Archive pour la catégorie 'Approfondissement'

SAINT LAURENT DE ROME – DIACRE ET MARTYR (? 258)

9 août, 2017

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SAINT LAURENT DE ROME – DIACRE ET MARTYR (? 258)

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(Désolé, il fait chaud à Rome, pour l’instant je ne peux pas faire plus)

La « passio » de St Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, n’est pas crédible. Le récit prétend que Laurent, diacre du pape saint Sixte II, fut mis à mort trois jours après le martyre de ce dernier et qu’il fut brûlé à petit feu sur un gril, ce qu’on ne souhaite à personne. La plupart des auteurs modernes estiment qu’il fut décapité, comme Sixte. Quoiqu’on pense de la valeur des « acta », il n’en reste pas moins que Laurent a toujours été vénéré, en Orient comme en Occident, comme le plus célèbre des nombreux martyrs romains (voir la liste chronologique, autour des années 258-259…). Les écrits des saints Ambroise, Léon le Grand, Augustin et Prudence témoignent de ce culte(*).
Son nom est cité dans la première prière eucharistique. Il est représenté comme diacre, tenant un gril ou couché dessus.peinture saint Laurent d’Eze
Diacre de l’Église de Rome, auprès du pape saint Sixte II, il a pour fonction d’être le gardien des biens de l’Église. Lorsque l’empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l’espoir qu’il va livrer les trésors de l’Église. Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ? Saint Sixte le rassure, il ne tardera pas à le suivre. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles. « Voilà les trésors de l’Église. » Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l’humour et un courage extraordinaire : « C’est bien grillé de ce côté, tu peux retourner, » dira-t-il au bourreau. Il fut l’un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté. Au Moyen Age, avec saint Pierre et saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s’élevaient en son honneur. 84 communes françaises portent son nom.
(*) un internaute nous signale: « Le peuple de Dieu dit Saint-Augustin, n’est jamais instruit d’une manière plus profitable que par l’exemple des martyrs. Si l’éloquence entraîne, le martyre persuade. Cette admirable force d’âme fortifiait les autres en leur donnant le modèle de ses souffrances. » Dans notre église – Saint-Pierre à Denguin en Béarn (Pyrénées Atlantiques) – se trouve une copie de son martyre par Rubens en 1622. Il y est invoqué pour guérir les brûlures, les maladies de peau…
Dans son désir de partager le sort du pape Sixte II jusque dans son martyre, comme le rapporte saint Léon le Grand, quand il reçut l’ordre de livrer les trésors de l’Église, il montra au tyran les pauvres, nourris et vêtus aux frais de l’Église, et au bout de trois jours, il triompha des flammes et même les instruments de son supplice devinrent les signes de sa victoire. Ses restes furent déposés à Rome, sur la voie Tiburtine, au cimetière de Cyriaque (le Campo Verano).

Martyrologe romain

« Le feu matériel brûlait le corps du bienheureux Laurent, mais l’amour intérieur du Sauveur dont son cœur était enflammé adoucissait l’ardeur extérieure » Saint Augustin.

SAINTS PIERRE ET PAUL

28 juin, 2017

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Eglise de Saint-Pierre et Paul, Prague

SAINTS PIERRE ET PAUL

Saint Pierre et saint Paul sont fêtés ensemble le 29 juin parce qu’ils sont reconnus par la Tradition chrétienne comme les deux piliers de l’Église. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul. Un article de Alain Marchadour, bibliste.

Fresque de Thomas von Villach (XVe siècle) dans l’église de l’Abbaye St-Paul, en Carinthie (Autriche). © D. R.
Pierre, l’homme aux clés et Paul, l’homme à l’épée, si souvent associés, aussi bien dans l’histoire de la mission que dans la liturgie, et dans les représentations artistiques. Pierre était galiléen, un pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure,pharisien et citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l’irruption d’un homme qui leur dit: « Suis-moi ». Pierre et Paul seront réunis dans leur confession de foi jusqu’au sang à Rome, puisqu’ils y ont été martyrisés pour leur foi en Jésus.
Trois ans après sa conversion (en 37), Paul a souhaité se rendre à Jérusalem pour voir Pierre (Galates 1,18-19). Ce sont deux géants de la foi qui se retrouvent. Pour Paul, soupçonné de faire bande à part, il est essentiel de faire comprendre aux Galates que, depuis le commencement, ce ne fut jamais le cas. C’est vrai qu’il a attendu trois ans, ce qui souligne sa liberté et sa vocation propre, née sur la route de Damas. Mais, pour contrer l’accusation d’être isolé et à part, il tient à faire savoir aux Galates qu’il a voulu rencontrer le chef de l’Église.

