Archive pour décembre, 2016

SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION – HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

6 décembre, 2016

https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19791208_immaculate-conception.html

SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

Basilique Sainte-Marie-Majeure

Samedi 8 décembre 1979

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, … dans le Christ. C’est ainsi qu’il nous a choisis, dès avant la création du monde pour être saints et immaculés en sa présence » (Ep 1, 3-4).
Dans ce passage de son Épître aux Éphésiens, saint Paul trace l’image de l’Avent. Et il s’agit de cet Avent éternel qui trouve son origine en Dieu lui-même « dès avant la création du monde », car déjà la « création du monde » fut le premier pas de la venue de Dieu à l’homme, le premier acte de l’Avent. En effet tout le monde visible a été créé pour l’homme comme l’atteste le livre de la Genèse. Le début de l’Avent en Dieu est son éternel projet de création du monde et de l’homme, un projet né de l’amour. Cet amour est manifesté par l’éternel choix de l’homme en le Christ, Verbe incarné. « …Il nous a élu en lui, dès avant la création pour être saints et immaculés en sa présence. »
Marie est présente dans cet éternel Avent. Parmi tous les hommes que le Père a élu dans le Christ, Marie l’a été de manière toute particulière et exceptionnelle parce qu’elle a été élue dans le Christ pour être la Mère du Christ. Et ainsi, mieux que n’importe lequel parmi les hommes « prédestinés par le Père » à la dignité de « fils et filles adoptifs de Dieu » Marie a été prédestinée de manière tout à fait spéciale « à la louange de gloire de sa grâce » dont le Père « nous a gratifiés dans son Fils bien-aimé » (cf. Ep 1, 6).
La gloire sublime de sa grâce toute spéciale devait être sa divine maternité : Mère du Verbe Éternel ! Dans le Christ elle a reçu également la grâce de l’Immaculée Conception. De cette manière, Marie est insérée dans ce premier Avent éternel de la Parole, prédisposé par l’amour du Père pour la création et pour l’homme.
2. Le deuxième Avent a un caractère historique. Il s’accomplit dans le temps entre la chute du premier homme et la venue du Rédempteur. La liturgie d’aujourd’hui nous parle également de cet Avent et nous montre comment Marie y est insérée dès les origines. En effet, quand s’est manifesté le premier péché, avec la honte inattendue de nos premiers parents, alors également Dieu révéla pour la première fois le Rédempteur du monde, annonçant aussi sa Mère. Il l’a fait en disant les paroles dans lesquelles la tradition voit « le proto Évangile » c’est-à-dire comme l’embryon et la « pré-annonce » de l’Évangile lui-même, de la Bonne Nouvelle.
Voici ces paroles : « J’établirai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et sa race : celle-ci t’écrasera ta tête, et, toi, tu la viseras au talon » (Gn 3, 15).
Ce sont des paroles mystérieuses. Tout archaïques qu’elles soient, elles révèlent le futur de l’humanité et de l’Église. Ce futur est vu dans la perspective d’une lutte entre l’Esprit des ténèbres, celui qui est « menteur et père du mensonge » (Jn 8, 44) et le Fils de la femme qui doit venir parmi les hommes comme « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6).
C’est ainsi que dès les origines Marie est présente dans ce deuxième Avent historique. Elle a été promise, en même temps que son Fils, rédempteur du monde. Et attendue également avec lui. Le Messie-Emmanuel (« Dieu avec nous ») est attendu comme Fils de la Femme, Fils de l’Immaculée.
3. La venue du Christ ne constitue pas seulement l’accomplissement du deuxième Avent : elle constitue également, en même temps, la révélation du troisième Avent, de l’Avent définitif. Par l’ange Gabriel que Dieu lui avait envoyé à Nazareth, Marie entendit les paroles suivantes :
« Voici que tu concevras et enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et on l’appellera Fils du Très-Haut… ; il régnera sur la maison de Jacob à jamais et son règne n’aura jamais de fin » (Lc 1, 31-33).
Marie est le commencement du troisième Avent parce qu’elle a mis au monde celui qui réalisera ce choix éternel dont il nous a été donné lecture dans l’épître aux Éphésiens. En le réalisant, il en fera le fait culminant de l’histoire de l’humanité. Il lui donnera la forme concrète de l’Évangile, de l’eucharistie, de la Parole et des sacrements. Et ainsi ce choix éternel pénétrera la vie des âmes humaines et la vie de cette communauté particulière qui se nomme l’Église.
L’histoire de la famille humaine et l’histoire de chaque homme mûriront par l’opération de Jésus-Christ, à la mesure des fils et des filles d’adoption. « C’est en lui encore que nous sommes devenus les héritiers désignés d’avance selon le plan préétabli de celui qui mène toutes choses au gré de sa volonté » (Ep 1, 11).
Marie est l’origine de ce troisième Avent, et elle s’y maintient en permanence, toujours présente (comme l’a si merveilleusement exprimé le Concile Vatican II au huitième chapitre de la Constitution sur l’Église Lumen Gentium). De même que le deuxième Avent nous rapproche de celle dont le Fils devait « écraser la tête du serpent », ainsi le troisième Avent nous éloigne d’elle tout en nous permettant de demeurer sans cesse en présence du Fils, tout proches d’elle. Cet Avent n’est autre que l’attente de l’accomplissement définitif des temps : il est simultanément le temps de la lutte et des contrastes, poursuivant ainsi la prévision originelle : « J’établirai une inimitié entre toi et la femme… » (Gn 3, 15).
La différence consiste dans le fait que nous connaissons déjà le nom de la femme. Elle est l’Immaculée Conception. On la connaît pour sa virginité et pour sa maternité. Elle est la Mère du Christ et de l’Église, Mère de Dieu et des hommes : Marie de notre Avent.

