Archive pour la catégorie 'Approfondissement'

PAPE FRANÇOIS – L’UNITÉ NE SE FAIT PAS AVEC DE LA COLLE

15 juin, 2017

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L’Église sur le Getsemani

PAPE FRANÇOIS – L’UNITÉ NE SE FAIT PAS AVEC DE LA COLLE

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 21 mai 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 23 du 4 juin 2015)

L’unité de l’Église a été au centre de la réflexion du Pape François. En relisant l’extrait de l’Évangile de Jean (17, 20-26) proposé par la liturgie du jour, le Souverain Pontife a tout d’abord souligné combien « cela console tout le monde d’entendre cette parole : “Père, je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi” ». C’est ce qu’a dit Jésus en prenant congé des apôtres. A ce moment là, Jésus prie son Père pour les disciples et « prie aussi pour nous ». François a fait remarquer que « Jésus a prié pour nous, à ce moment là, et continue à le faire ». On lit en effet dans l’Évangile : « Père, je prie pour eux mais pour tant d’autres qui viendront ». Un détail non secondaire auquel, sans doute, nous ne sommes pas suffisamment attentifs. Pourtant, « Jésus a prié pour moi » et cela « est réellement source de confiance ». Nous pourrions imaginer « Jésus face au Père, au ciel », qui prie pour nous. Et « que voit le Père ? Les plaies », à savoir le prix que Jésus « a payé pour nous ». Avec cette image, le Pape est entré dans le cœur de sa réflexion. Jésus sait bien que « l’esprit du monde, qui est précisément l’esprit du père de la division, est un esprit de division, de guerre, de convoitises, de jalousies », et qu’il est présent « même dans les familles, même dans les familles religieuses, même dans les diocèses, et même dans l’Église entière : c’est la grande tentation ». C’est pour cette raison que « la grande prière de Jésus » est celle de « ressembler » au Père : en d’autres termes, « comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi », dans « l’unité qu’il a avec le Père ». Nous devons « toujours chercher l’unité ». Naturellement, chacun « est comme il est », mais doit essayer de vivre dans l’unité : « Jésus t’a-t-il pardonné ? Il pardonne à tout le monde ». Le Seigneur prie afin que nous réussissions en cela. « L’Église a grand besoin de cette prière d’unité, pas seulement celle de Jésus ; nous devons nous aussi nous unir à cette prière ». Du reste, depuis ses débuts, l’Église a exprimé cette nécessité : « Si nous commençons à lire le livre des Actes des apôtres depuis le début nous verrons que là commencent les querelles, et même les escroqueries. L’un veut escroquer l’autre, pensez à Ananias et Saphira… ». Il faut toutefois se rendre compte que « seuls, on ne peut » atteindre l’unité : celle-ci est en effet « une grâce ». Pour cela, « Jésus prie, a prié tout ce temps, prie pour l’Église, a prié pour moi, pour l’Église, afin que j’aille sur cette voie ». L’unité est si importante, que « dans l’extrait que nous avons lu », ce mot est répété « quatre fois en six versets ». Une unité qui « ne se fait pas avec de la colle ». En effet, « l’Église faite de colle » n’existe pas : l’Église est une par l’Esprit. Voici alors que nous « devons faire de la place à l’Esprit, afin qu’il nous transforme comme le Père est dans son Fils, en une seule chose ». Pour atteindre cet objectif, il existe un conseil donné par Jésus lui-même : « Demeurez en moi ». C’est aussi une grâce. Un conseil a dérivé de cette méditation : celui de relire les versets 20-26 du chapitre 17 de l’Évangile de Jean et penser « Jésus prie, il prie pour moi, il a prié et prie encore pour moi. Il prie avec ses plaies, devant le Père ». Et il le fait « afin que tous soient un, comme lui est avec le Père, pour l’unité ». Cela « doit nous pousser à ne pas émettre de jugements », à ne pas faire de « choses qui aillent contre l’unité », et à suivre le conseil de Jésus « de demeurer en lui dans cette vie afin que nous puissions demeurer avec lui pour l’éternité ».

