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LA LOURDE RESPONSABILIT DES CARDINAUX, HOMLIE DE BENOT XVI

27 novembre, 2012

http://www.zenit.org/article-32651?l=french

LA LOURDE RESPONSABILIT DES CARDINAUX, HOMLIE DE BENOT XVI

Messe avec les six nouveaux cardinaux, fte du Christ Roi

ROME, dimanche 25 novembre 2012 (Zenit.org) Les cardinaux ont une lourde responsabilit explique Benot XVI, celle de rendre tmoignage au rgne de Dieu, la vrit . Et dexpliquer : Cela signifie faire merger toujours la priorit de Dieu et de sa volont face aux intrts du monde et ses puissances .
Le pape Benot XVI a en effet prsid la messe, 9 h 30, en la basilique Saint-Pierre, ce dimanche 25 novembre, en la fte du Christ Roi de lUnivers – dernier dimanche de lAnne liturgique -, entour des six nouveaux cardinaux crs hier, 24 novembre (cf. Zenit du 24 novembre, pour lallocution de Benot XVI sur l’Eglise).
Soyez les imitateurs de Jsus, qui, devant Pilate, dans la situation humiliante dcrite par lvangile, a manifest sa gloire : celle daimer jusquau bout, en donnant sa propre vie pour les personnes quil aime , a exhort le pape.
Homlie de Benot XVI :
Messieurs les Cardinaux,
?Vnrs frres dans lpiscopat et dans le sacerdoce,
Chers frres et surs,
La solennit du Christ-Roi de lunivers couronnement de lanne liturgique senrichit aujourdhui de laccueil dans le Collge cardinalice de six nouveaux Membres que, selon la tradition, jai invits conclbrer avec moi lEucharistie, ce matin. chacun deux, jadresse mes plus cordiales salutations, en remerciant le Cardinal James Michael Harvey pour les paroles courtoises quil ma adresses au nom de tous. Je salue les autres Cardinaux et tous les Prlats prsents, ainsi que les illustres autorits, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les prtres, les religieux et tous les fidles, particulirement ceux venus des diocses confis la charge pastorale des nouveaux Cardinaux.
En ce dernier dimanche de lanne liturgique, lglise nous invite clbrer le Seigneur Jsus, Roi de lunivers. Elle nous appelle tourner notre regard vers lavenir, ou mieux plus profondment, vers la destination finale de lhistoire qui sera le rgne dfinitif et ternel du Christ. Il tait au commencement avec le Pre, quand le monde a t cr, et il manifestera pleinement sa seigneurie la fin des temps, quand il jugera tous les hommes. Les trois lectures daujourdhui nous parlent de ce rgne.
Dans le passage de lvangile, tir du rcit de Saint Jean, que nous avons cout, Jsus se trouve dans une situation humiliante celle daccus devant le pouvoir romain. Il a t arrt, insult, raill, et ses ennemis esprent obtenir maintenant sa condamnation au supplice de la croix. Ils lont prsent Pilate comme quelquun qui aspire au pouvoir politique, comme le prtendu roi des juifs. Le procureur romain mne son enqute et interroge Jsus : Es-tu le roi des Juifs ? (Jn 18, 33). Rpondant cette demande, Jsus prcise la nature de son rgne et de sa messianit-mme, qui nest pas un pouvoir mondain, mais un amour qui sert ; il affirme que son rgne ne doit pas tre absolument confondu avec un rgne politique quelconque : Ma royaut ne vient pas de ce monde … Non, ma royaut ne vient pas dici (v. 36).
Il est vident que Jsus na aucune ambition politique. Aprs la multiplication des pains, les gens, enthousiasms par le miracle, voulaient semparer de lui pour le faire roi, afin de renverser le pouvoir romain et tablir ainsi un nouveau rgne politique, qui aurait t considr comme le royaume de Dieu tant attendu. Mais Jsus sait que le royaume de Dieu est dun genre tout autre, il ne se fonde pas sur les armes et sur la violence. Cest la multiplication des pains qui devient alors, dune part, le signe de sa messianit, mais, dautre part, un tournant dans son activit : partir de ce moment, la marche vers la croix se fait plus vidente ; l, par un acte suprme damour, resplendira le rgne promis, le rgne de Dieu. Mais la foule ne comprend pas, elle est due et Jsus se retire, tout seul, dans la montagne pour prier (cf. Jn 6, 1-15).
Dans le rcit de la passion, nous voyons comment les disciples aussi, tout en ayant partag la vie avec Jsus et cout ses paroles, pensaient un royaume politique, instaur mme avec laide de la force. Gethsmani, Pierre avait tir du fourreau son pe et avait commenc combattre, mais Jsus lavait empch (cf. Jn 18, 10-11). Il ne veut pas tre dfendu par les armes, mais il veut accomplir jusquau bout la volont de son Pre et tablir son royaume non pas par les armes et la violence, mais par la faiblesse apparente de lamour qui donne la vie. Le royaume de Dieu est un royaume totalement diffrent des royaumes terrestres.
Et cest pour cela que, face un homme sans dfense, fragile, humili, comme lest Jsus, un homme de pouvoir comme Pilate reste surpris ; surpris parce quil entend parler dun royaume, de serviteurs. Et il pose une question qui lui semblera paradoxale : Alors, tu es roi ? . Quel genre de roi peut tre un homme dans ces conditions-l ? Mais Jsus rpond par laffirmative : Cest toi qui dis que je suis roi. Je suis n, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre tmoignage la vrit. Tout homme qui appartient la vrit, coute ma voix (18, 37). Jsus parle de roi, de royaume, cependant, il ne se rfre pas la domination, mais la vrit. Pilate ne comprend pas : peut-il exister un pouvoir qui ne sobtient pas par des moyens humains ? Un pouvoir qui ne rponde pas la logique de la domination et de la force ? Jsus est venu rvler et apporter une nouvelle royaut, celle de Dieu ; il est venu rendre tmoignage la vrit dun Dieu qui est amour (cf. 1 Jn 4, 8.16) et qui veut tablir un royaume de justice, damour et de paix (cf. Prface). Celui qui est ouvert lamour, coute ce tmoignage et laccueille avec foi, pour entrer dans le royaume de Dieu.
Nous retrouvons cette perspective dans la premire lecture que nous venons dcouter. Le prophte Daniel prdit le pouvoir dun personnage mystrieux plac entre ciel et terre : Je voyais venir, avec les nues du ciel, comme un fils dhomme ; il parvint jusquau Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donn domination, gloire et royaut ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination ternelle, qui ne passera pas, et sa royaut, une royaut qui ne sera pas dtruite (7, 13-14). Ces paroles annoncent un roi qui domine de la mer la mer jusquaux bouts de la terre, grce un pouvoir absolu qui ne sera jamais dtruit. Cette vision du prophte une vision messianique est claire et trouve sa ralisation dans le Christ : le pouvoir du vrai Messie pouvoir qui ne dcline jamais et qui ne sera jamais dtruit nest pas celui des royaumes de la terre qui slvent et scroulent, mais celui de la vrit et de lamour. Cela nous fait comprendre comment la royaut annonce par Jsus dans les paraboles et rvle ouvertement et explicitement devant le Procureur romain, est la royaut de la vrit, lunique qui donne toute chose sa lumire et sa grandeur.
Dans la deuxime lecture, lauteur de lApocalypse affirme que nous aussi nous participons la royaut du Christ. Dans lacclamation adresse celui qui nous aime, qui nous a dlivrs de nos pchs par son sang , il dclare que celui-ci a fait de nous le royaume et les prtres de Dieu son Pre (1, 5-6). Il est clair ici aussi quil sagit dun royaume fond sur la relation avec Dieu, avec la vrit, et non pas un royaume politique. Par son sacrifice, Jsus nous a ouvert le chemin pour une relation profonde avec Dieu : en lui, nous sommes devenus de vritables fils adoptifs, nous sommes rendus ainsi participants de sa royaut sur le monde. tre disciples de Jsus signifie donc ne pas se laisser sduire par la logique mondaine du pouvoir, mais apporter au monde la lumire de la vrit et de lamour de Dieu. Lauteur de lApocalypse tend ensuite son regard la deuxime venue de Jsus pour juger les hommes et tablir pour toujours le rgne divin, et il nous rappelle que la conversion, comme rponse la grce divine, est la condition pour linstauration de ce royaume (cf. 1, 7).
Cest l une invitation pressante adresse tous et chacun : nous convertir toujours au rgne de Dieu, la seigneurie de Dieu et de la Vrit, dans notre vie. Chaque jour, nous linvoquons dans la prire du Notre Pre avec les paroles : Que ton rgne vienne ; cela revient dire Jsus : Seigneur fais-nous devenir tiens, vis en nous, rassemble lhumanit disperse et souffrante, pour quen toi, tout soit soumis au Pre de misricorde et damour.
vous, chers et vnrs frres Cardinaux je pense particulirement ceux qui ont t crs hier est confie cette lourde responsabilit : rendre tmoignage au rgne de Dieu, la vrit. Cela signifie faire merger toujours la priorit de Dieu et de sa volont face aux intrts du monde et ses puissances. Soyez les imitateurs de Jsus, qui, devant Pilate, dans la situation humiliante dcrite par lvangile, a manifest sa gloire : celle daimer jusquau bout, en donnant sa propre vie pour les personnes quil aime. Cest la rvlation du rgne de Jsus. Et cest pourquoi, dun seul cur et dune seule me, prions : Adveniat regnum tuum (Que ton rgne vienne). Amen.
[Texte original: italien]

