Archive pour juin, 2014

Juan de Juanes, Christ consacre l’Eucharistie, Valencia

20 juin, 2014

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http://it.wikiquote.org/wiki/Eucaristia

LAUDA SION, SALVATOREM (SÉQUENCE DE LA FÊTE-DIEU)

20 juin, 2014

http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-10657680.html

LAUDA SION, SALVATOREM (SÉQUENCE DE LA FÊTE-DIEU)

La Séquence Liturgique du Lauda Sion (à chanter avant l’Alléluia de la Messe) est pour l’Eglise l’un des plus beaux chef-d’œuvre de la poésie dogmatique, où, tout en gardant l’exacte précision de la terminologie scolastique, Saint Thomas d’Aquin expose avec splendeur et enthousiasme le dogme eucharistique de la Très Sainte Transubstantiation. Il le fait en 24 strophes d’inégale étendue : 18 de 3 lignes, 4 de 4 lignes, et 2 de cinq lignes. C’est en quelque sorte le Credo du Saint-Sacrement. Cette Séquence Liturgique « mérite d’être méditée » (Pius Parsch).

1. Lauda, Sion, Salvatorem * lauda ducem et pastorem, * in hymnis et canticis,
Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.

2. Quantum potes, tantum aude, * quia major omni laude * nec laudare sufficis.
Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer.

3. Laudis thema specialis, * Panis vivus et vitalis * hodie proponitur.
Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui.

4. Quem in sacræ mensa cenæ * turbæ fratrum duodenæ * datum non ambigitur.
Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné.

5. Sit laus plena, sit sonora ; * Sit jucunda, sit decora * mentis jubilatio.
Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs.

6. Dies enim solemnis agitur * in qua mensæ prima recolitur * hujus institutio.
C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.

7. In hac mensa novi Regis, * novum Pascha novæ legis, * phase vetus terminat.
A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne.

8. Vetustatem novitas, * umbram fugat veritas, * noctem lux eliminat.
L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.

9. Quod in cena Christus gessit, * faciendum hoc expressit, * in sui memoriam.
Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui.

10. Docti sacris institutis, * panem, vinum in salutis * consecramus hostiam.
Instruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut.

11. Dogma datur christianis, * quod in carnem transit panis * et vinum in sanguinem.
C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang.

12. Quod non capis, quod non vides * animosa firmat fides, * præter rerum ordinem.
Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses.

13. Sub diversis speciebus, * signis tantum et non rebus, * latent res eximiæ.
Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes.

14. Caro cibus, sanguis potus, * manet tamen Christus totus, * sub utraque specie.
Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce.

15. A sumente non concisus, * non confractus, non divisus, * integer accipitur.
Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier.

16. Sumit unus, sumunt mille, * quantum isti, tantum ille * nec sumptus consumitur.
Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire.

17. Sumunt boni, sumunt mali, * sorte tamen inæquali : * vitæ vel interitus.
Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort.

18. Mors est malis, vita bonis, * vide paris sumptionis * quam sit dispar exitus.
Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent.

19. Fracto demum sacramento, * ne vacilles, sed memento * tantum esse sub fragmento * quantum toto tegitur.
Quand le Sacrement est rompu ne te laisses pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout.

20. Nulla rei fit scissura * signi tantum fit fractura ; * qua nec status, nec statura * signati minuitur.
La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué.

21. Ecce panis angelorum * factus cibus viatorum, * vere Panis filiorum * non mittendis canibus.
Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.

22. In figuris præsignatur, * cum Isaac immolatur, * Agnus paschæ deputatur * datur manna patribus.
D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.

23. Bone pastor, Panis vere, * Jesu, nostri miserere, * Tu nos pasce, nos tuere, * Tu nos bona fac videre * in terra viventium.
Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous. nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.

24. Tu qui cuncta scis et vales, * qui nos pascis hic mortales * tuos ibi commensales, * Coheredes et sociales * Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia.
Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.

MESSE DU CORPUS DOMINI – HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI 2012

20 juin, 2014

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2012/documents/hf_ben-xvi_hom_20120607_corpus-domini_fr.html

