OFFICE DES LECTURES 3 AOÛT 2016 – MERCREDI, 18ÈME SEMAINE DU T.O.

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LITURGIE DES HEURES – OFFICE DES LECTURES

3 AOÛT 2016 – MERCREDI, 18ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Hymne : Dieu que nul œil de créature

Dieu que nul oeil de créature N’a jamais vu, Nulle pensée jamais conçu, Nulle parole ne peut dire, C’est notre nuit qui t’a reçu : Fais que son voile se déchire.

Fais que tressaille son silence Sous ton Esprit ; Dieu, fais en nous ce que tu dis, Et les aveugles de naissance Verront enfin le jour promis Depuis la mort de ta semence.

Tu n’as pas dit que l’homme croisse Vers son néant, Mais tu as fait, en descendant, Qu’il ne se heurte à son impasse : Tu as frayé le beau tournant, Où tout au monde n’est que grâce.

Dans le secret, tu nous prépares, Ce qui pourra Tenir ton jour quand tu viendras ; C’est là, dans l’ombre de ta gloire. Que ta clarté filtre déjà, Et nous entrons dans ton histoire.

Sème les mots qui donnent vie, Nous te dirons ; Regarde-nous. et nous verrons ; Entends Jésus qui te supplie. Au dernier pas de création, Viens faire l’homme eucharistie! Haut de page Antienne

Nous aussi, nous souffrons, attendant la rédemption de notre corps.

Psaume 38 – I

2J’ai dit : « Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s’égarer ; je garderai un bâillon sur ma bouche, tant que l’impie se tiendra devant moi. »

3Je suis resté muet, silencieux ; je me taisais, mais sans profit. * Mon tourment s’exaspérait, 4mon coeur brûlait en moi. Quand j’y pensais, je m’enflammais, et j’ai laissé parler ma langue.

5Seigneur, fais-moi connaître ma fin, quel est le nombre de mes jours : je connaîtrai combien je suis fragile. 6Vois le peu de jours que tu m’accordes : ma durée n’est rien devant toi.

L’homme ici-bas n’est qu’un souffle ; 7il va, il vient, il n’est qu’une image. Rien qu’un souffle, tous ses tracas ; il amasse, mais qui recueillera ? Haut de page Antienne

Écoute ma prière, Seigneur !

Psaume 38 – II

8Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Elle est en toi, mon espérance. 9Délivre-moi de tous mes péchés, épargne-moi les injures des fous.

10Je me suis tu, je n’ouvre pas la bouche, car c’est toi qui es à l’oeuvre. 11Éloigne de moi tes coups : je succombe sous ta main qui me frappe.

12Tu redresses l’homme en corrigeant sa faute, + tu ronges comme un ver son désir ; * l’homme n’est qu’un souffle.

13Entends ma prière, Seigneur, écoute mon cri ; ne reste pas sourd à mes pleurs. Je ne suis qu’un hôte chez toi, un passant, comme tous mes pères.

14Détourne de moi tes yeux, que je respire avant que je m’en aille et ne sois plus. Haut de page Antienne

Pour l’éternité, j’espère en ta miséricorde.

Psaume 51

3Pourquoi te glorifier du mal, toi, l’homme fort ? * Chaque jour, Dieu est fidèle.

4De ta langue affilée comme un rasoir, tu prépares le crime, * fourbe que tu es !

5Tu aimes le mal plus que le bien, et plus que la vérité, le mensonge ; * 6tu aimes les paroles qui tuent, langue perverse.

7Mais Dieu va te ruiner pour toujours, t’écraser, t’arracher de ta demeure, * t’extirper de la terre des vivants.

8Les justes verront, ils craindront, ils riront de toi : + 9« Le voilà donc cet homme qui n’a pas mis sa force en Dieu ! * Il comptait sur ses grandes richesses, il se faisait fort de son crime ! »

10Pour moi, comme un bel olivier dans la maison de Dieu, * je compte sur la fidélité de mon Dieu, sans fin, à jamais !

11Sans fin, je veux te rendre grâce, car tu as agi. * J’espère en ton nom devant ceux qui t’aiment : oui, il est bon !

DE LA LETTRE ATTRIBUÉE A BARNABÉ

Le chemin de la lumière

Voici quel est le chemin de la lumière. Si quelqu’un veut le suivre jusqu’au but qu’il s’est fixé, il doit s’appliquer avec zèle à ses œuvres. Voici donc la connaissance qui nous a été donnée pour marcher sur cette route : Tu aimeras celui qui t’a créé, tu craindras celui qui t’a formé ; tu glorifieras celui qui t’a racheté de la mort; tu seras simple de cœur et riche du Saint-Esprit ; tu ne t’attacheras pas à ceux qui suivent le chemin de la mort ; tu haïras tout ce qui n’est pas agréable à Dieu ; tu haïras toute hypocrisie ; tu ne t’élèveras pas toi-même, mais tu seras humble en toute chose ; tu ne t’attribueras pas la gloire ; tu n’auras pas de mauvais vouloir contre ton prochain ; tu ne t’abandonneras pas à l’arrogance. ~

Tu aimeras ton prochain plus que toi-même ; tu ne supprimeras pas l’enfant par avortement et tu ne le feras pas périr après sa naissance. Tu n’abandonneras pas ton autorité sur ton fils ou ta fille, mais, dès leur enfance, tu leur enseigneras la crainte du Seigneur. Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain ; tu ne seras pas cupide ; tu n’attacheras pas ton cœur aux orgueilleux, mais tu fréquenteras les justes et les humbles.

Tu accueilleras tout ce qui t’arrive comme un bienfait, sachant que rien ne se produit sans la volonté de Dieu. Tu ne seras pas double, ni en pensée ni en parole, car la duplicité dans le langage est un piège mortel. ~

Tu partageras tous tes biens avec ton prochain et tu ne diras pas que quelque chose t’appartient en propre, car, si vous possédez en commun les biens impérissables, combien plus les biens périssables ! Tu ne seras pas bavard, car la langue est un piège mortel. Autant qu’il sera possible, pour le bien de ton âme, tu seras chaste. N’aie pas la main tendue pour prendre et fermée pour donner. Tu aimeras comme la prunelle de ton œil tous ceux qui t’annonceront la parole du Seigneur.

Nuit et jour, tu te rappelleras le jour du jugement ; tu rechercheras la compagnie des saints ; chaque jour, tu chercheras à travailler par la parole, à aller porter l’exhortation en te préoccupant de sauver ton âme par le ministère de la parole, ou bien à travailler de tes mains pour racheter tes péchés.

Tu n’hésiteras pas à donner, tu donneras sans murmurer et tu connaîtras quel est celui qui récompense largement. Tu garderas ce qu’on t’a confié, sans ajouter ni retrancher. Jusqu’au bout tu haïras le mal. Tu jugeras avec justice. Tu ne provoqueras pas de divisions, mais tu rétabliras la paix en rapprochant les adversaires. Tu confesseras tes péchés. Tu ne viendras pas à la prière avec une conscience mauvaise. Tel est le chemin de la lumière.

R/blancTa parole, Seigneur, est lumière dans la nuit.

blancVers qui pouvons-nous aller, Seigneur ? blanctoi seul nous conduis au Royaume.

blancHeureux qui suit jusqu’au bout blancle chemin que tu lui traces.

blancHeureux qui médite en son cœur blancles voies mystérieuses de l’amour.

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