Archive pour mai, 2019

AUDIENCE GÉNÉRALE DE JEAN-PAUL II – Dieu renouvellera son peuple (2003) Lecture: Ez 36, 24-28

9 mai, 2019

https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/audiences/2003/documents/hf_jp-ii_aud_20030910.html

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un nouveau coeur donne nous Seigneur

AUDIENCE GÉNÉRALE DE JEAN-PAUL II – Dieu renouvellera son peuple (2003)

Lecture: Ez 36, 24-28

Mercredi 10 septembre 2003

1. Le Cantique qui vient de retentir à nos oreilles et dans nos coeurs, a été composé par l’un des grands prophètes d’Israël. Il s’agit d’Ezéchiel, témoin de l’une des époques les plus tragiques vécues par le peuple juif: celle de l’effondrement du royaume de Judée et de sa capitale Jérusalem, qui a été suivie par l’épisode amer de l’exil à Babylone (VI siècle av. J. C.). Le passage qui a été choisi pour faire partie de la prière chrétienne des Laudes est tiré du chapitre 36 d’Ezéchiel.
Le contexte de cette page, transformée en hymne par la liturgie, veut saisir le sens profond de la tragédie vécue par le peuple au cours de ces années. Le péché d’idôlatrie avait contaminé la terre donnée en héritage par le Seigneur à Israël. Celui-ci, plus que tout autre cause, est responsable, en dernière analyse, de la perte de la patrie et de la dispersion dans divers pays. En effet, Dieu n’est pas indifférent face au bien et au mal; il entre mystérieusement en scène dans l’histoire de l’humanité avec son jugement qui, tôt ou tard, démasque le mal, défend les victimes, indique la voie de la justice.
2. Mais l’objectif de l’action de Dieu n’est jamais la ruine, la condamnation pure et simple, l’anéantissement du pécheur. C’est le prophète Ezéchiel lui-même qui rapporte ces paroles divines: « Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant et non pas plutôt à le voir renoncer à sa conduite et vivre? Je ne prends pas plaisir à la mort de qui que ce soit. Convertissez-vous et vivez! » (18, 23.32). Sous cette lumière, on réussit à comprendre la signification de ce Cantique, rempli d’espérance et de salut. Après la purification à travers l’épreuve et la souffrance, l’aube d’une ère nouvelle va se lever, une ère que le prophète Jérémie avait déjà annoncée en parlant d’une « nouvelle alliance » entre le Seigneur et Israël (cf. 31, 31-34). Ezéchiel lui-même, dans le chapitre 11 de son livre prophétique, avait proclamé ces paroles divines: « Je leur donnerai un seul coeur et je mettrai en eux un esprit nouveau: j’extirperai de leur chair le coeur de pierre et je leur donnerai un coeur de chair, afin qu’ils marchent selon mes lois, qu’ils observent mes coutumes et qu’ils les mettent en pratique. Alors ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu » (11, 19-20).
Dans notre Cantique (cf. Ez 36, 24-28), le prophète reprend cet oracle et le complète par une précision merveilleuse: l’ »esprit nouveau » donné par Dieu aux fils de son peuple sera son Esprit, l’Esprit de Dieu lui-même (cf. v. 27).