MESSE DU CORPUS DOMINI

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Saint-Jean-de-Latran

Jeudi 7 juin 2012

Chers frères et sœurs,

Ce soir, je voudrais méditer avec vous sur deux aspects, liés entre eux, du Mystère eucharistique: le culte de l’Eucharistie et son caractère sacré. Il est important de les prendre à nouveau en considération pour les préserver des visions incomplètes du Mystère lui-même, comme celles que l’on a pu constater dans un passé récent.
Avant tout, une réflexion sur la valeur du culte eucharistique, en particulier de l’adoration du Très Saint Sacrement. C’est l’expérience que nous vivrons aussi ce soir, après la messe, avant la procession, pendant son déroulement et à son terme. Une interprétation unilatérale du concile Vatican ii avait pénalisé cette dimension en réduisant en pratique l’Eucharistie au moment de la célébration. En effet, il a été très important de reconnaître le caractère central de la célébration, à travers laquelle le Seigneur convoque son peuple, le rassemble autour de la double table de la Parole et du Pain de vie, le nourrit et l’unit à lui dans l’offrande du Sacrifice. Cette mise en valeur de l’assemblée liturgique dans laquelle le Seigneur agit et réalise son mystère de communion, demeure naturellement valable, mais elle doit être replacée dans un juste équilibre. En effet — comme c’est souvent le cas — pour souligner un aspect, on finit par en sacrifier un autre. Ici, l’accent mis sur la célébration de l’Eucharistie s’est fait aux dépends de l’adoration, en tant qu’acte de foi et de prière adressée au Seigneur Jésus, réellement présent dans le Sacrement de l’autel. Ce déséquilibre a aussi eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles. En effet, si l’on concentre tout le rapport avec Jésus Eucharistie dans le seul moment de la Sainte Messe, on risque de vider de sa présence le reste du temps et de l’espace existentiels. Et ainsi, l’on perçoit moins le sens de la présence constante de Jésus au milieu de nous et avec nous, une présence concrète, proche, au milieu de nos maisons, comme « Cœur battant » de la ville, du pays, du territoire avec ses différentes expressions et activités. Le Sacrement de la Charité du Christ doit pénétrer toute la vie quotidienne.
En réalité, c’est une erreur que d’opposer la célébration et l’adoration, comme si elles étaient concurrentes. C’est justement le contraire : le culte du Saint Sacrement constitue comme le « milieu » spirituel dans lequel la communauté peut célébrer l’Eucharistie d’une manière juste et vraie. C’est seulement lorsqu’elle est précédée, accompagnée et suivie de cette attitude intérieure de foi et d’adoration que l’action liturgique peut exprimer toute sa signification et sa valeur. La rencontre avec Jésus dans la Messe se réalise vraiment et pleinement lorsque la communauté est en mesure de reconnaître que, dans le Sacrement, il habite dans sa maison, nous attend, nous invite à sa table, et puis, après que l’assemblée s’est dispersée, qu’il reste avec nous, par sa présence discrète et silencieuse, et nous accompagne de son intercession, en continuant à recueillir nos sacrifices spirituels et à les offrir au Père.
A ce propos, je voudrais souligner l’expérience que nous allons vivre ensemble aussi ce soir. Au moment de l’adoration, nous sommes tous sur le même plan, agenouillés devant le Sacrement de l’Amour. Le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel se trouvent réunis dans le culte eucharistique. C’est une expérience très belle et très significative que nous avons vécue à différentes reprises dans la basilique Saint-Pierre, ainsi que lors des inoubliables veillées avec les jeunes — je me souviens par exemple de celles de Cologne, de Londres, de Zagreb, de Madrid. Il est évident pour tous que ces moments de veillée eucharistique préparent la célébration de la Messe, préparent les cœurs à la rencontre, si bien qu’elle en devient elle aussi plus féconde. Etre tous en silence de façon prolongée devant le Seigneur présent dans son Sacrement, est l’une des expériences les plus authentiques de notre être Eglise, qui est accompagnée de façon complémentaire par celle de célébrer l’Eucharistie, en écoutant la Parole de Dieu, en chantant, en s’approchant ensemble de la table du Pain de vie. Communion et contemplation ne peuvent pas être séparées, elles vont de pair. Pour communier vraiment avec une autre personne, je dois la connaître, savoir rester auprès d’elle en silence, l’écouter, la regarder avec amour. Le vrai amour et la vraie amitié vivent toujours de cette réciprocité de regards, de silences intenses, éloquents, pleins de respect, et de vénération, afin que la rencontre soit vécue en profondeur, de façon personnelle et non pas superficielle. Et hélas, s’il manque cette dimension, même la communion sacramentelle peut devenir, de notre part, un geste superficiel. En revanche, dans la vraie communion, préparée par l’entretien de la prière et de la vie, nous pouvons dire au Seigneur des paroles de confiance, comme celles qui viennent de résonner dans le psaume responsorial : « Je suis ton serviteur fils de ta servante, / tu as défait mes liens. / Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâces, / j’appellerai le nom du Seigneur » (Ps 115, 16-17).
Je voudrais maintenant passer brièvement au deuxième aspect: le caractère sacré de l’Eucharistie. Là aussi, on a, dans un passé récent, senti les conséquences d’un certain malentendu sur le message authentique de la Sainte Ecriture. La nouveauté chrétienne concernant le culte a été influencée par une certaine mentalité sécularisée des années soixante et soixante-dix du siècle dernier. Il est vrai, et cela reste toujours valable, que le centre du culte n’est plus désormais dans les rites et dans les sacrifices anciens, mais dans le Christ lui-même, dans sa personne, dans sa vie, dans son mystère pascal. Et cependant, on ne doit pas déduire de cette nouveauté fondamentale que le sacré n’existe plus, mais qu’il a trouvé son accomplissement en Jésus Christ, Amour divin incarné. La Lettre aux Hébreux que nous avons écoutée ce soir dans la seconde lecture, nous parle justement de la nouveauté du sacerdoce du Christ, « grand prêtre des biens à venir » (He 9, 11), mais il ne dit pas que le sacerdoce est terminé. Le Christ « est médiateur d’une nouvelle alliance » (He 9, 15), scellée dans son sang, qui purifie « notre conscience des œuvres mortes » (He 9, 14). Il n’a pas aboli le sacré, mais il l’a porté à son accomplissement, en inaugurant un culte nouveau, qui est certes pleinement spirituel, mais qui cependant, tant que nous sommes en chemin dans le temps, se sert encore de signes et de rites, qui ne disparaîtront qu’à la fin, dans la Jérusalem céleste, là où il n’y aura plus aucun temple (cf. Ap 21, 22). Grâce au Christ, le caractère sacré est plus vrai, plus intense, et, comme il advient pour les commandements, plus exigeant aussi ! L’observance rituelle ne suffit pas, mais il faut la purification du cœur, et l’engagement de la vie.
Je voudrais aussi souligner que le sacré a une fonction éducative et que sa disparition appauvrit inévitablement la culture, en particulier la formation des nouvelles générations. Si, par exemple, au nom d’une foi sécularisée qui n’aurait plus besoin des signes sacrés, on abolissait la procession du Corpus Domini dans la ville, le profil spirituel de Rome se trouverait « aplati » et notre conscience personnelle et communautaire s’en trouverait affaiblie. Ou bien, pensons à une mère et à un père qui, au nom de la foi désacralisée, priveraient leurs enfants de tout rituel religieux: ils finiraient en réalité par laisser le champ libre aux innombrables succédanés présents dans la société de consommation, à d’autres rites et à d’autres signes, qui pourraient devenir plus facilement des idoles. Dieu, notre Père, n’a pas agi ainsi avec l’humanité : il a envoyé son Fils dans le monde, non pour abolir, mais pour porter le sacré aussi à son accomplissement. Au sommet de cette mission, lors de la Dernière Cène, Jésus a institué le sacrement de son Corps et de son Sang, le Mémorial de son Sacrifice pascal. En agissant ainsi, il s’est mis lui- même à la place des sacrifices anciens, mais il l’a fait à l’intérieur d’un rite, qu’il a commandé aux apôtres de perpétuer, comme le signe suprême du véritable Sacré, qui est Lui-même. C’est avec cette foi, chers frères et sœurs, que nous célébrons aujourd’hui et chaque jour le Mystère eucharistique et que nous l’adorons comme le centre de notre vie et le cœur du monde. Amen.

 

SAINT-SACREMENT – HOMÉLIE – MESSE

20 juin, 2014

http://www.homelies.fr/homelie,,3871.html

SAINT-SACREMENT

DIMANCHE 22 JUIN 2014

FAMILLE DE SAINT JOSEPH

HOMÉLIE – MESSE

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ». Ces paroles du quatrième évangile nous introduisent au mystère de la présence eucharistique du Seigneur que nous célébrons en cette solennité du « Corpus Domini » (Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur). Les textes de la liturgie attirent notre attention sur trois points en rapport avec l’objet de la fête de ce jour : l’expérience du désert pour le peuple d’Israël, la nourriture donnée par Dieu en chemin et la vie à laquelle la mort ne saurait mettre fin.

La première lecture, extraite du livre du Deutéronome, invite le peuple d’Israël à faire mémoire de sa traversée du désert et de l’assistance que le Seigneur lui procura. Il ne s’agit pas ici pour le peuple de se souvenir d’événements du passé mais bien de faire mémoire. Il s’agit de confesser que tout ce Dieu a fait pour son peuple au désert, il continue à l’opérer pour lui aujourd’hui. Dieu continue à être présent à ses côtés au travers des épreuves et des souffrances du quotidien, à le soutenir en venant à l’encontre de ses nécessités et en lui donnant des aliments spirituels (comme autrefois la manne) pour le fortifier et l’aider à continuer sa marche.
Le point crucial de ce mémorial est de permettre aux fils d’Israël de ne jamais oublier que seule la présence du Seigneur peut les soutenir et que c’est donc elle qu’ils devront chercher en priorité et non pas les soutiens matériels : « Il t’a donné à manger la manne pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche du Seigneur ».