Le premier concile
La seconde rencontre entre Paul et Pierre se déroule beaucoup plus tard, après le second voyage de Paul, sans doute en 51. Paul a acquis de l’expérience, il a beaucoup reçu de la communauté d’Antioche où il a passé douze années. Il a appris à travailler avec Barnabé, puis seul, comme responsable d’Église, tout en étant secondé par des collaborateurs bien choisis.
Dans sa longue période missionnaire, des conflits ont surgi entre les divers courants, qui portaient surtout sur l’ouverture vers le monde païen : faut-il imposer aux païens les institutions et les rites juifs (circoncision, fêtes, sabbat, règles alimentaires), comme le pense Jacques, frère du Seigneur ? Ou faut-il, selon la pratique de Paul, se dégager de ces rites pour offrir le message de Jésus dans sa radicalité et sa pureté, aux nations païennes ? Le conflit est sérieux. C’est pour tenter de faire un bon discernement qu’une rencontre officielle entre les grandes figures de l’Église est alors organisée à Jérusalem.
Deux décisions sont prises
Nous en avons deux versions, une dans les Actes (Actes 15,1-29), l’autre dans la lettre aux Galates (Galates 2,1-10). Avec des nuances, elles se rejoignent pour l’essentiel. Deux décisions sont prises : d’abord les missions respectives de Pierre vers les Juifs et de Paul vers les païens sont reconnues l’une et l’autre comme légitimes : « Jacques, Cephas et Jean, considérés comme des colonnes de l’Église, nous donnèrent la main à moi et à Barnabé en signe de communion afin que nous allions, nous vers les païens, eux vers les circoncis ». (Galates 2,9). C’est un pas important, qui devrait faire taire les opposants judaïsants à Paul, et lui accorder une plus grande liberté d’esprit pour poursuivre le travail auprès des païens.
Ensuite une seconde décision, porte sur des rites alimentaires particuliers que les païens seraient invités à respecter (Actes 15,29). Mais il semble que Paul ne l’a jamais imposée à ses Églises.

La place de Jacques
On note que l’énumération des autorités par Paul suit un ordre particulier « Jacques, Céphas et Jean » (Galates 2,9). On peut en déduire que Jacques a pris la première place dans l’Église-mère de Jérusalem. Il est vraisemblable que la famille terrestre de Jésus, qui avait résisté à son enseignement de son vivant, a changé de comportement après la Résurrection. Elle a même revendiqué une place dominante dans l’Église-mère de Jérusalem après la Résurrection, se donnant comme mission de ne laisser personne gauchir le message originel de Jésus.

Père Alain Marchadour bibliste – Prions en Église ; décembre 2008

PAPE FRANÇOIS – L’UNITÉ NE SE FAIT PAS AVEC DE LA COLLE

15 juin, 2017

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fr salmi

L’Église sur le Getsemani

PAPE FRANÇOIS – L’UNITÉ NE SE FAIT PAS AVEC DE LA COLLE

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi 21 mai 2015

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 23 du 4 juin 2015)

