Archive pour mai, 2011

Saint Bernardin de Sienne

20 mai, 2011

Saint Bernardin de Sienne dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/

20 mai – Saint Bernardin de Sienne

20 mai, 2011

du site:

http://missel.free.fr/Sanctoral/05/20.php

20 mai – Saint Bernardin de Sienne

Sommaire :

  Biographie
  Les sept paroles de Marie
  Sermon sur le Nom glorieux du Christ

Biographie
Bernardin Albizeschi, né le 8 septembre 1380, à Massa Marittima, dans la Maremme toscane, entra chez les Frères Mineurs (8 septembre 1402) et fit la plus grande partie de son noviciat, près de Sienne, au couvent de Colombaio. Ordonné prêtre, le 7 septembre 1404, il se consacra à la prédication où il se révéla un orateur de grand talent et plein d’originalité. Pendant vingt-cinq ans, il parcourut toute l’Italie et répandit la dévotion au saint Nom de Jésus dont il fit peindre partout le monogramme I H S (Jésus Sauveur des hommes). Il mourut à Aquila le 20 mai 1444 et fut canonisé le 24 mai 1450.

Les sept paroles de Marie

Sept paroles seulement nous sont rapportées de la Très bénie Mère du Christ, comme pour manifester mystiquement qu’elle était pleine de grâce septiforme.
Avec l’ange, elle n’a pris la parole que deux fois :
- Comment cela se pourra-t-il faire puisque je ne connai pas d’homme ? (S. Luc I 34)
- Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ! (S. Luc I 38).
Avec Elisabeth deux fois aussi,
d’abord pour la saluer (S. Luc I 40), ensuite pour louer, lorsqu’elle dit :
- Mon âme magnifie le Seigneur (S. Luc I 46)
Avec son Fils deux fois encore.
La première dans le temple :
- Mon Fils pourquoi nous as-tu fait cela ? (S. Luc II 48).
La seconde, aux noces :
- Ils n’ont pas de vin (S. Jean II 3).
Aux serviteurs une fois seulement :
- Faire tout ce qu’il vous dira (S. Jean II 5).

En tous ces cas, elle a toujours très peu parlé, sauf lorsqu’elle s’est dilatée dans la louange de Dieu et l’action de grâces, quand elle a dit :
- Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte dans le Dieu de mon Salut. Alors ce n’est plus avec un homme qu’elle s’entretient, mais avec Dieu.
Ces sept paroles sont proférées, selon les sept actes de l’amour, avec une progression et un ordre admirable. On dirait sept flammes de la fournaise de son cœur. L’âme aimante, qui les considère et les rumine, s’écrie avec le prophète : Combien douces à mon palais (c’est-à-dire toute mon affectivité) sont vos paroles ! Cette douceur que l’âme aimante éprouve en ces paroles de la Bienheureuse Vierge, est l’ardeur d’un pieux amour qu’elle éprouve en elle, par expérience. Qu’elle dise donc, l’âme aimante :
- Combien douces à mon palais sont vos paroles (Psaume CXIX)
Distinguons par ordre ces sept flammes d’amour des paroles de la Vierge bénie.
- La première est la flamme de l’amour séparant.
- La seconde, de l’amour transformant.
- La troisième, de l’amour communiquant.
- La quatrième, de l’amour jubilant.
- La cinquième, de l’amour savourant.
- La sixième, de l’amour compatissant (…).
- La septième, de l’amour consumant.

La première flamme est celle de l’amour séparant, car la nature du véritable amour est de s’éloigner de ce qui est contraire à l’aimé (…). Cet éloignement apparaît dans la première parole de la Vierge (…) répondant, stupéfaite :
- Comment cela se fera-t-il car je ne connais point d’homme (S. Luc I 34).
La seconde flamme est celle de l’amour transformant, dont l’acte est d’unir souverainement l’aimant à l’aimé, et réciproquement. Bien que cette flamme soit radicalement la première de toutes, elle est néanmoins la seconde, pour l’accomplissement et l’expérience, car jamais elle n’est pleinement ressentie, ni possédée en acte, tant que l’on ne s’est d’abord exercé parfaitement à fuir ou haïr tout ce qui peut contrarier ou entraver la pleine possession de l’aimé : de sa grâce et de sa complaisance. Voyez comme cette flamme éclate dans la seconde parole de la Vierge, qui consent à la Conception du Fils de Dieu. Elle dit à l’ange :
- Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole (S. Luc I 38).
Car l’union amoureuse de l’âme avec Dieu lui-même doit, de la part de l’âme, être totalement humble, soumise et prompte et servante, c’est-à-dire empressée en tout. C’est pourquoi la Vierge commence par se montrer telle à Dieu en disant :
- Voici la servante du Seigneur.
car elle doit être pleine à la fois de crainte et de confiance, désirer avec douceur et instance.
Et cela, ni en deçà, ni au-delà de la mesure à elle par Dieu fixée. C’est pourquoi elle ajoute : Qu’il me soit fait selon ta parole.
St Bernardin de Sienne

