Archive pour le 14 février, 2013

Inside the Sanctuary of a Church (Mikhail Villie, no date (1880s-1890s)

14 février, 2013

Inside the Sanctuary of a Church (Mikhail Villie, no date (1880s-1890s) dans images sacrée

http://01varvara.wordpress.com/2008/04/06/mikhail-villie-inside-the-sanctuary-of-a-church-no-date-1880s-1890s/

 

JOURNÉE DE L’ÉCRITURE CYRILLIQUE, DE L’ÉDUCATION ET DE LA CULTURE BULGARES

14 février, 2013

http://www.bulgaria-france.net/traditions/kir_met.html

JOURNÉE DE L’ÉCRITURE CYRILLIQUE, DE L’ÉDUCATION ET DE LA CULTURE BULGARES

24 MAI – JOUR FÉRIÉ EN BULGARIE

Cette journée est l’une des fêtes bulgares les plus anciennes. L’académicien Youhnovski a trouvé des notes de voyage d’Arméniens datant de 1813 dans lesquelles un prêtre a témoigné que le 22 mai 1803 on l’avait emmené à Shumen à une fête de l’écriture des Bulgares où il avait observé qu’ils chantaient des chansons tristes et dansaient le « xoro ». Ainsi nous apprenons que la première célébration connue a eu lieu il y a plus de deux cents ans.

C’EST À L’ÉCOLE DE L’ÉPARCHIE « SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE »
(Sveti Kiril i Metodi) à Plovdiv en Bulgarie, le 11 mai 1851 que, à l’initiative de Naïden Guerov, on organise pour la première fois la fête des Saints frères Cyrille et Méthode, les créateurs de l’alphabet cyrillique. Depuis 1857 elle devint une fête officielle pour les villes de Plovdiv, Tzarigrad (Istanbul), Shoumen, Lom. La date du 11 mai n’est pas choisie par hasard par Naïden Guerov [Najden Gerov] (1823-1900), c’est aussi la fête ecclésiastique des deux saints Cyrille et Méthode.
Note : Naïden Guerov créa une école en 1850.
La tradition de célébrer le 11 mai (depuis l’introduction du calendrier grégorien en 1916, la date est devenue le 24 mai [note Bulgaria-France]) comme le jour des saints apôtres et éveilleurs d’esprit slaves Cyrille et Méthode remonte au XIIè siècle. Ils furent canonisés à la fin du IXè siècle.
En outre, on commémore la disparition de Saint Cyrille le 14 février et celle de Saint Méthode le 06 avril.
A l’occasion de la célébration du millénaire de la mission des saints Cyrille et Méthode en Moravie, le Saint Synode de toute la Russie prit la décision :
En souvenir du millénaire de la consécration de notre langue maternelle par l’Evangile et la foi chrétienne, tous les ans, à commencer par l’année en cours 1863, le 11 mai sera le jour de la fête religieuse des Révérends Cyrille et Méthode !
Depuis, le jour est célébré également dans tous les pays slaves orthodoxes : Biélorussie, Croatie, Moldavie, Monténégro, Serbie, Slovaquie, Tchéquie et Ukraine. En 1991, en Russie, cette journée a été officiellement déclarée au niveau national la Journée de la littérature et de la culture slave.
Le jour commun des saints Cyrille et Méthode a été célébré par l’Église bulgare durant les siècles suivants et à partir de la période de la renaissance bulgare il est devenu également le jour de l’école et des lettres créées par Cyrille et Méthode. Cette fête exprime la quête des Bulgares d’une église indépendante, d’éveil national et d’essor de leur nation.
Pendant la Renaissance, la fête de Saint Cyrille et Saint Méthode est célébrée non seulement en Bulgarie mais aussi à l’étranger : par l’émigration en Russie et en Roumanie, par les étudiants bulgares à l’étranger, ainsi que par les Bulgares bannis à Diarbekir. La célébration enthousiaste de la fête des saints frères Cyrille et Méthode par les Bulgares est le témoignage de leur aspiration à la science et à l’éducation, à l’indépendance nationale et à un essor économique et culturel rapide.
En 1892 Stoyan Mihaylovski [Mihaïlovski] écrivit le texte de l’hymne des écoles, bien connu de tous les Bulgares par son premier verset : « Varvi Narode Vazrodeni »
(En avant, peuple éveillé !). On lui a donné le titre de « L’hymne aux Saints Cyrille et Méthode ». Il se compose de 14 couplets, dont les six premiers sont très souvent interprétés de nos jours. La musique de l’hymne a été composée par Panayot Pipkov le 11 mai 1900. Ci-après les deux premiers couplets écrits selon l’orthographe bulgare de l’époque:

