Archive pour janvier, 2012

Une carte ancienne met Jérusalem comme le maillon central…

27 janvier, 2012

Une carte ancienne met Jérusalem comme le maillon central... dans images sacrée Gerusalemme_mappa

Une carte ancienne met Jérusalem comme le maillon central, au confluent de trois pétales, représentant les continents voisins, dans une fleur symbolique. Icône de l’antiquité a toujours été la tragédie et la renaissance d’un conflit dynamique et de solides racines dans le mysticisme et la dureté: c’est en fait son histoire du monde, anciens et contemporains dans le même temps et pour tous les peuples.
Le chemin à travers l’aide d’images historiques et plus récents, traite de certains aspects, reliés entre eux à l’origine de l’époque ottomane de la ville, tel que développé par la période de David, à la romaine à l’époque médiévale, qui caractérise encore le centre de la ville ancienne ville.
Musée juif de Bologne.

(Traduction Google)

http://www.museoebraicobo.it/Didattica_%20Adulti_2011(2)_frame.htm

XXE JOURNÉE MONDIALE DU MALADE : MESSAGE DE BENOÎT XVI

27 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-29987?l=french

XXE JOURNÉE MONDIALE DU MALADE : MESSAGE DE BENOÎT XVI

L’onction des malades, sacrement de la guérison

ROME, jeudi 26 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades », écrit Benoît XVI à propos de l’onction des malades, dans son Message pour la XXe Journée mondiale du Malade qui aura lieu le 11 février 2012. Ce message a pour thème la parole du Christ au malade guéri de la lèpre : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19).
Benoît XVI a en effet consacré son message aux « sacrements de la guérison », le sacrement de la pénitence et de la réconciliation, l’onction des malades, et l’eucharistie. Le pape évoque aussi le lien entre la Journée mondiale du Malade et l’Année de la foi.

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI
À L’OCCASION DE LA XXe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE
(11 FÉVRIER 2012)

« Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19)

