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L’ENSEIGNEMENT DE L’ESPRIT, ET NON DE LA SAGESSE HUMAINE

28 avril, 2016

http://www.bible-notes.org/article-549-l-enseignement-de-l-esprit-et-non-de-la-sagesse.html

L’ENSEIGNEMENT DE L’ESPRIT, ET NON DE LA SAGESSE HUMAINE

Une assemblée abondamment pourvue de dons spirituels et enrichie en toute connaissance, mais où il y avait beaucoup de désordres
Les caractères du vrai chrétien rappelés par Paul au début de l’épître
L’incapacité de discerner les choses de Dieu par la sagesse du monde et les dons de l’homme naturel
L’exemple de l’apôtre, un « homme en Christ » n’ayant aucune confiance en la chair
La communication de la sagesse divine par le Saint Esprit

Lire : 1 Corinthiens 1 et 2

Cette épître de l’apôtre Paul s’adresse non seulement à l’assemblée locale à Corinthe, mais également « aux sanctifiés dans le Christ Jésus, saints par appel, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, et leur Seigneur et le nôtre » (1 : 2). Il n’y a donc là aucune limitation de lieu, de personne ni de temps. La lettre est destinée à tous les chrétiens qui reconnaissent l’autorité de Jésus Christ et de sa Parole. Tous ceux qui désirent Le servir fidèlement doivent serrer dans leur coeur les commandements qui se trouvent dans l’Ecriture et les mettre en pratique.
Les Corinthiens étaient tombés dans plusieurs pièges. Toutefois, à leur décharge, il convient de signaler qu’ils ne connaissaient pas encore toute la pensée révélée de Dieu. Etant plus instruits qu’eux, nous ne sommes que plus coupables si nous nous laissons surprendre par les ruses de l’ennemi.
Une assemblée abondamment pourvue de dons spirituels et enrichie en toute connaissance, mais où il y avait beaucoup de désordres
Ce qui distinguait nettement les Corinthiens des croyants actuels, c’est qu’ils ne manquaient d’aucun don. Ils avaient été enrichis, non seulement des dons miraculeux aujourd’hui perdus, mais en toute parole et toute connaissance. Cependant, hélas, ils se servaient de toutes ces bénédictions divines pour satisfaire leur orgueil spirituel. A plusieurs reprises, l’apôtre leur répète : « Vous êtes enflés d’orgueil ».
Il y avait aussi malheureusement parmi eux des fautes graves, à commencer par des dissensions et des divisions. Ce qui doit avoir du prix pour tous les chrétiens, c’est d’avoir la pensée de Christ. Il est la vérité – et cette vérité est indivisible.
A Corinthe, foyer d’idolâtrie et d’immoralité proverbiale, toutes sortes de maux avaient été manifestés au milieu de l’assemblée. Il y avait, par exemple, une fornication telle qu’elle n’existait pas même parmi les nations d’alors (5 : 1). Une tendance évidente à l’ivrognerie se manifestait aussi ; les fréquentes disputes finissaient devant les tribunaux de ce monde. De fausses doctrines avaient été introduites dans l’assemblée, niant en particulier la résurrection. Tout cela se déroulait paradoxalement au milieu d’une activité spirituelle tout à fait remarquable.
Or, malgré tant de choses humiliantes qui auraient dû peser sur leurs consciences, les Corinthiens cherchaient à s’instruire quant à des « points de détail ». Ils avaient posé des questions et l’apôtre Paul leur répond au cours de cette épître, sans manquer l’occasion de s’adresser à leur conscience et à leur coeur !
L’Esprit de Dieu, qui nous a conservé cette épître, se sert du désordre qui s’était développé parmi ces croyants pour nous instruire sur l’ordre qui convient dans l’Assemblée de Dieu. Nous proposons ci-après quelques réflexions à ce sujet en nous limitant essentiellement aux deux premiers chapitres.

