Archive pour octobre, 2012

Mary, the mother of God. (Theotokos)

10 octobre, 2012

Mary, the mother of God. (Theotokos) dans images sacrée icon_theotokos-3

http://asenseofbelonging.org/2010/03/02/coloring-theology/

Vivre, ou l’expédition de la joie

10 octobre, 2012

http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/numeros_en_ligne/ascension02/seneve001.html

Vivre, ou l’expédition de la joie

Paul Youm

J’avais tout de suite pensé que le plus naturel, quand on parle des moments de la vie, c’est de parler du moment où l’on y entre, du moment où l’on y est vraiment (nous parlerons de «vraiment» tout à l’heure), du moment où l’on en sort par le chemin destiné à tout mortel. Vous pardonnerez pareille banalité, mais l’africain que je suis a gardé encore une certaine spontanéité du mouvement, et je m’en vais donc partager ce que dans une brousse du Sénégal l’on vit quand on entre dans la vie et comment l’on peut vivre sans sentir la vie, puis comment j’ai été amené à croire qu’avec la résurrection du Christ, la vie est plus forte que la mort, en sorte que Vivre devient une expédition avec les autres, une expédition de la joie jusqu’aux rives où coulent les eaux de la vraie humanité.
Dans une brousse du Sénégal et même dans certaines villes, venir à la vie est déjà difficile. Les parents et les familles vivent toujours avec joie l’attente d’un enfant, même si le souhait le plus répandu est de ne pas voir sa fille, sa soeur, mère avant le mariage (en particulier dans le milieu chrétien que je connais le moins mal). Pourtant, malgré cette joie, que je pense heureusement être un sentiment répandu à juste raison, j’ai connu des femmes qui ne sont plus des nôtres aujourd’hui parce que l’entrée dans la vie de leur enfant leur a coûté la vie. Hélas ! Les conditions d’accouchement dans certains hôpitaux, jusqu’à une date récente, continuaient à créer la frayeur. On est passé par toutes les créations de ministères (de la femme, de l’enfant, de la famille, de la solidarité…), mais les nouvelles concernant certains accouchements sont très tragiques. Heureusement que cette situation connaît une baisse sensible ! Heureusement aussi que l’entrée dans la vie d’un enfant finit par être un objet de joie, par un retournement de situation où les craintes et les appréhensions disparaissent ! Heureusement que l’entrée dans la vie d’un enfant finit par être aussi l’affaire de toute une société, où les leçons à donner à un enfant peuvent venir aussi bien de son père que de l’inconnu qui passe, une sorte de consensus tacite étant à la base de tout cela. De l’entrée dans la vie, nous n’avons dit que trop peu, mais on voit dès ici ce que l’on a pu susciter comme crainte, comme joie et espoir de toute une société de connus et d’inconnus.
Et quand on est sensé être en âge de responsabilité, on est sensé aussi sentir la vie avec un regard plus aigu que celui de l’enfant qu’on a été, l’on se choisit des principes à un âge déterminant, puisque par expérience je sais que ce sont ces principes qui finissent par régir toute une vie d’adulte. Vous en avez de sérieux et de rigoureux, votre vivre est pour vous vivre selon ce que vous avez choisi et vous êtes fidèle à vous-mêmes quand vous les respectez ; vous n’en avez pas et voici votre vie au gré des principes des autres, au gré du ballottement idéologique. J’ai cru donc que cet âge, je ne sais lequel, est d’une importance capitale pour la vie !
C’est là que moi j’ai choisi de faire de ma vie une vie avec les autres, une expédition de la joie. Les lectures m’ont aidé, je me suis mis à me demander ce qui se serait passé si Jésus avait démissionné de son chemin de croix par fatigue et j’en ai conclu, Platon et les medio et les néoplatoniciens aidant, que Dieu valait la peine d’être imité. Incroyable, mes sources étaient inconditionnelles. Tout ce qui m’inspirait la patience, la persévérance, le sourire malgré les difficultés, le combat quotidien était pout moi un terrain à défricher. Je n’ai pas attendu longtemps pour m’y mettre.
Je ne rêvais pas d’être auteur-compositeur, mais je l’ai été sans savoir comment. Le premier chant de ma vie fut un chant en l’honneur de St Augustin, au sujet de qui on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour se convertir à une vraie vie. Et, il est vrai, l’évêque d’Hippone n’est pas sorti tout «épiscopable» de la tête d’un «Zeus». Si Dieu regardait ce que nous sommes dans notre simple nature, nos chances seraient toutes minces, pour rester tolérant. Mais son Amour infini ne regarde, je crois, que le peu d’efforts que nous faisons tous les jours ; et comme la joie de l’effort fourni est un grain de victoire quotidien, vivre est pour moi l’heureuse accumulation de ces efforts, de ces grains de victoire qui ne sont pas forcément synonymes de succès dans la vie pratique, mais qui nous donnent l’immense plaisir de voyager sur terre avec d’autres, eux-mêmes frappés par le sourire partagé, le secours apporté, la joie redonnée, la prière formulée, le bonjour souhaité…
Comment peut-on se laisser abattre par les grammes de mésaventures humaines et de difficultés, même quotidiennes, quand on a ces kilogrammes de grains de victoire réelle ? La vie devient seulement alors joie, simplicité et don aux autres. Alors on n’est plus dans le camp de ceux qui vivent sans vivre. Voilà pourquoi le chant choral et le milieu de l’éducation sont pour moi favoris. Un mouvement spontané nous conduit, dans la mesure de nos moyens, à faire un petit quelque chose pour les autres, ne serait-ce que par la pensée et la prière. C’est dans ce perpétuel mouvement de spontanéité que réside la joie de vivre, l’expédition dont il est question. Les difficultés rencontrées ne seront plus que des leçons à tirer car l’expérience, telle que j’en ai vécu un bout, aura montré que la vie est plus forte que la mort et que cela n’est pas un proverbe ni une simple maxime : ça se médite, ça se vit, ça se défend aussi tous les jours.
On le constate, trop de gens vivent donc sans vivre vraiment. C’est-à-dire que le nombre est exhorbitant de gens qui ne sentent pas la vie, qui n’y prennent pas de goût parce que témoins tous les jours de la tristesse de nos situations et surtout de la leur ; trop de gens aussi ont la spontanéité et le mouvement dont nous avons parlé, mais ont dirigé leur génie vers les façons intelligentes de détruire l’homme, de se faire vengeance, de faire la loi. Si la vie est plus forte que la mort, les efforts d’ouverture et de dialogue doivent donc être aussi constants que nos efforts sur nous-mêmes. Ne pas démissionner s’apprend en bien d’autres endroits, mais s’apprend de façon éminente quand on regarde le chemin de croix de Jésus, ces hommes et ces femmes qui ont cherché à l’imiter en donnant leur «VIVRE» pour les autres. La résurrection, pour moi, dit tout et ne fait pas sombrer dans une naïveté de vie nonchalante. L’énergie, le sourire, le dynamisme et l’ouverture sont les couplets du chant à la vie, car l’expédition de la vie est une expédition de joie où tout se renouvelle chaque jour dans le bonheur d’avoir fait un pas de plus qu’hier. Il semble que pour des hommes ce n’est pas tout, mais c’est déjà bien. Nous savons le faire, et l’Esprit du Seigneur nous l’inspire quand nous l’écoutons, même au milieu du tintamarre de nos courses. La vraie course, c’est peut-être celle du «VRAIMENT VIVRE», le «Marathon de la joie». On peut alors quitter la vie terrestre en laissant aux arbres, aux hommes, à la nature, au monde les marques d’une vie qui fleurira, même discrètement, pour des années, des annéees, des années… La Vie et le sourire auront gagné, l’Espérance aura triomphé ! Bienvenue aux rives de la vraie humanité, le rendez-vous du partage et de la communion.