Chers frères et sœurs,

À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade, que nous célébrerons le 11 février 2012 prochain, mémoire de Notre-Dame de Lourdes, je souhaite renouveler ma proximité spirituelle à tous les malades qui se trouvent dans des lieux de soins ou sont pris en charge par leurs familles, exprimant à chacun la sollicitude et l’affection de toute l’Église. Dans l’accueil généreux et aimant de chaque vie humaine et en particulier de celle qui est faible et malade, le chrétien exprime un aspect important de son témoignage évangélique, à l’exemple du Christ qui s’est penché sur les souffrances matérielles et spirituelles de l’homme pour le guérir.
1. En cette année qui constitue la préparation immédiate à la Journée Mondiale solennelle du Malade qui sera célébrée en Allemagne le 11 février 2013, et qui s’appuiera sur la figure évangélique emblématique du Bon Samaritain, (cf. Lc 10, 29-37), je voudrais mettre l’accent sur les « sacrements de guérison », c’est-à-dire sur le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et sur l’Onction des malades, qui trouvent leur accomplissement naturel dans la communion eucharistique.
La rencontre de Jésus avec les dix lépreux, racontée dans l’évangile de saint Luc (cf. Lc 17, 11-19), et en particulier les paroles que le Seigneur adresse à l’un d’entre eux : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » (v. 19), aident à prendre conscience de l’importance de la foi pour ceux qui, marqués par la souffrance et la maladie, s’approchent du Seigneur. Dans leur rencontre avec Lui, ils peuvent réellement faire l’expérience que celui qui croit n’est jamais seul ! En effet, Dieu, dans son Fils ne nous abandonne pas à nos angoisses et à nos souffrances, mais Il nous est proche, Il nous aide à les porter et Il désire nous guérir au plus profond de notre cœur (cf. Mc 2, 1-12).
La foi de l’unique lépreux qui – se voyant guéri, plein de surprise et de joie – revient immédiatement à Jésus, à la différence des autres, pour manifester sa reconnaissance, nous permet de percevoir que la santé recouvrée est le signe de quelque chose de plus précieux que la simple guérison physique ; elle est le signe du salut que Dieu nous donne dans le Christ. Ceci s’exprime dans les paroles de Jésus : ta foi t’a sauvé. Celui qui invoque le Seigneur dans la souffrance et la maladie est sûr que Son amour ne l’abandonne jamais, et que l’amour de l’Église, qui prolonge dans le temps Son œuvre de Salut, ne lui manquera jamais. La guérison physique, expression d’un salut plus profond, révèle ainsi l’importance que l’homme a aux yeux du Seigneur, dans la totalité de son âme et de son corps. Du reste, chaque sacrement exprime et réalise la proximité de Dieu lui-même, qui, d’une façon absolument gratuite, « nous touche au moyen des réalités matérielles…, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et Lui-même » (Homélie, Messe chrismale, 1er avril 2010). « L’unité entre création et rédemption est ainsi rendue visible. Les sacrements sont l’expression du caractère corporel de notre foi, qui embrasse la personne tout entière dans son corps et dans son âme » (Homélie, Messe chrismale, 21 avril 2011).
La tâche principale de l’Église est certainement l’annonce du Royaume de Dieu, « mais cette annonce doit elle-même constituer un processus de guérison « …panser les cœurs meurtris » (Is 61,1) » (ibid), selon la charge que Jésus a confiée à ses disciples (cf. Lc 9, 1-2 ; Mt 10, 1.5-14 ; Mc 6, 7-13). Le lien entre la santé physique et la guérison des blessures de l’âme nous aide donc à mieux comprendre « les sacrements de guérison ».
2. Le sacrement de la Pénitence a souvent été au centre de la réflexion des Pasteurs de l’Église, en particulier du fait de sa grande importance sur le chemin de la vie chrétienne, puisque « toute l’efficacité de la Pénitence consiste à nous rétablir dans la grâce de Dieu et à nous unir à Lui dans une souveraine amitié » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1468). L’Église, en continuant de proclamer le message de pardon et de réconciliation de Jésus, ne cesse jamais d’inviter l’humanité tout entière à se convertir et à croire à l’Évangile. Elle fait sien l’appel de l’apôtre Paul : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Durant sa vie, Jésus annonce et rend présente la miséricorde du Père. Il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver, pour donner de l’espérance même dans les ténèbres les plus profondes de la souffrance et du péché, pour donner la vie éternelle ; ainsi dans le sacrement de la Pénitence, dans « le remède de la confession », l’expérience du péché ne dégénère pas en désespoir mais rencontre l’Amour qui pardonne et transforme (cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique postsynodale Reconciliatio et Paenitentia, n°31).
Dieu, « riche en miséricorde » (Ep 2,4), comme le père de la parabole évangélique (cf. Lc 15, 11-32) ne ferme son cœur à aucun de ses fils, mais Il les attend, les recherche, les rejoint là où le refus de la communion emprisonne dans l’isolement et la division, Il les appelle à se rassembler autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation. Le temps de la souffrance, dans lequel pourrait surgir la tentation de s’abandonner au découragement et au désespoir, peut alors se transformer en temps de grâce pour rentrer en soi-même, et comme le fils prodigue de la parabole, pour réfléchir à sa vie, en y reconnaissant des erreurs et des échecs, pour éprouver la nostalgie de l’étreinte du Père, et reprendre le chemin vers sa maison. Lui, dans son grand amour, veille toujours et partout sur nos vies et nous attend pour offrir à chacun des enfants qui reviennent à Lui le don de la pleine réconciliation et de la joie.
3. La lecture des Évangiles fait clairement apparaître que Jésus a toujours manifesté une attention particulière aux malades. Il n’a pas seulement envoyé ses disciples soigner leurs blessures (cf. Mt 10,8 ; Lc 9,2 ; 10,9), mais il a aussi institué pour eux un sacrement spécifique : l’Onction des malades. La lettre de Jacques atteste la présence de ce geste sacramentel dès la première communauté chrétienne (cf. 5, 14-16) : dans l’Onction des malades, accompagnée de la prière des Anciens, l’Église tout entière confie les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’Il allège leurs peines et les sauve ; plus encore, elle les exhorte à s’unir spirituellement à la passion et à la mort du Christ, afin de contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu.