3. Ce qui est annoncé n’est donc pas seulement une purification, exprimée à travers le signe de l’eau qui lave les souillures de la conscience. On n’a pas seulement l’aspect, bien que nécessaire, de la libération du mal et du péché (cf. v. 25). L’accent du message d’Ezéchiel porte surtout sur un autre aspect bien plus surprenant. L’humanité, en effet, est destinée à naître à une nouvelle existence. Le premier symbole est celui du « coeur » qui, dans le langage biblique, renvoie à l’intériorité, à la conscience personnelle. De notre poitrine sera arraché le « coeur de pierre », gelé et insensible, signe de l’obstination dans le mal. Dieu y placera un « coeur de chair », c’est-à-dire une source de vie et d’amour (cf. v. 26). L’esprit de vie, qui lors de la création, nous avait transformés en créatures vivantes (cf. Gn 2, 7), laissera place, dans la nouvelle économie de la grâce, à l’Esprit Saint qui nous soutient, nous donne l’impulsion, nous guide vers la lumière de la vérité et déverse « l’amour de Dieu dans nos coeurs » (Rm 5, 5).
4. Apparaîtra ainsi cette « nouvelle création » qui sera décrite par saint Paul (cf. 2 Co 5, 17; Ga 6, 15), lorsqu’il affirmera en nous la mort du « vieil homme », du « corps du péché », car « nous ne sommes plus esclaves du péché » mais des créatures nouvelles, transformées par l’Esprit du Christ ressuscité: « Vous vous êtes dépouillés du vieil homme avec ses agissements, et vous avez revêtu le nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur » (Col 3, 9-10; cf. Rm 6, 6). Le prophète Ezéchiel annonce un nouveau peuple, que le Nouveau Testament verra convoqué par Dieu lui-même à travers l’oeuvre de son Fils. Cette communauté au « coeur de chair » et ayant reçu l’ »esprit », ressentira la présence vivante et active de Dieu lui-même, qui animera les croyants en agissant en eux à travers sa grâce efficace. « Et celui qui garde ses commandements – dira saint Jean – demeure en Dieu et Dieu en lui; à ceci nous savons qu’il demeure en nous: à l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jn 3, 24).
5. Nous concluons notre méditation sur le Cantique d’Ezéchiel, en écoutant saint Cyrille de Jérusalem qui, dans sa Troisième catéchèse baptismale, entrevoit dans la page prophétique le peuple du baptême chrétien.
Dans le baptême, – rappelle-t-il – tous les péchés sont remis, même les transgressions les plus graves. C’est pourquoi l’Evêque s’adresse à ses auditeurs: « Aie confiance, Jérusalem, le Seigneur éliminera tes iniquités (cf. So 3, 14-15). Le Seigneur lavera vos souillures…; « il répandra sur vous une eau pure et vous serez purifiés de tous vos péchés » (cf. Ez 36, 25). Les anges vous entourent en exultant et ils chanteront bientôt: « Qui est celle-ci qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé? » (Ct 8, 5). Celle-ci, en effet, est l’âme autrefois esclave et à présent libre d’appeler son Seigneur « frère adoptif », lui qui en accueillant son intention sincère lui dit: « Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! » (Ct 4, 1)… Ainsi s’exclame-t-il en faisant allusion aux fruits d’une confession faite avec bonne conscience… Veuille le ciel que tous… vous conserviez vivant le souvenir de ces paroles et que vous en tiriez des fruits en les traduisant en oeuvres saintes pour vous présenter de façon irrépréhensible à l’Epoux mystique et obtenir du Père le pardon des péchés » (n. 16: Les catéchèses, Rome 1993, pp. 79-80).

