Archive pour le 24 octobre, 2011

San Pietro e Paolo (Abu Dhabi (Emirati Arabi)

24 octobre, 2011

San Pietro e Paolo (Abu Dhabi (Emirati Arabi) dans images sacrée

http://www.iliarubini.it/Santi.htm

LE SAINT-SIÈGE ET LA LIBYE APRÈS LA MORT DU COLONEL KADHAFI

24 octobre, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-29281?l=french

LE SAINT-SIÈGE ET LA LIBYE APRÈS LA MORT DU COLONEL KADHAFI

Note de la salle de presse du Saint-Siège

ROME, jeudi 20 octobre 2011 (ZENIT.org) – “Le Saint-Siège et la Libye après la mort du colonel Kadhafi”: c’est le titre d’une Note de la salle de presse du Saint-Siège publiée ce jeudi soir, et dont nous donnons ci-dessous notre traduction de l’italien.
Le Saint-Siège y redit son soutien au “peuple libyen” et à “la transition”, en vue de la “pacification et de la “reconstruction”, dans la “justice” et le “droit”.
Les responsables de la nouvelle Libye pour leur part remercié le pape pour ses “appels humanitaires” et la communauté catholique pour ses hôpitaux et les centres  d’aide de 13 comunautés religieuses.
« Le colonel Mouammar Kadhafi a été tué ce jeudi, 20 octobre, dans le dernier assaut contre sa région d’origine : Syrte tombée aux mains des forces du CNT après plus d’un mois de combats sanglants. La nouvelle a été confirmée par le porte-parole officiel du Conseil national de transition. C’est la fin de 42 ans de dictature en Libye. Confronté à un soulèvement sans précédent contre son régime, Mouammar Kadhafi était entré dans la clandestinité depuis la chute de Tripoli en août », rapporte Radio Vatican.
Radio Vatican rapporte aussi deux réactions du Saint-Siège, celle du cardinal Bertone, et, en ligne, celle du nonce apostolique, Mgr Tommaso Caputo ( ). A l’occasion d’une cérémonie dans un hôpital de Rome, le cardinal secrétaire d’État Tarcisio Bertone a estimé qu’il fallait « travailler pour le peuple libyen et pour que tous coopèrent pour la reconstruction ».
Depuis le début de la guerre en Libye, rappelle aussi Radio Vatican, le pape avait à plusieurs reprises exprimé sa vive préoccupation, appelant à des pourparlers pour parvenir à une solution politique.
Note de la salle de presse du Saint-Siège
La nouvelle de la mort du colonel Mouammar Kadhafi clôt la trop longue et tragique phase de la lutte sanglante pour abattre un régime dur et oppresseur.
Cet événement dramatique oblige une fois encore à la réflexion sur le prix de l’immense souffrance humaine qui accompagne l’affirmation et l’écroulement de tout système qui n’est pas fondé sur le respect et la dignité de la personne, mais sur l’affirmation dominante du pouvoir.
On doit donc maintenant souhaiter qu’épargant au peuple libyen de nouvelles violences dues à un esprit de revanche ou de vengeance, les nouveaux gouvernants puissent entreprendre au plus vite la nécessaire oeuvre de pacification et de reconstruction, dans un esprit d’inclusion, sur la base de la justice et du droit, et que la communauté internationale s’engage à aider généreusement la réédification du pays
De son côté, la petite communauté catholique continuera à offrir son témoignage et son service désintéressé, en particulier dans les domaines caritatif et sanitaire, et le Saint-Siège s’engagera en faveur du peuple libyen dans le  domaine des relations internationales, dans un esprit de promotion de la justice et de la paix.
A ce propos, il est opportun de rappeler que c’est une pratique constante du Saint-Siège, pour l’établissement de relations diplomatiques, de reconnaître les Etats et non les gouvernements. Par conséquent, le Saint-Siège n’a pas procédé à une reconnaissance formelle du Conseil national de transition (CNT) comme gouvernement de la Libye. Etant donné que le CNT s’est installé de façon effective comme gouvernement à Tripoli, le Saint-Siège le considère comme le légitime représentant du peuple libyen, conformément au droit international.
Le Saint-Siège a déjà eu différents contacts avec les nouvelles autorités de la Libye. En premier lieu, la Secrétairerie d’Etat, qui a la responsabilité des rapports diplomatiques du Saint-Siège, a eu des contacts avec l’ambassade de Libye près le Saint-Siège, après le changement politique à Tripoli. Au cours de sa récente participation à l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire pour les Relations avec les Etats, S.E.  Mgr Dominique Mamberti,  a eu l’occasion d’avoir un entretien avec le Représentant permanent de la Libye à l’ONU, M. Abdurrahman M. Shalgham. Et, plus récemment, le nonce apostolique en Libye, S.E. Mons. Tommaso Caputo, qui réside à Malte, s’est rendu à Tripoli pour une visite de trois jours, (du 2 au 4 octobre) au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre du CNT, M. Mahmoud Jibril. Mgr Caputo a été reçu également par le ministère des Affaires étrangères.                  
A l’occasion de ces différentes rencontres, les deux parties ont souligné l’importance des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Libye. Le Saint-Siège a eu l’occasion de renouveler son appui au peuple libyen et son soutien à la transition. Le Saint-Siège a souhaité aux nouvelles autorités de réussir dans la reconstruction du pays. Pour leur part, les responsables de la nouvelle Libye ont dit combien ils ont apprécié les appels humanitaires du Saint-Père et l’engagement de l’Eglise en Libye, surtout grâce au service des hôpitaux ou d’autres centres  d’aide de 13 comunautés religieuses (6 en Tripolitaine et 7 en Cyrénaïque).