CONSISTOIRE DU 18 FVRIER 2012, HOMLIE DE BENOT XVI

18 février, 2012

http://www.zenit.org/article-30193?l=french

CONSISTOIRE DU 18 FVRIER 2012, HOMLIE DE BENOT XVI

Aux nouveaux Cardinaux est confi le service de l’amour

ROME, samedi 18 fvrier 2012 (ZENIT.org) Aux nouveaux Cardinaux est confi le service de lamour , dclare Benot XVI en expliquant le sens de la barrette couvre-chef des cardinaux rouge. Sur lanneau quils reoivent sont reprsents les aptres Pierre et Paul, et ltoile qui voque la Vierge Marie. Le rappel de la Vierge Marie sera toujours pour vous une invitation suivre celle qui fut solide dans sa foi et humble servante du Seigneur , a fait observer le pape.
Le pape invite les cardinaux entrer dans la logique de lEvangile, la logique du don de soi , et non celle du pouvoir et de la gloire.
Benot XVI a en effet prsid ce samedi matin, 18 fvrier, en la basilique Saint-Pierre, un 4e consistoire ordinaire public pour la cration de 22 cardinaux (cf. Zenit du 12 janvier 2012, pour les nouveauts de cette clbration et Zenit du 6 janvier 2012 pour la liste des cardinaux).

