Archive pour le 13 juin, 2014

The Holy Trinity

13 juin, 2014

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SAINT ANTOINE DE PADOUE DOCTEUR DE L’EGLISE – 13 JUIN

13 juin, 2014

http://www.zenit.org/fr/articles/saint-antoine-de-padoue-docteur-de-l-eglise

SAINT ANTOINE DE PADOUE DOCTEUR DE L’EGLISE – 13 JUIN

« Exulte, heureuse Lusitanie ! »

13 juin 2012

Anita Bourdin
ROME, mercredi 13 juin 2012 (ZENIT.org) – « Exulte, heureuse Lusitanie ! » – « Exulta, Lusitania felix » -: c’est le titre de la lettre apostolique par laquelle le pape Pie XII a proclamé saint Antoine de Padoue docteur de l’Eglise, le 16 janvier 1946. C’est en effet aujourd’hui la fête du grand saint portugais, mort le 13 juin 1231, canonisé seulement un an après sa mort, tellement sa tombe, à Padoue, était devenue un lieu de manifestations surnaturelles : il est honoré comme un grand thaumaturge.

Saint, un an après
Le pape Benoît XVI lui-même lui a consacré » une catéchèse le mercredi 10 février 2010. Il expliquait ainsi sa canonisation : « Le Pape Grégoire IX lui-même, qui, après l’avoir écouté prêcher, l’avait défini « Arche du Testament », le canonisa un an seulement après sa mort, en 1232, notamment à la suite de miracles survenus par son intercession. »
« Il s’agit, disait le pape, de l’un des saints les plus populaires de toute l’Eglise catholique, vénéré non seulement à Padoue, où s’élève une splendide basilique qui conserve sa dépouille mortelle, mais dans le monde entier. Les images et les statues qui le représentent avec le lys, symbole de sa pureté, ou avec l’Enfant Jésus dans les bras, en souvenir d’une apparition miraculeuse mentionnée par certaines sources littéraires, sont chères aux fidèles. »
Il a souligné son importance pour le développement du charisme franciscain : « Antoine a contribué de façon significative au développement de la spiritualité franciscaine, avec ses dons marqués d’intelligence, d’équilibre, de zèle apostolique et principalement de ferveur mystique ».
Il enseignait la théologie à ses frères
Il donné un élan décisif à la théologie franciscaine : « Antoine fut également parmi les premiers maîtres de théologie des Frères mineurs, sinon le premier. Il commença son enseignement à Bologne, avec la bénédiction de saint François, qui, reconnaissant les vertus d’Antoine, lui envoya une brève lettre qui commençait par ces paroles: « Il me plaît que tu enseignes la théologie aux frères ». Antoine posa les bases de la théologie franciscaine qui, cultivée par d’autres éminentes figures de penseurs, devait connaître son apogée avec saint Bonaventure de Bagnoregio et le bienheureux Duns Scot. »
Le pape soulignait l’importance de ses sermons et de son enseignement sur la prière : « Seule une âme qui prie peut accomplir des progrès dans la vie spirituelle: tel est l’objet privilégié de la prédication de saint Antoine. Il connaît bien les défauts de la nature humaine, notre tendance à tomber dans le péché, c’est pourquoi il exhorte continuellement à combattre la tendance à l’avidité, à l’orgueil, à l’impureté, et à pratiquer au contraire les vertus de la pauvreté et de la générosité, de l’humilité et de l’obéissance, de la chasteté et de la pureté ».
Le pape mettait aussi en lumière l’actualité de l’enseignement de saint Antoine dans le cadre de la crise actuelle : « « Au début du XIIIe siècle, dans le cadre de la renaissance des villes et du développement du commerce, le nombre de personnes insensibles aux besoins des pauvres augmentait. Pour cette raison, Antoine invite à plusieurs reprises les fidèles à penser à la véritable richesse, celle du cœur, qui rend bons et miséricordieux, fait accumuler des trésors pour le Ciel. « Ô riches – telle est son exhortation – prenez pour amis… les pauvres, accueillez-les dans vos maisons: ce seront eux, les pauvres, qui vous accueilleront par la suite dans les tabernacles éternels, où résident la beauté de la paix, la confiance de la sécurité, et le calme opulent de l’éternelle satiété » (ibid., n. 29) ».

La crèche et la croix
« N’est-ce pas là, chers amis, demandait le pape, un enseignement très important aujourd’hui également, alors que la crise financière et les graves déséquilibres économiques appauvrissent de nombreuses personnes et créent des conditions de pauvreté? Dans mon encyclique Caritas in veritate, je rappelle: « Pour fonctionner correctement, l’économie a besoin de l’éthique; non pas d’une éthique quelconque, mais d’une éthique amie de la personne » (n. 45). »
« Antoine, à l’école de François, place toujours le Christ au centre de la vie et de la pensée, de l’action et de la prédication. Il s’agit d’un autre trait typique de la théologie franciscaine: le christocentrisme », a-t-il ajouté, à la fois dans le mystère de la Nativité et du Crucifié.
« Saint Antoine écrit: « Le Christ, qui est ta vie, est accroché devant toi, pour que tu regardes dans la croix comme dans un miroir. Là tu pourras voir combien tes blessures furent mortelles, aucune médecine n’aurait pu les guérir, si ce n’est celle du sang du Fils de Dieu. Si tu regardes bien, tu pourras te rendre compte à quel point sont grandes ta dignité humaine et ta valeur… En aucun autre lieu l’homme ne peut mieux se rendre compte de ce qu’il vaut, qu’en se regardant dans le miroir de la croix » (Sermones Dominicales et Festivi III, pp. 213-214) ».

