LA POÉSIE DES PSAUMES

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LA POÉSIE DES PSAUMES

Contexte littéraire

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Les psalmistes, pour faire partager leur expérience de Dieu, ont choisi le langage poétique qui évoque et suggère.
Les psalmistes, pour faire partager leur expérience profonde et vitale de Dieu, ont choisi le langage poétique. Par ses images, son rythme, sa musique, le poème évoque et suggère; il n’enferme pas et invite à aller au-delà des mots pour rejoindre ce que les mots sont impuissants à communiquer.

Le parallélisme
Toute poésie a ses techniques et ses règles. Le Ps 81,9-10.12 permet d’approcher un des ressorts caractéristiques de la poésie hébraïque : le parallélisme (ce qui est dit dans un vers est repris d’une autre manière dans le vers suivant).

Écoute, mon peuple, je t’en adjure !
Israël, si tu m’écoutes,
Il n’y aura pas chez toi de dieu étranger
tu ne te prosterneras pas devant un dieu différent.

Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix,
Israël n’a pas voulu de moi…

Trois formes
On distingue habituellement trois formes de parallélismes : le p. simple, le p. de contraste et le p. complémentaire.
D’abord le parallélisme simple (synonymique) : le second vers ne fait que prendre le premier avec une formulation différente.

Et maintenant, ô rois, comprenez !
Instruisez- vous, maître de la terre !
Serve le Seigneur avec crainte
Rendez-lui hommage en tremblant (Ps 2,10-12)

Ne t’échauffe pas contre les méchants,
Ne jalouse pas les artisans de fausseté (Ps 37,1)

Ensuite le parallélisme de contraste (antithétique) : le second vers établit un contraste avec le premier

Aux uns les chars, aux autres les chevaux,
à nous d’invoquer le nom du SEIGNEUR notre Dieu.
Eux, ils plient, ils tombent,
Nous, debout, nous tenons (Ps 20,8-9)

Enfin, le parallélisme complémentaire (synthétique) : ce qui est exprimé dans le premier vers est développé (complété) dans le second :

Chantez ou SEIGNEUR un chant nouveau !
Chantez au SEIGNEUR, toute la terre ! (Ps 96,1)

Elles ont une bouche et ne parlent pas,
elles ont des yeux et ne voient pas. (Ps 135,16)

La poésie hébraïque joue aussi fortement sur le rythme (chaque vers a un nombre établi de syllabes accentuées) et sur la sonorité des mots. Évidemment, les traductions ne peuvent que très difficilement en rendre compte !
Un autre élément important est la construction du poème. Ainsi, dans le Psaume 81, l’oracle du milieu est agencé de façon à donner la place centrale à l’affirmation  » C’est moi le Seigneur ton Dieu…  »

© Service Biblique catholique Évangile et Vie

À lire :
 »Le livre des psaumes », Cahiers Evangile n° 92 (1995)

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