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29 SEPTEMBRE: SAINTS ARCHANGES

27 septembre, 2013

http://missel.free.fr/Sanctoral/09/29.php

(Est ma fête , parce que je célèbre l’Archange depuis que je suis toute petite, une prière pour moi?, merci!)

29 SEPTEMBRE: SAINTS ARCHANGES

Sommaire :
  Les textes commentés de la messe
  Homélie (Saint Grégoire le grand)
  Regina Coeli (24/04/1994)
  Prière à St Michel
  Historique
homélie XXXIV sur les péricopes évangéliques.

Chaque fois qu’il est besoin d’un déploiement de force extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de faire. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J’escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j’érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : Il y eut un combat contre l’archange Michel.
Saint Grégoire le Grand

Regina Cæli du 24 avril 1994
Puisse la prière nous fortifier pour ce combat spirituel dont parle la lettre aux Ephésiens : « Rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force » (Ephésiens, VI, 10). C’est à ce même combat que se réfère le Livre de l’Apocalypse, nous mettant devant les yeux l’image de Saint Michel Archange (cf. Ap 12, 7). Le pape Léon XIII avait certainement bien présente cette image quand, à la fin du siècle dernier, il introduisit dans l’Église toute entière une prière spéciale à Saint Michel : « Saint Michel Archange, défends-nous dans le combat contre le mal et les embûches du malin, soit notre rempart…. »
Même si aujourd’hui on ne récite plus cette prière à la fin de la célébration eucharistique, je vous invite tous à ne pas l’oublier mais à la réciter pour obtenir d’être aidés dans le combat contre les forces des ténèbres et contre l’esprit de ce monde.
Jean-Paul II

Prière à Saint Michel
Glorieux Archange ! que votre fidélité et votre soumission aux or-dres de Dieu attachent si constamment au maintien de sa gloire et aux intérêts des hommes, employez, en ma faveur, ce crédit inséparable du bonheur dont vous jouissez. Portez au trône du Saint des Saints tous les vœux que je confie aujourd’hui à votre puissante protection. Ayez égard aux besoins d’un Royaume dont vous avez été si longtemps le patron spécial, et qui depuis n’a été dévoué à votre Reine, que pour vous accroître, par votre médiation auprès d’elle, nos ressources et notre défense. Bannissez, écartez de nos contrées tout ce que le dérèglement des moeurs, l’hérésie et l’impiété s’efforcent d’y répandre de contagieux. Vainqueur des attentats de Lucifer contre la majesté du Très-Haut, ne permettez pas qu’il triomphe de votre héritage et qu’il l’enlève au Rédempteur qui l’a conquis au prix de son Sang. Chargé, enfin, de présenter nos âmes au Tribunal de Dieu, dans l’instant de notre mort, remplissez, en faveur de la mienne, un ministère de charité pour toute ma vie, et de sauvegarde pour l’instant qui la terminera. Ainsi soit-il.
Madame Louise France, fille de Louis XV, en religion Mère Thérèse de Saint-Augustin.

Historique
Rien n’est assurément plus mystérieux que le culte des anges dont les origines plongent dans la nuit des temps. Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps. L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux1, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres. « Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange.2 »
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes. Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre3. Un ange consola Agar dans le désert4. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac5. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville6. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel7. Dieu envoya un ange pour conduire à travers le désert les Hébreux vers la Terre Promise8. Elie fut réconforté dans le désert par un ange9.
Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges. L’ange Gabriel fut le messager du mystère de l’Incarnation auprès de Zacharie10 et de Marie11. Un ange fut préposé à instruire saint Joseph de ce mystère12 et à l’assister dans sa vocation de père nourricier13. Un ange annonça la naissance du Messie aux bergers de Bethléem et des multitudes d’anges chantèrent dans le ciel de Noël14. Des anges servirent Jésus après sa victoire sur la triple tentation, après le jeûne au désert15, et un ange le réconforta lors de son Agonie, dans la nuit du jardin des Oliviers16. Des anges furent envoyés par Dieu pour annoncer la Résurrection du Sauveur aux saintes femmes17, à Marie-Madeleine18. Des anges, enfin, introduisirent les Apôtres après l’Ascension19. Dans son enseignement, Jésus parla souvent des anges comme les auxiliaires à la fin du monde20, et il parla des anges gardiens21.
L’Eglise primitive, comme le Seigneur, est assistée par les anges dont l’un fait échapper les Apôtres des mains des Saducéens22, et dont un autre délivre saint Pierre de la prison d’Hérode23. Un ange conduisit le centurion Corneille vers saint Pierre24, un autre sauva saint Paul d’un naufrage25. Saint Paul, dans ses épîtres, et saint Jean, dans l’Apocalypse, enseignèrent bien des choses sur les anges.
Or, l’Ecriture ne nous a révélé les noms que de trois d’entre les anges26 : Gabriel qui veut dire « la force Dieu », Raphaël « Dieu guérit », et Michel « Qui est comme Dieu ? » L’Eglise les célèbre aujourd’hui tous les trois ensemble, mais, traditionnellement, le 29 septembre est la fête de saint Michel archange. En effet, le martyrologe hieronymien27 célèbre, au 29 septembre, « à Rome, au sixième mille, sur la voie Salaria, dédicace de la basilique de saint Michel. »
La seule signification du nom du saint archange Michel nous indique le rôle qui lui est échu depuis le commencement jusqu’à la fin des temps. A la tête des armées célestes, il rejeta Lucifer des cieux, au moment de ce grand déchirement où s’ouvre le porche tragique de l’histoire ; Lucifer qui, oubliant son état de créature, ne veut pas servir les desseins de Dieu, est repoussé par la victorieuse question de Michel : Qui est comme Dieu ?
La force de saint Michel archange ne procède pas de la cuirasse ou des armes étincelantes que notre impuissance à représenter les réalités spirituelles lui attribue, mais de son amour de Dieu qu’il proclame. Cet amour que les bons anges ont pour Dieu ne consiste pas seulement à vouloir l’adorer, le servir et lui plaire, mais aussi, et peut-être surtout, à se mettre au service de l’homme, en sachant que, par le mystère de l’Incarnation du Verbe divin, cette créature moins parfaite que lui, lui deviendra supérieure. Il faut en convenir, même si l’on peut considérer que les anges sont membres du Christ, qu’ils ne le sont pas aussi parfaitement que les hommes, puisqu’ils n’ont pas avec lui cette identité d’espèce et cette solidarité en vertu desquelles la grâce s’écoule du Christ en nous, d’un mouvement en quelque sorte naturel28. De plus, n’ayant pas péché, ils n’ont pas eu besoin de la Rédemption et la grâce leur a été conférée indépendamment du sacrifice du Sauveur. Dieu nous dit, affirme saint Jean Chrysostome : « Je commande aux anges, et toi aussi par les prémices (le Christ). Je suis assis sur le trône royal, et toi aussi par les prémices. ‘Il nous a ressuscités avec lui, est-il écrit, et assis avec lui à la droite du Père.29’ Les chérubins et les séraphins et toute l’armée céleste, les principautés, les puissances, les trônes et les dominations t’adorent à cause des prémices.30 »
Si, à la seule question de saint Michel, les cieux s’ouvrirent pour laisser choir Lucifer et ses démons éternellement maudits, la lutte, bien loin de se terminer, devint comme le moteur de l’histoire et saint Paul, dans un texte fameux, nous rappelle ces combats terribles que ne cessent de se livrer les puissances invisibles autour de nos âmes. Si saint Michel archange fut, avant l’origine des temps, le chef des cohortes célestes, il est raisonnable de croire qu’il est encore et jusqu’à la fin du monde, le stratège de cette guerre implacable où nous sommes engagés. « Toutes les fois, dit saint Grégoire le Grand, qu’il s’agit d’une œuvre de merveilleuse puissance, c’est Michel que l’on nous dit envoyé, pour que son intervention même et son nom nous donnent à entendre que personne ne peut faire ce que Dieu seul a le privilège de faire. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J’escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j’érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : Il y eut un combat contre l’archange Michel.31 »
Si vous pensez que les temps sont mauvais et que nous sommes affrontés à de formidables systèmes qui, s’arrogeant le droit de réviser la Loi divine, veulent emprisonner les âmes pour les rendre incapables de vivre avec Dieu en esprit et en vérité, qui pourriez-vous mieux appeler à votre secours que saint Michel archange ? La sublime question qui nomme l’Archange, Qui est comme Dieu ? ne s’adresse pas au seul Lucifer, ni même à ses seuls anges, elle s’adresse aussi à chaque homme et, singulièrement, aux chefs des peuples.
Si l’affreuse bête de l’Apocalypse dont les exploits funèbres remplissent les derniers temps, recule devant l’archange saint Michel, ce n’est point seulement parce qu’il crie sa formidable question, mais parce qu’il est lui-même cette question. Vous aussi, à son imitation, devenez cette question redoutable qui terrasse les démons ; criez-la aux ténèbres répandues sur le monde, par votre attention à la parole de Dieu, par votre stricte observance et par  votre pratique cultuelle. Criez-la en appliquant votre intelligence à la vérité révélée que l’Eglise vous enseigne, en soumettant votre volonté aux commandements divins que l’Eglise vous rappelle, en nourrissant vos vies des grâces que le Seigneur vous a préparées et que l’Eglise vous distribue.
Vous demandez que saint Michel vous protège et vous voulez gagner avec lui le combat contre les puissances démoniaques, alors battez-vous avec ses armes en étant, à la face du monde de ceux qui proclament que nul n’est comme Dieu. Sachez-le bien, vous ne vous battez pas, quoi qu’il puisse vous en paraître, contre des hommes, sous leurs systèmes immondes qui offensent la face du Tout-Puissant ; ce sont les démons qui agissent et ceux-là, vous n’en serez pas vainqueurs par des discours, par des suffrages électoraux, par des finesses diplomatiques ou par les armes du monde, mais par la pénitence, la prière, le sacrifice et l’observance.
Puissent vos cœurs s’ouvrir largement au mystère de l’archange saint Michel de sorte qu’il vous aide à devenir plus droits, plus forts et plus purs, témoins incorruptibles de la vérité divine qui demande notre aveu.