Homlie de Benot XVI
Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam
Vnrs Frres,? Chers frres et surs,
Cest en ces termes que le chant dentre nous a introduits dans le rite solennel et suggestif du Consistoire ordinaire public pour la cration des nouveaux Cardinaux, limposition de la barrette, la remise de lanneau et lattribution du titre. Cest par ces paroles efficaces que Jsus a constitu Pierre comme fondement solide de lglise. De ce fondement, la foi reprsente le facteur qualificatif : en effet, Simon devient Pierre roc car il a profess sa foi en Jsus Messie et Fils de Dieu. En annonant le Christ, lglise est lie Pierre et Pierre est tabli dans lglise comme roc ; cependant celui qui difie lglise, cest le Christ lui-mme, Pierre doit tre un lment particulier de la construction. Il doit ltre travers sa fidlit la confession faite Csare de Philippe, en vertu de laffirmation : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant .
Les paroles que Jsus adresse Pierre mettent bien en vidence le caractre ecclsial de lvnement daujourdhui. Les nouveaux Cardinaux, en effet, par lattribution du titre dune glise de cette ville ou dun diocse suburbicaire, sont insrs tous les effets dans lglise de Rome, guide par le Successeur de Pierre, pour cooprer troitement avec lui au gouvernement de lglise universelle. Ces chers confrres qui dans quelques instants feront partie du Collge cardinalice, suniront par des liens nouveaux et plus forts non seulement au Pontife Romain, mais aussi la communaut des fidles tout entire, dissmine dans le monde entier. En accomplissent leur service propre comme soutien au ministre ptrinien, les nouveaux cardinaux seront en effet appels considrer et apprcier les situations, les problmes et les critres pastoraux qui touchent la mission de toute lglise. Dans cette tche dlicate, le tmoignage de foi donn travers sa vie et sa mort par le Prince des Aptres, qui, par amour du Christ, sest donn totalement lui-mme jusquau sacrifice ultime, sera pour eux un exemple et une aide.
Cest en ce sens quil faut comprendre aussi limposition de la barrette rouge. Aux nouveaux Cardinaux est confi le service de lamour : amour pour Dieu, amour pour son glise, amour pour le prochain avec un dvouement absolu et sans condition, jusqu leffusion du sang, si ncessaire, comme le dit la formule de limposition de la barrette et comme lindique la couleur rouge des habits revtus. En outre, il leur est demand de servir lglise avec amour et vigueur, avec la clart et la sagesse des matres, avec lnergie et la force morale des pasteurs, avec la fidlit et le courage des martyrs. Il sagit dtre dminents serviteurs de lglise qui trouve en Pierre le fondement visible de lunit.
Dans le passage de lvangile proclam il y a quelques minutes, Jsus se prsente comme serviteur, soffrant comme modle imiter et suivre. Sur le fond de la troisime annonce de la passion, mort et rsurrection du Fils de lhomme, se dtache avec un contraste criant la scne des deux fils de Zbde, Jacques et Jean, qui poursuivent encore des rves de gloire auprs de Jsus. Ils lui demandrent : Accorde-nous [] de siger, l’un ta droite et l’autre ta gauche, dans ta gloire. (Mc 10, 37). La rponse de Jsus est immdiate et sa question inattendue : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? (v. 38). Lallusion est trs claire : le calice est celui de la passion, que Jsus accepte pour raliser la volont du Pre. Le service de Dieu et des frres, le don de soi : cest l la logique que la foi authentique imprime et dveloppe dans notre vcu quotidien et qui, par contre, nest pas le style mondain du pouvoir et de la gloire.
Par leur requte, Jacques et Jean montrent quils ne comprennent pas la logique de vie dont Jsus tmoigne, logique, qui selon le Matre doit caractriser le disciple, dans son esprit et dans ses actes. Cette logique errone nhabite pas seulement les deux fils de Zbde car, selon lvangliste, elle contamine aussi les dix autres aptres qui se mirent s’indigner contre Jacques et Jean (v. 41). Ils sindignent parce quil nest pas facile dentrer dans la logique de lvangile et de laisser celle du pouvoir et de la gloire. Saint Jean Chrysostome affirme que tous les aptres taient encore imparfaits, aussi bien les deux qui veulent slever au-dessus des dix, que les autres qui sont jaloux deux (cf. Commentaire sur Matthieu, 65, 4 : PG 58). Et, en commentant les passages parallles dans lvangile selon Luc, saint Cyrille dAlexandrie ajoute : Les disciples taient tombs dans la faiblesse humaine et discutaient entre eux sur qui tait le chef et suprieur aux autres []. Cela est arriv et nous a t racont notre profit []. Ce qui est arriv aux saints Aptres peut nous servir dencouragement lhumilit (Commentaire sur Luc, 12, 5, 24 : PG 72, 912). Cet pisode permet Jsus de sadresser tous les disciples et de les appeler lui , presque pour les serrer contre lui, pour former comme un corps unique et indivisible avec Lui et indiquer quelle est la voie pour parvenir la vraie gloire, celle de Dieu : Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en matres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il ne doit pas en tre ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra tre le premier parmi vous, sera l’esclave de tous. (Mc 10, 42-44).
Domination et service, gosme et altruisme, possession et don, intrt et gratuit : ces logiques profondment opposes se confrontent toute poque et en tout lieu. Il ny a aucun doute sur la voie choisie par Jsus : il ne se limite pas lindiquer par ses paroles aux disciples de lpoque et daujourdhui, il la vit aussi dans sa propre chair. Il explique en effet : Aussi bien, le Fils de l’homme lui-mme n’est pas venu pour tre servi, mais pour servir et donner sa vie en ranon pour une multitude (v. 45). Ces paroles clairent dune intensit particulire le Consistoire public daujourdhui. Elles rsonnent au plus profond de lme et sont une invitation et un appel, une consigne et un encouragement spcialement pour vous, chers et vnrs Frres, qui allez devenir membres du Collge cardinalice.
Selon la tradition biblique, le Fils de lhomme est celui qui reoit le pouvoir et la souverainet de Dieu (cf. Dn 7, 13 s.). Jsus interprte sa mission sur la terre en superposant la figure du Fils de lhomme celle du Serviteur souffrant, dcrit par Isae (cf. Is 53, 1-12). Il reoit le pouvoir et la gloire uniquement en tant que serviteur ; mais il est serviteur dans la mesure o il prend sur lui le destin de souffrance et de pch de toute lhumanit. Son service saccomplit dans la totale fidlit et dans la pleine responsabilit envers les hommes. Cest pourquoi la libre acceptation de sa mort violente devient le prix de la libration pour la multitude, devient le commencement et le fondement de la rdemption de chaque homme et du genre humain tout entier.
Chers Frres qui allez tre devenir membres du Collge cardinalice ! Que le don total de soi, offert par le Christ sur la croix, soit pour vous la norme, le stimulant et la force dune foi qui opre dans la charit. Que votre mission dans lglise et dans le monde soit toujours et uniquement dans le Christ , quelle rponde sa logique et non celle du monde, quelle soit claire par la foi et anime par la charit qui nous viennent de la Croix glorieuse du Seigneur. Sur lanneau que je vais vous remettre dans quelques instants, sont reprsents les saints Pierre et Paul, avec au centre une toile qui voque la Vierge Marie. En portant cet anneau, vous tes appels chaque jour vous souvenir du tmoignage que les deux Aptres ont donn au Christ jusqu la mort par le martyre, ici, Rome, fcondant ainsi lglise de leur sang. Tandis que le rappel de la Vierge Marie sera toujours pour vous une invitation suivre celle qui fut solide dans sa foi et humble servante du Seigneur.
En concluant cette brve rflexion, je voudrais adresser mon cordial salut et mes remerciements vous tous qui tes prsents, en particulier aux Dlgations officielles des diffrents pays et aux reprsentants de nombreux diocses. Dans leur service, les nouveaux Cardinaux sont appels rester toujours fidles au Christ, en se laissant guider uniquement par son vangile. Chers frres et surs, priez pour quen eux puisse se reflter sur le vif notre unique Pasteur et Matre, le Seigneur Jsus, source de toute sagesse, qui indique la route tous. Priez aussi pour moi, afin que je puisse toujours offrir au Peuple de Dieu le tmoignage de la doctrine sre et tenir avec une humble fermet la barre de la sainte glise.

