Archive pour le 6 juin, 2014

PENTECÔTE

6 juin, 2014

 PENTECÔTE dans images sacrée Pentecost_RA
http://www.betsyporter.com/Creation.html

SOLENNITÉ DE PENTECÔTE – 2011, ANNÉE A – HOMÉLIE PAPE BENOÌT

6 juin, 2014

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2011/documents/hf_ben-xvi_hom_20110612_pentecoste_fr.html

MESSE EN LA SOLENNITÉ DE PENTECÔTE – 2011, ANNÉE A

OMELIA DEL SANTO PADRE BENEDETTO XVI

Basilique vaticane

Dimanche 12 juin 2011

Chers frères et sœurs!

Nous célébrons aujourd’hui la grande solennité de la Pentecôte. Si, en un certain sens, toutes les solennités liturgiques de l’Eglise sont grandes, celle de la Pentecôte l’est d’une manière particulière, parce qu’elle marque, au bout de cinquante jours, l’accomplissement de l’événement de la Pâque, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, à travers le don de l’Esprit du Ressuscité. L’Eglise nous a préparés à la Pentecôte ces jours derniers, à travers sa prière, avec l’invocation répétée et intense à Dieu pour obtenir une effusion renouvelée de l’Esprit Saint sur nous. L’Eglise a revécu ainsi ce qui est advenu à ses origines, lorsque les Apôtres, réunis au Cénacle de Jérusalem, «étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères» (Ac 1, 14). Ils étaient réunis dans l’attente humble et confiante que s’accomplisse la promesse du Père qui leur avait été communiquée par Jésus: «C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours… vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous» (Ac 1, 5.8).
Dans la liturgie de la Pentecôte, au récit des Actes des Apôtres sur la naissance de l’Eglise (cf. Ac 2, 1-11), correspond le Psaume 103 que nous avons écouté, une louange de toute la création, qui exalte l’Esprit Créateur qui a fait toute chose avec sagesse: «Que tes œuvres sont nombreuses, Seigneur! Toutes avec sagesse tu les fis, la terre est remplie de ta richesse… A jamais soit la gloire du Seigneur, que le Seigneur se réjouisse en ses œuvres!» (Ps 103, 24.31). Ce que veut nous dire l’Eglise est ceci: l’Esprit créateur de toute chose, et l’Esprit Saint que le Christ a fait descendre du Père sur la communauté des disciples, sont un et identique: création et rédemption s’appartiennent réciproquement et constituent, en profondeur, un unique mystère d’amour et de salut. L’Esprit Saint est avant tout Esprit Créateur et donc la Pentecôte est aussi fête de la création. Pour nous chrétiens, le monde est le fruit d’un acte d’amour de Dieu, qui a fait toute chose et duquel Il se réjouit parce que «cela est bon», «cela est très bon», comme le dit le récit de la création (cf. Gn 1, 1-31). Dieu n’est pas le totalement Autre, innommable et obscur. Dieu se révèle, il a un visage, Dieu est raison, Dieu est volonté, Dieu est amour, Dieu est beauté. La foi dans l’Esprit Créateur et la foi dans l’Esprit que le Christ Ressuscité a donné aux Apôtres et donne à chacun de nous, sont alors inséparablement liées.
