous sauve est montrée dans l’Évangile de Saint Jean dans sa majesté sereine, et ce crucifix dépeint ceci dans la forme d’une image. Il n’étonne pas que Saint François était attiré par cette icône et que l’inspiration pour sa vie vint par ce Christ qui lui parla  » Va et répare mon Église…. « 

La figure du Christ La figure centrale de l’icône est celle du Christ, pas seulement en raison de la dimension relative, mais aussi parce que le Christ est une figure de lumière qui domine la scène, et qui donne la lumière aux autres figures.  » Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.  » (Jean 8 :12). Le Christ se tient debout, pas cloué. Ses yeux sont ouverts : il regarde le monde qu’Il a sauvé. Il est vivant, Celui qui est éternel. Le vêtement de Jésus est un pagne simple – un symbole du prêtre et aussi de la victime. Sa poitrine, sa gorge et son cou sont très forts. Jésus donne la puissance de la re-création à ses disciples (Jean 22 :23). Il respira sur ses disciples (Jean 20 :22), le mot grec utilisé, rappelle le moment de la création (Gen 2 :7). L’ombre au-dessus du visage de Jésus est augmentée par le fait que l’auréole et le visage sont inclinés vers l’avant sur l’icône original. L’humanité du Christ voile la vraie gloire de la Parole qui vit dans l’obscurité éclatante superbe de la divinité. Derrière les bras tendus du Christ est son tombeau vide, montré comme un rectangle noir.

Le Médaillon et l’Inscription L’Ascension est dépeinte dans ce cercle rouge : Le Christ est en train d’éclater du cercle, tenant une croix d’or qui est maintenant son sceptre royal. Ses vêtements sont dorés – un symbole de royauté et de victoire. Son écharpe rouge est un signe de son royaume , fait avec l’amour. Les anges l’accueillent dans le ciel. IHS sont les trois premières lettres du nom de Jésus. La petite parenthèse ci-dessus, indique que c’est sténographie. NAZARE est le Nazaréenne, REX est roi et IUDEORUM est ‘ des juifs’, qui est noté dans l’évangile de Jean  » Jésus, roi des Juifs « .

La Main du Père Dans le demi-cercle en haut de l’icône, qu’aucun oeil n’a vu, se révèle dans une bénédiction. Cette bénédiction est donnée par la main droite de Dieu avec le doigt étendu – l’Esprit saint. Le Père donne le cadeau de l’Esprit saint à tous en raison des mérites de la passion du Christ.

La Vigne Mystique Autour de la croix sont les divers rouleaux calligraphiques qui pourraient signifier la vigne mystique,  » Je suis le cep, vous êtes les sarments…..  » (Jean 15), qui contient aussi les mots  » Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.  » À la base de la croix, il semble qu’il y a une roche – le symbole de l’Église. Les coquillages sont un symbole d’éternité – un mystère caché dans la mer vaste et éternelle d’éternité.

Marie et Jean cristosandamianosinistra.jpgComme dans l’Évangile de Jean, Marie et Jean sont mis côte à côte. Le manteau de Marie est blanc qui signifie la victoire(Apo 3 :5) la purification, (Apo 7 : 14) et les bons actes (Apo 19 :8). Les gemmes sur le manteau se rapportent aux grâces de l’ Esprit-Saint. Le rouge foncé porté sous le manteau indique l’amour intense, alors la robe intérieur est pourpre – l’arche de l’alliance (Exo 26 1 :14) La main gauche de Marie se lève à sa joue – son acceptation et amour de Jean, sa main droite montre du doigt Jean, et ses yeux déclarent son acceptation des mots du Christ,  » Femme, voilà ton fils….  » (Jean 19 :26). Le sang s’égoutte dans Jean à ce moment. Le manteau de Jean est de couleur rose, qu’indique la sagesse éternelle, et sa tunique est blanche – pureté. Sa position est entre Jésus et Marie, comme est approprié pour le disciple aimé par les deux. Il regarde Marie,  » Fils, voilà ta mère…  » mais il montre du doigt Christ.

Marie Magdeleine Marie Madeleine est près du Christ, ce qui la rend très spécial ; sa main est sur son menton indiquant un secret confié ,  » il est ressuscité » (Marc 16:6) Elle porte l’écarlate, qui est un symbole de l’amour ; son manteau de bleu approfondit ceci.  

Marie Clopas. Certaines autorités lui font la mère de Joachim. Elle porte les vêtements d’un couleur de terre, un symbole d’humilité, et son manteau vert clair – l’espoir. Son admiration de Jésus est indiquée par le geste de sa main.

Le Centurion de Capharnaüm. Il tient un morceau de bois dans sa main gauche, indiquant qu’il construit la synagogue. (Luc 7 : 1-10). Le petit garçon au-delà de son épaule est son fils, guérit par Jésus. Les trois têtes derrière le garçon montrent  » Et il crut, lui et toute sa maison.  » (Jean 4 : 45-54) Il a étendu son pouce et deux doigts, un symbole de la Trinité, alors que ses deux doigts fermés symbolisent le mystère caché des deux natures du Christ Jésus.  » Assurément, cet homme était Fils de Dieu.  » (Marc 15 :39)

Longinus Le soldat romain qui perça le flanc de Jésus avec une lance.

