Archive pour février, 2012

NOS FAIBLESSES SONT LA FAIBLESSE DE DIEU

7 février, 2012

http://geraldchaput.homily-service.net/retraites.html

CAUSERIE : NOS FAIBLESSES SONT LA FAIBLESSE DE DIEU

Nous sommes convoqués à la « tente de la rencontre ». Nous sommes convoqués pour humer maintenant le parfum du pardon de Dieu. Humer le parfum d’une vie réconciliée avec la beauté, d’une vie en forme d’Évangile. Nous sommes convoqués à accroître notre union nuptiale avec l’Époux Jésus jusqu’à rétablir entre nous la beauté « en mettant tout en commun, en ne vivant que d’un seul cœur et d’une seule âme », en ne gardant rien pour soi. Nous sommes convoqués selon la belle expression d’un soufi à « mourir avant de mourir pour ressusciter avant la mort. » Voici l’heure de convertir nos vies pour devenir dans nos personnes des « beautés évangéliques. » Voici l’heure de nous métamorphoser en beauté.
Au terme de cette journée, de cette célébration, je ne vous appellerai plus « mes saintetés» mais je vous dirai «salut beauté» tant «ce n’est plus vous qui vivez mais le Christ en vous ». (Galates 2,4)
Oui, il y a en nous de fausses manières de vivre. Oui, il y a en nous des manières de vivre qui ne sont pas Évangile. Oui, il est possible que cette « vie à réaliser », cette vie qui est de « toute beauté », ne soit pas vécue en beauté. Qu’elle ne soit pas « accomplissement ». Nous passons à coté de la vie. Nous vivons souvent nos vies à coté de la beauté. Un rabbin juif disait que Jésus fut le seul homme à ne pas vivre sa vie sur le bord du chemin.
Quand nous voulons posséder Dieu mais désirons aussi tout avoir- « tout royaume divisé devient un désert » (Lc 11,15-26)- ; quand nous vivons nos vies faussement, en entretenant par nos attitudes, nos comportements des « ampoules aux pieds »; quand nous ne sommes plus éveillés « à ce qui est caché aux sages et aux puissants »; quand nous bougonnons tout le temps, nous nous plaignons, lamentons, avons peur, sommes inquiètes; quand nous avons perdu la ferveur des yeux (Lc 6,39-42); quand nous ne savons plus vivre sans inquiétudes « ne vous inquiétez pas» (Lc12,1-7), quand nous avons perdu l’extase d’être uni à Dieu pour privilégier la boursouflure de notre « moi »; quand nous mangeons ce pain sans devenir du bon pain, nous mutilons la beauté. Nous mutilons l’Évangile.
Ce sont là des « ampoules aux pieds », des signes que nous vivons mal nos vies. Ces « ampoules» nous font mal marcher comme si nous avions une petite roche dans nos souliers que nous n’enlevons pas en espérant qu’elle finisse par se déplacer. Cette petite roche affecte nos comportements, nos manières de vivre entre nous.
Pour réussir une vie évangélique, il faut « beaucoup travailler et ne rien négliger»dit Thérèse d’Avila ouvrant les 5ième demeure. Il faut habiter avec nous-même. Négliger en rien d’entrer en nous-même pour placer nos vies au dessus de ce qui nous arrive, au dessus du mal que nous ne voulons pas mais que nous faisons. Que de soucis extérieurs nous avons et qui nous font refuser l’invitation d’entrer dans la salle de Noces, de revêtir ce vêtement de noces, (Lc5, 33-39) de nous voir remettre cet anneau au doigt, signe que nous sommes les épouses bien-aimées de l’Époux.
Quelle est difficile cette naissance qui ouvre à goûter les délices- le mot est sur toutes les lèvres des mystiques- d’une vie réussie, « accomplissement», d’une vie en forme d’Évangile! Nous sommes plus souvent unis, attachés à des choses éphémères. La vraie vie, la vie de toute beauté exige un détachement constant, un exit pour posséder le vrai Trésor.
Je le répète «il ne s’agit pas» pour bien vivre, pour «bien-être», pour nous donner une vie en forme d’Évangile de «faire des choses mais de les laisser s’accomplir en nous» (Etty Hillesum). Une promesse existe : celle d’une vie à réaliser.
Réaliser cette vie inscrite dans nos gènes passe par cette porte étroite qu’est cette « mort délicieuse» « pleine de délices » (Thérèse d’Avila 5ième demeure) à toutes nos préoccupations pour jouir de Dieu. Je vous convie a un beau combat, Paul dirait, «le beau combat de la foi », le combat d’une vie métamorphoser en divin. Il s’est fait humain pour nous diviniser.
J’ajoute avec une grande conviction- et comme j’aimerais que vous la partagiez, la ruminiez longuement – que nous les faibles, nous qui avons mal à devenir Évangile, qui avons peine à dépasser les événements extérieurs, nous sommes la faiblesse de Dieu. Nos faiblesses sont la faiblesse de Dieu. C’est notre véritable grandeur. Nous sommes tellement la faiblesse de Dieu qu’il s’est fait l’un de nous. Noël est la fête de la faiblesse de Dieu.
Il faut nous remettre à croire à autre chose qu’un Dieu qui veut nous humilier en nous rappelant nos fautes et nos échecs lamentables à réussir à bien vivre. Il faut au terme de cette journée nous remettre à croire à ce désir de Dieu de nous voir, par grâce, métamorphoser en icône de sa beauté. La chenille doit mourir pour devenir papillon. Le ver de terre doit mourir pour devenir de la soie. Dieu nous supplie de mourir à ce qui n’est pas Dieu en nous pour devenir «des dieux».
Il nous supplie d’accueillir son pardon. Il est le plus généreux de tous les donateurs de l’Histoire. Par son Incarnation, un «événement perturbation» s’il en est un, Dieu est « venu nous immerger au-delà de nous-même dans son essence divine. »(Ruysbroeck) Désormais «nous vivons sous le signe de la liberté» (Rm)
Il y a un mot qui revient souvent dans la bouche de Jésus- un mot qu’il semble privilégier tant il l’utilise à toutes les occasions- c’est celui d’hypocrite. Oui, il se peut qui nous vivions mal nos vies et que se fasse sentir en nous un besoin de la convertir en « plénitude de vie », en vie de toute beauté.
La ferveur des yeux est l’une des caractéristiques d’une vie en beauté. Jésus avait un sens inégalé du regard. Il a vu clair. La ferveur est yeux est le signe que nous voyons clair sur nous-même, sur notre manière de vivre entre nous l’Évangile, sur notre l’intensité ou pauvreté de notre union à Dieu. Georges Bernanos écrivait : « ce que la voix peut cacher, le regard le livre »
Notre entrée dans cette «vie à réaliser», dans le Royaume passe par une conversion, une rupture avec nos subtils regards d’envie, de jalousie, de jugement, d’impatience sur l’autre. « Il a enlevé la haine de nos regard, dans nos cœurs».
La ferveur du regard nécessité la cessation complète de «lier» les autres de tous les péchés du monde. Ce regard là n’est pas lumineux. Quelles rapidités nous avons pour projeter sur les autres des regards embrouillés par nos propres poutres ? Un regard lumineux nous fait «baisser les yeux» pour écrire non plus sur le sol mais dans les cœurs « personne ne t’a condamné, moi non plus » « Si notre œil ne contemple pas, il ne verra pas » dit un soufi.
La ferveur des yeux se confirme quand nous offrons aux autres la grâce d’un regard qui relève, qui relance. C’est l’autre nom de l’Amour. La ferveur des yeux, premier ministère de Jésus, fait de nous des « lettres écrites de la main de Dieu »(Paul) pour que nos yeux « rendent compte de l’espérance qui est en Lui. (1 Pi3, 8) Il relève. Il ressuscite.
Cette vie, la nôtre, est tellement belle que Jésus l’a adopté pour l’enrichir de sa manière divine de vivre.