P.Y.

ALBINO LUCIANI, VRAI PASTEUR QUI SE VOYAIT COMME UN OISEAU TROGLODYTE (II)

10 octobre, 2012

http://www.zenit.org/article-32104?l=french

ALBINO LUCIANI, VRAI PASTEUR QUI SE VOYAIT COMME UN OISEAU TROGLODYTE (II)

Par Marco Roncalli, biographe de Jean-Paul Ier

Renzo Allegri

Traduction d’Hélène Ginabat

ROME, mercredi 10 octobre 2012 (ZENIT.org) – Jean-Paul Ier était « un vrai pasteur », « ferme sur la doctrine et les principes, mais plein de compréhension pour la fragilité humaine, proche des problèmes concrets des familles » et pourtant il se voyait comme un « de ces troglodytes qui piaillent sur la dernière branche de l’arbre », explique le biographe de Jean-Paul Ier. Sa devise ? « Humilitas ».
A l’occasion du 34ème anniversaire de l’élection de Jean-Paul Ier comme pape, puis de sa mort inattendue (26 août et 28 septembre), et du centenaire de sa naissance (17 octobre), Renzo Allegri a rencontré pour Zenit Marco Roncalli, auteur d’une biographie sur celui que l’on appelle désormais « le pape au sourire ».
(La première partie de l’interview a été publiée mardi 9 octobre)
Zenit – Et après le séminaire ?
Marco Roncalli – Il a été ordonné prêtre à 23 ans. Il a travaillé pendant deux ans dans la paroisse pour aider le curé, exerçant « ce menu apostolat parmi les gens que j’aimais tellement », disait-il. Puis il est retourné au séminaire comme enseignant et vice-directeur. Ce furent pour lui dix années supplémentaires de séminaire, de 1937 à 1947.
C’était les années de la Seconde guerre mondiale, des années difficiles, dramatiques, surtout pour l’Italie. Il les a vécues intensément, s’engageant aussi dans des activités à l’extérieur du séminaire. Il a réussi, pendant ces années-là, à obtenir summa cum laude un diplôme en théologie, à l’Université grégorienne à Rome. Mais il étudiait surtout les événements qui étaient en train de se dérouler dans le monde, la vie des hommes qui étaient en dehors du séminaire et pour lesquels il préparait les guides spirituels de l’avenir.
Puis, en 1947, ce fut le temps de l’action. Ce fut un moment difficile parce que c’est précisément à cette époque qu’il a eu de graves problèmes de santé et qu’il a dû entrer au sanatorium. Mais ses supérieurs le tenaient en grande estime et il fut nommé alors pro-vicaire du diocèse, puis vicaire général et, en 1958, évêque de Vittorio Veneto.
Il prit, comme devise de son blason, le mot « Humilitas » qu’il expliquait ainsi : « Je suis la poussière pure et pauvre ; dans cette poussière, le Seigneur a inscrit la dignité épiscopale de l’illustre diocèse de Vittorio Veneto ». Il n’a jamais eu une grande considération de lui-même. Il écrivait : « Certains évêques ressemblent à des aigles qui planent, avec des documents magistraux de haut niveau ; moi, j’appartiens à la catégorie des troglodytes qui piaillent sur la dernière branche de l’arbre ».
L’année 1962 a vu le début du concile Vatican II. Luciani était déjà évêque : comment l’a-t-il vécu ?
Avec beaucoup d’enthousiasme, mais dans l’effacement. On ne connaît pas ses interventions directes, mais il a toujours été présent à toutes les sessions. Il regardait cet événement avec étonnement. Il en parlait avec un langage sportif, le comparant à une « partie extraordinaire » où jouent « plus de 2000 évêques » et où « l’arbitre est le pape ». Mais cet événement a eu pour lui une signification immense. Il écrivait : « Le concile m’a obligé à redevenir étudiant et à me convertir aussi mentalement ». Après le concile, son action pastorale a connu un élan d’initiatives nouvelles, fortes, que beaucoup jugent, parfois, carrément révolutionnaires.
Dans quel sens ?
C’était des années de changement, de progrès économique aussi et dans la vie des chrétiens, se profilaient des problèmes nouveaux et nombreux. Luciani se montre un vrai pasteur, qui refuse de se laisser mettre dans les cases des stéréotypes habituels de « conservateur » ou « progressiste ». Il était ferme sur la doctrine et les principes, mais plein de compréhension pour la fragilité humaine, proche des problèmes concrets des familles.
A l’époque, dans notre pays, la présence d’immigrés appartenant à d’autres religions était déjà en augmentation. Il regardait ces personnes avec un cœur de père. Il écrivait : « Certains évêques sont effrayés ; mais alors, et si demain les bouddhistes viennent et font leur propagande ?… » ou encore « il y a quatre mille musulmans à Rome : ont-ils le droit de se construire une mosquée ? Il n’y a rien à dire : il faut les laisser faire ».
Compréhensif, disponible, ouvert, mais aussi intraitable sur la rigueur doctrinale et la discipline. Il a redit l’impossibilité de concilier christianisme et marxisme. Il a condamné les abus de ceux qui voulaient faire du concile « une arme pour désobéir, un prétexte pour légitimer toutes les « bizarreries » qui leur passent par la tête ». Il a toujours été dur avec les mouvements catholiques de la dissension. A Venise, comme cardinal, quand les étudiants universitaires de la Fédération universitaire catholique italienne (FUCI) se rangèrent du côté du « non » à l’abrogation de la loi sur le divorce, il a dissout l’association.