Depuis la venue du Verbe, Parole de Dieu, en notre chair, cette promesse de Dieu dans la Première Alliance s’est accomplie de la manière la plus haute. Dieu ne se contente plus de faire résonner la voix de sa Parole. Cette Parole, il la donne en nourriture et à travers elle lui-même se donne pour soutenir ses enfants sur la route de leur existence. Il leur donne accès à la fontaine de la vie éternelle que le Fils a descellée pour eux par sa mort et sa résurrection. C’est le miracle de l’Eucharistie : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Cf. Evangile).
En se laissant assimiler par nous, le Christ nous assimile en lui. Il fait de nous son Corps (cf. 2ème lecture), l’Eglise, qu’il unifie par sa vie qu’il continue à livrer par amour pour nous à chaque Eucharistie.

Les jours, les années, les siècles passent, mais le geste dans lequel Jésus a condensé tout son Evangile d’amour ne passe pas. Il ne cesse pas de s’offrir lui-même, Agneau immolé et ressuscité, pour le salut du monde. Avec le mémorial de chaque Eucharistie, l’Eglise répond au commandement de la Parole de Dieu dans la première lecture: « Souviens-toi !… n’oublie pas ! » (Dt 8, 2.14).
L’Eucharistie est notre Mémoire vivante ! L’Eucharistie, comme le rappelle le Concile, « contient tout le trésor spirituel de l’Eglise, c’est-à-dire le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le pain vivant, lui dont la chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes, les invitant et les conduisant à offrir, en union avec lui, leur propre vie, leur travail, toute la création » (Presbyterorum ordinis, n. 5).

Pour accueillir la vie divine et mystère de notre salut qui nous sont offerts à chaque Eucharistie, il s’agit tout comme les apôtres dans l’évangile de croire à ces paroles que Jésus prononça un jour à Capharnaüm : « Je suis le pain vivant, descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6, 51).
« Le Père qui est Vivant » a envoyé son Fils pour épouser notre condition humaine jusque dans sa mortalité, afin que ceux qui acceptent de venir à lui dans la foi, se relèvent en lui au jour de la résurrection. En nous unissant au Fils par la foi lorsque nous communions à l’Eucharistie, nous accueillons au sein de notre mortalité, sa propre Vie divine immortelle, en vertu de laquelle nous vivons dès à présent en lui et ressusciterons au dernier jour : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui », « et moi, je le ressusciterai au dernier jour ».
Les exégètes soulignent qu’il est difficile de savoir si les paroles de Jésus sur le Pain de vie annonçaient directement l’Eucharistie. Cependant, une chose demeure sûre c’est que l’Eucharistie n’est Pain de vie que pour les croyants. Seul celui qui mange ce Pain dans les sentiments de la foi et de la charité, possède la vie éternelle de l’âme, et le principe de la résurrection de son corps.
Voilà pourquoi il est tout particulièrement bon en ce dimanche de rester devant le Sacrement de l’autel et de renouveler notre profession de foi dans la présence réelle du Corps et du Sang du Seigneur donné pour la vie du monde.

« Seigneur, avec saint Pierre, nous te redisons : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). En ce jour, par cet acte de foi, c’est ta vie divine et éternelle que nous voulons appeler sur nos histoires humaines souffrantes, opprimées par les préoccupations et les peines. ‘Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous et protèges-nous, fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants’ (Cf. Séquence de la Solennité du Corpus Domini). »

Frère Elie

JEAN-PAUL II, Corpus Domini procession 2001

19 juin, 2014

JEAN-PAUL II, Corpus Domini procession 2001 dans images sacrée
http://www.michaeljournal.org/eucharist.htm

JEAN-PAUL II ET LE CORPUS CHRISTI

19 juin, 2014

http://www.comunitanext.org/2012/06/giovanni-paolo-iie-il-corpus-domini/

(Traduction Google de l’italien)