 

POURQUOI CERTAINS PSAUMES CONTIENNENT-ILS DES EXPRESSIONS FORTES ET VIOLENTES? COMMENT POUVONS-NOUS PRIER AVEC CES PSAUMES?

7 mai, 2019

https://www.diocesitn.it/site/come-e-possibile-pregare-contro-3-marzo-2019/

fr greek church

greek church

Comment est-il possible de prier « contre »? (3 mars 2019)

(google traduction de l’italien)

POURQUOI CERTAINS PSAUMES CONTIENNENT-ILS DES EXPRESSIONS FORTES ET VIOLENTES? COMMENT POUVONS-NOUS PRIER AVEC CES PSAUMES?

Oui, en effet, la violence, le châtiment, la vengeance de Dieu ou des croyants représentent un obstacle pour ceux qui ne se sont pas encore familiarisés avec la prière des Psaumes. Comment est-il possible de rester fidèle à l’Évangile, qui appelle au pardon et à la prière des ennemis, puis de contredire cette fidélité en invoquant le châtiment de Dieu pour eux?
Déjà au IIe siècle, des chrétiens étrangers à la tradition juive et au jeûne de la sensibilité biblique se sont trouvés désorientés, au point que l’un d’entre eux (un certain Marcione) a proposé d’éliminer de l’Ancien Testament les Écritures chrétiennes et référence aux punitions, à la violence ou à la vengeance de la part de Dieu. L’Église n’a pas partagé cette proposition, elle l’a plutôt mise de côté.
comme erronés et conservés dans son « bagage » de foi irremplaçable, les Écritures du Nouveau ainsi que celles de l’Ancien Testament (y compris les Psaumes).
En fait, les Psaumes n’offrent pas seulement des expressions de prière; ils représentent une école, un apprentissage pour quiconque a l’intention de prier avec foi (constamment), plutôt qu’une simple religiosité (presque toujours occasionnelle et occasionnelle). Oui, même les psaumes aux expressions fortes et violentes ont quelque chose à enseigner aux croyants. En eux, celui qui a subi l’injustice raconte et livre à Dieu, sans honte ni honte, les sentiments négatifs de son cœur. De plus, chaque chrétien en fait l’expérience: certaines offenses, surtout si lourdes, assiégent et brûlent l’esprit et le cœur, au point que même dans la prière, on ne peut pas s’en débarrasser … Mais pourquoi s’en débarrasser? Pourquoi ne pas les laisser aller à Dieu juste pendant la prière? Dieu pour sa part, qui sait et
il scrute le cœur de l’homme, il n’est pas du tout scandalisé, également parce que, en lui cédant ses propres désirs de vengeance, il renonce à les exécuter personnellement
et à chaque jugement. Après tout, ces psaumes consacrent le principe selon lequel, même face à l’injustice et au mal qui ont été subis, le croyant renonce à sa propre justice et ne cède pas à la tentation de répondre au mal par le mal, à la violence par la violence , mais laissez faire la justice de Dieu.
Voici ce qu’en dit Enzo Bianchi: « Face à la perversité qui opère dans l’histoire, les » prières contre les adversaires et les ennemis « sont l’outil des pauvres, des opprimés, des justes persécutés: ils interviennent avec leurs cris, vu que pour eux il n’y a pas d’autres espaces! Une prière qui n’exprime pas ces sentiments serait très peu biblique et plutôt idéologique, donc hypocrite, loin d’une relation authentique et vivante avec Dieu: envers lui, il crie, crie parfois, ainsi que le désespoir, la violence subie (Jésus crie sur la croix!). Ce serait une prière loin de l’histoire et du vrai mal qui la traverse, des vrais méchants et méchants qui sont le tyran omnipotent qui fait rage sur le scénario du monde. Certes, ce sont parfois des moyens excessifs; mais qui peut jamais les peser et les condamner, si vous ne vous êtes pas trouvé dans la même situation de violence que celle que vous avez subie? Que crierions-nous dans de telles situations? Et surtout: pourrions-nous crier devant Dieu pour l’invoquer? « 
J’ai l’impression que même l’individualisme typique de la culture de notre temps constitue un obstacle pour se familiariser avec le langage des Psaumes. En fait, même si leur langage est à la première personne du singulier («je»), en réalité, la prière n’est jamais l’expression d’un «moi» individualiste, indifférent aux difficultés, aux souffrances et aux malheurs des autres. En plus de son nom, le croyant qui prie avec les Psaumes doit être conscient de le faire au nom de tous, y compris et surtout de ceux qui sont opprimés par de telles épreuves, qu’ils n’ont même plus la capacité de s’exprimer de manière se lamenter …
Il faudra aussi que quelqu’un leur parle! Ici, sur cet horizon de foi « solidaire et fraternelle », même les expressions fortes et violentes des Psaumes ont pleinement le droit d’être acceptées et partagées.

don Piero Rattin

 

PAPE FRANÇOIS – Être pécheurs n’est pas un problème

6 mai, 2019

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2013/documents/papa-francesco-cotidie_20130517.html