CONCLUSION

En conclusion ces mots de Marie de l’Incarnation qui nous disent dans son langage mystique que le sacrement du pardon est une re-création. :
« Je m’en reviens en notre logis, changée en une autre créature, mais si puissamment changée que je ne me reconnaissais plus moi-même. »
Du temps pour entrer en nous-même. Starets Silouane nous dit
« Dieu ne nous donne pas parce que nous méritons, mais parce qu’il est miséricordieux. »

INDICATIONS PASTORALES POUR « L’ANNÉE DE LA FOI »

7 février, 2012

http://www.zenit.org/article-29823?l=french

INDICATIONS PASTORALES POUR « L’ANNÉE DE LA FOI »

A propos de la « Note » de la Doctrine de la Foi

ROME, jeudi 5 janvier 2012 (ZENIT.org) – La congrégation pour la Doctrine de la foi présente sa prochaine « Note » relative à l’Année de la Foi (11 octobre 2012-24 octobre 2013). Elle annonce notamment dans ce communiqué la mise en place d’un « Comité » pour coordonner les initiatives à dimension universelle: il dépendra du Conseil pontifical pour la la promotion de la nouvelle évangélisation. Les initiatives sont aussi encouragées aux différents niveaux des conférences épiscopales, puis des diocèses, et enfin des paroisses, associations, mouvements, etc.
Communiqué sur la
« Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
relative aux indications pastorales de l’Année de la foi »
L’Année de la foi a été annoncée par la Lettre apostolique Porta Fideidu 11 octobre 2011. Elle débutera le 11 octobre prochain, cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile oecuménique Vatican II, et se conclura le 24 octobre 2013, en la solennité du Christ Roi. Comme il l’a annoncé à l’aube de son pontificat, Benoît XVI entend replacer au centre de l’attention ecclésiale la rencontre avec Jésus-Christ, et avec la beauté de la foi qu’il dégage. Consciente des questions dont la foi est sujet, l’Eglise ressent comme tout à fait actuelle la question que le Seigneur se posait: Lorsque le Fils de l’homme reviendra sur terre, y trouvera-t-il encore la foi? (Lc 18, 8). Si la foi n’est pas revitalisée, déclarait le Saint-Père lors des voeux à la Curie Romaine (22 décembre 2011), si elle n’est pas une conviction profonde et une force tirée de la rencontre avec le Christ, aucune réforme ne sera efficace.
A la demande du Saint-Père, en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l’Année de la foi, la Congrégation a rédigé une Note sur les indications pastorales de l’Année de la foi. Constitué près cette même congrégation, ce comité compte le Cardinal William Levada, le Cardinal Francis Arinze, le Cardinal Angelo Bagnasco, le Cardinal Ivan Dias, le Cardinal Francis E. George, le Cardinal Zenon Grocholewski, le Cardinal Marc Ouellet, le Cardinal Mauro Piacenza, le Cardinal Jean-Pierre Ricard, le Cardinal Stanislaw Rylko et le Cardinal Christoph Schönborn, Mgr. Salvatore Fisichella, Mgr. Luis F. Ladaria, Mgr. Mario Del Valle Moronta Rodríguez, Mgr. Gerhard Ludwig Müller et Mgr. Raffaello Martinelli.
Daté de l’Epiphanie et publiée le lendemain, le document comprend une introduction, qui rappelle que l’Année de la foi entend contribuer à raviver chez tous les fidèles l’adhésion au Seigneur et à approfondir la foi. Ainsi pourront-ils être des témoins crédibles du Ressuscité, capable d’indiquer aux autres la porte de la foi.
Le début de l’Année de la foi coïncide avec deux grands évènements de l’histoire de l’Eglise, l’ouverture de Vatican II (11 octobre 1962), concile voulu par le bienheureux Jean XXIII, et le Catéchisme de l’Eglise catholique (11 octobre 1992), voulu par le bienheureux Jean-Paul II.
« A partir de la lumière du Christ, …le Concile Vatican II a voulu approfondir la nature intime de l’Eglise et son rapport avec le monde contemporain… Après le concile, l’Eglise s’est engagée dans la réception et dans l’application de son riche enseignement, en continuité avec toute la tradition, sous la sûre direction du magistère ».
« Pour favoriser une correcte réception du concile, les Souverains Pontifes ont convoqué à plusieurs reprises le Synode des évêques, …en proposant à l’Eglise des orientations claires par le biais d’exhortations apostoliques post-synodales. La prochaine assemblée générale du Synode (octobre 2012) aura pour thème: La nouvelle évangélisation pour transmettre la foi chrétienne ».
« Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI s’est fermement engagé en faveur d’une juste compréhension du concile, repoussant comme erronée ce qu’on appelle « l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture » et promouvant ce qu’il a baptisé « l’herméneutique de la réforme » et du renouveau dans la continuité ».
Le Catéchisme de l’Eglise catholique, « fruit authentique du Concile Vatican II » qui prend place dans un « renouveau dans la continuité », comprend « du neuf et de l’ancien ». Il reprend l’ordre traditionnel de la catéchèse qu’il articule en quatre parties: le Crédo, la liturgie, l’agir chrétien et la prière, tout en l’exprimant de manière à répondre à notre temps.
L’Année de la foi sera une excellente occasion pour étudier et diffuser le contenu de Vatican II et du Catéchisme.
Les indications pastorales de la Note tendent à favoriser « la rencontre avec le Christ grâce à de vrais témoins de la foi, comme une meilleure connaissance des contenus de la foi ». Celles ci n’entendent pas exclure d’autres propositions que l’Esprit pourrait susciter de par le monde parmi pasteurs et fidèles. Etant donné que ses compétences ne se limitent pas à la défense de la doctrine authentique et à la correction des erreurs, la Congrégation pour la doctrine de la foi apportera son soutien à tout ce qui favorise la vérité de la foi (Pastor Bonus, nn. 48-51).
Les propositions de la Note s’articulent en quatre parties: 1) Eglise universelle; 2) Conférences épiscopales; 3) Diocèses; 4) Paroisses, Communautés, Associations et Mouvements, dont voici quelques exemples.
Parallèlement à l’ouverture solennelle de l’Année de la foi et aux autres manifestations présidées par le Pape, tels le Synode des évêques de 2012 ou la JMJ de 2013, on suggère des initiatives oecuméniques destinées à favoriser le rétablissement de l’unité des chrétiens. Ainsi, une cérémonie oecuménique solennelle réaffirmera la foi dans le Christ de tous les baptisés.
Les conférences épiscopales sont encouragées à améliorer la qualité de la formation catéchistique universelle comme celle des catéchismes et manuels locaux, afin qu’ils soient parfaitement conformes au Catéchisme de l’Eglise catholique. La même attention sera portée à l’utilisation des techniques de la communication et de l’expression artistique: émissions de radio et télévision, films et publications sur la foi et son contenu, sur la valeur ecclésiale de Vatican II, y compris pour le grand public.
Au niveau diocésain ensuite, cette année particulière devra être une occasion de faire dialoguer positivement foi et raison, par le biais de congrès ou de journées d’étude, notamment près les universités catholiques. Mais aussi d’organiser des cérémonies pénitentielles, qui insisteront tout particulièrement sur les péchés contre la foi.
Enfin, dans les diverses structures base de la communauté ecclésiale, on insistera sur la célébration de la foi dans la liturgie, tout particulièrement dans l’Eucharistie car, « dans l’Eucharistie, mystère de la foi et source de la nouvelle évangélisation, c’est la foi de l’Eglise qui est proclamée, célébrée et fortifiée ». De toutes ces initiatives doivent naître, croître et dépendre toutes les autres propositions, en particulier celles des nouvelles communautés et mouvements ecclésiaux.
Un Secrétariat pour l’Année de la foisera institué près le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, qui coordonnera les initiatives des dicastères romains comme celle de dimension ecclésiale universelle. En mesure de proposer des initiatives pour l’Année, il disposera d’un site internet spécifique destiné à fournir toutes les informations sur son déroulement.
Les indications pastorales de la Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent inviter tous les fidèles à s’engager dans l’Année de la foi, afin de « partager ce que le chrétien a de plus cher, le Christ Jésus, rédempteur de l’homme, roi de l’univers, principe et finalité de la foi ».

ST Paul Miki and Companios, Japan

6 février, 2012

 ST Paul Miki and Companios, Japan dans images sacrée StPaulMikiAndCompanionsJapan

http://www.catholic-thoughts.info/saints/Febsaints.htm

Uniquement pour l’amour (Traduction Google)

6 février, 2012

http://www.stpauls.it/madre/1003md/1003md01.htm

MARIANO DE LA MENSUELLE EN LIGNE: LA MÈRE DE DIEU

Éditorial Mars 3, 2010

de MADI DRELLO

(Traduction Google)

Uniquement pour l’amour

«L’homme juste qui vit par la foi est semblable à une vigne chargée de raisins: étend autour de lui le parfum de ses vertus et l’abondance de ses œuvres. » C’est ainsi que le Curé d’Ars, en pensant aux innombrables personnes dans la vie sainte de l’Église, mais cette définition semble particulièrement adaptée pour Saint-Joseph, homme de Dieu qui était en mesure de répondre avec générosité à l’Ange du Seigneur.