L’unité de l’Église a été au centre de la réflexion du Pape François. En relisant l’extrait de l’Évangile de Jean (17, 20-26) proposé par la liturgie du jour, le Souverain Pontife a tout d’abord souligné combien « cela console tout le monde d’entendre cette parole : “Père, je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi” ». C’est ce qu’a dit Jésus en prenant congé des apôtres. A ce moment là, Jésus prie son Père pour les disciples et « prie aussi pour nous ». François a fait remarquer que « Jésus a prié pour nous, à ce moment là, et continue à le faire ». On lit en effet dans l’Évangile : « Père, je prie pour eux mais pour tant d’autres qui viendront ». Un détail non secondaire auquel, sans doute, nous ne sommes pas suffisamment attentifs. Pourtant, « Jésus a prié pour moi » et cela « est réellement source de confiance ». Nous pourrions imaginer « Jésus face au Père, au ciel », qui prie pour nous. Et « que voit le Père ? Les plaies », à savoir le prix que Jésus « a payé pour nous ». Avec cette image, le Pape est entré dans le cœur de sa réflexion. Jésus sait bien que « l’esprit du monde, qui est précisément l’esprit du père de la division, est un esprit de division, de guerre, de convoitises, de jalousies », et qu’il est présent « même dans les familles, même dans les familles religieuses, même dans les diocèses, et même dans l’Église entière : c’est la grande tentation ». C’est pour cette raison que « la grande prière de Jésus » est celle de « ressembler » au Père : en d’autres termes, « comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi », dans « l’unité qu’il a avec le Père ». Nous devons « toujours chercher l’unité ». Naturellement, chacun « est comme il est », mais doit essayer de vivre dans l’unité : « Jésus t’a-t-il pardonné ? Il pardonne à tout le monde ». Le Seigneur prie afin que nous réussissions en cela. « L’Église a grand besoin de cette prière d’unité, pas seulement celle de Jésus ; nous devons nous aussi nous unir à cette prière ». Du reste, depuis ses débuts, l’Église a exprimé cette nécessité : « Si nous commençons à lire le livre des Actes des apôtres depuis le début nous verrons que là commencent les querelles, et même les escroqueries. L’un veut escroquer l’autre, pensez à Ananias et Saphira… ». Il faut toutefois se rendre compte que « seuls, on ne peut » atteindre l’unité : celle-ci est en effet « une grâce ». Pour cela, « Jésus prie, a prié tout ce temps, prie pour l’Église, a prié pour moi, pour l’Église, afin que j’aille sur cette voie ». L’unité est si importante, que « dans l’extrait que nous avons lu », ce mot est répété « quatre fois en six versets ». Une unité qui « ne se fait pas avec de la colle ». En effet, « l’Église faite de colle » n’existe pas : l’Église est une par l’Esprit. Voici alors que nous « devons faire de la place à l’Esprit, afin qu’il nous transforme comme le Père est dans son Fils, en une seule chose ». Pour atteindre cet objectif, il existe un conseil donné par Jésus lui-même : « Demeurez en moi ». C’est aussi une grâce. Un conseil a dérivé de cette méditation : celui de relire les versets 20-26 du chapitre 17 de l’Évangile de Jean et penser « Jésus prie, il prie pour moi, il a prié et prie encore pour moi. Il prie avec ses plaies, devant le Père ». Et il le fait « afin que tous soient un, comme lui est avec le Père, pour l’unité ». Cela « doit nous pousser à ne pas émettre de jugements », à ne pas faire de « choses qui aillent contre l’unité », et à suivre le conseil de Jésus « de demeurer en lui dans cette vie afin que nous puissions demeurer avec lui pour l’éternité ».

PAPE FRANÇOIS (2014) – (Le don de la crainte de Dieu)

8 juin, 2017

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2014/documents/papa-francesco_20140611_udienza-generale.html

it ETHIOPIC ASCENSION

Etiopic Ascension

PAPE FRANÇOIS (2014) – (Le don de la crainte de Dieu)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre

Mercredi 11 juin 2014

Chers frères et sœurs, bonjour.

