Archive pour le 14 mai, 2015

Ascension of Our Lord

14 mai, 2015

Ascension of Our Lord  dans images sacrée Ascension3

http://stjohnmemphis.org/icons-of-christ-our-lord/

SOLENNITÉ DE L’ASCENSION – HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

14 mai, 2015

http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790524_seminari-ingl-roma.html

(Je l’espère bien faire les choses de la date de la fête, en Italie est dimanche prochain)

SOLENNITÉ DE L’ASCENSION – AUJOURD’HUI EN FRANCE ET AUX ETATS-UNIS

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II AUX ÉTUDIANTS DES SÉMINAIRES ANGLAIS DE ROME

24 mai 1979

Chers fils et frères et amis en Jésus-Christ,

A l’occasion de cette fête de l’Ascension le Pape est heureux d’offrir le saint Sacrifice Eucharistique avec vous et pour vous. Je suis heureux de me trouver avec les étudiants et le staff du vénérable Collège Anglais l’année durant laquelle se célèbre son quatrième centenaire. Et je me sens aujourd’hui, de manière toute particulière, spirituellement proche de vous, de vos parents et familles et de tous les fidèles d’Angleterre et du Pays de Galles — de tous ceux qui sont unis dans la foi de Pierre et de Paul, dans la foi de Jésus-Christ. Les traditions de générosité et de fidélité dont la vie dans votre Collège a donné l’exemple pendant quatre cents ans sont présentes à mon cœur ce matin. Vous êtes venus offrir vos remerciements et vos prières à Dieu pour ce qu’il a, de sa grâce, accompli dans le passé et pour trouver la force d’aller de l’avant — sous la protection de la Vierge bénie — avec la ferveur de vos prédécesseurs dont un grand nombre ont donné leur vie pour la foi catholique.
J’adresse aussi cordialement un salut de bienvenue aux nouveaux prêtres du Collège Pontifical Beda. Pour vous également ceci est un moment particulier pour vous engager à poursuivre les idéaux de votre Patron, saint Bède le Vénérable que vous commémorerez demain. Je salue avec la même cordialité vos supérieurs et vos compagnons d’étude.
Avec joie et animés de nouvelles résolutions pour l’avenir, réfléchissons un moment sur le grand mystère que célèbre la liturgie d’aujourd’hui. Toute la pleine signification de 1′ Ascension du Christ est exprimée dans les lectures de la Sainte Ecriture. La richesse de ce mystère est contenue dans ces deux affirmations : « Jésus donna ses instructions… » puis « Jésus prit place… ».
Selon la Divine Providence — dans l’éternel dessein du Père — l’heure était venue pour le Christ de quitter la terre. Il allait prendre congé de ses apôtres et, avec eux, de Marie sa Mère, mais non sans leur avoir d’abord donné ses instructions. Les apôtres avaient maintenant une mission à accomplir conformément aux instructions laissées par Jésus, et ces instructions étaient à leur tour l’expression fidèle de la volonté du Père.
Ces instructions indiquaient avant tout que les apôtres devaient attendre l’Esprit Saint qui était le don du Père. Il devait être absolument clair dès le début que la source de la force des apôtres était le Saint-Esprit. C’est l’Esprit qui guide l’Eglise sur les voies de la vérité, l’Evangile doit être propagé par la puissance de Dieu et non par la sagesse ou la puissance de l’homme.
En outre, selon ces instructions, les apôtres étaient chargés de proclamer la Bonne Nouvelle dans le monde entier. Et ils devaient baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Comme Jésus, ils devaient parler clairement du Royaume de Dieu et du salut. Les apôtres devaient rendre témoignage du Christ « jusqu’aux confins de la terre ». L’ Eglise primitive comprit parfaitement ces instructions et c’est ainsi qu’elle inaugura l’ère missionnaire. Et chaque communauté savait que cette ère ne prendrait fin que le jour où le même Jésus qui était monté au ciel, serait revenu.
