Archive pour le 27 février, 2013

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27 février, 2013

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LES PÈRES DE L’EGLISE

27 février, 2013

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 LES PÈRES DE L’EGLISE

MON CHER AMI,

Vous avez posé une bonne question: « Qui sont ces Pères de l’Église que vous, chrétiens orthodoxes mentionnez toujours, et pourquoi sont-ils si importants pour vous? N’est-ce pas suffisant d’avoir juste la Bible? »
D’abord, je dois vous dire que non seulement les saints Pères sont importants pour les chrétiens orthodoxes aujourd’hui, mais ils ont été importants pour les chrétiens, dès le début, pendant la grande époque des Conciles de l’Eglise (du quatrième au huitième siècle). La proclamation de ces Conciles commençait avec ces paroles significatives: « A la suite des saints Pères … » Je pense que vous trouverez que ces saints Pères sont importants pour vous aussi, car même si vous n’êtes pas orthodoxe, celui qui aime le Christ aime aussi naturellement ceux qui L’ont connu et ont vécu intimement avec Lui, le révélant aux autres.
Et ainsi, un Saint-Père est, en premier lieu, un membre de l’Eglise orthodoxe et un saint – qui est, un croyant baptisé, connu pour sa sainteté et la grande vertu de sa vie, et qui est maintenant au ciel avec le Christ. Deuxièmement, un Saint-Père est celui qui enseigne la foi et quelqu’un qui explique la Sainte Écriture. Il lui rend témoignage à la fois par sa vie et ses écrits, éclairé par la grâce de l’Esprit Saint. En outre, un Saint-Père ne s’est pas désigné lui-même comme tel, il est choisi par Dieu et révélé à la conscience de tout le Corps du Christ comme celui qui a parlé des choses divines dans la Vérité. Enfin, ses paroles doivent refléter les enseignements de l’Écriture Sainte et des Apôtres, il ne peut pas enseigner des choses contraires à ce qu’on a toujours cru et enseigné dans l’Église, il doit transmettre fidèlement ce qu’il a reçu.
Parce que beaucoup de gens pensent que l’Eglise du Christ, a en quelque sorte « disparu », ou, comme beaucoup de protestants, même croire qu’elle apostasia pendant le premier siècle après Jésus Christ (comme si une telle chose était vraiment possible à considérer avec la promesse du Christ d’être avec son Église « jusqu’à la la fin des siècles »(Matthieu 25:20), je voudrais partager avec vous un aperçu de l’Eglise primitive vue dans la vie et les écrits des Pères de l’Église, depuis le temps des Apôtres jusque vers 200 après J.-C. c’est-à-dire couvrant environ trois générations.
Vous pouvez facilement vérifier que ce que vous vous apprêtez à lire n’est pas quelque chose que j’ai élaboré, ces informations peuvent être trouvées sous forme bien documentée dans n’importe quelle grande bibliothèque. En fait, je vous demande de ne pas me croire sur parole. Enquêtez vous-même, prenez la peine d’être informé de quelque chose qui touche votre salut même.
Dans son Epître aux Philippiens, saint Paul mentionne un « véritable compagnon d’œuvre » nommé « Clément » (Phil.4: 3). Vous pourriez être surpris d’apprendre que l’histoire connaît aussi cet homme, une de ses lettres est conservée sous forme de manuscrit du British Museum! Il est connu comme saint Clément de Rome. Il a été martyrisé en 97 ou 98, peu après la fin de la persécution de l’Église chrétienne de l’empereur Domitien. Sa lettre est un témoignage magnifique sur l’existence de la succession apostolique dans l’Église primitive:
