Archive pour le 18 juin, 2014

Michelangelo, Crocifisso, Firenze

18 juin, 2014

Michelangelo, Crocifisso, Firenze dans images sacrée

http://it.wikipedia.org/wiki/Crocifisso_di_Santo_Spirito

PRIER AVEC SAINT AUGUSTIN

18 juin, 2014

http://www.augustines-malestroit.com/communaute_2.php

PRIER AVEC SAINT AUGUSTIN

De toutes mes forces, celles que tu m’as données,
Je T’ai cherché,
Désirant voir ce que j’ai cru.
Et j’ai lutté, et j’ai souffert.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Mon unique espoir,
Accorde-moi de n’être jamais las de te chercher,
Qu’avec passion sans cesse je cherche Ton visage.

Toi qui m’as donné de Te trouver,
Donne-moi le courage de te chercher
Et d’espérer Te trouver toujours davantage.

Devant Toi ma solidité : garde-la.
Devant Toi ma fragilité : guéris-la.
Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.

Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi.
De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi.

Accorde-moi de ne pas T’oublier,
Accorde-moi de Te comprendre.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Accorde-moi de T’aimer.

Source : Augustin d’Hippone, Traité de la Trinité XV, PL 62, 1098, trad. d’après P.-M. Hoog.

ui me donnera, Seigneur, de reposer en toi ?
Qui me donnera que tu viennes en mon cœur et que tu l’enivres,
afin que j’oublie mon malheur,
et que je t’embrasse, toi, mon seul bien ?
Seigneur, qu’es-tu pour moi ?
Aie pitié, pour que je parle !
Et moi, qui suis-je pour toi,
pour que tu m’ordonnes de t’aimer ?

[…]

Dis-moi au nom de ta miséricorde,
Seigneur mon Dieu, ce que tu es pour moi.
Dis à mon âme : ton salut c’est moi.
Dis-le, de façon que je l’entende.

Voici les oreilles de mon cœur, Seigneur,
et dis à mon âme : ton salut c’est moi.
Je veux quêter cette parole, et te saisir.
Ne me cache pas ta face…, que je la voie.

Étroite est la maison de mon âme
pour que tu viennes y loger :
qu’elle se dilate grâce à toi !
Elle tombe en ruines : répare-la.

Elle a de quoi offenser tes yeux :
je l’avoue, je le sais.
Mais qui la purifiera ?
Vers quel autre que toi crierai-je ?

[…]

Je crois et c’est pourquoi je parle.
Seigneur, tu le sais.
Ne t’ai-je pas confessé mes fautes ?
N’as-tu pas remis l’impiété de mon cœur ?

Je n’entre pas en jugement avec toi,
Tu es la vérité,
Je ne veux pas me tromper moi-même,
de peur que mon iniquité ne se mente à elle-même.

Je n’entre pas en jugement avec toi,
Tu es la vérité.
Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?

Source : Augustin d’Hippone, Les Confessions, I, v, 5-6.

Dieu
Je n’aime que Toi seul
Je ne cherche que Toi seul
Je ne veux servir que Toi seul
Toi seul dois être mon Maître.

Chasse loin de moi la vanité, afin que je puisse Te reconnaître.
Dis-moi où regarder pour Te voir
J’espère accomplir tout ce que Tu attends.

Fais, ô Père, que je Te cherche
préserve-moi de l’erreur
Que dans ma recherche, rien d’autre que Toi ne se présente à moi.
S’il est vrai que je ne désire rien d’autre que Toi
Fais, ô Père, que je Te trouve.

Et s’il y avait encore en moi quelque désir superflu
Veuille m’en dévêtir Toi-même
Et rends-moi capable de Te voir.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques I, 1, 5. Trad. E. Jansen, Comme un cerf altéré. Saint Augustin et le désir de Dieu, CIP Bukavu, Crab Bonnelles.

e désir
c’est la profondeur du cœur.

Nous arrivons à posséder Dieu
si nous dilatons ce désir
selon toute sa capacité.

C’est vers ce but que tendent
la sainte Écriture quand elle est proclamée,
les assemblées du peuple chrétien,
la célébration eucharistique,
le saint baptême,
les cantiques de louange que nous chantons à Dieu
et jusqu’à nos discussions.

Tout cela n’a d’autre but que
de semer et de faire germer le désir dans notre cœur,
de l’agrandir jusqu’à ce qu’il soit capable
de comprendre
ce que l’homme n’a pas vu,
ce que l’oreille n’a pas entendu
ce que son cœur n’a pas compris.

Mais pour cela
aimons Dieu ensemble.