Stephen. La tradition donne ce nom au soldat qui offrit une éponge imbibée de vin au vinaigre après que Jésus cria  » J’ai soif  » (Jean 19 : 28-30).           Deux anges et un saint (évangéliste ou apôtre?) crocifisso-san-damiano-(à gauche)

Il n’est pas possible d’identifier de façon certaine les deux Saints disposés sur les côtés de la Croix mais il n’y a pas de doute qu’ils représentent l’humanité entière atteinte par la prédication de l’Evangile, qu’ils soient eux mêmes deux évangélistes ou deux apôtres, ou bien le peuple hébreu et les païens réunis. Le bras horizontal de la Croix se prolonge par les visages des évangélistes comme pour indiquer que le Christ embrasse le monde entier.

Ceci souligne l’aspect cosmique de la croix  » Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.  » (Jean 3 :16)

Les Saints Inconnus. Sous les pieds du Christ, baignant dans le sang, se trouvent six saints qui ne sont plus identifiables Les érudits postulent qu’ils sont les saints, Damien, Rufinus, Michel, Jean le Baptiste, Pierre, et Paul, tous patrons des églises dans le région d’Assise. Saint Damien était le patron de l’église que tenait la Croix, et Saint Rufinus était le saint patron d’Assise. Cependant, il y a trop de dommages dans cette zone de l’icône pour faire une vraie identification.

Le Coq. D’abord, l’inclusion du coq rappelle la dénégation de Pierre qui pleura amèrement. Ensuite, le coq proclame la nouvelle aube du Christ ressuscité, le Lumière vraie (1Jean 2 :8). Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes.  » (Mal 4:2)   Le Tombeau Comme nous l’avons mentionné plus tôt, derrière le Christ se trouve le tombeau ouvert. Le Christ est vivant et se tient debout au-dessus du tombeau. Le rouge d’amour surmonte le noir de mort. Les gestes des saints inconnus à ses mains indiquent la foi. Est-ce que ceux-ci pourraient être Pierre et Jean au tombeau vide ? (Jean 20 : 3-9)

La Forme de la Croix. La forme de la croix a été changée pour permettre à l’artiste d’inclure tous ceux qui participèrent au drame de la Passion. Notez que les bras de la croix se lèvent au bras droit du Christ, indiquant que le Bon Voleur, (traditionnellement appelé Dismas) alla au ciel, et la bras gauche se baisse – l’autre voleur n’y alla pas.  

PRÉSENTATION DE L’ICÔNE DE MARIE  » BUISSON ARDENT « 

14 mai, 2015

http://iconesalain.free.fr/Presentations/39.Marie.Buisson.Ardent.Presentation.htmPRÉSENTATION DES ICÔNES

