Archive pour le 26 février, 2013

Chagall 1968, The_Prophet_Jeremiah_

26 février, 2013

Chagall 1968, The_Prophet_Jeremiah_ dans images sacrée The_Prophet_Jeremiah_-_1968_-Wull

http://en.wikipedia.org/wiki/File:The_Prophet_Jeremiah_-_1968_-Wull.jpg

« JE N’AI PAS ENCORE COMMENCÉ À FAIRE PÉNITENCE »

26 février, 2013
http://www.pagesorthodoxes.net/metanoia/repentir-peresdudesert.htm
« JE N’AI PAS ENCORE COMMENCÉ À FAIRE PÉNITENCE »
Abbé Chamé disait : Mon père abba Anter m’a dit :  » Si grands que soient les péchés que j’ai commis, si je fais pénitence, le Seigneur me pardonnera ; mais si mon frère me demande le pardon et que je ne lui pardonne pas, le Seigneur non plus ne me pardonnera pas.  » (Abba 319)
Quand abba Agathon le Grand voyait un frère commettre une faute et que l’envie lui venait de réprimander le frère, il se reprenait lui-même et disait :  » Agathon, prends garde de ne pas commettre ce péché.  » Et après s’être dit cela, il ne réprimandait pas le frère. (Abba 318)
Une frère qui avait commis un péché fut chassé de l’église par le prêtre. Alors abba Bessarion se leva et sortit avec lui en disant :  » Moi aussi, je suis un pécheur.  » (Abba 326)
Un jour un frère commit une faute à Scété. Il y eut un conseil et on envoya chercher abba Moïse. Mais il ne voulait pas venir. Le prêtre lui envoya donc dire :  » Viens, car tout le monde t’attend.  » Alors, s’étant levé, il s’en alla prendre une corbeille percée, la remplit de sable et l’emporta sur son dos. Les autres, sortis à sa rencontre, lui dirent :  » Qu’est-ce que ceci, Père ?  » L’ancien leur dit :  » Mes péchés coulent à flot derrière moi et je ne les vois pas, et je viens aujourd’hui pour juger des fautes d’autrui.  » Ayant entendu cette parole, ils ne dirent rien au frère mais lui pardonnèrent. (Abba 327)
On disait d’abba Sisoès que, lorsqu’il fur près de mourir, les Pères étant assis auprès de lui, son visage brilla comme le soleil. Et il leur dit :  » Voici qu’abba Antoine vient.  » Et après un petit moment il dit :  » Voici que le coeur des prophètes vient.  » Et de nouveau son visage brilla avec plus d’éclat et il dit :  » Voici que le choeur des apôtres vient.  » Et son visage redoubla encore d’éclat et voici qu’il paraissait parler avec quelques interlocuteurs. Et les anciens lui demandèrent :  » Avec qui parles-tu, Père ?  » Il dit :  » Voici que les anges viennent me prendre, et je supplie qu’on me laisse faire un peu pénitence.  » Les anciens lui dirent :  » Tu n’a pas besoin de faire pénitence, Père.  » Mais il leur dit :  » En vérité, je n’ai pas conscience d’avoir commencé.  » Et tous reconnurent qu’il était parfait. Et à nouveau son visage redevint subitement comme le soleil, et tous furent saisis de crainte. (Abba 375)
Un frère dit à abba Poemen :  » Si je tombe dans une faute lamentable, ma pensée me ronge et me reproche : Pourquoi es-tu tombé ?  » L’ancien lui dit :  » À l’heure même où l’homme succombe à l’égarement, s’il dit : J’ai péché, aussitôt c’est fini.  » (Abba 201)
Abba Poemen a dit encore : Il y a une voix qui crie à l’homme jusqu’à son dernier souffle :  » Aujourd’hui, convertie-toi.  » (Abba 202)
Abba Poemen a dit que le bienheureux abba Antoine disait : Le grand exploit de l’homme, c’est de prendre sur lui sa faute devant le Seigneur et de s’attendre à la tentation jusqu’au dernier souffle. (Abba 207)