Le don de la crainte de Dieu, dont nous parlons aujourd’hui, conclut la série des sept dons de l’Esprit Saint. Cela ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant.
Lorsque l’Esprit Saint établit sa demeure dans notre cœur, il nous transmet réconfort et paix, et nous conduit à nous sentir tels que nous sommes, c’est-à-dire petits, avec cette attitude — tant recommandée par Jésus dans l’Évangile — de celui qui place toutes ses préoccupations et ses attentes en Dieu et se sent entouré et soutenu par sa chaleur et sa protection, précisément comme un enfant avec son papa ! C’est ce que fait l’Esprit Saint dans nos cœurs: il nous fait sentir comme des enfants dans les bras de notre papa. Dans ce sens, alors, nous comprenons bien que la crainte de Dieu prend en nous la forme de la docilité, de la reconnaissance et de la louange, en emplissant notre cœur d’espérance. En effet, tant de fois, nous ne réussissons pas à saisir le dessein de Dieu, et nous nous apercevons que nous ne sommes pas capables de garantir pour nous-mêmes le bonheur et la vie éternelle. C’est précisément dans l’expérience de nos limites et de notre pauvreté, toutefois, que l’Esprit nous réconforte et nous fait percevoir que la seule chose importante est de nous laisser conduire par Jésus entre les bras de son Père.
Voilà pourquoi nous avons tant besoin de ce don de l’Esprit Saint. La crainte de Dieu nous fait prendre conscience que tout vient de la grâce et que notre véritable force réside uniquement dans le fait de suivre le Seigneur Jésus et de laisser le Père déverser sur nous sa bonté et sa miséricorde. Ouvrir son cœur, afin que la bonté et la miséricorde de Dieu pénètrent en nous. C’est ce que fait l’Esprit Saint avec le don de la crainte de Dieu : il ouvre les cœurs. Un cœur ouvert afin que le pardon, la miséricorde, la bonté, les caresses du Père viennent à nous, car nous sommes ses fils infiniment aimés.
Lorsque nous sommes envahis par la crainte de Dieu, alors nous sommes portés à suivre le Seigneur avec humilité, docilité et obéissance. Mais cela, non pas à travers une attitude résignée et passive, ou même de lamentation, mais avec l’émerveillement et la joie d’un fils qui se reconnaît servi et aimé par le Père. La crainte de Dieu, donc, ne fait pas de nous des chrétiens timides, soumis, mais engendre en nous courage et force ! C’est un don qui fait de nous des chrétiens convaincus, enthousiastes, qui ne sont pas soumis au Seigneur par peur, mais parce qu’ils sont émus et conquis par son amour ! Etre conquis par l’amour de Dieu ! Et cela est une belle chose. Se laisser conquérir par cet amour de papa, qui nous aime tant, qui nous aime de tout son cœur.
Mais soyons attentifs, parce que le don de Dieu, le don de la crainte de Dieu est également une « alarme » face à la ténacité du péché. Lorsqu’une personne vit dans le mal, lorsqu’elle blasphème contre Dieu, lorsqu’elle exploite les autres, lorsqu’elle les tyrannise, lorsqu’elle ne vit que pour l’argent, pour la vanité, ou le pouvoir, ou l’orgueil, alors la sainte crainte de Dieu nous met en garde : attention ! Avec tout ce pouvoir, avec tout cet argent, avec tout ton orgueil, avec toute ta vanité, tu ne seras pas heureux. Personne ne peut apporter avec soi dans l’au-delà ni l’argent, ni le pouvoir, ni la vanité, ni l’orgueil. Rien ! Nous ne pouvons apporter que l’amour que Dieu le Père nous donne, les caresses de Dieu, acceptées et reçues par nous avec amour. Et nous pouvons apporter ce que nous avons fait pour les autres. Attention à ne pas placer l’espérance dans l’argent, dans l’orgueil, dans le pouvoir, dans la vanité, parce que tout cela ne nous promet rien de bon! Je pense, par exemple, aux personnes qui ont une responsabilité sur les autres et qui se laissent corrompre ; vous pensez qu’une personne corrompue sera heureuse dans l’au-delà ? Non, tout le fruit de sa corruption a corrompu son cœur et il sera difficile d’aller vers le Seigneur. Je pense à ceux qui vivent de la traite des personnes et du travail d’esclave ; vous pensez que ces gens qui sont impliqués dans la traite des êtres humains, qui exploitent les personnes à travers le travail d’esclave ont dans leur cœur l’amour de Dieu ? Non, ils n’ont pas la crainte de Dieu et ne sont pas heureux. Ils ne le sont pas. Je pense à ceux qui fabriquent des armes pour fomenter les guerres ; mais pensez un peu au genre de métier que c’est. Je suis certain que si je vous pose à présent la question : combien de vous sont fabricants d’armes ? Personne, personne. Ces fabricants d’armes ne viennent pas écouter la Parole de Dieu ! Ils fabriquent la mort, ils sont marchands de mort et font un commerce de mort. Que la crainte de Dieu leur fasse comprendre qu’un jour, tout finit et qu’ils devront rendre compte à Dieu.
Chers amis, le psaume 34 nous fait élever cette prière : « Un pauvre a crié, Yahvé écoute, et de toutes ses angoisses il le sauve. Il campe, l’ange de Yahvé, autour de ses fidèles, et il les dégage » (vv. 6-7). Demandons au Seigneur la grâce d’unir notre voix à celle des pauvres, pour accueillir le don de la crainte de Dieu et pouvoir nous reconnaître, avec eux, revêtus de la miséricorde et de l’amour de Dieu, qui est notre Père, notre papa. Ainsi soit-il.

HOMÉLIE DU 1ER DIMANCHE DU CARÊME (A) – « LE DIABLE A JOUÉ SA DERNIÈRE CARTE »

3 mars, 2017

http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/

HOMÉLIE DU 1ER DIMANCHE DU CARÊME (A) – « LE DIABLE A JOUÉ SA DERNIÈRE CARTE »

Les lectures du jour

« Le diable a joué sa dernière carte »