Sermon sur le nom glorieux de Jésus
Le nom de Jésus est la gloire des prédicateurs, parce qu’il fait annoncer et entendre sa parole dans une gloire lumineuse. Comment crois-tu que se soit répandue dans le monde entier une clarté de foi si grande, si rapide et si fervente, sinon parce qu’on a prêché Jésus ? N‘est-ce pas par la clarté et la saveur de ce nom que Dieu nous a appelés à son admirable lumière ? A ceux qui ont été illuminés et qui voient la lumière dans cette lumière, l’Apôtre peut bien dire : Autrefois, vous n’étiez que ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière.
Par conséquent, il faut faire connaitre ce nom pour qu’il brille, et ne pas le passer sous silence. Cependant, il ne doit pas être proclamé dans la prédication par un cœur impur ou une bouche souillée, mais il doit être conservé puis proclamé par un vase choisi. C’est pourquoi le Seigneur dit au sujet de saint Paul : Cet homme est le vase que j’ai choisi afin qu’il porte mon Nom auprès des nations paiennes, auprès des rois, et des fils d’lsraël. Le vase que j’ai choisi, dit-il, est celui où se montre un liquide très doux et de grand prix, pour qu’on ait envie de le boire parce qu’il brille et resplendit dans des vases de choix : afin qu’il porte mon nom, dit le Seigneur.
Lorsqu’on allume un feu pour nettoyer les champs, les buissons et les épines, sèches et stériles, se mettent à brûler ; lorsque les ténèbres sont chassées par les rayons du soleil levant, les voleurs, les vagabonds nocturnes, les cambrioleurs vont se cacher. C’est ainsi que la prédication de saint Paul, comme un fracas de tonnerre, comme un incendie violent, comme le soleil à son aurore, faisait disparaître l’incroyanee, dissipait l’erreur, mettait en lumière la vérité, à la manière dont la cire se liquéfie sous un feu intense.
En effet, il mettait partout le nom de Jésus : dans ses paroles, ses lettres, ses miracles et ses exemples. Il louait le nom de Jésus continuellement, il le chantait dans son action de grace.
De plus, l’Apôtre portait ce nom auprès des rois, des nations païennes et des fils d’Israël, comme une lumière dont il illuminait les nations du monde, et partout il s’écriait : La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le ombat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on fait en plein jour. Il montrait à tous la lampe ardente, posée sur le lampadaire, annonçant en tout lieu Jésus, le crucifié.
Aussi l’Église, épouse du Christ, toujours appuyée sur son témoignage, exulte-t-elle en disant avec le Prophète : Mon Dieu, tu m’ as instruit dès ma jeunesse et je redirai tes merveilles jusqu’à présent, c’est-à-dire toujours. Le prophète y exhorte aussi en disant : Chantez le Seigneur en bénissant son nom, de jour en jour proclamez son salut, c’est-à-dire Jésus le Sauveur.

Saint Bernardin de Sienne

Κύριος IησοUς Χριστός (Seigneur Jésus Christ)

20 mai, 2011

du site: 

http://codexbezae.perso.sfr.fr/comm/xristos.html

Κύριος IησοUς Χριστός 

“Seigneur Jésus Christ ” , scande le texte des Actes dans le codex Bezae Cantabrigiensis. Ce titre se retrouve sous un énoncé incomplet dans la tradition alexandrine. Quelles motivations ont pu conduire des scribes à ne pas le donner en entier ?

Le Nom « Seigneur Jésus Christ” dans les Actes des Apôtres

Absence du nom Christ

Absence du Nom Seigneur

Parole du Seigneur, Parole de Dieu

Paul et la Sanctification du Nom

Conclusion

Le Nom “Seigneur Jésus Christ” dans les Actes des Apôtres

Le titre « Seigneur Jésus Christ » est recensé dix sept fois dans les Actes selon le codex Cantabrigiensis voire une dix-huitième fois en Ac 28:31, partie lacunaire dans le codex.

Seulement quatre de ces dix-huit occurrences sont partagées par le texte Alexandrin.

L’une est la confession de foi de Pierre en Ac 11, 17 et les trois autres celle de Paul (Ac 15:26, 20:21; 28:31); là elle y est précédée du pronom “notre” devant Seigneur comme cela se retrouve dans ses lettres (cf R 5:1,11, 6:11,7:25,16:20…1 Co1:7 etc.). Ce notre était une marque toute paulinienne. Ainsi les deux Apôtres Pierre et Paul étaient affermis et confirmés dans l’Esprit Saint.

Dans les quatorze autres versets , le titre est absent du texte Alexandrin ou bien il y est présent sous une forme incomplète soit que le nom « Seigneur » soit celui de « Christ » ne figure pas.

Dans les citations qui suivent , est reporté en caractères gras le nom que n’a pas retenu la tradition Alexandrine.

2:38 : que chacun se fasse baptiser au nom du Seigneur Jésus Christ

4:33 : la résurrection du Seigneur Jésus Christ (Sinaïticus, A, D E 323…)

5,41-42: pour le Nom…Annoncer le Seigneur Jésus Christ

6:8 – A travers le Nom, Seigneur Jésus Christ (D E 33 It Cop Syh)

8:16 – ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus Christ. (D Copmae)

11:17 – Le même don qu’à nous (Pierre) qui avons cru au Seigneur Jésus Christ

11:20 – Annoncer aux Grecs le Seigneur Jésus Christ (D 618 Copmae)

13:33 – Dieu a relevé le Seigneur Jésus Christ dont il est écrit dans le Ps 1: Tu es mon fils aujourd’hui je t’ai engendré. (D 614 Syh Copmae)

14: 10 –  » Au nom du Seigneur Jésus Christ, mets-toi debout (C D E 323… Sy Cop )

15:11 – Mais par la grâce du Seigneur Jésus Christ nous croyons être sauvés

15: 26 – Ces hommes qui ont livré leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ

16:4 – Ils transmettaient avec beaucoup de liberté le Seigneur Jésus Christ (D Syh)

16:31 – crois au Seigneur Jésus Christ et tu sera sauvé (C D E 1739…Sy Copsa)

18:5 – Paul témoignait aux Juifs être le Christ Seigneur Jésus.

