Archive pour avril, 2011

Olivier Clément, philosophe de la lumière

2 avril, 2011

du site:

http://www.pagesorthodoxes.net/theologiens/clement/olivier-clement-intro.htm#mathieu

Olivier Clément, philosophe de la lumière

par Rafaël Mathieu

Ce portrait d’Olivier Clément est extrait d’un recueil d’une trentaine de textes réunis par Rafaël Mathieu sous le titre Les identités remarquables, qui vient de paraître aux éditions du Moulin de l’Étoile (1). On le sait : l’art du portrait est tout entier dans l’alchimie d’une rencontre, qui suppose, de la part du chroniqueur, autant d’humilité que de psychologie et d’intelligence des situations — outre une parfaite connaissance de l’œuvre de la personnalité qui lui ouvre sa porte. Journaliste aux talents multiples, Rafaël Mathieu se fait ici tour à tour peintre, écrivain, romancier, photographe, architecte, hermétiste ou métaphysicien pour mieux nous donner à découvrir et comprendre l’itinéraire et l’œuvre d’une trentaine d’artistes, au sens premier du terme. Tous sont très éloignés des circuits balisés d’une certaine notoriété frelatée, mais tous, ou presque, sont auteurs d’une œuvre forte et originale, faite « de main d’ouvrier » — et, chacun dans son domaine, une voix libre parmi lesquels plusieurs sont de proches collaborateurs de Symbole, de Frédérick Tristan à Gérard de Sorval et de Jean Biès à Michel Random… (Jean-Marie Beaume)
« J’aime écouter les autres parler d’eux. Je n’aime pas parler de moi », écrivait Olivier Clément il y a trente ans dans l’un de ses maîtres livres, L’Autre soleil. Alors que paraissent ses Mémoires d’espérance, l’homme n’a pas tellement changé. Il a vieilli, bien sûr, les jambes ne le portent plus guère, mais l’esprit a conservé sa fraîcheur. Tellement moins préoccupé par ses propres rides « que de celles qui marquent le visage du christianisme ». Le visage, le christianisme, ces deux mots résument d’ailleurs, pour ses lecteurs, l’oeuvre de ce personnage à part dont la seule autobiographie possible semble être spirituelle. Sa vie est pourtant exemplaire. De tous les penseurs chrétiens de son temps, Olivier Clément est l’un des rares à avoir vécu le christianisme comme une nouveauté. À avoir éprouvé aussi toutes les angoisses et les contradictions du siècle, à être passé par « le grand creuset du doute ». Pour paraphraser Chesterton, l’immense avantage d’Olivier Clément sur les autres théologiens, c’est que lui a un jour été athée…