Les paroles de Jésus constituèrent pour l’Eglise un trésor qu’il fallait garder en dépôt et proclamer, méditer et vivre. Et, en même temps, l’Esprit Saint enracina dans l’Eglise un charisme apostolique qui avait pour objet de garder intacte cette révélation. Par ces paroles Jésus allait vivre toujours dans son Eglise : « Je suis avec vous pour toujours ». Et la communauté ecclésiale tout entière prit ainsi conscience de la nécessité de la fidélité aux instructions de Jésus, au dépôt de la foi. Cette sollicitude devait se transmettre de générations en générations — jusqu’à nos propres jours. C’est à cause de ce principe que j’ai dit récemment à vos propres Recteurs que « la première priorité pour les séminaires aujourd’hui est l’enseignement de la Parole de Dieu dans toute sa pureté et toute son intégrité. La parole de Dieu — et seulement la parole de Dieu — est à la base de tout ministère, de toute activité pastorale de toute action sacerdotale. L’autorité de la parole de Dieu a constitué la base dynamique du Concile Vatican II et Jean XXIII l’a mis en évidence dans son discours d’ouverture : ‘Le souci principal du Concile œcuménique — a-t-il dit — sera celui-ci — que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit toujours plus effectivement gardé et enseigné’ (Discours du 11 octobre 1962). Et si les séminaristes de cette génération doivent être préparés de manière adéquate à prendre en charge l’héritage et le défi de ce Concile, il faut avant tout les former à la Parole de Dieu, au ‘dépôt sacré de la doctrine chrétienne’  » (Discours du 3 mars 1979). Oui, chers fils, notre plus grand défi est d’être fidèles aux instructions du Seigneur Jésus.
Et la seconde réflexion sur la signification de l’Ascension est basée sur cette phrase : « Jésus prit sa place… ». Après avoir subi l’humiliation de sa passion, Jésus prit sa place à la droite de Dieu. Il prit sa place avec le Père éternel. Mais ainsi il pénétra dans les cieux comme notre Tête ». Et là-haut, selon l’expression de Léon le Gand « la gloire de la Tête » devint « l’espoir du corps » (cf. Sermos de Ascensione Domini). Jésus a pris pour toute l’éternité sa place comme « le premier-né parmi de nombreux frères » (Rm 8, 29). En raison de notre nature nous sommes près de Dieu dans le Christ. Et, comme homme, le Seigneur Jésus est vivant pour toute l’éternité pour intercéder près de son Père en notre faveur (cf. He 7, 25). Et en même temps, du haut de son trône de gloire, Jésus envoie à toute son Eglise un message d’espérance et une invitation à la sainteté.
Par les mérites de Jésus et grâce à son intercession près de son Père, nous sommes capables d’obtenir en lui la justice et la sainteté de vie. L’Eglise peut rencontrer des difficultés, l’Évangile peut subir des échecs, mais comme Jésus est assis à la droite du Père, l’Eglise ne sera jamais vaincue. La puissance du Christ glorifié, du Fils bien-aimé du Père éternel n’a pas de limites et surabonde pour défendre chacun de nous et nous tous dans la fidélité de notre dévouement au Royaume de Dieu et dans la générosité de notre célibat. L’efficacité de l’Ascension du Christ touche chacun de nous dans les réalités concrètes de nos vies quotidiennes. A cause de ce mystère, l’Eglise tout entière a pour vocation d’attendre « dans une joyeuse espérance la venue de notre Sauveur, Jésus-Christ ».
Chers Fils, soyez imprégnés de l’espérance qui est si fortement une part du mystère de l’Ascension de Jésus. Soyez profondément convaincus de la victoire et du triomphe du Christ sur le péché et la mort. Ayez conscience que la puissance du Christ est plus grande que notre faiblesse, plus grande que la faiblesse du monde entier. Tâchez de comprendre et de partager la joie que Marie a éprouvée en sachant que son Fils avait pris sa place près de son Père qu’il aimait infiniment. Et aujourd’hui renouvelez votre foi dans la promesse de Notre Seigneur Jésus-Christ qui est parti pour nous préparer une place, de sorte qu’il pourra revenir et nous prendre avec lui.
Voilà le mystère de l’Ascension de notre Chef. Rappelons-nous toujours : « Jésus a donné ses instructions » et ensuite « Jésus a pris sa place ».

