Christ est venu, Christ vient, Christ reviendra (by Frédéric Manns)

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Christ est venu, Christ vient, Christ reviendra

Posted 29th November 2009 by Frédéric Manns

Avec le premier dimanche de l’Avent nous sommes entrés dans une nouvelle année liturgique au cours de laquelle l’Eglise célèbre la totalité du mystère du Christ depuis son incarnation jusqu’à son retour dans la gloire. Le rythme est celui de l’histoire sainte qui nous invite à jeter un regard neuf sur les évènements et sur les personnes. C’est le Seigneur qui est le maître de l’histoire. Le livre de Daniel nous invitait la semaine dernière à relire l’histoire des empires qui se succèdent à la lumière de cette petite pierre qui se détache de la montagne et qui frappe les pieds d’argile de la gigantesque statue à la tête d’or, au tronc d’argent et aux parties inférieures de bronze. Cette pierre symbolise le Messie dans toute la tradition juive. Sa vocation est de rétablir le règne de Dieu et de rappeler aux hommes que Dieu est le roi de l’univers.
Le prophète Jérémie avait annoncé une promesse de bonheur pour la maison d’Israël. Un germe de justice devait naître. Le nom qu’il portera est : Le Seigneur est notre justice.
L’Eglise a pour vocation d’être le peuple de veilleurs qui guette les signes de l’avènement de Dieu au quotidien et qui invite les hommes à abandonner les sentiers de la nuit pour prendre le chemin de l’espérance.
Saint Paul rappelle aux chrétiens de Thessalonique que seul l’amour intense et débordant est capable de résoudre les problèmes. Saint Augustin déclarait : Tu as vu la charité, tu as vu la Trinité. C’est uniquement dans la charité que l’homme trouve la liberté. La charité éteint le péché et le pauvre intercède pour son bienfaiteur.
Le Christ reviendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts. Mais il vient au quotidien dans l’Ecriture sainte, dans les sacrements et dans le pauvre qui tend la main pour associer sans délai les hommes de bonne volonté à l’incomparable joie de la rédemption.
Le temps de l’attente est empreint de joie. Depuis la naissance de Jésus à Bethléem, le terme de l’histoire est connu. Chez David un germe de justice est né. L’année liturgique sera bonne dans la mesure où elle sera vécue dans l’attente de la venue du Seigneur qui abat les murs et construit des ponts entre les hommes de bonne volonté. L’Avent nous tourne vers l’avenir avec optimisme, tout en étant réalistes sur les problèmes urgents que les chefs d’état sont appelés à résoudre. C’est des ténèbres que nous devons partir pour déboucher sur la lumière du Christ qui a fait de nous ses frères. Marana tha. C’est le cri de l’humanité quia soif de justice et peur de l’avenir.

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