Archive pour le 21 mai, 2015

Pentecôte, la descente de l’Esprit Saint, Sant’Apollinare Nuovo, Ravenne

21 mai, 2015

Pentecôte, la descente de l'Esprit Saint, Sant'Apollinare Nuovo, Ravenne dans images sacrée

https://05varvara.wordpress.com/2011/09/10/unknown-artist-pentecost-the-descent-of-the-holy-spirit-on-the-apostles-basilica-di-santapollinare-nuovo-ravenna-italy-6th-century/unknown-artist-pentecost-the-descent-of-the-holy-spirit-on-the-apostles-basilica-di-santapollinare-nuovo-ravenna-italy-6th-century/

QUELQUES EXHORTATIONS DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX

21 mai, 2015

http://www.bible-notes.org/article-977-quelques-exhortations-de-l-epitre-aux-hebreux.html

QUELQUES EXHORTATIONS DE L’ÉPÎTRE AUX HÉBREUX

L’épître des cieux ouverts
L’épître des choses meilleures
Quelques exhortations de l’épître en rapport avec les dangers que couraient les Hébreux

Avant de considérer différentes exhortations de cette épître (en particulier celles du chapitre 12), nous rappellerons quelques caractères généraux de ce livre.

L’épître des cieux ouverts
L’épître aux Hébreux a été appelée l’épître des cieux ouverts. Ceux-ci sont illuminés par la présence du Seigneur Jésus. C’est lui qui doit remplir le cœur des chrétiens, quelle que soit leur origine. Aucun autre livre, excepté l’évangile de Jean, ne met autant en lumière les gloires de Jésus, sa divinité et son humanité, ses gloires comme homme sur la terre et maintenant dans le ciel.
Nous n’avons pas d’indication précise sur l’identité des destinataires. Toutefois nous pouvons penser qu’elle a été écrite à des Juifs qui confessaient le nom de Jésus, sans pour autant que chacun d’eux soit réellement converti. Ces Juifs connaissaient très bien le rituel judaïque, auquel ils avaient été précédemment soumis. Ils avaient rencontré des circonstances douloureuses en raison du grand changement survenu dans leur vie (Héb. 10 : 32-34). Mais le comportement de plusieurs d’entre eux faisait craindre à l’auteur de l’épître – probablement l’apôtre Paul – qu’ils aient seulement l’apparence d’être à Christ, sans avoir réellement reçu sa vie.
Ceux auxquels l’épître s’adresse sont des pèlerins sur la terre: ils professent être en route vers le ciel. Ils sont appelés à traverser des difficultés, des souffrances et parfois même «un grand combat de souffrances». Les chrétiens vivent encore aujourd’hui dans un monde hostile à la foi. Ils doivent garder leurs regards attachés sur le ciel, où Jésus est entré, homme glorifié, comme notre précurseur (6 : 20). Durement éprouvés, certains de ces croyants se décourageaient, d’autres étaient devenus paresseux à écouter, d’où un recul spirituel, et même un certain retour vers le judaïsme, qui pouvait être plus attirant pour l’homme naturel.
L’auteur parle avec respect de ces éléments du culte juif, qui avaient eu toute leur place jusqu’à un passé récent, et qui étaient des «images» ou des «ombres» de ce qui devait venir. Mais il faut que les yeux de notre cœur soient pleinement éclairés (cf. Eph. 1 : 18), et contemplent une Personne infiniment plus glorieuse, le Seigneur Jésus. Lui-même remplace et surpasse tout ce qui ne faisait que l’annoncer. Devant lui, les anges, et même les patriarches les plus illustres (Moïse, Aaron, Josué, David), s’effacent complètement. Aussi l’écrivain de l’épître s’attache-t-il à mettre en évidence l’excellence de la personne de Jésus, de son œuvre achevée, et de son service de sacrificateur pour l’éternité. Il est maintenant élevé au-dessus des cieux, souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec (5 : 10). « Ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, il s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu » (10 : 12). Sa charge, intransmissible, est en tout point supérieure à celle d’Aaron, et il est toujours vivant pour l’accomplir (7 : 25).
C’est par lui que nous pouvons exposer nos besoins à Dieu et recevoir du secours au moment opportun. Et c’est par lui aussi que nous pouvons apporter à Dieu des sacrifices de louange (4 :16 ; 7 : 25 ; 13 : 15).