Si Luciani avait eu un pontificat plus long, quels changements, selon vous, aurait-il réalisé à l’intérieur de l’Eglise ?
Pendant les 33 jours de son pontificat, il a continué de se comporter dans la simplicité la plus absolue, comme il l’avait toujours fait. Quand, aussitôt après son élection, les cardinaux lui ont demandé quel nom il voulait prendre comme pape, il a choisit celui des deux papes qui l’avaient précédé, pour indiquer qu’il voulait se mettre dans la voie de la continuité. A la demande rituelle, il a répondu : « Je m’appellerai Giampaolo I ». Mais les cardinaux lui firent remarquer que ce nom, « Giampaolo » était trop « familier » pour un pape et c’est ainsi qu’il s’est adapté en prenant celui, plus solennel, de « Giovanni Paolo I ». Ses premières paroles aux cardinaux furent : « Qu’avez-vous fait ? Que Dieu vous pardonne ».
Dans les différents discours de ces 33 jours de pontificat, il a continué à se référer à la dimension absolue du message évangélique, en soulignant la pauvreté et le bon usage de la propriété. Il avait véritablement assimilé l’encyclique Populorum progressio de Paul VI et il aurait certainement promu une Eglise plus solidaire avec les pauvres, une plus grande communion et davantage de partage au sommet.
Il est le premier pape à avoir demandé de parler à la foule la première fois qu’il est apparu à la loggia de Saint-Pierre, ce qui était interdit par le maître des cérémonies pontificales, Virgilio Noè ; il a refusé le couronnement, la tiare, comme Paul VI, et la sedia gestatoria, sur laquelle on l’a parfois obligé de s’asseoir lors d’audiences générales. Pour parler plus spontanément, il laissait de côté les textes officiels, ce qui ne manquait pas d’alarmer les milieux de la curie romaine et de la diplomatie. Au cours des audiences, pour donner des leçons d’humanité, il invitait les enfants à dialoguer avec lui comme lorsqu’il était à Vittorio Veneto et à Venise.
Ces 33 jours ont suffi pour créer un changement de climat imprévisible dans l’Eglise. Bannissant toute forme de rhétorique, ils ont montré, par des paroles et par des gestes, la beauté du christianisme. S’il avait eu un long pontificat, il aurait certainement laissé un signe fort et incomparable.
Quelle est votre opinion sur la mort du pape Luciani ?
D’après les documents que j’ai examinés, je suis certain que sa mort est arrivée par des causes naturelles. Certain à cent pour cent. Mais il y a eu beaucoup d’hypocrisies : la première personne qui a trouvé le pape mort dans sa chambre fut la sœur qui lui apportait son café, donc une femme, ce qui a semblé inconvenant. A partir de là, on a commencé à raconter des histoires, à ajuster la vérité, à émettre des communiqués de presse embrouillés, ce qui a provoqué une confusion qui, avec les autres détails et les déclarations inopportunes, ont alimenté l’hypothèse du complot et de l’empoisonnement.

Saint abraham, Patriarche d’Israël

9 octobre, 2012

Saint abraham, Patriarche d'Israël dans images sacrée

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9 octobre: Saint abraham, Patriarche d’Israël

9 octobre, 2012

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(Google traduction de l’italien)

Saint abraham, Patriarche d’Israël

9 octobre

Ur en Chaldée – Colombie-Britannique Canaan, XIXème siècle

Dans les deux titres Bible définit principalement le patriarche Abraham, originaire de Mésopotamie, qui s’établit à Charan, et à partir de là émigré au pays de Canaan. Ami de Dieu, il est le père de tous les croyants. Comme un ami des dieux, est un modèle de vie religieuse et morale, qui peut intercéder pour lui et ses alliés. En tant que croyant, vit dans la tension entre la foi et la promesse.
Il a quitté son pays guidé par la confiance en la parole de Dieu, mais les circonstances semblent contredire les attentes: le patriarche est vieux, Sara est incapable d’avoir des enfants.
«Abraham, cependant, crut au Seigneur qui l’a compté comme justice. » La dialectique de la foi, cependant, est encore plus aigu avec la demande sans précédent de sacrifier Isaac. Le voyage d’Abraham au mont Moriah avec son fils devient le paradigme de la nuit obscure de l’itinéraire de foi dans l’obscurité de Dieu, qui semble nier la promesse tant attendue et nourri.
L’obéissance du père, répondit le geste de libération du Dieu des chrétiens est Paul en particulier de réfléchir à la figure d’Abraham. Fidèle à sa conception, est d’avis que le patriarche, justifiés par la foi, est une source de bénédiction pour l’humanité.
Aussi, juste à partir d’une réflexion sur lui-Paul en tire la conclusion que le salut ne vient pas par les œuvres mais par le don de Dieu accueilli dans la foi. Luther a insisté sur ce point, les théologiens, les intellectuels et les artistes qui ont fait partie de la réforme du XVIe siècle. Modèle de foi pour les Juifs et les chrétiens, Abraham est vénéré par les adeptes de l’islam.