Ce sacrement nous amène à contempler le double mystère du Mont-des-Oliviers, où Jésus s’est trouvé dramatiquement confronté à la voie que lui indiquait le Père, celle de la Passion, de l’acte suprême d’amour, et l’a accueillie. Dans cette heure d’épreuve, Il est le médiateur, « en portant en lui-même, assumant en lui la souffrance et la passion du monde, la transformant en cri vers Dieu, la portant devant les yeux et entre les mains de Dieu, et la portant ainsi réellement au moment de la Rédemption » (Lectio Divina, Rencontre avec le clergé de Rome, 18 février 2010). Mais « le Jardin des Oliviers est aussi le lieu d’où Il est monté vers le Père ; c’est donc le lieu de la Rédemption… Ce double mystère du Mont-des-Oliviers est aussi sans cesse « actif » dans l’huile sacramentelle de l’Église… signe de la bonté de Dieu qui nous rejoint » (Homélie, Messe Chrismale, 1er avril 2010). Dans l’Onction des malades, la matière sacramentelle de l’huile nous est offerte, pourrait-on dire, « comme un remède de Dieu… qui à ce moment nous assure de sa bonté, nous offre force et consolation, mais qui, en même temps, au-delà du temps de la maladie, nous renvoie à la guérison définitive, à la résurrection (cf Jc 5,14) » (ibid).
Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades. Puisque l’Onction des Malades valorise le contenu des prières liturgiques adaptées aux diverses situations humaines liées à la maladie, et pas seulement à la fin de la vie, elle ne doit pas être considérée comme un « sacrement mineur » par rapport aux autres. L’attention – et le soin pastoral – des malades si elle est, d’une part, le signe de la tendresse de Dieu pour celui qui souffre, constitue également, d’autre part, un bien spirituel pour les prêtres et la communauté chrétienne tout entière, prenant conscience que ce qui est fait au plus petit est fait à Jésus lui-même (cf Mt 25,40).
4. À propos des « sacrements de guérison », saint Augustin affirme : « Dieu guérit toutes tes maladies. N’aie donc pas peur : toutes tes maladies seront guéries… tu dois seulement Lui permettre de te soigner et tu ne dois pas repousser ses mains » (Exposé sur le Psaume 102, 5 : PL 36, 1319-1320). Il s’agit d’instruments précieux de la grâce de Dieu qui aident le malade à se conformer toujours plus pleinement au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. En soulignant l’importance de ces deux sacrements, je voudrais insister aussi sur l’importance de l’Eucharistie. Reçue dans un temps de maladie, elle contribue de manière singulière à une telle transformation, en associant la personne qui se nourrit du Corps et du Sang de Jésus à l’offrande qu’Il a faite de Lui-même au Père pour le salut de tous. La communauté ecclésiale tout entière, et les communautés paroissiales en particulier doivent s’efforcer de garantir l’accès fréquent à la communion sacramentelle à ceux qui, pour raison de santé ou d’âge, ne peuvent se rendre dans un lieu de culte. Ces frères et sœurs ont ainsi la possibilité de renforcer leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, en participant à la mission même de l’Église, à travers leur vie offerte par amour pour le Christ. Dans cette perspective, il importe que les prêtres qui prêtent leur service dans les hôpitaux, dans les maisons de soins et chez les personnes malades, s’estiment de vrais « ministres des malades », signe et instrument de la compassion du Christ qui entend rejoindre toute personne marquée par la souffrance » (Message pour la XVIIIe Journée Mondiale du Malade, 22 novembre 2009).
La conformation au Mystère Pascal du Christ, qui se réalise également par la pratique de la Communion spirituelle, prend une signification toute particulière lorsque l’Eucharistie est administrée et reçue comme viatique. À un tel moment de la vie, la parole du Seigneur est encore plus parlante : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). De fait l’Eucharistie, surtout en tant que viatique, est – selon la définition de saint Ignace d’Antioche – « remède d’immortalité, antidote contre la mort » (Lettre aux Éphésiens, 20 : PG 5, 661), sacrement du passage de la mort à la vie, de ce monde au Père qui les attend tous dans la Jérusalem céleste.
5. Le thème de ce message pour la XXe Journée Mondiale du Malade, « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » oriente aussi vers la prochaine « Année de la Foi » qui commencera le 11 octobre 2012, et constituera une occasion propice et précieuse pour redécouvrir la force et la beauté de la foi, pour en approfondir les contenus et pour en témoigner dans la vie de tous les jours (cf. Lettre Apostolique Porta fidei, 11 octobre 2011). Je désire encourager les malades et les souffrants à trouver toujours un ancrage sûr dans la foi, en l’alimentant dans l’écoute de la Parole de Dieu, la prière personnelle et les Sacrements, et j’invite en même temps les pasteurs à être toujours plus disponibles pour les célébrer à l’intention des malades. À l’exemple du Bon Pasteur et comme guides du troupeau qui leur est confié, que les prêtres soient pleins de joie, attentifs aux plus faibles, aux simples, aux pécheurs, manifestant l’infinie miséricorde de Dieu par les paroles rassurantes de l’espérance (cf. saint Augustin, Lettre 95, 1 : PL 33, 351-352).
À tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé, comme aussi aux familles qui voient dans leurs proches le visage souffrant du Seigneur Jésus, je renouvelle mes remerciements et ceux de l’Église parce que par leur compétence professionnelle et dans le silence, souvent sans même mentionner le nom du Christ, ils Le manifestent concrètement (cf. Homélie, Messe Chrismale, 21 avril 2011).
Vers Marie, Mère de miséricorde et Santé des malades, nous élevons notre regard confiant et notre prière. Puisse sa maternelle compassion, vécue à côté de son Fils mourant sur la Croix, accompagner et soutenir la foi et l’espérance de chaque personne malade et souffrante sur son chemin de guérison des blessures du corps et de l’esprit.
Je vous assure tous de mon souvenir dans la prière et j’adresse à chacun de vous une particulière Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 20 novembre 2011, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers.