JEAN-PAUL II ET LE CORPUS CHRISTI

Fr Mariusz Frukacz

6 juin 2012

CZESTOCHOWA (ZENIT.org) – Une journée à la solennité du Corpus Domini, une célébration qui le bienheureux Jean-Paul II était très proche. L’argument Zenit a interviewé Mgr Stanislaw Nowak, archevêque de Czestochowa.
Votre Excellence, comme le rappelle le jour où Jean-Paul II a renouvelé la tradition de la procession du Corpus Christi à Rome?
Mgr Stanislaw Nowak: Je me souviens toujours comment vous avez parlé à Cracovie premiers jours du pontificat de Jean-Paul II et ce qui s’est passé à Rome après l’élection du cardinal Wojtyla sur le trône de Saint-Pierre.
Surtout, n’oubliez pas que nous avons parlé tellement que Jean-Paul II aurait renouvelé la procession du Corpus Christi à Rome. Il a été dit que le Saint-Père a voulu faire ce geste parce qu’il aimait infiniment procession, qui était également très impliqué comme évêque de Cracovie.
Il faut dire, en effet, que, comme l’archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla a attribué une grande importance à la procession du Corpus Christi comme une «profession de foi en Dieu sur la route», le centre de la ville. Il avait souffert beaucoup quand, dans l’époque du communisme, a été interrompu dans la grande tradition de Cracovie – datant d’avant la Seconde Guerre mondiale – pour effectuer la procession eucharistique sur la place principale de la ville.
Le grand archevêque de Cracovie, son prédécesseur, Adam Sapieha, il a dirigé la procession de la place principale, avec le Saint-Sacrement dans les rues du centre historique. Pendant l’ère communiste dure, malheureusement, il n’a pas été possible d’organiser tout cela: la procession a eu lieu seulement sur la colline du château de Wawel et il a été interdit d’aller dans les rues de la ville.
Comme cardinal, alors, Karol Wojtyla a lutté tellement de choses à apporter la procession du Corpus Christi dans les rues.
Pourquoi, alors, la procession du Corpus Christi dans les rues de la ville était si important pour le cardinal Wojtyla?
Mgr Stanislaw Nowak: En Pologne, il y avait la grande tradition des quatre autels lors de la procession du Corpus Christi et le public comme un cardinal de Cracovie, le Bienheureux Jean-Paul II a prêché la parole de Dieu avec beaucoup d’intérêt dans chacun des quatre autels.
Il a parlé de la liberté, exigeant le respect de l’État aux traditions catholiques et la restauration de la Faculté de théologie de Cracovie. La procession du Corpus Christi, puis, à l’époque de Jean-Paul II était, d’une part, une grande confession de la foi et de l’autre, une référence à l’autorité de l’Etat à rétablir la justice en Pologne.
À la lumière de cela, nous pouvons dire qu’il existe une relation intéressante entre le renouvellement de la procession du Corpus Christi à Rome et Cracovie. Quand puis-Cardinal Karol Wojtyla a été élu pape, le renouvellement et la célébration de la première procession à Rome, dans le même temps, les autorités communistes ont donné la permission cha la procession du Corpus Christi est revenu sur la place principale de Cracovie. Et que, pour nous, Polonais a été une grande joie.
* Évêque Stanislaw Nowak est né le 11 Juillet 1935 à Jeziorzany. Ordonné prêtre 22 Juin, 1958 par l’archevêque de Cracovie Eugeniusz Baziak, il a commencé son ministère pastoral de l’archidiocèse de Cracovie – comme vicaire – dans Choczni près de Wadowice, dans Ludzmierz et Rogoznik Podhale.
Dans les années 1963-1979 a été le directeur spirituel du séminaire de Cracovie et dans le même temps, il a continué ses études en théologie, spécialisée dans les années 1967-1971 à l’Institut catholique de Paris.
Depuis 1971, il a été, ensuite, chargé de cours à la chaire de théologie de la vie intérieure de la Faculté de théologie de Cracovie pontifical et, depuis 1981, la Faculté de théologie de l’Académie pontificale de théologie. Dans les années 1984-1992, Mgr. Nowak était le quatrième évêque ordinaire du diocèse de Czestochowa et, depuis 1992, est le premier métropolite de Czestochowa.
Pendant mes études à Rome pour trois fois, j’ai pu participer à la procession du Corpus Christi, dirigé par Jean-Paul II, en 2001-2003, puis dans la dernière période de son grand pontificat.
Le Saint-Père était déjà un homme qui avait eu une grande misère; Dans le même temps, cependant, était un homme de la puissance spirituelle extraordinaire, et c’est pourquoi je peux dire que, lors de la procession du Corpus Christi, le bienheureux Jean-Paul II a donné un grand témoignage de l’amour du Christ présent dans le Saint Sacrement.
Je me souviens d’une fois que je suis très proche de Saint-Père et immédiatement senti sa grande foi et l’amour profond qui brillait de lui. Quand il a regardé Christ était vraiment une expérience unique, parce qu’il aimait vraiment le Christ, il a apporté avec lui à la fin, avec sa croix, quand, en dépit de la souffrance, conduit la procession du Corpus Christi.
Cette procession, en fait, était une expérience profonde pour moi, une leçon de foi, d’amour et d’humilité. Je crois que lorsque Jean-Paul II a suivi le Christ dans les rues de la ville éternelle, la basilique Saint-Jean de Latran à la basilique de Santa Maria Maggiore, a enseigné à tous à tourner notre regard vers le Christ, puis d’apprendre à regarder avec amour, mais aussi avec humilité et la paix, dans le cœur de chaque personne que nous rencontrons sur le chemin de notre vie.
La solennité du Corpus Domini datant de 1264, par le pape Urbain IV institua la fête « afin que le peuple chrétien à redécouvrir la valeur du mystère eucharistique. » Après plus de 700 ans, la tradition se poursuit sans interruption: Benoît XVI, en fait, présidera, ce jeudi, la messe dans le cimetière de Saint-Jean de Latran, puis conduire la procession du corps de Christ à la basilique de Santa Maria Maggiore.