L’épître des choses meilleures
Il y a des similitudes entre le culte de l’Ancien Testament, fait de choses visibles, et le culte « spirituel » du Nouveau Testament. Mais il y a surtout des contrastes très forts. La supériorité du culte actuel est telle que tout ce qui relève du culte antérieur se trouve désormais relégué au rang des « ombres ». « A la fin de ces jours-là » (1 : 2) – ceux pendant lesquels il parlait par les prophètes – Dieu « nous a parlé dans le Fils », qui est « le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance » – ou de ce qu’Il est. Le culte est maintenant rendu à Dieu par Jésus Christ (13 : 15). Ainsi seulement il peut être « en esprit et en vérité » (Jean 4 : 24).
Le christianisme apporte une « meilleure espérance » (7 : 19), qui repose sur une « meilleure alliance » (7 : 22), de « meilleures promesses » (8 : 6) et de « meilleurs sacrifices » (9 : 23). Dieu nous accorde des « biens meilleurs et permanents » (10 : 34). L’accès à une « meilleure patrie » nous est ouvert (11 : 16) et nous avons devant nous une « meilleure résurrection » (11 : 35) – qu’entrevoyaient d’ailleurs les fidèles de l’Ancien Testament. Toutes ces bénédictions ont Jésus pour centre. Sa suprématie et son excellence sont proclamées par toute l’Ecriture, mais en particulier par cette épître aux Hébreux.
En Christ, le don suprême de Dieu, le croyant a tout reçu. Il peut s’approcher de Dieu en pleine liberté, par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a ouvert à travers le voile, c’est-à-dire sa chair (10 : 19-21). Nous pouvons nous tenir sans aucune crainte dans la sainte présence de Dieu.

Quelques exhortations de l’épître en rapport avec les dangers que couraient les Hébreux
Ne pas aller à la dérive
« C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne nous écartions » (2 : 1).
Il est étonnant que des croyants mis en contact avec les merveilleuses bénédictions du christianisme puissent retourner en arrière vers de « faibles et misérables éléments », entièrement périmés (Gal. 4 : 9). Abandonner les privilèges et les bénédictions distinctifs de la foi chrétienne, et revenir à la loi et aux ordonnances juives, c’était s’écarter ou aller à la dérive (Héb. 2 : 1), c’était abandonner le Dieu vivant (3 : 12), c’était se détourner de celui qui parle des cieux (12 : 25).
C’est souvent de façon insidieuse que l’on commence à aller à la dérive – comme un navire emporté par un courant. Prenons garde. Il y a des chrétiens qui « ont fait naufrage quant à la foi » (1 Tim. 1 : 19). En pensant à eux, Paul exhorte Timothée à garder la foi et une bonne conscience.

Ne pas abandonner sa confiance
« Ne rejetez donc pas loin votre confiance, qui a une grande récompense » (10 : 35).
A plusieurs reprises, l’auteur inspiré adresse un avertissement solennel à ses lecteurs. Au milieu de ces chrétiens authentiques, il pouvait se trouver des personnes qui n’avaient pas la vie de Dieu. Cela peut avoir lieu aussi aujourd’hui, en particulier parmi les enfants de parents chrétiens. Souvenons-nous qu’un véritable croyant ne peut jamais perdre son salut. Les brebis de Jésus sont en parfaite sécurité (Jean 10 : 27, 28). Toutefois les croyants ont besoin d’être exhortés, car ils sont toujours en danger de se relâcher. Ne rejetons pas notre confiance, elle recevra une grande récompense. « Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises » (v. 36).

