L’ESPRIT SAINT ET LES CONCILES LA VIERGE MARIE ET L’EGLISE

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L’ESPRIT SAINT ET LES CONCILES  LA VIERGE MARIE ET L’EGLISE

Ce qui caractérise une approche sectaire de la Bible, c’est précisément de donner une importance démesurée à un passage ou verset par rapport à l’ensemble de la Révélation biblique. C’est d’ailleurs le rôle premier de la Tradition que de nous fournir le garde-fou nécessaire pour une bonne interprétation équilibrée des Ecritures.

 » Mais le Paraclet, l’Esprit Saint , que le Père enverra en mon nom,
Lui vous enseignera et vous rappellera tout ce que je vous ai dit  » (Jean 14/26)
Depuis 2000 ans, l’Esprit Saint assiste les Apôtres et leurs successeurs. La foi de l’Eglise s’est précisée au fur et à mesure des différents conciles. Quand l’Eglise s’est prononcée, avec l’assistance de l’Esprit Saint il n’est plus possible d’interpréter l’Ecriture d’une façon erronée. On ne peut parler de virginité, de maternité de Marie, sans contempler Celui qui prend chair.

Le concile de Nycée en 325 : définit la consubstantialité du Père et du Fils. Le Christ n’est donc pas une divinité à la mode païenne, ce que tend à en faire l’arianisme. Bien au contraire, il est le Verbe qui s’est fait chair, Dieu ayant pris la forme corporelle d’un homme pour donner la Rédemption, le pardon des péchés. Il est venu sauver les hommes du péché originel commis par Adam et Eve. Le Christ est donc à la fois de nature humaine et divine. Ainsi sont affirmées l’unité et la consubstantialité des trois Personnes de la Sainte Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit.

Le concile de Constantinople en 381 : proclame  » la consubstantialité de l’Esprit avec le Père et le Fils. Définition du symbole de Nycée  » Nous comprenons mieux ce que signifie :
 » l’Esprit viendra sur toi, et la Puissance du Très Haut te prendra sous son ombre, et c’est pourquoi l’être Saint qui naîtra, sera appelé Fils de Dieu  » (Luc 1,35)

Marie, mère de Dieu :
Le concile d’Ephèse en 431 définit : l’unité de personne en Jésus Christ et Marie est proclamée mère de Dieu, par le Pape Célestin. Car Marie a enfanté le Fils de Dieu fait homme. En effet, elle est mère de Jésus, vrai Dieu, vrai homme. Ceci a été affirmé, afin qu’aucun chrétien ne se laisse troubler. Si, comme à Ephèse, nous croyons que Marie est la Mère de Dieu, nous affirmons, du même coup, que Jésus est à la fois homme et Dieu.

Le concile de Calcédoine en 451 : proclame les deux natures, divine et humaine en Jésus Christ
Un seul et même Jésus-Christ notre Seigneur, le même parfait dans la Divinité, et parfait dans l’humanité ; vraiment Dieu et vraiment homme ; le même composé d’une âme raisonnable et d’un corps ; consubstantiel au Père, selon la Divinité, et consubstantiel à nous, selon l’humanité ; en tout semblable à nous hormis le péché ; engendré du Père avant les siècles selon la Divinité ; dans les derniers temps né de la Vierge Marie, Mère de Dieu, selon l’humanité, pour nous et pour notre salut ;

Dès le début du V° siècle, le 15 août, la fête de Marie Theotokos (Marie mère de Dieu) est instituée.
Mais Jean Damascène mort en 759 distingue bien l’adoration due à Dieu seul et la vénération destinée à Marie.

L’Immaculée Conception
Le pape Sixte IV, en 1476, se prononce en faveur de la fête de l’immaculée conception, et interdit d’attaquer la croyance qui tient que la Vierge Marie a été préservée de la souillure du péché originel. L’immaculée conception est un dogme, qui a été défini par le Pape Pie IX, le 8 décembre 1854 Par un privilège de Dieu, le Père et en regard des mérites de Son Fils Rédempteur, Marie fut préservée, dès sa conception, de la tache du péché originel.