Les caractères du vrai chrétien rappelés par Paul au début de l’épître
L’apôtre commence par définir ce qu’il faut entendre par un vrai chrétien : c’est un homme complètement condamné quant à sa vie précédente. Son existence, comme homme dans la chair, est terminée à la suite de l’oeuvre de Christ à la croix. Là, un jugement complet a eu lieu : Jésus a été « fait péché » à notre place et nous sommes « morts avec Lui » (2 Cor. 5 : 21 ; Rom. 6 : 8).
L’apôtre considère les Corinthiens comme étant sauvés, mais il estime qu’ils sont de « petits enfants » en Christ : « Je n’ai pas jugé bon de savoir quoique ce soit parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié », dit-il (2 : 2). Si nous réalisons que nous avons été jugés et définitivement condamnés à la croix, nous ne chercherons pas à nous donner de l’importance. La croix de Christ est la fin de l’homme pécheur.
A la fin du premier chapitre, on trouve un autre caractère du chrétien : « Vous êtes de lui dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice et sainteté, et rédemption, afin que comme il est écrit, celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur » (v. 30-31). Sauvés, nous sommes une nouvelle création dans le Christ Jésus. Telle est notre position intouchable. Tout ce que possède chaque croyant lui a été donné par Dieu, en Christ et par Christ. Il n’y a plus de place pour le « vieil homme » et ses mauvais fruits.
Au chapitre 2, on trouve encore un autre caractère du croyant, sur lequel nous désirons insister : il possède l’Esprit de Dieu, cette puissance de la vie nouvelle. Elle le rend capable en particulier de comprendre les choses divines, qui sont révélées par la Parole de Dieu. L’homme « nouveau » a reçu cette puissance nouvelle : elle le conduit à se soumettre aux enseignements de la Parole.
L’état moral des Corinthiens n’était pas, hélas, en rapport avec les riches dons reçus. A ce sujet, il faut se souvenir que Dieu peut parfois agir par son Esprit au milieu des siens, sans que leur état spirituel soit à la hauteur de leurs dons !
L’incapacité de discerner les choses de Dieu par la sagesse du monde et les dons de l’homme naturel
A Corinthe, on se montrait souvent pleins d’admiration devant les capacités de l’homme « dans la chair » et de la sagesse « humaine » (Jac. 3 : 15). Même chez ces croyants, il existait des « écoles » comme dans le monde environnant, d’où un « esprit de parti » parmi eux. Certains s’attachaient plutôt à l’enseignement d’un homme instruit, tel que Paul ; d’autres étaient particulièrement attirés par un prédicateur éloquent, tel qu’Apollos, ou encore par un apôtre très énergique, comme l’était Pierre. D’aucuns même se réclamaient de Christ, considéré à leurs yeux simplement comme un chef d’école, de qualité – il est vrai- exceptionnelle !
Visiblement, on ne réalisait pas l’origine de tous les dons reçus (Eph. 4 : 8). D’où le désir, exprimé plus loin par Paul, que les croyants apprennent à ne pas s’enfler pour l’un contre l’autre. Il rappelle à chacun : « Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Cor. 4 : 6-7). Les mêmes tendances sont vivaces dans chacun de nos coeurs !
Si l’on prétend se servir des « capacités » de la sagesse de l’homme naturel pour prouver à des âmes la véracité des choses révélées par l’Ecriture, la croix de Christ est rendue vaine. Les Corinthiens étaient charnels – nous le sommes souvent aussi. Ils n’avaient pas encore compris que toute la sagesse du monde, tous les dons de l’homme naturel ne sont d’aucune valeur pour discerner les choses de Dieu. Celui qui a compris cela est affranchi : il ne s’enfle pas, il n’a plus de confiance en lui-même.
Justement, l’apôtre présente d’abord la croix : si elle est faiblesse et folie de Dieu (1 : 18-25) – du moins aux yeux des hommes -, elle est en réalité l’expression parfaite de sa sagesse et de sa puissance à salut ! Paul précise quels sont ceux que Dieu a voulu sauver par cette oeuvre merveilleuse : « Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qui sont méprisées et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont » (1 : 27-29). Une telle énumération est de nature à rabaisser toutes les prétentions, celles des Corinthiens et de l’homme en général !
L’exemple de l’apôtre, un « homme en Christ » n’ayant aucune confiance en la chair
L’apôtre Paul se donne lui-même à tous comme exemple des effets de la grâce dans un coeur. Dieu l’avait amené à réaliser son propre néant, au début de sa carrière. Il avait alors compris, sur le chemin de Damas, que tout Juif zélé et orthodoxe qu’il soit, il était plongé dans d’épaisses ténèbres. De ses yeux étaient tombées comme des écailles et, création nouvelle, il avait été rempli du Saint Esprit.
Il peut rappeler aux Corinthiens : « Quand je suis allé auprès de vous, frères, je ne suis pas allé avec excellence de parole ou de sagesse, en vous annonçant le témoignage de Dieu « (2 : 1). La croix était le caractère de Christ qu’il prêchait avant tout, et qui mettait fin à toute prétention du côté de l’homme.
Paul était donc venu dans la faiblesse, la crainte et un grand tremblement (2 : 3). Aussi, peut-il affirmer qu’ils n’ont pu rien trouver ni dans sa personne ni dans ses paroles qui puissent les amener à penser qu’il avait confiance en la chair et dans la puissance de l’homme naturel. Ailleurs il peut dire : « Je connais un homme en Christ » (2 Cor. 12 : 2). Il n’y avait plus pour lui une autre place qu’il désire occuper !
La communication de la sagesse divine par le Saint Esprit
Le caractère essentiel du chrétien est bien de posséder cette puissance de la vie nouvelle : le Saint Esprit, qui seul peut sonder toutes choses, « même les choses profondes de Dieu » (2 : 10).
Mais avant d’en parler, l’apôtre évoque le mystère caché dès les siècles en Dieu – cette sagesse que seuls les « parfaits » – c’est-à-dire les hommes « faits », adultes, en contraste avec les petits enfants-, peuvent saisir. Dieu a donné au croyant une nature nouvelle, Sa propre nature. Nous sommes élus en Christ pour être « saints et irréprochables devant Dieu en amour » (Eph. 1 : 4). L’amour de Dieu repose sur nous comme il repose sur Christ, et selon la même mesure illimitée !
Ne pensons pas toutefois qu’un homme « parfait » soit à ce point affranchi du péché qu’il ne pèche plus du tout. Il sait que Dieu l’a introduit dans sa présence comme un nouvel homme en Christ, qu’il est uni à Lui, de sorte que Dieu voit son racheté en Christ ! Toutefois il convient de veiller constamment au jugement de soi-même ; alors on découvre ce qu’il y a dans son coeur – la vieille nature est toujours là. Nous sommes profondément humiliés des fruits qu’elle produit encore, et en constatant la manière insuffisante dont nous réalisons notre position céleste dès ici-bas.
Dieu nous a fait connaître et même sonder, par son Esprit, les desseins mystérieux de son coeur. Il a révélé à l’apôtre Paul plusieurs trésors de la vraie connaissance jusqu’alors cachés. Le Saint Esprit est le seul agent qui peut les faire aussi comprendre au coeur et à l’intelligence des croyants. « Celui qui est spirituel discerne tout » ; il reçoit les choses spirituelles par des moyens spirituels (2 : 13-15).