Le calme. Peut-être qu’il a raison dans le silence, l’obscurité, sa grandeur, ce qui suggère un arbre en hiver, apparemment sec et aride, mais intérieurement vivante et active dans la préparation des fruits de l’été. Jean-Paul II, comme il a souligné sa capacité contemplative: « ., Mais vous permettra de découvrir dans ses actions, enseveli dans le silence, une aura de contemplation profonde » « Les Evangiles parlent exclusivement de ce que Joseph » a fait

Et c’est précisément l’absence de mots qui vient un « éloquence », qui le met en contact avec son Seigneur et lui permettant d’agir comme vous l’indiquez. Bien sûr, cela est une ordonnance qui vient, le mystère, mais ce qui est plus grand que sa façon à ce que soutient et est liée à celle de Marie, sa fiancée!

Le rêveur. Quatre fois Dieu lui parle dans les rêves et Joseph, le rêveur, même si choqué et hésitant, ne demande pas d’explications, peut reconnaître les mots qui viennent d’en haut, les accepte et que vous commencez avec détermination sur le chemin que le Seigneur a toujours été chemin pour lui, peut-être pas au courant de combien il était important d’être sa disponibilité dans l’histoire du salut. Est tout simplement en harmonie avec le Tout-Puissant, qui a conduit son peuple vers la Terre promise; s’insérer dans les rêves de Dieu, parce qu’il a appris dans sa vie de Juif pieux pour ne pas craindre les grandes choses qui peuvent arriver à plus petite. Rêver seul peut être une illusion, mais rêver en compagnie de l’Eternel est le commencement d’une réalité extraordinaire.

Le père. « Il a été choisi par le Père comme un gardien fidèle de la nutrition et de ses plus grands trésors, son fils et son épouse, et de réaliser cette tâche avec la plus grande diligence. » Saint Bernardin de Sienne est d’indiquer l’élection spéciale de Joseph, ajoutant qu’en effet, Dieu a accordé tous les dons nécessaires à sa mission. Il est sans doute la présence de Dieu en lui, mais cette force intérieure ne limite pas la taille d’un homme qui a su vaincre la peur, de plus en vrai père de Jésus, même si elle est un parent. Fondamentalement Joseph a choisi l’amour au lieu de la production, accomplissant ainsi la promesse ancienne.

Le droit. Joseph est un jeune homme au cœur pur et un grand amour, mais c’est aussi un homme courageux qui risque d’être humiliés publiquement, et pourtant qui prend les décisions qu’il estime juste, après tout, en dépit de ne pas comprendre, repose sur une impulsion avec le Mystère. En lui, la conscience de Juif selon la loi entre en conflit avec le plus profond de la justice, y compris celle de la bonté, de la foi mûre, la vraie charité. Dans son histoire est confirmé par les mots de Simone Weil: «La vie du croyant en lui, c’est compréhensible que si il ya quelque chose d’incompréhensible. »

Madi Drello

MESSAGE DE MGR GARNIER À LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

6 février, 2012

http://www.zenit.org/article-30079?l=french

MESSAGE DE MGR GARNIER À LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

« Nous avons beaucoup à recevoir de votre expérience missionnaire »