19:5 – ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus Christ (D 614 Syh)

20:21 – la foi en notre Seigneur Jésus Christ.

21:13 – Je suis prêt à mourir pour le nom du Seigneur Jésus Christ. (C D 614…)

28:31 – enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ

Seigneur Jésus Christ ne serait-il qu’une formule que le rédacteur du codex Cantabrigiensis aurait glissée dans son texte pour le « christianiser »? Sinon pour quelels raisons les copistes du texte alexandrin l’auraient ils raccourcie?

I – Absence du nom “Christ” dans le texte Alexandrin

L’absence ou la présence du nom Christ dans le texte Alexandrin n’est pas fortuite ou “aléatoire”; elle correspond à une intention précise en lien avec l’évolution liturgique et sacramentelle des communautés qui, à la fin du second siècle, établissaient une distinction très nette entre le baptême et l’onction (chrismation) de l’Esprit Saint:

“Je ne prétends pas toutefois que les eaux nous mettent en possession de la plénitude de l’Esprit; mais en nous purifiant sous la vertu de l’ange, elles nous disposent à recevoir l’Esprit Saint.» (Tertullien, De Baptismo, VI).

En effet, suivant la parole de Pierre en Ac 2:38, l’Esprit Saint était donné après que les nouveaux croyants aient reçu le baptême; par l’imposition des mains qui faisait suite, leur était donné l’Esprit Saint. C’est pourquoi les fidèles baptisés, qui n’avaient pas encore reçu le don de l’Esprit Saint, n’étaient pas sensés confesser en Jésus « le Christ » mais se contentaient de confesser “le Seigneur Jésus”. (Ac 8:16, 11:20, 16:36 et 19:5). Ce n’est qu’après avoir reçu l’Esprit Saint par la prière des Apôtres, qu’ils confesseraient en lui le Christ.

Ainsi Philippe se contentait d’annoncer « Jésus » à l’eunnuque Éthiopien; aussi la confession de foi de cet eunnuque en Jésus Christ Fils de Dieu fut carrément supprimée (Ac 8:37).

Et c’est pourquoi également, au moment d’être oint de l’Esprit saint, Jésus ne pouvait pas déjà porter le titre de “Christ” (cf Ac 13:33).

Ainsi la tradition Alexandrine a supprimé le nom “Christ” dans ces diverses occurrences des Actes, pour donner un support scripturaire à la distinction opérée dans la liturgie entre le baptême et l’onction (« chrismation ») de l’Esprit Saint conférée par l’imposition des mains.

Mais cette “Christologie”, cependant, se heurte à l’enseignement même de Philippe qui , d’emblée, annonçait le Christ aux Samaritains (Ac 8:5,12) et qui selon une bonne partie des témoins scripturaires avait baptisé l’eunnuque au nom de Jésus Christ ; en outre, elle entre en contradiction avec l’enseignement même de Pierre et de Paul pour qui le baptême était donné au nom du Christ (cf: Ac 2:38, 1 Co1:17, Gal 3:27, Col 2:12).

La tradition alexandrine ne s’est pas arrêtée là; elle a suppprimé également le titre Seigneur dans plusieurs versets :

III – Absence du nom Seigneur dans le texte Alexandrin

L’ absence du nom Seigneur affecte certains des versets précédemment cités (2:38, 5:42, 6:8) mais aussi d’autres :

- Jésus, le Seigneur, debout à la droite de Dieu en 7:55 D

Dans ce verset “le Seigneur” est en apposition au nom Jésus, ce qui le met en valeur et contraste avec l’expression habituelle « le Seigneur Jésus »;

Le grec Kurios recouvre forcément ici l’hébreu Adon qui signifie maître : Jésus, le maître, qui se tient à la droite de Dieu.

Mais Kurios recouvre aussi ADONAÏ, le saint nom de Dieu qui de fait ne saurait se tenir à sa propre droite. Pour éviter toute ambiguité, la tradition Alexandrine procéda à la suppression du nom Seigneur dans le verset.

L’absence du nom Seigneur dans les autres versets ne trouve pas de justification. Par contre elle met en relief l’attention portée par le rédacteur du codex Cantabrigiensis à la “Seigneurie” de Jésus, à travers laquelle il dévoilait progressivement son identité.

La confession de foi au “Seigneur Jésus Christ”, était la confession de l’Apôtre Pierre à la Pentecôte (Ac 2:38 puis 11:17); l’auteur des Actes l’a intégrée à tous ses versets rédactionnels, selon le codex Bezae Cantabrigiensis; par contre, dans les dialogues, il a fait attention à garder les paroles mêmes des protagonistes, paroles adaptées à leur contexte particulier (Ac 18:28; 20:24,35; 19:13,17). Et par un glissement imperceptible il permettait à son lecteur de considérer Adonaï dans le Seigneur Jésus Christ. C’est ce que Paul paraît avoir initié en s’adressant aux Corinthiens avec lesquels il échangeait en Grec.

III- La parole du Seigneur, Parole de Dieu.

“La parole du Seigneur” peut s’entendre de l’enseignement donné par Jésus durant son ministère; mais elle peut aussi s’entendre des paroles mêmes de Dieu dans la Torah.