Source : Saint Augustin, « Commentaire de l’évangile de Jean », 40, 10 dans Saint Augustin, « J’espère ton royaume aujourd’hui », Centurion 1979, p. 57-58.

ieu, notre Père,
Toi qui nous invite à te prier
- et qui nous accordes ce que nous te demandons -,
puisque dès que nous t’implorons
nous vivons mieux et devenons meilleurs,
exauce-moi.

Je palpite dans ces ténèbres,
tends-moi ta main,
prête-moi ta lumière,
rappelle-moi loin de mes erreurs et guide mes pas.

Que je revienne à toi et à moi-même.
Amen.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques II, 9.

ieu, qui n’a donné qu’aux cœurs purs de connaître le Vrai ;
Dieu, Père de la Vérité,
Père de la Sagesse,
Père de la Vie véritable et plénière,
Père du bonheur,
Père du bon et du beau,
Père de la lumière intelligible,
Père de notre réveil et de notre illumination…

C’est Toi que j’invoque,
Ô Dieu Vérité, Source, Principe, Auteur de la vérité de tout ce qui est vrai ;
Dieu Sagesse, Principe, Auteur de la sagesse de tout ce qui est sage ;
Dieu Vie véritable et plénière, Source, Principe, Auteur de la vie de tout ce qui vit véritablement et pleinement ;
Dieu Béatitude, Source, Principe, Auteur du bonheur de tout ce qui est heureux ;
Dieu du Bien et du Beau, Source, Principe, Auteur du Bien et du Beau dans tout ce qui est bon et beau ;
Dieu Lumière intelligible, Source, Principe, Auteur de la lumière intelligible dans tout ce qui brille de cette lumière ;
Dieu, dont le royaume est cet univers que les sens ignorent ;
Dieu, dont le royaume trace leurs lois aux royaumes de ce monde ;
Dieu, de qui on ne se détourne que pour choir,
vers qui se tourner c’est se lever de nouveau,
et en qui demeurer c’est trouver un solide appui ;
sortir de toi, c’est mourir ;
revenir à toi, c’est revivre ;
habiter en toi, c’est vivre ;
Dieu que nul ne perd s’il n’est trompé,
que nul ne cherche sans appel préalable,
que nul ne trouve s’il ne s’est purifié d’abord ;
Dieu, dont l’abandon équivaut à la mort,
la recherche à l’amour,
la vie à l’entière possession ;
Dieu, vers qui la foi nous pousse,
vers qui l’espérance nous dresse,
à qui la charité nous unit ;
Dieu, par qui nous triomphons de l’Ennemi,
C’est à Toi que j’adresse ma prière.

Source : Augustin d’Hippone, Soliloques I, I, 2-3 d’après la traduction de la Bibliothèque Augustinienne, p. 27-29.

L’ASSEMBLÉE, CORPS DE CHRIST.

18 juin, 2014

http://www.bible-notes.org/article-128-l-assemblee-corps-de-christ.html

L’ASSEMBLÉE, CORPS DE CHRIST.

« Car de même que le corps est un et qu’il y a plusieurs membres, mais que tous les membres quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ… Or vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 12 : 12, 27).