Etymologie: = grand père Abraham, de l’hébreu

Martyrologe romain: Commémoration de saint Abraham, patriarche et père de tous les croyants, qui sont appelés par Dieu, a quitté son domicile, Ur des Chaldéens, et il partit pour la terre promise par Dieu pour lui et ses descendants. Apparaît alors toute sa foi en Dieu, quand, espérant contre toute espérance, il a refusé de sacrifier son fils unique, Isaac, que le Seigneur lui avait donné un vieil homme et une femme stérile.

Père de tous les croyants, il est appelé le patriarche de l’Ancien Testament, Abraham et qui a représenté l’humanité dans l’alliance que Dieu a proposé une grande.
Avec l’histoire d’Abraham commence l’histoire des patriarches d’Israël, qui va du XIXe au dix-septième siècle avant JC, a dit au chapitre 12 au chapitre 50 du premier livre de la Bible, la Genèse.
Il était un descendant de Sem, l’un des trois fils de Noé et vivait avec son père Térah et avec toute la famille à Ur des Chaldéens, ville antique de Basse-Mésopotamie (aujourd’hui l’Irak).
Térah et Abraham et sa femme Sarah et son neveu Loth, il quitta Ur à émigrer vers le pays de Canaan, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Harran (Haran) et se sont installés là-bas pour un long moment, jusqu’à ce que la mort de Térah, qui a vécu 205 ans. Voici les survenu humainement inexplicables, les pauses de Dieu dans la vie ordinaire d’Abraham et lui dit en l’appelant à une mission aussi vaste que mystérieux: «Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et ceux qui vous maudissent, maudire, et tu seras béni toutes les familles de la terre. « 
Abraham répond par la foi, et sera toujours un homme de foi, le premier et le modèle des croyants et en tant que telle est le père de tous les croyants, et pas seulement la communauté juive, chrétienne et islamique, mais aussi pour tous les êtres humains, un voyage à la recherche de Dieu
À 75 ans, il prit avec lui son épouse Sarah et son neveu Loth, le fils du défunt frère Haran et se déplace à la manière des nomades avec leurs troupeaux et ses serviteurs, le long de la région montagneuse de la Palestine, pour atteindre et rester dans des endroits différents, Mambré, près d’Hébron, Canaan, Sichen, Beersheba, dans le Néguev, pour une courte période en raison d’une famine en Egypte, et se sont installés en permanence dans le désert du sud-sud.
En raison de désaccords entre les bergers d’Abram et Lot ceux qui avaient aussi de grands troupeaux et des troupeaux, pour le peu d’espace disponible, Abraham et Lot se séparèrent, et Lot partit ensuite à la luxuriante vallée du Jourdain, plantant ses tentes près Sodome, Abraham est resté dans le pays de Canaan.
A cette époque, il y avait un raid à travers la Jordanie et le sud de la Palestine, une expédition des rois de l’Est de l’est de Babylone, où les combats et remporter les petits rois de la Pentapole (Sodome, Gomorrhe, Adma, Sebain, Soar ) a pris le butin et les prisonniers, y compris les citoyens Lot avec ses marchandises.
Abraham a estimé que, intervient avec ses hommes expérimentés dans les bras et plongeant dans la nuit sur les envahisseurs vaincus, Lot libérés et les autres captifs, récupérer les produits, chassant au-dessus de Damas.
De pillage, Abraham offrit la dîme à Melchisédek, prêtre du roi Très-Haut de Shalem, qui était venu rencontrer bénédiction et Dieu a confirmé la promesse de donner la terre de Canaan à ses descendants. Pendant ce temps, son épouse Sarah étant stérile et vieux, de lui donner un fils, donna à Agar esclave de son mari dont Ismaël est né, Dieu renouvela l’alliance avec Abraham, qui avait 99 ans, et a promis de grandes récompenses, puis il dit: «Que me donnerez-vous? Je ne vois pas ce que vous avez pas donné de postérité, et que ma maison est mon héritier », et Dieu en lui » aucun homme qui sera ton héritier, mais qui seront générées par vous sera ton héritier, regardez le ciel et compte les étoiles, la sera ta postérité »et ensuite à travers un sacrifice d’animaux, comme c’était la coutume chez les Juifs, Dieu a scellé son alliance avec Abraham, sanctionnée par la circoncision d’Abraham, Ismaël et tous les mâles du groupe, à se perpétuer avec chaque enfant né plus tard.
Dieu apparut à Abraham, mais le chêne de Mambré sous la forme de trois hommes à qui il a offert de la nourriture, des boissons et de l’hospitalité, les trois prédit que Sara aurait un fils à partir de là un an, bien que très ancienne, on dit alors que destiné à détruire les villes de Sodome et Gomorrhe pour les péchés de leurs habitants.
Abraham intercéda pour eux à plusieurs reprises qui ont été enregistrés en vertu de la présente bon parmi eux, les anges, car les anges étaient acquis que, même pendant seulement dix personnes justes, ils auraient sauvé la ville. Mais elle n’est pas trouvée, le Lot et sa femme ne furent épargnés, les villes sous une pluie de feu et de soufre, brûlé tous les habitants, et du Lot et sa femme ont fui, mais il a mis en garde de ne pas lui, il se retourna vers le feu et transformée en statue de sel.
Plus tard, Isaac est né, et Sarah a donné suite Agar esclave et son fils Ismaël, à la grande douleur du patriarche, mais à laquelle le Seigneur a promis à Ismaël une grande descente. A ce stade, nous arrivons au moment le plus dramatique dans la vie d’Abraham, mais aussi plus révélateur de sa grande foi en Dieu, le Seigneur a voulu le mettre à l’épreuve encore, quand Isaac a déjà été appelé et lui a dit de prendre l’enfant sur la montagne, sur le territoire de Moriah et le sacrifier, car il a été utilisé pour des sacrifices d’animaux offerts à Dieu
Malgré la douleur de cette demande de sacrifier un fils qui est né si prodigieusement dans la vieillesse tard et selon les promesses de Dieu, aurait assuré à ses descendants, Abraham obéit, mais quand il était sur le point d’accomplir avec le couteau, le ‘ tuant de son fils, un ange apparut l’arrêta en disant: «Ne posez pas votre main sur l’enfant ou de faire quelque chose pour lui! Maintenant, je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils unique. « 
En levant les yeux, puis Abraham vit un bélier retenu par les cornes dans les branches d’un buisson et l’ont emmené, avec Isaac, que j’ai sacrifié sur l’autel improvisé avant. Dieu par l’ange lui avait promis, par cette obéissance à Sa volonté, même quand tout a été remis en question, toutes les bénédictions, la multiplication des semences comme le sable des plages et les étoiles dans le ciel et être bénis toutes les nations de la terre.
Sarah est morte à 127 ans, Abraham envoya son serviteur Eliezer en Mésopotamie pour trouver une épouse pour son fils Isaac, qui est retourné avec Rebecca dans la même famille d’Abraham. Le patriarche a ensuite épousé Ketura, dont il eut six enfants, Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Ishbak et Shuah.
Il est mort à 175 ans dans le pays de Canaan, en laissant héritier Isaac et un privilège à d’autres enfants. Sa généalogie remonte aux Juifs par Isaac, qui a vécu 180 ans et les Arabes par Ismaël, qui a vécu 137 ans, et son importance pour les Juifs devenait de plus en plus, être considéré comme l’ancêtre de l’homme et de la première alliance avec Dieu à travers la tradition qui a suivi, le Seigneur est souvent appelé le «Dieu d’Abraham ».
L’épisode dramatique du sacrifice d’Isaac, dans laquelle Dieu se manifeste pas comme sacrifice humain, a été en tout temps dans les œuvres des plus grands artistes.
L’Eglise catholique rappelle Abraham, père de tous les croyants, au 9 Octobre.