Notes sur le site

Les Archanges: Saint Michel, Gabriel, Raphaël

28 septembre, 2012

http://lesbonsanges.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=3&Itemid=30

Les Archanges: Saint Michel, Gabriel, Raphaël

Les Archanges
Tous les ministères des ordres angéliques se rapportent à la gloire de Dieu et à la déification de l’homme. les hommes font l’objet particulier de la sollicitude des anges. Entre eux et nous existe un commerce perpétuel, figuré par l’échelle de Jacob. (Génèse 28, 10-15) Descendre les degrés de cette échelle mystérieuse et venir, dans les occasions solennelles, remplir auprès de l’homme des missions importantes, telle est la fonction des Archanges, dont le nom signifie ange supérieur.
Bien que ces esprits célestes forment un ordre distinct, composant le deuxième chœur de la troisième hiérarchie ; bien que l’office, par conséquent, d’ambassadeur extraordinaire convienne et appartienne à ceux d’une même famille, étant semblables entre eux par les dons de la nature et de la grâce, Dieu peut cependant, tout en laissant leur mission ordinaire, qui est d’être ambassadeurs extraordinaires, se choisir et désigner dans les autres chœurs angéliques des envoyés ; ils prennent alors le nom d’archanges. C’est ainsi que nous appelons archanges les saints Michel, Gabriel, Raphaël, bien qu’ils appartiennent à l’ordre des chérubins ou des séraphins, ou qu’ils soient du nombre de ceux qui se tiennent immédiatement devant Dieu. Ils sont archanges, de ce qu’ils sont des envoyés extraordinaires.

d’après Jean de Sainte-Eulalie, 1845-1924, franciscain
——–
Le culte des Archanges donne beaucoup de consolations et de courage. Ils sont, eux aussi, répartis en divers ordres. La couleur de leurs vêtements est différente également. C’est au chœur des Archanges qu’appartiennent les sept esprits bienheureux qui se tiennent devant le trône de Dieu, prêts sans cesse à exécuter les ordres du Très-Haut.

SAINT MICHEL
Le nom de ce grand Archange signifie  » Qui est comme Dieu »
C’est Saint Michel qui est le plus près de Dieu le Père. Equipé comme un guerrier, il allie à une beauté sublime une grande puissance. Les anges de son ordre sont équipés comme lui.
On fête Saint Michel le 8 Mai et le 29 Septembre.
Ces archanges-là assistent les martyrs dans leurs tourments; ils assistent de même ceux qui ont à souffrir persécution pour Dieu. Le Dieu de miséricorde envoie alors, par l’intermédiaire de Saint Michel, un archange pour aider l’ange gardien de celui qui est persécuté. Que d’actes héroïques d’abnégation, de mortification ; que de force de volonté chez ces âmes ! Et pourtant, elles ne pensent nullement qu’elles sont redevables à leur ange du secours reçu. Les anges sont assidus au service des hommes, mais que les hommes sont ingrats à l’égard des anges!

SAINT GABRIEL
Gabriel en Hébreu signifie « Force de Dieu ». C’est l’ange de l’annonciation. Saint Gabriel est plus près de Jésus.
On célèbre sa fête le 24 Mars.
Saint Gabriel porte un vêtement sacerdotal: une aube et une étole. Il est spécialement le messager du Saint-Esprit. Ses privilèges le placent au même rang que S. Michel. Il est l’ange des «fils du Saint-Esprit», des prêtres, de toutes les âmes qui ont une ardente dévotion au Saint-Esprit, ou qui désirent pouvoir le bien servir. C’est encore le patron de la prière fervente. Les prêtres ne devraient pas laisser passer un seul jour sans l’invoquer, spécialement quand ils ont à annoncer la Parole de Dieu. Ceux qui se trouvent aux prises avec de grandes souffrances physiques ou morales doivent l’invoquer eux aussi. Il nous obtient un ardent amour pour la Mère de Dieu. Il viendra saluer à l’heure de la mort et conduire à leur Reine les âmes qui l’auront souvent salué. La beauté de l’archange Gabriel a quelque chose de plus séduisant, de plus irrésistible; elle parle davantage au cœur elle n’est pas aussi imposante que celle de Saint Michel.
C’est Saint Gabriel qui transmit de la part de Dieu aux trois Rois mages, qui étaient païens, l’ordre de partir pour Bethléem. Quand sonne l’Angélus, saluons aussi Saint Gabriel. Quel délice il dut éprouver, quand il entendit ces mots: «Voici la servante du Seigneur!» Et comme il s’est incliné, au moment où le Verbe s’est fait chair!
Saint Gabriel est également l’ange gardien de la sainte Humanité de Jésus. Ce fut lui qui, le premier, annonça aux bergers la naissance du Sauveur; lui qui fut l’ange gardien de la Sainte Famille, au cours de la fuite en Egypte; lui qui, au jardin des Oliviers, réconforta le Christ; lui encore qui, à la quatrième station sur le chemin du Calvaire, prêta assistance à la Mère de Dieu; lui enfin qui, au moment où Jésus mourut sur la croix, assista notre Rédempteur. Il fut aussi l’ange de la Résurrection, l’ange de l’Ascension. Quiconque honore Saint Gabriel sera, à l’heure de la mort, réconforté et pacifié par lui, car c’est lui qui a assisté le Seigneur quand Il est mort en croix.

SAINT RAPHAËL, L’ARCHANGE SECOURABLE
Raphael signifie « Médecine de Dieu ». Raphael est l’archange du Saint Esprit.
On fête saint Raphael le 24 Octobre.
Saint Raphaël est le patron des confesseurs et des pénitents. Quiconque l’honore fidèlement aura toujours de bons directeurs de conscience. Saint Raphaël est l’ange consolateur dans les difficultés présentes; il est notre secours dans la détresse. Il s’occupe tout spécialement de ceux qui administrent le sacrement de Pénitence et de ceux qui le reçoivent.
Les personnes engagées dans l’état du mariage ne doivent pas l’oublier non plus. Le vêtement de Saint Raphaël est retroussé et ceint d’une ceinture. De la main droite, il tient un bâton en forme de sceptre, tandis que Saint Gabriel, lui, porte un lis, Saint Michel un bouclier et une épée. Les sept dons du Saint-Esprit sont représentés par des archanges dont la beauté défie toute expression. L’archange de la patience porte un habit vert. Son visage est tourné vers le ciel, ses mains sont jointes en une fervente prière. Il y a, dans sa beauté, quelque chose d’émouvant, je dirais presque de mélancolique. Là où Dieu l’envoie pénètrent dans les âmes la résignation et la patience. Il est des personnes auprès desquelles il demeure sans cesse: natures privilégiées, qui supportent tout, même des choses qui paraissent incroyables. Partout où il jette les yeux, il y a une croix. Cet archange aide celui qui souffre avec courage à la supporter avec patience. Moi aussi, j’ai besoin de toi, aujourd’hui, archange secourable! Je ne suis pas digne de demander ta visite, mais viens, pour l’amour de Dieu, afin que le n’offense pas la patience divine par des pensées de lâcheté et d’impatience. Je médite davantage, maintenant, sur les privilèges des anges. Oh! que le ciel doit être beau!

D’après Mechtild von Thaller

Lc 2 : les anges de Noël (biblique, texte et commentaire)

5 janvier, 2012

http://www.bible-service.net/site/533.html

Lc 2 : les anges de Noël

(LE TEXTE)

2, 1 Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. 2 Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie.
3 Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville; 4 Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Béthléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David, 5 pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.
6 Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva; 7 elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes.
8 Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. 9 Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d’une grande crainte. 10 L’ange leur dit :  »Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : 11 Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur; 12 et voici le signe qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».
13 Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : 14  »Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés ».
15 Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux:  »Allons donc jusqu’à Béthléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître ». 16 Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire.
17 Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. 18 Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. 19 Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens. 20 Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.