BENOÎT PP XVI

CATÉCHÈSE DE BENOÎT XVI : AUDIENCE DU 25 JANVIER 2012

27 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-29985?l=french

CATÉCHÈSE DE BENOÎT XVI : AUDIENCE DU 25 JANVIER 2012

L’unité des chrétiens vient « exclusivement de l’unité divine »

ROME, mercredi 25 janvier 2012 (ZENIT.org) – L’unité des chrétiens vient « exclusivement de l’unité divine » et elle « arrive du Père jusqu’à nous par le Fils et dans l’Esprit-Saint », explique Benoît XVI.
Le pape a en effet tenu l’audience générale du mercredi, ce 25 janvier, en la salle Paul VI du Vatican devant quelque 3 000 visiteurs : le pape a évoque l’unité des chrétiens, au terme de la grande semaine de prière pour l’unité.

Catéchèse de Benoît XVI en italien:

Chers frères et sœurs,

Dans la catéchèse de ce jour, nous concentrons notre attention sur la prière que Jésus adresse à son Père à l’ « Heure » de son élévation et de sa glorification (cf. Jn 17, 1-26). Comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique : « La tradition chrétienne l’appelle à juste titre la prière  » sacerdotale  » de Jésus. Elle est celle de notre Grand prêtre, elle est inséparable de son Sacrifice, de son  » passage  » [Pâque] vers le Père où il est  » consacré  » tout entier au Père » (n. 2747).
Cette prière de Jésus n’est compréhensible dans toute sa richesse que si nous la resituons dans le cadre de la fête juive de l’expiation, le Yom Kippour. Ce jour-là, le Grand prêtre accomplit l’expiation d’abord pour lui-même, puis pour la classe sacerdotale et enfin pour la communauté du peuple tout entier. Le but est de redonner au peuple d’Israël, après les transgressions de l’année écoulée, la conscience de sa réconciliation avec Dieu, la conscience d’être le peuple élu, « un peuple saint » au milieu des autres peuples. La prière de Jésus, qui est présentée au chapitre 17 de l’évangile selon saint Jean, reprend la structure de cette fête. Jésus, cette nuit-là, s’adresse à son Père au moment où il s’offre lui-même. Lui, le prêtre et la victime, prie pour lui-même, pour ses apôtres et pour tous ceux qui croiront en lui, pour l’Eglise de tous les temps (cf. Jn 17, 20).
La prière que Jésus fait pour lui-même est la demande de sa glorification, de son « élévation » en cette « Heure » qui est la sienne. En réalité, c’est bien plus qu’une demande et que la déclaration de sa pleine disponibilité à entrer, librement et généreusement, dans le plan de Dieu le Père qui s’accomplit lorsqu’il est livré, à travers sa mort et sa résurrection. Cette « Heure » commence avec la trahison de Judas (cf. Jn 13, 31) et culmine lorsque Jésus ressuscité monte vers le Père (Jn 20, 17). Lorsque Judas quitte le Cénacle, Jésus prononce ces paroles : « Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié et Dieu a été glorifié en lui » (Jn, 13, 31). Ce n’est pas par hasard qu’il commencera la prière sacerdotale en disant : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn 17, 1). La glorification que Jésus demande pour lui-même, comme Grand prêtre, est son entrée dans la pleine obéissance au Père, une obéissance qui le mène à sa pleine condition filiale : « Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde » (Jn 17, 5). C’est cette disponibilité et cette demande qui constituent le premier acte du sacerdoce nouveau de Jésus, qui est un don total de lui-même sur la croix, et c’est justement sur la croix – l’acte d’amour suprême – qu’il est glorifié, parce que l’amour est la véritable gloire, la gloire divine.
Le second moment de cette prière est l’intercession de Jésus pour ses disciples qui ont été avec lui. Ce sont eux dont Jésus parle lorsqu’il dit au Père : « J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole » (Jn 17, 6). « Manifester le nom de Dieu aux hommes » est la réalisation d’une présence nouvelle du Père parmi le peuple, parmi l’humanité. Cette « manifestation » n’est pas seulement une parole, mais c’est la réalité en Jésus ; Dieu est en nous, et ainsi le nom – sa présence avec nous, le fait qu’il soit l’un de nous – est « réalisé ». Et donc cette manifestation se réalise dans l’incarnation du Verbe. En Jésus, Dieu entre dans la chair humaine, il se fait proche, d’une manière nouvelle et unique. Et cette présence culmine dans le sacrifice de Jésus, dans la Pâque de sa mort et de sa résurrection.
Au centre de cette prière d’intercession et d’expiation en faveur des disciples, se trouve la demande de consécration ; Jésus dit à son Père : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Pour eux, je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité » (Jn 17, 16-19). Je pose la question : que signifie ici : « consacrer » ? Il faut dire avant tout que les termes de « consacré », « saint », au sens propre, ne s’appliquent qu’à Dieu. Consacrer veut donc dire transférer une réalité – une personne ou une chose – pour en faire la propriété de Dieu. Et là, deux aspects complémentaires sont présents : d’une part, soustraire à ce qui est ordinaire, isoler, « mettre à part » du milieu de vie personnel de l’homme pour être totalement donné à Dieu ; et d’autre part, cette séparation, ce transfert dans la sphère de Dieu, a le sens propre d’ « envoi », de mission : c’est justement parce qu’elle est donnée à Dieu que la personne consacrée existe « pour » les autres, elle est donnée aux autres. Donner à Dieu veut dire ne plus être pour soi-même, mais pour tous. Est consacré celui qui, comme Jésus, est séparé du monde et mis à part pour Dieu, en vue d’une tâche pour laquelle il est pleinement à la disposition de tous. Pour les disciples, il s’agira de continuer la mission de Jésus, d’être donnés à Dieu pour être ainsi en mission pour tous. Le soir de Pâques, le Ressuscité, apparaissant aux disciples, leur dira : « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21).
Le troisième acte de cette prière sacerdotale élargit le regard jusqu’à la fin des temps. Jésus s’adresse maintenant au Père pour intercéder en faveur de tous ceux qui seront amenés à la foi grâce à la mission inaugurée par ses apôtres et continuée dans l’histoire : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi ». Jésus prie pour l’Eglise de tous les temps, il prie aussi pour nous (Jn 17, 20). Le Catéchisme de l’Eglise catholique commente ainsi : « Jésus a tout accompli de l’œuvre du Père et sa prière, comme son Sacrifice, s’étend jusqu’à la consommation du temps. La prière de l’Heure emplit les derniers temps et les porte vers leur consommation » (n. 2749).
La demande centrale dans la prière sacerdotale de Jésus, consacrée à ses disciples de tous les temps, est celle de l’unité future de ceux qui croiront en lui. Cette unité n’est pas un phénomène mondain. Elle vient exclusivement de l’unité divine et elle arrive du Père jusqu’à nous par le Fils et dans l’Esprit-Saint. Jésus invoque un don qui vient du ciel, et qui produit son effet – réel et perceptible – sur la terre. Il prie « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). D’un côté, l’unité des chrétiens est une réalité secrète, présente dans le cœur des personnes croyantes. Mais en même temps, elle doit apparaître dans l’histoire dans toute sa clarté, elle doit apparaître pour que le monde croie, elle a un objectif très pratique et concret et elle doit apparaître pour que tous, nous soyons réellement un. L’unité des futurs disciples étant l’unité avec Jésus – que le Père a envoyé dans le monde -, elle est aussi la source de l’efficacité de la mission chrétienne dans le monde.
« Nous pouvons dire que, dans la prière sacerdotale de Jésus, s’accomplit l’institution de l’Eglise ». C’est justement là, dans l’acte du dernier repas, que Jésus crée l’Eglise. « En effet, qu’est donc l’Eglise, si ce n’est la communauté des disciples qui, par la foi en Jésus-Christ comme envoyé du Père, reçoit son unité et est impliquée dans la mission de Jésus de sauver le monde en le conduisant à la connaissance de Dieu ? L’Eglise naît de la prière de Jésus. Cependant, cette prière n’est pas seulement parole : elle est l’acte par lequel il se consacre lui-même, c’est-à-dire « se sacrifie » pour la vie du monde » (cf. Jésus de Nazareth, II, 124).
Jésus prie pour que ses disciples soient un. Forte de cette unité, reçue et gardée, l’Eglise peut avancer « dans le monde » sans être « du monde » (cf. Jn 17, 16) et vivre la mission qui lui a été confiée pour que le monde croie dans le Fils, et dans le Père qui l’a envoyé. L’Eglise devient alors le lieu où se prolonge la mission même du Christ : faire sortir le monde – et l’homme, qui s’est éloigné de Dieu et de lui-même – du péché, afin qu’il redevienne le monde de Dieu.
Chers frères et sœurs, nous avons saisi quelques éléments de la grande richesse de la prière sacerdotale de Jésus, que je vous invite à lire et à méditer, pour qu’elle nous guide dans un dialogue avec le Seigneur, et qu’elle nous enseigne à prier. Alors nous aussi, dans notre prière, demandons à Dieu de nous aider à entrer plus profondément dans le projet qu’il a sur chacun de nous ; demandons-lui de nous aider à lui être « consacrés », à lui appartenir de plus en plus, pour pouvoir aimer toujours plus les autres, ceux qui nous sont proches et ceux qui sont éloignés ; demandons-lui de nous rendre capables d’ouvrir toujours notre prière aux dimensions du monde, sans nous refermer sur nos demandes d’aide pour nos problèmes personnels, afin que nous nous souvenions toujours de notre prochain lorsque nous sommes en présence de Dieu et que nous puissions découvrir la beauté de l’intercession pour les autres ; demandons-lui de nous faire le don de l’unité visible entre tous les croyants du monde – nous l’avons invoqué avec force pendant cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens – et prions pour être toujours prêts à rendre compte à quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous (cf. 1 Pi 3, 15). Merci.