L’expression se retrouve à diverses reprises dans le codex Cantabrigiensis et le codex Alexandrinus, parfois aussi dans le codex Vaticanus mais plus rarement :

Ac 6:7 D,

8:25 D,B,C,

13:5 D,

13:44 et 48 D,A,P74,

13:49, 15:35-36, 16:32 D,A,

19:10

Elle alterne avec “la parole de Dieu” (cf Ac 4:31, 6:2, 8:14, 11:1, 12:24, 13:7, 16:6D05, 17:13, 18:11).

Cette alternance incite à considérer la parole du Seigneur et la parole de Dieu comme équivalentes; notamment en Ac 13:5 , 12, et Ac 14,3-4 , ou κυρίος recouvre le titre ADON donné à Jésus et le nom divin ADONAÏ . Par un jeu subtil s’opérait un glissement, identifiant insensiblement le Christ à Dieu. L’effet recherché par l’auteur, était le même que celui de l’épître de Jacques. Les copistes de la tradition alexandrine ont paradoxalement manifesté leurs hésitations.

III- Paul et la sanctification du Nom

Il semble qu’un tournant ait été pris par Paul en Macédoine, alors que se trouvant au contact de l’évangile écrit par Luc qui était alors son compagnon de voyage, il était davantage en mesure de disputer avec les Juifs en examinant les écritures. Il ne se contenta plus alors de dire que Jésus était le Messie, mais en annonçant le Christ Seigneur Jésus, la “Seigneurie” prenait la place centrale. Pour affirmer cette seigneurie du Christ, il serait allé jusqu’à mettre sa vie en danger pour la sanctification du Nom, ou le Kidouch ha-Chem. Sans renier la spiritualité Juive, mais au contraire en l’accueillant pleinement, il aurait alors fait un voeu temporaire de naziréat.

La prise de conscience à laquelle il avait été mené à travers les disputes intellectuelles en Macédoine puis en Achaïe avaient ouvert son champ de vision , préparant ses lettres. Alors qu’il se contentait de parler de la « Parole de Dieu », en col 1:5 il commença à mentionner la « parole du Christ »; et c’est seulement dans ses deux lettres aux Thessaloniciens qu’intervint une alternance signifiante entre la parole de Dieu et la parole du Seigneur (1Th1:8, 4:15; 2Th3:1, également 1Ti6:3).

V – Conclusion

En définitive l’expression « Seigneur Jésus Christ » pourrait bien être la formulation originelle dans les Actes des Apôtres. Elle aurait été tronquée du nom Christ dans le texte Alexandrin lorsqu’il s’agissait de marquer une différence dans la confession de foi de ceux qui n’avaient pas encore reçu l’Esprit Saint par l’imposition des mains. Elle aurait été tronquée également du nom Seigneur dans le v 7:52, une occurrence qui fait difficulté, et suite à cela, les copistes auraient été hésitants à la garder ailleurs. L’identification de Jésus au Seigneur Dieu n’est pas une théologisation tardive. Elle fut la prise de conscience de celui qui avait accompagné Jésus et rédigea le troisième évangile. Elle fut la prise de conscience progressive de Paul dont l’évolution fut minutieusement relatée par Luc son compagnon de voyage.

Identité de l’auteur du Troisième Évangile et des Actes de Apôtres.

S Chabert d’Hyères 

bonne nuit

19 mai, 2011

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. rumex_acetosa_12f7

Rumex acetosa subsp. acetosa

http://www.floralimages.co.uk/index_1.htm

Abraham Covenant

19 mai, 2011

Abraham Covenant dans images sacrée 20%20DE%20SAUSSURE%20LA%20VISITE%2001

http://www.artbible.net/1T/Gen1501_AbrahamCovenant_18/pages/20%20DE%20SAUSSURE%20LA%20VISITE%2001.htm

Louange: Un cadeau merveilleux

19 mai, 2011

du site:

http://viechretienne.catholique.org/prieres/louange/2032-un-cadeau-merveilleux

Louange

Un cadeau merveilleux

Pour ces poumons qui respirent,
pour ce coeur qui bat,
pour ces regards, ces sourires,
pour le moindre geste, le moindre pas.

Pour toute cette vie en moi,
à chaque minute, à chaque seconde,
pour toute cette vie en lui,
l’inconnu, le passant, l’ami.

Pour ce miracle quotidien qui n’étonne plus,
pour ce cadeau merveilleux qui n’éblouit plus.

Pour ta bonté sans cesse renouvelant la vie,
pour ton amour sans cesse multipliant la vie.

Pour cette vie,
et la vie que tu nous as promise,
nous marchons vers Toi,
et Te disons : Merci !

La Musique Sacrée

19 mai, 2011

du site:

http://www.ramifications.be/Musique_Sacree/intro.htm
 
La Musique Sacrée

(Dossier réalisé par Isabelle Françaix)