Un christianisme « libérateur »
Il est né en 1921 en pays combiste, le Languedoc, « dans une famille qui ne parlait jamais de Dieu ». Son enfance telle qu’il l’a évoquée dans L’autre soleil est celle d’un « païen méditerranéen », bercé par une culture oublieuse de ses racines chrétiennes mais vivace. « Les êtres dit-il, étaient portés, ils vivaient, sans le savoir, sur une ancienne et savoureuse cuisson des choses de la terre au feu de l’Évangile. »
Même le socialisme de son grand-père, « n’était pas une haine de classe, mais une exigence morale. Il ignorait le ressentiment. Mon grand-père était socialiste à l’intérieur d’une civilisation. » Par certains côtés, son parcours fait écho à celui des chrétiens convertis des premiers siècles : la Méditerranée, une culture laïque ou plutôt publique, des hommes enracinés dans leur terre, et puis ici et là, la marque du christianisme, autrefois naissant, désormais disparaissant, malgré les églises romanes de Saint-Guilhem-le-Désert ou de Maguelone. Lui revient un lointain souvenir, une immense croix vert-de-grisée. Sur la croix, un homme mort. Au-dessus de sa tête, une inscription : I.N.R.I. « Je pensais que c’était le nom de l’homme. » Pourtant c’est aussi ce monde qui l’éveille au premier stade de sa vie spirituelle, la découverte de la beauté : « Comme j’ai pu haïr la trop verte Île-de-France, où tout est végétal, mouillé, même la roche, même le ciel – une chair opaque, omnipotente. Tandis qu’en pays méditerranéen, dès qu’on accède aux plateaux solitaires, c’est le feu qui se cristallise. La chair elle-même est céleste. »
Pour passer de cette lumière de l’enfance, à celle, incréée, des Pères de l’Église, il devra pourtant encore se libérer des « maîtres du soupçon » (Marx, Nietzsche, Freud), vaincre son nihilisme, surmonter la tentation du suicide. Si certains doutent encore qu’un livre peut changer une vie, il faut l’entendre parler de sa découverte, pendant la guerre, d’Esprit et Liberté du philosophe russe Nicolas Berdiaev. Le jeune homme s’apprêtait à rejoindre la Résistance. Le germe de sa re-naissance était planté même si toutes les digues de son éducation « laïciste » n’étaient pas encore rompues à commencer par cette « répugnance instinctive et qui s’enracinait dans (s)on enfance ».
« Le catholicisme, on me l’avait présenté comme une énorme et sournoise puissance terrestre, répressive, castratrice. La lecture de Nicolas Berdiaev a été pour moi déterminante car elle m’a permis d’entrevoir un christianisme non pas moralisateur – tel que mes parents et tant d’autres l’imaginaient –, mais profondément libérateur ». Ce n’est donc pas vers le catholicisme qu’il se tournera, ni vers le protestantisme de ses ancêtres cévenols, mais vers cette église orthodoxe et ses grands penseurs (Berdiaev, Lossky, Boulgakov…) exilés par la révolution d’Octobre, dont il est devenu – ironie du destin – l’un des principaux continuateurs.

Une relation charnelle avec le divin
Olivier Clément reçoit le baptême à trente ans (« désormais la lumière était en dedans »); l’agrégé d’histoire – il enseignera longtemps au lycée Louis-le-Grand – se révèle un philosophe religieux de premier plan, affranchi des scléroses et des tabous du christianisme occidental. Le sien passe par le mystère des visages, une relation presque charnelle avec le divin comme dans ses traditions de l’Inde au sein desquelles il dit s’être un temps « dilaté ». Car Olivier Clément n’a rien du penseur en chambre, rien d’éthéré. Chez lui la révélation chrétienne est d’abord une révélation de l’humain, l’avènement de la personne, « un accomplissement de l’humain dans le divin ». Il n’est pas sûr d’ailleurs qu’au sein même du monde orthodoxe, ses audaces aient toujours été jugées très canoniques à commencer par son rejet du confessionnalisme… Peu importe d’ailleurs, c’est à travers lui que toute une tradition théologique négligée a été diffusée en France. De même que la découverte de ses livres et d’un christianisme débarrassé des scories de l’histoire ou des pesanteurs sociologiques a été pour beaucoup une décisive révélation. Mais Olivier Clément est plus qu’un passeur. Son œuvre est une invitation à revenir à la source, souvent ignorée des chrétiens eux-mêmes, du message évangélique. Dans une perspective de sursaut créateur.
Ses contemporains se tournent-ils vers les philosophies orientales, qu’il y puise une nouvelle espérance : « On peut imaginer un christianisme renouvelé par cette connaissance des Orients, comme les Pères de l’Église ont été irrigués par la pensée antique… » Dans les dernières pages des Mémoires d’espérance il évoque Plotin. « Âgé, malade, il parlait de la beauté d’une telle manière que les disciples affluaient. »
Olivier Clément n’est peut-être pas Plotin mais de la beauté, ce vieil homme irradié du dedans en parle comme personne. Témoin ce jour en Grèce, où, dit-il, « baigné par une lumière encore plus intense que celle de mon enfance, je suis entré dans la fraîcheur d’une église : la coupole reprenait la ronde bénédiction du ciel, mais un visage s’y inscrivait. Entrer dans cette église avait résumé mon chemin : de l’azur vide à l’azur plein, de l’azur fermé sur sa propre beauté, mais au-delà tout est ténèbres, à l’azur rayonnant autour du Visage des visages. De la lumière à l’autre Lumière. »

http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/

Veronica spicata

1 avril, 2011

Veronica spicata dans image bon nuit, jour, dimanche etc. veronica_spicata_1d54

http://www.floralimages.co.uk/index_1.htm

Saint André de Crète: « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »

1 avril, 2011

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20110402

Commentaire du jour

Saint André de Crète (660-740), moine et évêque
Grand canon de la liturgie byzantine pour le Carême, 2ème  ode (trad. Clément, DDB 1982, p. 119s rev.)
« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »

Ciel, écoute ma voix.
Écoute-moi, ô terre :
Dieu me ramène à lui, je veux le célébrer.

Dans ta compassion, ô mon Dieu,
jette sur moi les yeux de ton amour,
reçois ma confession brûlante.

Plus que tous les hommes j’ai péché.
J’ai péché contre toi seul, Seigneur.
Pourtant prends-moi dans ta pitié, ô mon Sauveur,
puisque c’est toi qui m’a créé…

J’ai souillé, ô mon Sauveur,
ton image et ta ressemblance (Gn 1,26).
Le vêtement de beauté que le Créateur lui-même m’avait tissé,
je l’ai mis en lambeaux, et je suis nu.
A sa place j’ai voulu mettre une défroque déchirée,
œuvre du serpent qui m’a séduit (Gn 3,1-5)…

La beauté de l’arbre m’a fasciné,
elle a trompé mon intelligence.
Maintenant je suis nu et couvert de honte…

Le péché m’a revêtu de tuniques de peau (Gn 3,21)
après m’avoir dépouillé
de la robe tissée par Dieu lui-même…

Comme la prostituée, je te crie :
« Contre toi seul, j’ai péché ».
Reçois mes larmes, ô mon Sauveur,
comme tu as accepté le parfum de la pécheresse (Lc 7,36s).

Pardonne-moi, comme le publicain je crie vers toi.
Pardonne-moi, Sauveur, car, dans la descendance d’Adam,
nul n’a péché comme moi.

Comme David je suis tombé (2S 11)
et me suis recouvert de boue.
Mais de même que David s’est lavé dans ses larmes,
lave-moi, mon Sauveur.

Entends mon âme qui gémit, mon cœur qui languit,
reçois mes larmes, ô mon Sauveur,
et sauve-moi.

Tu aimes l’homme
et tu veux que tous soient sauvés.
Rappelle-moi dans ta bonté,
dans ta bonté accueille-moi,
je me repens.

God gives the law and covenants to his people

1 avril, 2011

God gives the law and covenants to his people  dans images sacrée 09%20TOURS%20MOSES%20RECEIVING%20THE%20LAW

http://www.artbible.net/firstestament_fr.html

Prière universelle

1 avril, 2011

du site:

http://www.liturgiecatholique.fr/Priere-universelle.html

Prière universelle

La Prière universelle ou Prière des fidèles est l’intercession de l’assemblée liturgique en faveur des besoins du monde et des mem­bres, vivants ou morts, de la communauté.
La tradition liturgique ancienne a connu cette Prière (Eucologe de Sérapion, évêque de Thmuis au IVe siècle, Constitutions apostoliques vers 380). Elle s’origine probablement à des influences de la liturgie juive et à l’ordre donné par saint Paul à Timothée : « Je recommande avant tout qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et tous les dépositaires de l’autorité, afin que nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité. Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur, lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 1-4).
La Prière universelle comporte une invitation du prêtre, une série d’intentions données par le diacre, ou, à son défaut, par un ou plusieurs membres de l’assemblée ; tous expriment leur prière par une acclamation ou une réponse après chaque intention ; enfin, le prêtre conclut par une oraison. La suite habituelle des inten­tions est à peu près la suivante : pour l’Église, ses pasteurs et ses fidèles ; pour ceux qui ont autorité dans le monde, afin qu’ils lui ménagent une vraie paix dans la justice ; pour ceux qui souffrent ; pour les défunts ; pour les besoins particuliers des membres de l’assemblée ; pour l’assemblée tout entière.
A la messe, la Prière des fidèles fait transition entre la liturgie de la Parole, qui suscite les demandes, et la liturgie eucharistique ; plus précisément, elle intervient après l’évangile, éventuellement après l’homélie, ou après le Credo qui suit l’homélie. A l’office de Laudes et de Vêpres, une Prière universelle, ou intercession est prévue dans le rite de conclusion, avant le « Notre Père » et l’oraison. La célébration de la plupart des sacrements comporte une Prière des fidèles.

Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie

ITALIE : APPEL DE SANT’ EGIDIO EN FAVEUR DES RÉFUGIÉS DU MAGHREB

1 avril, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27461?l=french

ITALIE : APPEL DE SANT’ EGIDIO EN FAVEUR DES RÉFUGIÉS DU MAGHREB

L’Europe doit repenser sa politique d’accueil

ROME, Jeudi 31 mars 2011 (ZENIT.org) – « Repenser la politique d’accueil et de responsabilité en Méditerranée » : C’est ce que demande à l’Italie, et plus largement à l’Europe, la communauté italienne de Sant’ Egidio, à Rome, dans un appel en faveur des réfugiés du Maghreb, publié le 25 mars dernier.
« Ces derniers mois, l’Europe a assisté à des événements historiques qui ont radicalement changé la vie des pays situés à ses frontières méridionales » souligne la communauté qui, devant la gravité des risques que ces nouveaux scénarios présentent, suggère de « gérer » ces urgences avec « une vision qui soit à même de saisir en profondeur les événements d’aujourd’hui et de préparer les futures relations avec des pays qui ne seront plus comme avant ».
Au regard du flux de personnes arrivées sur les côtes italiennes depuis le début de l’année, en particulier ces dernières semaines où des milliers d’émigrés continuent de débarquer sur l’île de Lampedusa, en Sicile, cette situation est, selon la communauté, le reflet de toute « une génération qui ne s’identifie pas aux propositions de l’islam fondamentaliste, mais à une aspiration forte et trop longtemps humiliée de liberté et de démocratie ».
Une génération, ajoute-t-elle, qui a défié « des régimes autoritaires et corrompus, en donnant naissance à une transition démocratique, certes difficile, mais prometteuse » et dont l’Europe doit tenir compte « en pensant à nouveaux frais la politique d’accueil en lien avec la société de provenance de ces gens, dans une approche moins ‘urgentiste’ ».
« L’Italie affronte les conséquences humanitaires de l’actuelle crise méditerranéenne avec une implication qui ne voit pas de réponse appropriée ni le soutien des autres pays européens », déplore la communauté de Sant’Egidio qui appelle donc l’Europe à une « plus grande responsabilité » et l’Italie à adopter « des mesures exceptionnelles d’accueil temporaire », comme le prévoit la législation italienne.
La communauté de Sant’Egidio propose aussi à L’Italie de se faire « promotrice d’un système de coopération européenne rénové dans l’accueil des flux migratoires produits par la crise en cours dans le Maghreb ».
Enfin, dans l’immédiat, la communauté de Sant’Egidio appelle à « un engagement encore plus grand », pour soutenir l’action de premier accueil des réfugiés, « soulageant ainsi du poids de responsabilités excessives la population de Lampedusa et mettant pleinement en œuvre la décision positive du gouvernement de transférer les réfugiés dans différentes régions italiennes ».
L’intégralité du message de Sant’ Egidio : www. Santegidio.org
La Communauté de Sant’ Egidio est née à Rome en 1968. C’est aujourd’hui un mouvement de laïcs auquel participent plus de 50.000 personnes, investies dans l’évangélisation et dans la charité à Rome, en Italie et dans plus de 70 pays des divers continents.
Isabelle Cousturié

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