Les textes bibliques de ce 1er dimanche du Carême nous parlent de la tentation. Celle-ci peut se présenter à nous de multiples manières : la tentation de conduire trop vite, de trop manger ou boire, de dire une parole moqueuse ou méchante ; c’est aussi la tentation de montrer aux autres le peu de pouvoir que nous avons et d’en abuser à notre seul profit. Toutes ces tentations et bien d’autres cherchent à nous détourner de Dieu et même à nous révolter contre lui.
La première lecture nous dit que l’homme a été créé pour le bonheur, la vie, la joie, l’harmonie. Dieu veut notre bien et celui de notre monde. Et pourtant, il nous arrive de déraper, de le quitter et même de lui tourner le dos. Adam et Ève ont été piégés par « le serpent » ; ils ont voulu être « comme des dieux ». Mais en cédant à la tentation, ils se sont retrouvés dans une situation misérable. Leurs yeux se sont ouverts pour contempler l’homme déchu. Plus tard, à Emmaüs, les yeux des disciples s’ouvriront pour contempler « l’homme nouveau », Jésus ressuscité.
Dans la seconde lecture, saint Paul nous dit que le péché et la mort atteignent tous les hommes depuis les origines. Mais le plus important, c’est la supériorité du don de la grâce. Les dons de Dieu sont bien plus grands que nos nombreux péchés : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » La bonne nouvelle que Jésus nous offre pèse bien plus lourd que la mort. C’est dans la croix et la résurrection du Christ que s’enracine notre espérance d’une victoire sur la mort et le péché. L’Évangile nous parle des tentations de Jésus au désert. Il nous dit que derrière ces tentations, il y a quelqu’un. La Bible le nomme « le diable ». Il est celui qui cherche à faire tomber l’homme. Il est présent dans toutes les luttes de notre vie et il n’en démord pas. Il nous attaque par nos points faibles et il sait déguiser ses attaques. Il est un maître en tromperie. C’est ainsi qu’il a cherché à détourner Jésus de la voie du sacrifice et de l’amour qui s’offre au monde. Il lui a proposé de prendre une route facile, celle du succès et de la puissance.
Mais Jésus refuse d’utiliser son pouvoir de « Fils de Dieu » pour se procurer des satisfactions personnelles. Le succès médiatique ne l’intéresse pas. Il repousse avec décision toutes les tentations. Il répète avec fermeté sa décision de rester fidèle à son Père. Il n’accepte aucun compromis avec le péché ni avec la logique du monde. Et surtout, il ne dialogue pas avec Satan comme Ève l’avait fait au Paradis terrestre.
Jésus sait très bien qu’avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Il choisit de se réfugier dans la Parole de Dieu : « Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme ». Manger c’est quelque chose de vital. Être en accord avec Dieu est encore plus vital : « Tu ne tenteras pas le Seigneur. » Ne le provoque pas. À Dieu seul, tu rendras un culte. » Ne te prosterne pas devant les idoles, devant des personnes et encore moins devant le diable. Ces tentations sont aussi appétissantes que le fruit défendu. À nous de choisir si nous voulons ou ne voulons pas enfants vivre en enfants de Dieu et être en relations de fraternité entre nous. Si nous choisissons de marcher à la suite du Christ, nous vivrons ; sinon, c’est la jungle.
Jésus a résisté au tentateur et celui-ci a fini par le quitter. Le Seigneur nous montre comment faire face à toutes ses attaques. C’est vrai que parfois nous succombons à la tentation. Nous nous détournons de Dieu. Mais le Seigneur ne cesse de nous appeler à revenir vers lui de tout notre cœur. Il est toujours prêt à nous relever. Il a vaincu le tentateur pour nous. Et depuis lors « Satan a joué sa dernière carte ». Jésus a remporté la victoire définitive de l’amour.
C’est donc avec le Christ vainqueur que nous entrons dans ce temps du Carême. C’est un temps favorable pour accomplir un chemin de conversion. Comme Jésus, nous sommes invités à nous réfugier dans la Parole de Dieu. C’est ainsi que nous trouverons force et courage dans notre lutte contre le mal. Avec le Christ, nous apprendrons à rejeter toutes les publicités mensongères qui courent à travers le monde et nous détournent de l’Évangile. La Lumière de la Parole de Dieu nous est offerte pour éclairer notre vie.
Le pain que nous recevons de toi, Seigneur, vient renouveler nos cœurs ; il nourrit la foi, il fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer. Apprends-nous à toujours avoir faim du Christ, seul Pain vivant et vrai et de toute parole qui sort de ta bouche. Amen
Sources : Revues Signes, Feu Nouveau, Fiches dominicales – Pensées sur l’Évangile de Matthieu
(Christoph Schönborn) – François Selon Saint Matthieu

Jean Compazieu, prêtre de l’Aveyron ( 05/03/2017)

Saint Paul citations

25 janvier, 2017

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St-Takla.org Image: An old Coptic icon of the Annunciation of Angel Gabriel to St. Mary

2 mars, 2016

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Guido Reni, Santi martiri, innocenti

28 décembre, 2015

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Preghiamo per Parigi

14 novembre, 2015

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Je suis Paris

14 novembre, 2015

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