« Un moment important pour la foi des chrétiens et pour la vie de l’Eglise du diocèse de Rome », a déclaré le cardinal-vicaire Agostino Vallini. Surtout occasion « de remercier le Seigneur pour le don précieux de l’Eucharistie, de témoigner publiquement notre foi et l’unité de l’Eglise de Rome autour de son évêque. »
En vue de cet événement, ZENIT a rencontré le Père Joseph Midili, O. Carm., Directeur de l’Office liturgique du Vicariat de Rome, qui nous a parlé de l’histoire et la signification de cette fête où «l’Eglise apparaît comme un seul corps et unifiée. « 
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Le Corpus Christi célèbre l’Eucharistie, le cœur de la foi chrétienne. Quelle est la signification de cette fête?
Père Midili: Eucharistie signifie action de grâces. Chaque jour – surtout le dimanche – l’Église se rassemble pour célébrer les saints mystères et en rendant grâce au Père pour le don de son Fils, qu’il a offert sa vie en sacrifice pour nous et méritait salut. La solennité du Corps et du Sang du Seigneur est l’occasion liturgique un merci tout spécial. La communauté chrétienne se rassemble pour être conscient que seule l’Eucharistie est la source et sommet de toute sa vie. Chaque acte de foi, toute forme de piété, la dévotion, toute forme de charité authentique ne peut pas être séparé depuis ce sacrement, qui est constitutive de la chrétienne.
À quand remonte la naissance de cet anniversaire?
Père Midili: Solennité du Corps et du Sang du Seigneur a été institué en 1264 par le pape Urbain IV, parce que les gens chrétiens peuvent participer avec une dévotion particulière à la Sainte Messe et procession, et ainsi de témoigner de la foi en Jésus, qui a souhaité rester présent dans le les espèces du pain et du vin consacrés. Au fil des siècles, cette fête a été le point de la dévotion eucharistique la plus élevée, car il réunit le culte consacré à l’événement d’origine est essentiel que la célébration de la messe
La célébration du Corpus Christi à Saint-Jean de Latran est entré dans la tradition du diocèse de Rome avec le pape Jean-Paul II. Pourquoi le bienheureux Pape voulait lui donner une si grande
importance?
Père Midili: Depuis 1979, le pape Jean-Paul II à Rome voulait la solennité du Corps et du Sang du Seigneur est célébrée le jeudi, parce que leur Jeudi Saint, Jésus a appelé ses disciples et pendant le dîner a institué la nouvelle et éternelle sacrifice, la fête de mariage d’amour. Alors que dans la soirée du Jeudi Saint, nous revivons le mystère du Christ qui s’offre dans le pain rompu et le vin versé dans la célébration du Corpus Christi ce mystère est proposé à l’adoration et la méditation du peuple de Dieu
Le Pape a voulu célébrer dans la cathédrale de Rome, ainsi que tous les prêtres et les fidèles de la ville, parce que l’Eucharistie est un mystère de communion avec Dieu, mais aussi entre les gens. La meilleure image de l’Eglise, en effet, est celui qui est autour de l’évêque, de célébrer les mystères divins, manger et buvez le Corps et le Sang du Seigneur, rendre grâce, et le témoignage de sorte ours à la communion et de l’amour que Jésus a enseigné.
Quel est le sens de la célébration de cette fête sur la place devant la basilique de Saint-Jean?
Père Midili: Piazza S. Giovanni est en même temps le cimetière de la basilique cathédrale de Rome, mais il est également le site d’événements publics pour la ville et l’Italie; est souvent utilisé pour des concerts, des événements politiques et, malheureusement, des affrontements; est l’agora de l’ancienne. Il est devenu un symbole de notre pays, est une cour carré.
Célébrer la messe dans un lieu si important pour la fête de l’Eucharistie confirme que Jésus est au milieu de son peuple dans tous les domaines de la vie. Avec sa présence, il sanctifie le quotidien, voir et soigner la souffrance, c’est un signe d’espérance pour tous. Jésus n’est pas loin de nous et de nos vies, mais il est toujours présent, a attiré près. Nous le rencontrons dans le pain consacré et l’Eucharistie célébré. Il vient à notre rencontre.
Corpus Christi est un moment crucial pour le peuple chrétien. Surtout le cortège, conduit par le Saint-Père, est un événement de grand impact dont l’idée centrale est que «le Christ marche parmi nous » ….
Père Midili: La messe et la procession de la solennité du Corps et du Sang du Seigneur sont un événement unique, qui se manifeste l’Eglise en tant qu’Eglise. C’est la fête de la communauté rassemblée. Les croyants se réunissent pour célébrer le sacrifice du Christ et la célébration d’action de grâce à Dieu pour tout ce qu’ils ont reçu. La meilleure image de l’Eglise est celle qui rassemble autour de son évêque pour célébrer les saints mystères, manger et buvez le Corps et le Sang du Seigneur, rendre grâce, et le témoignage de sorte ours à la communion et de l’amour que Jésus nous a enseigné.
L’adoration est la poursuite de l’Eucharistie témoignage de l’amour et la foi en Jésus, l’extension de l’action de grâce après chaque sainte Communion. La procession est le chemin de disciple. Une fois de plus l’Eglise est identifié avec les gens sur le chemin, à la suite de son maître. Il répète l’expérience des disciples d’Emmaüs, qui se déplacent d’un tronçon de route avec Jésus pour l’écouter tout en les instruisant. Dans la procession eucharistique sur la communauté de marcher avec Jésus, mais ne le reconnaît plus et rompt le pain. Nous reconnaissons le Maître présent dans le pain.

