Archive pour le 12 avril, 2013

Jacques Apôtre et évangéliste

12 avril, 2013

Jacques Apôtre et évangéliste dans images sacrée

http://www.patheos.com/blogs/yimcatholic/2012/12/for-all-the-saints-john-apostle-and-evangelist.html

LE DÉSERT SERT DE CADRE À TOUS LES COMMENCEMENTS…

12 avril, 2013

http://www.bible-service.net/extranet/current/pages/588.html

LE DÉSERT SERT DE CADRE À TOUS LES COMMENCEMENTS…

Les gens de la Bible n’aiment ni la mer ni le désert. La mer, peuplée de monstres effrayants, est le lieu où sombrent les bateaux. Le désert est « le pays des steppes et des pièges, pays de la sécheresse et de l’ombre mortelle, pays où nul ne passe, où personne ne réside » (Jérémie 2,6). La mer et le désert servent pourtant de cadre à tous les commencements.

Commencements
Commencement de l’humanité tout d’abord. Dans le premier récit de création du livre de la Genèse, la vie devient possible à partir du moment où Dieu dompte les eaux, leur fixe une place et permet à la terre ferme d’émerger.
Dans un deuxième récit, Dieu modèle un humain dans un endroit désertique, avec un peu de terre glaise et de l’eau. Commencement du peuple de Dieu ensuite. Dans le désert, Dieu révèle son Nom à Moïse et lui confie la mission de libérer le peuple opprimé en Égypte. Après le passage de la mer, cette libération devient effective.
Lieu de création d’Adam et du peuple d’Israël, le désert n’est pourtant pas un endroit où il fait bon demeurer. Dès qu’il a modelé et animé Adam, le Seigneur Dieu le transporte dans le jardin qu’il a créé pour lui. Jardin verdoyant, baigné par quatre fleuves et rempli d’arbres aux fruits délicieux. De même, dès qu’il a fait naître son peuple en lui faisant passer la mer à pied sec, Dieu l’emmène à travers le désert vers « une terre où ruisselle le lait et le miel ».
Marche initiatique
Cette traversée du désert, longue et éprouvante, est une marche initiatique. Dans ce milieu sans eau ni nourriture, infesté de serpents venimeux, la foule, libérée de la servitude, se constitue petit à petit en peuple.
Les Hébreux font l’expérience de la nécessaire solidarité du peuple et de l’indispensable protection de Dieu. S’en sortir tous ensemble ou bien mourir ensemble. Être tous logés à la même enseigne. Ne rien posséder en propre. Mais surtout, être guidés et défendus par Dieu. Sans lui, ils ne peuvent pas survivre ni atteindre la terre promise.
Au jour le jour, le Seigneur donne la nourriture à son peuple sous la forme de la manne, ce pain mystérieux tombé du ciel. Il les protège des ennemis et des « serpents brûlants ». Dans le désert également, au Sinaï, le Seigneur fait alliance avec son peuple et lui donne sa Loi. Dieu dévoile ainsi son vrai visage : il est un Dieu libérateur et sauveur. Et Israël découvre sa vocation : adorer le Seigneur, et lui seul, et témoigner parmi les nations de sa grandeur et de son amour.

Fragilités
Dans le désert, le peuple découvre aussi sa propre fragilité. Dans ce milieu inhospitalier, il a vite fait de regretter les marmites de viande et les oignons d’Égypte. Là-bas, il y avait l’oppression, mais ici il y a le manque de tout. Pendant toute la traversée du désert, « les murmures », voire les révoltes, contre le Seigneur et contre Moïse sont continus. Cette génération indocile et Moïse lui-même meurent dans le désert. Mais Dieu ne renonce pas à son projet. Sous la conduite de Josué, la génération suivante traverse le Jourdain et entre en terre promise.
Quand la communauté chrétienne, toujours fragile, raconte Jésus, elle s’appuie sur ces belles pages bibliques.
C’est ainsi que Jean Baptiste paraît dans le désert et accomplit la prophétie d’Isaïe : « À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur ». (Mc 1,3-4)
Pendant quarante jours, rappel des quarante ans d’errance du peuple, Jésus affronte le désert et ses dangers. Contrairement à la génération des pères, il sort victorieux de l’épreuve. Il ne reproduit pas le miracle de la manne à son profit, il ne vend pas son âme au diable pour avoir le pouvoir, il ne succombe pas à la tentation du spectaculaire (Lc 4,1-13).
Dans un endroit désert, Jésus renouvelle le miracle de la manne en multipliant le pain pour la foule qui le suit, mais en annonçant un autre pain : « Au désert, vos pères ont tous mangé de la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne pourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,49-51)

Joseph Stricher, Service Biblique Catholique Evangile et Vie

CATHOLIQUES, ATTENTION À « LA DOUBLE VIE »! – HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

12 avril, 2013

http://www.zenit.org/fr/articles/catholiques-attention-a-la-double-vie

CATHOLIQUES, ATTENTION À « LA DOUBLE VIE »!