Que ton divin Esprit nous enseigne et nous guide,
Par ta sainte Parole agissant dans nos coeurs !

Les paroles et les écrits de l’apôtre lui ont été dictés par l’Esprit. Son enseignement ne contient rien qui soit le fruit de la sagesse de l’homme. C’est encore par l’Esprit que nous pouvons serrer dans nos coeurs et chérir ces vérités divines. Pour qu’il en soit ainsi, il faut que notre marche ne soit pas boiteuse, mais qu’elle glorifie Celui qui nous a appelés à son propre royaume et à sa propre gloire. L’Esprit peut ainsi prendre librement de ce qui est à Christ et nous le communiquer ; toutefois, si notre état ne convient pas, il doit premièrement travailler à nous amener à reconnaître et à confesser notre péché. Dans son amour, Il s’y emploie.
Quelle part bénie si nous pouvons avoir la pensée de Christ – la faculté intelligente de Christ avec ses pensées, comme le précise une note ! Possédant sa vie et son Esprit, nous pouvons comprendre, penser, jouir comme Lui. Nous sommes rendus capables d’avoir les mêmes affections, les mêmes désirs et la même joie que Lui.
Nous pouvons véritablement rendre culte « par l’Esprit de Dieu », nous qui « nous glorifions dans le Christ Jésus et n’avons pas confiance en la chair » (Phil. 3 : 3). C’est ainsi que Dieu est glorifié lorsqu’il nous rassemble autour du Seigneur pour lui offrir la louange (Ps. 50 : 23a) ; le souhait de l’apôtre Paul pour les Romains peut se réaliser aussi pour nous : « que, d’un commun accord, d’une même bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 15 : 6).