PAPE FRANÇOIS (2014) – (Le don de la crainte de Dieu)

8 juin, 2017

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it ETHIOPIC ASCENSION

Etiopic Ascension

PAPE FRANÇOIS (2014) – (Le don de la crainte de Dieu)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre

Mercredi 11 juin 2014

Chers frères et sœurs, bonjour.

Le don de la crainte de Dieu, dont nous parlons aujourd’hui, conclut la série des sept dons de l’Esprit Saint. Cela ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant.
Lorsque l’Esprit Saint établit sa demeure dans notre cœur, il nous transmet réconfort et paix, et nous conduit à nous sentir tels que nous sommes, c’est-à-dire petits, avec cette attitude — tant recommandée par Jésus dans l’Évangile — de celui qui place toutes ses préoccupations et ses attentes en Dieu et se sent entouré et soutenu par sa chaleur et sa protection, précisément comme un enfant avec son papa ! C’est ce que fait l’Esprit Saint dans nos cœurs: il nous fait sentir comme des enfants dans les bras de notre papa. Dans ce sens, alors, nous comprenons bien que la crainte de Dieu prend en nous la forme de la docilité, de la reconnaissance et de la louange, en emplissant notre cœur d’espérance. En effet, tant de fois, nous ne réussissons pas à saisir le dessein de Dieu, et nous nous apercevons que nous ne sommes pas capables de garantir pour nous-mêmes le bonheur et la vie éternelle. C’est précisément dans l’expérience de nos limites et de notre pauvreté, toutefois, que l’Esprit nous réconforte et nous fait percevoir que la seule chose importante est de nous laisser conduire par Jésus entre les bras de son Père.
Voilà pourquoi nous avons tant besoin de ce don de l’Esprit Saint. La crainte de Dieu nous fait prendre conscience que tout vient de la grâce et que notre véritable force réside uniquement dans le fait de suivre le Seigneur Jésus et de laisser le Père déverser sur nous sa bonté et sa miséricorde. Ouvrir son cœur, afin que la bonté et la miséricorde de Dieu pénètrent en nous. C’est ce que fait l’Esprit Saint avec le don de la crainte de Dieu : il ouvre les cœurs. Un cœur ouvert afin que le pardon, la miséricorde, la bonté, les caresses du Père viennent à nous, car nous sommes ses fils infiniment aimés.
Lorsque nous sommes envahis par la crainte de Dieu, alors nous sommes portés à suivre le Seigneur avec humilité, docilité et obéissance. Mais cela, non pas à travers une attitude résignée et passive, ou même de lamentation, mais avec l’émerveillement et la joie d’un fils qui se reconnaît servi et aimé par le Père. La crainte de Dieu, donc, ne fait pas de nous des chrétiens timides, soumis, mais engendre en nous courage et force ! C’est un don qui fait de nous des chrétiens convaincus, enthousiastes, qui ne sont pas soumis au Seigneur par peur, mais parce qu’ils sont émus et conquis par son amour ! Etre conquis par l’amour de Dieu ! Et cela est une belle chose. Se laisser conquérir par cet amour de papa, qui nous aime tant, qui nous aime de tout son cœur.
Mais soyons attentifs, parce que le don de Dieu, le don de la crainte de Dieu est également une « alarme » face à la ténacité du péché. Lorsqu’une personne vit dans le mal, lorsqu’elle blasphème contre Dieu, lorsqu’elle exploite les autres, lorsqu’elle les tyrannise, lorsqu’elle ne vit que pour l’argent, pour la vanité, ou le pouvoir, ou l’orgueil, alors la sainte crainte de Dieu nous met en garde : attention ! Avec tout ce pouvoir, avec tout cet argent, avec tout ton orgueil, avec toute ta vanité, tu ne seras pas heureux. Personne ne peut apporter avec soi dans l’au-delà ni l’argent, ni le pouvoir, ni la vanité, ni l’orgueil. Rien ! Nous ne pouvons apporter que l’amour que Dieu le Père nous donne, les caresses de Dieu, acceptées et reçues par nous avec amour. Et nous pouvons apporter ce que nous avons fait pour les autres. Attention à ne pas placer l’espérance dans l’argent, dans l’orgueil, dans le pouvoir, dans la vanité, parce que tout cela ne nous promet rien de bon! Je pense, par exemple, aux personnes qui ont une responsabilité sur les autres et qui se laissent corrompre ; vous pensez qu’une personne corrompue sera heureuse dans l’au-delà ? Non, tout le fruit de sa corruption a corrompu son cœur et il sera difficile d’aller vers le Seigneur. Je pense à ceux qui vivent de la traite des personnes et du travail d’esclave ; vous pensez que ces gens qui sont impliqués dans la traite des êtres humains, qui exploitent les personnes à travers le travail d’esclave ont dans leur cœur l’amour de Dieu ? Non, ils n’ont pas la crainte de Dieu et ne sont pas heureux. Ils ne le sont pas. Je pense à ceux qui fabriquent des armes pour fomenter les guerres ; mais pensez un peu au genre de métier que c’est. Je suis certain que si je vous pose à présent la question : combien de vous sont fabricants d’armes ? Personne, personne. Ces fabricants d’armes ne viennent pas écouter la Parole de Dieu ! Ils fabriquent la mort, ils sont marchands de mort et font un commerce de mort. Que la crainte de Dieu leur fasse comprendre qu’un jour, tout finit et qu’ils devront rendre compte à Dieu.
Chers amis, le psaume 34 nous fait élever cette prière : « Un pauvre a crié, Yahvé écoute, et de toutes ses angoisses il le sauve. Il campe, l’ange de Yahvé, autour de ses fidèles, et il les dégage » (vv. 6-7). Demandons au Seigneur la grâce d’unir notre voix à celle des pauvres, pour accueillir le don de la crainte de Dieu et pouvoir nous reconnaître, avec eux, revêtus de la miséricorde et de l’amour de Dieu, qui est notre Père, notre papa. Ainsi soit-il.