ROME, lundi 6 février 2012 (ZENIT.org) – « Nous avons beaucoup à recevoir de votre expérience missionnaire », déclare Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai, président de la Commission épiscopale de la Mission Universelle. Il s’est adressé à l’Assemblée constitutive de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire).
Les 200 évêques africains se sont en effet réunis du 23 au 29 janvier 2012, pour fonder une unique conférence épiscopale pour l’Afrique de l’Ouest. Un texte publéi par la conférence épiscopale française (http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/message-de-mgr-garnier-a-la-conference-episcopale-regionale-de-l-afrique-de-l-ouest-13544.html).
Notre mission commune
La mission de toute l’Église, où qu’elle soit, est de faire connaître Jésus le Christ, de le faire aimer et de tout faire pour le suivre. Tout simplement parce qu’en lui, chacun peut découvrir toute la beauté d’un Dieu enfin aimable et toute la beauté d’un homme enfin réussi. Cela est vrai depuis toujours et pour toujours. Cela est à découvrir comme on découvre un trésor, quelque soit sa culture, son histoire, ses fragilités et les groupes auxquels il appartient. La mission est claire, elle est de dévoiler le Christ. En France, vous le savez, nous sommes devant les faits massifs de la déchristianisation et de la sécularisation. Nous avons à vivre cette épreuve comme le temps que le Seigneur nous donne pour revenir tout simplement à sa Parole. De très nombreux diocèses de France proposent au plus grand nombre des baptisés des méthodes très simples pour redécouvrir et goûter la Bonne Nouvelle qu’est le Nouveau Testament. Je trouve que ce retour au cœur du cœur de la foi est l’accent le plus nouveau de la mission chez nous.
Nous avons beaucoup à recevoir de votre expérience missionnaire
Notre grand défi est celui de rendre plus missionnaires toutes les communautés de baptisés avec désormais un très petit nombre de prêtres. Pour cela, nous avons tout intérêt à regarder comment se vit la mission dans les pays où les prêtres sont encore beaucoup moins nombreux que chez nous et au service d’espaces géographiques infiniment plus grands et plus inaccessibles que les nôtres. Nous avons beaucoup à recevoir de vos expériences missionnaires, ici, en Afrique. Je prends deux exemples vécus récemment.
Le premier : j’ai rencontré dans la grande banlieue de Kinshasa, dans des quartiers de misère, des CEVB (Communautés Ecclésiales Vivantes de Base) : on m’en avait parlé et j’étais curieux de voir ce qu’elles vivaient. Dans chacune d’entre elles, quelques hommes et quelques femmes, des baptisés tout simples, la plupart du temps sans prêtre proche, savent prier, lire l’Évangile et en vivre très concrètement : en aidant financièrement de leurs maigres ressources les veuves, les jeunes filles abandonnées, les enfants mis à la porte des écoles parce que plus personne ne paie pour eux « l’écolage », je les ai vus s’occuper des enfants des rues, des filles en particulier qu’il faut loger la nuit pour les protéger ; en ouvrant une boulangerie financée au départ par le Secours Catholique et le CCFD : elle fait vivre une trentaine de femmes ; je les ai vus lutter contre les chauffeurs de taxi qui avaient, sans prévenir, doublé le prix de leurs courses ; je les ai vus aider financièrement une femme qui venait de perdre son mari, elle n’avait que le bois de la porte de sa maison pour commencer la fabrication du cercueil ; j’ai vu de mes yeux vu à quel point des hommes et des femmes tout simples qui prient savent prouver leur foi au Christ par leur charité effective.
Le second : un récent voyage aux frontières du Niger, au Burkina Faso, m’a fait découvrir la vie d’un prêtre africain ami. Sa paroisse fait une bonne soixantaine de kilomètres de long sur trente de large sans route goudronnée. Il n’a qu’une petite moto de rien du tout pour se déplacer. Dans un certain nombre de communautés, une bonne soixantaine, il ne peut passer que quelques fois par an. Or, ces communautés vivent, elles lisent l’Évangile ! Elles prient ! Elles apprennent à vivre selon l’Esprit du Christ sans la présence habituelle du prêtre. Et ces communautés annoncent l’Évangile : elles accompagnent de très nombreux catéchumènes (dans cette paroisse, il y en a plus de 600). Elles enterrent évidemment leurs morts, elles savent préparer au baptême et au mariage. Et lorsque le prêtre passe, j’ai vu la joie de l’accueillir ! Il n’avait plus qu’à vivre la mission qui est la sienne depuis son ordination : celle d’annoncer la Parole de Dieu en vérifiant qu’on ne lui fait pas dire n’importe quoi, celle de guider la communauté, celle de réconcilier ceux et celles qui se sont désunis, celle d’ouvrir le groupe à la mission pour qu’il ne s’enferme pas sur lui-même ; le catéchiste et le responsable de la communauté, le premier nommé par l’évêque et le second reconnu par lui, vont savoir le guider et lui dire où célébrer l’Eucharistie, où célébrer le pardon, où réunir ceux qui ont à se réconcilier, où rencontrer les catéchumènes, où assurer une catéchèse… Je crois vraiment que vous avez beaucoup à nous apprendre pour nous aider à relever le