PRÉSENTATION DE L’ICÔNE DE MARIE  » BUISSON ARDENT « 

PRÉSENTATION DE L'ICÔNE DE MARIE

D’après la Bible (Exode III,2), l’Ange de l’Eternel apparût à Moïse dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse vit que le buisson était tout en feu et que le buisson ne se consumait pas. Et Dieu révéla à Moïse son Nom : « Je suis celui qui suis ».
La tradition des Pères de l’Eglise et la liturgie orthodoxe (1) voient dans le « Buisson ardent » une image de Marie, car elle est « la créature qui brûle sans se consumer dans la flamme divine de la Sainte Trinité ». De même que le buisson en flamme ne se consumait pas, de même la Vierge a enfanté et elle est restée vierge. La vision du « Buisson ardent » est une préfiguration de l’incarnation du Verbe, le Fils de Dieu.
Le Buisson Ardent est aussi une manifestation du Dieu Triade (Dieu d’Abraham, le père des croyant, d’Isaac son fils bien-aimé et de Jacob qui lutta avec l’Ange) et la révélation de son Saint Nom « YHVH » dans le tétragramme sacré qui exprime la Ste Trinité: Yod le Père et Vav le Fils liés par les deux spirations du Hé, l’Esprit Saint. L’Esprit est circulation d’amour entre le Père et le Fils. Il est représenté par le cercle enflammé entourant la Vierge du Signe (c.à d. de l’Incarnation). La proclamation du Nom de Dieu au milieu du Buisson Ardent indique clairement que la deuxième personne de la Sainte Trinité, le Verbe, se fait chair par l’action du St. Esprit en Marie Mère de Dieu.
L’étoile à huit branches, formée de 2 carrés, représente la Gloire de Dieu, la présence du Père à travers la « Sophia », Sa Sagesse qui a deux aspects:
– un aspect christologique, masculin par le Fils incarné en Jésus nouvel Adam (le carré bleu-vert à cotés droits),
– un aspect mariologique, féminin, lié à l’Esprit Saint descendu sur Marie pour la faire Mère de Dieu (le carré rouge-pourpre à cotés courbes).
Le Père se manifeste ainsi par la présence de son Fils dans le sein de Marie et par la présence de l’Esprit Saint. Marie est la manifestation vivante et créée de l’action de l’Esprit Saint. Elle est « Pneumatophore », porteuse, temple de l’Esprit Saint. La Vierge du Signe est la plénitude de la figure de la Sagesse divine dans le monde et dans l’humanité. Marie est la créature glorifée, la Gloire de la Création.
 » La Sagesse s’est bâtie une demeure (Marie) et elle a établi sept colonnes »
(les 7 dons de l’Esprit Saint)..
Marie Buisson Ardent,
Temple du Saint Esprit,
Mère de Dieu,
Gloire de la Création,
priez pour nous, pauvres pécheurs.
Alain,
(1) Ce texte se réfère au livre du Père BOULGAKOV « Le Buisson Ardent ». – Edition  » l’Age de l’Homme »
(2) Cette icône a été bénie le 15 août 1999 , fête de l’assomption de MARIE, à l’abbaye de Sylvanès lors de la messe solennelle célébrée par le Père André GOUZE.
Structure symbolique de l’icône de Marie  » Buisson ardent « 
Cette icône est centrée sur le Christ , le Verbe de Dieu. Son centre géométrique coïncide avec le « chacra » de la gorge de Jésus, centre du carré de 28 cm (=4×7) dans lequel se trouve l’icône. Le cercle tangeant intérieurement à ce carré, de rayon multiple de 7 limite une bande circulaire de 3 cm de largeur figurant le « Buisson ardent » (flammes rouges) et la présence de l’Esprit Saint (lumière orange).
Marie représentée en « Vierge du Signe (de l’incarnation) », s’inscrit dans un cercle (orange) de 8 cm de rayon (=2×4) car elle est « couverte » par l’Esprit Saint et en elle s’incarne Jésus dans un cercle de rayon 4cm. Jésus, en vêtement de lumière , bénit des deux mains la création.
Marie est portée par la Sagesse (Sophia) de Dieu figurée par une étoile à 8 branches composée d’un quadrilatère à coté droit et d’un quadrilatère à cotés courbes comme sur l’icône de la transfiguration. 7 sommets de cette étoile sont sur un cercle de rayon 12cm (=2×6, chiffre de Marie), le 8éme sommet, décentré vers le bas (incarnation), étant sur le coté inférieur du carré symbolisant la création : la Sagesse de Dieu fait de Marie l’instrument de l’incarnation.
Le Nom de Dieu, tétragramme sacré YHVH, révélé à Moïse dans le buisson ardent, figure discrètement aux 4 sommets du quadrilatère droit : le Yod (le Père) en haut dans l’étoile sur le voile de Marie, le Vav (le Fils) en bas, les 2 Hé ( les 2 spirations du Saint Esprit) sur les sommets horizontaux. Le quadrilatère droit représente l’aspect christologique de la Sophia. Les sommets qui sont sur l’axe vertical ont pour angles 100° en haut et 80° en bas (chiffres de la perfection divine et de l’achèvement de la création). Le quadrilatère courbe,dont les cotés verticaux ont pour rayon 16 cm (=2×8 et 1+6), et les cotés horizontaux pour rayon 12 cm (=3×4 et 2×6) représente l’aspect mariologique de la Sophia. Ses diagonales perpendiculaires aux cotés du quadrilatère droit forment les mêmes angles que ces cotés. Les couleurs de ces quadrilatères confirment leur symbolique : rouge pourpre foncé pour le quadrilatère courbe comme la couleur traditionnelle du manteau de Marie, bleu-vert comme celui du Christ.
Quatre séraphins sur fond bleu de nuit portent la roue de feu qui entoure Marie sans la consumer. Des étoiles s’inscrivent dans le reste du fond bleu, attestant la présence de toute la création dont Marie est la Gloire.
Ainsi, figures géométriques, nombres et couleurs confortent par leur symbolique le sens profond de cette icône de Marie au cœur du mystère de la Saint Trinité et de l’Incarnation.

Alain : 15 août 1999,

L’arbre de Jesse (image et texte)

9 avril, 2015

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De bas en haut, nous voyons :
-Jessé de Bethléem, le père de David
- David et son instrument de musique
- Salomon le fils de David
- Marie avec les lettres qui signifient « mère de Dieu »
- le Christ avec les 7 colombes qui signifient les 7 dons de l’Esprit : Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, Esprit de crainte du Seigneur.
Il est entouré par les anges et annoncé par les prophètes. Chaque prophète porte un rouleau sur lequel est écrit un verset qui annonce « le germe » de la souche de Jessé.
Isaïe 11,1-3
Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur.
Jérémie 23,5-6
Voici venir les jours, déclare le Seigneur, où je donnerai à David un germe juste: il règnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice (…) Voici le nom qu’on lui donnera: « le Seigneur-est-notre-justice ».
Zacharie 3,8
Voici que je fais venir mon serviteur « Germe » (rejetons de David).