HOMÉLIE DU 1ER DIMANCHE DU CARÊME (A) – « LE DIABLE A JOUÉ SA DERNIÈRE CARTE »

3 mars, 2017

http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/

HOMÉLIE DU 1ER DIMANCHE DU CARÊME (A) – « LE DIABLE A JOUÉ SA DERNIÈRE CARTE »

Les lectures du jour

« Le diable a joué sa dernière carte »

Les textes bibliques de ce 1er dimanche du Carême nous parlent de la tentation. Celle-ci peut se présenter à nous de multiples manières : la tentation de conduire trop vite, de trop manger ou boire, de dire une parole moqueuse ou méchante ; c’est aussi la tentation de montrer aux autres le peu de pouvoir que nous avons et d’en abuser à notre seul profit. Toutes ces tentations et bien d’autres cherchent à nous détourner de Dieu et même à nous révolter contre lui.
La première lecture nous dit que l’homme a été créé pour le bonheur, la vie, la joie, l’harmonie. Dieu veut notre bien et celui de notre monde. Et pourtant, il nous arrive de déraper, de le quitter et même de lui tourner le dos. Adam et Ève ont été piégés par « le serpent » ; ils ont voulu être « comme des dieux ». Mais en cédant à la tentation, ils se sont retrouvés dans une situation misérable. Leurs yeux se sont ouverts pour contempler l’homme déchu. Plus tard, à Emmaüs, les yeux des disciples s’ouvriront pour contempler « l’homme nouveau », Jésus ressuscité.
Dans la seconde lecture, saint Paul nous dit que le péché et la mort atteignent tous les hommes depuis les origines. Mais le plus important, c’est la supériorité du don de la grâce. Les dons de Dieu sont bien plus grands que nos nombreux péchés : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » La bonne nouvelle que Jésus nous offre pèse bien plus lourd que la mort. C’est dans la croix et la résurrection du Christ que s’enracine notre espérance d’une victoire sur la mort et le péché. L’Évangile nous parle des tentations de Jésus au désert. Il nous dit que derrière ces tentations, il y a quelqu’un. La Bible le nomme « le diable ». Il est celui qui cherche à faire tomber l’homme. Il est présent dans toutes les luttes de notre vie et il n’en démord pas. Il nous attaque par nos points faibles et il sait déguiser ses attaques. Il est un maître en tromperie. C’est ainsi qu’il a cherché à détourner Jésus de la voie du sacrifice et de l’amour qui s’offre au monde. Il lui a proposé de prendre une route facile, celle du succès et de la puissance.
Mais Jésus refuse d’utiliser son pouvoir de « Fils de Dieu » pour se procurer des satisfactions personnelles. Le succès médiatique ne l’intéresse pas. Il repousse avec décision toutes les tentations. Il répète avec fermeté sa décision de rester fidèle à son Père. Il n’accepte aucun compromis avec le péché ni avec la logique du monde. Et surtout, il ne dialogue pas avec Satan comme Ève l’avait fait au Paradis terrestre.