Amen.

 

PRÉSENTATION DE L’ICÔNE DE MARIE  » BUISSON ARDENT « 

14 mai, 2015

http://iconesalain.free.fr/Presentations/39.Marie.Buisson.Ardent.Presentation.htmPRÉSENTATION DES ICÔNES

PRÉSENTATION DE L’ICÔNE DE MARIE  » BUISSON ARDENT « 

PRÉSENTATION DE L'ICÔNE DE MARIE

D’après la Bible (Exode III,2), l’Ange de l’Eternel apparût à Moïse dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse vit que le buisson était tout en feu et que le buisson ne se consumait pas. Et Dieu révéla à Moïse son Nom : « Je suis celui qui suis ».
La tradition des Pères de l’Eglise et la liturgie orthodoxe (1) voient dans le « Buisson ardent » une image de Marie, car elle est « la créature qui brûle sans se consumer dans la flamme divine de la Sainte Trinité ». De même que le buisson en flamme ne se consumait pas, de même la Vierge a enfanté et elle est restée vierge. La vision du « Buisson ardent » est une préfiguration de l’incarnation du Verbe, le Fils de Dieu.
Le Buisson Ardent est aussi une manifestation du Dieu Triade (Dieu d’Abraham, le père des croyant, d’Isaac son fils bien-aimé et de Jacob qui lutta avec l’Ange) et la révélation de son Saint Nom « YHVH » dans le tétragramme sacré qui exprime la Ste Trinité: Yod le Père et Vav le Fils liés par les deux spirations du Hé, l’Esprit Saint. L’Esprit est circulation d’amour entre le Père et le Fils. Il est représenté par le cercle enflammé entourant la Vierge du Signe (c.à d. de l’Incarnation). La proclamation du Nom de Dieu au milieu du Buisson Ardent indique clairement que la deuxième personne de la Sainte Trinité, le Verbe, se fait chair par l’action du St. Esprit en Marie Mère de Dieu.
L’étoile à huit branches, formée de 2 carrés, représente la Gloire de Dieu, la présence du Père à travers la « Sophia », Sa Sagesse qui a deux aspects:
– un aspect christologique, masculin par le Fils incarné en Jésus nouvel Adam (le carré bleu-vert à cotés droits),
– un aspect mariologique, féminin, lié à l’Esprit Saint descendu sur Marie pour la faire Mère de Dieu (le carré rouge-pourpre à cotés courbes).
Le Père se manifeste ainsi par la présence de son Fils dans le sein de Marie et par la présence de l’Esprit Saint. Marie est la manifestation vivante et créée de l’action de l’Esprit Saint. Elle est « Pneumatophore », porteuse, temple de l’Esprit Saint. La Vierge du Signe est la plénitude de la figure de la Sagesse divine dans le monde et dans l’humanité. Marie est la créature glorifée, la Gloire de la Création.
 » La Sagesse s’est bâtie une demeure (Marie) et elle a établi sept colonnes »
(les 7 dons de l’Esprit Saint)..
Marie Buisson Ardent,
Temple du Saint Esprit,
Mère de Dieu,
Gloire de la Création,
priez pour nous, pauvres pécheurs.
Alain,
(1) Ce texte se réfère au livre du Père BOULGAKOV « Le Buisson Ardent ». – Edition  » l’Age de l’Homme »
(2) Cette icône a été bénie le 15 août 1999 , fête de l’assomption de MARIE, à l’abbaye de Sylvanès lors de la messe solennelle célébrée par le Père André GOUZE.
Structure symbolique de l’icône de Marie  » Buisson ardent « 
Cette icône est centrée sur le Christ , le Verbe de Dieu. Son centre géométrique coïncide avec le « chacra » de la gorge de Jésus, centre du carré de 28 cm (=4×7) dans lequel se trouve l’icône. Le cercle tangeant intérieurement à ce carré, de rayon multiple de 7 limite une bande circulaire de 3 cm de largeur figurant le « Buisson ardent » (flammes rouges) et la présence de l’Esprit Saint (lumière orange).
Marie représentée en « Vierge du Signe (de l’incarnation) », s’inscrit dans un cercle (orange) de 8 cm de rayon (=2×4) car elle est « couverte » par l’Esprit Saint et en elle s’incarne Jésus dans un cercle de rayon 4cm. Jésus, en vêtement de lumière , bénit des deux mains la création.
Marie est portée par la Sagesse (Sophia) de Dieu figurée par une étoile à 8 branches composée d’un quadrilatère à coté droit et d’un quadrilatère à cotés courbes comme sur l’icône de la transfiguration. 7 sommets de cette étoile sont sur un cercle de rayon 12cm (=2×6, chiffre de Marie), le 8éme sommet, décentré vers le bas (incarnation), étant sur le coté inférieur du carré symbolisant la création : la Sagesse de Dieu fait de Marie l’instrument de l’incarnation.
Le Nom de Dieu, tétragramme sacré YHVH, révélé à Moïse dans le buisson ardent, figure discrètement aux 4 sommets du quadrilatère droit : le Yod (le Père) en haut dans l’étoile sur le voile de Marie, le Vav (le Fils) en bas, les 2 Hé ( les 2 spirations du Saint Esprit) sur les sommets horizontaux. Le quadrilatère droit représente l’aspect christologique de la Sophia. Les sommets qui sont sur l’axe vertical ont pour angles 100° en haut et 80° en bas (chiffres de la perfection divine et de l’achèvement de la création). Le quadrilatère courbe,dont les cotés verticaux ont pour rayon 16 cm (=2×8 et 1+6), et les cotés horizontaux pour rayon 12 cm (=3×4 et 2×6) représente l’aspect mariologique de la Sophia. Ses diagonales perpendiculaires aux cotés du quadrilatère droit forment les mêmes angles que ces cotés. Les couleurs de ces quadrilatères confirment leur symbolique : rouge pourpre foncé pour le quadrilatère courbe comme la couleur traditionnelle du manteau de Marie, bleu-vert comme celui du Christ.
Quatre séraphins sur fond bleu de nuit portent la roue de feu qui entoure Marie sans la consumer. Des étoiles s’inscrivent dans le reste du fond bleu, attestant la présence de toute la création dont Marie est la Gloire.
Ainsi, figures géométriques, nombres et couleurs confortent par leur symbolique le sens profond de cette icône de Marie au cœur du mystère de la Saint Trinité et de l’Incarnation.

Alain : 15 août 1999,