défi qui est le nôtre. Bien sûr, nous ne négligeons pas l’appel aux vocations sacerdotales. Bien sûr, nous nous réjouissons chaque fois qu’un jeune ou un moins jeune accepte de suivre le Christ à la manière des apôtres. Bien sûr aussi, nous savons bien que les conditions de vie ne sont pas les mêmes en Afrique qu’en France, que nous ne venons pas de la même histoire, que les moyens de communication sont infiniment plus faciles, mais notre défi demeure : les baptisés, chez nous de plus en plus comme chez vous dès aujourd’hui, doivent devenir au plus près de tous les responsables habituels de Jésus, de l’Évangile et de l’Église, dans les plus petites communautés, qu’elles soient géographiques ou non ; et les pasteurs aussi peu nombreux soient-ils, doivent consentir à passer de communauté en communauté pour en être, au nom de Jésus et de leur ordination, les entraîneurs et s’il le faut les arbitres.
A l’heure où près de 800 prêtres venus d’Afrique et de Madagascar sont en France
A l’heure actuelle, il y a près de 1500 prêtres et près de 4000 religieuses venus d’ailleurs qui sont insérés de multiples façons dans les différents diocèses de France. Parmi eux, 800 prêtres viennent de l’Afrique francophone et de Madagascar. La formation et l’accueil de ces prêtres et de ces religieuses nous mobilisent. Les sessions du « premier accueil » (dite « welcome »), imaginées et réalisées par les Pères Pierre-Yves Pecqueux et Jean Forgeat, que nombre d’entre vous connaissent, leur sont offertes et sont de mieux en mieux suivies. Pour la plupart des prêtres et des religieuses venus d’Afrique et de Madagascar, il y a un vrai choc culturel durant les premiers mois de leur présence parmi nous. Il n’est pas si facile de s’habituer au langage et au climat. Il n’est pas si facile d’apprendre à gérer le temps à la manière occidentale et d’accepter les contraintes de l’agenda. Il y a l’épreuve de voir très peu de jeunes aux messes dominicales. Nous voulons, nous vous l’assurons, soigner leur premier accueil. Avec eux, nous voulons vivre un échange aussi véritable que fécond entre Églises, une véritable expérience d’Église Universelle.
Si j’avais un seul appel à vous adresser de la part des évêques de France, ce serait celui-ci : qu’avant chaque envoi d’un prêtre, il y ait un véritable échange entre évêques sur les raisons de la mission et sur sa durée. Des prêtres se proposent à nous d’eux-mêmes, apparemment sans vous : nous ne voulons pas et ne pouvons pas donner suite à leur demande, sans que la demande vienne clairement de vous. Par ailleurs, ils nous disent assez souvent vouloir venir en paroisse pour une « année sabbatique ». Il nous semble alors qu’un véritable contrat Fidei Donum de trois ans, moyennant un discernement commun et positif au bout d’un an, est préférable pour tout le monde. Lorsque la mission confiée et sa durée sont claires, l’échange est toujours fécond et pour nous et pour vous.
L’Église de France a publié l’Exhortation Apostolique « Africae Munus » !
En France, nous avons reçu avec attention l’Exhortation Apostolique « Africae Munus » que vous a donnée le Saint-Père à Cotonou le 19 novembre dernier lors de son voyage au Bénin.
Avec l’Église en France, nous avons choisi de l’éditer et nous sommes heureux de l’avoir fait. A l’heure où tant de relations se multiplient entre nous, à l’heure où nous avons tant à recevoir les uns des autres, il nous est bon de recevoir avec vous la mission que le Saint Père vous confie, celle « de servir la réconciliation, la justice et la paix ».
Le Saint-Père nous y rappelle les cicatrices qui vous ont marqués, celles de l’esclavage et de la colonisation. Les blessures dont vous souffrez encore : les luttes ethniques fratricides et les corruptions de toutes sortes. Il fait la liste des pandémies que vous affrontez : le paludisme, le sida et la tuberculose, pour ne citer qu’elles. Le Saint-Père note toutefois que l’Afrique garde cette étonnante joie de vivre que nous vous envions quand nous voyons la tristesse et l’inquiétude répandues si largement dans la France d’aujourd’hui. Quand il appelle toutes vos Églises à donner le signe d’ »une vraie fraternité et d’une réconciliation enfin réussies », quand il vous dit « L’unique médecin de ces blessures, c’est Jésus », quand il vous appelle à « suivre sans concession les pas de Jésus-Christ, à rechercher Dieu, Amour éternel et Vérité absolue », les appels qu’il vous lance, il nous les lance aussi. Cette exhortation qui vous est adressée, elle nous touche, nous aussi.
On nous demande souvent si nous sommes optimistes quant à l’avenir de l’Église en France ?
Vous savez que l’optimisme et le pessimisme ne sont pas des vertus chrétiennes. La seule vertu est l’Espérance, laquelle les premiers chrétiens dessinaient comme une ancre marine. Nous sommes ancrés sur le Christ, nous n’avons rien à craindre de l’avenir de la mission où qu’elle se vive et quelles que soient les épreuves à traverser. J’aime beaucoup le texte de Sœur Odette Prévost, Petite Sœur du Sacré Cœur du Père de Foucauld tuée en Algérie le 25 novembre 1995 : dans sa poche on a trouvé un papier et sur le papier ces quelques mots magnifiques :

« Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu la charges des regrets d’hier
ou de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède et tu perds pieds.
Le passé, Dieu le pardonne
L’avenir, Dieu le donne
Vis le jour d’aujourd’hui » !

Mgr François Garnier
Archevêque de Cambrai

Président de la CEMUE ( Commission Episcopale de la Mission Universelle)

ANGELUS: DANS LA DOULEUR, JOB SE TOURNE VERS DIEU

6 février, 2012

http://www.zenit.org/article-30076?l=french

DANS LA DOULEUR, JOB SE TOURNE VERS DIEU

Paroles de Benoît XVI après l’angélus

ROME, dimanche 5 février 2012 (ZENIT.org) – « Dans la douleur, Job se tourne vers Dieu», a fait observer Benoît XVI après la prière de l’angélus, ce dimanche 5 février.
Aux francophones venus prier l’angélus avec lui et tous ceux qui suivent ce rendez-vous hebdomadaire place Saint-Pierre, à la télévision et à la radio, le pape a rappelé la célébration samedi prochain, 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes et Journée mondiale du malade.
« Dans la première lecture de ce dimanche nous voyons que Job a expérimenté dans sa chair la souffrance », a-t-il dit. Mais bien que « vivant dans la douleur et l’abandon des siens et de ses amis », a-t-il relevé, « il ne se révolte pas », « il se tourne vers Dieu ».
Rappelant que Jésus lui aussi, « face à sa propre souffrance et à celle des hommes, se plonge dans la prière », Benoît XVIa demandé de prier pour que Notre-Dame de Lourdes et Sainte Bernadette nous aident à découvrir que « le véritable bonheur n’existe qu’en Dieu ».
A l’occasion de la XXe Journée mondiale du malade, le pape a adressé un message spécial, comme chaque année, aux malades du monde entier et à ceux qui leurs sont proches, sur le thème des « sacrements de la guérison » : les sacrements de la Pénitence et de la réconciliation, le sacrement de l’Onction des malades, et l’Eucharistie (cf. Zenit du 26 janvier 2012, http://www.zenit.org/article-29994?l=french).
Ce message a pour thème : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19).?« Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades », écrit Benoît XVI à propos de l’onction des malades.
Le pape y évoque aussi le lien entre la Journée mondiale du malade et l’Année de la foi. A ce propos, Mgr Jean-Marie Mupendawatu annonce à Zenit que son dicastère va promouvoir pour l’Année de la foi des moments d’adoration eucharistique, avec la présence des reliques de saint Pio de Pietrelcina, fondateur de cet hôpital ultra-moderne qu’est « La maison du soulagement de la souffrance », à San Giovanni Rotondo, et du bienheureux Jean-Paul II, pour favoriser aussi la connaissance de son message aux malades et sur le sens que le baptisé peut donner à sa souffrance, car il a le pouvoir de transformer ce mal en amour.??
Un pèlerinage en Terre Sainte est également en projet pour l’Année de la Foi, pour le personnel médical, pour fortifier la foi au contact des lieux où le Christ a vécu, précise Mgr Mupendawatu.
??Dans ce message, Benoît XVI a également des paroles pour les familles et le personnel médical, les bénévoles qui visitent les malades : « À tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé, comme aussi aux familles qui voient dans leurs proches le visage souffrant du Seigneur Jésus, je renouvelle mes remerciements et ceux de l’Église parce que par leur compétence professionnelle et dans le silence, souvent sans même mentionner le nom du Christ, ils Le manifestent concrètement ».