Jésus sait très bien qu’avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Il choisit de se réfugier dans la Parole de Dieu : « Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme ». Manger c’est quelque chose de vital. Être en accord avec Dieu est encore plus vital : « Tu ne tenteras pas le Seigneur. » Ne le provoque pas. À Dieu seul, tu rendras un culte. » Ne te prosterne pas devant les idoles, devant des personnes et encore moins devant le diable. Ces tentations sont aussi appétissantes que le fruit défendu. À nous de choisir si nous voulons ou ne voulons pas enfants vivre en enfants de Dieu et être en relations de fraternité entre nous. Si nous choisissons de marcher à la suite du Christ, nous vivrons ; sinon, c’est la jungle.
Jésus a résisté au tentateur et celui-ci a fini par le quitter. Le Seigneur nous montre comment faire face à toutes ses attaques. C’est vrai que parfois nous succombons à la tentation. Nous nous détournons de Dieu. Mais le Seigneur ne cesse de nous appeler à revenir vers lui de tout notre cœur. Il est toujours prêt à nous relever. Il a vaincu le tentateur pour nous. Et depuis lors « Satan a joué sa dernière carte ». Jésus a remporté la victoire définitive de l’amour.
C’est donc avec le Christ vainqueur que nous entrons dans ce temps du Carême. C’est un temps favorable pour accomplir un chemin de conversion. Comme Jésus, nous sommes invités à nous réfugier dans la Parole de Dieu. C’est ainsi que nous trouverons force et courage dans notre lutte contre le mal. Avec le Christ, nous apprendrons à rejeter toutes les publicités mensongères qui courent à travers le monde et nous détournent de l’Évangile. La Lumière de la Parole de Dieu nous est offerte pour éclairer notre vie.
Le pain que nous recevons de toi, Seigneur, vient renouveler nos cœurs ; il nourrit la foi, il fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer. Apprends-nous à toujours avoir faim du Christ, seul Pain vivant et vrai et de toute parole qui sort de ta bouche. Amen
Sources : Revues Signes, Feu Nouveau, Fiches dominicales – Pensées sur l’Évangile de Matthieu
(Christoph Schönborn) – François Selon Saint Matthieu

Jean Compazieu, prêtre de l’Aveyron ( 05/03/2017)

Saint Paul citations

25 janvier, 2017

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St-Takla.org Image: An old Coptic icon of the Annunciation of Angel Gabriel to St. Mary

2 mars, 2016

St-Takla.org Image: An old Coptic icon of the Annunciation of Angel Gabriel to St. Mary dans Approfondissement www-St-Takla-org__Saint-Mary_Annunciation-of-Angel-08
http://st-takla.org/Feastes-&-Special-Events/Virgin-Mary-Fast/Saint-Mary-Fast_Virgin-Life-Hymns-mp3s-02-Pope-Shenouda-Virgin-Mary-Book.html

Guido Reni, Santi martiri, innocenti

28 décembre, 2015

Guido Reni, Santi martiri, innocenti dans Approfondissement
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Preghiamo per Parigi