Auteur: Antonio Borrelli

« JE DÉSIRE TE CONNAÎTRE » : LA PRIÈRE D’ALBINO LUCIANI ENFANT (I)

9 octobre, 2012

http://www.zenit.org/article-32102?l=french

« JE DÉSIRE TE CONNAÎTRE » : LA PRIÈRE D’ALBINO LUCIANI ENFANT (I)

(Première partie, plus demain, pas à moi, mais à partir du site Web de Zenith)

Par Marco Roncalli, biographe de Jean-Paul Ier

Renzo Allegri
Traduction d’Hélène Ginabat
ROME, lundi 8 octobre 2012 (ZENIT.org) – « J’ai eu la chance et la joie de découvrir un homme d’une incroyable épaisseur spirituelle » déclare l’auteur d’une imposante biographie sur Jean-Paul Ier. Il cite cette prière d’Albino Luicnao enfant : « Je n’ai pas fait d’études, je suis pauvre, mais je désire te connaître ».
Août, septembre et octobre évoquent trois événements importants liés à la vie de celui qui est désormais connu comme « le pape au sourire » : le 34èmeanniversaire de son élection sur le Siège de Pierre, le 26 août, celui de sa mort inattendue, le 28 septembre, et le centenaire de sa naissance le 17 octobre. Rencontre de Renzo Allegri avec l’auteur.
Zenit – Pourquoi Albino Luciani ?
Marco Roncalli – Quand j’ai commencé à travailler sur ce projet, je me suis retrouvé devant un fait singulier : un pape qui avait régné seulement 33 jours, un temps extrêmement bref pour avoir pu faire des choses importantes, mais qui avait malgré tout laissé parmi les croyants une fascination extraordinaire. Son activité en tant que pape ne justifiait pas cette fascination, il fallait donc en chercher la cause ailleurs. C’est-à-dire dans la vie d’Albino Luciani avant l’élection comme pape.
Un devoir difficile, parce que l’ample littérature qui a fleuri sur lui après sa mort, concernait surtout le roman policier de sa disparition. En réalité, il fallait découvrir et étudier toute la vie d’Albino Luciani. Tenant compte qu’il fut toujours une personnalité timide, réservée, jalouse de sa propre vie privée, j’ai dû affronter un travail de recherche épuisant. Mais j’ai eu la chance et la joie de découvrir un homme d’une incroyable épaisseur spirituelle.
Qui étaient les parents d’Albino Luciani ?
Albino était l’ainé de Giovanni Luciani et Bortola Tancon, un couple très pauvre et très éprouvé par la vie. Jean, veuf à quarante ans, avait eu cinq enfants d’un premier mariage : 3 fils, morts en bas âge et deux filles sourdes-muettes, qui furent confiées à des parents. A onze ans, il avait commencé à émigrer pour le travail et était resté dans différents pays en Europe et même en Amérique. Les difficultés et les souffrances avaient endurci son cœur : il militait dans le parti socialiste et avait oublié la foi de ses pères.
Bortola, 31 ans, avait passé elle aussi une partie de son existence loin de chez elle pour chercher du travail. Elle a connu Giovanni à Venise, où elle était femme de chambre et ils se sont mariés en 1911. Bortola était très croyante, pratiquante, pieuse et elle réussit, par sa bonté, à ramener son mari à la pratique religieuse.
Pourquoi ont-ils donné à leur fils ainé le prénom insolite d’Albino ?
Giovanni avait déjà donné ce nom à ses trois garçons nés du premier mariage et morts tout de suite après la naissance parce que Albino était le prénom d’un de ses compagnons d’émigration qui était mort dans un accident de chantier. Ce prénom lui rappelait les sacrifices terribles qu’il avait dû accepter à travers le monde. Après Albino, le couple a eu trois autres enfants, mais deux d’entre eux seulement ont survécu.
Que sait-on d’Albino Luciani enfant ?
Dès son enfance, il a dû affronter des situations de vie difficiles qui ont laissé des signes profonds dans son âme. Il a pratiquement grandi sans son père. En 1913, quand Albino avait un an, son père était en Argentine. Il est rentré pour la guerre de 1915-1918 et il est reparti après. C’est sa mère qui l’a élevé et éduqué et qui a transmis les valeurs chrétiennes à son fils. « Ma mère a été ma première maîtresse de catéchisme » aimait-il rappeler.
Les années de la guerre furent particulièrement dures dans cette partie du Veneto. Le frère d’Albino, Edoardo, racontait : « Il n’y avait que de l’herbe et les racines des plantes à faire cuire… De temps en temps, un morceau de pain fait de son et de sciure d’arbre… ». Albino, de constitution frêle, a porté toute sa vie les conséquences de ces années de misère. Il racontait lui-même être allé au sanatorium, avoir été hospitalisé huit fois et avoir subi quatre interventions chirurgicales.
Quel genre de classes a-t-il suivies ?