Au fil du texte de Lc 2

(COMMENTAIRE)

L’enfant, les bergers et les anges
Voici donc le récit de la naissance de Jésus. La naissance elle-même occupe peu de place dans le texte. Elle est évoquée en un seul verset : Marie accouche d’un bébé, l’emmaillote et le couche dans une mangeoire. C’est tout.
Extrême sobriété, pas un mot de trop. Rien de spectaculaire : une mère et son bébé. On aimerait en savoir un peu plus. Où sont les autres personnages ? Où est Joseph ? Que fait-il ? L’auteur ne s’y intéresse pas. Il est pressé de nous emmener ailleurs, là où se déroule l’essentiel de son récit.
La scène principale se passe en effet dans un lieu indéterminé, mais à quelque distance de l’endroit qui a vu naître Jésus. Comme dans un théâtre, la scène s’éclaire d’une lumière venue d’en haut.

L’ange du Seigneur
Un Ange du Seigneur apparaît à des bergers. L’apparition de l’Ange du Seigneur n’est pas une nouveauté dans la Bible. Tout se déroule en effet selon un schéma classique : l’Ange du Seigneur arrive subitement, sa venue suscite le trouble, le messager divin annonce la naissance d’un enfant et il donne un signe. Luc connaît bien la Bible et les interventions de l’Ange du Seigneur.
Dans l’évangile de Luc c’est la troisième apparition de l’Ange du Seigneur. Il s’est déjà adressé à Zacharie, dans le Temple de Jérusalem, et à Marie dans sa maison de Nazareth. Dans les deux cas il s’agissait de Gabriel celui qui, dans le livre de Daniel, annonçait la venue du temps du salut. Ici, l’Ange du Seigneur n’est pas nommé pas plus que les destinataires du message. Ce sont des bergers anonymes.

L’enfant est pour vous
Le récit comporte une nouveauté. Tout ne se déroule pas selon le schéma convenu. L’annonce de la naissance, cette fois-ci, n’est pas destinée à de futurs parents, mais à des tiers. « Il ‘vous’ est né », dit l’Ange. Dieu donne cet enfant aux bergers, mais également à tout un peuple qui sera comblé de joie à l’annonce de la bonne nouvelle.
L’enfant, par ailleurs, n’est plus à venir, il est déjà là : « Il vous est né aujourd’hui », dit l’Ange. Nous entendons pour la première fois ce mot si important dans l’évangile de Luc que nous retrouverons lors du baptême de Jésus, lors de sa prédication inaugurale à Nazareth, lors de sa visite à Zachée et sur la croix, adressée à un des deux bandits : le mot « aujourd’hui ». Le temps du salut n’est plus à venir. Il est là, inauguré par la naissance de Jésus.

Les titres royaux
Le messager divin attribue maintenant l’enfant qui vient de naître une surabondance de titre royaux. Il est Christ, Seigneur et Sauveur.
Christ : c’est la traduction grecque du mot « Messie » qui désigne le roi attendu par le peuple juif issu de la descendance de David. Jésus justement est né dans le même village que David, à Béthléem.
Seigneur : autre terme royal utilisé pour désigner l’empereur. Mais c’est aussi le terme utilisé par la Bible grecque pour désigner Dieu.
Sauveur : encore un titre royal ou impérial. Les potentats de l’époque aimaient s’attribuer ce titre. Ils voulaient qu’on les appelle « bienfaiteurs » ou « sauveurs » de leur peuple. C’est également le mot que le livre des Juges emploie pour désigner les personnages providentiels que Dieu envoyait pour sauver son peuple en péril. C’est enfin un des mots qui désigne Dieu lui-même. Marie l’a employé dans son Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur. »

Le hérault du roi
Dans le récit de Luc, l’Ange du Seigneur apparaît comme un hérault qui parcourt le royaume pour énumérer les titres d’un l’enfant royal destiné à monter sur le trône. Le texte n’indique pas le lieu où apparaît l’Ange. Il précise seulement que c’est « dans le même pays », celui de Marie et de Joseph, le descendant de David. Il s’adresse à la population du pays, qui attend un roi envoyé par Dieu. Ce roi vient de naître. Les bergers, qui font partie des basses classes de la société, sont les premiers à en être avertis. C’est normal, le roi vient plus particulièrement pour eux. Plus tard le Seigneur Jésus dira : « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous. » et également : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout petits. »

Une intrigue qui se noue
Le lecteur de l’évangile est intrigué par cette déclaration solennelle. Que signifient tous ces titres ? Comment l’enfant va-t-il régner ? À la manière de César Auguste et de son représentant Quirinius que le texte vient d’évoquer ? À la manière du roi David, ancêtre de Joseph ? Comment va-t-il monter sur le trône ?
D’une façon plus pratique, le lecteur se demande comment les bergers vont trouver l’enfant. L’Ange du Seigneur ne répond à aucune de ces questions, mais, comme dans tous les autres récits d’annonces de naissances, il donne un signe. Il parle d’un enfant couché dans une crèche. Le signe donné par l’Ange est ambigu. Il semble en totale contradiction avec le message qui vient d’être donné. Comment la pauvreté et la faiblesse de l’enfant peuvent-elles être des signes royaux ?
Placé au début de l’évangile, ce message angélique joue un grand rôle. Il intrigue et invite à lire la suite du texte. Quelle va être la destinée de cet enfant royal couché dans une mangeoire ? La lecture de l’évangile, et plus particulièrement le récit de la longue marche de Jésus vers Jérusalem permettra petit à petit de comprendre le paradoxe. Mais le sens ultime de la royauté de Jésus ne pourra être comprise qu’après sa mort et sa résurrection.

Le choeur de l’armée céleste
Le récit continue avec l’arrivée d’un groupe nombreux qui occupe tout l’espace : l’armée céleste . Son rôle est semblable à celui d’un choeur dans un théâtre antique qui intervient à la fin d’une scène pour en tirer la leçon. L’armée céleste chante la louange de Dieu et la paix pour « les hommes de bienveillance ». Nouvelle expression ambiguë. De quelle bienveillance s’agit-il ? De celle des hommes ou de celle de Dieu ? S’agit-il des hommes de bonne volonté (selon les traductions anciennes) ou des hommes objets de la bonne volonté de Dieu (selon les traductions récentes) ? Pour formuler les choses différemment : Qu’est-ce qui est premier : la bonne disposition du coeur des hommes pour accueillir le salut de Dieu ou l’amour gratuit de Dieu pour les hommes ? Autres questions : de quels hommes s’agit-il ? Du peuple élu, objet de la promesse ou de tous les hommes de la terre ? Et enfin : en quoi consiste cette paix ? Est-elle intérieure ou extérieure, pour aujourd’hui ou pour demain ?
La suite de l’évangile apportera progressivement des réponses à ces questions. Comme le message de l’Ange du Seigneur, le chant de l’armée céleste s’adresse au lecteur pour susciter son intérêt. Il formule les questions essentielles, celles que la communauté chrétienne des origines se pose, celles qui continuent à se poser à notre foi.

Les nouveaux « anges »
Quand les anges sont partis, les bergers, qui jusqu’à présent semblaient figés comme des santons, s’animent à leur tour. Ils s’encouragent mutuellement et vont voir ce qui vient de s’accomplir. Ils y vont en hâte et annoncent ce qui leur a été révélé. Ceux qui les entendent sont étonnés. Nous retrouverons ce même étonnement chez Pierre, à la fin de l’évangile, quand, au matin de Pâque, les femmes lui transmettront le message des anges.
Les bergers maintenant s’en retournent pleins de joie. Ils ont pu constater que les paroles de Dieu se réalisaient. Ils sont devenus des « anges » à leur tour, c’est-à-dire des messagers et des célébrants. Comme l’Ange du Seigneur, ils ont annoncé un message de bonheur. Comme l’armée céleste, ils chantent maintenant les louanges de Dieu. Ils préfigurent le rôle de la communauté chrétienne chargée d’annoncer à tous les hommes la bienveillance de Dieu qui s’exerce par le Seigneur Jésus, notre seul Sauveur.

Joseph STRICHER
Article paru dans Les Dossiers de la Bible n° 70 (novembre 1997) p. 4-6

Qui est Saint Michel Archange ?

28 septembre, 2011

du site:

http://www.gallican.org/michel.htm

Par Dame Colette Mure – Chapelle Saint Michel Archange

Qui est Saint Michel Archange ?