Jesus heals the mother-in-law of Simon

4 février, 2012

Jesus heals the mother-in-law of Simon dans images sacrée Mt8.14

http://www.biblicalartist.net/originaloils.html

 

Prière à l’Amour par François LUGAN

4 février, 2012

http://prierecatholique.free.fr/fiches/8prieresdiverses-2.html

Prière à l’Amour par François LUGAN

L’Amour croit tout ;
L’Amour espère tout ;
L’Amour c’est la véritable liberté, la liberté totale ;
L’Amour c’est la charité : l’Amour de Dieu et l’Amour du prochain ;
L’Amour c’est préférer la Volonté de Dieu à notre Volonté ;
L’Amour veux dire se nourrir tous les jours de la Parole de Dieu et de son Corps dans l’Eucharistie vécu et adoré ;
L’Amour signifie retrouver Dieu dans le silence de son cœur ;
L’Amour consiste à donner chaque jour gratuitement du temps à Dieu dans la prière pour qu’il m’avise et que je l’avise selon les mots du paysan au saint curé d’Ars ;
L’Amour nous permet de vivre du silence intérieur pour écouter Dieu ;
L’Amour nous donne la force de faire passer Dieu au premier rang dans notre vie ;
L’Amour nous aide à préparer notre Vie Eternelle c’est à dire à devenir une personne toute remplie d’Amour comme Dieu le désire ;
L’Amour nous aide à remercier Dieu pour tout ce qui nous arrive dans nos vies : le bien comme le mal selon l’expression de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité ;
L’Amour c’est rendre gloire à Dieu pour toutes les merveilles qu’Il fait dans nos vies et spécialement pour sa création : l’univers dans lequel nous vivons ;
L’Amour nous aide à lutter contre les concupiscences, les convoitises de ce monde c’est à dire à lutter contre la jouissance des biens terrestres particulièrement des plaisirs sensuels (voir la première épître de saint Jean au chapitre 2) ;
L’Amour consiste à savoir demander quotidiennement pardon à Dieu pour nos péchés et régulièrement dans le sacrement de la réconciliation, la confession et en même temps à être miséricordieux ;
L’Amour c’est intercéder pour notre prochain, pour et avec les saints ;
L’Amour nous fait vivre avec notre ange gardien et notre saint patron ;
L’Amour c’est le Saint-Esprit et la Vierge Marie : deux personnes toutes remplies d’Amour, qui ne sont qu’Amour.

Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire – 05/02/2012

4 février, 2012

http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/

Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire – 05/02/2012

Une journée de Jésus

Textes bibliques : Lire

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=05/02/2012

Cet évangile nous propose de suivre Jésus toute une journée jusqu’à l’aube le lendemain matin. C’est un jour de Sabbat c’est-à-dire la samedi, jour consacré au Seigneur. Jésus rejoint les fidèles à la synagogue. Il y vient pour prier et enseigner. Et le lendemain, bien avant l’aube, il se retire dans un endroit désert pour prier. A travers ce choix, c’est une leçon qu’il nous donne. Il voudrait nous apprendre à toujours commencer toutes nos journées par un temps de prière. C’est absolument indispensable si nous voulons qu’elles soient vraiment ajustées à l’amour du Père.
La journée de Jésus continue par une visite chez Simon. Or la belle-mère de ce dernier est malade. Jésus la prend par la main et la fait lever. C’est l’image de ce qu’il veut faire pour chacun de nous lorsque nous sommes paralysés par la fièvre du péché. Il est proche de nous par son Incarnation. Il reste présent tous les jours par ses sacrements. Il nous nourrit de sa Parole et de son Eucharistie. C’est ainsi qu’il continue à nous prendre par la main. En ce jour, nous lui demandons qu’il nous donne de garder notre main dans la sienne et de nous laisser guérir par lui. Il veut nous remettre debout pour que, nous aussi, nous puissions servir. C’est cela qu’il réalise par le ministère de son Église.
Lorsque la chose vient à se savoir, de nombreux malades et possédés sont amenés à Jésus. Saint Marc nous dit que « la ville entière se presse à sa porte ». Avec une attention infatigable, Jésus se met au service de ces malades et de ces possédés. Il les guérit de leur mal. Le même Jésus se fait proche de toutes les détresses qui accablent notre monde d’aujourd’hui. Des hommes, des femmes et des enfants sont douloureusement éprouvés par la maladie et la souffrance. Beaucoup s’interrogent : Pourquoi moi ? La question n’est pas nouvelle. Bien avant Jésus, la première lecture nous raconte la situation de Job. C’est le cri douloureux d’un homme cruellement éprouvé qui n’attend plus rien de la vie. Mais si nous lisons le livre de Job jusqu’au bout, nous voyons que finalement sa révolte n’aura pas le dernier mot. Malgré tout ce mal qui l’accable, il garde sa confiance en Dieu jusqu’au bout.
C’est vrai que la prière de Job commence par un cri de révolte. Mais à la fin, cette plainte se fait prière. Job entre progressivement dans une autre manière de voir. Cette prière l’a aidé à s’ajuster à Dieu. Il nous arrive d’entendre des personnes qui disent : « Je suis tellement fatigué que je n’arrive plus à prier. » Job nous apprend que lorsque tout va mal, nous pouvons toujours CRIER vers le Seigneur. C’est ce que nous montre le psaume 129 : « Des profondeurs je crie vers toi Seigneur… que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière. » De nombreux textes d’Évangile nous montrent que Jésus est saisi de pitié devant toutes les souffrances qu’il rencontre. Lui-même nous adresse un appel à être solidaire de celui qui souffre. Il veut nous apprendre à ouvrir notre cœur au monde entier.
Voilà donc une journée de Jésus. C’est une journée épuisante qui s’est poursuivie tard dans la nuit. Le Christ aurait pu profiter de son succès. Au lieu de cela, il se retire dans un lieu désert pour prier. Les gens cherchent un guérisseur. Mais Dieu fait homme nous révèle qu’il est venu pour annoncer la bonne nouvelle. Il est urgent qu’elle soit proclamée à tous les désespérés du monde. Jésus se présente comme le bon berger qui part à la recherche de la brebis perdue. Son grand désir c’est de rassembler tous les hommes dans son Royaume. Nous chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cet amour passionné de Dieu qui veut sauver tous les hommes. C’est notre mission et notre responsabilité à tous. Un jour, nous aurons à en rendre compte.
C’est précisément ce que nous rappelle saint Paul dans la seconde lecture : nous ne pouvons pas nous contenter de bénéficier passivement de la bonté de Jésus. Comme lui et à sa suite, nous sommes envoyés vers ceux qui souffrent. Paul était un passionné de l’annonce de l’Évangile. Son seul but, c’était de gagner le plus grand nombre au Christ. Lui-même disait : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile. » Nous n’oublions pas que ce mot signifie « heureuse nouvelle. » Le pape Jean-Paul a souhaité pour notre monde une nouvelle évangélisation. Quand on voit nos paroisses cela peut apparaître comme un défi impossible. Mais ce qui est impossible pour les hommes, est toujours possible pour Dieu.
En ce jour, nous te suivons Seigneur dans ta prière. Nous accueillons pour nous l’annonce de ta bonne nouvelle ; et nous te prions pour qu’elle nous transforme au plus profond de nous-mêmes pour mieux l’annoncer aux autres. Amen