14 novembre, 2015

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Je suis Paris

14 novembre, 2015

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SYMBOLE DU HUIT

1 juillet, 2015

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SYMBOLE DU HUIT

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Auteur : Yeshaya Dalsace

Parasha Shemini – « Quand on fut au huitième jour, Moïse manda Aaron et ses fils, et les anciens d’Israël… » Le Hatam Sofer explique que ce jour-là le messie devait venir. Ce jour-là, le monde aurait dû revenir à sa pureté originelle, se réconcilier avec l’absolu. Mais ce jour-là, la grande réconciliation n’a pas eu lieu à cause d’une question d’orgueil chez les fils d’Aaron qui furent punis pour cela. Notre Parasha qui s’appelle « huitième » comporte donc l’idée de l’accomplissement messianique. En effet, le chiffre huit comporte un symbole fort dans la pensée juive. Le chiffre sept représente l’ordre naturel, alors que le chiffre huit représente un dépassement de l’ordre naturel. L’ordre naturel pour le judaïsme n’est pas un équilibre complet car le monde n’est pas absolument parfait. Le monde est perfectible, il est en devenir. Le septième jour, Dieu arrête la création, il laisse place à l’homme. En contrepartie, chaque semaine, l’homme laisse une place à Dieu en respectant le shabbat. Mais le shabbat est également porteur d’espérance, celle de déboucher sur une totale réconciliation et une totale harmonie entre l’homme, la création et Dieu. Si cela était le cas, au lieu de recommencer la semaine par le premier jour (le Dimanche), on entrerait dans le huitième jour. Mais les semaines n’ont que sept jours… De façon universelle, le chiffre huit symbolise l’équilibre cosmique. Il est employé comme symbole d’équilibre dans beaucoup de traditions ésotériques, de l’Asie à l’Afrique (notamment chez les Dogons), à l’Amérique (Incas) en passant par la vieille Europe.

http://www.massorti.com/local/cache-vignettes/L315xH315/octogone-1-afdc9.jpg En géométrie, l’octogone représente l’intermédiaire entre le carré et le cercle. Il symbolise donc la médiation entre le ciel et la terre. Il a été largement utilisé par l’architecture et représente une forme géométrique décorative assez courante, notamment en islam. En mathématiques, le huit symbolise l’infini. Dans notre écriture des chiffres, il représente un enlacement. C’est au huitième jour qu’on pratique la circoncision qui symbolise la capacité de l’être humain à dépasser sa nature limitée en entrant dans l’Alliance. Shmini Atseret, huitième jour et fête de clôture de Soukot représente la fête messianique et l’accomplissement de tout le cycle liturgique du judaïsme. C’est également la fête de la joie de la Tora, le retour infini à la lecture et à l’étude. Hanouka, fête de la lumière infinie qui dure huit jours, symbolise la capacité de renaissance et de résurrection du peuple juif sur le plan spirituel. C’est également au huitième jour, après sept jours de séparation volontaire (sheva nekiim), que le couple juif s’unit à nouveau. La sexualité dans le judaïsme est non seulement porteuse d’un engendrement messianique, mais également symbole de la réconciliation et de l’union des contraires. Elle est susceptible de porter au plus haut degré de spiritualité. C’est pourquoi, un être humain ne saurait être accompli sans sexualité d’après les rabbins. Le H’et, huitième lettre de l’alphabet hébraïque, qui a donc pour valeur numérique le chiffre huit, symbolise la vie et s’écrit comme le mot « vivant » (חית). Mais il signifie également « faute » חטא. Cela peut sembler surprenant, car la faute représente une barrière, un obstacle (ce qui est également une des significations du mot H’et en hébreu). Nos sages pensent cependant que celui qui arrive à surmonter l’obstacle de la faute, parvient au plus haut des niveaux. En effet, celui qui a fait Teshouva, a réussi à dépasser l’ordre de la nature (du sept) et parvient à créer un ordre harmonieux et réconciliateur, celui du huit. C’est donc bien le chiffre de la messianité par excellence. D’ailleurs, huit en hébreu se dit « shmoné » dont la racine est שמן qui veut dire « huile », l’huile qui sert entre autres à allumer la Hanoukia, mais surtout à oindre le Messie… JPEG Ce n’est donc pas par hasard que notre Parasha porte le nom « huit ». Elle décrit comment au huitième jour la présence divine, la Shekhina, devait prendre possession du Mishkan tout juste construit. Créant ainsi une union entre le ciel et la terre et une réconciliation messianique entre l’homme et Dieu. Bien entendu ce fut un échec, car pour le judaïsme, le messianisme est par nature une histoire d’échec, mais jamais un désespoir, car se plaçant dans une attente constamment recommencée. Aaron le comprend, il est donc logique qu’Aaron se taise…

Rabbin Yeshaya Dalsace

 

AUDIENCE GÉNÉRALE DE JEAN-PAUL II – SOLENNITÉ DE LA SAINT-JOSEPH, EPOUX DE MARIE

18 mars, 2015

http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/audiences/2003/documents/hf_jp-ii_aud_20030319.html

