Archive pour le 18 octobre, 2011

Annonciation

18 octobre, 2011

Annonciation dans images sacrée ANNUNCIAZIONE%2BMAXI
http://tracceinfinito.blogspot.com/2011/03/annunciazione-ii.html

L’Au-delà de la mort

18 octobre, 2011

du site:

http://www.cfc-liturgie.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2298&Itemid=501

L’Au-delà de la mort 
 
     Un premier trait de la tradition catholique est que la destinée éternelle de l’homme est décidée au moment de sa mort. Par conséquent, elle élimine toutes perspectives de réincarnation. En écartant ces vues par la doctrine du Jugement particulier, la foi catholique témoigne du sérieux avec lequel sont prises la liberté humaine et ses décisions ; dans cette vision biblique, ce qui nous paraît tragique, ce n’est pas du tout le peu d’importance de l’homme, mais au contraire la manière dont Dieu le prend excessivement au sérieux : ceci entraîne toute une conception nouvelle de l’existence.
     En effet, ici les frontières de l’au-delà et de l’en deçà s’estompent. En réalité, entre ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous serons éternellement, il n’y a plus tellement de différence. C’est-à-dire, comme l’a dit admirablement Gabriel Marcel, que la vie éternelle manifestera seulement ce que nous aurons aimé sur la terre, c’est-à-dire qu’elle ne fera que ratifier ce qu’ont été nos adhésions durant cette vie, en les menant à la plénitude de leur réalisation. La vie présente prend alors tout son sens dramatique : elle nous est donnée pour être chargée de la plus grande mesure possible d’amour, car c’est sur l’amour que nous serons jugés.
     Un second trait sur lequel insiste la théologie catholique est l’affirmation que ce temps de l’au-delà est pour l’ensemble des hommes d’abord un temps de purification. Ceci, débarrassé des représentations mythiques dont l’affublaient les prédicateurs d’autrefois pour frapper les imaginations, exprime une réalité qui apparaît d’une évidence éblouissante. Car s’il y a quelque chose qui me paraisse évident, c’est que, quand nos pauvres êtres de chair, débarquant de cette planète, encore tout engagés dans leurs préoccupations terrestres, seront projetés devant la face de la Trinité, ils prendront à ce moment-là une conscience aiguë de tout ce qui, en eux, est impur, s’écriant comme le prophète Isaïe : « Malheur à moi, je suis un homme aux lèvres souillées ». Il faudra que nous soyons en quelque sorte progressivement adaptés au poids écrasant de la gloire. Ceci supposera toute une transformation du plus profond de nous-mêmes, à la fois purifiante et transformante. C’est là le feu du purgatoire, qui est Dieu lui-même, comme le dit Catherine de Gênes ; c’est sa sainteté qui, comme un feu dévorant, brûlera l’âme, non pas pour la détruire, mais pour la transformer en Lui. Car Dieu n’aime que le Fils. Et pour pénétrer dans la maison du Père, il faudra donc avoir revêtu entièrement le Fils.
     Une troisième affirmation est que, une fois les purifications achevées, l’âme connaît la béatitude. Cette affirmation est pour nous infiniment consolante : elle nous permet de croire que ceux que nous aimons, ceux qui nous ont quittés, et nous-mêmes quand nous les aurons rejoints, nous sommes appelés, après ces purifications dont nous sentirons tellement le besoin, à entrer dans la vision de la face de Dieu ; et celle-ci sera pour nous éternellement, et dès ce moment, la source de Joie. Dans cette vision, nos âmes trouveront enfin le repos, au-delà de toutes les incertitudes et de toutes les vicissitudes. Ce repos ne sera pas immobilisme, mais une découverte indéfiniment renouvelée des inépuisables richesses divines dont nous n’arriverons jamais à épuiser la plénitude. En effet, penser que notre intelligence pourrait, en quelque sorte, épuiser Dieu dans un acte de connaissance c’est méconnaître la transcendance de l’Être divin : dans la vision même, celui-ci demeurera une ténèbre lumineuse et, même contemplé dans son essence, restera toujours au-delà de ce que, à travers l’éternité tout entière, nous en pourrons comprendre.

Cardinal Danielou

18 ottobre – Saint Luc, évangéliste – Homélie

18 octobre, 2011

du site:

http://viechretienne.catholique.org/homelie/21606-Saint-Luc-evangeliste

Homélie

18 ottobre – Saint Luc, évangéliste

Nous fêtons aujourd’hui saint Luc évangéliste. Sa personnalité est mal connue. Papias de Hiérapolis en Asie Mineure vers 120, qui nous renseigne sur les évangiles et leurs auteurs, demeure muet à son sujet. Le canon de Muratori nous donne sur lui quelques informations générales : « Le 3ème livre de l’Evangile est selon saint Luc. Luc est ce médecin, qui après l’ascension du Christ, fut emmené par Paul comme compagnon de ses voyages et qui écrivit en son nom selon la pensée ; cependant, il ne vit pas lui-même le Seigneur en chair ; pour cela, il commença son récit à partir de la naissance de Jean, comme il put l’atteindre. » Irénée, Tertullien et Origène confirment ces données et y apportent même quelques éléments supplémentaires sans pour autant être exhaustifs. On apprend d’eux notamment que Luc était syrien de culture païenne et que dans son évangile, il entend s’adresser aux grecs. Il est donc bien « l’évangéliste des païens ». En ce sens, l’évangile de ce jour qui nous décrit l’envoi des soixante-douze disciples – soixante-douze faisant référence aux soixante-douze nations de Genèse 11 qui peuplent l’ensemble de la terre – s’applique tout particulièrement à lui.
Si Luc n’a pas de son vivant croisé la route de Jésus, il a pourtant dans la foi fait l’expérience personnelle d’une rencontre avec lui qui a bouleversé sa vie et qui fit de lui son disciple. Luc accueillit la seigneurie du Christ c’est-à-dire la réalité d’un Dieu venu jusqu’à lui pour le sauver de son péché. « Seigneur » est d’ailleurs un des titres favoris qu’il utilise pour désigner Jésus. Ne peut être envoyé en mission que celui qui a reconnu Jésus comme tel et l’a reçu comme tel au cœur de son histoire : « Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze » (Cf. Evangile). Ne portera du fruit que celui qui aura fait l’expérience de ce Père qui le sauve en son Fils, de ce Dieu qui vient à sa rencontre pour le prendre sur ses épaules et le ramener à lui, la source de vie. Les paraboles de la miséricorde du chapitre quinze de saint Luc en sont le témoignage éloquent ! Dante Alighieri l’avait bien compris, lui qui appelait saint Luc le « scribe de la mansuétude du Christ », « scriba mansuetudinis Christi ».
L’œuvre de saint Luc témoigne aussi qu’il a fait cette expérience de Jésus Seigneur et Sauveur « en Eglise » et non pas de façon isolée ou solitaire. A travers son évangile et le récit des Actes, il nous montre que la rencontre avec le Christ se fait à travers des communautés de témoins concrètes et variées, animées par le dynamisme de l’Esprit Saint.
« Seigneur, ravive en nous la mémoire de ce jour où nous t’avons reçu comme le Seigneur de nos vies. Merci pour ceux que tu as mis sur notre route et qui nous ont conduits jusqu’à toi. Seigneur, que devant l’abîme de ta miséricorde nos yeux s’ouvrent sur la profondeur de notre misère. Car nous ne pourrons être des témoins authentiques de toi que dans la mesure où nous recevrons ton Amour qui tout en nous comblant nous dépouillera de ce qui nous rendait grands (Lc 9,46) à nos propres yeux. »