 

Mat-03,01-John the baptist

2 décembre, 2016

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http://www.artbible.net/3JC/-Mat-03,01-John%20the%20baptist_Jean%20Baptiste/index.html

HOMÉLIE DU 2E DIMANCHE DE L’AVENT, A

2 décembre, 2016

http://parolesdudimanche.blogs.lalibre.be/

HOMÉLIE DU 2E DIMANCHE DE L’AVENT, A

Is 11, 1-10 ; Rm 15, 4-9 ; Mt 3, 1-12

C’est entendu et bien décidé : nous fêterons Noël. Dinde et bûche, réunion de famille, messe de minuit ou du jour, si pas les deux. Il y aura des bougies et des chants : c’est normal. Un anniversaire, cela se fête, dans la joie, et si possible même dans l’abondance partagée. Noël est d’ailleurs un anniversaire exceptionnel, puisqu’il s’agit de la naissance de Jésus, prophète, se révélant homme et Dieu. Un Christ qui a bouleversé et conditionné le cours de l’histoire et de la nôtre.
Et cependant, cette fête, c’est un peu court, tronqué, à la limite même un peu hypocrite sur les bord. L’amour ne peut se contenter d’un dîner aux chandelles, même accompagné de champagne, de fleurs et de musique douce. Le Jésus, décédé il y a 2000 ans, applaudi à Noël, un feu d’artifice annuel.
L’anniversaire autour du sapin et de l’autel n’est pas seulement un pieux souvenir. Jésus est encore à venir et, en même temps, il est présent. Il est venu, il viendra, et il vient. S’il faut préparer la fête anniversaire, il faut aussi préparer sa venue à plus long terme, car il viendra dans sa gloire, comme frère et comme juge.
A court terme aussi, car il va et il vient au milieu de nous comme un inconnu. Nous le croisons, nous le rencontrons souvent en détournant la tête, parce que nous voyons mal, parce que nous avons peur.
Il nous faut toujours préparer sa venue, et comme Jean-Baptiste nous le précise : Convertissez-vous, rendez droits ses sentiers… Nous voici aujourd’hui comme sur les bords du Jourdain pour entendre le prophète parler de celui que nous attendons.
Or, que voyons-nous ? Les croyants les plus pieux, les plus stricts et les plus fidèles, les piliers d’Eglise, dirions-nous, les engagés, les responsables, les initiés, qui se font invectiver… Et pourtant, on les voit au Temple tous les huit jours et même durant la semaine. Ils se dépensent pour tout et partout, font jeûne le vendredi et même le mardi par dévotion et sécurité. Ils ne sont pas seulement des modèles de l’observance des préceptes et des rites, mais ils sont la Loi en chair et en os. Or, voici que ce prédicateur, qui sort d’on ne sait où, les traite de vipères. Des méchantes langues, des êtres dangereux et malfaisants.
Et pourquoi ? je vous le demande. Certainement pas parce qu’ils prient admirablement, ni parce qu’ils jeûnent courageusement et qu’ils obéissent à tous les règlements… Mais alors ? C’est qu’ils se croient arrivés et sauvés par leur piété et leurs bonnes œuvres. Des gens trop sûrs d’eux-mêmes. Tellement sûrs qu’ils en sont devenus hautains et méprisants. Ils sont venus, en définitive, pour recevoir confirmation de leur bonne conduite. Première erreur.
La seconde, c’est qu’ils ne portent pas de fruits. Ils sont stériles. Des masques de vivants cachant des visages morts. Effrayant et révoltant. Qui d’entre nous ne se sent pas visé ?
C’est d’ailleurs à nous tous que ce discours s’adresse, non comme une injure de jalousie, de vengeance ou de menace, mais comme un avertissement d’amour, un appel à retrouver la tendresse primitive, la conviction des premiers jours, la foi qui transporte les montagnes. C’est une gifle, soit, mais pour nous réveiller et nous apprendre à mieux vivre.
La Parole de Dieu est toujours tranchante, une épée qui nous pousse dans les reins, en avant. Elle n’est pas un ronron monotone du déjà entendu, que l’on peut écouter en baillant ou en regardant sa montre. Le rendez-vous donné n’est pas d’abord une cérémonie plus ou moins réussie, plus ou moins intéressante, où l’on passe par obligation. Et que l’on peut oublier dès que l’on sort.
Elle est ce rendez-vous avec le prophète qui nous invite, non pas une fois, mais mille fois, à faire volte-face, à rectifier constamment nos manières de penser et de voir, à revoir avec une autre lumière nos attitudes, nos conceptions de la vie et de la mort, de la joie et de la souffrance, de la pauvreté et de l’argent. C’est-à-dire changer notre manière de vivre. Les croyants ont à se convertir pour devenir disciples.
Si rien n’a changé d’ici Noël, le Christ nous renverra nos cadeaux et nos fleurs. Et il ne sera pas de la fête. Il nous laissera seuls, enlisés dans nos préjugés et nos scléroses, nos satisfactions d’enfants gâtés… Convertissez-vous… Convertissons-nous…