Rejeter tout ce qui entrave la course chrétienne
« Rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi » (Héb. 12 : 1, 2).
Les Hébreux étaient en grand danger d’être accablés sous la pression constante des épreuves et de perdre pied dans le combat contre l’Ennemi. L’auteur de l’épître évoque les fardeaux qu’il faut rejeter – Dieu veut s’en charger. Il mentionne aussi « le péché », qui facilement nous assaille et devient une grande entrave dans notre vie de croyant.
Nous sommes engagés dans une course. La «grande nuée de témoins qui nous entoure» est un encouragement continuel. Mais avant tout, nous sommes appelés à fixer les yeux sur Jésus. Il a parcouru avant nous le chemin de la foi. Il est notre parfait exemple dans ce chemin et il nous fournit les ressources nécessaires pour être des vainqueurs.

Ne pas être découragé par la discipline ni la mépriser
« Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui » (12 : 5).
Chemin faisant, nous sommes, fils et filles, les objets de la discipline du Dieu saint. Il veut nous rendre conformes, pratiquement, à l’image de son Fils. Gardons-nous de mépriser cette discipline ; recherchons plutôt devant lui les motifs pour lesquels il l’a envoyée (cf. Job 5 : 17). Un autre danger serait de perdre courage. Souvenons-nous de l’expression dont la Parole se sert pour désigner celui qui est l’objet de la discipline : « celui que le Seigneur aime » (v. 6 ; cf. Apoc. 3 : 19). Cette discipline peut être préventive, comme dans le cas de Paul – « afin que je ne m’enorgueillisse pas » (2 Cor. 12 : 7) – ou corrective, comme dans le passage d’Apocalypse 3 : 19.
Il se peut que nous ayons perdu de vue les intentions de notre Père quand il nous discipline; n’oublions pas que c’est une main d’amour qui tient la verge. Apprenons à nous soumettre à sa volonté (v. 9). Sa discipline a toujours pour objet notre profit spirituel ; elle nous est dispensée « afin que nous participions à sa sainteté » (v. 10). Il s’agit ici d’une sainteté pratique. Nous n’avons pas seulement à nous tenir à l’écart du mal, mais à le haïr (Prov. 8 : 13).

Manifester davantage d’énergie spirituelle et encourager ceux qui nous entourent
« C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants » (12 : 12).
Tout en suivant le sentier de la foi, on peut se fatiguer et manquer d’énergie spirituelle. On pense à ces Israélites – ces faibles – « qui se traînaient » derrière le peuple lors de sa sortie d’Egypte, et qui étaient devenus une proie facile pour l’ennemi (Deut. 25 : 18).
Lorsque nous constatons parmi nous un fléchissement d’énergie spirituelle, cherchons à encourager nos frères et sœurs. Un tel service exige d’abord une attention particulière sur nos propres voies. Il est nécessaire de « redresser » l’homme qui s’est laissé surprendre par quelque faute, mais ce service – confié à des croyants « spirituels » – nécessite tout à la fois la crainte et la douceur (Gal. 6 : 1).
Les mains lassées et les genoux défaillants peuvent résulter de « charges » particulières sous lesquelles nos frères et sœurs se sentent écrasés. Or la Parole nous exhorte : « Portez les charges les uns des autres, et ainsi accomplissez la loi du Christ » (Gal. 6 : 2).
Où trouver la force nécessaire pour notre course ? Le prophète nous répond : « Les jeunes gens seront las et se fatigueront, et les jeunes hommes deviendront chancelants, mais ceux qui s’attendent à l’Eternel renouvelleront leurs forces » (Es. 40 : 30, 31).

Avoir une marche pratique conforme à la Parole
« Faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse » (12 : 13).
Plusieurs, hélas! adoptent les habitudes du monde et suivent un chemin qui n’est pas droit. Ayons le ferme désir de marcher dans la droiture. Le livre des Proverbes nous exhorte : « Pèse le chemin de tes pieds, et que toutes tes voies soient bien réglées. N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal » (4 : 26, 27).
Ce qui est boiteux peut se démettre. Une petite déviation en engendre souvent une plus grave. Prenons-y garde, d’abord pour nous-mêmes, mais aussi afin d’être en aide à ceux qui nous entourent.

