Archive pour le 25 octobre, 2011

l’arbre de vie

25 octobre, 2011

l'arbre de vie dans images sacrée monof1

L’Albero della Vita nell’affresco dell’abbazia di Sesto al Reghena. Cristo, il Nuovo Adamo, è crocifisso sul melograno, simbolo di vita e di fecondità.

http://www.etiopiamagica.it/monof.htm

L’étoile à six branches

25 octobre, 2011

du site:

http://www.lueur.org/textes/etoile-david.html

L’étoile à six branches

Pasteur Daniel Mochamps

Quelle est la signification de l’Etoile de David ?

(Je pense que ce site est l’Eglise baptiste)

La réponse à cette question sera certainement l’une de celles qui feront le moins référence à la Bible. En effet, ce signe distinctif à charge symbolique si forte ne fait pas partie des symboles mentionnés par la Bible.
Un motif décoratif
On le trouve comme motif décoratif commun au Moyen-Orient aussi bien qu’en Europe dès le troisième millénaire avant notre ère (début de l’âge du bronze). Ce n’est qu’au VIIe siècle av. J.C. que l’on trouve sa trace en tant que décoration utilisée dans un sceau judéen retrouvé à Sidon.
C’est en fait un symbole universel que l’on retrouve dans des endroits aussi différents que le Maroc, les Canaries, le Mexique (anciennes traditions olmèques), le Tibet, le Brésil, chez les Druzes et jusqu’à l’étoile du shérif aux Etats-Unis.
A l’époque du temple de Zorobabel, le second temple de Jérusalem achevé vers 515 av. J.C., ce symbole devint d’un usage assez courant parmi les Judéens de retour de l’exil babylonien aussi bien que parmi les autres nations du Proche Orient. On le trouve sur des bâtiments et sur des objets manufacturés, en tant que motif décoratif. En tout cas, ce symbole n’avait aucune signification proprement hébraïque ou juive et ceci restera vrai tardivement.
Sur les amulettes
Au Moyen Age le symbole prend le nom de « bouclier de David » et orne souvent des talismans magiques destinés à conjurer le mauvais oeil. Il faudra attendre le XIIIe s. pour trouver l’étoile à six branches dans la décoration de quelques synagogues allemandes et sur des manuscrits en langue hébraïque. Mais ce symbole n’était désigné par aucun nom et n’avait aucune signification particulière, religieuse ou autre.
Après le Moyen Age, l’étoile à six branches fut encore largement utilisée par tous, Juifs et non Juifs dans les livres imprimés et dans les motifs des armoiries.
Les objets rituels
A Prague, la communauté juive avait fait figurer le bouclier de David comme motif dans son sceau. Cet usage se répandit ensuite dans les communautés juives d’Europe à partir du XVIIe s. et le symbole finit par figurer sur des objets rituels.
Ensuite, chez certains adeptes de la Kabbale, le symbole finit par devenir un signe ésotérique symbolisant la rédemption.
Un signe confessionnel
Enfin, au XIXe s., le bouclier de David fut peu à peu confessionnalisé et adopté comme signe d’identification général correspondant à la croix pour les chrétiens. Au congrès sioniste de 1897, le bouclier de David fut choisi comme symbole du mouvement sioniste puis figura sur le drapeau de l’Etat d’Israël. Les nazis contribuèrent tristement à accroître la charge symbolique du bouclier de David.
La Kabbale
Pour la Kabbale juive et l’alchimie, le bouclier de David, sous le nom de Sceau de Salomon, constitue une image du monde. Les différents triangles entrecroisés qui composent le symbole représentent les éléments : le feu, l’eau, l’air et la terre alors qu’aux quatre pointes latérales correspondent les quatre propriétés fondamentales de la matière, le froid, le chaud, le sec et l’humide. Le triangle supérieur dirigé vers le haut, qui est alors de couleur blanche, représente Dieu et les forces d’évolution. L’autre triangle complémentaire et opposé, de couleur noire, représente, lui, l’involution, les forces terrestres. Pour les kabbalistes juifs, c’est là le symbole de l’action de Dieu dans le monde des mortels.
Pour les alchimistes, le sceau de Salomon représente la Pierre philosophale, qui comprend les sept métaux de l’art royal associés aux sept planètes qui résument la totalité du ciel (Argent-Lune, PlombSaturne, Fer-Mars, Vénus-Cuivre, Jupiter-Etain, Mercure-Mercure, Or-Soleil).
Signalons aussi la symbolique des francs-maçons chez lesquels le sceau de Salomon représente les officiers de la fraternité.
Le nouveau culte
Pour revenir au plan biblique, il faut remarquer que pour le Nouveau Testament, les objets, les signes symboliques ou sacrés n’ont plus court. Ceux qui étaient mentionnés par l’Ancien Testament appartenaient à une étape préparatoire qui est maintenant dépassée en Christ, dans la nouvelle alliance. Le premier culte, celui de l’ancienne alliance avec tout son appareil, est aboli en faveur de l’établissement du culte de la nouvelle alliance (He 10.9). Cependant, il est propre à la nature humaine de vouloir toucher ou voir ce qui est exprimé en mots. Il nous faut donc faire preuve de beaucoup de sobriété dans l’usage des signes et symboles. Nous n’avons besoin d’aucun symbole pour vivre la réalité de la victoire de Christ sur toute Autorité et tout Pouvoir, qu’il a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix (Col 2.15).
Magen David (appelé aussi bouclier de David), d’après un alphabet magique très répandu
Ce sont les idées ésotériques de la Kabbale, qui se répandirent largement au Moyen Age, qui ont favorisé l’usage de ces amulettes. Aujourd’hui, ce sont des bijoux porte-bonheur.