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 – 2008

PAPE FRANÇOIS – 37. CONSEILLER ET ENSEIGNER

1 décembre, 2016

https://translate.google.it/?hl=it&tab=TT#it/fr/consigliare%20ed%20insegnare

PAPE FRANÇOIS – 37. CONSEILLER ET ENSEIGNER

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi, 23 novembre 2016

Chers frères et sœurs, bonjour!

Le jubilé étant fini, nous revenons aujourd’hui à la normalité, mais il reste encore quelques réflexions sur les œuvres de miséricorde, c’est pourquoi nous continuons sur ce thème.
La réflexion sur les œuvres de miséricorde spirituelle concerne aujourd’hui deux actions profondément liées entre elles : conseiller ceux qui sont dans le doute et enseigner les ignorants, c’est-à-dire ceux qui ne savent pas. La parole ignorant est trop forte, mais elle signifie ceux qui ne savent pas quelque chose et à qui il faut enseigner. Ce sont des œuvres que l’on peut vivre aussi bien dans une dimension simple, familiale, à la portée de tous, que — en particulier la deuxième, celle d’enseigner — sur un plan plus institutionnel, organisé. Pensons par exemple au nombre d’enfants qui souffrent encore d’analphabétisme. Cela n’est pas compréhensible : dans un monde où le progrès technique et scientifique est arrivé aussi loin, il y a des enfants analphabètes! C’est une injustice. Combien d’enfants souffrent du manque d’instruction. C’est une situation de grande injustice qui entache la dignité même de la personne. De plus, sans instruction, on devient facilement la proie de l’exploitation et de diverses formes de difficultés sociales.
Au cours des siècles, l’Église a ressenti l’exigence de s’engager dans le domaine de l’instruction, car sa mission d’évangéliser comporte l’engagement de rendre leur dignité aux plus pauvres. Du premier exemple d’une « école » fondée précisément ici, à Rome, par saint Justin, au IIe siècle, pour que les chrétiens connaissent mieux l’Ecriture Sainte, jusqu’à saint Joseph Calasanzio, qui ouvrit les premières écoles gratuites d’Europe, nous avons une longue liste de saints et de saintes qui, à diverses époques, ont apporté l’instruction aux plus défavorisés, sachant qu’à travers cette route, ils auraient pu dépasser la pauvreté et les discriminations. Que de chrétiens, laïcs, frères et sœurs consacrées, prêtres, ont donné leur vie pour l’instruction, pour l’éducation des enfants et des jeunes. Cela est grand : je vous invite à leur rendre hommage par un bel applaudissement [applaudissement des fidèles]. Ces pionniers de l’instruction avaient compris jusqu’au bout l’œuvre de miséricorde et en avaient fait un style de vie capable de transformer la société elle-même. A travers un travail simple et quelques structures, ils ont su rendre leur dignité à de nombreuses personnes! Et l’instruction qu’ils donnaient était souvent orientée également vers le travail. Pensons à saint Jean Bosco, qui préparait au travail de jeunes garçons des rues, à l’oratoire et ensuite dans les écoles, les bureaux. C’est ainsi que sont nées de nombreuses différents écoles professionnelles, qui formaient au travail tout en éduquant aux valeurs humaines et chrétiennes. L’instruction est donc vraiment une forme particulière d’évangélisation.
Plus l’instruction se développe et plus les personnes acquièrent des certitudes et une conscience, dont nous avons tous besoin dans la vie. Une bonne instruction nous enseigne la méthode critique, qui comprend également un certain type de doute, utile pour poser des questions et vérifier les résultats atteints, en vue d’une plus grande connaissance. Mais l’œuvre de miséricorde de conseiller ceux qui sont dans le doute ne concerne pas ce type de doute. Exprimer la miséricorde envers les personnes dans le doute revient, en revanche, à adoucir cette douleur et cette souffrance qui proviennent de la peur et de l’angoisse et qui sont les conséquences du doute. Il s’agit donc d’un véritable acte d’amour, par lequel on entend soutenir une personne dans une situation de faiblesse provoquée par l’incertitude.
Je pense que quelqu’un pourrait me demander : « Père, j’ai tellement de doutes sur la foi, que dois-je faire? » Vous n’avez jamais de doutes? ». J’en ai beaucoup… Bien sûr, à certains moments, les doutes viennent à tout le monde! Les doutes qui touchent la foi, au sens positif, sont le signe que nous voulons connaître mieux et plus à fond Dieu, Jésus et le mystère de son amour pour nous. « Mais, j’ai ce doute : je cherche, j’étudie, je réfléchis ou je demande conseil sur la façon de faire ». Ce sont les doutes qui font grandir! Il est donc bon que nous nous posions des questions sur notre foi, car de cette manière, nous sommes poussés à l’approfondir. Les doutes, quoi qu’il en soit, doivent être également dépassés. Il est nécessaire pour cela d’écouter la Parole de Dieu et de comprendre ce qu’elle nous enseigne. Un chemin important qui aide beaucoup en cela est celui de la catéchèse, à travers laquelle l’annonce de la foi vient à notre rencontre dans les aspects concrets de la vie personnelle et communautaire. Et il y a, dans le même temps, une autre voie également importante, celle de vivre le plus possible la foi. Ne faisons pas de la foi une théorie abstraite où les doutes se multiplient. Faisons plutôt de la foi notre vie. Cherchons à la pratiquer au service de nos frères, en particulier des plus indigents. Alors tant de doutes s’évanouissent, car nous sentons la présence de Dieu et la vérité de l’Évangile dans l’amour qui, sans notre mérite, demeure en nous et que nous partageons avec les autres.
Chers frères et sœurs, comme on peut le voir, ces deux œuvres de miséricorde ne sont pas éloignées elles aussi de notre vie. Chacun de nous peut s’engager à les vivre pour mettre en pratique la parole du Seigneur, quand il dit que le mystère de l’amour de Dieu n’a pas été révélé aux sages et aux intelligents, mais aux petits (cf. Lc 10, 21 ; Mt 11, 25-26). C’est pourquoi l’enseignement le plus profond que nous sommes appelés à transmettre et la certitude la plus sûre pour sortir du doute est l’amour de Dieu avec lequel nous avons été aimés (cf. 1 Jn 4, 10). Un amour grand, gratuit et donné pour toujours. Dieu ne fait jamais marche arrière avec son amour! Il va toujours de l’avant et attend ; il donne pour toujours son amour, dont nous devons ressentir avec force la responsabilité, pour en être les témoins en offrant la miséricorde à nos frères. Merci.