Rechercher la paix et la sainteté
« Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (12 : 14).
Il y a dans la nature humaine déchue un penchant inné à la contestation et à la dispute. Veillons au contraire à poursuivre la paix avec tous, « autant que cela dépend de nous » (Rom. 12 : 18). « Ainsi donc poursuivons les choses qui tendent à la paix et celles qui tendent à l’édification mutuelle » (Rom. 14 : 19). « Que votre douceur soit connue de tous les hommes » (Phil. 4 : 5), recommande Paul aux Philippiens.
L’esprit de contestation et de querelle caractérise le monde et sa politique. Veillons à ne pas nous en mêler. Evitons même de donner des opinions sur des sujets qui ne concernent pas les étrangers que nous sommes. Vivons en paix avec nos voisins ; c’est ainsi que nous préparons la voie au témoignage de « l’évangile de paix » (Eph. 6 : 15).
Ce verset 14 nous invite aussi à suivre le chemin de la sainteté pratique. Pour que nous puissions effectivement « voir Jésus… couronné de gloire et d’honneur » (2 : 9), il faut que nos esprits et nos cœurs ne soient pas souillés par l’impureté qui s’étale dans le monde. Cette contemplation de Christ va de pair avec une marche habituelle dans la sainteté.
La paix et la sainteté doivent être poursuivies en même temps, sans que la recherche de l’une mette l’autre de côté. Ce n’est pas toujours facile.

Veiller… de peur que
« Veillant, de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu » (12 : 15).
La grâce de Dieu a fait de nous ses enfants. Du côté de Dieu, rien ne manquera jamais. Mais vivons-nous de cette grâce? Est-elle notre nourriture ? Réalisons-nous que nous en avons besoin à chaque instant? Et la grâce imprègne-t-elle tous nos rapports entre frères et sœurs ?
« Veillant… de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne vous trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés » (12 : 15).
Dans un jardin, une mauvaise racine qui d’abord passe inaperçue peut se développer et engendrer une plante qui finit par tout envahir. De même, le mal non jugé dans nos cœurs, toléré dans nos vies, peut se développer, s’étendre, et amener des ravages parmi nous.
« Veillant… de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Esaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né » (12 : 16).
Esaü est un exemple solennel. Un jour qu’il était fatigué, il a méprisé son droit d’aînesse et l’a vendu pour obtenir un plat de lentilles (Gen. 25 : 29-34).
Un contact habituel avec les choses saintes, si elles n’exercent pas leur influence dans notre conscience et dans notre cœur, aura des effets destructeurs sur notre âme. En faisant peu de cas des immenses privilèges appartenant à ceux qui sont en Christ, nous sommes en danger de tomber dans de véritables profanations.
Quels sérieux avertissements pour tous les Hébreux auxquels s’adressait l’épître, comme aussi pour tous ceux qui font profession d’appartenir au christianisme ! Le danger est réel de mépriser ou même d’abandonner finalement les bénédictions chrétiennes.

Ph. L. – article paru dans le « Messager Evangélique » (Février 2011)