Michée 5,1
Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferais sortir celui qui gouverne Israël.

http://aimer-jesus01.eklablog.com/icone-c18961421

 

HISTOIRE DE L’ICÔNE MARIE PORTE DU CIEL (Panagia Portaitissa)

1 septembre, 2014

http://nouvl.evangelisation.free.fr/marie_porte_du_ciel_03.htm

HISTOIRE DE L’ICÔNE MARIE PORTE DU CIEL (Panagia Portaitissa)

Quelques mois plus tard, soit le 21 novembre 1981, le jour de la Fête de la Présentation de Marie, un fait insolite se produisit. Très tôt le matin, José Munoz sentit une très forte odeur d’un parfum très suave. Il réveilla son compagnon, et tous les deux s’aperçurent que l’odeur venait de l’icône inondée d’huile parfumée. Stupéfaits, ils voyaient huile s’écouler à partir de l’étoile[4] située sur l’épaule droite de Marie, ainsi que des deux mains de la Vierge et de la main droite de l’Enfant Jésus. Ils gardèrent tout d’abord le silence, puis très émus prêtèrent leur icône à l’Église russe orthodoxe de Montréal; ils la reprendront plus tard. Quelques photos furent réalisées.
Depuis ce jour du 21 novembre 1981, l’Icône continue à exsuder cette huile parfumée. Bientôt José Munoz parcourra de nombreuses paroisses et de nombreux pays pour y présenter son icône miraculeuse. (voir Annexe: Quelques renseignements sur José Munoz.)
Dans un livre consacré aux icônes mariales, le Père Igor (Egon Sendler) écrivit en 1992: « Cette icône produit des signes qui ne peuvent pas être expliqués comme étant des phénomènes naturels… La quantité d’huile émise variait de entre quelques cm3 et quelques gouttes. Elle fut souvent recueillie dans de l’ouate et distribuée ensuite à ceux qui la demandèrent. Depuis, nombreux sont les témoignages de ceux qui ont ressenti le contact bienfaisant de cette huile. Ce sont, le plus souvent, non pas des guérisons spectaculaires qui s’opèrent, mais plutôt des soulagements dans les multiples difficultés de la vie de notre temps. »

3-4-D’innombrables copies et photos
Peu de temps après ce premier phénomène, comme il a été dit ci-dessus, des photos de cette icône furent prises. Ces photos furent reproduites par milliers et distribuées dans le monde entier. Sur l’une de ces photos, on aperçoit une trace d’huile qui a la forme d’un chapelet que Marie semble tenir dans sa main droite. C’est cette photo qui a été reproduite en centaines de milliers d’exemplaires.
Afin d’être aussi complets que possible, nous devons signaler que José Munoz, à qui appartenait l’Icône, se sentait, depuis quelques mois menacé et suivi. Il voulait cependant présenter son icône en Grèce, mais, le 31 octobre 1997, il fut assassiné à Athènes. L’Icône de Marie Porte du Ciel peinte en 1920 a disparu et personne ne sait où elle pourrait se trouver actuellement.

[1] Une iconostase est une cloison à trois portes : portes saintes ou portes royales et portes diagonales, qui séparent le sanctuaire de la nef de l’église. Elle est généralement ornée d’icônes.
[2] Voir les sites :
-MariePorteducielChapelle.png, et -Porteduciel.org
[3] Cette icône a accompli un si grand nombre de miracles, tant pour la protection d’Iviron que de la Sainte Montagne en temps de périls, qu’Elle est à juste titre considérée comme l’Icône par excellence de la Mère de Dieu miséricordieuse.
[4] Symbolisant l’Esprit-Saint.

LA BEAUTÉ COMME RÉVÉLATION DE DIEU ET OFFRANDE DE L’HOMME

20 août, 2014

http://www.pagesorthodoxes.net/liturgie/beaute.htm

LA BEAUTÉ COMME RÉVÉLATION DE DIEU ET OFFRANDE DE L’HOMME dans image sacré et texte rejouit2

« En toi se réjouit toute créature »
Icône de Novgorod, fin XVe siècle

LA BEAUTÉ COMME RÉVÉLATION DE DIEU ET OFFRANDE DE L’HOMME

La liturgie de l’Église orthodoxe est toute entière une icône de la liturgie céleste, une image du siècle à venir. Tout y est utilisé afin de révéler au coeur de l’homme la beauté du Royaume de Dieu. En grec comme en hébreu, le même mot signifie à la fois le beau et le bon. La vérité de Dieu est aussi beauté : une beauté qui appelle au coeur de l’homme. Pour comprendre cela, l’homme doit acquérir cet esprit d’enfance auquel nous invite le Christ, non pas dans la naïveté ou la mièvrerie, mais dans cette faculté irremplaçable d’émerveillement par laquelle Dieu se laisse découvrir au plus profond de nous-mêmes. Seuls les coeurs purs, simples et humbles devant Dieu peuvent saisir cette beauté dans laquelle Dieu nous montre sa Face, dans la splendeur rayonnante de son amour.
L’enseignement de l’hymnographie, la richesse des textes liturgiques, comme l’ensemble de ce que l’on peut appeler l’esthétique liturgique, ne s’adressent pas uniquement à la raison ; ils parlent aussi directement au coeur de l’homme.
Ainsi la liturgie est-elle faite pour englober l’homme, le nourrir, l’illuminer. Le fidèle qui participe à la prière de l’Église ne vient pas pour se concentrer intellectuellement sur un enseignement figé, mais pour s’imprégner de la beauté de la liturgie, se plonger dans son atmosphère, pour s’en nourrir l’âme, le coeur autant que l’esprit. Répétons-le, il faut être dans la liturgie comme un enfant qui goûte aux merveilles du monde, ce qui signifie une attitude paisible, détendue, autant que concentrée. C’est pourquoi les offices souvent fort longs ne sont pas vécus comme une contrainte, mais comme une vie dans la vie, où le temps est suspendu, dans un avant-goût du Royaume, tout en nécessitant une certaine ascèse, dans l’effort de se tenir debout et attentif. Dans la liturgie, la beauté n’est pas seulement une icône de la gloire de Dieu. Ou plutôt, elle ne l’est que parce qu’elle a été consacrée à Dieu. Par  » consacrée « , il faut entendre littéralement  » offerte à Dieu comme une offrande sacrificielle « .

