Archive pour avril, 2011

Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, et vous qui le craignez, les petits et les grands » Ap.19,5 (septembre 2008)

15 avril, 2011

du site:

http://www.alleluia-france.com/offres/gestion/actus_251_2926-1/al-n-51-louez-notre-dieu-vous-tous-ses-serviteurs-et-vous-qui-le-craignez-les-petits-et-les-grands-ap-19-5.html

Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, et vous qui le craignez, les petits et les grands » Ap.19,5

  Bonjour à tous pour cette lettre de nouvelles de SEPTEMBRE 2008

Septembre 2008 ! Commencer un groupe de louange c’est peut être la plus belle idée pour cette rentrée ! Notre souvenir de vacances le plus marquant dans nos nombreuses rencontres avec des chrétiens de partout en France fut cette réflexion qui revenait lancinante comme un refrain
: « Oh chez nous, c’est un vrai désert spirituel ! . A part deux ou trois régions, la France serait un désert spirituel ! Il y a une part de vérité évidente puisque vous le vivez. Osée a prophétisé en ce sens : « Mon épouse infidèle je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à coeur… » Osée 2, 16
La promesse de Jésus est éternelle et universelle : « Là où deux ou trois sont réunis en mon Nom, Je Suis au milieu d’eux » Jésus est là, réellement présent, et laisse déborder de son coeur l’Amour du Père. La louange est cet admirable échange avec chacune des trois personnes de la Trinité.
Cet Amour reçu lors d’un temps de louange éclaire toute une semaine, et ouvrira les cœurs à la miséricorde qui nous fera « déposer notre fardeau, et son joug deviendra léger » Mat 11, 30
Les laïcs baptisés honorent leur baptême et l’Eglise en créant un groupe de louange bénissant de tout leur coeur ; Rassembler des frères de toutes les dénominations chrétiennes : catholiques, protestants, orthodoxes, évangéliques, Juifs Messianiques, etc.. car la louange de Dieu est signe que nous sommes tous enfants du Père. Offrir ce sacrifice de louange c’est confesser le Nom de Dieu qui est au-dessus de tout Nom.
Le nombre de personnes dans un groupe n’est pas un critère de qualité, mais seulement l’Amour qui y est reçu et échangé : Dieu aime les « petits » groupes car la Volonté du Père se fait dans l’humilité. Essayer d’imaginer tous les « petits » groupes de louange, comme le vôtre,  partout en France et sachez que tous nous formons ce peuple d’adorateurs que Dieu veut pour préparer son retour en Gloire.
Plusieurs oraisons de la liturgie catholique parlent du devoir de louange. C’est une ordonnance, un décret, une loi dit le Ps 81, 6, « Car c’est une loi pour Israël, une ordonnance du Dieu de Jacob. Il en fit une règle  pour Joseph, lorsqu’il sortit d’Égypte » car alors « en un instant j’abattrai tes ennemis » Dt 6,18.
Dès lors, comme des fiancés, on se fixe des rendez-vous réguliers pour le groupe. Osez commencer à vous rassembler à deux ou trois et vous verrez que tout le reste viendra par surcroît ! Décidez d’un jour par semaine (ou plus ), d’une heure, d’un lieu fixe (une maison)  et soyez prêts à accueillir tous les frères et sœurs au Nom de l’Amour de Dieu. En toute simplicité, louez, chantez, acclamez, bondissez, dansez, criez de joie, applaudissez, bénissez Dieu à pleine voix, avec des chants, des paroles, des psaumes, .. Avec un seul cœur, une seule âme, toujours le regard tourné vers notre Seigneur présent, sans se regarder soi même, les autres ou ce monde incertain. Tob 12, 18 «  Louez Dieu dans vos cantiques tous les jours »
Une louange vécue dans la communion des cœurs fait couler l’Amour du Père sur nos vies, comble nos besoins et répand ses bienfaits (guérisons, conversions, libérations, effusions du Saint Esprit. « Heureux les amants de ton Nom, en toi ils exultent. Tu les couvres de ta faveur » Ps 5,12 – Alors faveurs et bénédictions de Dieu sont sur vous et sur tous ceux sur lesquels vous invoquez son Amour. Le silence de l’adoration sera le point d’orgue de la louange.
Un groupe de louange, aussi petit soit-il, attire la bénédiction de Dieu sur toute la terre dit la parole en Siracide 39, 22 « La bénédiction du Seigneur est comme un fleuve qui déborde ; comme un déluge elle a inondé la terre » Notre louange traverse la terre et les conséquences d’une louange commune, nous dépassent bien infiniment.« Je te rends grâce Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux touts petits. Mat 11, 25.
Oui, c’est le temps de l’Amour vécu entre frères autour de Jésus. L’Amour de Dieu prépare ses amants au dernier acte : le retour du Roi dans son dernier avènement. Par notre saint désir de louange et d’adoration nous hâtons la venue des noces de l’Agneau en célébrant déjà ces noces dans l’Esprit !
C’est maintenant le moment favorable, pas demain, pour commencer un groupe de louange : « Qui offre le sacrifice de louange, celui-là me rend gloire, sur le chemin qu’il prend, je lui ferai voir le salut de Dieu » Amen ! Alleluia !