La musique sacrée, religieuse, peut appartenir ou non aux rites liturgiques, ceux-ci étant célébrés lors d’un culte public, le plus souvent pour les prières et les cérémonies chrétiennes. Nous limiterons notre présentation aux traditions musicales des religions protestantes et catholiques d’Europe occidentale et laisserons à une prochaine étude celles de l’Eglise orthodoxe et copte d’Europe orientale, du Proche Orient, de l’Afrique et de l’Amérique du Sud. Le sujet serait vraiment trop vaste et sa lecture … interminable !
Or la musique protestante et catholique tire ses origines des cultes juifs et gréco-romains. On trouve d’ailleurs souvent sur le portail des cathédrales ou sur de nombreuses enluminures la figure de David qui chante en s’accompagnant d’une lyre.
Roi d’Israël (1000 av. J.-C.-970 av. J.-C.) et fondateur de la tradition judéenne, David fut considéré par les prophètes comme le Messie. La Tradition lui attribue la composition de soixante-treize psaumes, ce que réfutent la plupart des spécialistes. On trouve en tout cas le récit de ses exploits dans l’Ancien Testament (Livres de Samuel, des Rois et des Chroniques). On parle de sa harpe légendaire, d’autres fois de sa lyre, la kinnor des anciens hébreux étant une cithare. (L’image ci-contre est une reproduction de la sculpture de David qui figure sur la porte des Orfèvres de Saint-Jacques-de Compostelle, datée vers 1170)  Le Dictionnaire des Symboles (de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Ed. Robert Laffont et Jupiter 1969, coll. Bouquins, p596) rappelle que la lyre signifie « dans l’iconographie chrétienne (…) la participation active à l’union béatifique. »
La musique doit évoquer les choeurs angéliques. Il est donc tout à fait courant de trouver dans les enluminures ou sur les voûtes des cathédrales des anges musiciens. (Les images des anges musiciens (© IRHT) en tête de page proviennent toutes deux d’un bréviaire fransciscain de Chambéry – 1425- et sont extraites du superbe site
www.enluminures.culture.fr sur lequel vous découvrirez plus de 14000 images des manuscrits médiévaux conservés dans les bibliothèques municipales de France.) Car la musique peut être un danger pour celui qui cède davantage aux « plaisirs de l’ouïe » qu’à la pure louange dont elle devrait être la vassale. C’est ainsi que la décrit Saint Augustin (354-430) dans Les Confessions, au chapitre XXXIII du Livre Dixième (Ed. Garnier Flammarion, Garnier Frères 1964, pp 236-237), se défiant de la sensualité qui le distrait parfois de la prière ; il avoue à Dieu sa faiblesse :
  » Les plaisirs de l’ouïe m’avaient enveloppé et subjugué plus tenacement, mais vous m’avez délié et libéré. Je me plais maintenant encore, je l’avoue, aux chants qu’animent vos paroles, lorsqu’ils sont exécutés par une voix agréable et savante, sans toutefois me laisser lier par eux et tout en gardant la liberté de me lever quand je le veux. (…) Parfois je crois leur accorder plus d’honneur que je ne devrais : je me rends compte que ces paroles saintes, accompagnées de chant, m’enflamment d’une pitié plus religieuse et plus ardente que si elles n’étaient sans cet accompagnement. C’est que toutes les émotions de notre âme ont, selon leurs caractères divers, leur mode d’expression propre dans la voix et le chant, qui par je ne sais quelle mystérieuse affinité les stimule. (…) D’autres fois je me défie exagérément de ce piège, et je m’égare par trop de sévérité : c’est au point qu’en ces moments je voudrais à tout prix éloigner de mes oreilles, et de celles de l’Eglise même, la mélodie de ces suaves cantilènes qui servent d’habituels accompagnements aux psaumes de David. Alors je crois plus sûre la pratique qui fut celle d’Athanase, l’évêque d’Alexandrie. Je me souviens d’avoir entendu dire qu’il les faisait réciter avec de si faibles modulations de voix que c’était plutôt une déclamation qu’un chant.  »
Nous ne sommes pas loin de la conception de « musique du diable », enivrante et ensorceleuse. Les premiers chrétiens favorisèrent donc un chant simple, sans volonté d’embellissement : le plain-chant*, dérivé du chant romain ancien et des psaumes judaïques, qui engendra le chant grégorien*. On considère le plain-chant* comme le chant liturgique de base, simple et à voix égales, tous les moines chantant à l’unisson (mélodie monodique) et sans accompagnement instrumental. La musique alors ne doit pas être un art mais le support discret de la prière.