L’école élémentaire dans son pays natal, puis il est entré au séminaire. A l’école il travaillait bien. Il aimait lire et le curé ainsi que d’autres prêtres l’ont aidé en lui prêtant des livres. Il avait une grande facilité d’écriture. On a conservé une prière qu’il a écrite lorsqu’il était au cours élémentaire; elle est importante parce qu’elle révèle son style clair et concret, qui le caractérisera plus tard quand il sera adulte. « Seigneur, toi qui sais tout et qui peux tout, aide-moi à vivre. Je suis encore un jeune garçon, je n’ai pas fait d’études, je suis pauvre, mais je désire te connaître. Maintenant je ne sais pas vraiment qui tu es et je ne sais pas si je t’aime, mais j’aime le Pater noster, j’aime beaucoup l’Ave Maria, je prie pour les défunts de ma famille et pour mes proches. Aide-moi à comprendre… Je suis ton Albino. Amen ».
Quand a-t-il décidé de devenir prêtre ?
Sa vocation a éclos spontanément, quand il était encore enfant. Il semble qu’il ait désiré devenir frère franciscain ou jésuite. Mais le curé lui a conseillé le séminaire où il pouvait étudier et discerner, lorsqu’il aurait plus de maturité, de poursuivre ou non en vue du sacerdoce. A onze ans, il est entré au séminaire de Feltre. Evêque, il écrira : « Quand nous nous appelons mutuellement, entre hommes, l’appel est très clair… Quand Dieu appelle, c’est différent : il n’y a rien d’écrit ni de fort ou de très évident : c’est un léger murmure, à voix basse, un « pianissimo » qui effleure l’âme ».
Dans la pratique, il a toujours vécu loin du monde réel.
Mais il a toujours été attentif à ce qui se passait dans le monde réel. Même au séminaire, à travers les professeurs, arrivaient les idées politiques, religieuses et culturelles dont on débattait à cette époque. Albino Luciani était comme une éponge. Il écoutait, pensait, élaborait. Et surtout, il lisait. Pas seulement des livres à caractère religieux, mais surtout des livres de littérature qu’on ne trouvait pas toujours au séminaire et qui n’y étaient pas bien vus non plus. Quand il avait un peu d’argent, il les achetait en les commandant directement chez l’éditeur, sinon il se les faisait prêter. Pendant les années du lycée surtout, il a lu des livres de Molière, Verne, Walter Scott, Mark Twain, Dickens, Dostoievski, Tolstoï, Pouchkine, Camus, Silone, Péguy, Bernanos, Claudel, Pascal, Erasme, Montaigne, Chesterton, Goethe, Pétrarque, Eliot, Trilussa, Goldoni, Papini, Freud, Darwin, Haine, Nietzsche, Marx, Lénine, etc. Il a consacré ses mois d’été à mettre en ordre la vieille bibliothèque paroissiale de son village dont les livres s’entassaient dans le grenier du presbytère. Il a rédigé les fiches de plus de 1200 volumes, en indiquant pour chacune d’elles l’auteur, le titre, le lieu et la date d’édition, suivis d’une courte synthèse du contenu et d’une appréciation synthétique, réalisant ainsi un manuscrit volumineux de cent pages qui est encore conservé.
Il avait donc aussi une extraordinaire culture profane ?
Certainement. Il est difficile d’imaginer qu’il ait pu trouver tous ces livres au séminaire. Mais dans sa passion effrénée pour la lecture, il cherchait partout et cette passion effrénée a provoqué en lui une grave crise intérieure qui mit en sérieux danger sa vocation. C’est un frère capucin qui confessait alors au séminaire, saint Léopold Mandic, qui l’a aidé à surmonter ce moment difficile. Les conseils de ce saint furent providentiels pour le jeune Luciani qui, à partir de là, a gardé toute sa vie une photo du père Léopold dans son portefeuille, à côté de celle de sa mère.
Le jeune Luciani ne s’intéressait pas seulement à la littérature, mais aussi au cinéma, à l’art, au journalisme. Il aimait écrire et dirigeait aussi un petit journal, démontrant dès cette époque les qualités de clarté et de synthèse qui le distingueront plus tard dans ses livres.
(A suivre demain, 10 octobre 2012)
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Sainte Hildegarde de Brigen

8 octobre, 2012

Sainte Hildegarde de Brigen dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=70550&pic=70550S.JPG&dispsize=Original&start=20

Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans la christianisme antique

8 octobre, 2012

http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=2770

Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans la christianisme antique

Raymond Winling

Genève, Labor et Fides, coll. « Christianismes antiques », 2009.