Fr Mariusz Frukacz

6 juin 2012

CZESTOCHOWA (ZENIT.org) – Une journée à la solennité du Corpus Domini, une célébration qui le bienheureux Jean-Paul II était très proche. L’argument Zenit a interviewé Mgr Stanislaw Nowak, archevêque de Czestochowa.
Votre Excellence, comme le rappelle le jour où Jean-Paul II a renouvelé la tradition de la procession du Corpus Christi à Rome?
Mgr Stanislaw Nowak: Je me souviens toujours comment vous avez parlé à Cracovie premiers jours du pontificat de Jean-Paul II et ce qui s’est passé à Rome après l’élection du cardinal Wojtyla sur le trône de Saint-Pierre.
Surtout, n’oubliez pas que nous avons parlé tellement que Jean-Paul II aurait renouvelé la procession du Corpus Christi à Rome. Il a été dit que le Saint-Père a voulu faire ce geste parce qu’il aimait infiniment procession, qui était également très impliqué comme évêque de Cracovie.
Il faut dire, en effet, que, comme l’archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla a attribué une grande importance à la procession du Corpus Christi comme une «profession de foi en Dieu sur la route», le centre de la ville. Il avait souffert beaucoup quand, dans l’époque du communisme, a été interrompu dans la grande tradition de Cracovie – datant d’avant la Seconde Guerre mondiale – pour effectuer la procession eucharistique sur la place principale de la ville.
Le grand archevêque de Cracovie, son prédécesseur, Adam Sapieha, il a dirigé la procession de la place principale, avec le Saint-Sacrement dans les rues du centre historique. Pendant l’ère communiste dure, malheureusement, il n’a pas été possible d’organiser tout cela: la procession a eu lieu seulement sur la colline du château de Wawel et il a été interdit d’aller dans les rues de la ville.
Comme cardinal, alors, Karol Wojtyla a lutté tellement de choses à apporter la procession du Corpus Christi dans les rues.
Pourquoi, alors, la procession du Corpus Christi dans les rues de la ville était si important pour le cardinal Wojtyla?
Mgr Stanislaw Nowak: En Pologne, il y avait la grande tradition des quatre autels lors de la procession du Corpus Christi et le public comme un cardinal de Cracovie, le Bienheureux Jean-Paul II a prêché la parole de Dieu avec beaucoup d’intérêt dans chacun des quatre autels.
Il a parlé de la liberté, exigeant le respect de l’État aux traditions catholiques et la restauration de la Faculté de théologie de Cracovie. La procession du Corpus Christi, puis, à l’époque de Jean-Paul II était, d’une part, une grande confession de la foi et de l’autre, une référence à l’autorité de l’Etat à rétablir la justice en Pologne.
À la lumière de cela, nous pouvons dire qu’il existe une relation intéressante entre le renouvellement de la procession du Corpus Christi à Rome et Cracovie. Quand puis-Cardinal Karol Wojtyla a été élu pape, le renouvellement et la célébration de la première procession à Rome, dans le même temps, les autorités communistes ont donné la permission cha la procession du Corpus Christi est revenu sur la place principale de Cracovie. Et que, pour nous, Polonais a été une grande joie.
* Évêque Stanislaw Nowak est né le 11 Juillet 1935 à Jeziorzany. Ordonné prêtre 22 Juin, 1958 par l’archevêque de Cracovie Eugeniusz Baziak, il a commencé son ministère pastoral de l’archidiocèse de Cracovie – comme vicaire – dans Choczni près de Wadowice, dans Ludzmierz et Rogoznik Podhale.
Dans les années 1963-1979 a été le directeur spirituel du séminaire de Cracovie et dans le même temps, il a continué ses études en théologie, spécialisée dans les années 1967-1971 à l’Institut catholique de Paris.
Depuis 1971, il a été, ensuite, chargé de cours à la chaire de théologie de la vie intérieure de la Faculté de théologie de Cracovie pontifical et, depuis 1981, la Faculté de théologie de l’Académie pontificale de théologie. Dans les années 1984-1992, Mgr. Nowak était le quatrième évêque ordinaire du diocèse de Czestochowa et, depuis 1992, est le premier métropolite de Czestochowa.
Pendant mes études à Rome pour trois fois, j’ai pu participer à la procession du Corpus Christi, dirigé par Jean-Paul II, en 2001-2003, puis dans la dernière période de son grand pontificat.
Le Saint-Père était déjà un homme qui avait eu une grande misère; Dans le même temps, cependant, était un homme de la puissance spirituelle extraordinaire, et c’est pourquoi je peux dire que, lors de la procession du Corpus Christi, le bienheureux Jean-Paul II a donné un grand témoignage de l’amour du Christ présent dans le Saint Sacrement.
Je me souviens d’une fois que je suis très proche de Saint-Père et immédiatement senti sa grande foi et l’amour profond qui brillait de lui. Quand il a regardé Christ était vraiment une expérience unique, parce qu’il aimait vraiment le Christ, il a apporté avec lui à la fin, avec sa croix, quand, en dépit de la souffrance, conduit la procession du Corpus Christi.
Cette procession, en fait, était une expérience profonde pour moi, une leçon de foi, d’amour et d’humilité. Je crois que lorsque Jean-Paul II a suivi le Christ dans les rues de la ville éternelle, la basilique Saint-Jean de Latran à la basilique de Santa Maria Maggiore, a enseigné à tous à tourner notre regard vers le Christ, puis d’apprendre à regarder avec amour, mais aussi avec humilité et la paix, dans le cœur de chaque personne que nous rencontrons sur le chemin de notre vie.
La solennité du Corpus Domini datant de 1264, par le pape Urbain IV institua la fête « afin que le peuple chrétien à redécouvrir la valeur du mystère eucharistique. » Après plus de 700 ans, la tradition se poursuit sans interruption: Benoît XVI, en fait, présidera, ce jeudi, la messe dans le cimetière de Saint-Jean de Latran, puis conduire la procession du corps de Christ à la basilique de Santa Maria Maggiore.
« Un moment important pour la foi des chrétiens et pour la vie de l’Eglise du diocèse de Rome », a déclaré le cardinal-vicaire Agostino Vallini. Surtout occasion « de remercier le Seigneur pour le don précieux de l’Eucharistie, de témoigner publiquement notre foi et l’unité de l’Eglise de Rome autour de son évêque. »
En vue de cet événement, ZENIT a rencontré le Père Joseph Midili, O. Carm., Directeur de l’Office liturgique du Vicariat de Rome, qui nous a parlé de l’histoire et la signification de cette fête où «l’Eglise apparaît comme un seul corps et unifiée. « 
****
Le Corpus Christi célèbre l’Eucharistie, le cœur de la foi chrétienne. Quelle est la signification de cette fête?
Père Midili: Eucharistie signifie action de grâces. Chaque jour – surtout le dimanche – l’Église se rassemble pour célébrer les saints mystères et en rendant grâce au Père pour le don de son Fils, qu’il a offert sa vie en sacrifice pour nous et méritait salut. La solennité du Corps et du Sang du Seigneur est l’occasion liturgique un merci tout spécial. La communauté chrétienne se rassemble pour être conscient que seule l’Eucharistie est la source et sommet de toute sa vie. Chaque acte de foi, toute forme de piété, la dévotion, toute forme de charité authentique ne peut pas être séparé depuis ce sacrement, qui est constitutive de la chrétienne.
À quand remonte la naissance de cet anniversaire?
Père Midili: Solennité du Corps et du Sang du Seigneur a été institué en 1264 par le pape Urbain IV, parce que les gens chrétiens peuvent participer avec une dévotion particulière à la Sainte Messe et procession, et ainsi de témoigner de la foi en Jésus, qui a souhaité rester présent dans le les espèces du pain et du vin consacrés. Au fil des siècles, cette fête a été le point de la dévotion eucharistique la plus élevée, car il réunit le culte consacré à l’événement d’origine est essentiel que la célébration de la messe
La célébration du Corpus Christi à Saint-Jean de Latran est entré dans la tradition du diocèse de Rome avec le pape Jean-Paul II. Pourquoi le bienheureux Pape voulait lui donner une si grande
importance?
Père Midili: Depuis 1979, le pape Jean-Paul II à Rome voulait la solennité du Corps et du Sang du Seigneur est célébrée le jeudi, parce que leur Jeudi Saint, Jésus a appelé ses disciples et pendant le dîner a institué la nouvelle et éternelle sacrifice, la fête de mariage d’amour. Alors que dans la soirée du Jeudi Saint, nous revivons le mystère du Christ qui s’offre dans le pain rompu et le vin versé dans la célébration du Corpus Christi ce mystère est proposé à l’adoration et la méditation du peuple de Dieu
Le Pape a voulu célébrer dans la cathédrale de Rome, ainsi que tous les prêtres et les fidèles de la ville, parce que l’Eucharistie est un mystère de communion avec Dieu, mais aussi entre les gens. La meilleure image de l’Eglise, en effet, est celui qui est autour de l’évêque, de célébrer les mystères divins, manger et buvez le Corps et le Sang du Seigneur, rendre grâce, et le témoignage de sorte ours à la communion et de l’amour que Jésus a enseigné.
Quel est le sens de la célébration de cette fête sur la place devant la basilique de Saint-Jean?
Père Midili: Piazza S. Giovanni est en même temps le cimetière de la basilique cathédrale de Rome, mais il est également le site d’événements publics pour la ville et l’Italie; est souvent utilisé pour des concerts, des événements politiques et, malheureusement, des affrontements; est l’agora de l’ancienne. Il est devenu un symbole de notre pays, est une cour carré.
Célébrer la messe dans un lieu si important pour la fête de l’Eucharistie confirme que Jésus est au milieu de son peuple dans tous les domaines de la vie. Avec sa présence, il sanctifie le quotidien, voir et soigner la souffrance, c’est un signe d’espérance pour tous. Jésus n’est pas loin de nous et de nos vies, mais il est toujours présent, a attiré près. Nous le rencontrons dans le pain consacré et l’Eucharistie célébré. Il vient à notre rencontre.
Corpus Christi est un moment crucial pour le peuple chrétien. Surtout le cortège, conduit par le Saint-Père, est un événement de grand impact dont l’idée centrale est que «le Christ marche parmi nous » ….
Père Midili: La messe et la procession de la solennité du Corps et du Sang du Seigneur sont un événement unique, qui se manifeste l’Eglise en tant qu’Eglise. C’est la fête de la communauté rassemblée. Les croyants se réunissent pour célébrer le sacrifice du Christ et la célébration d’action de grâce à Dieu pour tout ce qu’ils ont reçu. La meilleure image de l’Eglise est celle qui rassemble autour de son évêque pour célébrer les saints mystères, manger et buvez le Corps et le Sang du Seigneur, rendre grâce, et le témoignage de sorte ours à la communion et de l’amour que Jésus nous a enseigné.
L’adoration est la poursuite de l’Eucharistie témoignage de l’amour et la foi en Jésus, l’extension de l’action de grâce après chaque sainte Communion. La procession est le chemin de disciple. Une fois de plus l’Eglise est identifié avec les gens sur le chemin, à la suite de son maître. Il répète l’expérience des disciples d’Emmaüs, qui se déplacent d’un tronçon de route avec Jésus pour l’écouter tout en les instruisant. Dans la procession eucharistique sur la communauté de marcher avec Jésus, mais ne le reconnaît plus et rompt le pain. Nous reconnaissons le Maître présent dans le pain.