LE SAINT-ESPRIT TRANSFORME VOTRE VIE

21 mai, 2015

http://www.mondedemain.org/articles/le-saint-esprit-transforme-votre-vie-f277

LE SAINT-ESPRIT TRANSFORME VOTRE VIE

PAR JOHN OGWYN

Beaucoup de gens sont confus à propos du Saint-Esprit. Non seulement, ils ne comprennent pas ce qu’est sa nature, mais ils n’ont, en outre, aucune idée de ce qu’il est supposé accomplir en eux, ou pourquoi il est nécessaire. Qu’en est-il en ce qui vous concerne ? Avez-vous véritablement des réponses à ces questions ?
Nous sommes dans un monde craintif et anxieux. L’homme est de plus en plus dépendant de sa propre technologie. Toutes nos avancées en matière d’éducation et d’informations n’ont pas fait de ce monde un emplacement sûr. Que devient-on en ce monde hostile et insensé ?
Quels sont les changements que le Saint-Esprit pourrait réaliser dans vos pensées, et dans vos actions ? Y a-t-il quelque chose à faire de votre côté, pour que ces changements surviennent, ou faut-il penser que le Saint-Esprit prend, en quelque sorte, en charge la vie du chrétien ? Etudions le rôle, que le Saint-Esprit pourrait jouer dans notre vie, et quels seraient les changements qui pourraient avoir lieu.
Ranimer le don de Dieu
Selon les Ecritures, le Saint-Esprit nous est présenté comme un don de Dieu. Dans le sermon qu’il a donné le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre a dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2 :38). Il y a deux choses très claires dans cette déclaration de l’apôtre Pierre. Premièrement, le Saint-Esprit est un don divin. Vous ne pouvez pas le mériter. Ensuite, pour recevoir le Saint-Esprit, vous devez vous repentir de vos péchés. La vraie repentance implique un changement de direction dans notre façon de vivre. Cela signifie qu’elle requiert plus que d’éprouver des remords ou des regrets sur le passé. Le terme lui-même implique qu’il faut se détourner du passé et changer d’esprit.
La Bible fait de nombreuses analogies par rapport au Saint-Esprit, afin de nous aider à mieux comprendre ce qu’il représente. Premièrement, le Saint-Esprit est comparé au vent. Après tout, le mot grec pneuma, traduit par esprit, signifie aussi vent ou souffle. Il y a une autre analogie qui le compare à des eaux vives (voir Jean 7 :38-39). De même que l’air et l’eau sont deux éléments nécessaires à la vie, de même le Saint-Esprit est la source de la vie éternelle pour les chrétiens (Romains 8 :11). De même, également, que l’air et l’eau s’écoulent et ont la capacité d’affecter, et de modifier les supports sur lesquels ils agissent, de même en est-il en ce qui concerne le Saint-Esprit. Il y a encore d’autres comparaisons dans les Ecritures – par exemple, le feu.
La plupart d’entre nous se sont déjà trouvés en présence d’un feu de bois, soit dans la cheminée d’une maison, soit devant un feu de camp ou peut-être face au vieux fourneau de la cuisine de notre enfance. L’apôtre Paul se référait à ce que les gens connaissaient, communément, d’un feu de bois à son époque, lorsqu’il exhorta Timothée « à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains » (2 Timothée 1 :6).
L’une des caractéristiques importantes d’un feu de bois réside dans le fait qu’il doit être ranimé de temps en temps. Autrement, une couche de cendres se forme, la flamme meurt lentement et la chaleur décroît. Un feu qui brûlait bien le soir peut souvent se retrouver complètement éteint au lever le lendemain matin, faute d’avoir été entretenu durant la nuit. Cependant, en remuant le charbon de bois, jusqu’à ce que la couche de cendres soit écartée, et que l’oxygène circule autour des dernières braises, il est possible de ranimer la vivacité du feu. L’apôtre Paul rappelait à Timothée, que le Saint-Esprit n’est pas un don qui doit être négligé ou ignoré. Mais il doit être ranimé régulièrement pour rester vivace. En cas de négligence prolongée, il est même possible de perdre ce précieux don (Psaume 51 :11).