Esprit & Vie n°222 – avril 2010, p. 55-56.

La collection « Christianismes antiques » se propose de publier des ouvrages de synthèse, des monographies et des traductions commentées concernant des textes du christianisme des premiers siècles ; elle vise à faire connaître les écrits de ceux qui se sont compris comme chrétiens, sans privilégier de façon unilatéralement exclusive les écrits canoniques et orthodoxes par rapport aux écrits apocryphes. C’est au nom de ce principe directeur qu’Enrico Norelli, spécialiste bien connu des écrits apocryphes chrétiens, nous donne une étude de synthèse sur Marie, mère de Jésus, dans la littérature apocryphe chrétienne.
Dans la première grande partie consacrée à la naissance de Jésus, l’auteur commente des passages de l’Ascension d’Isaïe, des Actes de Pierre et de Simon, du Protévangile de Jacques, des Odes de Salomon, de l’Épître des apôtres, des Questions de Barthélemy, des Actes de Pilate, de l’Évangile du Pseudo-Matthieu, du Livre de la Nativité de Marie. Dans la deuxième grande partie, l’auteur livre les résultats d’une enquête approfondie sur la tradition manuscrite relative aux récits rapportant le transitus (Assomption) de Marie. À la suite d’autres spécialistes, il distingue des familles de documents et se livre à un commentaire développé sur différents essais de regroupements des manuscrits et des documents conservés.
L’un des centres d’intérêt de cette étude est la thèse de l’ancienneté de certaines traditions rapportées dans les apocryphes. À propos de la naissance de Jésus et du rôle de Marie, l’auteur estime que certains éléments sont antérieurs à ce que l’on trouve dans les Évangiles de l’enfance de Matthieu et de Luc. Un autre centre d’intérêt est constitué par les considérations sur la nécessité d’une interprétation qui prenne en compte les différences théologiques entre les divers écrits : la variété des représentations rend toute synthèse extrêmement délicate. Un centre d’intérêt non négligeable est celui de l’évolution significative de la mariologie dans l’Église primitive : si le statut de Marie n’est guère un statut de premier plan dans les écrits canoniques, il gagne progressivement en importance dans la théologie de l’ère patristique, notamment en ce qui concerne le thème de la naissance virginale de Jésus et celui de sa pleine humanité, du fait qu’il est vraiment homme en tant que né de la Vierge Marie : à titre d’exemple, on peut citer le Symbole de Nicée-Constantinople et les définitions des conciles d’Éphèse et de Chalcédoine.
Sachons gré à Enrico Norelli de nous avoir livré le fruit de ses patientes recherches. Certes, il ne s’engage pas dans la discussion théologique, sa démarche étant celle de l’historien. Mais il nous fournit des éléments d’information stimulants pour la réflexion.

OUVERTURE DU SYNODE : HOMÉLIE DE BENOÎT XVI, 7 OCTOBRE 2012

8 octobre, 2012

http://www.zenit.org/article-32073?l=french

OUVERTURE DU SYNODE : HOMÉLIE DE BENOÎT XVI, 7 OCTOBRE 2012

« Invoquons une effusion spéciale de lEsprit Saint »