Intercesseur pour les prédicateurs
Benoît XVI invitait à prier ce docteur de l’Eglise pour les prédicateurs et pour les prêtres : « Chers amis, puisse Antoine de Padoue, si vénéré par les fidèles, intercéder pour l’Eglise entière, et surtout pour ceux qui se consacrent à la prédication; prions le Seigneur afin qu’il nous aide à apprendre un peu de cet art de saint Antoine. Que les prédicateurs, en tirant leur inspiration de son exemple, aient soin d’unir une solide et saine doctrine, une piété sincère et fervente, une communication incisive ».
« En cette année sacerdotale, concluait le pape, prions afin que les prêtres et les diacres exercent avec sollicitude ce ministère d’annonce et d’actualisation de la Parole de Dieu aux fidèles, en particulier à travers les homélies liturgiques. Que celles-ci soient une présentation efficace de l’éternelle beauté du Christ, précisément comme Antoine le recommandait: « Si tu prêches Jésus, il libère les cœurs durs; si tu l’invoques, il adoucit les tentations amères; si tu penses à lui, il illumine ton cœur; si tu le lis, il comble ton esprit » (Sermones Dominicales et Festivi, p. 59). »

PRIÈRES À LA TRINITÉ SAINTE

13 juin, 2014

http://www.esprit-et-vie.com/breve.php3?id_breve=14

PRIÈRES À LA TRINITÉ SAINTE

P. Maurice Jourjon

Le P. Maurice JOURJON nous propose cette série de petites prières adressées à la Trinité. Elles sont évidemment imprégnées de patristique. En nous les envoyant, il précisait : « En les composant, je pratiquais de loin l’idéal augustinien : plutôt chercher à connaître en parlant avec piété que de se figurer connaître en parlant avec autorité. »

Esprit Saint dont je fais l’expérience
Fils dont je fais connaissance
Père que j’adore en silence.
C’est vers toi que je crois, Père
C’est par toi que j’espère, Fils
Et c’est en toi que j’aime, Esprit Saint.
Père que je ne sais pas
Fils que je connais un peu
Esprit en qui j’ignore.
Fils, par qui je sais le Père inconnaissable
Donne-moi l’Esprit Saint
De la docte ignorance.
Le Père n’est pas un aventurier père de famille :
c’est dans son repos qu’il est Père
Le Fils est bien quelque peu prodigue :
sans le quitter il s’éloigne du Père
Et l’Esprit dissimule le Fils dans le monde
pour le rendre à son Père.
Sois-nous présent, véritable lumière
Père, le Dieu créateur
Sois-nous présent, lumière de la lumière
Fils et Verbe rédempteur
Sois-nous présent, ô Saint-Esprit
en qui se donne la lumière.
Père, est-ce que ce nom te convient,
Père du dinosaure et du mongolien
Père, mais en son esprit qui est le Saint-Esprit
Ton Fils en son cœur d’homme t’a appelé
Abba : Papa !
Un Dieu que personne n’a jamais vu
Un Dieu qui parle aux hommes en un langage d’homme
Un Dieu qui est en nous plus nous-mêmes que nous
Un Dieu Père, un Dieu Fils
noms humains, trop humains
noms communs
Mais l’Esprit Saint nous souffle :
ce sont comme le mien les noms propres de Dieu.
En le Dieu clandestin
Par le Dieu de l’histoire
Vers le Dieu inconnu
En le Dieu qui suggère
Par le Dieu qui déclare
Vers le Dieu qui se tait
En le Dieu qui murmure
Par le Dieu de parole
Vers le Dieu qui se sait.

