Archive pour le 18 février, 2013

The Mother and the Face of the Son

18 février, 2013

The Mother and the Face of the Son dans images sacrée port_arthur_icon2

 

http://vultus.stblogs.org/the-holy-face-of-christ/

« EN MARCHE DANS LE DÉSERT », TRIPTYQUE DE FRÈRE SYLVAIN, DE TAIZÉ

18 février, 2013

http://www.paroissefrancaisedemilan.com/page-1224.html

 LES MÉDITATIONS DE FRÈRE ALOIS DE TAIZÉ

LE CARÊME : NOUS TOURNER VERS DIEU

« EN MARCHE DANS LE DÉSERT », TRIPTYQUE DE FRÈRE SYLVAIN, DE TAIZÉ

Le Carême oriente d’abord notre pensée vers l’image du désert, celui dans lequel Jésus a passé quarante jours de solitude, ou celui qu’a traversé le peuple de Dieu en y marchant quarante ans.
Et pourtant, quand revenaient ces semaines précédant Pâques, frère Roger aimait rappeler que ce n’était pas un temps d’austérité ou de tristesse, ni une période pour entretenir la culpabilité, mais un moment pour chanter la joie du pardon. Il voyait le Carême comme quarante jours pour se préparer à redécouvrir de petits printemps dans nos existences.
Au début de l’Evangile de saint Matthieu, quand Jean-Baptiste proclame « repentez-vous ! », il veut dire « tournez-vous vers Dieu ! » Oui, pendant le Carême, nous voudrions nous tourner vers Dieu pour accueillir son pardon. Le Christ a vaincu le mal et son constant pardon nous permet de renouveler une vie intérieure. C’est à une conversion que nous sommes invités : non pas nous tourner vers nous-mêmes dans une introspection ou un perfectionnisme individuel, mais chercher une communion avec Dieu et aussi une communion avec les autres.
Nous tourner vers Dieu ! Il est vrai que, dans le monde occidental, il est devenu difficile pour certains de croire en Dieu. Ils voient son existence comme une limite à leur liberté. Ils pensent qu’ils doivent lutter seuls pour construire leur vie. Que Dieu les accompagne leur semble inconcevable.            
Voici une année, j’ai rendu visite à nos frères qui habitent en Corée depuis trente ans. Sur le chemin, avec un autre frère, nous avons eu des rencontres de jeunes dans plusieurs pays asiatiques. Ce qui m’a frappé en Asie, c’est que la prière semble naturelle. Au sein des différentes religions, les gens ont spontanément dans la prière une attitude de respect, voire d’adoration.                                                                                                                       
Bien sûr, dans ces sociétés il n’y a pas moins de tensions ou de violences qu’en Occident. Mais un sens de l’intériorité est peut-être plus accessible, un respect devant le miracle de la vie, de la création, une attention au mystère, à un au-delà.                                               
Comment renouveler une vie intérieure en découvrant et redécouvrant une relation personnelle avec Dieu ? Il y a en nous tous la soif d’un infini. Dieu nous a créés avec ce désir d’un absolu. Laissons vivre en nous cette aspiration !
Parmi les chants de Taizé, il en est un qui peut porter cette attente, les paroles en sont d’un poète espagnol, Luis Rosales, inspiré par saint Jean de la Croix : « De nuit nous marcherons et, pour trouver la source, seule la soif nous éclaire. » Pour certains, le temps du Carême est celui du jeûne. Non pas que l’ascèse ait une valeur en elle-même, mais il y a en chacun une attente plus profonde que les attentes superficielles, une soif plus essentielle, et cette soif peut illuminer notre route.
Si nous marchons parfois de nuit, ou comme à travers un désert, ce n’est pas pour suivre un idéal, nous suivons une personne, le Christ. Nous ne sommes pas seuls, lui nous précède. Le suivre suppose un combat intérieur, avec des décisions à prendre, des fidélités de toute une vie. Dans ce combat, nous ne nous appuyons pas sur nos propres forces mais nous nous abandonnons à sa présence. Le sentier n’est pas tracé à l’avance, il implique aussi d’accueillir des surprises, de créer avec l’inattendu.
Et Dieu ne se fatigue pas de reprendre le chemin avec nous. Nous pouvons croire qu’une communion avec lui est possible et ne jamais nous fatiguer, nous non plus, d’avoir toujours à reprendre le combat. Nous n’y persévérons pas pour nous présenter à Dieu sous notre plus beau jour. Non, nous acceptons d’avancer comme des pauvres de l’Évangile qui se confient en la miséricorde de Dieu.
Le Carême est un temps qui nous invite au partage. Il nous conduit à pressentir qu’il n’y a pas d’épanouissement sans consentir à des renoncements, et cela par amour. Alors qu’il était une autre fois au désert, Jésus, ému de compassion pour ceux qui l’avaient suivi, multiplie cinq pains et deux poissons pour nourrir chacun. Quels signes de partage accomplir nous aussi ?
L’Évangile met en valeur la simplicité de vie. Il nous appelle à une maîtrise de nos propres désirs pour parvenir à nous limiter, non par contrainte mais par choix. Cet appel prend beaucoup d’actualité aujourd’hui, non seulement au plan personnel mais dans la vie des sociétés. La simplicité librement choisie permet de résister à la course au superflu chez les plus favorisés et contribue à la lutte contre la pauvreté imposée aux plus déshérités.
Pendant ce temps du Carême, osons réviser notre style de vie, non pas pour donner mauvaise conscience à ceux qui en feraient moins, mais en vue d’une solidarité avec les démunis. L’Évangile nous encourage à partager librement en disposant tout dans la beauté simple de la création.