Je compte beaucoup sur votre soutien , confie Benot XVI aux cardinaux

27 novembre, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-16726?l=french

Je compte beaucoup sur votre soutien , confie Benot XVI aux cardinaux

Audience aux 23 nouveaux cardinaux, leurs familles et amis

ROME, Lundi 26 novembre 2007 (ZENIT.org

) Je compte beaucoup sur votre soutien , a confi Benot XVI aux nouveaux cardinaux lors de laudience quil leur a accorde lundi matin, en la salle Paul VI du Vatican, ainsi qu leurs familles leurs amis venus les entourer loccasion du consistoire de samedi dernier, 24 novembre. Je vous demande, a dit le pape, de toujours maccompagner de votre exprience humaine et pastorale que japprcie. Je compte beaucoup sur votre prcieux soutien, afin de pouvoir accomplir au mieux mon ministre au service de tout le peuple de Dieu. Jai besoin de ce soutien .Le pape a soulign la dimension catholique des clbrations de ces trois derniers jours : Le consistoire et la clbration eucharistique dhier, en la solennit du Christ Roi, nous ont offert une occasion singulire pour faire lexprience de la catholicit de lEglise, bien reprsente par la diversit des provenances des membres du Collge cardinalice, runis en troite communion autour du Successeur de Pierre

.Aux fidles accompagnant les nouveaux cardinaux, le pape a demand avec insistance que leur amiti , leur estime , et leur prire ne fasse jamais dfaut aux cardinaux, de faon les aider continuer servir fidlement lEglise et rendre, dans les diffrents rles et ministres que la Providence leur confie, un tmoignage toujours plus gnreux damour du Christ .Benot XVI a remerci les fidles de leur participation ces clbrations, avant dajouter : Continuez prier pour eux et aussi pour moi, afin que la communion des pasteurs avec le pape soit toujours solide, de faon offrir au monde entier le tmoignage dune Eglise fidle au Christ et prte devancer, avec un courage prophtique, les attentes et les exigences spirituelles des hommes de notre temps

.En franais, le pape sest adress aux Parisiens et aux Sngalais avec une invitation spciale prier pour les jeunes que le Christ appelle au sacerdoce : Je suis heureux de saluer les nouveaux membres du Collge des cardinaux. Larchevque de Paris, cardinal Andr Vingt-Trois ; larchevque de Dakar, cardinal Thodore-Adrien Sarr, ainsi que leurs proches et leurs diocsains qui ont souhait les accompagner en cette heureuse circonstance. Que les crmonies que nous avons eu loccasion de vivre au cours des deux journes prcdentes affermissent votre foi et votre amour du Christ et de lglise. Je vous invite aussi soutenir vos Pasteurs et les accompagner de votre prire, pour quils guident toujours avec soin le peuple qui leur est confi. Noublions pas non plus de demander au Christ que des jeunes acceptent de sengager dans la voie du sacerdoce .En polonais, le pape a salu le cardinal Stanislas Rylko, prsident du Conseil pontifical pour les lacs, et ses htes, en disant : Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait en faveur de la participation des lacs la vie de lEglise, et je vous souhaite dabondantes grces

. Je vous recommande tous lamour de Dieu et je vous bnis de tout cur , a ajout le pape, toujours en polonais.

Remise de lanneau cardinalice aux nouveaux cardinaux : homlie de Benot XVI

27 novembre, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-16718?l=french

Remise de lanneau cardinalice aux nouveaux cardinaux : homlie de Benot XVI

Texte intgral

ROME, Lundi 26 novembre 2007 (ZENIT.org

) Nous publions ci-dessous lhomlie prononce par le pape Benot XVI dimanche 25 novembre, lors de la messe quil a conclbre dans la Basilique Saint-Pierre avec les 23 nouveaux cardinaux crs lors du consistoire de la veille. Au cours de cette clbration, le pape a remis lanneau cardinalice aux nouveaux cardinaux.Messieurs les Cardinaux,
V
nrs Frres dans l’Episcopat et dans le Sacerdoce,
Mesdames et Messieurs,
Chers fr
res et s
urs !Cette anne, la solennit du Christ Roi de l’univers, couronnement de l’anne liturgique, est enrichie par l’accueil dans le Collge cardinalice de 23 nouveaux membres que j’ai invits, selon la tradition, conclbrer l’Eucharistie avec moi. A chacun d’eux j’adresse mes salutations cordiales, les tendant avec une affection fraternelle tous les cardinaux prsents. Par ailleurs, je suis heureux de saluer les dlgations venues de diffrents pays et le Corps diplomatique prs le Saint-Sige, les nombreux vques et prtres, les religieux et les religieuses, et tous les fidles lacs, en particulier ceux qui viennent des diocses confis

la direction pastorale de certains des nouveaux Cardinaux.La fte liturgique du Christ Roi offre notre clbration un fond trs significatif, dfini et clair par les lectures bibliques. Nous nous trouvons comme face une fresque imposante compose de trois grandes scnes : au centre, la crucifixion, selon le rcit de l’vangliste Luc ; avec d’un ct, l’onction royale de David par les anciens d’Isral ; de l’autre, l’hymne christologique par lequel saint Paul introduit la Lettre aux Colossiens. La figure du Christ domine l’ensemble, l’unique Seigneur devant lequel nous sommes tous frres. Toute la hirarchie de l’Eglise, chaque charisme et ministre, tout et tous, nous sommes au service de sa grandeur.Nous devons partir de l’vnement central : la Croix. Le Christ manifeste ici sa royaut singulire. Sur le Calvaire, deux attitudes opposes sont confrontes. Plusieurs personnages au pied de la croix, ainsi que l’un des deux larrons, s’adressent avec mpris au Crucifi : Si tu es le Christ, le Roi Messie – disent-ils -, sauve-toi toi-mme et descends de la potence. Jsus, en revanche, rvle sa gloire en demeurant l, sur la Croix, comme un Agneau immol. D’une manire inattendue, l’autre larron se range de son ct et confesse implicitement la royaut du juste innocent et implore : Souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton royaume (Lc 23, 42). Saint Cyrille d’Alexandrie commente : Tu le vois crucifi et tu l’appelles roi. Tu crois que celui qui supporte les railleries et la souffrance parviendra la gloire divine (Commentaire de Luc, homlie