Le texte et la musique de Vurvi, narode vazrodeni,
De nos jours le 11 mai est célébré en tant que fête religieuse des Saints frères Cyrille et Méthode et le 24 mai s’est pérennisé comme le jour de l’écriture slave, de l’éducation et de la culture bulgares.
Le 24 mai, jour de l’alphabet slave et des Saints frères Cyrille et Méthode est également fêté à l’étranger (en Russie, il fut célébré pour la première fois en 1986 à l’initiative de l’écrivain de Mourmansk, Vitalii Maslov. C’est d’ailleurs Mourmansk qui est le point le plus septentrional où on peut trouver un monument des saints frères Cyrille et Méthode).
Le 24 mai est une fête qui n’a aucun analogue chez les autres peuples : jour de l’écriture, de l’éducation et de la culture. C’est la fête de l’éveil spirituel, de l’aspiration au perfectionnement à travers la science et la culture. Les lettres créées par Cyrille et Méthode, leurs traductions des livres liturgiques, la défense du droit de chaque peuple à glorifier Dieu dans sa propre langue, ont une importance historique qui dépasse la formation et la prospérité de la nation bulgare. Leur œuvre est humanitaire et démocratique, commune à tous les slaves et au service de la grande idée humaine d’égalité de tous dans le domaine spirituel.
Le fait que Constantin Cyrille, dit Le Philosophe, a créé l’alphabet et les premières traductions en langue slave est incontestable. Mais une des questions des plus intéressantes, restée sans réponse univoque encore actuellement, porte sur la création, dans une période relativement brève, de deux alphabets slaves, à savoir l’alphabet cyrillique et l’alphabet glagolitique. Les avis ne s’accordent pas tous pour affirmer lequel des deux a été créé par Constantin Cyrille.
Selon l’hypothèse la plus répandue sur la création des deux alphabets, le cyrillique ferait son apparition chronologiquement après le glagolitique. D’un point de vue acoustique et graphique le cyrillique est basé sur l’uncial grec. Ce serait St Clément d’Ohrid, un des disciples de Constantin Cyrille, qui l’aurait créé et lui aurait donné le nom de son professeur, en marque de respect. La plupart des scientifiques attribuent l’alphabet glagolitique à Constantin Cyrille. Il correspond à la composition phonétique de la langue bulgare et possède une graphie originale ; certains chercheurs indiquent que le dessin des lettres suit les règles de « la Section d’or » (les rapports du petit et du grand côté à l’ensemble sont identiques). Si entre l’alphabet glagolitique et l’alphabet cyrillique il existe une certaine continuité, ils n’en comportent pas moins des différences significatives. L’alphabet cyrillique remplaça rapidement l’alphabet glagolitique, d’abord en Bulgarie orientale et notamment dans la capitale de l’époque, Preslav. A l’école d’Ohrid (Bulgarie occidentale) l’alphabet glagolitique fut plus largement répandu et employé plus longtemps.
Il existe quelques monastères au bord de la Mer Adriatique, en Croatie, où le glagolitique a été utilisé en cryptographie jusqu’au XIXè siècle.
Selon la deuxième hypothèse, Constantin Cyrille, le Philosophe, serait l’auteur des deux alphabets, ce qui signifierait qu’il aurait traduit les principaux livres liturgiques deux fois. En 855 il aurait créé l’alphabet cyrillique dérivé de l’écriture grecque en l’adaptant au langage slave pour traduire ensuite les livres liturgiques pour les besoins des slaves bulgares de la région du fleuve de Brégalnitsa (Macédoine du nord-ouest). Plus tard, en 862-863, il aurait créé l’alphabet glagolitique, recopiant les livres déjà traduits afin de donner à sa mission en Grande-Moravie une expression chrétienne universelle.
De nos jours l’alphabet cyrillique est employé non seulement par les Bulgares, mais également par les Serbes, les Monténégrins, les Russes, les Biélorusses aussi bien que par beaucoup d’autres peuples non slaves de l’ex URSS, ainsi que par les Mongols : environ 200 millions de personnes en tout.
L’oeuvre de Cyrille et Méthode a été continuée par leurs disciples Clément, Naoum, Anguélarii, Gorazd et Sava qui, à leur arrivée en Bulgarie, ont reçu le soutien du Roi bulgare Boris I.
Chacun des cinq étudiants a sa propre fête religieuse, mais en plus, le 27 juillet on célèbre en commun les deux saints Cyrille et Méthode et leurs cinq élèves.
La fête est appelée « Sveti Sedmotchislenitzi » (Les Sept Saints).
Pour leur œuvre les Saints Cyrille et Méthode ont été proclamés co-patrons de l’Europe en décembre 1980.
La lettre encyclique « Slavorum Apostoli » (« Les apôtres des Slaves ») du Souverain Pontife Jean-Paul II du 2 juin 1985.
→ Lire
Les restes de Saint Cyrille sont conservés dans la basilique Saint Clément à Rome (Italie). Le président de la république de Bulgarie, Gueorgui Parvanov avait demandé au Pape Benedict XVI lors d’une audience, le 23 mai 2005, que ces restes soient transportés en Bulgarie. A l’église Sainte Sofia à Sofia (capitale de la Bulgarie) est conservée une relique inestimable : une partie d’une main de Saint Cyrille.