On demanda à un ancien :  » Comment l’âme acquiert-elle l’humilité ?  » Il répondit :  » En n’étant attentive qu’à ses propres fautes.  » (Abba 209)
Une frère demanda à abba Poemen :  » Que dois-je faire pour mes péchés ?  » L’ancien lui dit :  » Qui veut racheter ses péchés, les rachète par les pleurs, et qui veut acquérir les vertus, les acquiert par les pleurs.  » (Abba 212)
Une frère demanda à abba Poemen :  » Si l’homme tombe dans quelque péché et se convertit, obtiendra-t-il le pardon de Dieu ?  » L’ancien lui dit :  » Assurément Dieu, qui a commandé aux hommes de pardonner, ne le fera-t-il pas lui-même davantage ? Il a commandé en effet à Pierre de pardonner jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois  » (Abba 215)
On demanda à un ancien :  » Que faut-il faire pour être sauvé ?  » Il tressait des palmes ; sans lever les yeux de son ouvrage, il répondit :  » Ce que tu vois là.  » (Abba 52)
Un jour abba Dioscore pleurait sur lui-même dans sa cellule, tandis que son disciple se tenait dans une autre cellule. Quand celui-ci vint chez l’ancien, il le trouva donc pleurant et il lui dit :  » Père, pourquoi pleures-tu ?  » L’ancien répondit :  » Je pleure mes péchés.  » Alors son disciple lui dit :  » Mais, Père, tu n’as pas de péchés.  » Et l’ancien répondit :  » Vraiment, mon enfant, se j’obtenais à voir mes péchés, trois ou quatre autres ne suffiraient pas à les pleurer.  » (Abba 311)
Abba Antoine a dit : Quiconque n’a pas été tenté ne pourra entrer dans le royaume des cieux. Il est dit en effet :  » Supprime les tentations, et pas un n’est sauvé.  » (Abba 227)
Abba Jacques a dit : De même qu’une lampe éclaire une chambre obscure, ainsi la crainte de Dieu, quand elle vient dans un coeur d’homme, l’éclaire et lui enseigne toutes les vertus et les commandements de Dieu.  » (Abba 246)
Abba Poemen a dit : Se jeter en présence de Dieu, ne pas s’estimer soi-même et rejeter derrière soi la volonté propre, sont les instruments de l’âme. (Abba 138)
Un frère dit a abba Théodore :  » Dis-moi une sentence, car je suis perdu.  » Avec effort l’ancien lui dit :  » Je suis moi-même en péril, que pourrais-je te dire ?  » (Abba 185)
Abba Antoine dit : Je vis tous les filets de l’ennemi déployés sur la terre, et je dis en gémissant : Qui donc passe outre ces pièges ? Et j’entendis une voix me répondre : l’humilité. (Paroles 16,6)
Un frère dit à abba Antoine :  » Prie pour moi.  » Le vieillard lui répondit :  » Je ne te prendrai pas en pitié, ni Dieu non plus, su toi-même n’y mets pas du tien et ne supplies pas Dieu.  » (Paroles 18,15)
On disait d’abba Macaire l’Égyptien que, remontant un jour de Scété avec un chargement de paniers, il s’assit accablé de fatigue et se mit à prier en ces termes :  » Mon Dieu, tu sais bien que je n’en puis plus !  » Aussitôt il se trouva au fleuve. (Paroles 99, 12)
Abba Matoès dit :  » Autant l’homme s’approche de Dieu, autant il se voit pécheur. En effet, Isaïe le prophète, voyant Dieu, se déclare misérable et impur.  » (Paroles 108, 2)
Sources :
Abba – Dom Lucien Regnault, Abba, dis-moi une parole.
Éditions de l’Abbaye de Solesmes, 1984.
Paroles – Jean-Claude Guy, Paroles des anciens :
Apophtegmes des pères du désert.
Éditions du Seuil (Points/Sagesses, 1), 1976.