Au sein de la liturgie, l’homme est appelé à apporter à Dieu tout ce qui fait sa vie, tout ce qui la rend précieuse, en définitive tout ce qui y constitue un don de Dieu et qui lui est rapporté en action de grâces. Or le sens du beau est certainement la marque la plus profonde de l’image divine en l’homme.
En développant la beauté liturgique dans tous ses aspects, l’homme offre à Dieu non seulement les talents que Dieu a mis en lui pour les réaliser, mais aussi cette faculté inestimable de pouvoir s’émerveiller devant la beauté façonnée par l’homme pour en faire une icône du Royaume.

L’église : Lieu sacré
L’édifice de l’église a une architecture répondant au besoins de la célébration selon le rite de l’Église orthodoxe. Ce qui différencie l’église de tout autre lieu, c’est l’autel. C’est sur l’autel que s’opère le mystère de l’Eucharistie, le sommet de toutes les célébrations de l’Église, où le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ. Il est assimilé dans le sacrement au tombeau du Christ où eut lieu la Résurrection de son corps. L’espace entourant l’autel, le sanctuaire, est délimité par une cloison supportant des icônes, l’iconostase. Au centre de cette cloison s’ouvre une porte à double-battants donnant directement sur l’autel. De chaque côté de cette porte, on trouve généralement l’icône du Christ à droite, et celle de la Mère de Dieu à gauche. Seuls les célébrants franchissent cette porte. De même, seuls ceux qui sont appelés au service liturgique entrent dans le sanctuaire. Cette disposition de l’autel dans le sanctuaire et de l’iconostase caractérise toutes les églises orthodoxes, même lorsque le lieu de culte n’est qu’un local aménagé.
À gauche de l’autel, une table de petite taille sert à la préparation des saints dons : la prothèse. Avant le début de la célébration, le calice et la patène (disque sur lequel vient reposer le saint pain pendant la célébration) sont disposés sur la prothèse. Le célébrant remplit le calice de vin et d’eau et découpe dans un petit pain préparé spécialement le morceau qui deviendra le Corps du Christ et le dispose sur la patène. Au moment de l’offertoire, durant la célébration de l’eucharistie, le calice et la patène (disque) sont solennellement portés en procession à partir de la prothèse jusqu’à l’autel. Les célébrants sortent du sanctuaire par une porte latérale, viennent jusqu’au milieu de l’église puis entrent dans le sanctuaire pour les déposer sur l’autel. À droite du sanctuaire se trouve le diaconicon ou sacristie, où sont rangés les ornements et les objets liturgiques.
Hors du sanctuaire, les fidèles et le choeur ou les chantres se tiennent dans la nef. C’est dans la nef que la communion est donnée aux fidèles. C’est là aussi que se déroulent la plupart des sacrements, à l’exception du sacrement de l’ordination, qui a lieu à l’autel, et de l’onction des malades, qui peut se faire au domicile du souffrant ou à l’hôpital.
Le narthex est un vestibule entre la nef et l’extérieur où se tiennent les pénitents. Les moines, qui sont des pénitents avant toute chose, y disent les offices typiquement monastiques. Lors des offices liturgiques solennels, on y prononce une grande prière appelée Litie, destinée à l’intercession pour le monde, afin de le préserver des calamités et des catastrophes naturelles. À l’extérieur, on trouve enfin un péristyle, sorte de préau avec parfois une fontaine. Ces deux parties, le narthex et le péristyle, ne se trouvent que dans les églises bâties. Lorsqu’un simple local est aménagé en vue de la célébration, on se contente généralement du sanctuaire avec son iconostase et de la nef.
Dans une église construite, l’élévation en hauteur se fait toujours en harmonie avec le plan au sol, de manière à ce que les proportions soit agréables à l’homme, pour qu’il puisse s’y sentit chez lui, tout en lui inspirant un sentiment d’élévation de l’esprit. L’harmonie des proportions crée une impression de paix et de bien-être, quelle que soit la taille de l’édifice. Ainsi, l’église Sainte-Sophie de Constantinople, un des plus merveilleux exemples de l’architecture liturgique orthodoxe mais aussi une des plus grandes basiliques de la chrétienté, n’engendre aucune sensation d’écrasement, à l’inverse de bien des cathédrales de style gothique. La coupole hémisphérique de cette basilique enveloppe l’espace intérieur, en reproduisant l’harmonie du cosmos récapitulée dans l’église.
Cette coupole se retrouve dans la plupart des église orthodoxes, surmontant la nef. Une fresque représentant le Christ Pantocrator, c’est-à-dire  » souverain de l’univers  » y est peinte. La plupart des murs sont ainsi ornés de fresques peintes selon la même technique picturale que les icônes ; elles représentent les scènes de la vie du Christ et des figures de saints. Le fidèle se trouve ainsi  » environné d’une nuée de témoins « . Cette omniprésence de la sainteté et du mystère de l’oeuvre du Christ a l’immense avantage de créer par sa profusion même un climat psychologique particulièrement propice à la prière et à la paix intérieure. En outre, les couleurs utilisées pour ces fresques mariées au jeu des lumières particulièrement étudié dans la construction de l’édifice, contribuent elles aussi à créer l’ambiance inexprimable de la liturgie orthodoxe.