Le peuple Juif considérait déjà l’Archange comme le protecteur d’Israël. Dans la tradition chrétienne, le nom de Saint Michel est cité juste après celui de Marie, Reine des anges, comme protecteur de l’Eglise.
Dans certaines prières il est invoqué comme « notre sauvegarde contre les pièges et les embûches du démon » en tant que « chef des armées de Dieu » (Josué V,14). Dans l’apocalypse (XII,7-9), Saint Jean nous dit en effet: « et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut pas trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »
Dans l’offertoire de la messe des défunts, Saint Michel est chargé de prendre soin des âmes de tous les fidèles défunts, en sorte que, lui « le porte étendard céleste, les introduise dans la sainte lumière promise à Abraham et à sa descendance. »
Saint Michel est aussi celui qui préside au culte d’adoration de Dieu, c’est lui que St Jean a vu dans le ciel, près de l’autel de Dieu, porteur de l’encensoir d’or et qui fait monter de sa main la prière des saints avec la fumée des parfums (Ap.VIII, 3-4).
La fête de la Saint Michel se célèbre le 29 septembre mais une autre fête moins importante a lieu le 8 Mai pour commémorer l’apparition de Saint Michel sur le Mont Gargan au Vème siècle. En France il est apparu aussi à Saint Aubert (Evêque) lui demandant de lui édifier une église (consacrée en 709) sur le Mont  appelé de nos jours Mont Saint Michel.
Pour mieux le connaître et appréhender son rôle auprès des hommes il parait important de méditer sur des éléments symboliques qui lui sont souvent associés.

La Balance
Pour les chrétiens l’Archange Saint Michel se trouve entre l’homme et Dieu au moment de la mort et pèse les âmes des défunts. Nous retrouvons cela gravé dans la pierre sur les tympans de certaines églises: l’Archange Saint Michel pesant les âmes en regardant droit devant lui sans se laisser distraire par le diable qui tente de faire pencher la balance de son côté. La balance est l’emblème permettant de peser, de mesurer et d’évaluer les actions et les pensées du défunt.
Elle représente également les capacités permettant à l’être humain de soupeser chacune de ses expériences, leur attribuant une juste valeur en fonction de leur véritable importance. Mise en rapport avec la date du 29 septembre, fête de Saint Michel, la balance évoque alors la toute première étape qui consiste à jeter un regard rétrospectif sur les évènements vécus au cours de l’année pour les évaluer et en tirer les leçons correspondantes.

L’épée
La tradition judéo-chrétienne nous apprend que l’Archange mit en déroute les Anges rebelles qui s’étaient détournés de la Lumière. Dieu envoya contre ceux dirigés par Satan (« l’accusateur » ou « l’adversaire » en Hébreu) l’Archange Michel et des Anges demeurés sous son autorité. Saint Michel se fit alors entendre de part et d’autre des cieux en s’écriant: « Qui est semblable à Dieu ? »
Ces paroles furent si efficaces que l’Archange de Dieu et ses Anges prévalurent et chassèrent les Anges rebelles des sphères célestes. Ainsi il n’est pas étonnant que Saint Michel Archange soit représenté comme un chevalier armé d’une épée étincelante s’apprêtant à terrasser le démon (symbolisé souvent par un dragon).
L’épée évoque la guerre. Il ne s’agit pas toutefois d’une guerre destructrice cherchant à assouvir des instincts belliqueux, mais d’une guerre constructive. En effet il est important de noter que Saint Michel ne tue pas le dragon mais qu’il le tient en respect  à la pointe de son épée: il le maîtrise et le contrôle. Ainsi l’épée que brandit Saint Michel est pour l’homme l’outil d’une guerre sainte menée contre les égarements de la dimension corporelle et conduisant à sa réconciliation avec la dimension spirituelle.
L’épée peut être vue comme l’emblème de la rédemption pour une adéquation entre la vie extérieure de l’homme et sa vie intérieure (spirituelle).
En fait on pourrait résumer cela à: chercher à « vivre en vérité » en combattant toute dissonance intérieure, rectifiant ainsi notre personnalité pour l’amener à se conformer aux lois de l’esprit. C’est ce que nous rapporte également le récit de la Genèse à propos de la chute de l’homme. Il voulut à son tour « devenir Dieu », c’est à dire faire de sa dimension extérieure l’essence même de son être. C’est de ce piège que cherche à nous préserver Saint Michel en invitant l’homme à entrer en sa dimension intérieure afin qu’il s’élève vers Dieu.

La Cuirasse
Saint Michel est très souvent représenté avec une cuirasse de chevalier qui lui colle à la peau (elle ne laisse aucune prise et aucun interstice où « le malin » pourrait s’accrocher. Cette cuirasse a même valeur qu’un bouclier, arme passive et défensive par excellence. Elle sert à sa protection.
Cette cuirasse, ce bouclier dont le chrétien doit se revêtir pour le « combat spirituel », c’est sa Foi en Dieu. Foi inébranlable qui ne laisse pas de prise au doute et contre laquelle se brise tous les arguments qui lui sont néfastes et toutes les tentations inutiles.

L’étendard
En tant que chef des armées de Dieu, l’iconographie religieuse représente souvent Saint Michel à la tête d’une troupe innombrable d’Anges et portant l’étendard de la croix, emblème de ralliement des Anges restés fidèles à Dieu.
Cet étendard devrait être pour nous le symbole de ralliement à une cause commune et incarner en ce sens le dépassement des limites de l’ego et l’élévation de la conscience vers des principes plus universels et altruistes.
En Résumé
A partir du 29 septembre, date de la fête de Saint Michel et jusqu’au temps de l’Avent qui recommence l’année liturgique, le cycle temporal invite à entrer en nous-mêmes pour évaluer de manière objective la portée de nos actes, de nos paroles et de nos pensées de l’année écoulée pour ensuite en rectifier les égarements (maîtriser nos actes, nos paroles et nos émotions)et enfin, mettre au service de tous les « ressources » dont nous disposons.
Saint Michel Archange est donc le vecteur de cette lutte du bien et du mal dans le monde mais aussi en nous. Il dirige ce combat spirituel en nous permettant de corriger les effets du mal et d’en tarir la source. C’est Lui qui nous permet de nous « transfigurer ». Il se trouve à peser l’âme des défunts mais Il nous demande aussi à nous, vivants, de mourir à cet état de vieil homme qui à chuté et de renaître à l’homme nouveau. Ce n’est pas grandir mais changer littéralement en se laissant pénétrer par la puissance d’amour de Dieu, un peu comme la chenille qui devient papillon; elle ne se contente pas de grandir, c’est une véritable métamorphose!
L’eucharistie, les sacrements et la prière sont là pour nous aider, en changeant notre mode de relation aux autres, en nous introduisant dans la lumière de la résurrection, en laissant le regard de ce monde pour adopter le regard d’amour de l’Esprit-Saint attention de ne pas se tromper : le but n’est pas de se déconnecter du monde ni de brimer son corps pour élever son esprit. La spiritualité n’est pas de fuir le corporel, de l’abandonner ou de le neutraliser comme on a voulu nous le faire croire pendant si longtemps mais, d’introduire l’Esprit dans le corps pour transmuter le corps. Ils méritent tout deux attention et respect. Nous devons leur permettre de grandir ensemble en harmonie afin de pouvoir mieux être et rayonner.
Saint Michel Archange ne demande pas plus que notre accord et notre prière pour nous aider à grandir en ce sens.

29 Septembre: Michel, Gabriel et Raphaël Archanges – Pape Benoît

28 septembre, 2011

du site: 

 http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2007/documents/hf_ben-xvi_hom_20070929_episc-ordinations_fr.html
 