Quelle douceur dans ce culte de frères,
Où l’Esprit saint est notre directeur !
Dans ce concert de chants et de prières,
Par tous offert d’un accord et d’un coeur !

Que pouvons-nous instamment demander à notre Père, sinon d’être « remplis de l’Esprit », étant véritablement spirituels et non plus charnels ? Autrement, c’est l’ensemble du Corps de Christ qui souffrira et le Seigneur sera déshonoré. Dieu veut donner à chacun de ses enfants la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité (1 Cor. 12 : 7). Le désordre actuel dans l’Eglise montre à quel point l’Esprit Saint est attristé. Le fidèle en est affligé, il désire aider ses frères, mais il veille aussi à remplir le service que le Seigneur lui confie. C’est son privilège d’obéir en tout et malgré tout ; c’est ainsi qu’il lui sera donné de goûter aux choses profondes de Dieu, dès ici-bas !

LE PRIVILÈGE DE LA LIBERTÉ

22 mars, 2016

http://www.info-bible.org/perrier/privileg.htm

LE PRIVILÈGE DE LA LIBERTÉ

Inspiré par l’esprit de l’Evangile, la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen rappelle l’importance de la liberté individuelle. Ce droit essentiel, auquel tout être humain aspire, est affirmé dès l’article premier : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits…! » Est-il, en effet, privilège plus grand que celui d’être libre ? Jean Jacques Rousseau l’affirmait déjà dans son Emile : « Le premier de tous les biens, c’est la liberté ». En France, nous appartenons à un petit nombre de pays – pas plus d’une trentaine au monde, paraît-il? – où la démocratie est un acquis difficilement renégociable. C’est grâce à elle, plus qu’à la Déclaration des Droits de l’Homme, que nous jouissons de libertés individuelles et collectives inestimables ; libertés que nous envient, du reste, beaucoup d’autres pays. Mais sommes-nous bien conscients du privilège que nous avons? Nous en jouissons pourtant tous les jours et de multiples manières. Il y a, par exemple, la liberté de circuler! Nous pouvons sortir de chez nous, marcher ou rouler où bon nous semble, profiter de la nature aux multiples facettes, sans que nous soyons aucunement inquiétés par les autorités. Tel n’est pas le cas pour une foule de peuples aujourd’hui. On peut évoquer ici la trop célèbre devise, celle de Hô Chi Minh qui, en son temps, était écrite en lettres rouges sur tous les murs des bâtiments publics du Vietnam : « Il n’y a rien de plus précieux que l’indépendance et la liberté » ; ce qui faisait dire aux Vietnamiens, en catimini : « La liberté est trop précieuse ; c’est pourquoi on ne nous en donne qu’un tout petit peu…! » Pouvoir se déplacer sans avoir à demander une autorisation, sans avoir à être pourvu d’un laisser passer, sans être surveillé ou suivi, nous semble naturel… c’est pourtant un privilège! Il y a aussi la liberté de s’exprimer! Nous y sommes tellement habitués que nous n’en mesurons pas l’importance. Bien entendu, cette liberté là se doit d’avoir quelques limites que le respect d’autrui, heureusement, nous impose ; et la loi est là pour nous le rappeler. Montesquieu ne le disait-il pas : « La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent! » Mais affirmer librement ce qu’on pense, sans risquer d’être dénoncé et poursuivi, comme aux heures les plus sombres de l’occupation, lors de la dernière guerre mondiale ; ne pas avoir à parler à mots couverts, en glissant un regard ici et là pour s’assurer qu’on n’est pas épié… quel privilège! Certains, hélas, ne se gêne pas pour abuser de se privilège ; ils se permettent de dire et de publier tout et n’importe quoi, étalant sur la place publique « les choses honteuses qui se font en secret », comme le dit la Bible. C’est, là encore, l’expression de la liberté, même si sur ce point, on ne cesse d’en user et d’en abuser. Il y a encore la liberté de conscience! Elle est inscrite dans notre Constitution française et nous oublions trop souvent d’en mesurer les avantages. Elle représente pourtant l’un des biens les plus précieux que puisse posséder la conscience humaine. On peut, bien sûr, regarder ce privilège sous un aspect négatif, dans le sens ou chacun est libre de croire en qui il veut et ce qu’il veut, permettant l’invasion de toutes les sectes possibles. Mais pour le chrétien, quel privilège que de pouvoir librement croire en Dieu, en Jésus­Christ, en la vérité révélée par la Bible, sans être inquiété, pourchassé, comme le furent les huguenots aux heures les plus sombres de notre histoire de France. Cette liberté là n’a pas de prix! Et puis, il y a encore tant d’autres libertés dont nous pourrions parler! La liberté de vote pour tous ; la