153). Selon l’vangliste Jean, la gloire divine est dj prsente, bien que cache et dfigure par la croix. Mais dans le langage de Luc aussi le futur est anticip dans le prsent quand Jsus promet au bon larron : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis (Lc 23, 43). Saint Ambroise observe : Celui-l priait pour que le Seigneur se rappelt de lui, une fois entr dans son Royaume, mais le Seigneur lui rpondit : en vrit, en vrit je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. La vie consiste demeurer avec le Christ, car l o est le Christ, l est le Royaume (Dmonstration de l’Evangile selon Luc, 10, 121). L’accusation : Celui-l est le roi des Juifs , qui figure sur un criteau clou au-dessus de la tte de Jsus, devient ainsi la proclamation de la vrit. Saint Ambroise fait encore remarquer : A juste titre l’inscription se trouve au-dessus de la croix, car bien que le Seigneur ft en croix, il resplendissait du haut de la croix avec une majest royale (ibid., 10, 113).Dans les quatre Evangiles, la scne de la crucifixion constitue le moment de vrit, lorsque le voile du temple se dchire et qu’apparat le Saint des Saints. En Jsus crucifi advient la plus haute rvlation possible de Dieu en ce monde, car Dieu est amour et la mort de Jsus sur la croix est le plus grand acte d’amour de toute l’histoire. Or, la crucifixion est prcisment reprsente sur l’anneau cardinalice, que je remettrai d’ici peu aux nouveaux membres du sacr Collge. Ceci, chers frres nouveaux cardinaux, sera toujours pour vous une invitation vous souvenir de quel Roi vous tes les serviteurs, sur quel trne il a t lev et de quelle manire il a t fidle jusqu’ la fin pour vaincre le pch et la mort par la force de la misricorde divine. Notre mre l’Eglise, pouse du Christ, vous donne ce signe en mmoire de son Epoux, qui l’a aime et qui s’est livr lui-mme pour elle (cf. Ep 5, 25). Ainsi, en portant l’anneau cardinalice, vous tes constamment invits vous souvenir de donner votre vie pour l’Eglise.Si nous tournons maintenant notre regard vers la scne de l’onction royale de David, prsente par la premire lecture, nous sommes frapps par un aspect important de la royaut, savoir la dimension corporative . Les anciens d’Isral vont Hbron, scellent un pacte d’alliance avec David, en dclarant se considrer unis lui et ne vouloir former qu’un avec lui. Si nous rapportons cette figure au Christ, il me semble que cette mme profession d’alliance se prte trs bien tre faite par vous prcisment, chers frres cardinaux. Vous aussi, qui formez le snat de l’Eglise, vous pouvez dire Jsus : Nous sommes de tes os et de ta chair (2 S 5, 1). Nous T’appartenons et nous ne voulons faire qu’un avec Toi. Tu es le berger du Peuple de Dieu, Tu es le chef de l’Eglise (cf. 2 S 5, 2). Au cours de cette clbration eucharistique solennelle, nous voulons renouveler notre pacte avec Toi, notre amiti, car ce n’est que dans cette relation intime et profonde avec Toi, Jsus notre Roi et Seigneur, que la dignit qui nous a t confre et la responsabilit

qu’elle comporte prennent leur sens et leur valeur.Il nous reste maintenant admirer la troisime partie du triptyque devant lequel nous place la Parole de Dieu : l’hymne christologique de la Lettre aux Colossiens. Avant tout, faisons ntre le sentiment de joie et de gratitude d’o elle jaillit, pour le fait que le royaume du Christ, le sort des saints dans la lumire , n’est pas quelque chose de simplement entrevu de loin, mais la ralit dont nous sommes appels faire partie, dans laquelle nous avons t transfrs grce l’uvre rdemptrice du Fils de Dieu (cf. Col 1, 12-14). Cette action de grce ouvre l’esprit de saint Paul la contemplation du Christ et de son mystre dans ses deux dimensions principales : la cration de toutes les choses et leur rconciliation. Pour le premier aspect, la grandeur du Christ consiste dans le fait que c’est en lui qu’ont t cres toutes choses… et pour lui…. et tout subsiste en lui (Col 1, 16). La seconde dimension est centre sur le mystre pascal : par la mort du Fils sur la croix, Dieu s’est rconcili toute crature, il a fait la paix entre le ciel et la terre ; en le ressuscitant d’entre les morts, il en a fait les prmices de la nouvelle cration, plnitude de toute ralit et tte du corps mystique qu’est l’Eglise (cf. Col 1, 18-20). Nous sommes nouveau devant la croix, vnement central du mystre du Christ. Dans la vision paulinienne, la croix est encadre l’intrieur de l’ensemble de l’conomie du salut, o la royaut de Jsus se dploie dans toute son ampleur cosmique.Ce texte de l’Aptre exprime une synthse de vrit et de foi si puissante que nous ne pouvons pas ne pas tre profondment admiratifs. L’Eglise est dpositaire du mystre du Christ : elle l’est en toute humilit et sans ombre d’orgueil ou d’arrogance, car il s’agit du don le plus lev qu’elle ait reu sans aucun mrite et qu’elle est appele offrir gratuitement l’humanit de chaque poque, comme horizon de sens et de salut. Ce n’est pas une philosophie, ce n’est pas une gnose, bien qu’elle comprenne aussi la sagesse et la connaissance. C’est le mystre du Christ ; c’est le Christ lui-mme, le Logos