Synthèse en français de la catéchèse de Benoît XVI :
Chers frères et sœurs, nous méditons sur la « Prière sacerdotale » de Jésus qu’il a adressée à son Père à l’Heure de sa passion. Son fondement est la fête juive de l’Expiation, -le Yom kippùr-, qui redonnait au peuple d’Israël la conscience de demeurer parmi les autres peuples, le peuple élu et saint. Jésus se présente à son Père comme prêtre et victime. Il prie pour lui-même, pour sa glorification en demandant d’abord la pleine obéissance au Père. Puis, il prie pour ses disciples qui doivent poursuivre la mission de manifester le nom de Dieu aux hommes. En Jésus, Dieu s’est fait proche de l’humanité d’une manière nouvelle. Et Jésus demande que ses disciples soient comme lui, consacrés. Être consacré, c’est être mis à part pour être tout entier donné à Dieu ; c’est aussi être envoyé, car celui qui est consacré existe pour le monde, pour les hommes, et il est à la disposition de tous. Jésus demande surtout l’unité future de tous ceux qui croiront en lui. Cette unité découle de l’unité divine qui vient à nous du Père par le Fils et dans l’Esprit Saint. Réalité qui habite le cœur des croyants, l’unité en Jésus est la source de l’efficacité de leur mission dans le monde. L’Église naît de la prière de Jésus. En vertu d’une telle unité, reçue et gardée, l’Église chemine dans le monde sans être du monde. Par l’Église, le Christ continue sa mission qui est de conduire l’homme à Dieu.
Je salue les pèlerins francophones, particulièrement le groupe Notre Dame de l’Écoute de Paris. Chers amis, puisse la méditation de la Prière sacerdotale de Jésus nous aider à entrer, comme lui, dans le projet de Dieu sur nous et à élargir notre prière aux dimensions du monde. Demandons-lui de lui appartenir toujours plus pour pouvoir aimer les autres et témoigner de l’espérance qui est en nous. Bon pèlerinage à tous !

Traduction de l’italien pour ZENIT par Hélène Ginabat

Yad Vashem, the children, memorial, Janusz Korczak

26 janvier, 2012

 Yad Vashem, the children, memorial, Janusz Korczak dans images sacrée

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Yad_Vashem_BW_2.JPG

Le silence de Dieu – par Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome,

26 janvier, 2012

http://www.nostreradici.it/silenzio_DiSegni.htm

Le silence de Dieu

(Traduction Google)

Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome, directeur du Collège rabbinique italienne

Le thème du silence et l’absence de Dieu devant les souffrances de l’humanité se leva subitement sous les projecteurs pour une raison, presque désinvolte, un récent discours que le pape a été confronté au cours d’un sermon. Parler de cela un peu surpris »tout, tant la nature du sujet, si difficile et particulière, que la force avec laquelle il est manipulé. Mais pour la sensibilité juive n’a pas été une nouvelle, ni une surprise.
Il est un thème majeur de la théologie biblique qui est constamment répétée et développée à travers l’histoire et surtout devant des phénomènes de la pesanteur, comme l’Holocauste, le renversement de l’explosion de la conscience. Examiner les pages bibliques vous pouvez voir comment la question de la présence divine qui accompagne l’histoire juive à partir du moment où il est né en tant que peuple. La Bible tente d’apporter une réponse à cette question terrible, mais la question n’est évidemment pas facile à résoudre pour les consciences troublées.
Le thème est exprimé dans une métaphore anthropomorphique grande, celle de Panim, le visage divin. Dans la relation entre les êtres humains se regardent est une façon de communiquer, mais pas nécessairement bienveillant, tout en tournant son visage, de braquage est un signe de fermeture, l’interruption de la communication du rejet. Sont donc synonyme de bénédiction spéciale, la sympathie, la protection, la gentillesse des expressions iaer panaw HaShem HaShem panaw elekha elekha et hisser, «que le Seigneur vous éclaire et transforme son visage», qui apparaissent dans la bénédiction sacerdotale de Nombres 6:25-26, que nous répétons dans notre liturgie quotidienne.
En revanche est la dissimulation, en se cachant le visage divin de l’enlèvement des signes. Nous lisons au sujet d’un passage fondamental:
«Ma colère va s’enflammer contre lui ce jour-là et les délaissera et cacher ma face (littéralement: je cache mon visage d’eux) et deviennent des proies à dévorer et à ceux qui veulent rencontrer beaucoup de malheurs et de mauvaises choses, et ce jour-là diront «c’est parce que mon Dieu n’est pas dans le milieu pour moi que ces mauvaises choses me sont arrivées. » Mais je vais cacher mon visage dans la journée pour tout le mal qu’il avait fait, parce qu’il s’était tourné vers d’autres dieux.  » (Deutéronome 31:17-18).
Dans cette chanson il ya préfiguration de l’événement (la chute de catastrophes nationales, devenant la proie des ennemis), sa représentation (Dieu qui est caché à l’homme) théologique, le constat de l’abandon humaine (Dieu n’est pas dans le milieu de moi) et l’interprétation théologique (le visage est caché parce que l’homme a été re-conçu ailleurs).
Qu’est-ce que vous n’allez pas à chercher divine responsabilité principale pour le pire, c’est principalement dépendante de l’homme et le cadeau qui a été fait pour choisir entre le bien et le mal, la récompense et la punition. Et l’homme est alors demandé de confiance et de pari. Pas par hasard, dans un passage qui à bien des égards, c’est l’anticipation de cette interprétation du Deutéronome, la question de savoir où Dieu est né dans un contexte historique précis: sortir d’Égypte, après tous les miracles qu’ils ont été témoins, les Juifs peut être trouvée dans le désert sans eau, et les marchandises alors, oublieux et ingrat tôt, protestant, menaçant à Moïse par lapidation. La Bible dit:
»(Moïse) a appelé la place et Massa Meriva (affirmation et contentieux) de la querelle des fils d’Israël et pour les avoir testé le Seigneur en disant:« Si Dieu est parmi nous ou non »(Exode 17: 7).
Et puis voici ce qui arrive:
«Amalek est venu et a combattu avec Israël à Rephidim» (ibid., v. 18).
Amalek est l’ennemi mortel d’Israël en permanence, sans pitié pour les faibles. Amalek vient et frappe à aucun moment, mais quand Israël n’est plus capable de sentir la présence divine en lui. Dieu s’enfuit et se cache, selon Deutéronome après la révolte juive contre les, mais le vol, le premier qui ouvre la porte à l’ennemi mangeur est la conscience des hommes qui deviennent sourds et incapables de sentir la présence divine. Même avant il ya un visage qui se cache l’incapacité de l’homme de le voir quand il. L’importance de cette histoire que le cas isolé, devient emblématique. Pas un hasard si les commandes Torah l’une des plus importantes ont trait à l’utilisation de la mémoire, les préoccupations de l’histoire d’Amalek », souvenir de ce que vous a fait Amalek» (Deutéronome 25:17). Rappelez-vous ce que vous avez fait, mais aussi ce qui peut avoir causé.
La dissimulation du Deutéronome n’est pas isolé, mais nous trouvons dans de nombreux autres passages bibliques du livre d’Isaïe (08:17, 54,8), Ezéchiel 39 (23,24,29), les Psaumes («Ne cache pas ta face»: 27:9, 102:3, 143:7, et même 13h02, 30:8, 44:25 etc), les expressions d’angoisse et de recherche constante. En fait, le thème de Dieu qui est caché devient constante après l’expérience, en particulier la diaspora. Jouant sur la langue, la racine qui indique la Satar la dissimulation (d’où peut-être le mystère) est vu par les Maîtres au nom de l’héroïne biblique Esther, un nom qui devrait vraiment être connecté à Astarté et Aster-Astro, mais que pour Master n’indique pas la luminosité, mais l’obscurité. En guise de consolation, parce que la reine Esther est en marche dans une période historique dans laquelle le visage est plus visible et plus accessible, ce qui peut toujours survenir et que quelqu’un décide de détruire le peuple juif tout entier, mais même si la présence directe, la vision la lumière du visage a disparu, la présence divine, sa providence, ses soins et ne manquent jamais d’intervenir au bon moment dans l’histoire et gratuit.
Pour cette raison, la consolation et l’espoir des Juifs célèbrent encore aujourd’hui (et continuera de le faire, même lorsque toutes les autres parties seront abolis), pour une fois par an, avec presque débridée plaisir physique, la fête de Pourim, ce qui indique que même dans un régime de protection du visage cachée ne manque jamais. Il est sur le bord de cet espoir que vous jouez une expérience dramatique, une question avec beaucoup de réponses comme insuffisantes, un défi pour la foi qui implique presque tous les jours la vie de chaque Juif, qu’il soit religieux ou non.
À une époque où l’Etat se prépare à célébrer le Jour du Souvenir avec mémorial et importante des fins éducatives, participe à l’esprit juif avec une mémoire abandonnés et le poids d’une question de recherche qui a plus de 32 siècles d’histoire.