Marie, épouse toujours vierge. Virginité perpétuelle de Marie
Marie était vierge quand l’ange lui annonça le mystère qui devait s’opérer en elle; elle est restée vierge en concevant par l’opération du Saint-Esprit; elle n’a point cessé d’être vierge par l’enfantement qui s’est fait d’une manière surnaturelle. « Maria virgo concepit, virgo perperit, post partum illabata permansit », dit saint Augustin. Ne nous laissons pas troubler également par cette phrase de l’Evangile de Saint Matthieu où il est dit :

 » Et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus « . Matthieu 1,25)
Certains en concluent que Joseph connut Marie, après la naissance de Jésus…Il n’en est rien. Il n’est pas dit qu’il y eut d’autres  » enfants de Marie  » Par contre, il est parlé de  » frères de Jésus  » En araméen, le mot frère et le mot neveu est le même. Le neveu, c’est la parenté élargie qui vit parfois avec les enfants légitimes. La notion de famille est au sens large du terme. Si Jésus avait eu un frère, IL aurait donné sa maman Marie à son frère et non à un étranger à la famille ?

 » Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère, et se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :  » Femme, voici ton fils  » puis il dit au disciple :  » Voici ta mère « . Dès cette heure là le disciple l’accueillit chez lui ! (Jean 19/25-27)

Il semble que ce soit une autre Marie, femme de Clopas, (oncle de Jésus) qui avait des enfants, (Jacques, Joset et Salomé) que l’on attribue à tort à la Vierge Marie. N’oublions pas non plus, que le nom Marie est très répandu…cela provoque des confusions. Un évangile apocryphe, le Protévangile de Jacques, mentionne la virginité perpétuelle de Marie, repris en cela par la majorité des Pères de l’Église. Le premier propagateur de la doctrine de la Virginité perpétuelle de Marie fut Jérôme, dans un écrit intitulé  » Toujours Vierge « , écrit en l’an 387.
Saint Ambroise, aussi défendit la virginité de Marie, ainsi que saint Augustin.
Saint Léon le Grand de Calcédoine, pape, dans sa lettre le 13 juin 449 à Julien Decos,  » per nostros  » affirme la virginité de Marie et qu’elle est  » demeurée vierge après la naissance de Jésus ». (Denzinger 299)
En 649, au concile romain du Latran, Marie a été déclarée,  » toujours vierge  » par le Pape Martin Ier, puis réaffirmé au troisième Concile de Constantinople, en 681.
En 1215, au 4eme concile du Latran, Marie est déclarée toujours vierge.
Le 7 août 1555, le pape Paul IV,dans un texte nommé  » constitution  » déclare Marie  » demeurée « toujours vierge », avant la naissance de Jésus, pendant et perpétuellement « . (Denzinger 1880)

Le concile de trente 1545-1563
Dans les décisions proprement dites de ce concile : un point entre rapport Ecriture et Tradition peut nous éclairer sur le sens à donner aux textes de l’Evangile par rapport à l’ensemble des Evangiles, avec l’aide de la tradition !…

L’Assomption de la Vierge Marie
a été proclamée le 1er novembre 1950, par le Pape Pie XII : « Marie, l’immaculée mère de Dieu, toujours vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. »

Marie proclamée  » Mère de l’Eglise  »
par Vatican II En promulguant la constitution dogmatique « Lumen Gentium » lors du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, le pape Paul VI a déclaré la Vierge Marie « Mère de l’Eglise ». Le concile Vatican II est à lui seul, une somme de connaissances, que l’on explore sans cesse et pas encore épuisé !…Renouveau de l’Eglise, œcuménisme…Il insiste sur l’importance de la Parole de Dieu qui doit être au centre de la prédication et de la théologie.

Le concile Vatican I en 1870 nous enseigne et proclame comme un dogme révélé de Dieu : Le pontife romain, lorsqu’il parle « ex-cathedra », c’est à dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l’Eglise, jouit par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l’Eglise, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise. (13 juillet 1870)

Donc sans crainte, acceptons toutes les décisions de l’Eglise en matière de foi et de morale, faites à l’écoute de l’Esprit Saint. Dès le IIe siècle, les pères de l’Eglise, saint Justin et saint Irénée de Lyon exaltaient déjà la sainteté de Marie. Avec douceur, humilité et pureté, la Vierge Marie a accueilli l’Esprit Saint pour donner au monde Jésus. Puissions-nous aujourd’hui, accueillir l’Esprit Saint pour faire connaître Jésus par toute la terre, avec la protection maternelle de la Vierge Marie.
Monique ( Tous les conciles ne sont pas notés.)

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