Archive pour le 2 juillet, 2015

Filippo Lippi, Vierge et l’Enfant

2 juillet, 2015

Filippo Lippi, Vierge et l'Enfant dans images sacrée Lippi-madonna-716x1024

http://www.lisakaborycha.com/5-hearth-and-home/

LE DIEU DU LIVRE D’ISAÏE

2 juillet, 2015

http://www.croire.com/Definitions/Bible/Isaie/Le-Dieu-du-livre-d-Isaie

LE DIEU DU LIVRE D’ISAÏE

Le livre d’Isaïe est composé de trois parties distinctes qui se rapportent à des périodes différentes de l’histoire d’Israël.

Ces périodes sont tellement éloignées dans le temps que l’on a très vite compris qu’Isaïe ne pouvait être l’auteur de l’ensemble du livre. De façon assez classique, on distingue le premier Isaïe (ou «proto Isaïe»), qui couvre les 39 premiers chapitres, le second Isaïe (ou «deutéro-Isaïe») qui commence au chapitre 40 pour s’achever au chapitre 55 et enfin le troisième Isaïe (ou «trito-Isaïev) qui comprend les chapitres 55 à 66. La première partie (chapitres 1 à 39) recueille des prophéties qui ont eu lieu «à l’époque où Osias, Yotam, Achaz puis Ezéchias étaient rois de Juda» (1, 1), soit entre 781 et 687 avant Jésus Christ. Après une période d’accalmie des puissances proches, l’Assyrie devient menaçante. Le prophète lit dans l’histoire qui se déroule sous ses yeux l’action de Dieu qui punit son peuple infidèle afin de le corriger et de le ramener à lui. Les alliances et les défaites sont autant d’occasions de mettre en garde le roi et le peuple contre des calculs purement humains et de court terme. Peu à peu, face à l’effondrement de tout espoir – Samarie est prise en 721 et Juda paie tribut en 701 – apparaît la promesse messianique qui défie tous les temps, toutes les puissances et tous les calculs. La seconde partie (chapitres 40 à 54) est aussi appelée «livre de la consolation d’Israël». Nous sommes désormais au temps de l’exil, après la prise de Jérusalem en 587 par les armées du roi Nabuchodonosor. Babylone a remplacé l’Assyrie mais la ville est prise, les habitants ont été déportés et vivent en exil dans la capitale ennemie. Face à cette défaite radicale, le prophète assure que le Dieu d’Israël continue à veiller sur son peuple. Ce Dieu n’est d’ailleurs pas seulement le Dieu d’Israël mais celui de tout le genre humain. Le monothéisme universel s’affirme et l’attente messianique se précise : celui qui était déjà décrit dans le premier livre comme «un enfant né d’une femme» (Isaïe, 7, 14), devient le serviteur mystérieux décrit dans quatre petits tableaux poétiques que l’on appelle les «chants du Serviteur» (Isaïe 42, 1-7 ; 49, 1-6 ; 50, 4-9 ; 52, 13-53, 12). De façon tout à fait déroutante, ce serviteur n’a aucun des attributs de la puissance royale ou divine, bien au contraire : il semble tirer sa puissance de sa fragilité et de son humilité. Enfin la troisième partie (chapitres 55 à 66) concerne la période qui suit le retour d’exil, soit entre 537 et 520. Les Juifs reviennent dans la province de Juda. Pourtant ce retour si longtemps attendu, espéré comme un aboutissement, s’avère bien plus difficile que prévu. Les nouveaux arrivants sont considérés par ceux qui sont restés au pays comme des usurpateurs. Le prophète doit, une fois de plus, redonner l’espérance, réconcilier, apaiser. Il reprend, console, admoneste mais, surtout, il fait briller Jérusalem comme la ville du Dieu, le phare de toutes les nations, le lieu de l’espérance eschatologique. Ainsi, face à l’effondrement successifs de tous les espoirs terrestres, face aux querelles internes, l’auteur du livre d’Isaïe trouve dans la foi une réponse originale : Le Dieu d’Israël se révèle et s’affirme comme le Dieu des nations, un Dieu plus «éthique» que politique, qui se laisse chercher par l’homme droit et juste, qui se révèle dans le faiblesse et se vit dans l’espérance d’un salut pour tous les hommes.

Jean-Pierre Rosa – 2014 Croire.com

LIVRE D’ISAÏE – CHAPITRE 49 – TEXTE

2 juillet, 2015

http://www.aelf.org/bible-liturgie/Is/Livre+d’Isa%C3%AFe/chapitre/49

LIVRE D’ISAÏE – CHAPITRE 49

01 Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. 02 Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. 03 Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » 04 Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu. 05 Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. 06 Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » 07 Ainsi parle le Seigneur, rédempteur et saint d’Israël, au serviteur méprisé, détesté par les nations, esclave des puissants : Les rois verront, ils se lèveront, les grands se prosterneront, à cause du Seigneur qui est fidèle, du Saint d’Israël qui t’a choisi. 08 Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés 09 et dire aux prisonniers : « Sortez ! », aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. 10 Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. 11 De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. 12 Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. 13 Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. 14 Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » 15 Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. 16 Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux. 17 Ils accourent, tes bâtisseurs ; tes démolisseurs, tes dévastateurs, ils s’éloignent de toi. 18 Lève les yeux alentour et regarde : tous, ils se rassemblent et viennent vers toi. Par ma vie – oracle du Seigneur –, tous, ils seront comme une parure que tu revêtiras, autour de toi, comme la ceinture d’une jeune mariée. 19 Car tes ruines, tes décombres, ton pays dévasté sont désormais trop étroits pour tes habitants, et ceux qui te dévoraient s’éloigneront. 20 Les fils dont tu étais privée te diront de nouveau à l’oreille : « L’espace est trop étroit pour moi, fais-moi place, que je m’installe. » 21 Et tu diras en ton cœur : « Qui me les a enfantés, ceux-là ? Privée d’enfants, j’étais stérile, j’étais bannie, rejetée, et ceux-là, qui les a élevés ? Quand moi, je restais seule, ceux-là, où donc étaient-ils ? » 22 Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici : de ma main levée, je ferai signe aux nations, je dresserai mon étendard vers les peuples. Ils ramèneront tes fils dans leurs bras, tes filles seront portées sur les épaules. 23 Tu auras pour tuteurs des rois, et des princesses pour nourrices. Face contre terre, ils se prosterneront devant toi, ils lècheront la poussière de tes pieds. Tu sauras que Je suis le Seigneur. Ceux qui espèrent en moi ne seront pas confondus. 24 Peut-on reprendre au guerrier sa prise, le captif d’un tyran peut-il s’échapper ? 25 Ainsi parle le Seigneur : Oui, même le captif du guerrier lui sera repris, la prise du tyran lui échappera. Tes adversaires, moi, je m’en ferai l’adversaire, tes fils, moi, je les sauverai. 26 À ceux qui t’exploitent je ferai manger leur propre chair ; ils s’enivreront de leur sang comme d’un vin nouveau, et tout être de chair saura que moi, le Seigneur, je suis ton Sauveur, ton rédempteur, Force de Jacob.