Le Conseil d’Alleluia-France

bonne nuit

14 avril, 2011

 bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. achillea_x_lewisii_40a

http://www.floralimages.co.uk/page.php?taxon=achillea_x_lewisii,1

Tous les Saints icône grecque de 1700, environ

14 avril, 2011

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DISCOURS DE BENOÎT XVI AU NOUVEAU PATRIARCHE MARONITE

14 avril, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27610?l=french

DISCOURS DE BENOÎT XVI AU NOUVEAU PATRIARCHE MARONITE

S. B. Béchara Boutros Raï

ROME, Jeudi 14 avril 2011 (ZENIT.org) – « Parce que vous êtes au cœur du Moyen-Orient, vous avez une mission immense auprès des hommes, auxquels l’Amour du Christ presse d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut », déclare Benoît XVI aux Maronites.
Le pape a en effet reçu ce matin au Vatican le nouveau patriarche d’Antioche des Maronites, S. B. Béchara Boutros Raï, accompagné d’une délégation d’évêques et de fidèles venus à Rome à l’occasion de la concession de l’ »Ecclesiastica Communio » accordée après son élection, le 24 mars dernier.
Discours de Benoît XVI du patriarche Raï
Béatitude,
Vénérés Frères dans l’épiscopat,
Chers Fils et Filles de l’Église Maronite,
Cette première visite au Successeur de Pierre après votre élection au Siège Patriarcal d’Antioche des Maronites, est un moment privilégié pour l’Eglise Universelle. Je me réjouis de vous recevoir ici, avec les Évêques maronites, les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles, pour solenniser l’« Ecclesiastica Communio» que je vous ai signifiée par lettre le 24 mars dernier. Votre élection survenue quelques jours après la clôture de l’Année Sainte, promulguée pour célébrer le seize-centième anniversaire de la mort de saint Maron, apparaît comme le fruit le plus éminent des nombreuses grâces qu’il a obtenues pour son Église.
Je vous salue tous chaleureusement, vous qui êtes venus entourer votre Patriarche pour ce grand moment de communion fraternelle et d’indéfectible unité de l’Église Maronite avec l’Église de Rome, soulignant ainsi l’importance de l’unité visible de l’Église dans sa catholicité. En l’absence du Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, je me permets de lui exprimer mon affection et mes remerciements pour avoir consacré vingt-cinq ans de sa vie à guider comme Patriarche l’Église Maronite au milieu des turbulences de l’histoire.
Prochainement, cette communion ecclésiastique trouvera son expression la plus authentique dans la Divine Liturgie où sera partagé l’unique Corps et Sang du Christ. C’est là que se trouve manifestée la plénitude de la communion entre le Successeur du Prince des Apôtres et le soixante-dix-septième Successeur de saint Maron, Père et Chef de l’Église d’Antioche des Maronites, ce Siège Apostolique si prestigieux, où les fidèles du Christ ont reçu pour la première fois le nom de « chrétiens » ! Votre Église patriarcale, sa riche tradition spirituelle, liturgique et théologique, de la tradition d’Antioche, parent toujours l’Église entière de ce trésor.
Parce que vous êtes au cœur du Moyen-Orient, vous avez une mission immense auprès des hommes, auxquels l’Amour du Christ presse d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Lors du récent Synode que j’ai convoqué en octobre 2010, il a été rappelé, de nombreuses fois, l’urgence de proposer à nouveau l’Évangile aux personnes qui le connaissent peu ou qui se sont éloignés de l’Église. Avec toutes les forces vives présentes au Liban et au Moyen-Orient, je sais, Béatitude, que vous aurez à cœur d’annoncer, de témoigner et de vivre dans la communion cette Parole de vie afin de retrouver l’ardeur des premiers fidèles qui « se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42). Cette région du monde que les patriarches, les prophètes, les apôtres et le Christ lui-même ont bénie par leur présence et par leur prédication, aspire à cette paix durable que la Parole de Vérité, accueillie et vécue, a la capacité d’établir.
Vous poursuivrez cette tâche au travers d’une éducation humaine et spirituelle, morale et intellectuelle des jeunes grâce à votre réseau scolaire et catéchétique, dont je sais la qualité. Je souhaite ardemment que votre rôle dans leur formation soit toujours mieux reconnu par la société, pour que les valeurs fondamentales soient transmises, sans discrimination. Qu’ainsi les jeunes d’aujourd’hui deviennent des hommes et des femmes responsables dans leurs familles et dans la société, pour construire une plus grande solidarité et une plus grande fraternité entre toutes les composantes de la Nation. Transmettez aux jeunes toute mon estime et mon affection en leur rappelant que l’Église et la société ont besoin de leur enthousiasme et de leur espérance. Pour cela, je vous invite à intensifier la formation des prêtres et des nombreux jeunes que le Seigneur appelle dans vos éparchies et dans vos congrégations religieuses. Que par leur enseignement et par leur existence, ils soient d’authentiques témoins du Verbe de Dieu pour aider les fidèles à enraciner leur vie et leur mission dans le Christ!
Béatitude, je Vous adresse des vœux fraternels pour que l’Esprit-Saint vous assiste dans l’exercice de votre charge. Qu’il vous console dans les difficultés et vous procure la joie de voir grandir en ferveur et en nombre votre Église ! A l’aube de votre ministère, je veux vous redire ces paroles du Christ aux disciples: « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32). Tandis que j’adresse à tout le peuple libanais mes chaleureuses salutations, je vous confie de façon toute spéciale à l’intercession de Notre-Dame du Liban, puisque que Votre Béatitude est fils de l’Ordre Maronite de la Bienheureuse Vierge Marie, et aussi à celle de saint Maron et de tous les saints et bienheureux libanais. Et de grand cœur je vous accorde la Bénédiction Apostolique, ainsi qu’aux évêques et aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles de Votre Patriarcat.