Le Saint-Esprit, que nous recevons par l’imposition des mains après le baptême (Actes 8 :17), est destiné à changer notre façon de vivre. Il est l’instrument par lequel Dieu accomplit Son œuvre en nous, et à travers nous : « Car Dieu agit parmi vous, il vous rend capables de vouloir et de réaliser ce qui est conforme à son propre plan » (Philippiens 2 :13, Bible en français courant).
Pas un esprit de crainte
« Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force », a dit l’apôtre Paul (2 Timothée 1 :7, Bible de Jérusalem). Les craintes et l’anxiété dominent la vie de beaucoup de gens. En outre, le monde dans lequel nous vivons a de quoi être effrayant. Il arrive parfois que des individus soient paralysés par leurs angoisses. Ils ont tellement peur de faire un faux pas, qu’ils ne sont plus capables d’achever ce qu’ils ont commencé, et souvent, ils abandonnent. Ce n’est, bien sûr, pas une solution. D’autres fois, cependant, des gens se mettent à paniquer à cause de leur peur, et ils prennent des décisions irrationnelles. De telles réactions désordonnées peuvent avoir des conséquences exagérées et dévastatrices.
Lorsque la Bible parle de craindre Dieu, il s’agit d’une chose complètement différente de la « peur ». Cette « crainte » fait référence au respect et à la vénération, que nous devons avoir envers le Dieu Tout-Puissant. Le mot grec traduit par « crainte », dans 2 Timothée 1 :7, vient de deilias, qui n’est jamais utilisé pour exprimer la peur de Dieu. Il n’est utilisé que pour se référer à la sorte de crainte, qui résulte d’un manque de foi. C’est le terme qui a été utilisé, lorsque la Bible parle de la peur des disciples pendant la tempête, au cours de laquelle le Christ marcha sur les flots. Ce terme est également le même lorsqu’il décrit la réaction de panique, qui envahit les disciples au moment de l’arrestation de Jésus.
Cette couardise et cette timidité, qui effraient et paralysent un individu, sont à l’opposé de la foi. Paul a rappelé à Timothée que cette sorte de crainte n’est PAS le produit de l’Esprit divin. C’est par la foi que Moïse « quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi » (Hébreux 11 :27). Il possédait la sorte de confiance en Dieu et en Ses promesses, qui lui permettait de supporter chaque tentative d’intimidation, ou de dissuasion, qui l’aurait empêché de réaliser sa mission. Le Saint-Esprit transforme des êtres humains craintifs, en des individus remplis de foi et de courage.
Considérons ce qui s’est passé dans le cas de l’apôtre Pierre. Le soir de la Pâque, il était tellement dominé par la peur, qu’il fit des imprécations et renia son Maître (Matthieu 26 :73-74). Or, tout juste sept semaines plus tard, il se tenait dans le temple et proclamait ouvertement l’Evangile. En outre, dans Actes 4, nous pouvons lire le récit de la fermeté absolue, avec laquelle l’apôtre Pierre fit face aux menaces, et aux intimidations émanant des autorités religieuses juives de l’époque. Nullement effrayés, lui et les autres « annonçaient la parole de Dieu avec assurance » (Actes 4 :31). Tandis que le courage humain a ses limites, l’assurance qui vient de l’Esprit de Dieu n’a pas de bornes !
L’esprit de force
L’apôtre Paul écrivit à Timothée, que le Saint-Esprit était un esprit de force. Le mot grec, dont ce terme est issu, est dynameos, la racine même des mots français dynamique, dynamo, et même dynamite. Il signifie la force et le pouvoir dynamiques et il est souvent utilisé en référence aux miracles.
Le Saint-Esprit est la force qui émane de Dieu (Luc 1 :35). C’est l’instrument, au moyen duquel, Dieu créa tout l’univers et le maintient (Psaume 104 :30). C’est la puissance, au moyen de laquelle Il agit dans l’esprit des êtres humains, faits à Son image (Genèse 6 :3). C’est la puissance par laquelle l’estropié marcha miraculeusement, l’aveugle recouvra la vue, le sourd entendit et le mort ressuscita au cours du ministère terrestre de Jésus-Christ (Luc 5 :15-17).