liberté de travailler… pour autant qu’il y ait, bien sûr, assez de travail pour chacun ; la liberté, pour ceux qui ont la santé, de pouvoir pratiquer leurs sports favoris ; la liberté, pour ceux qui en ont les moyens, de s’offrir tous les loisirs qu’ils veulent. La liberté d’acheter et de vendre, avec cette grande liberté de choix que nous avons en tout et pour tout, nous qui vivons dans une société d’abondance et qui, malheureusement, oublions si souvent d’être reconnaissants pour tous ce que nous avons à notre disposition. D’autant que nous savons bien que pour les habitants de beaucoup de pays, la liberté, toutes les libertés manquent cruellement. Et pour beaucoup d’autres où il y a abondance de biens, le bonheur n’est pas forcément au rendez-vous de leur libertés. Monsieur de La Fontaine écrivait dans la morale de sa fable : Le cheval s’étant voulu venger du Cerf, « Hélas! Que sert la bonne chair quand on n’a pas la liberté! » On pourrait ainsi longtemps épiloguer sur le privilège d’être des êtres libres. Or, ce que nous oublions peut-être encore plus facilement, c’est que notre liberté s’arrête aussi là où commence celle des autres. Il n’y a donc pas de « liberté » sans limites, celles du respect d’autrui, en particulier et, avant cela, celle du respect de l’auteur de la liberté : Dieu lui-même! Or c’est bien avec Lui que l’on peut connaître La vraie liberté! Jésus-Christ est venu dans le monde afin de nous faire connaître le plein sens de la liberté. Il a dit : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché …Si le fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8 : 34 et 36). Parce que toute forme de liberté débridée devient rapidement licence, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est venu mettre de l’ordre dans nos valeurs et nous révéler quelle est l’emprise de l’esclavage du péché, racine de tout débordement. C’est là ce que tout chrétien est invité à vivre en Lui, le Christ! Disons même que c’est en cela que réside la véritable vie chrétienne. L’apôtre Paul en parle comme de « la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Rom. 8 : 21). Seulement voilà! Le chrétien, lui aussi, peut abuser de sa liberté chrétienne. C’est ce que faisaient certains, déjà du temps de l’apôtre, qui écrivait aux Corinthiens de ne pas profiter de leur liberté pour faire tout et n’importe quoi : « Prenez garde que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles » ( 2 Cor. 8 : 9). Alors, pensons aux autres autour de nous. Ne vivons pas en égoïstes, même lorsque nous considérons que nous sommes dans nos droits. La charité chrétienne doit présider à nos désirs et à nos motivations de façon à ne faire de tort à personne. Aux Galates, Paul affirmait aussi : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude… Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair… » (Gal. 5 : 1 et 13). Ces chrétiens se croyaient supérieurs aux autres chrétiens parce qu’ils continuaient à observer scrupuleusement la loi judaïque. Forts de leur bonne conscience, ils se permettaient certaines choses qui n’avaient plus rien à voir avec le fruit du Saint-Esprit. La chair avait vite repris le dessus sans qu’ils en aient conscience. C’est ce que l’apôtre Pierre rappellera aussi en écrivant sa première lettre aux chrétiens dispersés : « C’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien, vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés, étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu! (1 Pi. 2 : 15 – 16). Il y aurait, certes, encore beaucoup à dire la dessus, quant à notre façon de parler et d’agir entre chrétiens, si souvent en désaccord avec la vérité que nous professons, mais que nous assenons sans amour. Une saine réflexion sur la question devrait permettre à chacun de mettre de l’ordre dans ses pensées et dans ses actes, si nécessaire. Laissons donc le Saint-Esprit oeuvrer en nous de façon à faire l’application pratique qui s’impose, pour que nous vivions une vie chrétienne normale. Seul ce travail de l’Esprit de Dieu dans nos coeurs peut nous éviter de tomber dans les si nombreux pièges que l’ennemi nous tend. Si le Saint-Esprit nous remplit et nous conduit ainsi, nous connaîtrons la vraie liberté : celle qui nous affranchit du péché et non de Dieu, et qui est plus précieuse que toutes les autres. Souvenons-nous de ce que dit la Bible : « Le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté! » (1 Cor. 3 : 17). Quel grand privilège, le plus grand alors, que celui de devenir enfant de Dieu par la foi en Jésus-Christ et de recevoir le Saint-Esprit pour vivre, et pour vivre vraiment libre, à la gloire de Dieu !