Krassimira Aleksova
lecteur de bulgare à l’Université de Provence.

BENOÎT XVI, UN SIMPLE TRAVAILLEUR QUI A RÉALISÉ LE PLUS IMPORTANT

14 février, 2013

http://www.zenit.org/fr/articles/benoit-xvi-un-simple-travailleur-qui-a-realise-le-plus-important

BENOÎT XVI, UN SIMPLE TRAVAILLEUR QUI A RÉALISÉ LE PLUS IMPORTANT

HOMMAGE DU CARD. BERTONE

ROME, 14 FÉVRIER 2013 (ZENIT.ORG).

Par toute sa vie, y compris avec sa « décision soufferte » de mettre fin à son pontificat, Benoît XVI a donné « l’exemple lumineux d’un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur, mais un travailleur qui a su à chaque instant réaliser ce qui est le plus important : porter Dieu aux hommes et porter les hommes à Dieu. » : par ces mots, le cardinal Bertone concluait la dernière messe publique du pontificat de Benoît XVI, soulignant la cohérence de celui qui avait déclaré, le jour de son élection : « les Cardinaux m’ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. »
Au terme de la messe des Cendres, hier, 13 février 2013, en la basilique Saint-Pierre, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a rendu hommage au pape, traduisant les sentiments de l’assemblée.

HOMMAGE DU CARDINAL BERTONE

Très Saint-Père,
Avec des sentiments de grande émotion et de profond respect, non seulement l’Eglise, mais le monde entier, a appris la nouvelle de votre décision de renoncer au ministère d’évêque de Rome, Successeur de l’Apôtre Pierre.
Nous ne serions pas sincères, Sainteté, si nous ne vous disions pas que ce soir, pèse un voile de tristesse sur nos cœurs. Durant ces années, votre Magistère a été une fenêtre ouverte sur l’Eglise et sur le monde, une fenêtre qui a laissé filtrer les rayons de la vérité et de l’amour de Dieu, pour donner lumière et chaleur à notre chemin, y compris et surtout dans les moments où les nuages s’amoncellent dans le ciel.
Nous avons tous compris que c’est justement l’amour profond que Votre Sainteté voue à Dieu et à l’Eglise qui vous a porté à cet acte, révélant cette pureté d’âme, cette foi solide et exigeante, cette force de l’humilité et de la douceur, associés à un grand courage, qui ont distingué chaque pas de votre vie et de votre ministère, et qui peuvent venir seulement de la vie avec Dieu, du fait de se tenir à la lumière de la parole de Dieu, de monter continuellement la montagne de la rencontre avec Lui pour ensuite redescendre dans la Cité des hommes.
Saint Père, il y a quelques jours, avec les séminaristes de votre diocèse de Rome, vous nous avez donné une leçon spéciale, vous avez dit qu’en tant que chrétien nous savons que l’avenir est à nous, que l’avenir est de Dieu, et que l’arbre de l’Eglise croît toujours de nouveau. L’Eglise se renouvelle toujours, elle renaît toujours. Servir l’Eglise dans la ferme conscience qu’elle n’est pas à nous, mais de Dieu, que ce n’est pas nous qui la construisons, mais c’est Lui; pouvoir dire en vérité la parole évangélique: « Nous sommes des serviteurs inutiles. Nous avons fait ce que nous devions faire » (Lc 17,10), en se confiant totalement dans le Seigneur, c’est un grand enseignement que, même avec votre décision soufferte, vous nous donnez non seulement à nous, Pasteurs de l’Eglise, mais au Peuple de Dieu dans son entier.
L’Eucharistie est une action de grâce à Dieu. Ce soir, nous voulons remercier le Seigneur pour le chemin que toute l’Eglise a fait sous la conduite de Votre Sainteté et nous voulons vous dire du plus profond de notre coeur, avec grande affection, émotion et admiration : merci de nous avoir donné l’exemple lumineux d’un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur, mais un travailleur qui a su à chaque instant réaliser ce qui est le plus important : porter Dieu aux hommes et porter les hommes à Dieu. Merci !

Traduction de Zenit, Anne Kurian