AUDIENCE GÉNÉRALE DE JEAN-PAUL II

Mercredi 19 mars 2003

SOLENNITÉ DE LA SAINT-JOSEPH, EPOUX DE MARIE

Saint Joseph, patron universel de l’Eglise

1. Nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Saint-Joseph, Epoux de Marie (Mt 1, 24; Lc 1, 27). La liturgie nous l’indique comme le « père » de Jésus (Lc 2, 27.33.41.43.48), prêt à réaliser les desseins divins, même lorsque ceux-ci échappent à la compréhension humaine. A travers lui, « fils de David » (Mt 1, 20; Lc 1, 27), les Ecritures se sont accomplies et le Verbe Eternel s’est fait homme, par l’oeuvre de l’Esprit Saint, dans le sein de la Vierge Marie. Saint Joseph est défini dans l’Evangile comme un « homme juste » (Mt 1, 19), et il est pour tous les croyants un modèle de vie dans la foi.
2. Le mot « juste » évoque sa rectitude morale, son attachement sincère à la pratique de la loi et l’attitude de totale ouverture à la volonté du Père céleste. Même dans les moments difficiles et parfois dramatiques, l’humble charpentier de Nazareth ne s’arroge jamais le droit de mettre en discussion le projet de Dieu. Il attend l’appel d’En-Haut et, en silence, il respecte le mystère, se laissant guider par le Seigneur. Une fois sa tâche reçue, il l’exécute avec une responsabilité docile: il écoute l’ange avec attention lorsqu’il s’agit de prendre la Vierge de Nazareth comme épouse (cf. Mt 1, 18-25), lors de la fuite en Egypte (cf. Mt 2, 13-15) et du retour en Israël (cf. Ibid. 2, 19-23). Les évangélistes le décrivent en quelques lignes, mais de façon significative, comme le gardien plein de sollicitude de Jésus, époux attentif et fidèle, qui exerce l’autorité familiale dans une attitude constante de service. Les Ecritures Saintes ne nous racontent rien d’autre à son propos, mais dans ce silence est contenu le style même de sa mission: une existence vécue dans la grisaille de la vie quotidienne, mais avec une foi assurée dans la Providence.
3. Chaque jour, saint Joseph dut subvenir aux besoins de sa famille par le dur travail manuel. C’est pourquoi l’Eglise l’indique à juste titre comme le patron des travailleurs.
La solennité d’aujourd’hui constitue donc une occasion propice pour réfléchir également sur l’importance du travail dans l’existence de l’homme, dans la famille et dans la communauté.
L’homme est le sujet et le protagoniste du travail et, à la lumière de cette vérité, on peut bien percevoir le lien fondamental existant entre personne, travail et société. L’activité humaine – rappelle le Concile Vatican II – dérive de l’homme et a l’homme pour objectif. Selon le dessein et la volonté de Dieu, elle doit servir au bien véritable de l’humanité et permettre « à l’homme en tant qu’individu ou membre de la société de cultiver et de réaliser sa vocation intégrale » (Gaudium et spes; n. 35).
Pour mener à bien cette tâche, il est nécessaire de cultiver une « spiritualité éprouvée du travail humain » ancrée, par de solides racines, à l’ »Evangile du travail » et les croyants sont appelés à proclamer et à témoigner la signification chrétienne du travail dans leurs diverses activités professionnelles (cf. Laborem exercens, n. 26).
4. Que saint Joseph, un saint si grand et si humble, soit un exemple auquel les travailleurs chrétiens s’inspirent, en l’invoquant en toute circonstance. Je voudrais aujourd’hui confier au sage gardien de la sainte Famille de Nazareth les jeunes qui se préparent à leur future profession, les chômeurs et ceux qui souffrent du fait des difficultés liées à la crise du chômage, les familles et le monde du travail tout entier avec les attentes et les défis, les problèmes et les perspectives qui le caractérisent.
Que saint Joseph, patron universel de l’Eglise, veille sur toute la communauté ecclésiale et, en tant qu’homme de paix qu’il était, obtienne pour toute l’humanité, en particulier pour les peuples menacées en ces heures par la guerre, le précieux don de la concorde et de la paix.

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