HOMÉLIE DIMANCHE 15 JUIN 2014: SAINTE TRINITÉ

13 juin, 2014

http://www.homelies.fr/homelie,,3864.html

SAINTE TRINITÉ

DIMANCHE 15 JUIN 2014

FAMILLE DE SAINT JOSEPH

HOMÉLIE – MESSE

Le mystère de la Trinité est un des trois principaux mystères de la foi chrétienne – avec le mystère de l’incarnation et celui de la rédemption. C’est le mystère le plus englobant, celui qui nous révèle l’origine et la fin de toutes choses ; mais nous ne pouvons nous élever à une telle hauteur qu’en nous appuyant sur les deux autres. Car tout ce que nous affirmons de Dieu, nous l’apprenons de son Fils Jésus Christ. « Dieu » est un concept philosophique qui désigne, dans toutes les cultures, la Cause première et ultime, celle qui par définition est au-delà de tout, et demeure par conséquent inconnaissable, ineffable. Mais sorti de ces généralités sur lesquelles les avis convergent, les différences entre les conceptions du divin vont s’accumuler au point de conduire à des doctrines totalement incompatibles entre elles. Ce qui prouve bien que l’homme est incapable de remonter à la Source par ses propres efforts.
C’est pourquoi Dieu lui-même est sorti de son silence et est venu au-devant de nos efforts pour nous révéler son identité. Dans un premier temps, par le ministère des hagiographes de la première alliance, il affirme à la fois sa transcendance et son caractère personnel. Dieu ne se confond pas avec la nature ; les puissances qui s’y manifestent ne sont pas divines : la puissance et la sagesse que l’on contemple dans ce monde témoignent de la toute-puissance et de la suprême sagesse du Créateur, qui donne à chaque instant « la vie, le mouvement et l’être » à tout ce qui existe. En outre, le Dieu transcendant n’est pas une Energie impersonnelle : il a créé l’homme afin d’engager un dialogue avec lui ; en vue de l’alliance d’amour qu’il voulait sceller avec lui, il l’avait doté d’intelligence, de volonté et de libre disposition de soi. Lorsque Dieu révèle aux hommes son Nom, ce n’est pas sa puissance qu’il met en avant, ni même sa justice, mais sa tendresse et sa miséricorde : « Le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ».
Mais que signifient ces concepts lorsqu’ils sont attribués à Dieu ? Certes nous pressentons ce qu’est la tendresse humaine, mais comment pouvons-nous imaginer ce qu’est la tendresse divine ? Dieu n’est pas tendre comme l’homme, mais comme Dieu seul peut l’être. Il est la source ineffable de toute tendresse, miséricorde, de tout amour. A nouveau nous buttons sur les limites du langage humain qui, lorsqu’il parle de Dieu, ne peut être qu’analogique. C’est pourquoi « à la plénitude des temps » (Ga 4, 4), Dieu s’est adressé aux hommes non plus par la médiation des prophètes, mais immédiatement, face à face. Il n’a plus mis sa Parole dans le cœur et sur les lèvres des hagiographes, mais « sa Parole s’est faite chair, elle a habité parmi nous » (cf. Jn 1, 14). Il est venu « marcher au milieu de nous », comme le lui demandait Moïse son serviteur, afin « de pardonner nos fautes et nos péchés, et faire de nous un peuple qui lui appartienne ».
Ainsi après avoir affirmé son absolue transcendance, Dieu nous révélait en son Fils son ineffable proximité. En Jésus, vrai Dieu et vrai homme, nous voyons pleinement réalisé le dessein d’amour de Dieu sur sa créature de prédilection. Dès les origines Dieu nous a créés pour que nous « devenions participants de sa nature divine » (2 P 1, 4), pour que nous vivions de sa propre vie et participions à sa béatitude. Comme le disaient les Pères de l’Eglise : Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir dieu par participation à la divinité de son Fils unique.
Tout cela est cependant tellement grand, que nous aurions du mal à entrer dans ce mystère si Dieu ne venait pas à notre secours : « Nul ne peut dire : “Jésus est Seigneur” sans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). Jésus lui-même nous a envoyé d’auprès du Père l’Esprit Saint, chargé de nous introduire dans la vérité tout entière. Lui seul peut nous faire découvrir dans la croix « la folie d’amour de Dieu qui est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu qui est plus forte que l’homme » (1 Co 1, 25). C’est à sa lumière que tout s’éclaire et que nous découvrons, émerveillés, que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle ». L’Esprit Saint est notre pédagogue divin qui nous achemine patiemment vers la découverte de « la largeur, la longueur, la profondeur de l’amour du Christ, qui surpasse tout ce qu’on peut connaître », c’est en lui que « nous serons comblés jusqu’à entrer dans la plénitude de Dieu » (Ep 3, 18-19). C’est encore en lui que nous pouvons donner notre réponse fidèle, unissant notre prière à celle de Jésus pour « crier vers le Père en l’appelant : “Abba !” (Rm 8, 15).
Seule la révélation de notre destinée de gloire peut donner sens à notre vie. Non nous ne sommes pas le fruit des caprices du hasard et de la nécessité ; nous sommes créés par un Dieu d’amour qui veut nous « combler de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ » (Ep 1, 5) en qui « nous avons accès auprès du Père dans un seul Esprit ; en lui nous sommes devenus citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu » (Ep 2, 18-19). Telle est notre espérance et la source de notre joie. C’est pour nous encourager à persévérer sur le chemin du Christ qui nous conduit au Père que nous nous rassemblons chaque dimanche. « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, nous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu’il ouvre nos cœurs à sa lumière, pour nous faire comprendre l’espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l’héritage que nous partageons avec les fidèles » (Ep 1, 17-18).

« Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux hommes ton admirable mystère. Donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, et en adorant son Unité toute-puissante. »
Père Joseph-Marie