La deuxième lecture et l’Evangile d’aujourd’hui nous montrent ce lien. L’Esprit Saint est Celui qui nous fait reconnaître en Christ le Seigneur, et nous fait prononcer la profession de foi de l’Eglise: «Jésus est Seigneur» (cf. 1 Co 12, 3b). Seigneur est le titre attribué à Dieu dans l’Ancien Testament, titre qui dans la lecture de la Bible prenait la place de son nom imprononçable. Le Credo de l’Eglise n’est rien d’autre que le développement de ce qui est dit à travers cette simple affirmation: «Jésus est Seigneur». De cette profession de foi, saint Paul nous dit qu’il s’agit précisément de la parole et de l’œuvre de l’Esprit. Si nous voulons être dans l’Esprit Saint, nous devons adhérer à ce Credo. En le faisant nôtre, en l’acceptant comme notre parole, nous accédons à l’œuvre de l’Esprit Saint. L’expression «Jésus est Seigneur» peut se lire dans les deux sens. Elle signifie: Jésus est Dieu, et dans le même temps: Dieu est Jésus. L’Esprit Saint éclaire cette réciprocité: Jésus a une dignité divine et Dieu a le visage humain de Jésus. Dieu se montre en Jésus et il nous donne ainsi la vérité sur nous-mêmes. Se laisser éclairer en profondeur par cette parole, tel est l’événement de la Pentecôte. En récitant le Credo nous entrons dans le mystère de la première Pentecôte: après le désordre de Babel, de ces voix qui crient l’une contre l’autre, a lieu une transformation radicale: la multiplicité se fait unité multiforme, à travers le pouvoir unificateur de la Vérité grandit la compréhension. Dans le Credo qui nous unit de tous les coins de la Terre, qui, à travers l’Esprit Saint, fait en sorte que l’on se comprenne même dans la diversité des langues, à travers la foi, l’espérance et l’amour, se forme la nouvelle communauté de l’Eglise de Dieu.
Le passage évangélique nous offre ensuite une merveilleuse image pour éclairer le lien entre Jésus, l’Esprit Saint et le Père: l’Esprit Saint est représenté comme le souffle de Jésus Christ ressuscité (cf. Jn 20, 22). L’évangéliste Jean reprend ici une image du récit de la création, là où il est dit que Dieu souffla dans les narines de l’homme une haleine de vie (cf. Gn 2, 7). Le souffle de Dieu est vie. Aujourd’hui le Seigneur souffle dans notre âme la nouvelle haleine de vie, l’Esprit Saint, son essence la plus intime, et il l’accueille de cette manière dans la famille de Dieu. A travers le baptême et la confirmation nous est fait ce don de manière spécifique, et à travers les sacrements de l’Eucharistie et de la pénitence, il se répète continuellement: le Seigneur souffle dans notre âme une haleine de vie. Tous les sacrements, chacun à leur manière, communiquent à l’homme la vie divine, grâce à l’Esprit Saint qui œuvre en eux.
Dans la liturgie d’aujourd’hui nous saisissons encore un lien supplémentaire. L’Esprit Saint est Créateur, il est dans le même temps Esprit de Jésus Christ, mais d’une façon que le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont un seul et unique Dieu. Et à la lumière de la première Lecture nous pouvons ajouter: l’Esprit Saint anime l’Eglise. Elle ne dérive pas de la volonté humaine, de la réflexion, de l’habileté de l’homme ou de sa grande capacité d’organisation, car s’il en était ainsi, elle se serait déjà éteinte depuis longtemps, comme passe toute chose humaine. L’Eglise en revanche est le Corps du Christ, animé par l’Esprit Saint. Les images du vent et du feu, utilisées par saint Luc pour représenter la venue de l’Esprit Saint (cf. Ac 2, 2-3), rappellent le Sinaï, où Dieu s’est révélé au peuple d’Israël et lui avait concédé son alliance; «la montagne du Sinaï était toute fumante — lit-on dans le Livre de l’Exode —, parce que le Seigneur y était descendu dans le feu» (19, 18). En effet, Israël fêta le cinquantième jour après Pâques, après la commémoration de la fuite de l’Egypte, comme la fête du Sinaï, la fête du Pacte. Quand saint Luc parle de langues de feu pour représenter l’Esprit Saint, on rappelle l’antique Pacte, établi sur la base de la Loi reçue par Israël sur le Sinaï. Ainsi, l’événement de la Pentecôte est représenté comme un nouveau Sinaï, comme le don d’un nouveau Pacte où l’alliance avec Israël est étendue à tous les peuples de la Terre, où tombent toutes les barrières de l’ancienne Loi et apparaît son cœur le plus saint et immuable, c’est-à-dire l’amour, que l’Esprit Saint justement communique et diffuse, l’amour qui embrasse toute chose. Dans le même temps, la Loi s’élargit, s’ouvre, tout en devenant plus simple: c’est le Nouveau Pacte, que l’Esprit «écrit» dans les cœurs de ceux qui croient dans le Christ. L’extension du Pacte à tous les peuples de la Terre est représentée par saint Luc à travers une énumération de populations considérables pour cette époque (cf. Ac 2, 9-11). A travers cela, une chose très importante nous est ainsi communiquée: que l’Eglise est catholique dès le premier moment, que son universalité n’est pas le fruit de l’agrégation successive de différentes communautés. Dès le premier instant, en effet, l’Esprit Saint l’a créée comme l’Eglise de tous les peuples; elle embrasse le monde entier, dépasse toutes les frontières de race, de classe, de nation: elle abat toutes les barrières et unit les hommes dans la profession du Dieu un et trine. Dès le début, l’Eglise est une, catholique et apostolique: c’est sa vraie nature et elle doit être reconnue comme telle. Elle est sainte non pas grâce à la capacité de ses membres, mais parce que Dieu lui-même, avec son Esprit, la crée, la purifie et la sanctifie toujours.
Enfin l’Evangile d’aujourd’hui nous offre cette très belle expression: «Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur» (Jn 20, 20). Ces paroles sont profondément humaines. L’Ami perdu est à nouveau présent, et qui était jusque là bouleversé se réjouit. Mais celle-ci nous dit bien davantage. Parce que l’Ami perdu ne vient pas d’un lieu quelconque, mais de la nuit de la mort; et Il l’a traversée! Il n’est plus un parmi d’autres, mais il est l’Ami et dans le même temps Celui qui est la Vérité qui fait vivre les hommes; et ce qu’il donne n’est pas une joie quelconque, mais c’est la joie même, don de l’Esprit Saint. Oui, il est bon de vivre parce que je suis aimé, et c’est la Vérité qui m’aime. Les disciples furent remplis de joie, en voyant le Seigneur. Aujourd’hui, à la Pentecôte, cette expression nous est destinée aussi, parce que dans la foi nous pouvons Le voir; dans la foi Il vient parmi nous et à nous aussi Il nous montre ses mains et son côté, et nous en sommes remplis de joie. C’est pourquoi nous voulons prier: Seigneur, montre-toi! Fais-nous le don de ta présence, et nous aurons le don le plus beau: ta joie. Amen!