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Hendrick ter Brugghen - la repentance de Pierre

PAPE FRANÇOIS – Être pécheurs n’est pas un problème

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE

Vendredi 17 mai 2013

(L’Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 21 du 23 mai 2013)

Être pécheurs n’est pas un problème ; ce qui l’est, c’est plutôt ne pas se repentir d’avoir péché, ne pas éprouver de honte pour ce que l’on a fait. Le Pape François a reparcouru dans son homélie du 17 mai l’histoire des rencontres de Pierre avec Jésus, en en proposant une lecture particulière. Jésus, a-t-il observé, « confie son troupeau à un pécheur », Pierre. « Pécheur, mais pas corrompu », a-t-il immédiatement précisé. Il est pire d’être corrompus que pécheurs. Le Pape a souligné le dialogue d’amour qui se développe entre Pierre et Jésus à travers leurs rencontres fréquentes après le premier « Suis-moi ! » lorsque son frère André l’a conduit à Jésus qui, après l’avoir regardé, dit : « “Mais tu es Simon ?” “A partir de maintenant, tu t’appelleras Céphas, ce qui signifie Pierre” ». Ce fut le début d’une mission, a-t-il expliqué, même si « Pierre n’avait rien compris, mais la mission existait ». Le Saint-Père a ensuite poursuivi la description des diverses rencontres entre le Seigneur et les disciples, jusqu’à ce que les regards de Jésus et de Pierre se croisent à nouveau après que ce dernier, comme l’avait prévu le Maître, l’a renié par trois fois. « Ce regard de Jésus, si beau, si beau ! Et Pierre pleure ». Telle « est l’histoire des rencontres » au cours desquelles Jésus façonne dans l’amour l’âme de Pierre. Pierre avait un cœur grand et cela « le conduit à une rencontre nouvelle avec Jésus, à la joie du pardon, ce soir-là, lorsqu’il a pleuré ». Le Seigneur ne revient pas sur ce qu’il avait promis, c’est-à-dire « “Tu es pierre”, et même à ce moment, il lui dit : “Pais mon troupeau” » et il confie son troupeau à un pécheur. Le Pape François a ensuite raconté un épisode de sa vie : « Un jour, j’ai entendu parler d’un prêtre, un bon curé qui travaillait bien ; il a été nommé évêque, mais il avait honte, car il ne se sentait pas digne, il avait un tourment spirituel. Il est allé voir son confesseur. Le confesseur l’a écouté, puis il lui a dit : “N’aie donc pas peur. Si Pierre, qui en a fait de belles, a été fait Pape, toi, ne t’inquiète pas !”. C’est parce que le Seigneur est ainsi. Il nous fait mûrir à travers de nombreuses rencontres avec lui, même avec nos faiblesses, quand nous le reconnaissons ; avec nos péchés ».

 

HOMÉLIE POUR LE 3E DIMANCHE DE PÂQUES ANNÉE C « VENEZ MANGER »

3 mai, 2019

http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Venez-manger_a890.html

fr

apparition à Tibériade

HOMÉLIE POUR LE 3E DIMANCHE DE PÂQUES ANNÉE C « VENEZ MANGER »

Textes : Actes 5, 27b-32.40b-41, Apocalypse 5, 11-14 et Jean 21, 1-19.