incarn, mort et ressuscit, constitu Roi de l’univers. Comment ne pas prouver un lan d’enthousiasme rempli de gratitude pour avoir t admis contempler la splendeur de cette rvlation ? Comment ne pas ressentir en mme temps la joie et la responsabilit de servir ce Roi, de tmoigner de sa grandeur par la vie et par la parole ? Tel est, de faon particulire, notre devoir, vnrs frres cardinaux : annoncer au monde la vrit du Christ, esprance pour chaque homme et pour la famille humaine tout entire. Dans le sillage du Concile cumnique Vatican II, mes vnrs prdcesseurs, les serviteurs de Dieu Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II, ont t d’authentiques hrauts de la royaut du Christ dans le monde contemporain. C’est pour moi un motif de consolation de toujours pouvoir compter sur vous, aussi bien collgialement qu’individuellement, pour mener bien moi aussi cette tche fondamentale du ministre ptrinien. En conclusion, il y a un aspect, troitement li cette mission, que je voudrais aborder et confier votre prire : la paix entre tous les disciples du Christ, comme signe de la paix que Jsus est venu instaurer dans le monde. Nous avons cout dans l’hymne christologique la grande nouvelle : il a plu Dieu de rconcilier l’univers par la croix du Christ (cf. Col 1, 20) ! Eh bien, l’Eglise est cette portion d’humanit o se manifeste dj la royaut du Christ, dont la paix est la manifestation privilgie. C’est la Jrusalem nouvelle, encore imparfaite car plerine dans l’histoire, mais en mesure d’anticiper, en quelque sorte, la Jrusalem cleste. Ici, nous pouvons enfin nous rfrer au texte du Psaume responsorial, le Psaume 121 : il fait partie de ce qu’on appelle les chants des ascensions et c’est l’hymne de joie des plerins qui, montant vers la cit sainte et arrivs ses portes, lui adressent le salut de paix : shalom ! Selon une tymologie populaire, Jrusalem tait interprte comme la cit de la paix , cette paix que le Messie, fils de David, aurait instaure dans la plnitude des temps. En Jrusalem, nous reconnaissons la figure de l’Eglise, sacrement du Christ et de son Royaume.Chers frres cardinaux, ce Psaume exprime bien le chant d’amour ardent pour l’Eglise que vous portez assurment dans votre cur. Vous avez consacr votre vie au service de l’Eglise et vous tes dsormais appels assumer en elle une tche d’une plus haute responsabilit. Les paroles du Psaume trouvent en vous une pleine adhsion : Appelez la paix sur Jrusalem (v. 6). Que la prire pour la paix et l’unit constitue votre premire et principale mission, afin que l’Eglise soit ferme et compacte (v. 3), signe et instrument d’unit pour tout le genre humain (cf. Lumen gentium, n.1). Je place, plus encore, nous plaons tous ensemble votre mission sous la protection vigilante de la Mre de l’Eglise, la Trs Sainte Vierge Marie. C’est Elle, unie son Fils sur le Calvaire et leve comme Reine sa droite dans la gloire, que nous confions les nouveaux cardinaux, le Collge cardinalice et la communaut catholique tout entire qui s’efforce de semer dans les sillons de l’histoire le Royaume du Christ, Seigneur de la vie et Prince de la paix.

Cardinal : Article de WikiKto, l’encyclopdie catholique libre. (http://www.wikikto.eu/)

25 novembre, 2007

du site:

http://fr.wikikto.eu/index.php/Cardinal

Cardinal

Article de WikiKto, l’encyclopdie catholique libre. (http://www.wikikto.eu/)

Un cardinal est nomm par le pape Rome. Prince de l’glise, le cardinal sige au conclave pour lire le nouveau pape. Seuls les cardinaux gs de moins de 80 ans peuvent participer l’lection en elle-mme (ils sont en principe au maximum 120). Les cardinaux forment le Sacr Collge, dont la runion est appele « consistoire ». C’est le collge cardinalice qui assure l’intrim lorsque le Sige est vacant.

On dit qu’untel est « cr cardinal » par le pape ou qu’il « reoit le chapeau ». Le chapeau rouge (maintenant tomb en dsutude, sinon dans les armoiries) est le symbole de la dignit de cardinal. Il arrive qu’un cardinal soit cr

« in petto » ou « in pectore », c’est--dire secrtement, sans que le pape ne rende publique sa dignit (souvent pour des raisons politiques, quand le promu court un danger en lien avec des perscutions).

On distingue les cardinaux de curie

(attachs de manire permanente au gouvernement de l’glise universelle), les cardinaux exerant une charge d’vque ou d’archevque traditionnellement « cardinalice » (comme Paris) et les cardinaux spcialement crs pour les honorer (thologiens non vques, notamment). Jusqu’ un pass rcent, il y a eu des cardinaux lacs.
Le terme est ancien. Au d

part il dsignait les clercs que l’on incardinait une glise, un diocse. Ils y taient rattachs comme les gonds (cardo en latin) une porte. Homme-charnire de l’glise, en quelque sorte. Le sens en vint dsigner vers le Xe s. les personnages particulirement importants. Rome le sens se prcisa encore :

  • Les cardinaux-vques

avaient en charges les diocses attenants Rome et appels pour cette raison suburbicaires (urbs = la ville).

  • Les cardinaux-prtres taient les curs en charge des paroisses de Rome les plus importantes,

  • et les cardinaux-diacres taient rputs tre les hritiers des diacres (appels diacres rgionnaires) qui graient les sept quartiers de la ville ternelle.

  • Alexandre III pour la premire fois donna ce titre de cardinaux des ecclsiastiques « extrieurs », signifiant par que d’une manire ou d’une autre, ils taient appels servir spcialement l’glise de Rome.

    Nomination

    Le cardinal est cr par le pape lors d’un « consistoire ordinaire public », c’est--dire lors d’une runion du « snat de l’glise » associant l’ensemble des cardinaux. Le pape proclame en latin : Et donc par lautorit du Dieu tout-puissant, des saints aptres Pierre et Paul, et la ntre, nous crons et proclamons solennellement cardinaux de la Sainte Eglise romaine, nos frres NN..

    Ensuite, chaque nouveau cardinal s’approche du pape, s’agenouillant pour recevoir la barrette

    , coiffe rouge qui se porte sur la calotte (ce nom a la mme racine que le mot franais bret ). Le cardinal place ensuite ses mains dans les mains du pape, tandis que le pape lui remet la barrette, en r

    vlant galement le nom du titre cardinalice ou de la diaconie qui confre un lien avec une paroisse du diocse de Rome. Cela rappelle le lien historique des cardinaux avec le clerg de Rome, autour de son vque ; pour cette raison, les cardinaux reoivent des grades ( diacres , ou prtres ou vques ).