« Les Apôtres ont reçu l’Evangile pour nous du Seigneur Jésus-Christ; Jésus-Christ fut envoyé par Dieu. Alors, le Christ vient de Dieu et les Apôtres du Christ. Tous deux sont donc venus de la volonté de Dieu dans un ordre voulu. Ayant donc a reçu une charge … ils s’en allèrent avec la Bonne Nouvelle… Puis, prêchant partout dans la campagne et la ville, ils ont nommé leurs premiers fruits, quand ils leur avaient prouvé par l’Esprit, être évêques et diacres pour tous ceux qui devaient croire… Ils ont nommé ces personnes et donc aussi fourni une continuité, afin que lorsque ceux-ci devaient s’endormir [en Christ], d’autres hommes approuvés devraientsuccéder à leurs charges.
Concernant la nécessité d’obéir aux successeurs des Apôtres, il dit: « Mais si certaines personnes étaient désobéissantes envers les paroles prononcées par Lui [le Christ] à travers nous, qu’ils comprennent qu’ils se seront eux-mêmes engagés dans une transgression et un danger qui ne seront pas des moindres. »
Un autre Père de l’Eglise, disciple de l’apôtre Jean, est saint Ignace d’Antioche, martyrisé en 109 après JC Il était l’enfant que Notre-Seigneur prit dans ses bras, dans l’Évangile de Matthieu. Sept de ses lettres ont survécu, et dans celles-ci, il donne des conseils aux chrétiens dans différentes villes. Il ne parle pas seulement des évêques, mais des prêtres et des diacres, et de ce que l’unité dans l’Eglise signifie: « Car tous ceux qui sont de Dieu et de Jésus-Christ sont avec l’évêque et tous ceux qui se repentent et entrent dans l’unité de l’Église, eux aussi doivent être de Dieu, afin qu’ils puisse vivre en Jésus-Christ… Là où est l’évêque, que le peuple soit comme si Jésus y était, là est l’Eglise universelle… Soyez donc attentifs à observer une seule Eucharistie, car il n’y a qu’une seule Chair de notre Seigneur Jésus-Christ, et une coupe pour union dans Son Sang, il y a un seul autel, comme il n’y a qu’un seul évêque [local], avec le clergé et les diacres. « 
Enfin je mentionne saint Irénée de Lyon, qui mourut en 202 après Jésus-Christ. Il avait été disciple de saint Polycarpe, qui à son tour, était disciple de l’apôtre Jean. Vous pouvez voir ici la continuité vivante de la foi. Dans ses dernières années, saint Polycarpe était le seul survivant de l’époque apostolique, le dernier homme encore en vie qui avait personnellement connu les Apôtres. Pour cette raison il a été traité avec beaucoup de respect et de vénération et de « nombreux disciples étaient rassemblés autour de lui pour entendre de ses lèvres le dernier écho vivant de l’enseignement apostolique », comme nous l’apprenons de sa vie.
Les trois générations des premiers saints Pères, que je vous ai brièvement décrits, nous amènent à l’aube du troisième siècle, ayant parcouru environ les premiers 170 ans de vie de l’Église, de l’Ascension du Christ en 33 après Jésus-Christ jusques à la mort d’lrénée en 202. Vous pouvez voir que chacun de ces Pères était parfaitement conscient de son lien vivant avec les Apôtres et l’Enseignement qu’il avait reçu d’eux.