AUDIENCE GÉNÉRALE DU 18 MAI 2011 : UN PARCOURS BIBLIQUE DE LA PRIÈRE

19 mai, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27948?l=french

AUDIENCE GÉNÉRALE DU 18 MAI 2011 : UN PARCOURS BIBLIQUE DE LA PRIÈRE

Texte intégral

ROME, Mercredi 18 mai 2011 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée par le pape Benoît XVI, ce mercredi, au cours de l’audience générale, sur la Place Saint-Pierre, au Vatican.
Chers frères et sœurs,
Dans les deux dernières catéchèses, nous avons réfléchi sur la prière comme phénomène universel qui — bien que sous des formes diverses — est présente dans les cultures de tous les temps. Aujourd’hui au contraire, je voudrais commencer un parcours biblique sur ce thème, qui nous aidera à approfondir le dialogue d’alliance entre Dieu et l’homme qui anime l’histoire du salut, jusqu’au sommet, à la parole définitive qui est Jésus Christ. Ce chemin nous conduira à nous arrêter sur certains textes importants et sur des figures exemplaires de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ce sera Abraham, le grand Patriarche, père de tous les croyants (cf. Rm 4, 11-12.16-17) qui nous offrira un premier exemple de prière, dans l’épisode de l’intercession pour les villes de Sodome et Gomorrhe. Et je voudrais également vous inviter à profiter du parcours que nous entreprendrons au cours des prochaines catéchèses pour apprendre à connaître davantage la Bible, que, j’espère, vous avez chez vous, et au cours de la semaine, vous arrêter pour la lire et la méditer dans la prière, pour connaître la merveilleuse histoire du rapport entre Dieu et l’homme, entre Dieu qui se communique à nous et l’homme qui répond, qui prie.
Le premier texte sur lequel nous voulons réfléchir se trouve dans le chapitre 18 du Livre de la Genèse ; on raconte que la cruauté des habitants de Sodome et Gomorrhe avait atteint son comble, au point qu’une intervention de Dieu était nécessaire pour arrêter le mal qui détruisait ces villes. C’est là qu’intervient Abraham avec sa prière d’intercession. Dieu décide de lui révéler ce qui est sur le point de se produire et lui fait connaître la gravité du mal et ses terribles conséquences, car Abraham est son élu, choisi pour devenir un grand peuple et faire parvenir la bénédiction divine à tout le monde. Sa mission est une mission de salut, qui doit répondre au péché qui a envahi la réalité de l’homme : à travers lui, le Seigneur veut ramener l’humanité à la foi, à l’obéissance, à la justice. Et à présent, cet ami de Dieu s’ouvre à la réalité et au besoin du monde, prie pour ceux qui s’apprêtent à être punis et demande qu’ils soient sauvés.
Abraham présente immédiatement le problème dans toute sa gravité, et dit au Seigneur : « Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les supprimer et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein ? Loin de toi de faire cette chose-là ! De faire mourir le juste avec le pécheur, en sorte que le juste soit traité comme le pécheur. Loin de toi ! Est-ce que le juge de toute la terre ne rendra pas justice ? » (vv. 23-25). Avec ces paroles, avec un grand courage, Abraham place devant Dieu la nécessité d’éviter une justice sommaire : si la ville est coupable, il est juste de condamner son crime et d’infliger la peine mais — affirme le grand Patriarche — il serait injuste de punir indifféremment tous les habitants. S’il y a des innocents dans la ville, ceux-ci ne peuvent être traités comme des coupables. Dieu, qui est un juge juste, ne peut agir ainsi, dit à raison Abraham à Dieu.
Cependant, si nous lisons le texte plus attentivement, nous nous rendons compte que la requête d’Abraham est encore plus sérieuse et plus profonde, car il ne se limite pas à demander le salut pour les innocents. Abraham demande le salut pour toute la ville et il le fait en en appelant à la justice de Dieu. En effet, il dit au Seigneur : « Et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein ? » (v. 24b). En agissant ainsi, il met en jeu une nouvelle idée de justice : non pas celle qui se limite à punir les coupables, comme le font les hommes, mais une justice différente, divine, qui cherche le bien et qui le crée à travers le pardon qui transforme le pécheur, le convertit et le sauve. Avec sa prière, Abraham n’invoque donc pas une justice purement rétributive, mais une intervention de salut qui, tenant compte des innocents, libère de la faute également les impies, en leur pardonnant. La pensée d’Abraham, qui semble presque paradoxale, peut ainsi être synthétisée : on ne peut pas, bien évidemment, traiter les innocents comme les coupables, cela serait injuste, il faut en revanche traiter les coupables comme les innocents, en mettant en œuvre une justice « supérieure », en leur offrant une possibilité de salut, car si les malfaiteurs acceptent le pardon de Dieu et confessent leur faute en se laissant sauver, ils ne continueront plus à faire le mal, ils deviendront eux aussi justes, sans qu’il ne soit plus nécessaire de les punir.
Telle est la requête de justice qu’Abraham exprime dans son intercession, une requête qui se fonde sur la certitude que le Seigneur est miséricordieux. Abraham ne demande pas à Dieu une chose contraire à son essence. Il frappe à la porte du cœur de Dieu en connaissant sa véritable volonté. Assurément, Sodome est une grande ville, cinquante justes semblent peu de chose, mais la justice de Dieu et son pardon ne sont-ils peut-être pas la manifestation de la force du bien, même s’il semble plus petit et plus faible que le mal ? La destruction de Sodome devait arrêter le mal présent dans la ville, mais Abraham sait que Dieu a d’autres manières et moyens pour mettre un frein à la diffusion du mal. C’est le pardon qui interrompt la spirale du péché, et c’est exactement ce à quoi Abraham fait appel, dans son dialogue avec Dieu. Et lorsque le Seigneur accepte de pardonner à la ville s’il y trouve cinquante justes, sa prière d’intercession commence à descendre vers les abîmes de la miséricorde divine. Abraham — comme nous le savons — fait progressivement diminuer le nombre des innocents nécessaires pour le salut : s’ils ne sont pas cinquante, quarante cinq pourraient suffire, et ensuite toujours moins, jusqu’à dix, en continuant avec sa supplication, qui devient presque hardie dans son insistance : « Peut-être n’y en aura-t-il que quarante… trente… vingt… dix… » (cf. vv. 29.30.31.32). Et plus le nombre devient petit, plus grande se révèle et se manifeste la miséricorde de Dieu, qui écoute avec patience la prière, l’accueille et répète à chaque supplication : « je pardonnerai… je ne détruirai pas… je ne le ferai pas » (cf. vv. 26.28.29.30.31.32).