CHAPELLE PAPALE POUR L’ORDINATION ÉPISCOPALE DE SIX NOUVEAUX ÉVÊQUES

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

 29 Septembre: Michel, Gabriel et Raphaël Archanges

Basilique Vaticane

Samedi 29 septembre 2007

Chers frères et sœurs,

Nous sommes rassemblés autour de l’autel du Seigneur en une circonstance dans le même temps solennelle et heureuse:  l’ordination épiscopale de six nouveaux Evêques, appelés à exercer différentes tâches au service de l’unique Eglise du Christ. Il s’agit de Mgr Mieckzyslaw Mokrzycki, Mgr Francesco Brugnaro, Mgr Gianfranco Ravasi, Mgr Tommaso Caputo, Mgr Sergio Pagano, Mgr Vincenzo Di Mauro. J’adresse à tous mon salut cordial avec un baiser fraternel. Un salut particulier va à Mgr Mokrzycki qui, avec l’actuel Cardinal Stanislaw Dziwisz, a servi pendant de nombreuses années le Saint-Père Jean-Paul II comme secrétaire et qui ensuite, après mon élection comme Successeur de Pierre, a également été mon secrétaire avec une grande humilité, compétence et dévouement. Avec lui, je salue l’ami du Pape Jean-Paul II, le Cardinal Marian Jaworski, à qui Mgr Mokrzycki apportera son aide en tant que Coadjuteur. Je salue en outre les Evêques latins d’Ukraine, qui sont ici à Rome pour leur visite « ad limina Apostolorum ». Ma pensée va également aux Evêques grecs-catholiques – j’ai rencontré certains d’eux lundi dernier -, et à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine. Je souhaite à tous les bénédictions du Ciel pour leurs efforts qui visent à garder active dans leur terre la force guérissante et corroborante de l’Evangile du Christ et à la transmettre aux futures générations.
Nous célébrons cette ordination épiscopale en la fête des trois Archanges qui sont mentionnés par leur nom dans l’Ecriture:  Michel, Gabriel et Raphaël. Cela nous rappelle à l’esprit que dans l’antique Eglise – déjà dans l’Apocalypse – les Evêques étaient qualifiés d’ »anges » de leur Eglise, exprimant de cette façon un lien intime entre le ministère de l’Evêque et la mission de l’Ange. A partir de la tâche de l’Ange, on peut comprendre le service de l’Evêque. Mais qu’est-ce qu’un Ange? L’Ecriture Sainte et la Tradition de l’Eglise nous laissent entrevoir deux aspects. D’une part, l’Ange est une créature qui se trouve devant Dieu, orientée de tout son être vers Dieu. Les trois noms des Archanges finissent par le mot « El », qui signifie Dieu. Dieu est inscrit dans leurs noms, dans leur nature. Leur véritable nature est l’existence en vue de Lui et pour Lui. C’est précisément ainsi que s’explique également le deuxième aspect qui caractérise les Anges:  ils sont les messagers de Dieu. Ils apportent Dieu aux hommes, ils ouvrent le ciel et ouvrent ainsi la terre. C’est précisément parce qu’ils sont auprès de Dieu, qu’ils peuvent être également très près de l’homme. En effet, Dieu est plus intime à chacun de nous que nous ne le sommes à nous-mêmes. Les Anges parlent à l’homme de ce qui constitue son être véritable, de ce qui dans sa vie est si souvent couvert et enseveli. Ils l’appellent à rentrer en lui-même, en le touchant de la part de Dieu. Dans ce sens également, nous qui sommes des êtres humains devrions toujours à nouveau devenir des anges les uns pour les autres – des anges qui nous détournent des voies de l’erreur et qui nous orientent toujours à nouveau vers Dieu. Si l’Eglise antique appelle les Evêques « anges » de leur Eglise, elle entend dire précisément cela:  les Evêques eux-mêmes doivent être des hommes de Dieu, ils doivent vivre orientés vers Dieu. « Multum orat pro populo » – « Prie beaucoup pour le peuple », dit le Bréviaire de l’Eglise à propos des saints Evêques. L’Evêque doit être un orant, quelqu’un qui intercède pour les hommes auprès de Dieu. Plus il le fait, plus il comprend également les personnes qui lui sont confiées et il peut devenir un ange pour eux – un messager de Dieu, qui les aide à trouver leur véritable nature, elles-mêmes, et à vivre l’idée que Dieu a d’elles.
Tout cela devient encore plus clair si nous regardons à présent les figures des trois Archanges dont l’Eglise célèbre la fête aujourd’hui. Il y a tout d’abord Michel. Nous le rencontrons dans l’Ecriture Sainte, en particulier dans le Livre de Daniel, dans la Lettre de l’Apôtre saint Jude Thaddée et dans l’Apocalypse. Dans ces textes, on souligne deux fonctions de cet Archange. Il défend la cause de l’unicité de Dieu contre la présomption du dragon, du « serpent antique », comme le dit Jean. C’est la tentative incessante du serpent de faire croire aux hommes que Dieu doit disparaître, afin qu’ils puissent devenir grands; que Dieu fait obstacle à notre liberté et que nous devons donc nous débarrasser de Lui. Mais le dragon n’accuse pas seulement Dieu. L’Apocalypse l’appelle également « l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu » (12, 10). Celui qui met Dieu de côté, ne rend pas l’homme plus grand, mais lui ôte sa dignité. L’homme devient alors un produit mal réussi de l’évolution. Celui qui accuse Dieu, accuse également l’homme.  La  foi  en Dieu défend l’homme dans toutes ses faiblesses et ses manquements:  la splendeur de Dieu resplendit sur chaque individu. La tâche de l’Evêque, en tant qu’homme de Dieu, est de faire place à Dieu dans le monde contre les négations et de défendre ainsi la grandeur de l’homme. Et que pourrait-on dire et penser de plus grand sur l’homme que le fait que Dieu lui-même s’est fait homme? L’autre fonction de Michel, selon l’Ecriture, est celle de protecteur du Peuple de Dieu (cf. Dn 10, 21; 12, 1). Chers amis, vous êtes vraiment les « anges gardiens » des Eglises qui vous seront confiées! Aidez le Peuple de Dieu, que vous devez précéder dans son pèlerinage, à trouver la joie dans la foi et à apprendre le discernement des esprits:  à accueillir le bien et à refuser le mal, à rester et à devenir toujours plus, en vertu de l’espérance de la foi, des personnes qui aiment en communion avec le Dieu-Amour.
Nous rencontrons l’Archange Gabriel, en particulier dans le précieux récit de l’annonce à Marie de l’incarnation de Dieu, comme nous le rapporte saint Luc (1, 26-39). Gabriel est le messager de l’incarnation de Dieu. Il frappe à la porte de Marie et, par son intermédiaire, Dieu demande à Marie son « oui » à la proposition de devenir la Mère du Rédempteur:  de donner sa chair humaine au Verbe éternel de Dieu, au Fils de Dieu. Le Seigneur frappe à plusieurs reprises à la porte du cœur humain. Dans l’Apocalypse, il dit à l’ »ange » de l’Eglise de Laodicée et, à travers lui, aux hommes de tous les temps:  « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi » (3, 20). Le Seigneur se trouve à la porte – à la porte du monde et à la porte de chaque cœur en particulier. Il frappe pour qu’on le laisse entrer:  l’incarnation de Dieu, son devenir chair doit continuer jusqu’à la fin des temps. Tous doivent être réunis dans le Christ en un seul corps:  c’est ce que nous disent les grands hymnes sur le Christ dans la Lettre aux Ephésiens et dans celle aux Colossiens. Le Christ frappe. Aujourd’hui aussi, Il a besoin de personnes qui, pour ainsi dire, mettent à sa disposition leur propre chair, qui lui donnent la matière du monde et de leur vie, servant ainsi à l’unification entre Dieu et le monde, à la réconciliation de l’univers. Chers amis, votre tâche est de frapper au nom du Christ aux cœurs des hommes. En entrant vous-mêmes en union avec le Christ, vous  pourrez également assumer la fonction de Gabriel:  apporter l’appel du Christ aux hommes.
Saint Raphaël nous est présenté, en particulier dans le livre de Tobie, comme l’Ange auquel est confiée la tâche de  guérir.  Lorsque  Jésus envoie ses disciples en mission, la tâche de l’annonce de l’Evangile s’accompagne également toujours de celle de guérir. Le Bon Samaritain, en accueillant et en guérissant la personne blessée qui gît au bord de la route, devient sans paroles un témoin de l’amour de Dieu. Cet homme blessé, qui a besoin d’être guéri, c’est chacun de nous. Annoncer l’Evangile signifie déjà en soi guérir, car l’homme a surtout besoin de la vérité et de l’amour. Dans le Livre de Tobie, on rapporte deux tâches emblématiques de guérison de l’Archange Raphaël. Il guérit la communion perturbée entre l’homme et la femme. Il guérit leur amour. Il chasse les démons qui, toujours à nouveau, déchirent et détruisent leur amour. Il purifie l’atmosphère entre les deux et leur donne la capacité de s’accueillir mutuellement pour toujours. Dans le récit de Tobie, cette guérison est rapportée à travers des images légendaires. Dans le Nouveau Testament, l’ordre du mariage, établi dans la création et menacé de multiples manières par le péché, est guéri par le fait que le Christ l’accueille dans son amour rédempteur. Il fait du mariage un sacrement:  son amour, qui est monté pour nous sur la croix, est la force qui guérit et qui, au sein de toutes les confusions, donne la capacité de la réconciliation, purifie l’atmosphère et guérit les blessures. La tâche de conduire les hommes toujours à nouveau vers la force réconciliatrice de l’amour du Christ est confiée au prêtre. Il doit être « l’ange » qui guérit et qui les aide à ancrer leur amour au sacrement et à le vivre avec un engagement toujours renouvelé à partir de celui-ci. En deuxième lieu, le Livre de Tobie parle de la guérison des yeux aveugles. Nous savons tous combien nous sommes aujourd’hui menacés par la cécité à l’égard de Dieu. Comme le danger est grand que, face à tout ce que nous savons sur les choses matérielles et que nous sommes en mesure de faire avec celles-ci, nous devenions aveugles à la lumière de Dieu! Guérir cette cécité à travers le message de la foi et le témoignage de l’amour, est le service de Raphaël confié jour après jour au prêtre et, de manière particulière, à l’Evêque. Ainsi, nous sommes spontanément portés à penser également au sacrement de la Réconciliation, au Sacrement de la Pénitence qui, au sens le plus profond du terme, est un sacrement de guérison. En effet, la véritable blessure de l’âme, le motif de toutes nos autres blessures, est le péché. Et ce n’est que s’il existe un pardon en vertu de la puissance de Dieu, en vertu de la puissance de l’amour du Christ, que nous pouvons être guéris, que nous pouvons être rachetés.
« Demeurez dans mon amour », nous dit aujourd’hui le Seigneur dans l’Evangile (Jn 15, 9). A l’heure de l’ordination épiscopale, il vous le dit à vous de manière particulière, chers amis! Demeurez dans cette amitié avec Lui, pleine de l’amour qu’en cette heure, Il vous donne à nouveau! Alors, votre vie portera du fruit – un fruit qui demeure (Jn 15, 16). Chers frères, afin que cela vous soit donné, prions tous pour vous en cette heure. Amen.