Cette même puissance est accessible à vous et à moi ! Le Christ a dit à Ses disciples : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » (Actes 1 :8). Mais le fait d’avoir reçu cette puissance ne signifie pas que nous sommes immunisés contre les craintes et le découragement humains. L’apôtre Paul expliqua : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » (2 Corinthiens 4 :7). L’apôtre continue : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir » (verset 8). Humainement, nous demeurons nous-mêmes avec nos faiblesses et nos carences, mais nous sommes « connectés » à la puissance qui est à l’origine de l’univers.
La puissance divine peut faire des miracles aujourd’hui, exactement comme il y a deux milles ans. En tant que ministre du Dieu vivant, dynamique, j’ai littéralement vu des miracles se produire maintes et maintes fois. En pleine nuit, je suis allé au domicile de parents affolés, pour oindre et prier pour un enfant sans force et fiévreux. J’ai vu ce petit enfant s’asseoir à la fin de ma prière, totalement débarrassé de sa fièvre, se lever et commencer à jouer comme si rien ne lui était arrivé. J’ai vu la ligne rouge d’un sang empoisonné, ayant déjà atteint le dessus du coude, diminuer et disparaître en quelques minutes, après une prière pleine de foi. Ces exemples, ainsi que des milliers d’autres sont la preuve de la puissance dynamique et miraculeuse du Saint-Esprit.
La puissance de Dieu à travers le Saint-Esprit n’accomplit pas seulement des guérisons miraculeuses, mais elle est également la puissance qui nous permet de vaincre notre nature humaine, afin de devenir comme Dieu. Cependant, ces miracles requièrent notre participation active – notre coopération volontaire avec Dieu. Notez comment l’apôtre Paul explique cela dans Colossiens 1 :27-29.
Au verset 27, il déclare que notre espoir d’obtenir la gloire vient du fait que Jésus-Christ vit Sa vie en nous. Au verset 28, il exprime son désir de préparer et d’instruire ceux dont il avait la charge, à devenir parfaits en Christ. Comment cela est-il possible ? Au verset 29, l’apôtre Paul écrit : « C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi. » Nous devons faire des efforts en conformité avec ce que Dieu réalise en nous, au moyen de Sa puissance.
L’esprit d’amour
L’amour est la caractéristique fondamentale de Dieu (1 Jean 4 :8). Le Saint-Esprit est le moyen par lequel nous devenons capables de partager la nature divine (2 Pierre 1 :4). Dans Romains 5 :5, l’apôtre Paul a expliqué que l’amour de Dieu entre dans nos cœurs et dans nos pensées par l’intermédiaire du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est l’instrument qui transforme notre nature et notre attitude « normales ». Il nous ajuste sur la « longueur d’onde » de Dieu et, dès lors, nous devenons réceptifs. Lorsque nous nous « branchons » sur Dieu, nous parvenons à nous « déconnecter » de Satan, qui est décrit comme « le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Ephésiens 2 :2).
L’amour de Dieu qui coule en nous, et à travers nous, n’est pas simplement une émotion ou un sentiment de bien-être ! L’apôtre Jean explique comment l’amour de Dieu se manifeste dans la vie des véritables chrétiens : « Mais l’amour de Dieu est véritablement parfait [apporte la perfection] en celui qui garde sa parole : par cela nous savons que nous sommes en lui » (1 Jean 2 :5). La parole divine nous dit comment montrer un véritable amour, à la fois envers Dieu et envers notre prochain. Si nous nous appliquons à observer avec soin la parole divine dans toute son ampleur, le véritable amour divin se révèlera dans nos actions et nos attitudes.
La plupart des prétendus chrétiens pensent que l’amour et la loi sont incompatibles. Rien n’est plus faux. L’apôtre Paul a dit : « Le but du commandement, c’est la charité, qui procède d’un cœur pur » (1 Timothée 1 :5, Ostervald). La loi définit le péché (1 Jean 3 :4) et, par conséquent, elle nous guide en nous enseignant comment manifester l’amour. La loi de Dieu est le canal dans lequel coule Son Esprit.
Un esprit rationnel