Ainsi, par l’intercession d’Abraham, Sodome pourra être sauve, si on n’y trouve ne serait-ce que dix innocents. Telle est la puissance de la prière. Car à travers l’intercession, la prière à Dieu pour le salut des autres, se manifeste et s’exprime le désir de salut que Dieu nourrit toujours envers l’homme pécheur. En effet, le mal ne peut être accepté, il doit être signalé et détruit à travers la punition : la destruction de Sodome avait précisément cette fonction. Mais le Seigneur ne veut pas la mort du méchant, mais qu’il se convertisse et vive (cf. Ez 18, 23 ; 33, 11) ; son désir est toujours celui de pardonner, de sauver, de donner vie, de transformer le mal en bien. Eh bien, c’est précisément ce désir divin qui, dans la prière, devient le désir de l’homme et s’exprime à travers les paroles de l’intercession. Avec sa supplication, Abraham prête sa voix, mais aussi son cœur, à la volonté divine : le désir de Dieu est miséricorde, amour et volonté de salut, et ce désir de Dieu a trouvé en Abraham et dans sa prière la possibilité de se manifester de manière concrète à l’intérieur de l’histoire des hommes, pour être présent là où la grâce est nécessaire. A travers la voix de sa prière, Abraham donne voix au désir de Dieu, qui n’est pas celui de détruire, mais de sauver Sodome, de donner vie au pécheur converti.
C’est ce que veut le Seigneur, et son dialogue avec Abraham est une manifestation prolongée et sans équivoque de son amour miséricordieux. La nécessité de trouver des hommes justes à l’intérieur de la ville devient de moins en moins exigeante et à la fin il en suffira dix pour sauver la totalité de la population. Pour quelle raison Abraham s’arrête-t-il à dix, le texte ne le dit pas. Peut-être est-ce un nombre qui indique un noyau communautaire minimum (encore aujourd’hui, dix personnes sont le quorum nécessaire pour la prière publique juive). Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un petit nombre, une petite parcelle de bien de laquelle partir pour sauver un grand mal. Mais on ne put même pas trouver dix justes à Sodome et Gomorrhe, et la ville fut détruite. Une destruction dont la nécessité est paradoxalement témoignée précisément par la prière d’intercession d’Abraham. Parce que c’est précisément cette prière qui a révélé la volonté salvifique de Dieu : le Seigneur était disposé à pardonner, il souhaitait le faire, mais les villes étaient enfermées dans un mal totalisant et paralysant, sans même un petit nombre d’innocents desquels partir pour transformer le mal en bien. Parce que c’est précisément ce chemin du salut que demandait lui aussi Abraham : être sauvés ne signifie pas simplement échapper à la punition, mais être libérés du mal qui nous habite. Ce n’est pas le châtiment qu’il faut éliminer, mais le péché, ce refus de Dieu et de l’amour qui porte déjà en soi le châtiment. Le prophète Jérémie dira au peuple rebelle : « Que ta méchanceté te châtie et que tes infidélités te punissent ! Comprends et vois comme il est mauvais et amer d’abandonner Yahvé ton Dieu » (Jer 2, 19). C’est de cette tristesse et de cette amertume que le Seigneur veut sauver l’homme en le libérant du péché. Mais il faut alors une transformation de l’intérieur, quelque point d’appui de bien, un commencement d’où partir pour transformer le mal en bien, la haine en amour, la vengeance en pardon. C’est pourquoi les justes doivent être à l’intérieur de la ville, et Abraham répète sans cesse : « peut-être s’en trouvera-t-il là… ». « Là », c’est à l’intérieur de la réalité malade que doit se trouver ce germe de bien qui peut guérir et redonner la vie. C’est une parole qui s’adresse aussi à nous : que dans nos villes se trouve le germe de bien et que nous fassions tout pour qu’il n’y ait pas seulement dix justes pour faire réellement vivre et survivre nos villes et pour nous sauver de cette amertume autour de laquelle il y a l’absence de Dieu. Et dans la réalité malade de Sodome et Gomorrhe ce germe de bien n’existait pas.
Mais la miséricorde de Dieu dans l’histoire de son peuple s’élargit encore davantage. Si pour sauver Sodome il fallait dix justes, le prophète Jérémie dira, au nom du Tout-Puissant, qu’il suffit d’un seul juste pour sauver Jérusalem : « Parcourez les rues de Jérusalem, regardez donc, renseignez-vous, cherchez sur ses places si vous découvrez un homme, un qui pratique le droit, qui recherche la vérité alors je pardonnerai à cette ville » (5, 1). Le nombre a encore diminué, la bonté de Dieu se montre encore plus grande. Et pourtant cela ne suffit pas encore, la miséricorde surabondante de Dieu ne trouve pas la réponse de bien qu’elle cherche, et Jérusalem tombe sous l’assaut de l’ennemi. Il faudra que Dieu lui-même devienne ce juste. C’est le mystère de l’Incarnation : pour garantir un juste il se fait homme. Le juste sera toujours là puisque c’est Lui : mais il faut que Dieu lui-même devienne ce juste. L’infini et surprenant amour divin sera pleinement manifesté lorsque le Fils de Dieu se fera homme, le Juste définitif, le parfait Innocent, qui apportera le salut au monde entier en mourant sur la croix, en pardonnant et en intercédant pour ceux qui « ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Alors la prière de chaque homme trouvera sa réponse, chacune de nos intercessions sera alors pleinement exaucée.
Chers frères et sœurs, que la supplique d’Abraham, notre père dans la foi, nous enseigne à ouvrir toujours davantage notre cœur à la miséricorde surabondante de Dieu, pour que dans la prière quotidienne nous sachions désirer le salut de l’humanité et le demander avec persévérance et avec confiance au Seigneur qui est grand dans l’amour. Merci.