27 janvier : Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité

26 janvier, 2012

http://www.journee-mondiale.com/143/27_janvier-memoire_holocauste_prevention_crimes_humanite.htm

27 janvier : Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité

« La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, pour cette journée de la mémoire.
[...] Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. En même temps, il faut montrer que l’horreur s’inscrit dans une histoire qu’il convient d’approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi appartient-il à notre institution de faire réfléchir les élèves à l’Europe du XXème siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l’homme et à sa marche vers l’unité. Il est nécessaire de montrer aux jeunes que ces valeurs ne sont pas de simples mots. Leur respect dans tous les pays du monde est fondamental et nécessite de la part de chacun d’être attentif à ce qui menace ces valeurs et actif pour les défendre. »
B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : www.education.gouv.fr

Nous avons recueilli pour vous quelques extraits de textes qui nous ont paru particulièrement « éclairants » sur le sujet

« Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli » (Elie Wiesel)

« (…) Nous célébrons la « Journée de la mémoire de l’holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité ». Une mémoire qui repose sur les témoignages des acteurs et sur les travaux des historiens. Une mémoire d’autant plus vive, paradoxalement, que les survivants disparaissent, ayant à cœur, s’ils ne l’ont déjà fait, de transmettre aux générations nouvelles ce que, bien souvent, si longtemps, ils ont eu tant de peine à exprimer : « Il est dur pour la langue de prononcer de tels mots, pour l’esprit d’en comprendre le sens, de les écrire sur le papier » (Abraham Lewin). Une mémoire d’autant plus précise que les historiens – et notamment alsaciens – accèdent à de nouvelles archives, affinent nos connaissances – par exemple sur le camp du Struthof – et s’efforcent d’expliquer ce qui semble parfois échapper à la raison.
Prévention des crimes contre l’humanité en même temps que mémoire de la Shoah, cette journée a également pour but d’intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l’humanité. Et d’abord, pour en revenir aux victimes de la terreur nazie, outre les communautés juives d’Europe, qui en forment la majeure partie, les populations tziganes ou encore les malades mentaux.
Ce devoir de mémoire, et de prévention est plus actuel que jamais. Aujourd’hui comme hier, aujourd’hui comme demain, aucune forme de racisme et d’antisémitisme quelle qu’elle soit ne saurait être tolérée. Et pourtant des faits récents perpétrés contre la communauté juive de Strasbourg nous rappellent qu’il faut rester vigilants..
Une vigilance qui souligne que l’enjeu de la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, camp de concentration et  » centre de mise à mort  » (Raul Hilberg), ne concerne pas que les bourreaux et leurs victimes juives. Elle est le lieu de mémoire commun d’une mémoire européenne qui ne cesse de se constituer et l’horizon d’une humanité fondée sur la justice, la paix et la tolérance.