- 7 – CREATURES de DIEU : L’ANGE -

15 mars, 2011

du site:

http://www.serviam.net/dossierprotect/marchetoile/marchcadre.html
                
- 7 – CREATURES de DIEU : L’ANGE -

Les Livres Saints nous apprennent que Dieu a tiré du néant
un monde invisible, constitué d’esprits :
on dit un monde spirituel. C’est celui des Anges.

Puis un monde visible, constitué de corps :
on dit un monde corporel. C’est celui de la Terre et des Astres.

Et enfin, tenant à la fois des mondes spirituel et corporel
parce qu’il possède à la fois un esprit et un corps : l’homme.

Qui sont les Anges ?
Ce sont des êtres uniquement Spirituels : des Esprits.
La Sainte Ecriture et la Tradition le disent :
 » Nature : Esprit. Fonction : Ange. »
L’ange est serviteur et messager de Dieu.

Comme toutes les créatures de Dieu,
les Anges sont libres de leurs décisions, de leurs choix,
à l’exception, comme nous, de décider ce qui est le Bien ou le Mal
car ce pouvoir de décision n’appartient qu’à Dieu lui-même.

Quelle est la mission des Anges ?
Les Anges sont au service :
du Christ Jésus, de son Eglise et de nous-mêmes.

* Ils sont d’abord au service de Jésus, seconde Personne de Dieu.
St Paul, qui en eut la révélation, le dit (Col 1-16) :
 » Tout a été créé par Lui et pour Lui. »
Appelés « Fils de Dieu », ils Le servent dès la Création.

Dans la première Alliance, l’Ancien Testament :
ils ferment le Paradis (Gen 3-24),
ils protègent Lot (Gen 19),
sauvent Agar et son enfant (Gen 21-17),
arrêtent la main d’Abraham (Gen 22-11),
font connaître la Loi de Dieu (Actes 7-53),
conduisent son Peuple (Exo 23-20 à 23),
annoncent les naissances (Jug 13) et les vocations (Jug6-11à24)(Is 6-6)
assistent les prophètes (1 roi 19-5),
enfin Gabriel annonce Jean Baptiste et la venue du Christ (Lc 1-11à26).

Dans la seconde Alliance, le Nouveau Testament :
ils préviennent les bergers (Lc 2-9à14),
conseillent St Joseph (Mt 1-20),
ordonnent la fuite en Egypte (Mt 2-13à19),
servent Jésus au désert (Mc 1-12),
le réconfortent pendant l’Agonie (Lc 22-43),
annoncent la Résurrection (Mc 16-5à7).

* Ils sont ensuite au service de l’Eglise du Christ :
ils libèrent les Apôtres de prison (Ac 5-18à20),
poussent Philippe à baptiser un chef Ethiopien (Ac 8-26à40),
conduisent le Centurion Corneille vers St Pierre (Ac 10-3à8),
délivrent St Pierre, puis les Apôtres, du cachot (Ac 12-6à11),
apparaissent à St Paul pendant un voyage (Ac 27-23à35).

* Ils sont enfin à notre service, de la naissance à la mort :
ils veillent sur les tout petits (Mat 18-10),
protègent ceux qui aiment Dieu (Ps 33-8),
les soutiennent dans les épreuves (Ps 90-11&12),
et, à la mort, conduisent notre âme vers Dieu (Lc 16-22).

Tous ces anges s’affairent comme des Anges Gardiens.
À constater leur empressement et leurs multiples tâches
on peut, et on doit, considérer que chacun de nous a le sien.

Qui est Satan ?
Le Satan signifie l’Adversaire.
Satan est un ange déchu -dépossédé, privé, dégradé, tombé-
Satan était pourtant un ange aimé de Dieu, comme les autres,
puisque son nom était Lucifer : celui qui porte la Lumière.

Mais il a trangressé l’interdit de Dieu.
Par orgueil, il a refusé Son autorité sur le Bien et le Mal
et il a entrainé d’autres anges dans sa révolte.
Ces anges sont ainsi devenus des démons.

Dieu les a chassés de son Royaume
car ils se complaisent dans la révolte et refusent tout repentir.
Cependant, fidèle à ses promesses,
Dieu les laisse, pour l’éternité, libres de leurs choix
et responsables de leurs conséquences.

* Satan et ses démons sont donc libres.
Ce qui explique que, dans leur haine de Dieu,
ils cherchent à nous entraîner.
Comment opèrent-ils ? En cultivant notre orgueil,
en multipliant, devant nous, les tentations de désobéir à Dieu.
Satan n’a-t-il pas essayé de tenter Jésus lui-même ? (Mat 4-1à11)

Satan étant l’ennemi de Dieu, est donc aussi le nôtre.

Il nous faut alors combattre Satan.
Ce combat est permanent entre lui et nous.

* Sommes-nous aidés dans ce combat ?
Seuls, nous ne pourrions vaincre.
C’est pourquoi Dieu a chargé les Anges, ses fidèles,
de s’interposer entre les démons et nous.
À ce titre Saint Michel, l’Archange, est le chef de la Milice Céleste.
Chacun de nous bénéficie de la protection d’un ange gardien
qui peut intervenir sur notre « appel », notre prière.

* Mais, selon le dicton : »Aide-toi, le Ciel t’aidera »,
Dieu ne nous aidera pas contre Satan
si nous ne faisons rien de nous-mêmes.
Jésus a dit :  » Le Royaume des Cieux est semblable à un homme
qui a semé du bon grain dans son champ.
Mais pendant que les gens dormaient
son ennemi est venu semer de l’ivraie au milieu du blé
et s’en est allé  » (Mat 13-24&25)

Alors ne restons pas sans rien faire. Agissons :
Quand nous cultivons les qualités que Dieu a semé en nous,
nous nous rapprochons du Bien, donc de Dieu.
Quand nous laissons pousser l’ivraie de nos défauts,
nous nous rapprochons du Mal, donc de Satan.

Et souvenons-nous : Lorsque la tentation de mal faire est là,
si notre conscience n’est pas assez forte,
une seule arme existe : la prière.

René Seignette, Catéchiste,
Association canonique Saint-Charles Borromée

Shalom Aleichem: Les anges de tous les jours (Écrit par Rabbi Chaim Steinmetz )

4 mars, 2011

du site:

http://www.thefoundationstone.org/fr/shabat/themes/2019-shalomaleichemeverydayangels.html