L’ANNEAU DU PAPE: QUELQU’UN VOUDRAIT ÉVITER SA DESTRUCTION

26 février, 2013
http://www.zenit.org/fr/articles/l-anneau-du-pape-quelqu-un-voudrait-eviter-sa-destruction
L’ANNEAU DU PAPE: QUELQU’UN VOUDRAIT ÉVITER SA DESTRUCTION
LA DÉCISION SERA CELLE DU CARDINAL CAMERLINGUE
ROME, 26 FÉVRIER 2013 (ZENIT.ORG) ANITA BOURDIN
L’anneau du pape Benoît XVI et son sceau pontifical doivent être confiés, au moment d ela « sede vacante » au cardinal camerlingue, actuellement le cardinal Tarcisio Bertone, pour être, selon la coutume, détruits, de façon à ce que l’on ne s’en serve pas pour « usurper » l’autorité pontificale pendant la vacance du Siège apostolique. Le camerlingue doit y pourvoir.
Mais l’anneau du pêcheur, qui n’est plus le sceau, justement, pourrait-il ne pas être détruit ? Le porte-parole du Saint-Siège, le Père Lombardi a renvoyé à la décision du camerlingue.
Mais il est une voix qui s’est élevée pour que l’anneau porté par Benoît XVI depuis 2005 ne soit pas détruit. C’est celle de l’artiste – le joailler – qui l’a réalisé.
C’est un anneau de 35 g d’or, dont la forme rappelle l’ellipse de la colonnade du Bernin, place Saint-Pierre, et qui représente la scène de la pêche miraculeuse. Il porte le nom latin du pape : Benedictus XVI.
L’anneau a été réalisé par le joailler romain Claudio Franchi. L’artiste a confié à l’AFP qu’il aimerait que l’anneau ne soit pas détruit. Mais le seul anneau qui n’ait pas été détruit est celui d’un antipape Clément VII. Pourtant, si l’autorité est représentée par le sceau, l’anneau pourrait ne pas être détruit, mais conservé, qui sait, dans un musée accessible au public…
Avec le pallium – remis en 2009 – auprès du tombeau de Célestin V à L’Aquila, l’anneau est le deuxième « signe » du pontificat que Benoît XVI a commenté, dans son homélie du dimanche 24 avril 2005. Il a commenté justement l’Evangile de la Pêche miraculeuse: « Le deuxième signe par lequel la liturgie d’aujourd’hui nous présente le commencement du ministère pétrinien est la remise de l’anneau du pêcheur. L’appel de Pierre à devenir pasteur, que nous avons entendu dans l’Évangile, fait suite au récit d’une pêche abondante: après une nuit au cours de laquelle ils avaient jeté les filets sans succès, les disciples voient sur le rivage le Seigneur ressuscité. Il leur enjoint de retourner pêcher une nouvelle fois et voici que le filet devient si plein qu’ils ne réussirent plus à le ramener. 153 gros poissons: «Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré» (Jn 21,11). Cet événement, qui a lieu au terme du parcours terrestre de Jésus avec ses disciples, correspond à un récit des commencements: les disciples n’avaient alors rien pêché durant toute la nuit; Jésus avait alors invité Simon à avancer une nouvelle fois au large. Et Simon, qui ne s’appelait pas encore Pierre, donna cette réponse admirable: Maître, sur ton ordre, je vais jeter les filets ! Et voici la confirmation de la mission: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras» (Lc 5,1-11) ».
Le pape a actualisé le sens de cet anneau en commentant ce que signifie aujourd’hui pour l’Eglise cette « pêche miraculeuse »: « Aujourd’hui encore, l’Église et les successeurs des Apôtres sont invités à prendre le large sur l’océan de l’histoire et à jeter les filets, pour conquérir les hommes au Christ – à Dieu, au Christ, à la vraie vie. Les Pères ont aussi dédié un commentaire très particulier à cette tâche singulière. Ils disent ceci: pour le poisson, créé pour l’eau, être sorti de l’eau entraîne la mort. Il est soustrait à son élément vital pour servir de nourriture à l’homme. Mais dans la mission du pêcheur d’hommes, c’est le contraire qui survient. Nous, les hommes, nous vivons aliénés, dans les eaux salées de la souffrance et de la mort; dans un océan d’obscurité, sans lumière. Le filet de l’Évangile nous tire hors des eaux de la mort et nous introduit dans la splendeur de la lumière de Dieu, dans la vraie vie ».
Voilà donc l’image de la Nouvelle évangélisation décrite par Benoît XVI: « Il en va ainsi – dans la mission de pêcheur d’hommes, à la suite du Christ, il faut tirer les hommes hors de l’océan salé de toutes les aliénations vers la terre de la vie, vers la lumière de Dieu. Il en va ainsi: nous existons pour montrer Dieu aux hommes. Seulement là où on voit Dieu commence véritablement la vie. Seulement lorsque nous rencontrons dans le Christ le Dieu vivant, nous connaissons ce qu’est la vie. Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l’évolution. Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Évangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. La tâche du pasteur, du pêcheur d’hommes, peut souvent apparaître pénible. Mais elle est belle et grande, parce qu’en définitive elle est un service rendu à la joie, à la joie de Dieu qui veut faire son entrée dans le monde ».
Enfin, le pape a rapproché l’image du pasteur et du pêcheur dans le sens du travail pour l’unité du Corps du Christ: « Je voudrais encore souligner une chose: de l’image du pasteur et de celle du pêcheur émerge de manière très explicite l’appel à l’unité.«J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix: il y aura un seul troupeau et un seul pasteur» (Jn 10,16), dit Jésus à la fin du discours du bon pasteur. Le récit des 153 gros poissons se conclut avec la constatation joyeuse: «Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré» (Jn 21,11). Hélas, Seigneur bien-aimé, aujourd’hui le filet s’est déchiré, aurions-nous envie de dire avec tristesse! Mais non – nous ne devons pas être tristes! Réjouissons-nous de ta promesse, qui ne déçoit pas, et faisons tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l’unité que tu as promise. Faisons mémoire d’elle comme des mendiants dans notre prière au Seigneur: oui Seigneur, souviens-toi de ce que tu as promis. Fais que nous ne soyons qu’un seul Pasteur et qu’un seul troupeau! Ne permets pas que ton filet se déchire et aide-nous à être des serviteurs de l’unité! »