L’EAU, UN DON DE DIEU

24 février, 2016

http://www.apostolat-priere.org/chemins-spirituels-du-mois/au-coeur-de-la-bible/812-leau-un-don-de-dieu.html

L’EAU, UN DON DE DIEU

Pour l’homme biblique, l’eau est un don de DIEU ; elle apparaît dans le monde grâce au geste créateur (Livre de la Genèse, chapitre 1) et sa venue apporte la vie. Au début de l’organisation du globe terrestre par le Créateur, « l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux » ; l’eau est donc la réalité primordiale à partir de laquelle DIEU agit. Mais, tout au long de la Bible, l’eau est présentée à travers un double symbolisme : elle peut être destructrice ou elle peut être bienfaisante. A l’époque du déluge, « tous les réservoirs du grand Abîme furent rompus et les ouvertures du ciel furent béantes » (Livre de la Genèse chapitre 7, v.11), et seuls les habitants de l’arche furent sauvés – Prier avec le récit du Déluge. Les « eaux monstrueuses » ou « grandes eaux » sont donc un danger pour l’homme : eaux de la mer, sans cesse agitées, qui menacent les navigateurs (Psaume107, v.23-30), au point de les engloutir (Livre de Jonas chap.1, v.4-15) ; eaux fantastiques… Pourtant, ces eaux, DIEU les domine, fixant à la mer les limites de ses ébats frénétiques (Livre de Job chap.38, v.8-11). Le salut que DIEU accomplit au bénéfice de son peuple est exprimé par l’eau : le Seigneur sauve Moïse des eaux (Livre de l’Exode chapitre 2, v.3-10) ; il agit pour Israël en troublant les eaux de l’Egypte (chap.7, v.20) ou encore en divisant la mer qui engloutit les Egyptiens et libère les Hébreux (chap.14, v.21-30). Ce sont aussi des eaux bienfaisantes, si désirées parce que nécessaires à la vie : eaux de sources (Deutéronome chap.8, v.7), humidité offerte par l’aurore avec la rosée (Livre de l’Exode chapitre 16, v.13), eaux de pluie apportées par l’orage (1er Livre des Rois chapitre 18, v. 45). Occupant une telle place dans la vie et la pensée des Israélites, l’eau constitue naturellement l’un des symboles les plus expressifs mis en scène dans l’action cultuelle. Les sanctuaires sont construits à côté d’une source par laquelle est signifiée la puissance de vie que Dieu met en œuvre. Les fidèles sont les premiers à en ressentir les effets ; cette eau, répandue sur eux, les purifie de toutes leurs impuretés et de toutes leurs idoles (Livre d’Ezéchiel chap.36, v.25). Quand à l’Israélite éloigné du Seigneur, il est comme un désert aride (Psaume 63, v.2), car le Seigneur est source d’eau vive. Prier avec la Samaritaine. C’est cette eau que boivent avidement les Sages, eau de la Sagesse, qui ne sature jamais celui qui s’y abreuve (Livre du Siracide chap. 24, v.21).

Jean-Marie, Equipe AP