ROME, 10 H 34, TROIS NOUVEAUX SAINTS, MODÈLES DE VIE CHRÉTIENNE

24 octobre, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-29292?l=french

ROME, 10 H 34, TROIS NOUVEAUX SAINTS, MODÈLES DE VIE CHRÉTIENNE

Le « signe » de l’amour de Dieu, c’est « l’amour des frères »

ROME, dimanche 23 octobre 2011 (ZENIT.org) – Il était 10 h 34, à Rome, ce dimanche matin, place Saint-Pierre, lorsque Benoît XVI a proposé à l’Eglise universelle trois nouveaux saints, modèles de vie chrétienne missionnaire et d’engagement social. Le pape a souligné que le « signe » de l’amour de Dieu, c’est « l’amour des frères »
Il s’agit de Guido Maria Conforti (1865-1931), évêque italien, modèle de missionnaire – et justement l’Eglise fête la Journée missionnaire mondiale – , Don Luigi Guanella (1842-1915), Italien, modèle d’ami des pauvres, mère Bonifacia Rodriguez de Castro (1837-1905), Espagnole, modèle de spiritualité du travail, d’engagement social, notamment pour l’éducation des jeunes filles, et première sainte de la ville de Salamanque.
Guido Maria Conforti avait été béatifié par Jean-Paul II à Rome en 1996, don Guanella par Paul VI en 1964, et Bonifacia Rodriguez en 2003, par Jean-Paul II.
Les trois bienheureux ont été présentés au pape par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal Angelo Amato, qui a résumé leur vie exemplaire et demandé leur canonisation.
Après le chant de la litanie des saints, la formule de canonisation a été prononcée par le pape. Les trois portraits géants accrochés à la façade de la basilique de Saint-Pierre ont été dévoilés et un vent léger s’est mis à jouer avec les trois tapisseries.
Car s‘il faisait frais ce matin à Rome, le soleil inondait la place Saint-Pierre, éblouissant des dizaines de milliers de pèlerins venus du monde entier pour cet événement, quelques légers nuages étaient repoussés à l‘horizon.
Après le consentement du pape à leur canonisation, des fidèles de différents continents et de différentes conditions ecclésiales et sociales ont présenté au pape trois reliquaires: celui de don Guanella était porté par William Glisson, le jeune Américain guéri par l’intercession du prêtre italien. Les reliquaires ont ensuite été placés en procession sur une console dorée, à gauche de l’autel, devant un grand chandelier aux flammes protégées du vent.
Le cardinal Amato a remercié Benoît XVI pour ces canonisations et il est allé le saluer, les postulateurs des trois causes de canonisation, les PP. Camera et Carrera et soeur Lopez Luaces sont allés à leur tour échanger quelques mots avec le pape. Et la célébration de la messe a continué par le chant du gloria.
Comme c’est la coutume dans les célébrations pontificales à Rome, l’Evangile a été proclamé en latin et en grec. Dans son homélie, Benoît XVI a ensuite commenté cette page d’Evangile qui renferme le « premier et grand commandement » et le second : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit (…) et ton prochain comme toi-même » (Evangile selon saint Matthieu ch. 22, versets 34-40).
Le pape a souligné comment les trois nouveaux saints ont mis en pratique ce « premier » commandement et « se sont laissé transformer par la charité divine ».
Benoît XVI en a tiré les conséquences pour le chrétien aujourd’hui : « l’exigence principale pour chacun de nous est que Dieu soit présent dans notre vie ».
« Dans des situations différentes et avec charismes différents », ces trois saints ont ceci en commun, a insisté le pape : ils « ont aimé le Seigneur de tout leur cœur et leur prochain comme eux-mêmes ».
Car, ajouté Benoît XVI, « le signe visible que le chrétien peut montrer pour témoigner au monde de l’amour de Dieu est l’amour envers ses frères »
Un incident survenu vers la fin de cette célébration de deux heures n’a pas perturbé son déroulement: un homme arrivé sur la « Loggia des Dames », de la balustrade qui surplombe, sur la droite de l’autel, la colonnade de la basilique vaticane.
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi a précisé que l’homme « est resté plus d’une demi-heure, jusqu’à la fin de la célébration ». Il y a brûlé une Bible. « Il s’agit évidemment d’une personne déséquilibrée. Parlant avec un responsable de la gendarmerie vaticane, et avec un fonctionnaire de l’ambassade roumaine, qui sont accourus, il a dit avoir des messages à communiquer au monde, en particulier pour la lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’un citoyen roumain, Iulian Jugarean. Il a été arrêté par la gendarmerie vaticane », a précisé le P. Lombardi.
Le pape Benoît XVI a ainsi présidé 9 cérémonies de canonisation de 37 saints (dont une au Brésil en mai 2007), depuis le début de son pontificat, en avril 2005.
Il a laissé à ses proches collaborateurs la présidence des cérémonies de béatification de 600 bienheureux, qui ont eu lieu dans leurs diocèses. Mais il a présidé à Rome, place Saint-Pierre, celle de Jean-Paul II le 1er mai dernier.

Anita S. Bourdin