Michelangelo, Crocifisso, Firenze

18 juin, 2014

Michelangelo, Crocifisso, Firenze dans images sacrée

http://it.wikipedia.org/wiki/Crocifisso_di_Santo_Spirito

PRIER AVEC SAINT AUGUSTIN

18 juin, 2014

http://www.augustines-malestroit.com/communaute_2.php

PRIER AVEC SAINT AUGUSTIN

De toutes mes forces, celles que tu m’as données,
Je T’ai cherché,
Désirant voir ce que j’ai cru.
Et j’ai lutté, et j’ai souffert.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Mon unique espoir,
Accorde-moi de n’être jamais las de te chercher,
Qu’avec passion sans cesse je cherche Ton visage.

Toi qui m’as donné de Te trouver,
Donne-moi le courage de te chercher
Et d’espérer Te trouver toujours davantage.

Devant Toi ma solidité : garde-la.
Devant Toi ma fragilité : guéris-la.
Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.

Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi.
De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi.

Accorde-moi de ne pas T’oublier,
Accorde-moi de Te comprendre.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Accorde-moi de T’aimer.

Source : Augustin d’Hippone, Traité de la Trinité XV, PL 62, 1098, trad. d’après P.-M. Hoog.

ui me donnera, Seigneur, de reposer en toi ?
Qui me donnera que tu viennes en mon cœur et que tu l’enivres,
afin que j’oublie mon malheur,
et que je t’embrasse, toi, mon seul bien ?
Seigneur, qu’es-tu pour moi ?
Aie pitié, pour que je parle !
Et moi, qui suis-je pour toi,
pour que tu m’ordonnes de t’aimer ?

[…]

Dis-moi au nom de ta miséricorde,
Seigneur mon Dieu, ce que tu es pour moi.
Dis à mon âme : ton salut c’est moi.
Dis-le, de façon que je l’entende.

Voici les oreilles de mon cœur, Seigneur,
et dis à mon âme : ton salut c’est moi.
Je veux quêter cette parole, et te saisir.
Ne me cache pas ta face…, que je la voie.

Étroite est la maison de mon âme
pour que tu viennes y loger :
qu’elle se dilate grâce à toi !
Elle tombe en ruines : répare-la.

Elle a de quoi offenser tes yeux :
je l’avoue, je le sais.
Mais qui la purifiera ?
Vers quel autre que toi crierai-je ?

[…]

Je crois et c’est pourquoi je parle.
Seigneur, tu le sais.
Ne t’ai-je pas confessé mes fautes ?
N’as-tu pas remis l’impiété de mon cœur ?

Je n’entre pas en jugement avec toi,
Tu es la vérité,
Je ne veux pas me tromper moi-même,
de peur que mon iniquité ne se mente à elle-même.

Je n’entre pas en jugement avec toi,
Tu es la vérité.
Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?

Source : Augustin d’Hippone, Les Confessions, I, v, 5-6.

Dieu
Je n’aime que Toi seul
Je ne cherche que Toi seul
Je ne veux servir que Toi seul
Toi seul dois être mon Maître.

Chasse loin de moi la vanité, afin que je puisse Te reconnaître.
Dis-moi où regarder pour Te voir
J’espère accomplir tout ce que Tu attends.

Fais, ô Père, que je Te cherche
préserve-moi de l’erreur
Que dans ma recherche, rien d’autre que Toi ne se présente à moi.
S’il est vrai que je ne désire rien d’autre que Toi
Fais, ô Père, que je Te trouve.

Et s’il y avait encore en moi quelque désir superflu
Veuille m’en dévêtir Toi-même
Et rends-moi capable de Te voir.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques I, 1, 5. Trad. E. Jansen, Comme un cerf altéré. Saint Augustin et le désir de Dieu, CIP Bukavu, Crab Bonnelles.

e désir
c’est la profondeur du cœur.

Nous arrivons à posséder Dieu
si nous dilatons ce désir
selon toute sa capacité.

C’est vers ce but que tendent
la sainte Écriture quand elle est proclamée,
les assemblées du peuple chrétien,
la célébration eucharistique,
le saint baptême,
les cantiques de louange que nous chantons à Dieu
et jusqu’à nos discussions.

Tout cela n’a d’autre but que
de semer et de faire germer le désir dans notre cœur,
de l’agrandir jusqu’à ce qu’il soit capable
de comprendre
ce que l’homme n’a pas vu,
ce que l’oreille n’a pas entendu
ce que son cœur n’a pas compris.

Mais pour cela
aimons Dieu ensemble.

Source : Saint Augustin, « Commentaire de l’évangile de Jean », 40, 10 dans Saint Augustin, « J’espère ton royaume aujourd’hui », Centurion 1979, p. 57-58.

ieu, notre Père,
Toi qui nous invite à te prier
- et qui nous accordes ce que nous te demandons -,
puisque dès que nous t’implorons
nous vivons mieux et devenons meilleurs,
exauce-moi.

Je palpite dans ces ténèbres,
tends-moi ta main,
prête-moi ta lumière,
rappelle-moi loin de mes erreurs et guide mes pas.

Que je revienne à toi et à moi-même.
Amen.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques II, 9.

ieu, qui n’a donné qu’aux cœurs purs de connaître le Vrai ;
Dieu, Père de la Vérité,
Père de la Sagesse,
Père de la Vie véritable et plénière,
Père du bonheur,
Père du bon et du beau,
Père de la lumière intelligible,
Père de notre réveil et de notre illumination…

C’est Toi que j’invoque,
Ô Dieu Vérité, Source, Principe, Auteur de la vérité de tout ce qui est vrai ;
Dieu Sagesse, Principe, Auteur de la sagesse de tout ce qui est sage ;
Dieu Vie véritable et plénière, Source, Principe, Auteur de la vie de tout ce qui vit véritablement et pleinement ;
Dieu Béatitude, Source, Principe, Auteur du bonheur de tout ce qui est heureux ;
Dieu du Bien et du Beau, Source, Principe, Auteur du Bien et du Beau dans tout ce qui est bon et beau ;
Dieu Lumière intelligible, Source, Principe, Auteur de la lumière intelligible dans tout ce qui brille de cette lumière ;
Dieu, dont le royaume est cet univers que les sens ignorent ;
Dieu, dont le royaume trace leurs lois aux royaumes de ce monde ;
Dieu, de qui on ne se détourne que pour choir,
vers qui se tourner c’est se lever de nouveau,
et en qui demeurer c’est trouver un solide appui ;
sortir de toi, c’est mourir ;
revenir à toi, c’est revivre ;
habiter en toi, c’est vivre ;
Dieu que nul ne perd s’il n’est trompé,
que nul ne cherche sans appel préalable,
que nul ne trouve s’il ne s’est purifié d’abord ;
Dieu, dont l’abandon équivaut à la mort,
la recherche à l’amour,
la vie à l’entière possession ;
Dieu, vers qui la foi nous pousse,
vers qui l’espérance nous dresse,
à qui la charité nous unit ;
Dieu, par qui nous triomphons de l’Ennemi,
C’est à Toi que j’adresse ma prière.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques I, I, 2-3 d’après la traduction de la Bibliothèque Augustinienne, p. 27-29.