Shalom Aleichem: Les anges de tous les jours 
 
Écrit par Rabbi Chaim Steinmetz 
 
Anges de tous les jours: Qu’est-ce qu’un ange? Mentionné dans toute la littérature juive de la Bible en avant, l’existence des anges est à la fois universellement acceptée et vaguement compris.
Tapi dans l’au-delà entre le ciel et la terre, la nature précise des anges fait l’objet d’une bonne dose de controverse. Sont-ils des êtres indépendants, ou les manifestations de Dieu? Ont-ils une image physique? Peuvent-ils choisir leurs actions, et peut-être même le péché? Sont-ils jaloux des êtres humains? Est-il acceptable pour prier pour les anges?
Beaucoup de ces questions sont approfondies dans le cadre des débats entre les mystiques et des rationalistes, des débats qui sont territoire familier à quiconque a étudié la philosophie médiévale juive. D’un côté, il ya des philosophes qui réduisent la nature des anges au minimum philosophique, car une représentation plus forte des anges serait une menace pour le monothéisme pur. Pour les rationalistes, les anges, comme des êtres qui peuvent être prié et peut intercéder pour l’homme, en contradiction avec l’idée que la Bible souligne que «l’Eternel est Dieu dans le ciel au-dessus, et bas sur la terre: il n’y a point d’autre. » (Deut. 4:40). D’autre part, des mystiques vois des anges comme un élément d’un être spirituel variée et complexe du monde qui habite l’espace entre Dieu et l’homme au-dessus-dessous; anges mais d’une multitude de créatures spirituelles dans les quatre mondes qui s’étendent de Dieu à l’intégrité physique monde. La nature spécifique des anges est vague, un sujet qui est débattu et discutable.
Le mot hébreu pour Angel est ambigu. Le mot employé pour Angel, « Malach », signifie littéralement « messager », le mot «Malach» peut désigner aussi bien au jeune homme transporter un paquet à vélo d’un bureau du centre-ville à l’autre, ou l’esprit ailé porteur d’un message de Dieu à l’homme. En effet, à plusieurs reprises dans le récit biblique, les commentaires ne savez pas si le mot «Malach » se réfère à un ange, ou tout simplement une chair et de sang Messenger! Je dirais que cette ambiguïté n’est pas une coïncidence, la Torah délibérément choisi de quitter l’identité des anges sombres, pour donner une leçon importante. La Torah veut nous faire changer notre regard, et au lieu de chercher à ailes anges au-dessus, ouvrir les yeux sur les anges tous les jours ci-dessous.
Afin de trouver des « anges tous les jours», il faut apprécier le fait que des clins d’?il de Dieu à l’homme de temps à autre. « Dieu a de nombreux messagers », et parfois le message est pour nous. En effet, certains des rabbins du Talmud voulait l’entendre aux écoliers de mémorisation de la Bible, certains que le verset de l’enfant a été récitant contenait un message caché. Et dans la vie quotidienne, il ya des anges tous les jours, sur une mission divine pour nous rendre plus forts en nous encourageant, nous protéger, et même la lutte avec nous.
Parfois, même les rationalistes comme moi peut sentir la présence des anges. Ma femme Lisa et j’ai eu du mal à avoir des enfants en la troisième année de notre mariage. Un vendredi soir, après une longue semaine, nous avons choisi de dîner seul à la maison. Comme nous faisions Kiddouch, nous avons entendu frapper à la porte. Dehors, c’était un jeune homme hassidique avec sa femme très enceinte. Ils avaient été le moteur de Crown Heights à Monsey, mais est resté coincé dans le trafic et a dû sortir de la route avant Shabbat a commencé. Après avoir trouvé le chemin de la synagogue de la réforme, ils sont tombés sur le rabbin conservateur, qui a sagement les a dirigés vers notre maison, la maison du rabbin orthodoxe, plus d’un mile de distance. (Je suppose que la mitsva de personnes accueillantes apporte tous les Juifs.). Nous n’avions pas préparé pour les invités, mais a réussi à mettre à l’aise, et nous avons partagé notre maison et notre nourriture avec nos visiteurs inattendus. Lisa et je me sentais comme si la prise en invités de cette semaine était notre obligation particulière: après tout, que le Chabbat est la Parasha de Vayera, où Abraham et Sarah hospitalité exceptionnelle de trois étrangers qui viennent en leur tente.
Or, il s’avère que les trois étrangers qui visitent Abraham et Sarah sont en fait des anges. Il s’avère aussi qu’ils viennent de dire au vieux couple qu’ils vont enfin avoir un enfant.
Abraham et Sarah ont un fils un an plus tard. Et, comme il s’avère, après avoir invité dans nos invités inattendus enceintes, Lisa et j’ai eu des jumeaux dix mois plus tard.
Cette jeune mari et femme ne sont pas des anges, mais il ne fait aucun doute dans notre esprit qu’ils ont été Malachim, messagers de Dieu. Ils sont venus portant la bonne nouvelle, et le message qu’il est important non seulement pour remplir nos foyers avec des enfants, mais aussi d’ouvrir nos maisons d’hôtes.
Ils ont été tous les jours anges portant un message d’extraordinaire. Chaim Steinmetz rabbin

Les Anges et la Création

20 janvier, 2011

du site:

http://www.spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/ref-10.html#07

Les Anges et la Création

Au sein du vide chaos, de l’immobile éternité, Dieu a jeté son Verbe : et soudain la création a jailli.
Dans l’espace immense, la lumière a bondi en reflets étincelants ; les sphères, les mondes, les univers ont paru. Les eaux se sont séparées, s’élevant vers les cieux ou se condensant vers la terre, qui prend sa forme, une forme vague d’abord, bientôt plus distincte.
A la face de cette terre, les eaux se rapprochent, se resserrent. L’élément liquide se sépare de l’élément aride. Peu à peu, se révèlent, se montrent, s’accusent davantage les reliefs du sol, ses lignes harmonieuses, montagnes et collines, fleuves et rivières.
Le Seigneur dessine pour l’avenir – éternel présent pour lui – les limites des empires et des royaumes.
Créés d’abord, les Anges sans doute ont assisté à cette œuvre divine, à ces grandioses transformations. Alors, ce semble, a commencé leur rôle dans cette création. Ils ont été préposés à la garde des parties diverses de ces mondes sortis du chaos, à la parole de Dieu.
Ce que nous disons là n’est pas imagination ou rêve de poète. Les docteurs de l’Eglise soutiennent cette interprétation, et l’Eglise ne la désapprouve pas.
Tous les êtres corporels sont gouvernés par les Anges, a pu dire saint Thomas, l’Ange de l’école. Toute chose visible en ce monde est soumise à un pouvoir angélique, avait dit déjà saint Augustin. Et l’Apocalypse, avant eux, nous avait parlé de l’Ange qui domine sur le feu, de l’Ange encore qui a pouvoir sur les eaux.
Est-il téméraire après cela de croire que cette terre mobile sous nos pas, que ces mondes voyageurs sur nos têtes, que ces astres soudain allumés dans la nuit, obéissent à la poussée mystérieuse de l’Ange à qui Dieu les confia dès leur origine ?
Cette opinion ne supprime pas les lois de la nature ; mais ces lois aveugles dirigées par une intelligence angélique, sous le vaste regard de Dieu qui à la fois embrasse tout, nous paraissent avoir un tout autre intérêt et revêtir une autre grandeur.
D’instinct, l’homme est porté à voir là autre chose qu’une force inconsciente. Il y voit une intelligence générale, il y voit aussi des intelligences particulières.
Ça a été peut-être l’origine de la mythologie antique.
L’idolâtrie, oubliant l’intelligence suprême, gardait sous des appellations diverses, les intelligences particulières. Le soleil devenait le brillant Apollon, la lune, la blonde Phœbé. Je fais grâce des autres.
Toute erreur n’est qu’une déviation de la vérité, et l’erreur s’agrandit avec le temps comme s’écarte davantage, à mesure qu’elle se poursuit, toute déviation faite à la ligne directe.
A qui nous reprocherait encore – le reproche vieillit – de manquer de merveilleux chrétien, d’ôter sa poésie à cette nature que les anciens animaient de leurs dieux et de leurs déesses, nous pourrions répondre que nous l’avons gardée, cette nature, dans toute sa vérité, sans rien lui enlever de son originale et poétique beauté.
Il n’est pas téméraire de croire que les Anges sont préposés à la garde, à la direction des mondes. C’est le sentiment commun des Pères. « Royaumes et nations sont sous la domination des Anges », dit saint Epiphane. Peuples et cités sont partagés comme des gouvernements entre les Anges, dit Clément d’Alexandrie. Daniel nous cite l’Ange des Perses et des Grecs.
Au moment où Dieu par ses montagnes, ses fleuves, ses océans, dessinait les futures limites des empires, a-t-il donné à ses Anges attentifs, étonnés, la tâche qui incombait à chacun d’eux sur ces empires et royaumes ? nous ne saurions l’affirmer. Toutefois, rien ne nous défend de pencher pour cette affirmative.
Pour ce qui concerne notre bien-aimée patrie, il nous est doux de penser qu’à l’heure où émergeaient les Alpes, les Pyrénées, les Cévennes ; à l’heure où l’Océan se retirait lentement des campagnes normandes, des landes bretonnes, l’Archange Michaël, debout sur le mont tombe, marquait la place où s’élèverait le sanctuaire de saint Michel au péril de la mer, vrai palladium français. En outre, là-bas vers l’Est, aux premiers soleils irisant les plateaux de Lorraine, ce même Archange devait contempler le lieu où il dirait un jour à une aimable enfant, à Jeanne d’Arc, la parole qui sauve la patrie expirante : Fille de Dieu, va, va faire cesser la grande pitié qui est au royaume de France.
Et cette pensée, encore une fois, nous est, en nos tristesses, joie et réconfort, car ce qui fut jadis nous fait espérer ce qui sera peut-être dans un avenir prochain, l’intervention visible de l’Ange de la France.

L’Ange Gardien – Juillet 1897 – pp.75-77

Fête des saints Anges gardiens

1 octobre, 2010

du site:

http://www.spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/mois01.html

Fête des saints Anges gardiens

Il nous est doux, chaque année, de voir arriver la fête des saints Anges gardiens, car elle nous donne une occasion toute particulière de dire un mot sur la dignité, les fonctions, le crédit de nos bons Anges, sur les services qu’ils nous rendent et sur nos devoirs envers eux.
C’est en nous pénétrant bien de tout cela, au moins une fois dans l’année, que nous comprendrons mieux ce que nous valons aux yeux de Dieu et combien le ciel est beau, puisque, pour nous y conduire à travers les orages de la vie, Dieu donne à chacun de nous, en la personne de notre Ange gardien, un pilote habile, un défenseur invincible, un ami tendre et fidèle.