L’icône : Fenêtre sur le Royaume
La vénération des icônes est bien connue du grand public à propos de l’Orthodoxie. Le mystère de l’icône est d’ordre sacramentel : le sacrement de la présence de celui qui est représenté. Une photo d’un être cher nous remémore sa présence. En faisant ainsi mémoire de lui, nous nous sentons proches de lui, au moins sur le plan affectif. L’icône développe cela à la mesure du mystère de l’Église et surtout, elle donne à cette commémoraison une dimension liturgique. Car l’icône n’a pas pour objet de flatter nos sens par sa beauté, mais elle nous permet de prier en présence de ce qui est représenté, soit face au mystère de l’économie divine lorsqu’elle représente une scène comme la Transfiguration ou la Résurrection du Christ, soit dans un face-à-face direct avec le Christ, la Mère de Dieu ou les saints.
Vénérée par les fidèles, encensée par les célébrants, portée en procession, l’icône est intégrée à la liturgie de l’Église. À chaque fête liturgique correspond une icône qui en est l’expression picturale, comme les chants liturgiques en sont l’expression verbale.
En se faisant chair, en habitant parmi les hommes, Dieu est  » sorti  » de sa transcendance pour s’abaisser (Saint Paul va jusqu’à parler d’ » anéantissement  » pour traduire cet abaissement – cf. Ph. 2,7) et se rendre ainsi visible et descriptible sous les traits d’un homme, dans la personne même du Fils de Dieu. Et cette face n’est pas anonyme, elle porte un nom, celui de Jésus, le Sauveur et le Seigneur du monde, vrai Dieu et vrai homme (Symbole de foi de Nicée-Constantinople). Avant le fait inouï de l’Incarnation, nulle représentation n’était possible parce que la révélation de Dieu ne s’était pas accomplie avec une telle clarté ni une telle plénitude : la face de Dieu ne s’était pas encore montrée.
Qui a vu le Fils a vu le Père (cf. Jn 14,9), mais aussi l’Esprit qui repose sur lui. En effet, aucune représentation du Père et de l’Esprit ne sont possibles. La seule icône de la Trinité qui soit acceptable pour l’Orthodoxie est une icône symbolique : celle des trois anges accueillis par Abraham sous le chêne de Mambré.
L’icône n’est donc pas le Christ lui-même, mais son image, image par laquelle il se rend mystérieusement présent. L’icône est un moyen, un support de la prière et un soutien de l’amour. La vénération qui lui est portée est une vénération relative, elle ne va pas à l’objet lui-même, mais à celui qui est représenté. Au lieu d’être une réalité matérielle close sur elle-même, comme le serait une idole, elle est une  » fenêtre sur le Royaume « , un moyen d’accès à l’invisible.
C’est pourquoi elle répond à des canons et à une esthétique qui lui sont propres. À l’inverse d’un portrait ou d’une photo, l’icône décrit de manière dynamique un état qui n’est pas de ce monde : celui de la nature humaine transfigurée, telle qu’elle est apparue aux disciples lors de la Transfiguration du Christ au le Mont Thabor, mais aussi à tous ceux qui ont vu le Christ ressuscité. Dans les icônes, quelle que soit le moment de la vie de l’existence du Christ ou des saints représentés, la chair est déjà ressuscitée, illuminée de l’intérieur par une lumière qui n’est pas de ce monde. C’est pourquoi les formes, la perspective, les couleurs, le sens de la lumière et l’absence d’ombres dans l’icône lui donnent cet aspect à nul autre pareil, totalement étranger à un art figuratif qui ne cherche qu’à imiter la réalité visible. Ces formes esthétiques sont un parti pris conscient et avoué de la part des iconographes, selon une science picturale très aboutie.