MONIALES DOMINICAINES DE LOURDES – HOMÉLIE PENTECÔTE A

6 juin, 2014

http://moplourdes.com/Lire/homelies/Annee%20A/Annee%20A.html#PentecoteA

MONIALES DOMINICAINES DE LOURDES – PENTECÔTE A

Commentaire du P Cérou :

L’Eglise qui est né de l’Esprit ne cesse pas de vivre de l’Esprit. Créateur et donnateur de vie, présent au commencement du monde, souffle de vie des origines, qui fait de l’homme un vivant, qui inspire les prophètes, la sagesse des sages et la prière des psaumes, et il vint en Marie au jour de l’Incarnation du Verbe. Présent à notre histoire, il fait de l’histoire biblique et de l’histoire humaine, une histoire sainte. Les événements rapportés par St Luc ( L. 1 ) le souffle violent et le feu sont déjà ceux de l’Alliance conclue sur le Sinaï, avec Moi’se. Ils deviennent ici signes de l’Alliance nouvelle et universelle, désormais scellée dans l’Incarnation et le sang du Christ. Les juifs de toutes les nations rassemblés à Jérusalem, sont fait témoins de l’événement, chacun entend la proclamation du salut annoncé et proclamé en sa langue d’origine. Dès ce premier moment de la naissance de l’Eglise, les disciples du Christ sont faits témoins pour toutes les nations. L’Eglise est le don de Dieu au monde. Nous l’aimons parce que nous la recevons comme le don du Christ lui-même, et que par elle, nous avons été baptisés dans le même Esprit.
En l’évangile de Jean, l’Esprit-Saint est donné dès la première manifestation aux disciples, au soir de la résurrection, et ils reçoivent dès ce moment leur mission. « II souffla sur eux ». Par sa résurrection, le Christ inaugure une nouvelle création. En lui tout est renouvelé et comme recréé. À ses apôtres encore enfermés dans la peur, il fait le don de la liberté et de la paix. Et « il leur montra ses plaies ». Les apôtres furent remplis de joie. Ces plaies maintenant glorieuses, sont la gloire de Jésus, signes de la réconciliation du monde et des pécheurs que nous sommes. « En Lui nous avons été réconciliés avec Dieu ». Et Jésus confie aux apôtres la mission unique qui est et qui demeure la sienne: faire de nous des hommes libres du péché, vivants pour Dieu d’une vie nouvelle: sa vie filiale elle-même à laquelle il est venu nous associer. La mission de l’Eglise et de chacun de nous, c’est encore d’annoncer au monde la paix acquise par le sang de sa croix, la paix véritable pour chacun de nous et pour toutes les nations, dans le respect de tout homme, appelé à devenir « famille de Dieu ». Pour cette mission, le ressuscité ne cessera pas de se rendre présent aux disciples «jusqu’à la fin ». Nous pouvons nous offrir pour cette mission de l’unité du monde, déjà accomplie en sa victoire sur le péché et sur la mort.
L’Esprit Saint ! Qui est-il en notre quotidien, en notre vie de chrétiens ? « Ceux-là qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu ». Par cet Esprit, nous appartenons au Christ, pas sans lui. « Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas », ajoute St Paul, et faisant retour sur nous-mêmes, il nous est toujours nécessaire de faire le point pour « savoir de quel Esprit nous sommes », nous qui « avons été baptisés dans un même Esprit, désaltérés par l’unique Esprit, nous qui sommes faits « famille de Dieu », « héritiers de sa gloire ». Il est notre compagnon de vie. Il est au cœur de notre foi et sans lui personne ne peut dire « Jésus est Seigneur ». En cette foi, nous le reconnaissons comme le don du Père et du Fils, par qui nous sommes établis en communion avec la Trinité Sainte. Qu’il nous soit donné en ce jour de mesurer et d’apprécier la valeur de ce don ! C’est cet Esprit qui a conduit Jésus au désert après son baptême et les disciples vont commencer avec lui la prédication apostolique. Nous l’appelons Seigneur au même titre que le Père et le Fils avec qui « il reçoit même adoration et même gloire ». Et l’Eglise est, avec lui l’Eglise des saints, multitude anonyme et saints de nos familles spirituelles qui jalonnent notre année liturgique. « L’Esprit est votre vie », nous dit St Paul. En notre communion avec lui nous sommes fait ressemblants au Christ pour porter les mêmes fruits, le rayonnement et les œuvres de la Charité, de l’amour de Dieu, répandu en nos cœurs et vécu en toutes nos relations humaines. La mission des disciples de la Pentecôte se continue en nous qui avons été « baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ». Le même feu qui se partage en langues sur chacun des apôtres nous dit que chacun de nous est appelé au même témoignage et à proclamer les merveilles de Dieu en sa langue. Au cœur de l’Eglise nous resterons la prière des priants, portant dans la joie et l’endurance le témoignage du Christ ressuscité, présent au milieu de nous, lui « l’espérance de la gloire ». L’Esprit Saint est au cœur de nos solidarités. « L’Esprit est votre vie ».
Demandons de vivre la grâce de cette Pentecôte comme renouvellement de notre Alliance avec le Christ, et d’aimer l’Eglise. Nous supplions l’Esprit d’habiter nos cœurs, de modeler nos vies et de transformer le monde . Nous le demandons en la si belle prière que l’Eglise nous donne en ce jour…Oui, viens Esprit Saint, lumière des cœurs, père des pauvres, hôte très doux de nos âmes, viens remplir jusqu’à l’intime le coeur de tes fidèles. Lave, baigne et guéris, assouplis, réchauffe et rectifie…pénètre le cœur de tes fidèles,qu’ils soient brûlés au feu de ton amour.