Hélas ! que de chrétiens oublient que Dieu les aime au point qu’il leur a donné un Ange, au moment de leur naissance, pour les garder, les préserver de tout mal, les diriger dans les difficultés et les tourments de la vie, les guérir, les sauver !
Oui, Dieu a voulu qu’un Ange soit continuellement à notre service, un Ange de son beau paradis, un Ange pour nous servir de trait d’union entre sa majesté et notre petitesse, pour nous couvrir de ses grandeurs et de sa gloire en ce monde où tout est misérable et vil. Quel honneur divin en notre faveur ! Comme saint Jérôme a raison de s’écrier : « Quelle est donc la dignité des âmes, puisque chacune d’elles reçoit à son entrée dans la vie un Ange chargé par Dieu lui-même de veiller à sa garde ? »
« Nos Anges gardiens, dit saint Bernard, nous aident et nous protègent dans toutes les positions, toutes les circonstances de notre vie. Ils travaillent à notre salut avec une sollicitude active, infatigable, que rien ne peut décourager. Ils le font en nous montrant la voie à suivre, en écartant les obstacles, en combattant avec nous, en nous fortifiant dans les dangers. »
« Ils portent au pied du trône de Dieu, ajoute Bossuet, nos prières, nos bonnes œuvres, nos désirs, nos pensées, et surtout nos larmes, notre repentir, nos souffrances endurées pour l’amour de Dieu avec humilité et patience. »
Enfin, quand la mort arrive, dans ces derniers combats où va se décider notre sort éternel, enseignent les théologiens, ils redoublent de vigilance pour réprimer la fureur des démons, pour ramener dans notre cœur abattu l’esprit de componction, de pénitence et de ferveur.
La mission des Anges gardiens se continue même au delà du tombeau. Ils nous visitent en purgatoire, ils nous consolent, ils nous rendent plus douce l’espérance de jouir bientôt des délices du ciel, ils obtiennent des suffrages en notre faveur, ils négocient auprès de Dieu la grande affaire de notre délivrance.

Quelle récompense est digne de tant de bienfaits, et comment ne pas aimer les bons Anges ? Nous les aimerons et nous reconnaîtrons dignement leurs services si nous contribuons, selon notre pouvoir, à l’accroissement du culte de ces célestes protecteurs, si nous nous efforçons surtout à leur rendre amour pour amour.
Oh ! respectons toujours leurs chastes regards ; ne les forçons point à rougir de notre conduite ou à fuir loin de notre âme, couverte de la lèpre du péché.
Comme la mauvaise odeur chasse les colombes, et la fumée les abeilles, ainsi le péché fait fuir les bons Anges.
Ayons une confiance sans bornes en leur protection, car ils sont puissants, prudents et fidèles. Invoquons-les souvent et suivons leurs saintes inspirations. Ne passons jamais un jour sans réciter pieusement cette petite prière à notre bon Ange : « Ange de Dieu qui êtes mon gardien et à qui j’ai été confié par la Bonté divine, éclairez-moi, défendez-moi, conduisez-moi et dirigez-moi. »

Le souverain Pontife Pie VI (bref du 2 octobre 1795) a accordé à tous les fidèles : I° une indulgence de 100 jours, chaque fois que, de cœur au moins contrit et avec dévotion, ils réciteront cette prière ; 2° une indulgence plénière, en la fête des saints Anges gardiens, à ceux qui l’auront récitée, matin et soir, toute l’année, pourvu que, confessés et communiés, ils visitent en ce jour une église ou un oratoire public et y prient pour le Souverain Pontife ; 3° enfin, une indulgence plénière à l’article de la mort (bref du 11 juin 1796).

Ayons donc à cœur de propager le culte des saints Anges gardiens, et honorons-les par notre piété. Anges de la terre, rivalisons avec les Anges du ciel de zèle et d’amour pour la gloire de Dieu. Alors, quand la mort, déployant sur nous ses ailes funèbres, après une lutte cruelle, aura imprimé le cachet de sa victoire sur notre corps, notre bon Ange gardien lui-même prendra notre âme et la portera dans les cieux, où nous jouirons à jamais, avec lui, avec tous les Anges et les saints, de l’éternelle félicité.

P. Angély
Extrait de la revue « L’Ange Gardien » n°6 – Octobre 1899

Octobre : Mois des Anges Gardiens

1 octobre, 2010

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Octobre : Mois des Anges Gardiens

Octobre est le mois des saints Anges gardiens, esprits bienheureux que Dieu a créés pour sa gloire et son service d’abord, mais aussi pour nous protéger contre les démons, tantôt en éloignant leurs attaques en vertu de la puissance qu’ils ont sur eux, tantôt en répandant dans notre esprit une vive lumière et dans notre cœur l’énergie nécessaire pour découvrir et repousser les ruses infernales des ennemis de notre salut.
Nous devons donc honorer et tendrement aimer les bons Anges, surtout celui que Dieu a commis à notre garde particulière. Ne serait-ce pas nous montrer biens ingrats que de ne pas aimer notre Ange gardien, qui nous témoigne tant d’affection et nous porte un si vif intérêt, qui veille continuellement sur nous et nous préserve de tant de dangers ?
Commentant ce verset du psaume : « Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, pour qu’ils vous gardent dans toutes vos voies… Et ils vous porteront dans leurs mains » saint Bernard adressait à ses religieux ce discours simple mais touchant et bien instructif :
« Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous : O condescendance admirable ! ô le grand honneur que nous fait son amour ! Quel est, en effet, Celui qui commande ? à qui, en faveur de qui, et que commande-t-il ? Considérons avec soin et confions religieusement à notre mémoire ce mandat sacré. Qui donc l’a donné, à qui appartiennent les Anges ? des ordres de qui dépendent-ils ? à quelle volonté sont-ils obéissants et fidèles ? C’est à ses Anges que Dieu a ordonné de vous garder, et de vous garder dans toutes vos voies ; et ils n’hésitent pas à vous prendre dans leurs mains, afin que votre pied ne trébuche pas dans la route. C’est donc la majesté souveraine qui a commandé aux Anges, et à ses Anges, eux qui sont si élevés, si souverains, si près de Lui, qui sont les habitants de sa maison et comme les vrais membres de sa famille. Et il les a chargés de vous. Mais qu’êtes-vous donc ? O Seigneur, qu’est-ce que l’homme pour que vous vous souveniez de lui ? et le fils de l’homme pour que vous le comptiez pour quelque chose ? comme si l’homme n’était pas corruption, et le fils de l’homme un ver de terre.
Le psalmiste ajoute : Pour qu’ils vous gardent dans toutes vos voies. Combien cette parole doit produire en vous de respect, vous inspirer de dévotion, vous donner de confiance ! de respect à cause de leur présence, de dévotion à cause de leur bienveillance, de confiance à cause de leur fidélité. Marchez avec précaution comme un homme à qui les Anges sont présents dans toutes ses voies. En quelque lieu écarté ou secret que vous vous trouviez, ayez toujours pour votre Ange un religieux respect. Oseriez-vous bien faire en sa présence ce que vous n’oseriez pas devant moi ? ou douteriez-vous qu’il soit présent parce que vous ne le voyez point ? Mais ils sont là ; ils sont présents ; ils le sont pour vous ; pour vous protéger et pour vous servir.
Et ils vous porteront dans leurs mains. Ils vous garderont dans vos voies ; petit enfant, ils vous conduiront là où le petit enfant peut marcher. Au reste, ils ne permettront pas que vous soyez tenté au-dessus de vos forces ; mais ils vous prendront dans leurs mains pour vous faire franchir les obstacles qui se rencontrent devant vous. Oh ! que celui-là franchit facilement les obstacles, qui est porté dans de telles mains !
Lors donc qu’une grave tentation approche, qu’une affliction vous menace, invoquez votre gardien, votre conducteur, votre aide dans vos besoins et dans l’épreuve. Invoquez-le et dites : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! » Ni, il ne dort, ni, il ne sommeille, quoique en certains moments il ne paraisse pas écouter. Il est toujours vigilant, toujours secourable. Et il n’y a de péril pour vous de tomber de ses mains et de vous précipiter, que si vous ignorez, ou si vous oubliez qu’i1 vous soutient. »

Pourrions-nous ne pas rendre amour pour amour à notre bon Ange, et ne pas lui exprimer souvent notre reconnaissance pour les tendres soins qu’il daigne nous prodiguer ?
Nous aimerons et nous honorerons notre saint Ange gardien, si nous respectons sa présence, si noue implorons son assistance et si nous suivons ses inspirations.

Respecter la présence de notre Ange gardien. La majesté des rois de la terre imprime tant de respect qu’en leur seule présence on se tient dans le devoir Or, notre Ange gardien est bien plus noble que le plus grand roi du monde, puisque c’est l’ambassadeur céleste du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs. Avec quel respect ne devons-nous donc pas veiller sur notre conduite, pour éviter tout ce qui pourrait blesser ses regards !

Implorer l’assistance de notre Ange gardien. Nous devons nous recommander souvent à notre bon Ange et implorer son assistance, surtout dans les tentations et dans les occasions dangereuses. Il sera notre soutien et notre appui ; il combattra avec nous et pour nous : il nous fera remporter la victoire sur le démon et nos passions.

Suivre les inspirations de notre Ange gardien. Ecoutons toujours ses avis, entretenons-nous dans les sentiments qu’il aura fait naître dans notre cœur : laissons-nous conduire et diriger par lui, en tout et partout. Nous n’aurons ainsi jamais le malheur de nous laisser égarer par des esprits de ténèbres et d’erreur qui cherchent sans cesse à nous faire abandonner les sentiers de la piété et de la sagesse chrétienne.

P. Angély
Extrait de la revue « L’Ange Gardien » n°6 – Octobre 1898

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