« Vous deviendrez fou en lisant la Bible », dit-on ! L’idée généralement admise est qu’il n’est pas mauvais d’avoir sa propre religion, et cependant ceux qui cherchent à vivre d’après toutes les paroles de Dieu sont généralement regardés comme des originaux ou même comme des « détraqués ». En est-il vraiment ainsi ? L’Esprit divin se manifeste-t-il dans les excès émotionnels du « saint rire », actuellement considéré comme un témoignage dans certains cercles protestants ? Son action aurait-elle pour objet de vider l’esprit des gens en les transformant en « zombies », ce qui ne manquerait pas d’alimenter la critique en fournissant des arguments contre les divers cultes ?
Dans 2 Timothée 1 :7, l’apôtre Paul révèle que le Saint-Esprit est une source de sagesse. Dans certaines versions, le terme employé est « raisonnement sain », ou « maîtrise de soi ». Le mot grec que l’apôtre Paul a utilisé est sophronismou, dont la signification est « être sage et sensé ». Il peut être rendu par « posé », « maître de soi » et « avisé ». Il s’agit du même terme que Luc utilise dans Luc 8 :35, lorsqu’il décrit un homme qui avait été possédé d’un démon, mais qui se retrouve vêtu, assis et dans « son bon sens », après que le Christ l’eut débarrassé de son démon.
L’esprit de Dieu ne pousse jamais personne à perdre le contrôle de soi-même : « Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Eglises des saints » (1 Corinthiens 14 :33). Celui qui a le Saint-Esprit sera plus équilibré et sensé dans sa façon de penser. Dieu révèle, dans la Bible, des principes de conduite pour tout ce qui concerne nos relations familiales, nos relations d’affaires et la gestion de nos finances. Celui qui cherche à vivre de toute parole de Dieu s’efforcera, avec l’aide du Saint-Esprit, d’augmenter sa capacité à mettre en pratique les principes d’un jugement équilibré.
L’amertume et l’envie, qui dominent les pensées d’un grand nombre d’individus vivant dans notre monde, les éloignent d’un sain raisonnement. Ce dernier étant diamétralement opposé à la sagesse divine (voir Jacques 3 :14-15). Le Saint-Esprit se développe dans un cœur honnête et miséricordieux. Cette sorte d’approche équilibrée mène à la véritable paix.
Le monde actuel est insensé. La violence et la convoitise infiltrent les divertissements, que ce soit dans la musique ou dans les films. Ce qui alimente nos pensées est extrêmement important ! Il y a des gens qui ne penseraient jamais à introduire une viande impure dans leur estomac, et pourtant, il leur arrive par moment, de remplir leur esprit d’impuretés spirituelles. Cela ne va pas dans le sens d’une pensée saine, équilibrée et pure. Dans Philippiens 4 :8, l’apôtre Paul nous presse de remplir nos pensées de tout ce qui est vrai, aimant, pur et honorable. Ces choses nous donnent ce qu’il y a de meilleur pour nous. Que ce soient la musique, la littérature, la peinture, la sculpture ou le théâtre, les arts affectent profondément nos émotions, notre tempérament et nos pensées, au-delà de ce que nous pourrions imaginer.
Dieu nous a offert Son Esprit dans un but précis. C’est le moyen par lequel nous pouvons commencer à partager la puissance, l’attitude et la pensée divines. Cependant, nous devons toujours rester vigilants, afin de « stimuler » ce don, qui a été placé en nous par l’imposition des mains. Cette stimulation a lieu en étudiant et en méditant régulièrement la Parole divine, ainsi qu’en priant. Le jeûne peut également nous aider à nous rapprocher de Dieu en toute humilité, en étant profondément conscient de notre propre insuffisance. Enfin, nous devons chercher à mettre en pratique la parole de Dieu, en la prenant au sérieux et en essayant d’effectuer des changements dans tous les aspects de notre vie – importants ou bénins.
Dans le Nouveau Testament, le mot traduit par « zèle » vient du verbe zeo, qui signifie littéralement « bouillonner ». Manquer de zèle revient à dire que le feu est parti. Cela implique qu’on soit – au mieux – encore tiède. Notre société a tendance à promouvoir la tiédeur, qui est la caractéristique prédominante de la dernière phase ou ère de l’Eglise de Dieu. Alors que nous nous approchons toujours davantage du point culminant de la fin de cet âge, nous devrions ressentir le besoin continuel de « ranimer la flamme du don de Dieu » que nous avons reçu (2 Timothée 1 :6).