Rappelons ici quelques vérités simples, mais fondamentales, en rapport avec notre place dans l’Assemblée, ou l’Eglise, qui est, comme vous le savez, l’ensemble de tous les croyants actuels.
Du jour où nous sommes enfants de Dieu, nous faisons partie de cette Assemblée.
Unis, dans les liens de la vie nouvelle, à Christ glorifié, nous sommes membres de son corps. Quelqu’un qui n’est pas né de nouveau n’y a aucune part : il faut la vie.
Peut-être ne nous sommes-nous pas arrêtés suffisamment sur la force de cette expression : l’Assemblée, qui est son CORPS (Eph. 1 : 23) ? L’unité des chrétiens est quelque chose d’unique. La matière inanimée ne saurait en fournir l’image ; aussi, quand l’Assemblée est comparée à un édifice, les pierres qui le constituent sont-elles qualifiées de vivantes (1 Pier. 2 : 5). L’idée du troupeau sous la conduite du seul Berger ne suffit pas ; ni même celle de la famille, si réelle et si précieuse que soit l’unité des enfants sous le regard du Père. Christ étant le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8 : 29), l’Assemblée est le corps de Christ : toutes les parties d’un corps sont animées d’une même et unique vie. « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul corps en Christ, et chacun individuellement membres l’un de l’autre » (Rom. 12 : 5). Christ, la Tête glorifiée, est le principe et le centre ; le Saint Esprit, présent et agissant dans l’Assemblée, unit à lui tous les membres du corps.
La diversité de ces membres est très grande, et non seulement elle n’altère pas l’unité du corps, mais elle en est la condition même, car ainsi toutes les fonctions peuvent s’accomplir, « comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres et que tous les membres n’ont pas la même fonction » (Rom. 12 : 4). Il en résulte, pour le dire en passant, que nous n’avons pas à poursuivre une unité superficielle ou à copier – c’est un travers fréquent – tel frère que nous estimons particulièrement. Imitons la foi, la fidélité, imitons le bien, mais gardons chacun sa place et le caractère que le Seigneur nous assigne. Sachons discerner la volonté de Dieu pour servir là où il nous veut, et comme il nous veut. Diversité dans l’unité, telle est l’harmonie d’un corps vivant.
Tous les membres sont indispensables. C’est ce qu’enseigne l’important message de 1 Cor. 12 : 14-25. Aux yeux des hommes les services sont différents en dignité, on les hiérarchise plus ou moins ouvertement, mais seule compte, pour le Seigneur, la façon dont on remplit la tâche départie pour lui. Ce qu’il confie à l’un de ses rachetés, il ne le confie pas à un autre. « Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses » (Col. 4 : 17).
Or, rendons-nous bien compte que, le corps étant un, le comportement de chacun de ses membres influe sur le corps tout entier, et que, réciproquement, l’état général du corps retentit sur l’état de chacune de ses parties. « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui » (1 Cor. 13 : 26). La santé du corps dont nous faisons partie ne nous importerait-elle pas ? Même si nous n’avons pas conscience de cette solidarité, elle existe. Toute négligence, tout manquement, toute interruption de notre communion avec le Seigneur, sont autant de pertes, non seulement pour nous, mais pour tous ; la ruine de l’Eglise est faite de la multitude de nos défaillances individuelles. Et songeons aussi qu’une victoire de notre foi, une prière dans le secret, tel exercice pénible, mais non sans fruit, que le Seigneur nous dispense, telle leçon apprise humblement sous son regard, représentent autant de bienfaits pour le Corps.
De là découle une responsabilité sérieuse pour chacun. « Vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 13 : 27). Le chrétien ne peut pas se renfermer égoïstement dans sa propre vie intérieure et dire : J’ai mon Seigneur ; que les autres marchent à leur guise, cela ne m’intéresse pas. Une telle pensée est contraire à la nouvelle nature (1 Jean 5 : 1-2), contraire aux précieux enseignements du Seigneur en Jean 13-16, comme à ceux qu’il nous a communiqués par le Saint Esprit dans les épîtres. Cette tendance, trop commune, hélas, renferme un principe d’orgueil et d’incrédulité. Elle est pleine de dangers. Quand Elie dit : « Je suis resté, moi seul… », le découragement l’accable. « Prends mon âme, dit-il à l’Eternel, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1 Rois 19 : 4, 14). Avait-il donc pu penser être meilleur que les autres ? Il ne savait rien, d’autre part, des sept mille hommes que Dieu s’était réservés (v. 18). Il ne connaissait pas l’étendue de la grâce divine !
Ayons donc à coeur l’Assemblée, son bien, ses intérêts, sa bonne marche, son ordre, l’activité de l’amour au milieu d’elle. Nous vivons dans un temps de ruine, où le Seigneur connaît ceux qui sont siens, mais il a des siens dans les lieux les plus divers ; que notre pensée ne les oublie pas devant lui ; souvenons-nous que nous sommes solidaires de tous, connus et inconnus. Il reste que, partout où le Seigneur rassemble des croyants autour de lui, ceux-ci ont le privilège et le devoir d’obéir aux enseignements de la Parole qui se rapportent à cette vie collective (lire entre autres Rom. 12 ; 1 Cor. 12, 13, 14 ; Eph. 4). Suivre là-dessus l’enseignement des hommes aboutit à un conformisme religieux formaliste et mort ; suivre chacun sa propre pensée engendre l’anarchie de ces temps en Israël durant lesquels « chacun faisait ce qui était bon à ses yeux » (Jug. 17-21). Il faut, ensemble, tenir ferme le Chef, la Tête glorifiée, Christ qui est notre vie cachée en Dieu (Col. 2 : 19 ; 3 : 1-2) et garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix (Eph. 4 : 3).
Il s’agit de questions vitales, d’un objet capital pour nos affections. Est-ce pour rien que cette pensée du « corps » se lie de façon si expressive et touchante à celle de l’épouse, corps de Christ, selon Eph. 5 : 23-33 ? L’amour est au coeur même du « grand mystère » relatif à Christ et à l’Assemblée.
Elle est son assemblée ; il l’a aimée et s’est livré lui-même pour elle ; sa joie sera de se la présenter à lui-même glorieuse ; il la nourrit et la chérit.
Elle est l’assemblée de Dieu, laquelle il a acquise par le sang de son propre Fils (Act. 20 : 28).
N’aimerions-nous pas ce que Christ aime, ce que Dieu aime ? Serions-nous indifférents à ce qui a été payé d’un si grand prix ?