Sources : Revue Signes, Lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoyes), Homélies de l’année liturgique B (Simon Faivre), Vers dimanche

ABATTRE LE MUR DES ÉGOÏSMES NATIONAUX, PAR MARIO MONTI

4 février, 2012

http://www.zenit.org/article-29929?l=french

ABATTRE LE MUR DES ÉGOÏSMES NATIONAUX, PAR MARIO MONTI

Le président du Conseil italien au micro de Radio Vatican

ROME, jeudi 19 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Une expérience profonde et inoubliable » : c’est ainsi que Mario Monti, le président du Conseil italien, a défini sa visite au Vatican, samedi dernier 14 janvier, en rencontrant les media du Saint-Siège. Il invite à « abattre » le mur des égoïsmes nationaux.
« La crise économique, l’importance de l’euro et relations Etat-Eglise » étaient les sujets phares de l’entretien accordé à Radio Vatican et à L’Osservatore Romano par le chef du gouvernement italien, à l’issue de cette visite, dont la situation sociale en Italie et en Europe, constituait le cœur (cf. ZENIT du 15 janvier 2012).
Interrogé par Radio Vatican sur les rapports entre les Etats et l’Eglise, Mario Monti a reconnu qu’ils pouvaient être « un pont », « une percée » pour « abattre » le mur des égoïsmes nationaux et « renforcer » le sens d’une appartenance qui signifie « respect, responsabilité, solidarité ».
« La crise, pour être surmontée sous tous ses graves profils, demande à ce que l’on regarde devant soi avec courage, avec espoir, mais redécouvre aussi ses propres racines », a dit Mario Monti.
Face à la gravité de la crise et à l’attitude de la classe dirigeante italienne et européenne dans leur manière de la gérer aux yeux du grand public, le président du Conseil a insisté sur le « droit des citoyens à demander des conduites transparentes et crédibles », réaffirmant néanmoins que « ce n’est pas en accompagnant les malaises sociaux sur des chemins faciles de fuite que l’on rétablit un ordre raisonnable et un rapport correct entre l’opinion publique et les institutions ».
« L’antipolitique et l’antiparlementarisme causent des dommages qui, avec le temps, peuvent se révéler insidieux », a-t-il déclaré au micro de Radio vatican.
Puis Mario Monti est entré dans le cœur même de la crise et de ses raisons, tirant la sonnette d’alarme face au « risque grave » que l’euro ne se transforme en un facteur de désintégration, de conflit psychologique » si cette crise n’était pas affrontée sous ses vrais aspects et dans un meilleur esprit de « cohésion » entre tous les pays d’Europe.
« Penser que la cause de la crise est l’euro représente non seulement une erreur économique, mais un prétexte ou, pire, une tentative de décharger sur l’Europe des problèmes issus d’autres réalités, qui impliquent d’autres responsabilités et bien d’autres intérêts », a-t-il expliqué.
« L’euro reste un outil qui a une incidence extraordinaire sur la vie des personnes, mais il n’est pas la fin de l’action communautaire, qui reste le bien commun », a-t-il ajouté. « La crise se surmonte en élevant ‘le drapeau des valeurs’ au-dessus des intérêts mêmes de la monnaie et en reconnaissant que la monnaie, à son tour, n’est certes pas un fait technique ».
Le président Monti rappelle à ce propos que l’euro, pour naître, a eu besoin d’une « série d’engagements » qui l’accompagnent pour une gestion responsable des budgets publics, et qu’en ce sens-là, il a incité aussi tous les pays, qui ont voulu y adhérer, à « mieux respecter » les valeurs éthiques fondamentales, comme celle de « l’équité entre les générations ».
Après avoir réaffirmé l’importance que « citoyens et institutions » fassent preuve d’une « union solide » face à la crise actuelle, Mario Monti, reprenant les paroles du pape, a déclaré : « Avec les moyens de notre raison nous devons trouver les moyens » d’y arriver.
Concernant la participation des catholiques au renouvellement éthique et culturel de la politique en Italie, le président du Conseil a réaffirmé « la dimension sociale et publique du fait religieux » mais également le caractère « distinctif » qui doit animer la « collaboration réciproque » entre le domaine politique et le domaine religieux.
Cela ne signifie pas « reléguer la foi à une niche intimiste et personnelle », a-t-il expliqué, mais au contraire « réaffirmer son autonomie » par rapport au politique, ne pas faire d’elle un « simple corollaire théorique d’une certaine vision du monde », comme dit le pape, a-t-il précisé, avant de conclure : « Ma rencontre avec le pape a été une expérience profonde et inoubliable ».

Isabelle Cousturié

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