[Texte original: Français]

Librairie éditrice du Vatican, 2011

AUDIENCE GÉNÉRALE DU 13 AVRIL 2011 : LA SAINTETÉ

14 avril, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27595?l=french

AUDIENCE GÉNÉRALE DU 13 AVRIL 2011 : LA SAINTETÉ

Texte intégral

ROME, Mercredi 13 avril 2011 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée par le pape Benoît XVI, ce mercredi, au cours de l’audience générale, sur la Place saint-Pierre, au Vatican.
Chers frères et sœurs,
Au cours des Audiences générales de ces deux dernières années nous ont accompagnés les figures d’un grand nombre de saints et de saintes : nous avons appris à les connaître de plus près et à comprendre que toute l’histoire de l’Eglise est marquée par ces hommes et femmes qui par leur foi, par leur charité, par leur vie ont été des phares pour de si nombreuses générations, et qu’ils le sont aussi pour nous. Les saints manifestent de différentes manières la présence puissante et transformatrice du Ressuscité ; ils ont laissé le Christ se saisir si pleinement de leur vie qu’ils peuvent affirmer avec saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20). Suivre leur exemple, recourir à leur intercession, entrer en communion avec eux, « nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur source et de leur tête, toutes grâces et la vie du Peuple de Dieu lui-même » (Conc. Œc. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 50). Au terme de ce cycle de catéchèses, je voudrais alors offrir quelques pensées sur ce qu’est la sainteté.
Que veut dire être saint ? Qui est appelé à être saint ? On est souvent porté encore à penser que la sainteté est une destination réservée à de rares élus. Saint Paul, en revanche, parle du grand dessein de Dieu et affirme : « C’est ainsi qu’Il (Dieu) nous a élus en lui (le Christ), dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4). Et il parle de nous tous. Au centre du dessein divin, il y a le Christ, dans lequel Dieu montre son Visage : le Mystère caché dans les siècles s’est révélé en plénitude dans le Verbe qui s’est fait chair. Et Paul dit ensuite : « Car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la plénitude » (Col 1, 19). En Christ, le Dieu vivant s’est fait proche, visible, touchable, il s’est fait entendre, afin que chacun puisse puiser de sa plénitude de grâce et de vérité (cf. Jn 1, 14-16). C’est pourquoi toute l’existence chrétienne connaît une unique loi suprême, celle que saint Paul exprime dans une formule qui revient dans tous ses écrits : en Jésus Christ. La sainteté, la plénitude de la vie chrétienne ne consiste pas à accomplir des entreprises extraordinaires, mais à s’unir au Christ, à vivre ses mystères, à faire nôtres ses attitudes, ses pensées, ses comportements. La mesure de la sainteté est donnée par la stature que le Christ atteint en nous, par la mesure dans laquelle, avec la force de l’Esprit Saint, nous modelons toute notre vie sur la sienne. C’est être conforme à Jésus, comme affirme saint Paul : « Car ceux que d’avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils » (Rm 8, 29). Et saint Augustin s’exclame : « Ma vie sera vivante toute pleine de Toi » (Confessions, 10, 28). Le Concile Vatican II, dans la Constitution sur l’Eglise, parle avec clarté de l’appel universel à la sainteté, en affirmant que personne n’en est exclu : « A travers les formes diverses de vie et les charges différentes, il n’y a qu’une seule sainteté cultivée par tous ceux que conduit l’Esprit de Dieu et qui… marchent à la suite du Christ pauvre, humble et chargé de sa croix, pour mériter de devenir participants de sa gloire » (n. 41).
Mais la question demeure : comment pouvons-nous parcourir la voie de la sainteté, répondre à cet appel ? Puis-je le faire avec mes propres forces ? La réponse est claire : une vie sainte n’est pas principalement le fruit de notre effort, de nos actions, car c’est Dieu, le trois fois Saint (cf. Is 6, 3), qui nous rend saints, c’est l’action de l’Esprit Saint qui nous anime de l’intérieur, c’est la vie même du Christ ressuscité qui nous est communiquée et qui nous transforme. Pour le dire encore une fois avec le Concile Vatican II : « Appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein gracieux, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par là même, réellement saints. Cette sanctification qu’ils ont reçue, il leur faut donc, avec la grâce de Dieu, la conserver et l’achever par leur vie » (ibid., n. 40). La sainteté a donc sa racine ultime dans la grâce baptismale, dans le fait d’être greffés sur le Mystère pascal du Christ, avec lequel nous est communiqué son Esprit, sa vie de Ressuscité. Saint Paul souligne de manière très puissante la transformation que la grâce baptismale accomplit dans l’homme et il arrive à créer une terminologie nouvelle, forgée avec le préfixe « co » : co-morts, co-ensevelis, co-ressuscités, co-vivifiés avec le Christ : notre destin est indissolublement lié au sien. « Si par le baptême – écrit-il – dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts » (Rm 6, 4). Mais Dieu respecte toujours notre liberté et demande que nous acceptions ce don et vivions les exigences qu’il comporte, il demande que nous nous laissions transformer par l’action de l’Esprit Saint, en conformant notre volonté à la volonté de Dieu.
Comment notre façon de penser et nos actions peuvent-elles devenir la manière de penser et d’agir du Christ et avec le Christ ? Quelle est l’âme de la sainteté ? Le Concile Vatican II précise à nouveau : « Dieu est charité et celui qui demeure dans la charité demeure en Dieu et Dieu en lui (cf. 1 Jn 4, 16). Sa charité, Dieu l’a répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné (cf. Rm 5, 5). La charité qui nous fait aimer Dieu par-dessus tout et le prochain à cause de lui est par conséquent le don premier et le plus nécessaire. Mais pour que la charité, comme un bon grain, croisse dans l’âme et fructifie, chaque fidèle doit s’ouvrir à la Parole de Dieu et, avec l’aide de sa grâce, mettre en œuvre sa volonté, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, et aux actions sacrées, s’appliquer avec persévérance à la prière, à l’abnégation de soi, au service actif de ses frères et à l’exercice de toutes les vertus. La charité étant, en effet, le lien de la perfection et la plénitude de la loi (cf. Col 3, 14 ; Rm 13, 10), elle oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin » (Lumen gentium, n. 42). Peut-être ce langage du Concile Vatican II est-il encore un peu trop solennel pour nous, peut-être devons-nous dire les choses de manière encore plus simple. Qu’est-ce qui est essentiel ? Il est essentiel de ne jamais laisser passer un dimanche sans une rencontre avec le Christ Ressuscité dans l’Eucharistie ; cela n’est pas un poids en plus, mais une lumière pour toute la semaine. Il ne faut pas commencer ni finir une journée sans avoir au moins un bref contact avec Dieu. Et, sur la route de notre vie, suivre les « panneaux routiers » que Dieu nous a communiqués dans le décalogue lu avec le Christ, qui est tout simplement l’explicitation de ce qu’est la charité dans des situations déterminées. Il me semble que cela est la véritable simplicité et la grandeur de la vie de sainteté : la rencontre avec le Ressuscité le dimanche ; le contact avec Dieu au début et à la fin de la journée ; suivre, dans les décisions, les « panneaux routiers » que Dieu nous a communiqués, qui sont seulement des formes de charité. « C’est donc la charité envers Dieu et envers le prochain qui marque le véritable disciple du Christ ». (Lumen gentium, n. 42). Telle est la véritable simplicité, grandeur et profondeur de la vie chrétienne, du fait d’être saints.
Voilà pourquoi saint Augustin, en commentant le quatrième chapitre de la Première Lettre de saint Jean, peut affirmer une chose courageuse : « Dilige et fac quod vis », « Aime et fais ce que tu veux ». Et il poursuit : « Si tu te tais, tais-toi par amour ; si tu parles, parle par amour ; si tu corriges, corrige par amour ; si tu pardonnes, pardonne par amour ; qu’en toi se trouve la racine de l’amour, car de cette racine ne peut rien procéder d’autre que le bien » (7, 8 : PL 35). Celui qui est guidé par l’amour, qui vit la charité pleinement est guidé par Dieu, car Dieu est amour. C’est ce qui donne sa valeur à cette grande parole : « Dilige et fac quod vis », « Aime et fais ce que tu veux ».