ROME, dimanche 7 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Invoquons une effusion spéciale de l’Esprit Saint », demande Benoît XVI à tous les catholiques, au moment d’ouvrir le synode pour la nouvelle évangélisation, ce dimanche 7 octobre 2012, place Saint-Pierre : une invitation qui rappelle la prière de Jean XXIII pour « une nouvelle pentecôte » à la veille du concile Vatican II.
Dans son homélie, le pape a aussi évoqué le mariage – à partir des lectures bibliques – et les deux nouveaux docteurs de l’Eglise: Jean d’Avila et Hildegarde de Bingen.
Homélie de Benoît XVI :
Vénérés Frères,
Chers frères et sœurs,
Avec cette concélébration solennelle, nous inaugurons la XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, qui a pour thème : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Ce thème répond à une orientation programmatique pour la vie de l’Église, de tous ses membres, des familles, des communautés, et de ses institutions. Et cette perspective est renforcée par la coïncidence avec le début de l’Année de la foi, qui aura lieu jeudi prochain, 11 octobre, à l’occasion du 50° anniversaire de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II. Je vous adresse ma cordiale et reconnaissante bienvenue à vous, qui êtes venus former cette Assemblée synodale, particulièrement au Secrétaire Général du Synode des Évêques et à ses collaborateurs. J’étends mon salut aux Délégués fraternels des autres Églises et Communautés ecclésiales et à tous ceux qui sont ici présents, en les invitant à accompagner par la prière quotidienne les travaux qui se dérouleront dans les trois prochaines semaines.
Les lectures bibliques qui forment la Liturgie de la Parole de ce dimanche nous offrent deux principaux points de réflexion : le premier sur le mariage, que j’aimerais aborder plus loin ; le second sur Jésus Christ, que je reprends immédiatement. Nous n’avons pas le temps pour commenter le passage de la Lettre aux Hébreux, mais au début de cette Assemblée synodale, nous devons accueillir l’invitation à fixer le regard sur le Seigneur Jésus, « couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort » (He 2, 9). La Parole de Dieu nous place devant le Crucifié glorieux, de sorte que toute notre vie, et particulièrement les travaux de cette Assise synodale, se déroulent en sa présence et dans la lumière de son mystère. L’évangélisation, en tout temps et en tout lieu, a toujours comme point central et d’arrivée Jésus, le Christ, le Fils de Dieu (cf. Mc 1, 1) ; et le Crucifié est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce l’Évangile : signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à la réconciliation. Nous, les premiers, vénérés Frères, gardons le regard du cœur tourné vers Lui et laissons-nous purifier par sa grâce.
Maintenant, je voudrais réfléchir brièvement sur la « nouvelle évangélisation », en la mettant en rapport avec l’évangélisation ordinaire et avec la mission ad gentes. L’Église existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus Christ, ses disciples sont allés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Églises bien organisées avec de nombreux fidèles. À des périodes historiques déterminées, la divine Providence a suscité un dynamisme renouvelé de l’activité évangélisatrice de l’Église. Il suffit de penser à l’évangélisation des peuples anglo-saxons et des peuples slaves, ou à la transmission de l’Évangile sur le continent américain, et ensuite aux époques missionnaires vers les populations de l’Afrique, de l’Asie et de l’Océanie.
Sur cet arrière-plan dynamique, il me plaît aussi de regarder les deux figures lumineuses que je viens de proclamer Docteurs de l’Église : Saint Jean d’Avila et Sainte Hildegarde de Bingen. Dans notre temps, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Église un nouvel élan pour annoncer la Bonne Nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux « branches » spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la missio ad gentes, c’est-à- dire l’annonce de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus Christ et son message de salut ; et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Église, et vivent sans se référer à la pratique chrétienne. L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes, une nouvelle rencontre avec le Seigneur, qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix ; pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale. Évidemment, cette orientation particulière ne doit diminuer ni l’élan missionnaire au sens propre, ni l’activité ordinaire d’évangélisation dans nos communautés chrétiennes. En effet, les trois aspects de l’unique réalité de l’évangélisation se complètent et se fécondent réciproquement.
Le thème du mariage, qui nous est proposé par l’Évangile et la première Lecture, mérite à ce propos une attention spéciale. On peut résumer le message de la Parole de Dieu dans l’expression contenue dans le Livre de la Genèse et reprise par Jésus lui-même : « à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront qu’une seule chair » (Gn 2, 24 ; Mc 10, 7-8). Qu’est-ce que cette Parole nous dit aujourd’hui ?
Il me semble qu’elle nous invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais peut-être pas valorisée pleinement : c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Évangile, une Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir « une seule chair » dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard. Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de saisir toute la vérité de cette affirmation, en contraste avec la douloureuse réalité de beaucoup de mariages qui malheureusement finissent mal. Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Et, comme l’Église l’affirme et en témoigne depuis longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation. Cela se vérifie déjà dans de nombreuses expériences, liées à des communautés et mouvements, mais se réalise aussi de plus en plus dans le tissu des diocèses et des paroisses, comme l’a montré la récente Rencontre Mondiale des Familles.
Une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le Concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de l’appel universel à la sainteté, qui, comme tel, concerne tous les chrétiens (cf. Const. Lumen gentium, nn. 39-42). Les saints sont les vrais protagonistes de l’évangélisation dans toutes ses expressions. Ils sont aussi, d’une manière particulière, les pionniers et les meneurs de la nouvelle évangélisation : par leur intercession et par l’exemple de leur vie, attentive à la créativité de l’Esprit Saint, ils montrent aux personnes indifférentes et même hostiles, la beauté de l’Évangile et de la communion dans le Christ, et ils invitent les croyants tièdes, pour ainsi dire, à vivre dans la joie de la foi, de l’espérance et de la charité, à redécouvrir le « goût » de la Parole de Dieu et des Sacrements, particulièrement du Pain de vie, l’Eucharistie. Les saints et les saintes fleurissent parmi les missionnaires généreux qui annoncent la Bonne Nouvelle aux non-chrétiens, traditionnellement dans les pays de mission et actuellement en tout lieu où vivent des personnes non chrétiennes. La sainteté ne connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques, religieuses. Son langage – celui de l’amour et de la vérité – est compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les rapproche de Jésus Christ, source intarissable de vie nouvelle.
Maintenant, arrêtons-nous un instant pour admirer les deux Saints qui ont été associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Église. Saint Jean d’Avila a vécu au XVI° siècle. Grand connaisseur des Saintes Écritures, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Église.
Importante figure féminine du XII° siècle, Sainte Hildegarde de Bingen a offert sa précieuse contribution pour la croissance de l’Église de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création ; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Église.
Le regard sur l’idéal de la vie chrétienne, exprimé dans l’appel à la sainteté, nous pousse à considérer avec humilité la fragilité de tant de chrétiens, ou plutôt leur péché – personnel et communautaire – qui représente un grand obstacle pour l’évangélisation, et à reconnaître la force de Dieu qui, dans la foi, rencontre la faiblesse humaine. Par conséquent, on ne peut pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition sincère de conversion. Se laisser réconcilier avec Dieu et avec le prochain (cf. 2 Co 5, 20) est la voie royale pour la nouvelle évangélisation. C’est seulement purifiés que les chrétiens peuvent retrouver la fierté légitime de leur dignité d’enfants de Dieu, créés à son image et sauvés par le sang précieux de Jésus Christ, et peuvent expérimenter sa joie afin de la partager avec tous, avec ceux qui sont proches et avec ceux qui sont loin.
Chers frères et sœurs, confions à Dieu les travaux de l’Assise synodale, dans le vif sentiment de la communion des Saints, en invoquant particulièrement l’intercession des grands évangélisateurs, au nombre desquels nous voulons compter le Bienheureux Jean-Paul II, dont le long pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation. Nous nous mettons sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie, Etoile de la nouvelle évangélisation. Avec elle, invoquons une effusion spéciale de l’Esprit Saint ; que d’en-haut il illumine l’Assemblée synodale et la rende fructueuse pour la marche de l’Église.

Texte original en italien, traduction officielle en français

Création de l’homme et de la femme

5 octobre, 2012

Création de l'homme et de la femme dans images sacrée Paradiso

http://www.conmaria.it/Bibbia_illustrata/01genesi/Genesi_Creazione.htm

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