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

ROME, 12 AVRIL 2013 (ZENIT.ORG) ANNE KURIAN

Le pape François met les catholiques en garde contre « la double vie »: il invite au contraire à « obéir à Dieu » sans compromis avec le monde.
Le pape a en effet présidé la messe de 7h, jeudi 11 avril, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, en présence de la rédaction de L’Osservatore Romano.

Sans compromis
Le quotidien du Vatican rapporte que le pape s’est notamment arrêté sur les sentiments de Pierre dans la première lecture (Actes des Apôtres 5,27-33) : devant le grand conseil du sanhédrin, il était appelé à « prendre une décision » car « il entendait ce que disaient les pharisiens et les prêtres, et il entendait ce que Jésus disait dans son cœur : “que faire ?”. Il répond: “Je fais ce que me dit Jésus, non pas ce que vous voulez que je fasse”. Et il a agi ainsi ».
De même, a fait observer le pape, « dans notre vie, nous entendons aussi ces propositions qui ne viennent pas de Jésus, qui ne viennent pas de Dieu. Cela se comprend, parfois nos faiblesses nous portent sur cette route ».
Mais il y a aussi une « autre route plus dangereuse encore », selon le pape François : c’est celle qui propose « faisons un accord, un peu de Dieu et un peu de vous. Faisons un accord et ainsi avançons avec une double vie : un peu de la vie dont Jésus nous parle, et un peu de la vie dont le monde, les pouvoirs du monde et tant d’autres, nous parlent ».
Cependant, c’est un mode de vie qui « ne va pas » et « ne nous rendra pas heureux », a commenté le pape, mettant en garde contre cette tentation : « Si Pierre avait dit à ces prêtres : “parlons en amis et établissons un status vivendi”, peut-être que tout se serait bien passé ». Mais ça n’aurait pas été un choix « de l’amour que nous vivons quand nous entendons Jésus ».
C’est pourquoi le pape a invité à « aller par le chemin de Jésus » et à « ne pas écouter les propositions que nous fait le monde, ces propositions de péché ou ces propositions de moitié-moitié ».

Obéir à Dieu rend libre
Dans les lectures, a fait observer le pape par ailleurs, « revient par trois fois le mot “obéir” ». Notamment quand Pierre répond « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes des Apôtres 5,27-33).
Le pape s’est interrogé : que signifie « obéir à Dieu ? Est-ce que cela veut dire que nous devons être des esclaves, tout liés ? Non, parce que justement celui qui obéit à Dieu est libre, il n’est pas esclave ! Et comment cela se fait-il ? J’obéis, je ne fais pas ma volonté et je suis libre ? Cela semble contradictoire. Mais ce n’est pas une contradiction ».
En effet, a-t-il expliqué, « obéir vient du latin, et signifie écouter, entendre l’autre. Obéir à Dieu c’est écouter Dieu, avoir le cœur ouvert pour aller sur la route que Dieu nous indique. L’obéissance à Dieu c’est l’écoute de Dieu. Et cela nous rend libres ».
le pape a souligné à ce propos que « l’Esprit-Saint » est une aide « pour nous donner la force » d’obéir et que « le Père nous donne l’Esprit sans compter (Jn 3, 31-36), pour écouter Jésus, entendre Jésus, et aller sur la route de Jésus ».

Le courage de suivre Jésus
Le choix de suivre « la route du Christ » se fait parfois au péril de la vie, a rappelé le pape, car « ceux qui proposent autre chose s’emportent et la route finit dans la persécution ».
Le pape a fait mémoire des chrétiens persécutés aujourd’hui dans le monde : « en ce moment, tant de nos frères et de nos sœurs, parce qu’ils entendent, parce qu’ils écoutent ce que Jésus leur dit, sont sous la persécution. Rappelons-nous toujours de ces frères et de ces sœurs qui ont livré leur chair et qui nous disent par leur vie : “Je veux obéir, aller par la route que Jésus me donne”».
Le choix du Christ exige donc du « courage » : « Demandons la grâce du courage », et notamment « le courage de dire : “Seigneur, je suis pêcheur, j’obéis parfois à des choses mondaines mais je veux obéir à toi, je veux aller par ta route”. Demandons cette grâce d’aller toujours par la route de Jésus, et quand nous ne le faisons pas, de demander pardon : le Seigneur nous pardonne, car il est si bon », a conclu le pape.
L’Osservatore Romano rapporte également la présence de divers concélébrants du monde entier : le cardinal indien Telesphore Placidus Toppo, archevêque de Ranchi, Mgr Mario Aurelio Poli, successeur du cardinal Bergoglio à l’archevêché de Buenos Aires, le P. Indunil Janakaratne Kodithuwakku Kankanamalage, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Robinson Edward Wijesinghe, du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, ainsi que des jésuites et des franciscains.
Dans l’assemblée, étaient présents le président et le secrétaire général de la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice, Domingo Sugranyes Bickel et Massimo Gattamelata, qui ont tenu dans la même journée une conférence de presse au Vatican (cf. Zenit du 11 avril 2013).