Sans doute pourrions-nous nous demander : pouvons-nous, avec nos limites, avec notre faiblesse, tendre à des sommets si élevés ? Au cours de l’Année liturgique, l’Eglise nous invite à faire mémoire d’une foule de saints, c’est-à-dire de ceux qui ont vécu pleinement la charité, qui ont su aimer et suivre le Christ dans leur vie quotidienne. Ils nous disent qu’il est possible pour tous de parcourir cette voie. A toute époque de l’histoire de l’Eglise, à toute latitude de la géographie du monde, les saints appartiennent à tous les âges et à tous les états de vie, ils ont le visage concret de chaque peuple, langue et nation. Et ils sont de types très divers. En réalité, je dois dire qu’en ce qui concerne ma foi personnelle également, de nombreux saints, pas tous, sont de véritables étoiles dans le firmament de l’histoire. Et je voudrais ajouter que pour moi, il n’y a pas que certains grands saints que j’aime et que je connais bien qui « indiquent la voie », mais aussi les saints simples, c’est-à-dire les personnes bonnes que je vois dans ma vie, qui ne seront jamais canonisées. Ce sont des personnes normales, pour ainsi dire, sans héroïsme visible, mais dans leur bonté quotidienne, je vois la vérité de la foi. Cette bonté, qu’elles ont mûrie dans la foi de l’Eglise, est pour moi la plus sûre apologie du christianisme et le signe qui montre où se trouve la vérité.
Dans la communion des saints, canonisés et non canonisés, que l’Eglise vit grâce au Christ dans tous ses membres, nous jouissons de leur présence et de leur compagnie et nous cultivons la ferme espérance de pouvoir imiter leur chemin et partager un jour la même vie bienheureuse, la vie éternelle.
Chers amis, comme la vocation chrétienne est grande et belle, et également simple, vue sous cette lumière ! Nous sommes tous appelés à la sainteté : elle est la mesure même de la vie chrétienne. Encore une fois, saint Paul l’exprime avec une grande intensité, lorsqu’il écrit : « Chacun de nous a reçu sa part de la faveur divine selon que le Christ a mesuré ses dons… C’est lui encore qui « a donné » aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs, organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ, au terme de laquelle nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et à constituer cet Homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ » (Ep 4, 7. 11-13). Je voudrais inviter chacun à s’ouvrir à l’action de l’Esprit Saint, qui transforme notre vie, pour être nous aussi comme des pièces de la grande mosaïque de sainteté que Dieu crée dans l’histoire, afin que le visage du Christ resplendisse dans tout son éclat. N’ayons pas peur de tendre vers le haut, vers les sommets de Dieu ; n’ayons pas peur que Dieu nous demande trop, mais laissons-nous guider dans chacune de nos actions quotidiennes par sa Parole, même si nous nous sentons pauvres, inadéquats, pêcheurs : c’est Lui qui nous transformera selon son amour. Merci.
A l’issue de l’audience générale le pape a résumé sa catéchèse en différentes langues et salué les pèlerins. Voici ce qu’il a dit en français :
Chers frères et sœurs, je vous propose aujourd’hui une réflexion sur la sainteté chrétienne, au terme des catéchèses sur les figures de plusieurs saints et saintes. Mais qu’est-ce que la sainteté ? C’est une union et une configuration au Christ, un enracinement dans la grâce baptismale et dans le mystère pascal. Elle n’est pas d’abord le fruit de nos efforts. C’est Dieu qui sanctifie à travers l’action de son Esprit et le don de la vie du Christ ressuscité. La charité est l’âme de la sainteté ! Elle croît et produit des fruits dans le baptisé, grâce à l’écoute de la Parole de Dieu, à la participation fréquente aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, à la prière constante, à l’abnégation, au service fraternel et à la pratique des vertus. La sainteté n’est autre que la charité vécue pleinement. Chers amis, nous sommes tous appelés à la sainteté, chacun dans l’état de vie et la charge qui lui sont propres. La sainteté est possible pour tous, à tout âge et à tout moment, car chacun de nous a reçu sa part de la faveur divine. Dieu nous demande d’accueillir ce don et d’en vivre les exigences. Laissons-nous transformer par l’action de son Esprit, pour nous conformer à sa volonté. A la suite des saints, soyons nous aussi une pièce de la grande mosaïque de sainteté que Dieu crée dans l’histoire.
J’accueille avec joie les pèlerins de langue française, particulièrement les membres de l’Association Evangelizo ! En diffusant quotidiennement la Parole de Dieu, vous offrez aux baptisés la possibilité de se configurer au Christ. Je vous encourage dans cette noble mission. Je salue également les confréries de Saint-Eloi et de Charité. Chers pèlerins venus de France, de Belgique, de Suisse et du Canada, puissiez-vous par toute votre vie faire resplendir le visage du Christ ressuscité. Bonne préparation à Pâques !

Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit

Sacra Sindone – antica illustrazione

13 avril, 2011

Sacra Sindone - antica illustrazione dans images sacrée sacra_sindone_antica_illustrazione_02
http://www.thecropcircles.eu/sacra_sindone.htm

O MORT, OU ES TA VICTOIRE ?

13 avril, 2011

du site:

http://www.alleluia-france.com/offres/gestion/actus_251_3128-1/al-n-31-o-mort-ou-es-ta-victoire.html

O MORT, OU ES TA VICTOIRE ?

Seul Dieu est bon, car Dieu est amour. Tout ce que Dieu a créé est bon car l’amour parfait ne peut ni faire ni vouloir le mal. Si une seule chose avait été négative de par sa création ou son rayonnement, Dieu ne l’eut pas créée. Dieu n’a créé ni le mal, ni la souffrance, ni la mort. Et pourtant le mal, la souffrance et la mort sont au cœur du monde, « L’homme est né pour la souffrance comme les étincelles s’envolent vers le haut. » Job 5,4
Dieu dans sa Sagesse et sa toute puissance, depuis le péché originel, a décidé de confondre l’Impie. Si Adam a péché en mettant la main sur le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal, le Père, demande à son Fils de « mettre la main » sur ce qu’Il n’avait pas voulu pour l’homme, la souffrance et la mort, conséquences de la désobéissance d’Adam. C’est pourquoi l’Esprit Saint par la bouche d’Isaïe dit : « Broyé par la souffrance, le Serviteur (Jésus) a plu au Seigneur. Mais s’il fait de sa vie un sacrifice d’expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s’accomplira la volonté du Seigneur. A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le Juste, mon Serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés »
Jésus va donc assumer la souffrance de tous les hommes et de tous les temps pour détruire le Mal jusqu’à sa racine et nous réintroduire dans la vie trinitaire, dont Il est la porte. « Car du fait qu’il a lui-même souffert par l’épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés » Hébreux 2,18
Sagesse de Dieu où, Jésus, en revêtant notre humanité, dissimule sa divinité afin de s’approcher de la souffrance et de la mort, pour tuer la mort. St Ephrem  enseigne : « Ainsi, si la mort a tué la vie naturelle, la vie surnaturelle, à son tour, a tué la mort. Parce que  la mort, n’aurait pas pu le dévorer (Jésus), s’il n’avait pas eu de corps, parce que l’enfer n’aurait pas pu l’engloutir s’il n’avait pas eu de chair. Il est venu jusqu’à la Vierge,  afin d’y trouver le char qui le porterait aux enfers. Après avoir pris un corps, Il est entré aux enfers, Il leur a arraché leurs trésors qu’Il a dispersés »
Depuis la venue du Fils, la mort a été vaincue, elle n’est plus ! Bien plus « Nous sommes déjà ressuscités ! .. » s’exclame Paul. Pour un chrétien la mort n’existe plus, sa véritable naissance est son Baptême. La naissance au Ciel c’est le Baptême dans la mort et la résurrection du Christ.  Et nous naissons pour la vie éternelle. , on ne peut dire que la mort soit une nouvelle naissance. Ce que les païens appellent la mort est pour nous chrétiens le PASSAGE. En Christ la mort est devenue une Pâque, c’est à dire un passage de ce monde au Père. « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » dit Jésus. « Ce soir, tu seras avec Moi, au Paradis » dit Jésus au larron repenti !
Ce passage vers le Père est le sommet de la vie, « la grâce des grâces et le couronnement de notre vie chrétienne… La mort ne marque pas l’heure de la dissolution d’une créature, mais son véritable développement, son plein épanouissement dans l’amour. Elle complète notre possession de la vie divine, en supprimant les obstacles qui, ici bas, nous empêchent d’en jouir à notre aise. Elle nous permet de vaquer librement à l’éternel amour, d’avoir conscience qu’Il se donne et de demeurer à jamais en Lui » Marthe Robin.
L’enseignement de Paul aux Corinthiens ch 15 est lumineux sur la « mort » Il dit que Jésus a détruit le dernier ennemi, la Mort. Dans son hymne final il crie : « Où est-elle, ô mort, ta victoire ! Où est-il, ô mort, ton aiguillon ! l’aiguillon de la mort c’est le péché ». Paul, reprend ainsi l’enseignement de Jésus, « laissez les morts, enterrer les morts » En effet il y a tant de vivants qui sont morts spirituellement à cause du péché. La  mort véritable c’est de ne pas Le connaître et Le reconnaître Lui, le Sauveur et Maître. « Ne craignez pas ce qui tue le corps mais l’esprit »
Alors, soyons sans crainte de ce passage dans les bras du Père mais craignons de ne pas vivre comme des ressuscités dans la louange et l’adoration de l’amour trinitaire.
Que cela s’entende dans nos assemblées et se vive au milieu de nos relations !
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le Conseil d’Alleluia-France

Dimanche de Pâques, 12 avril 2009 – Pape Benoît

13 avril, 2011

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20090412_pasqua_fr.html
     
Messe de Pâques

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

Dimanche de Pâques, 12 avril 2009

Chers Frères et Sœurs !

« Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé » (1 Co 5, 7) ! Cette exclamation de saint Paul que nous avons écoutée dans la deuxième lecture, tirée de la première Lettre aux Corinthiens, retentit en ce jour. C’est un texte qui date d’une vingtaine d’années à peine après la mort et la résurrection de Jésus, et pourtant – comme c’est typique de certaines expressions pauliniennes – il reflète déjà, en une synthèse impressionnante, la pleine conscience de la nouveauté chrétienne. Le symbole central de l’histoire du salut – l’agneau pascal – est ici identifié à Jésus, qui est justement appelé « notre Pâque ». La Pâque juive, mémorial de la libération de l’esclavage en Égypte, prévoyait tous les ans le rite de l’immolation de l’agneau, un agneau par famille, selon la prescription mosaïque. Dans sa passion et sa mort, Jésus, se révèle comme l’Agneau de Dieu « immolé » sur la croix pour enlever les péchés du monde. Il a été tué à l’heure précise où l’on avait l’habitude d’immoler les agneaux dans le Temple de Jérusalem. Lui-même avait anticipé le sens de son sacrifice durant la Dernière Cène en se substituant – sous les signes du pain et du vin – aux aliments rituels du repas de la Pâque juive. Ainsi nous pouvons dire vraiment que Jésus a porté à son accomplissement la tradition de l’antique Pâque et l’a transformée en sa Pâque.
A partir de cette signification nouvelle de la fête pascale, on comprend aussi l’interprétation des « azymes » donnée par saint Paul. L’Apôtre fait référence à un antique usage juif : selon lequel, à l’occasion de la Pâque, il fallait faire disparaître de la maison le moindre petit reste de pain levé. Cela représentait, d’une part, le souvenir de ce qui était arrivé à leurs ancêtres au moment de la fuite de l’Égypte : sortant en hâte du pays, ils n’avaient pris avec eux que des galettes non levées. Mais, d’autre part, « les azymes » étaient un symbole de purification : éliminer ce qui est vieux pour donner place à ce qui est nouveau. Alors, explique saint Paul, cette tradition antique prend elle aussi un sens nouveau, à partir précisément du nouvel « exode » qu’est le passage de Jésus de la mort à la vie éternelle. Et puisque le Christ, comme Agneau véritable, s’est offert lui-même en sacrifice pour nous, nous aussi, ses disciples – grâce à Lui et par Lui – nous pouvons et nous devons être une « pâte nouvelle », des « azymes » libres de tout résidu du vieux ferment du péché : plus aucune méchanceté ni perversité dans notre cœur.
« Célébrons donc la fête… avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité ». Cette exhortation qui conclut la brève lecture qui vient d’être proclamée, résonne avec encore plus de force dans le contexte de l’Année paulinienne. Chers Frères et Sœurs, accueillons l’invitation de l’Apôtre ; ouvrons notre âme au Christ mort et ressuscité pour qu’il nous renouvelle, pour qu’il élimine de notre cœur le poison du péché et de la mort et qu’il y déverse la sève vitale de l’Esprit Saint : la vie divine et éternelle. Dans la séquence pascale, comme en écho aux paroles de l’Apôtre, nous avons chanté : « Scimus Christum surrexisse a mortuis vere » – « nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts ». Oui, c’est bien là le noyau fondamental de notre profession de foi, c’est le cri de victoire qui nous unit tous aujourd’hui. Et si Jésus est ressuscité et est donc vivant, qui pourra jamais nous séparer de Lui ? Qui pourra jamais nous priver de son amour qui a vaincu la haine et a mis la mort en échec ?
Que l’annonce de Pâques se répande dans le monde à travers le chant joyeux de l’Alléluia ! Chantons-le avec les lèvres, chantons-le surtout avec le cœur et par notre vie, par un style de vie similaire aux « azymes », c’est-à-dire simple, humble et fécond en bonnes actions. « Surrexit Christus spes mea : / precedet vos in Galileam – le Christ, mon espérance, est ressuscité !  Il vous précèdera en Galilée ». Le Ressuscité nous précède et nous accompagne sur les routes du monde. C’est Lui notre espérance, c’est Lui la paix véritable du monde ! Amen.