    Avec le souhait de la paix, le pape donne ensuite laccolade chacun. Le rite pr

    voit en mme temps la remise chacun de la « bulle » de cration des cardinaux, sous forme de rouleau. Aprs lavoir reue, chaque nouveau cardinal change ensuite le « baiser de paix » avec les autres membres du collge des cardinaux placs droite de lauvent papal.

    Ensuite ont eu lieu les traditionnelles visites de courtoisie aux nouveaux cardinaux. Deux autres gestes marquent l’intronisation des cardinaux, apr

    s la remise de la barette. Le premier est la remise par le pape de lanneau cardinalice aux nouveaux cardinaux. « signe de dignit, de sollicitude pastorale et dune plus troite communion avec le Sige de Pierre ». Le second est la « prise de possession cardinalice » : le cardinal visite son glise romaine, au fronton de laquelle figureront ses armoiries, aux cts de celles du pape rgnant.

    Hirarchie

    Il existe 3 ordres de cardinaux :

    • les cardinaux vques,

    • les cardinaux prtres,

    • les cardinaux diacres.

    • Les cardinaux

    vques sont titulaires d’un des « siges suburbicaires », c’est--dire d’un des six anciens siges piscopaux proches de Rome : Albano ; Frascati (Tusculum) ; Ostie et Velletri ; Palestrina ; Porto et Santa Rufina ; Sabina.

    Les cardinaux prtres sont titulaires d’une des anciennes paroisses de Rome – concrtement donc, d’une des glises romaines ; celles-ci portent leur entre les armoiries du pape rgnant et celles du cardinal-prtre. Les cardinaux diacres sont titulaires d’une des anciennes « diaconies » de Rome, c’est-

    -dire d’un secteur couvrant plusieurs paroisses o l’Eglise apportait ses secours aux ncessiteux, par l’entremise des diacres (sept l’origine).

    La pourpre cardinalice

    La couleur typique des cardinaux est appele « pourpre cardinalice » : en fait, ce n’est pas un violet (couleur piscopale) mais un rouge tirant sur l’orang.

    Cette couleur est aussi l’origine celle du Pape (et l’est reste en partie, aux cts du blanc). Cette couleur drive de la pourpre consulaire et impriale romaine : devenu le Souverain pontife et le dfenseur de Rome, le Pape succde aux magistrats de l’ancienne Rome.

    La « poupre » cardinalice a depuis longtemps pris un sens supplmentaire, li celui de la couleur liturgique rouge. Benot XVI a en effet expliqu que « signe de la dignit du cardinalat » signifie pour les nouveaux cardinaux quils devront tre prts se « comporter avec force, jusqu leffusion du sang, pour l’accroissement de la foi chrtienne, pour la paix et la tranquillit au sein du peuple de Dieu, pour la libert et la diffusion de la Sainte glise romaine ». Loin d’tre un signe de puissance et de vanit, la « pourpre cardinalice » voque le tmoignage du martyre.

    Benot XVI a consacr 23 nouveaux cardinaux dont l’Irakien Emmanuel Delly

    24 novembre, 2007

    du site:

    http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/info_express/monde/detail_monde/(contenu)/163403

    Benot XVI a consacr 23 nouveaux cardinaux dont l’Irakien Emmanuel Delly

    Le pape Benot XVI a consacr samedi au Vatican 23 nouveaux cardinaux dont l’Irakien Emmanuel Delly, patriarche de la petite communaut chaldenne plonge dans la tourmente de la guerre qui le souverain pontife a adress un message de « proximit spirituelle ».

    Le Franais Andr Vingt-Trois consacr par Benoit XVI, le 24 novembre 2007 au Vatican

    Pour ce consistoire clbr dans la basilique Saint-Pierre, Benot XVI tait revtu d’un « piviale », manteau de drap brod d’or confectionn au XVe sicle et coiff d’une mitre ayant appartenu au pape Pie IX (1846-1878), tmoignant ainsi de son attachement aux fastes liturgiques des sicles passs.

    « Vous tes, selon une antique institution, les plus proches conseillers et collaborateurs du successeur de Pierre (le pape) dans la conduite de l’Eglise », a-t-il dclar aux nouveaux cardinaux revtus de pourpre, avant de leur remettre chacun la « barrette », la coiffe quatre cts symbole de leur fonction.

    Le nouveau cardinal Delly, 80 ans, chef spirituel des chrtiens d’Irak, a t chaleureusement applaudi par les milliers de personnes assistant la crmonie, et le pape lui a rserv une place particulire dans son homlie.

    « Comment, en ce moment de joie, ne pas tourner notre regard avec apprhension et affection vers les chres communauts chrtiennes qui se trouvent en Irak » et vivent « les consquences dramatiques d’un conflit qui persiste » a-t-il dclar.

    « En appelant entrer dans le collge des cardinaux le patriarche de l’Eglise chaldenne, j’ai voulu exprimer de faon concrte ma proximit spirituelle et mon affection ces populations », a-t-il soulign avant d’exprimer la « solidarit » de toute l’Eglise catholique envers les peuples de la rgion.

    Le nouveau cardinal italo-argentin de la Curie Leonardo Sandri a exprim au nom de tous ses pairs leur engagement « servir la cause de l’homme » et dfendre aux cts du pape la cause de la paix, de la libert religieuse, du dialogue entre les religions et les cultures, du mariage et de la famille, et « de la protection de la vie de son tout dbut son terme naturel ».

    Dix-huit des 23 nouveaux cardinaux ont moins de 80 ans, ce qui leur ouvre la possibilit de participer l’lection d’un nouveau pape en cas de dcs de Benot XVI.

    A ct de plusieurs hauts prlats de la curie, figurent des archevques de grandes mtropoles comme Andr Vingt-Trois (Paris), Lluis Martinez Sistach (Barcelone, Espagne), Thodore-Adrien Sarr (Dakar), Oswald Gracias (Bombay), Odilio Pedro Scherer (Sao Paulo, Brsil) ou John Njue (Nairobi).

    Le collge des cardinaux compte dsormais 201 membres dont 120 lecteurs. La moiti d’entre eux viennent d’Europe, alors que la majorit des fidles catholiques se trouvent aujourd’hui hors de ce continent.

    Benot XVI a cependant assur que « la diversit » des membres du collge cardinalice reflte celle d’une Eglise « aujourd’hui dissmine sur tous les continents ».

    Vendredi, le pape avait prsid une runion huis-clos de tous les cardinaux pour faire le point de l’oecumnisme, autrement dit des relations avec les autres confessions chrtiennes.

