Archive pour le 1 octobre, 2011

Ange Gardien

1 octobre, 2011

Ange Gardien dans images sacrée ic-an195-icon-holy-guardian-angel

http://www.istok.net/religious-orthodox-icon-holy-guardian-angel-6.html

Prières à l’Ange gardien

1 octobre, 2011

du site:

http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/priere09.html#13

Prières à l’Ange gardien

Mon bon Ange, ô vous qui êtes le gardien de mon corps et de mon âme, mon tuteur, mon guide, mon cher compagnon, mon très sage conseiller et mon très fidèle ami, qu’il est glorieux et consolant pour moi de penser que je suis commis à vos soins, dès le premier moment de ma vie jusqu’à celui de ma mort ! Quel respect ne vous dois-je pas, sachant que je suis toujours en votre présence ? Avec quelle dévotion ne faut-il pas que je vous honore pour reconnaître l’amour que vous me portez, et quelle confiance ne dois-je pas avoir en votre appui, puisque vous êtes toujours à mes côtés !
O vous qui connaissez si bien ma faiblesse, la violence de mes passions et la malice si redoutable des ennemis qui désirent si ardemment de me perdre, aidez-moi à découvrir tous leurs artifices, à éviter tous leurs pièges et à vaincre toutes leurs tentations ! Ne permettez pas que je fasse en votre présence la moindre chose qui puisse blesser la pureté de vos regards et me rendre indigne de votre compagnie. Apprenez-moi à faire des prières si ferventes, qu’elles soient comme un excellent parfum que vous présentez volontiers au trône de Dieu ; offrez-lui mes gémissements et mes soupirs, présentez-lui mes nécessités et mes misères. Veillez sans cesse sur moi, instruisez-moi, dirigez-moi, protégez-moi et quand viendra la fin de ma vie, assistez-moi avec bonté dans la dernière lutte, portez mon âme dans le ciel afin que je puisse louer Dieu, l’aimer, le bénir à jamais avec vous dans la glorieuse société des Anges. Ainsi soit-il.

Extrait de « L’Ange conducteur dans la vie chrétienne », Malines, H. Dessain, 1894.

Les anges gardiens

1 octobre, 2011

du site:

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=3255&rubId=188

Les anges gardiens

Sommes-nous confiés, chacun de nous, à la protection particulière d’un ange ? C’est ce que croyait déjà les juifs. « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits: car je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux »(Mat, 18, 10)
Cette conviction n’a jamais été démentie par l’Eglise, qui continue de célébrer la fête des Anges gardiens le 2 octobre. Quant aux saints qui auraient eu la vision de leur ange gardien, ils sont nombreux. Citons tout particulièrement sainte Françoise Romaine qui remplissait ses devoirs de mère, d’épouse et de fidèle servante du seigneur, en présence de son ange !
Jean XXIII puis à son tour Jean-Paul II ont chacun, à leur façon, évoqué la présence de ces anges protecteurs, rappelant aussi leur fonction de « témoin de notre vie » lors du jugement dernier !

Jean XXIII
Voici le 2 octobre : la fête des saints anges gardiens. [...] Sur la foi de tout ce qu’enseigne le Catéchisme romain, nous allons rappeler combien est admirable la disposition de la divine providence qui a confié aux anges l’office de veiller à ce que le genre humain et chaque être humain ne soit pas victime de graves périls.
De même en effet que, en cette existence terrestre, les parents, quand leurs enfants doivent entreprendre un voyage hérissé d’obstacles et d’embûches, se préoccupent d’appeler auprès d’eux quelqu’un qui puisse prendre soin d’eux et les aider dans l’adversité, ainsi le Père des cieux, pour chacun de nous, durant notre voyage vers la patrie céleste, a chargé les saints anges de nous aider et de nous protéger avec sollicitude afin que nous puissions éviter les embûches, surmonter les passions, et, sous leur conduite, ne jamais abandonner la voie droite et sûre qui conduit au paradis. [...]
Que la dévotion aux saints anges nous accompagne donc toujours ! Durant notre pèlerinage terrestre, combien de risques n’avons-nous pas à affronter soit de la part des éléments de la nature en révolution soit de la colère des hommes enfoncés dans le mal ! Eh bien, notre Ange gardien est toujours présent. Ne l’oublions jamais, invoquons-le toujours.
2 octobre 1960, Discorsi, T. 2, 762

Jean-Paul II
L’Ecriture Sainte et la Tradition nomment anges ces purs esprits qui dans l’épreuve fondamentale de la liberté ont choisi Dieu, sa gloire et son règne. Ils sont unis à Dieu à travers l’amour total qui jaillit de la béatifiante vision face à face de la Sainte Trinité.
Jésus lui-même le dit : « Les anges aux cieux voient contamment la face de mon Père qui est aux cieux ». Ce « voient constamment la face du Père » est la manifestation la plus élevée de l’adoration de Dieu. On peut dire qu’elle constitue cette « liturgie céleste » accomplie au nom de tout l’univers, à laquelle s’associe incessamment la liturgie terrestre de l’Eglise, en particulier dans ses moments culminants.
Il suffit de rappeler l’acte par lequel l’Eglise, chaque jour et à toute heure, dans le monde entier, au début de la prière eucharistique, au coeur de la sainte messe, rappelle « les anges et les archanges » pour chanter la gloire de Dieu trois fois saint, s’unissant par là à ces premiers adorateurs de Dieu, dans le culte et dans l’amoureuse connaissance du mystère ineffable de sa sainteté. Toujours selon la Révélation, les anges qui participent à la vie de la Trinité dans la lumière de la gloire, sont également appelés à participer à l’histoire du salut des hommes, dans les moments établis par le dessein de la Providence divine. « Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter du salut ? » demande l’auteur de la lettre aux Hébreux. Et cela l’Eglise le croit et l’enseigne, sur la base de l’Ecriture sainte dont nous apprenons que la tâche des bons anges est la protection des hommes et la sollicitude pour leur salut.
Nous trouvons ces expressions en divers passages de l’Ecriture, par exemple au Psaume 91, plusieurs fois cité : « Il a donné pour toi ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Eux sur leurs mains te porteront pour qu’à la pierre, ton pied ne heurte ». Jésus lui-même, parlant des enfants et avertissant de ne pas les scandaliser, se réfère à « leurs anges ». Il attribue de plus aux anges la fonction de témoins au suprême jugement divin sur le sort de celui qui a reconnu ou nié le Christ : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme à son tour se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ».