La Genèse : l’exploitation de la terre ou le développement durable?

25 octobre, 2011

du site:

http://www.interbible.org/interBible/source/lampe/2008/lampe_081024.html

La Genèse : l’exploitation de la terre ou le développement durable?

« Dominez la terre, soumettez les animaux. » Est-ce que la Bible invite les humains à polluer et exploiter les ressources de la terre?  (Vincent)
Cette question reprend le texte de la création du livre de la Genèse. Est-ce qu’il incite à l’exploitation ou au développement durable? Tout dépend de la traduction et de l’interprétation de deux verbes hébreux : kabash (dominer) et radah (soumettre).
« Dieu les bénit (Adam et Ève) en leur disant : Soyez féconds et prolifiques remplissez la terre et dominez-la ; soumettez les poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et de tous les animaux qui se meuvent sur la terre. » (Gn 1,28)
     Ce texte décrit la mission que le Créateur donne aux premiers humain : avoir des enfants, dominer la terre et être maître des animaux. Est-ce que Dieu justifie l’exploitation de la terre par les humains comme le sous-entend la question de Vincent?

Dominer la terre
     Le verbe kabash (dominer) est employé 14 fois dans la Bible. On le retrouve dans un contexte de violence ou de lutte comme lors de la conquête de la terre promise (Jos 18,1). Dans ce contexte, ce mot ne signifie pas la destruction, mais plutôt enlever les obstacles pour que le peuple puisse vivre paisiblement sur cette terre. De la même façon, son usage dans le récit de création n’implique pas la destruction, mais demande aux humains de faire de cette création un endroit paisible pour l’humanité. Le verbe kabash (dominer) décrit aussi la responsabilité du roi envers les nations qu’il domine (2 S 8,11). Or la fonction du roi décrite dans la Bible demande une attitude de service et de respect des autres.

Soumettre les animaux
     Le verbe radah (soumettre) apparaît 22 fois dans la Bible. Dans notre cas, il fait référence à la relation entre les humains et les animaux, mais les autres fois, il est employé pour décrire les relations entre humains. La plupart du temps, c’est le roi qui est désigné comme maître par ce verbe (1 R 5,4 ou Ps 72,8). Le roi ne devait pas exploiter les autres et abuser de son autorité. Je crois qu’il faudrait trouver un autre mot pour mieux traduire radah que les mots français « soumettre », « commander » ou « être le maître de ». En anglais, certains biblistes vont traduire ce passage par le mot « steward » (intendant, gardien) qui se dit d’une personne responsable d’un service. Ainsi traduit, on met l’emphase sur la responsabilité que Dieu donne aux humains de s’occuper de la terre et des animaux, et non sur un pouvoir d’exploiter. Nous sommes donc appelés à devenir des gardiens de la création.
     Les premiers chapitres de la Genèse montrent bien comment l’humain a pris la mission de Dieu de dominer la terre et les animaux au sérieux. Rapidement, ils se déplacent, prennent possession de la terre et développent ces ressources. Déjà, les enfants d’Adam et Ève cultivaient le sol (Caïn) et élevaient des animaux (Abel). Ce développement ne se fera pas sans problèmes. Si bien que quelques chapitres plus loin, Dieu doit tout effacer avec le déluge.

Quel sorte de maître sommes-nous?
     Dans notre relation à la terre et aux animaux, est-ce qu’on se comporte comme des dictateurs égocentriques où seul le profit compte? Ou, pouvons-nous devenir des intendants responsables de la création que Dieu nous donne? Chacun doit répondre par ces actes à cette question.
     Lorsqu’il crée, Dieu vit que cela était très bon. Pourtant, aujourd’hui lorsqu’on regarde l’état de la pollution causé par les humains, plusieurs pourrait dire qu’il est de moins en moins bon.
     Le récit de la Genèse affirme que nous sommes à l’image de Dieu. C’est donc à nous de poursuivre son action créatrice pour que le monde soit beau et bon. Notre mission est de s’occuper du développement durable de la terre et non dans être les exploiteurs. Nous devons devenir les gardiens de la création.