L’ASSEMBLÉE, CORPS DE CHRIST.

18 juin, 2014

http://www.bible-notes.org/article-128-l-assemblee-corps-de-christ.html

L’ASSEMBLÉE, CORPS DE CHRIST.

« Car de même que le corps est un et qu’il y a plusieurs membres, mais que tous les membres quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ… Or vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 12 : 12, 27).

Rappelons ici quelques vérités simples, mais fondamentales, en rapport avec notre place dans l’Assemblée, ou l’Eglise, qui est, comme vous le savez, l’ensemble de tous les croyants actuels.
Du jour où nous sommes enfants de Dieu, nous faisons partie de cette Assemblée.
Unis, dans les liens de la vie nouvelle, à Christ glorifié, nous sommes membres de son corps. Quelqu’un qui n’est pas né de nouveau n’y a aucune part : il faut la vie.
Peut-être ne nous sommes-nous pas arrêtés suffisamment sur la force de cette expression : l’Assemblée, qui est son CORPS (Eph. 1 : 23) ? L’unité des chrétiens est quelque chose d’unique. La matière inanimée ne saurait en fournir l’image ; aussi, quand l’Assemblée est comparée à un édifice, les pierres qui le constituent sont-elles qualifiées de vivantes (1 Pier. 2 : 5). L’idée du troupeau sous la conduite du seul Berger ne suffit pas ; ni même celle de la famille, si réelle et si précieuse que soit l’unité des enfants sous le regard du Père. Christ étant le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8 : 29), l’Assemblée est le corps de Christ : toutes les parties d’un corps sont animées d’une même et unique vie. « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul corps en Christ, et chacun individuellement membres l’un de l’autre » (Rom. 12 : 5). Christ, la Tête glorifiée, est le principe et le centre ; le Saint Esprit, présent et agissant dans l’Assemblée, unit à lui tous les membres du corps.
La diversité de ces membres est très grande, et non seulement elle n’altère pas l’unité du corps, mais elle en est la condition même, car ainsi toutes les fonctions peuvent s’accomplir, « comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres et que tous les membres n’ont pas la même fonction » (Rom. 12 : 4). Il en résulte, pour le dire en passant, que nous n’avons pas à poursuivre une unité superficielle ou à copier – c’est un travers fréquent – tel frère que nous estimons particulièrement. Imitons la foi, la fidélité, imitons le bien, mais gardons chacun sa place et le caractère que le Seigneur nous assigne. Sachons discerner la volonté de Dieu pour servir là où il nous veut, et comme il nous veut. Diversité dans l’unité, telle est l’harmonie d’un corps vivant.
Tous les membres sont indispensables. C’est ce qu’enseigne l’important message de 1 Cor. 12 : 14-25. Aux yeux des hommes les services sont différents en dignité, on les hiérarchise plus ou moins ouvertement, mais seule compte, pour le Seigneur, la façon dont on remplit la tâche départie pour lui. Ce qu’il confie à l’un de ses rachetés, il ne le confie pas à un autre. « Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses » (Col. 4 : 17).
Or, rendons-nous bien compte que, le corps étant un, le comportement de chacun de ses membres influe sur le corps tout entier, et que, réciproquement, l’état général du corps retentit sur l’état de chacune de ses parties. « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui » (1 Cor. 13 : 26). La santé du corps dont nous faisons partie ne nous importerait-elle pas ? Même si nous n’avons pas conscience de cette solidarité, elle existe. Toute négligence, tout manquement, toute interruption de notre communion avec le Seigneur, sont autant de pertes, non seulement pour nous, mais pour tous ; la ruine de l’Eglise est faite de la multitude de nos défaillances individuelles. Et songeons aussi qu’une victoire de notre foi, une prière dans le secret, tel exercice pénible, mais non sans fruit, que le Seigneur nous dispense, telle leçon apprise humblement sous son regard, représentent autant de bienfaits pour le Corps.
De là découle une responsabilité sérieuse pour chacun. « Vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 13 : 27). Le chrétien ne peut pas se renfermer égoïstement dans sa propre vie intérieure et dire : J’ai mon Seigneur ; que les autres marchent à leur guise, cela ne m’intéresse pas. Une telle pensée est contraire à la nouvelle nature (1 Jean 5 : 1-2), contraire aux précieux enseignements du Seigneur en Jean 13-16, comme à ceux qu’il nous a communiqués par le Saint Esprit dans les épîtres. Cette tendance, trop commune, hélas, renferme un principe d’orgueil et d’incrédulité. Elle est pleine de dangers. Quand Elie dit : « Je suis resté, moi seul… », le découragement l’accable. « Prends mon âme, dit-il à l’Eternel, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1 Rois 19 : 4, 14). Avait-il donc pu penser être meilleur que les autres ? Il ne savait rien, d’autre part, des sept mille hommes que Dieu s’était réservés (v. 18). Il ne connaissait pas l’étendue de la grâce divine !
Ayons donc à coeur l’Assemblée, son bien, ses intérêts, sa bonne marche, son ordre, l’activité de l’amour au milieu d’elle. Nous vivons dans un temps de ruine, où le Seigneur connaît ceux qui sont siens, mais il a des siens dans les lieux les plus divers ; que notre pensée ne les oublie pas devant lui ; souvenons-nous que nous sommes solidaires de tous, connus et inconnus. Il reste que, partout où le Seigneur rassemble des croyants autour de lui, ceux-ci ont le privilège et le devoir d’obéir aux enseignements de la Parole qui se rapportent à cette vie collective (lire entre autres Rom. 12 ; 1 Cor. 12, 13, 14 ; Eph. 4). Suivre là-dessus l’enseignement des hommes aboutit à un conformisme religieux formaliste et mort ; suivre chacun sa propre pensée engendre l’anarchie de ces temps en Israël durant lesquels « chacun faisait ce qui était bon à ses yeux » (Jug. 17-21). Il faut, ensemble, tenir ferme le Chef, la Tête glorifiée, Christ qui est notre vie cachée en Dieu (Col. 2 : 19 ; 3 : 1-2) et garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix (Eph. 4 : 3).
Il s’agit de questions vitales, d’un objet capital pour nos affections. Est-ce pour rien que cette pensée du « corps » se lie de façon si expressive et touchante à celle de l’épouse, corps de Christ, selon Eph. 5 : 23-33 ? L’amour est au coeur même du « grand mystère » relatif à Christ et à l’Assemblée.
Elle est son assemblée ; il l’a aimée et s’est livré lui-même pour elle ; sa joie sera de se la présenter à lui-même glorieuse ; il la nourrit et la chérit.
Elle est l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre Fils (Act. 20 : 28).
N’aimerions-nous pas ce que Christ aime, ce que Dieu aime ? Serions-nous indifférents à ce qui a été payé d’un si grand prix ?

Le sang du Christ

17 juin, 2014

Le sang du Christ dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=90912&pic=90912BA.JPG&dispsize=Original&start=20

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