Gérald CHAIX, Recteur de l’Académie de Strasbourg

Icon depicting St. Paul ordaining St. Titus as the Bishop of Crete

25 janvier, 2012

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http://full-of-grace-and-truth.blogspot.com/2009/08/holy-apostle-titus.html

ROMAINS – Le Seigneur est notre justice

25 janvier, 2012

http://www.waters-of-life.net/index.php?n=French.BkNt06RoCh045

ROMAINS – Le Seigneur est notre justice

Etudes de l`épître de Paul aux Romains

PARTIE 1 – La justice divine condamne tous les pecheurs et elle justifie et sanctifie tous ceux qui croient en Jésus-Christ (Romains 1:18 – 8:39)
D – La puissance de Dieu nous libère de la puissance du péché (Romains 6:1 – 8:27)
8. Les trois gémissements uniques (Romains 8:18-27)

ROMAINS 8:18-22
18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. 19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, – 21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. 22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
Paul ne fut pas satisfait par sa foi et son amour pour Dieu, mais il alla à plus que cela, à notre espérance en Dieu. Attends-tu l’apparition de la gloire de Dieu? Est-ce cela le but de ta vie? Ne te sois pas satisfait que de résoudre tes petits problèmes, parce que le but de Dieu est la rédemption du monde entier. Attend le plus grand don de Dieu qui consiste en le renouvellement de toute la création.
Les animaux souffrent, et l’herbe disparaît. Et malheur à l’homme qui entraîne des souffrances pour le bétail. As-tu remarqué comment les yeux des animaux se ferment et s’enveloppent de la tristesse? Cela arrive parce qu’elles sont éphémères, et leur manque de la joie, ainsi les signes de la solitude et de la détresse apparaissent sur elles. Les animaux sont tous impatients à l’apparition de la gloire des fils de Dieu, parce que lors de la venue du Seigneur ses enfants nés de son Esprit et seront libérés du corps de leur souffrance, et sa gloire paraît en eux. Et puis, toutes les créatures survivent aussi. A ce moment, aucun animal ne sera rétif, aucun moustique ne pique un homme endormi, parce que le Christ nous a promis une totale paix sur la terre qui sera réalisé par la seconde venue du Christ avec tous ses saints et ses anges. L’attends-tu avec impatience?
La nature souffre depuis la chute de l’homme dans le péché, parce que la fonction de l’homme, et tout ce qui est sous son autorité, a été corrompu par sa corruption. Paul explique ce fait pour nous, en comparant la nature à une mère qui souffre sous la peine de l’accouchement jusqu’à ce que le Fils de Dieu vienne à nous, car il souffre avec nous et avec tous les animaux. Il veut venir le plus tôt possible pour le salut de tous.

ROMAINS 8:23-25
23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. 24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore? 25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.
Les Fils de Dieu gémissent dans ce monde par la puissance de l’Esprit du Seigneur dans leur for intérieur, en demandant l’accomplissement de leur filiation. Nous avons été rachetés par la foi, mais nous serons rachetés complètement. Nous tenons aujourd’hui une partie de la perfection en nous, mais nous nous attendons à la perfection complète. L’espérance certaine et la reconnaissance d’avance pour la gloire à venir sont les caractéristiques fondamentales de la vie spirituelle en nous. Nous ne soupirons pas après l’or et la convoitise, mais nous voulons apercevoir Dieu le Père et le Fils et l’Esprit Saint. Aspires-tu à voir ton Père? Attends-tu la communion du Christ ton rédempteur? N’oubliez pas que ton corps mortel se brûlera dans la présence de la splendeur de Dieu, et tu deviendras une lumière éternelle dans sa lumière. Cela est le désir des saints, parce que leur vie couverte en Dieu apparaîtra bientôt. Elle ne remplit pas le cœur seulement, mais leur corps tourmentés, malades et mortels seront aussi changés et glorifiés. Nous avons tous besoin beaucoup de patience et de protection en attendant sur cette terre, parce que la technologie et la science tentent de briser notre espérance par la création d’un paradis éphémère dans ce monde précaire. Le Saint-Esprit seul est les arrhes de la gloire à venir.

ROMAINS 8:26-27
26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; 27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.
L’Esprit Saint lui-même souffre dans nos corps faibles, et déplore sur notre incapacité, et souffre à cause de nos prières avares, et gémit à cause de nos connaissances incomplètes, et se rend attristé à cause de notre amour limité, et s’étonne à cause de notre force souffrante. L’esprit de Dieu lui-même prie et intercède en faveur des croyants, même s’ils ne prient pas. Il intercède en leur faveur par des soupires spirituels conformément à la prière du Seigneur, qui est la prière du Saint-Esprit elle-même. Soumis-toi à l’école de cette prière, et tu seras libéré de ta prière égoïste et poussé par une tempête de reconnaissance et de supplication pour le bien de l’amour. Tu prieras avec sagesse et plaisir et force, parce que c’est l’Esprit du Seigneur qui prie en toi, jour et nuit, pour sauver l’univers entier. Quand seras-tu impliqué dans sa supplication au Père céleste, en priant et rendant grâce de tout ton cœur?

PRIERE:
Père Saint, pardonne-nous nos prières paresseuses et égoïstes, et guide-nous à sanctifier ton saint nom, afin de glorifier la rédemption du Christ avec toute notre existence, et nous travaillons humblement dans la puissance de ton Esprit. Enseigne-nous, ô Seigneur, à réaliser l’espérance de l’Esprit et à prier comme il le veut, et à désirer ta présence et la venue de ton Fils dans une grande gloire, afin que toute la création survive avec tous ceux qui vivent avec l’espérance dans notre pays.

JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES: MESSAGE DE BENOÎT XVI

25 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-29968?l=french

JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES: MESSAGE DE BENOÎT XVI

Silence et Parole: chemin d’évangélisation

ROME, mardi 24 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Silence et Parole: chemin d’évangélisation »: c’est le thème du Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale des Communications sociales (20 mai 2012). « Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister », explique Benoît XVI.
Silence et Parole: chemin d’évangélisation
Chers frères et sœurs,
A l’approche de la Journée Mondiale des Communications Sociales 2012, je désire partager avec vous quelques réflexions sur un aspect qui malgré son importance, est quelquefois négligé dans le processus humain de la communication. Il s’agit du rapport entre silence et parole dont l’importance doit être particulièrement soulignée aujourd’hui. Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s’équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes. Lorsque parole et silence s’excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu’elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu’elle crée un climat de froideur; lorsque, en revanche, ils se complètent harmonieusement, la communication acquiert valeur et cohérence.
Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l’autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l’autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible. Dans silence, par exemple, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s’aiment : le geste, l’expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne. Dans silence, la joie, les préoccupations, la souffrance parlent et trouvent vraiment en lui une forme d’expression particulièrement intense. Le silence permet donc une communication bien plus exigeante, qui met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens. Là où les messages et l’information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages ; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée. Il est donc nécessaire de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons.
Une grande partie de la dynamique actuelle de la communication est orientée par des questions en quête de réponses. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux sont le point de départ de la communication pour beaucoup de personnes qui cherchent des conseils, des suggestions, des informations, ou des réponses. De nos jours, le Réseau devient toujours plus le lieu des questions et des réponses; bien plus, l’homme contemporain est souvent bombardé de réponses à des questions qu’il ne s’est jamais posées et soumis à des besoins qu’il n’aurait pas ressentis. Le silence est précieux pour favoriser le nécessaire discernement parmi tant de sollicitations et tant de réponses que nous recevons, précisément pour reconnaître et focaliser les questions vraiment importantes. De toute façon, dans le monde complexe et varié de la communication, l’attention d’un grand nombre se concentre sur les questions ultimes de l’existence humaine : Qui suis-je ? Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? Il est important d’accueillir les personnes qui formulent ces interrogations, en ouvrant la possibilité d’un dialogue profond, fait de parole, de confrontation, mais également d’invitation à la réflexion et au silence. Parfois, celui-ci peut être bien plus éloquent qu’une réponse hâtive et permettre à qui s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s’ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme.
Ce flux incessant de questions manifeste, au fond, l’inquiétude de l’être humain toujours à la recherche de vérités, petites ou grandes, qui donnent un sens et une espérance à l’existence. L’homme ne peut se contenter d’un simple et tolérant échange d’opinions sceptiques et d’expériences de vie : tous, nous sommes des chercheurs de vérité et partageons ce profond désir, spécialement à notre époque où « lorsque les personnes s’échangent des informations, déjà elles partagent d’elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux » (Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales 2011).
Il faut considérer avec intérêt les diverses formes de sites, d’applications et de réseaux sociaux qui peuvent aider l’homme d’aujourd’hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique, mais qui peuvent aussi l’aider à trouver des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu. Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes à condition que personne ne néglige le soin de cultiver sa propre intériorité. Il n’y a pas lieu de s’étonner que, dans les différentes traditions religieuses, la solitude et le silence soient des espaces privilégiés pour aider les personnes non seulement à se retrouver elles-mêmes mais aussi à retrouver la Vérité qui donne sens à toutes choses. Le Dieu de la révélation biblique parle également sans paroles : « Comme le montre la croix du Christ, Dieu parle aussi à travers son silence. Le silence de Dieu, l’expérience de l’éloignement du Tout-Puissant et du Père est une étape décisive du parcours terrestre du Fils de Dieu, Parole incarnée. (…) Le silence de Dieu prolonge ses paroles précédemment énoncées. Dans ces moments obscurs, il parle dans le mystère de son silence » (Exhortation apostolique postsynodale, Verbum Domini, 30 septembre 2010, n. 21). Dans le silence de la Croix, l’éloquence de l’amour de Dieu vécu jusqu’au don suprême, parle. Après la mort du Christ, la terre demeure en silence et le Samedi Saint, lorsque « le Roi dort et le Dieu fait chair réveille ceux qui dorment depuis des siècles » (cf. Office des Lectures du Samedi Saint), résonne la voix de Dieu remplie d’amour pour l’humanité.
Si Dieu parle à l’homme aussi dans le silence, de même l’homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. « Nous avons besoin de ce silence qui devient contemplation et qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice. » (Homélie du Pape Benoit XVI à la concélébration avec la Commission Théologique Internationale, Chapelle Redemptoris Mater, 6 octobre 2006). Pour parler de la grandeur de Dieu, notre langage se révèle toujours inadéquat et ainsi s’ouvre l’espace de la contemplation silencieuse. De cette contemplation naît dans toute sa force intérieure l’urgence de la mission, la nécessité impérieuse « de communiquer ce que nous avons vu et entendu », pour que tous soient en communion avec Dieu (cf. 1 Jn 1,3). La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d’amour total qui sauve.
Dans la contemplation silencieuse se révèle ensuite, encore plus fortement, cette Parole Eternelle par laquelle le monde fut créé, et l’on comprend le dessein de salut que Dieu réalise à travers ses paroles et ses gestes dans toute l’histoire de l’humanité. Comme le rappelle le Concile Vatican II, la Révélation divine « se réalise par des actions et des paroles intrinsèquement liées entre elles, si bien que les œuvres, accomplies par Dieu dans l’histoire du salut, manifestent et corroborent la doctrine et les réalités signifiées par les paroles, et que les paroles de leur côté, proclament les œuvres et élucident le mystère qui y est contenu ». (Dei Verbum, n. 2). Et ce dessein de salut culmine dans la personne de Jésus de Nazareth, médiateur et plénitude de toute la Révélation. Il nous a fait connaître le vrai Visage de Dieu Père et par sa Croix et sa Résurrection, il nous a fait passer de l’esclavage du péché et de la mort à la liberté des enfants de Dieu. La question fondamentale sur le sens de l’homme trouve dans le Mystère du Christ la réponse capable d’apaiser l’inquiétude du cœur humain. C’est de ce Mystère que naît la mission de l’Église, et c’est ce Mystère qui pousse les chrétiens à se faire messagers d’espérance et de salut, témoins de cet amour qui promeut la dignité de l’homme et construit justice et paix.
Silence et parole. S’éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu’à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l’Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain. À Marie, dont le silence « écoute et fait fleurir la Parole » (Prière pour l’Agora des Jeunes à Lorette, 1-2 septembre 2007), je confie toute l’œuvre d’évangélisation que l’Église accomplit à travers les moyens de communication sociale.

Du Vatican, le 24 janvier 2012, Fête de saint François de Sales

BENEDICTUS PP XVI

25 Janvier: Saint Paul conversion

24 janvier, 2012

25 Janvier:  Saint Paul conversion dans images sacrée conversion20of20st_20paul20ciiiv2

http://jameswoodward.wordpress.com/2010/01/25/conversion-of-st-paul/
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