Dans l’épisode de l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre, on retrouve les disciples non plus à Jérusalem, mais en Galilée. Ils ont quitté les lieux des derniers moments de la vie de Jésus et des premières apparitions du Ressuscité. Ils ont repris leurs occupations habituelles. Ils se sont remis à la pêche.
La rencontre avec Jésus sur le bord du lac tant pour Pierre que pour les autres ne se présente pas comme une occasion de témoignage, mais plutôt comme un moment de familiarité émouvante et de proximité. Regardons-y de plus près.
I – Un dialogue surprenant
La scène racontée nous montre Jésus qui s’adresse aux disciples sur un ton très familier : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson? ». Puis quand ils débarquent sur la rive, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Et Jésus les invitent à déjeuner avec lui. « Venez manger ».
Cette scène est touchante. Il ne s’agit pas d’une apparition où scintille la lumière, où brille le visage de Jésus, où ses vêtements sont plus blancs que la neige. Non, il s’agit de gestes et de paroles de la vie quotidienne. Le Ressuscité se montre aux disciples et s’approche d’eux comme il le faisait autrefois aux jours de sa vie terrestre. Leurs liens avec lui ne sont pas disparus, ils sont transformés
C’est pourquoi, l’auteur de l’évangile écrit que « c’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples ». Les apparitions de Jésus Ressuscité sont toutes des manifestations d’une présence nouvelle que les disciples expérimentent.
Les détails du récit sont là pour nous faire comprendre que cette présence du Ressuscité, même si elle est différente de sa présence terrestre, est une présence tout aussi réelle, une présence qu’on sent dans la vie de tous les jours.
Pas besoin de quitter ses occupations pour rencontrer Jésus. Comme les disciples, tu peux le rencontrer dans tes occupations habituelles : au travail, dans les conversations au téléphone ou pourquoi pas sur Twitter ou Facebook, dans les personnes que tu croises, dans tes amis, dans tes enfants, dans les jeunes, dans les personnes âgées etc.
II – M’aimes-tu?
Si nous continuons la lecture de ce beau texte, nous avons la fameuse scène avec saint Pierre où Jésus lui demande par trois fois « M’aimes-tu? ». Cette question touche l’intime de l’être. Elle fait écho au triple reniement de saint Pierre lors de la Passion. Elle lui donne l’occasion non seulement de regretter ce geste dans la cour du Grand Prêtre, mais elle lui permet de redire tout son amour pour celui qui l’a choisi comme Berger de ses brebis et dont il sera un témoin flamboyant comme nous le voyons dans la première lecture.
Dans cette rencontre touchante avec Jésus Ressuscité, le lien de Pierre avec le Ressuscité se présente comme un lien intime qui se développe dans un climat de partage personnel et d’amour confiant. « Seigneur tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ».
Cette rencontre qui touche l’intime de l’être n’est pas réservée à saint Pierre. C’est à chacun et à chacune de nous que Jésus dit ce matin « M’aimes-tu? ». En effet, Jésus continue de se manifester dans notre monde et dans nos vies comme il l’a fait pour les disciples sur le bord du lac. Il attend aussi des réponses d’amour et de foi. Il redit à chacun et à chacune : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre». « Venez manger ».

III- Application
Notre Eucharistie dominicale est un repas où Jésus Ressuscité se manifeste à chaque fois dans le Pain et le Vin consacrés. Le sacrement de l’Eucharistie nous rassemble dans l’attente du Retour du Christ que nous annonçons « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit Saint Paul (I Corinthiens 11, 26). La nourriture qu’il nous propose pour notre pain quotidien, ce n’est plus du poisson grillé, mais son Corps et son Sang.
Le temps pascal nous permet de nous laisser imbiber profondément de la présence de Jésus Ressuscité, Celui qui est vivant hier, aujourd’hui et demain. Même lorsque sa présence semble disparaître, il ne faut pas se décourager, il n’est jamais trop tard. Il est toujours là. Comme les disciples ouvrons les yeux de la foi et nous pourrons dire « C’est le Seigneur ».

Conclusion
Vous voyez que ce beau récit de l’évangile de ce matin est rempli de richesses et de leçons qui peuvent nous aider à vivre mieux notre engagement de chrétien-croyant dans un monde où la foi en la Résurrection de Jésus disparaît souvent des écrans de radar. C’est à nous, à l’exemple de Pierre et des Apôtres dont parle la première lecture, d’être les témoins de tout cela et de crier à pleine voix, comme il est dit dans la lecture de l’Apocalypse : « Lui, l’Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction ».
Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l’Université Laval
Séminaire de Québec

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