« BENOÎT XVI NE NOUS ABANDONNE PAS AU MOMENT DES DIFFICULTÉS » – EDITORIAL DU P. LOMBARDI

18 février, 2013

http://www.zenit.org/fr/articles/benoit-xvi-ne-nous-abandonne-pas-au-moment-des-difficultes

« BENOÎT XVI NE NOUS ABANDONNE PAS AU MOMENT DES DIFFICULTÉS »

EDITORIAL DU P. LOMBARDI

ROME, 18 FÉVRIER 2013 (ZENIT.ORG).

« Benoît XVI ne nous abandonne pas au moment des difficultés ; avec foi, il invite l’Eglise à se confier à l’Esprit-Saint et à un nouveau Successeur de Pierre », écrit le P. Lombardi.
Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, revient sur l’annonce de la renonciation de Benoît XVI – annoncée le 11 février dernier – dans son éditorial pour Radio Vatican, publié le 16 février 2013.
Il estime que cette renonciation, qui est « un grand acte de gouvernement de l’Eglise », ouvre des perspectives « pour un engagement et une espérance renouvelés ».
En outre, Benoît XVI sera toujours présent : « nous sentirons l’intensité unique de sa prière et de son affection pour son Successeur et pour nous. Ce rapport spirituel sera probablement  encore plus profond  et plus fort qu’avant. Une communion intense dans une liberté absolue. »
EDITORIAL DU P. LOMBARDI
 « Le pape n’a pas exercé un pouvoir mais accompli une mission
La déclaration de renonciation au pontificat de la part de Benoît XVI, lundi dernier, a secoué le monde tant elle était inattendue et extraordinaire pour la plupart, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise et du Vatican. Nous avons tous été profondément touchés et nous cherchons encore à comprendre la portée et la signification de cet acte.
Mais, pour être sincère, c’est une décision qui a davantage surpris ceux qui ne le connaissaient pas que ceux qui le connaissaient bien et qui le suivaient avec attention. Le pape avait parlé clairement de cette éventualité, à une époque où l’on n’y pensait, pas dans son livre-entretien « Lumière du monde » ; il avait une manière toujours discrète et prudente de parler des engagements futurs de son pontificat ; il était absolument clair qu’il s’agissait pour lui d’accomplir une mission reçue plutôt que d’exercer un pouvoir en sa possession. Vraiment, ce n’était pas de la fausse humilité lorsqu’il s’était présenté, au tout début de son pontificat, comme « un humble travailleur dans la vigne du Seigneur » ; il était toujours attentif à employer avec sagesse ses forces physiques, qui n’étaient pas exceptionnelles, pour pouvoir accomplir au mieux l’immense tâche qui lui avait été confiée à un âge plutôt avancé, alors qu’il ne s’y attendait pas.
Admirable sagesse humaine et chrétienne de celui qui vit en présence du Seigneur dans la foi et en toute liberté d’esprit, qui connaît ses responsabilités et ses forces, et qui, par sa renonciation, ouvre des perspectives pour un engagement et une espérance renouvelés. Un grand acte de gouvernement de l’Eglise, non pas tant, comme le pensent certains, parce que le pape Benoît XVI n’aurait plus la force de guider la Curie romaine, mais parce qu’affronter aujourd’hui les grands problèmes de l’Eglise et du monde – il en est tellement conscient – exige une grande vigueur et nécessite d’avoir du temps devant soi pour mener des entreprises pastorales d’envergure et de longue durée.
Benoît XVI ne nous abandonne pas au moment des difficultés ; avec foi, il invite l’Eglise à se confier à l’Esprit-Saint et à un nouveau Successeur de Pierre. Durant ces jours, il a dit qu’il avait senti presque physiquement l’intensité de la prière et de l’affection qui l’accompagnent. A notre tour, nous sentirons l’intensité unique de sa prière et de son affection pour son Successeur et pour nous. Ce rapport spirituel sera probablement  encore plus profond  et plus fort qu’avant. Une communion intense dans une liberté absolue. »

Traduction d’Hélène Ginabat