Rome, 6 août 1986

Homélie du 27e dimanche ordinaire A

1 octobre, 2011

du site:

http://parolesdudimanche.blogs.lalibre.be/

Homélie du 27e dimanche ordinaire A

Is 5, 1-7 ; Ph 4, 6-9 ; Mt 21, 33-43

Pour Jésus, la parabole est une manière d’expliquer, en termes simples et à travers des faits et des situations courantes très concrètes, des réalités souvent plus complexes ou d’ordre spirituel. Mais si les histoires sont simples et pleines de bon sens, notre capacité d’aveuglement est tellement grande qu’il nous est très souvent difficile d’en accepter la leçon ou les applications qui nous concernent directement.
Le chant de la vigne, que nous a offert Isaïe, est comme un chant d’amour que Dieu lui-même nous adresse. Tout comme la parabole de Jésus nous révèle la patience, la tendresse, la sollicitude, dont Dieu nous entoure. Non seulement en tant que personne, mais plus précisément comme communauté, comme Eglise. C’est l’aveu d’un amoureux de sa vigne. Il nous la confie pour la cultiver, l’arroser, la protéger, lui faire produire des raisins de qualité. Ce n’est pas un privilège dont nous pourrions nous gargariser, mais une mission qu’il s’agit d’accomplir.  » C’est parce que je vous aime, nous dit le Seigneur, et que j’ai pleinement confiance en vous, que je vous confie ma vigne, pour qu’elle donne des fruits de première qualité. Et même en abondance.
Or, la poésie d’Isaïe et la parabole de Jésus se terminent en tragédie. Le grand amour chanté dans la première partie, devient douloureuse lamentation dans la seconde. Un amour déçu. Le Seigneur espérait des résultats, des fruits vermeils, juteux, légèrement sucrés. Et voilà qu’ils sont acides, et donc décevants. Il attendait des primeurs, et ne trouve que fruits dégénérés. Il comptait sur l’entraide et la justice. Il n’entend que les cris des opprimés. Le précieux vignoble n’a donné que du « raisin vert ». Il n’y a plus qu’à détruire la clôture et laisser passants, bestiaux et autres animaux, piétiner le domaine lamentablement exploité.
Ce n’est pas tout. Isaïe prolonge le chant d’amour en six malédictions, qui expriment la déception du propriétaire, confronté à une gestion catastrophique et abus de biens sociaux, comme on dit aujourd’hui :
Malheur à vous, qui acquérez maison après maison et champ sur champ. Vous fréquentez les concerts de tambourins, harpes et cithares. Mais aux activités du Seigneur, on ne vous voit jamais.
Malheur à vous qui appelez le mal bien, et le bien mal, la nuit lumière, et la lumière ténèbres.
Malheur à vous qui êtes sages, avisés, intelligents, efficaces, mais seulement à vos propres yeux.
Malheur à vous qui prolongez les soirées en beuveries et qui, pour un pot de vin, acquittez le coupable ou frustrez l’innocent.
Et bien, si vous dédaignez l’enseignement du Tout Puissant, Moi je vous dis que la fleur de votre vie s’en ira comme une poussière.
La violence des reproches est à la mesure de la déception.
La parabole de Jésus n’est pas moins vigoureuse. Les fils et les filles de la maison, les choisis, les choyés, ne remplissent pas leur mission. Plus fort encore, ils maltraitent les employés du propriétaire. Et puis, c’est l’escalade. Jusqu’à l’assassinat du fils, pour tenter de capter l’héritage. En vain. Renversement de situation. La vigne sera confiée à d’autres. A ceux-là même que les premiers considéraient du haut de leur mépris. Des marginaux, des étrangers, des sans religion.
Nous préférons sans doute les louanges, les félicitations, les encouragements, aux reproches, aux douches froides, aux coups de fouet des prophètes en colère.
Mais quelles leçons en tirer aujourd’hui ? Prenons-en une :
L’amour, la bonté, la fraternité, sont justice et vérité. Mais cet amour n’est pas aveuglement et faiblesse, et cette bonté n’est pas mollesse, mais fermeté. Il ne suffit pas non plus que nous portions l’étiquette d’un label de qualité. Nous ne sommes pas dispensés de travail. Et le Père attend que nous portions du fruit. Du fruit de qualité. Le cri d’un amour déçu doit nous faire mesurer l’intensité de cet amour, nous réveiller, secouer notre torpeur. C’est une chance.
Si nous prenons la vigne dans son ensemble, la vigne de l’Eglise, celle de nos communautés locales, c’est le même problème. Ainsi, chaque eucharistie est une invitation à nous remettre en question, provoquer un examen de conscience, être convoqué à nouveau sur le chantier de la vigne, pour y réaliser mieux et davantage notre mission. La célébration sera alors réconciliation, renaissance, nouveau départ. Elle n’en sera que plus belle, plus vraie, plus joyeuse…
La vie et le dynamisme de l’Eglise dépendent aussi de nous tous.

P. Fabien Deleclos, franciscain (T)

1925 – 2008