Frères et sœurs, la réflexion sur les œuvres de miséricorde spirituelle concerne aujourd’hui deux actions fortement liées entre elles : conseiller ceux qui sont dans le doute et enseigner les ignorants. Ainsi, au cours des siècles, l’Église s’est engagée dans le domaine de l’instruction parce que sa mission d’évangélisation comporte l’engagement de rendre leur dignité aux plus pauvres. En effet, plus l’instruction se répand, plus les personnes acquièrent des connaissances et plus il devient possible de vaincre la misère et les discriminations. Exprimer la miséricorde envers ceux qui doutent équivaut à soulager la souffrance provenant de la peur et de l’angoisse qui sont des conséquences du doute. Cette œuvre de miséricorde est donc un acte de véritable amour qui entend soutenir une personne dans la faiblesse provoquée par l’incertitude. Car, nous poser des questions même sur notre foi, doit nous pousser à l’approfondir, grâce notamment à l’écoute de la Parole de Dieu et à la catéchèse. Ne faisons pas de la foi une théorie abstraite où les doutes se multiplient. Faisons de notre foi notre vie. Cherchons à la pratiquer dans le service des frères, des plus nécessiteux. Alors beaucoup de doutes disparaîtront, parce que nous éprouverons la présence de Dieu et la vérité de l’Évangile dans l’amour qui habite en nous et que nous partageons avec les autres.
Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les malades et les porteurs de handicap de Lyon ainsi que l’institut Notre-Dame de Vie, des Philippines. Pour sortir de nos doutes, ouvrons largement nos esprits et nos cœurs à cette certitude que nous sommes aimés de Dieu et devenons-en les témoins auprès de tous, en particulier des petits et des pauvres. Que Dieu vous bénisse!

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