A l’issue de l’audience générale le pape a résumé sa catéchèse en différentes langues et salué les pèlerins. Voici ce qu’il a dit en français :
Chers frères et sœurs,
Nous commençons aujourd’hui un parcours biblique sur la prière, en méditant sur Abraham. Choisi par Dieu pour ramener l’humanité pécheresse à la foi, le père des croyants intercède pour les innocents et les coupables de Sodome et Gomorrhe, villes prisonnières du mal. Il ne demande pas pour ses habitants, une justice humaine. Il supplie plutôt pour une justice divine qui transforme, sauve et rend juste le pécheur qui se convertit. La prière d’Abraham va au-devant du désir divin de sauver le pécheur. Abraham prête sa voix et son cœur à la volonté divine qui trouve ainsi la possibilité de se manifester concrètement, et il en appelle au pardon. Toujours disposé à pardonner, Dieu prend en considération le bien, si infime soit-il, pour transformer le mal en bien. Le péché, ce refus de Dieu et de son amour, porte en soi déjà la punition. C’est lui qui doit être éliminé. Comme la bonté et la miséricorde divines ne trouvaient pas en l’homme le germe de bien requis pour son salut, il a fallu que Dieu lui-même devienne le juste qui intercède. Celui qui sauve ! Par l’incarnation de son Fils, l’Innocent par excellence, la prière de l’homme est pleinement exaucée. Chers frères et sœurs, la prière d’Abraham nous enseigne à ouvrir notre cœur à la surabondance de la miséricorde de Dieu et à lui demander avec persévérance et confiance le salut de l’humanité.
Chers pèlerins de langue française, en particulier les collégiens et les paroissiens présents ainsi que les pèlerins venus de la lointaine Réunion et de Montréal au Canada, je vous invite à vous procurer la Bible, à la lire et à la méditer. Vous expérimentez alors l’infinie bonté et l’inépuisable miséricorde de Dieu envers vous ! Bon pèlerinage à tous !
Prière pour et avec l’Église qui est en Chine
A l’issue de l’Audience générale, le pape s’est adressé aux catholiques chinois :
Chers frères et sœurs !
Au cours du temps pascal, la liturgie élève des chants au Christ, ressuscité d’entre les morts, vainqueur de la mort et du péché, vivant et présent dans la vie de l’Eglise et dans les événements du monde. La Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu qui s’est manifesté dans le Christ, Agneau immolé, Bon Pasteur qui donne sa vie pour les siens, s’étend sans cesse jusqu’aux extrémités de la terre et, dans le même temps, se heurte à des refus et des obstacles dans toutes les parties du monde. De la Croix à la Résurrection, aujourd’hui, comme alors.
Mardi 24 mai est le jour consacré à la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice des chrétiens, vénérée avec une grande dévotion dans le sanctuaire de Sheshan à Shanghai : toute l’Eglise s’unit en prière avec l’Eglise qui est en Chine. Là, comme ailleurs, le Christ vit sa passion. Tandis qu’augmente le nombre de ceux qui L’accueillent comme leur Seigneur, le Christ est refusé, ignoré, ou persécuté par d’autres : « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4). L’Eglise qui est en Chine, en particulier en ce moment, a besoin de la prière de l’Eglise universelle. J’invite, en premier lieu, tous les catholiques chinois à continuer d’intensifier leur prière, en particulier à Marie, Vierge forte. Mais pour tous les catholiques du monde également, prier pour l’Eglise qui est en Chine doit être un devoir : ces fidèles ont droit à notre prière, ils sont besoin de notre prière.
Nous savons des Actes des Apôtres que, lorsque Pierre était en prison, tous ont prié avec force et ont obtenu qu’un ange le libère. Nous aussi, nous faisons de même : nous prions intensément, tous ensemble, pour cette Eglise, dans la confiance que, par la prière, nous pouvons faire quelque chose de très réel pour elle.
Les catholiques chinois, comme ils l’ont dit de nombreuses fois, désirent l’unité avec l’Eglise universelle, avec le Pasteur suprême, avec le Successeur de Pierre. Avec la prière, nous pouvons obtenir pour l’Eglise qui est en Chine de demeurer une, sainte et catholique, fidèle et ferme dans la doctrine et dans la discipline ecclésiale. Elle mérite toute notre affection.
Nous savons que, parmi nos frères évêques, certains souffrent et subissent des pressions dans l’exercice de leur ministère épiscopal. A eux, aux prêtres et à tous les catholiques qui rencontrent des difficultés dans la libre profession de foi, nous exprimons notre proximité. A travers notre prière, nous pouvons les aider à trouver la voie pour maintenir vivante la foi, forte l’espérance, ardente la charité envers tous et intègre l’ecclésiologie que nous avons héritée du Seigneur et des Apôtres et qui nous a été transmise avec fidélité jusqu’à nos jours. Par la prière, nous pouvons obtenir que leur désir de demeurer dans l’Eglise une et universelle dépasse la tentation d’un chemin indépendant de Pierre. La prière peut obtenir pour eux et pour nous, la joie et la force d’annoncer et de témoigner, en toute franchise et sans obstacle, Jésus Christ crucifié et ressuscité, l’Homme nouveau, vainqueur du péché et de la mort.
Avec vous tous, je demande à Marie d’intercéder afin que chacun d’eux se conforme toujours plus étroitement au Christ et se donne avec une générosité toujours nouvelle à ses frères. A Marie, je demande d’éclairer ceux qui sont dans le doute, de rappeler ceux qui sont égarés, de réconforter les affligés, de renforcer ceux qui se sont laissés séduire par l’attrait de l’opportunisme. Que la Vierge Marie, Auxiliatrice des chrétiens, Notre-Dame de Sheshan, prie pour nous !

Traduction : Zenit

bonne nuit

18 mai, 2011

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. dierama_pendulum_2b1

Angel’s Fishing Rod Wandflower

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Le Christ est ressuscité

18 mai, 2011

Le Christ est ressuscité dans images sacrée Ges%C3%B9%20Risorto7

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