Ma prière est que vous soyez un jour être éclairé par la Lumière du Christ afin de parvenir à une meilleure compréhension de ces choses.
Sincèrement en Christ,

Père Alexey Young
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après
http://www.pravmir.com/article_336.html

« NOUS AVONS APPRIS DE BENOÎT XVI LE SILENCE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR » – HOMMAGE DE L’UNIVERSITÉ PONTIFICALE GRÉGORIENNE

27 février, 2013

http://www.zenit.org/fr/articles/nous-avons-appris-de-benoit-xvi-le-silence-interieur-et-exterieur

« NOUS AVONS APPRIS DE BENOÎT XVI LE SILENCE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR »

HOMMAGE DE L’UNIVERSITÉ PONTIFICALE GRÉGORIENNE

ROME, 26 FÉVRIER 2013 (ZENIT.ORG) ANNE KURIAN

« Nous avons appris du Saint-Père l’importance du silence intérieur et extérieur », déclare le P. Dumortier, recteur de l’Université pontificale grégorienne.

« Apprenons de Benoît XVI, la foi dans la vérité, vivante et libératrice » : c’était le thème de l’homélie du P. François-Xavier Dumortier, lors d’une messe d’action de grâce pour le pontificat de Benoît, hier soir, 25 février 2013, en l’Eglise du « Gesù » à Rome. 
« Nous sommes ici comme une famille qui désire exprimer sa proximité et son affection, son admiration et sa gratitude envers le pape Benoît XVI. Nous sommes réunis avec des sentiments de grande émotion et de profond respect », a déclaré le P. Dumortier en préambule, invitant au recueillement devant le départ de Benoît XVI : « Ce sont des moments qui ne laissent pas beaucoup de place à la parole, mais nous portent avant tout et surtout à la prière. »
LE SILENCE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR
Le P. Dumortier a invité à méditer sur la personne et le style de communication de Benoît XVI: « Nous avons appris du Saint-Père l’importance du silence intérieur et extérieur, parce que “c’est seulement dans le silence que la Parole peut trouver demeure en nous”, car dans le silence les yeux du cœur peuvent se réorienter vers Dieu ».
Le recteur a rendu hommage au pape : « Comme toujours, sans beaucoup de paroles, [Benoît XVI] nous a rappelé ce qui est au cœur de la foi. Il l’a fait à sa façon, sobre et paternelle, qui signifiait respect et confiance. Respect de l’autre et confiance dans l’Esprit qui habite en chacun. »
« Nous avons vu – et même contemplé – tant de fois cette simplicité d’un homme peu enclin au sensationnel, cette présence humble et souriante », a-t-il ajouté.
DANS UNE ÉCOUTE ATTENTIVE DE DIEU
Pour le P. Dumortier, les caractéristiques de son pontificat ont été « la sequela Christi, la rencontre avec le ressuscité, le service de l’Eglise, le courage de la vérité, l’intelligence de la foi ».
Durant ces huit ans en effet, le pape « nous a encouragé inlassablement à suivre et à aimer le Seigneur sur le chemin de la miséricorde et de l’amour, un chemin qui va du passé vers l’avenir, qui traverse le monde comme une flèche de feu, et qui implique autant le cœur que l’intelligence », a-t-il souligné.
Benoît XVI a donné l’exemple d’un pape « toujours au service du Seigneur et de l’Eglise », y compris « à travers les difficultés, les obstacles et les épreuves », et il restait « ferme » parce que « profondément enraciné dans une écoute attentive à ce Dieu qui nous a parlé et continue à nous parler », a ajouté le recteur.
LA FORCE DE LA VÉRITÉ EST LIBÉRATRICE
Le P. Dumortier a rendu un hommage appuyé au travail de Benoît XVI au service de la vérité : « il a voulu et osé affronter les réalités les défis du mal dans leur diversité et jusqu’à l’intérieur de l’Eglise ; nous ne pourrons pas oublier sa liberté et sa détermination impressionnante en refusant tout ce qui oppose de la résistance à la vérité ou la nie. »
Un travail incontournable dans l’Eglise car « la force de la vérité est libératrice et il est important d’avoir le courage de regarder la réalité en face, pour obéir au Seigneur ».
Ainsi, « le courage de la vérité et la lutte spirituelle pour la vérité » dont a fait preuve Benoît XVI « ouvrent le chemin d’une foi toujours plus profonde, toujours plus vraie ».
Dans cette optique, « l’Eglise chemine avec la grâce de Dieu sur les chemins de l’histoire, dans la conscience que ce n’est pas le pouvoir du monde qui peut sauver, mais le pouvoir de la Croix, de l’humilité et de l’amour », a poursuivi le P. Dumortier.
LE SERVICE DE L’INTELLIGENCE DE LA FOI
Il a rappelé enfin à l’attention des membres de l’Université pontificale que « le Saint-Père nous a appelés à nous dédier à l’intelligence de la foi avec tout l’engagement et le dévouement de ceux qui savent que de nombreux défis de notre temps ont besoin des ressources de la raison, de la connaissance de notre tradition et de la conscience des problématiques d’aujourd’hui. »
Il s’agit donc, a-t-il encouragé, « de nous engager sans peur dans ce service de l’intelligence pour faire parvenir à l’homme d’aujourd’hui le message de la foi, Parole qui fait vivre et espérer ».
Demain, mercredi 27 février, les cours seront suspendus à l’Université, pour permettre à tous de participer à la dernière audience générale de Benoît XVI, place Saint-Pierre.