Le chant : Louange de Dieu
Le chant liturgique est complémentaire de l’icône et il tient une très grande place dans la liturgie. L’homme est particulièrement sensible à ce qu’il entend, et la musique exerce sur lui une influence très grande, tant sur son esprit que sur son corps. L’Église, reprenant les usages de l’Ancien Testament (les Psaumes, par exemple, sont avant tout des prières chantées), a toujours utilisé le chant dans ses célébrations. Elle a ainsi créé un univers sonore apte à élever l’esprit de l’homme en le pacifiant, pour l’ouvrir à la contemplation des mystères célébrés.
Le chant liturgique répond à des exigences précises, en tous points comparables à celles qui gouvernent l’iconographie. Il ne vise pas à exprimer des sentiments ou des émotions humaines ; comme l’icône, il a pour but d’ouvrir l’esprit de l’homme à la présence de Dieu, en lui faisant oublier les soucis de ce monde pour s’élever vers son Créateur. L’usage des instruments de musique est proscrite dans l’Église orthodoxe. Seule la voix humaine est apte à louer Dieu. D’autant que les textes des chants priment sur la mélodie, celle-ci n’en est que le support, même si à certains moments de la célébration le chant finit par n’être plus qu’une mélodie pure.
Le chant crée une harmonie de sons s’unissant à l’harmonie des couleurs et des formes au sein de l’édifice liturgique. Mais l’aspect rythmique en est tout aussi important. Le rythme du chant doit se greffer sur celui de la célébration et sur les gestes des célébrants, en soulignant les moments importants ou en créant des temps de transition nécessaires

L’ICÔNE DE LA RÉSURRECTION

13 février, 2014

http://www.reclusesmiss.org/mb/prieravecicone/mysterepascal.html#resurrection

L’ICÔNE DE LA RÉSURRECTION

L'ICÔNE DE LA RÉSURRECTION dans image sacré et texte

Méditation de Michel St-Onge

Selon saint Grégoire le Théologien, la Résurrection du Christ c’est « la fête des fêtes et la célébration des célébrations ». L’icône de la Résurrection, contrairement aux images religieuses de Pâques, ne peut donc pas représenter un événement historique passager: la sortie du tombeau. L’oeuvre de puissance de Dieu accomplie par la résurrection du Christ n’est pas simplement, comme ce fut le cas pour Lazare, un don renouvelé de vie humaine qui conduirait à nouveau à la mort. La Résurrection du Christ c’est la victoire de Dieu sur la mort, la victoire de la lumière sur les ténèbres, la victoire de l’humilité de Dieu sur l’orgueil de l’homme.
L’icône se doit donc d’exprimer le salut de toute l’humanité. Le Christ est né pour nous sauver, pour nous ouvrir à nouveau les portes du paradis où nous pouvons à nouveau vivre heureux avec Dieu. Si le Christ lui-même n’était pas ressuscité, comment ses promesses auraient-elles quelque valeur? N’a-t-il pas dit: « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25). L’apôtre Pierre exprime que le salut n’est pas accompli seulement par la mort du Christ mais également par sa résurrection (1 P 3,18-22). La Résurrection du Christ et le salut de l’humanité sont la même réalité que l’icône va exprimer en conjuguant le retour à la vie du Christ et le retour à la vie d’Adam et d’Ève.

Descente aux enfers
L’icône de la Descente aux enfers
C’est l’icône généralement associée à la fête de la Résurrection. L’icône de la Crucifixion montrait le centre de la terre déchiré par la Croix. Ainsi, un passage était ouvert pour que le sang du Christ lui permette de pénétrer dans les ténèbres de la mort et rejoindre ainsi Adam. Par la mort, Dieu allait retrouver l’homme là où son orgueil l’a conduit. L’icône de la Descente aux enfers, elle, montre le Christ, source de Vie, au milieu des morts. Le Christ apparaît non pas comme un des captifs de la mort mais bien comme le véritable Maître de la Vie. Il est représenté dans la même lumière que dans l’icône de la Transfiguration. Il est cependant ici en mouvement, car il accomplit l’oeuvre du salut. Jaillissant comme la lumière dans le gouffre des ténèbres, il brise les portes de l’enfer qui reposent désormais sous ses pieds. Jésus domine maintenant les forces du mal et saisit à pleine main Adam et Ève pour les arracher vigoureusement de leurs tombeaux.

Adam et Ève
L’icône de la Descente aux enfers devient en quelque sorte l’icône des retrouvailles de Dieu et de l’humanité. Le premier et le nouvel Adam sont maintenant face à face. Le lien est recréé entre Adam et la source de sa vie: la main créatrice de Dieu qui rattrape Adam dans sa chute jusque dans la mort. Dans ce moment merveilleux, le vieil Adam contemple son libérateur d’un regard joyeux, empreint de fatigue. Il tend une main morte, tombante mais restée libre, dans un mouvement d’accueil et de prière reconnaissante. Ève, elle, tend aussi sa main libre vers son libérateur mais en la couvrant par respect pour la présence divine reconnue dans le Christ.