Joh-08,12_Light_of_the_world

12 avril, 2011

Joh-08,12_Light_of_the_world dans images sacrée 21%20MARKIEWICZ%20JE%20SUIS%20LA%20LUMIERE%20DU%20MONDE

http://www.artbible.net/3JC/-Joh-08,12_Light_of_the_world_Lumiere_du_monde/index2.html

Les sources juives du Notre Père

12 avril, 2011

du site:

http://www.portstnicolas.net/Les-sources-juives-du-Notre-Pere.html

Les sources juives du Notre Père

Derrière chaque invocation du Notre Père, apparaissent des expressions de prières juives. En voici quelques-unes, dont on pourra mesurer la richesse. Elles sont tirées du Cahier Evangile n°68, Notre Père. Ces formules anciennes nous invitent à découvrir et à goûter un sens nouveau de ces mots trop communs.

Notre Père qui es aux cieux

Fais-nous revenir, notre Père, à ta Torah… Pardonne-nous, notre Père…
(5ème et 6ème bénédictions);

Tu as eu pitié de nous, notre Père, notre Roi…
Notre Père, Père de miséricorde, le Miséricordieux, aie pitié de nous !
(2ème prière avant le Shema : « Ahavah rabbah »).

Que les prières et supplications de tout Israël soient accueillies par leur Père qui est aux cieux
(Qaddish).

Que ton Nom soit sanctifié

Tu es Saint, et ton Nom es saint, et les saints chaque jour te loueront. Béni es-tu, Seigneur, le Dieu saint ! Nous sanctifierons ton Nom dans le monde, comme on le sanctifie dans les hauteurs célestes
(3ème bénédiction).

Que soit magnifié et sanctifié son grand Nom dans le monde qu’il a créé selon sa volonté
(Qaddish).

Que ton Règne vienne

Qu’il établisse son règne de votre vivant, et de vos jours et du vivant de toute la maison d’Israël, bientôt et dans un temps proche
(Qaddish).

De ton Lieu, notre Roi, resplendis et règne sur nous, car nous attendons que tu règnes à Sion
(3ème bénédiction du Shabbat.).

Rétablis nos Juges. . . et règne sur nous, Toi seul Seigneur, avec amour et miséricorde… Béni es-tu, Seigneur, Roi, qui aime la justice et le droit
(llème bénédiction).

Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel

Telle puisse être ta volonté, Seigneur… de guider nos pas en ta Torah et de nous attacher à tes commandements
(Prière du matin).

Notre pain quotidien, donne-le nous aujourd’hui

Tu nourris les vivants par amour, tu ressuscites les morts par grande miséricorde, tu soutiens ceux qui tombent, tu guéris les malades et délivres les captifs. Qui est comme toi, Maître des puissances ?
(2ème bénédiction).

Bénis pour nous, Seigneur notre Dieu, cette année et toutes ses récoltes, pour le bien. Rassasie-nous de ta bonté
(9ème bénédiction).

Et remets-nous nos dettes comme nous avons remis à nos débiteurs

Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché; fais-nous grâce, notre Roi, car nous avons failli, car tu es celui qui fait grâce et pardonne. Béni es-tu, Seigneur, qui fais grâce et multiplie le pardon
(6ème bénédiction).

Pardonne-nous nos péchés comme nous les pardonnons à tous ceux qui nous on fait souffrir
(Liturgie du Yom Kippour).

Ne nous fais pas entrer en tentation

Ne nous livre pas au pouvoir du péché, de la transgression, de la faute, de la tentation ni de la honte. Ne laisse pas dominer en nous le penchant du mal.
(Prière du matin).

Délivre-nous du mal

Vois notre misère et mène notre combat. Délivre-nous sans tarder à cause de ton Nom, car tu es le Libérateur puissant. Béni es-tu, Seigneur, Libérateur d’Israël
(7ème bénédiction).

Citons encore deux autres prières anciennes où Dieu est invoqué comme Père d’Israël. Dans ces prières de la liturgie synagogale donc communautaire et non individuelle, Dieu est nommé « roi » et « père » :

Notre Père ! notre Roi !
A cause de nos pères qui ont eu confiance en toi et à qui tu as enseigné les lois de la vie, aie pitié de nous et enseigne-nous. Notre Père ! Père de miséricorde, le Miséricordieux ! Aie pitié de nous !
(Prière Ahavah rabba, antérieure à l’époque du Christ.)

Notre Père ! notre Roi !
Nous n’avons pas d’autre Roi que toi, notre Père, notre Roi, à cause de toi-même, aie pitié de nous.
(Invocation de la litanie pour le Nouvel An, 1er siècle de l’ère chrétienne.)

Ainsi, nous pouvons constater que tous les éléments du Notre Père se retrouvent dans les prières juives, certes légèrement postérieures à l’époque de Jésus. Prière juive devenue aussi chrétienne, elle permet aux juifs comme aux chrétiens de retrouver leurs racines communes.

Mais certains termes de cette prière ont pris un sens différent dans chacune de deux traditions. Par exemple, I’expression « I’avènement du Règne de Dieu » a perdu pour les chrétiens toute la coloration qu’elle pouvait avoir pour le peuple juif, dispersé en exil, sous la domination étrangère.

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