    Selon un communiqu, la discussion a voqu le « dgel » des rapports avec les orthodoxes russes et les difficults persistant avec les protestants en raison de divergences sur les « questions thiques ».

    Les cardinaux se sont par ailleurs rjouis de rcents « signes encourageants » dans les rapports entre le Vatican et l’islam, avec un appel au dialogue lanc par 138 personnalits musulmanes et la visite du roi d’Arabie Saoudite au pape le 6 novembre.

    Deuxime session de la rencontre du pape avec les cardinaux

    24 novembre, 2007

    du site:

    http://www.zenit.org/article-16708?l=french

    Deuxime session de la rencontre du pape avec les cardinaux

    A lordre du jour : lcumnisme, lvanglisation, la vie consacre, la Chine, la pauvret酠


    ROME, Vendredi 23 novembre 2007 (
    ZENIT.org) Nous reprenons ci-dessous le communiqu publi par la salle de presse du Saint-Sige en fin daprs-midi sur la deuxime session de la rencontre du pape avec les cardinaux, ce vendredi, la veille du consistoire au cours duquel Benot XVI crera 23 nouveaux cardinaux.

    La rencontre de prire et de rflexion du Saint-Pre avec les cardinaux sest poursuivie dans laprs-midi, 17 heures, avec la rcitation des Vpres puis de nouvelles interventions des cardinaux. Au total, seize interventions ont eu lieu.

    Sur le thme de lcumnisme, des sujets tels que la collaboration entre les chrtiens de diverses confessions pour la dfense de la famille dans la socit et dans les systmes juridiques ont t abords, ainsi que limportance de lcumnisme spirituel et des relations personnelles avec les fidles et les responsables des autres confessions chrtiennes.

    Quelques interventions ont port sur les relations avec les juifs et avec lislam. Le signe encourageant reprsent par la lettre des 138 personnalits musulmanes et la visite du roi dArabie Saoudite au Saint-Pre, a t voqu.

    Les considrations se sont largies aux difficults de la foi chrtienne dans le monde scularis, au devoir et limportance dune nouvelle vanglisation, qui rponde aux attentes profondes et permanentes de bonheur et de libert de lhomme post-moderne. Sur le continent latino-amricain il y a un nouvel lan missionnaire galement nourri par la rcente Confrence gnrale de lpiscopat latino-amricain qui sest droule Aparecida.

    Des interventions spcifiques ont t consacres la situation de la vie consacre dans le monde daujourdhui et la formation dans les sminaires.

    On a rappel limportance de la lettre du Saint-Pre lEglise catholique en Chine et son accueil favorable de la part dvques et de fidles.

    On a rappel lurgence de lengagement de lEglise pour la paix, pour la lutte contre la pauvret et pour le dsarmement, surtout nuclaire.

    Quelques interventions de nature informative ont port sur le prochain Congrs eucharistique international, lanne de saint Paul, la diffusion de la presse catholique et en particulier de lOsservatore Romano.

    Aprs une brve rponse du cardinal Kasper sur quelques points particuliers, le Saint-Pre a pris la parole pour rsumer et conclure. Au cours de son intervention il a galement remerci les cardinaux pour leur participation et leur contribution, et a annonc la prochaine publication de sa nouvelle encyclique consacre lesprance, en rponse aux attentes les plus profondes de nos contemporains.

    concistoire: Les Cardinaux

    24 novembre, 2007

    je mets les homlies du Pape aussitt que j’ai une « bonne » traduction, du site Vatican (italien): http://www.vatican.va/news_services/liturgy/2007/documents/ns_lit_doc_20071124_titoli_it.html

    sous: traduction de le titre

    BUREAU DES CLBRATIONS LITURGIQUES DU FATE PONTIFE CONSISTOIRE ORDINAIRE PUBLIC DU 24 NOVEMBRE 2007 ASSIGNATION DES TITRES EST DES DIACONIE AUX NOUVEAUX CARDINAUX

    sous: lecture de la page: Cardinal diaconie glise

    voir: Andr Ving-Trois: San Luigi dei Francesi (glise national franais a Rome)

    1. Sua Beatitudine EMMANUEL III DELLY

    2. Card. LEONARDO SANDRI Diaconia dei Santi Biagio e Carlo ai Catinari

    3. Card. JOHN P. FOLEY Diaconia di San Sebastiano al Palatino

    4. Card. GIOVANNI LAJOLO Diaconia di Santa Maria Liberatrice a Monte Testaccio

    5. Card. PAUL J. CORDES Diaconia di San Lorenzo in Piscibus

    6. Card. ANGELO COMASTRI Diaconia di San Salvatore in Lauro

    7. Card. STANISLAW RY?KO Diaconia del Sacro Cuore di Cristo Re

    8. Card. RAFFAELE FARINA Diaconia di San Giovanni della Pigna

    9. Card. GARCA-GASCO VICENTE Titolo di San Marcello

    10. Card. SEN BAPTISTA BRADY Titolo dei Santi Quirico e Giulitta

    11. Card. LLUS MARTNEZ SISTACH Titolo di San Sebastiano alle Catacombe

    12. Card. ANDR VINGT-TROIS Titolo di San Luigi dei Francesi

    13. Card. ANGELO BAGNASCO Titolo della Gran Madre di Dio

    14. Card. THODORE-ADRIEN SARR Titolo di Santa Lucia a Piazza dArmi

    15. Card. OSWALD GRACIAS Titolo di San Paolo della Croce a Corviale

    16. Card. FRANCISCO ROBLES ORTEGA Titolo di Santa Maria della Presentazione

    17. Card. DANIEL N. DiNARDO Titolo di SantEusebio

    18. Card. ODILO PEDRO SCHERER Titolo di SantAndrea al Quirinale

    19. Card. JOHN NJUE Titolo del Preziosissimo Sangue di Nostro Signore Ges Cristo

    20. Card. GIOVANNI COPPA Diaconia di San Lino

    21. Card. ESTANISLAO ESTEBAN KARLIC Titolo della Beata Vergine Maria Addolorata a Piazza Buenos Aires

    22. Card. URBANO NAVARRETE Diaconia di San Ponziano

    23. Card. UMBERTO BETTI Diaconia dei Santi Vito, Modesto e Crescenzia