Personnages
Derrière Ève se pressent Moïse et les justes, le peuple des élus de Dieu. Derrière Adam, on retrouve les rois David et Salomon qui accueillent le Sauveur dans la prière. Devant eux, Jean le Précurseur reconnaît le Christ comme Agneau de Dieu et dirige vers lui la foule des morts, comme s’il disait encore une fois: « Voici Celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Deplus, on retrouve le prophète Daniel, celui qui, pour la première fois, a prophétisé dans l’Ancien Testament la résurrection individuelle (Dn 12,1-3): « Et à ce moment, ton peuple sera sauvé… Et beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se lèveront, pour la vie éternelle, ils brilleront comme la splendeur du firmament, et parmi les nombreux justes, ils brilleront encore, comme des astres dans l’Éternité. » Tous ces personnages témoins du salut donné à Adam et Ève font de la scène un événement d’Église.

Grotte ouverte
Le Maître de la Vie a rejoint les morts pour les ramener avec lui auprès du Père. Au-dessus de lui, la grotte est ouverte pour montrer que le passage vers les cieux est maintenant libre. L’icône est remplie de lumière, de mouvement, de vie. Elle suscite l’espérance en nous montrant le Christ qui nous tire hors de la mort pour nous faire entrer dans sa propre lumière. En effet, Jésus est lui-même entouré du cercle de la mandorle, symbole de la gloire éternelle de Dieu, comme à la Transfiguration. Mais ici, il entraîne Adam et Ève pour les faire pénétrer dans ce cercle divin, Eux se mettent en mouvement pour l’y rejoindre.

Victoire de la Vie sur la mort
La lumière du monde s’est infiltrée dans les ténèbres de la mort où elle brille encore plus qu’en plein jour. Oui, la vie a été plus forte que la mort, l’humilité de Dieu plus forte que notre orgueil. Lorsqu’on se rappelle combien, dans la grotte de la Nativité, la lumière était petite et que l’on voit maintenant comment elle prend toute la place, notre coeur ne peut que tressaillir d’allégresse. Le Christ nous entraîne à sa suite, il nous ouvre le chemin vers le Père; il est pour nous le chemin vers la vie en plénitude, il est la vérité qui libère. Puisque la résurrection du Christ nous fait entrer dans la vie du Père, vivons dans la joie des ressuscités!

 

LA FENÊTRE DE MARIE

24 octobre, 2013

http://users.skynet.be/thiry.edouard/fichiers/vitrail_moresnet.htm

LA FENÊTRE DE MARIE

LA FENÊTRE DE MARIE dans image sacré et texte vitrail

La fenêtre de Marie est une rosace dans la chapelle de Moresnet. Dans le langage symbolique cette fenêtre nous montre la vierge et mère Marie. Elle nous rend accessible sa situation et sa signification dans l’événement du Salut.
La rose, vieux symbole de Marie ( rosa mystica) pousse en même temps sa tige et ses feuilles jusqu’au milieu de la fenêtre. Elle y étale toute sa beauté. Ouverte, elle montre une croix dans son centre. La croix, symbole du Fils de Dieu, Jésus Christ accueilli dans le sein de Marie, porté et engendré pour le Salut de notre monde.
La rose ne se trouve pas seulement au milieu de la fenêtre, mais elle s’étend aussi dans une grande coquille en forme de calice qui symbolise la sainte TRINITE.
Au dessus, l’oeil du Père (vieux symbole du Dieu qui voit tout) à droite, l’agneau qui est Jésus Christ et à gauche, la colombe de l’Esprit Saint. Le triangle qui relie ces trois symboles met bien en valeur la Trinité : Marie entre dans le plan et le dessein de la Trinité. Elle est la fille du Père qui la contemple dans sa volonté pleine d’amour pour les hommes. C’est ce que signifient les rayons qui vont de l’œil vers la rose.
Le Fils, signifié par l’agneau indique par sa mort son offrande pour le pardon des péchés.
Sous forme de la colombe, le Saint Esprit entre. Dans un coin triangulaire du vitrail, il fait pénétrer son ombre dans le coeur de Marie quand elle dit son OUI au plan de Dieu.
L’Amour est le mouvement de Dieu pour sauver les hommes. Ainsi la croix dans le coeur de la rose est rouge, symbole de l’amour. L’amour de Dieu va jusqu’à offrir son Fils sur cette croix. Là, il devient l’Agneau offert qui enlève le péché du monde.
Les extrémités de la croix sont plutôt fonçées et signifient la nuit.
Mais cette croix est aussi le signe de la victoire sur notre mal et sur notre mort.
Le mystère de la résurrection est représenté par le jaune or du fond sous la croix. Il est sorti du tombeau ouvert de Pâques.
Le dernier mot de la volonté de Dieu pour l’homme c’est la vie et non la mort.
Le centre de la rose est la croix.
Le centre de Marie, c’est Jésus Sauveur.

Sainte Trinité

18 juin, 2011

Sainte Trinité dans image sacré et texte

http://www.santiebeati.it/

un site en Anglais très interessant, sur st-josephine-bakhita (Histoire et images…à voir) lien

9 février, 2011

http://cfrsudan.blogspot.com/2008/07/st-josephine-bakhita-of-sudan.html

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