Archive pour avril, 2011

Mat-28,01_Women_Resurrection

24 avril, 2011

Mat-28,01_Women_Resurrection dans images sacrée 19%20HUGHES%20ARTHUR%20HE%20IS%20RISEN%20THE%20FIR
http://www.artbible.net/3JC/-Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes/17th_21th_Siecle/index4.html

VIGILE PASCALE À SAINT-PIERRE : HOMÉLIE DE BENOÎT XVI

24 avril, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27712?l=french
 
VIGILE PASCALE À SAINT-PIERRE : HOMÉLIE DE BENOÎT XVI

Texte intégral

ROME, Dimanche 24 avril 2011 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de l’homélie que le pape Benoît XVI a prononcée lors de la vigile solennelle de la nuit de Pâques, en la basilique Saint-Pierre.
Chers frères et sœurs !
Deux grands signes caractérisent la célébration liturgique de la Veillée Pascale. Il y a d’abord le feu qui devient lumière. La lumière du cierge pascal, qui au cours de la procession à travers l’église enveloppée dans l’obscurité de la nuit devient une vague de lumières et nous parle du Christ comme véritable étoile du matin, qui ne se couche pas éternellement – du Ressuscité en qui la lumière a vaincu les ténèbres. Le deuxième signe est l’eau. Elle rappelle, d’une part les eaux de la Mer Rouge, l’effondrement et la mort, le mystère de la croix. Ensuite cependant, elle se présente à nous comme une eau de source, comme un élément qui apporte la vie dans la sécheresse. Elle devient ainsi l’image du Sacrement du Baptême, qui nous rend participants de la mort et de la résurrection de Jésus Christ.
Toutefois, les grands signes de la création, la lumière et l’eau ne sont pas les seuls à faire partie de la liturgie de la Veillée Pascale. Une caractéristique absolument essentielle de la Veillée, c’est aussi le fait qu’elle nous conduit à une importante rencontre avec la parole de la Sainte Ecriture. Avant la réforme liturgique il y avait douze lectures de l’Ancien Testament et deux du Nouveau Testament. Celles du Nouveau Testament sont restées. Le nombre des lectures de l’Ancien Testament a été fixé à sept, mais, selon les situations locales, il peut aussi être réduit à trois lectures. À travers une grande vision panoramique, l’Eglise veut nous conduire, tout au long du chemin de l’histoire du salut, depuis la création, à travers l’élection et la libération d’Israël, jusqu’aux témoignages prophétiques, grâce auxquels toute cette histoire se dirige toujours plus clairement vers Jésus Christ. Dans la tradition liturgique toutes ces lectures ont été appelées prophéties. Même quand elles ne sont pas directement des annonces d’évènements futurs, elles ont un caractère prophétique, elles nous montrent le fondement profond et l’orientation de l’histoire. Elles font en sorte que la création et l’histoire laissent transparaître l’essentiel. Ainsi, elles nous prennent par la main et nous conduisent vers le Christ, elles nous montrent la vraie lumière.
Le cheminement sur les routes de la Sainte Ecriture commence, durant la Veillée Pascale, par le récit de la création. La liturgie veut nous dire par là que le récit de la création est aussi une prophétie. Il n’est pas une information sur le déroulement extérieur du devenir du cosmos et de l’homme. Les Pères de l’Eglise en étaient bien conscients. Ils n’ont pas compris ce récit comme une narration sur le déroulement des origines des choses, mais comme un renvoi à l’essentiel, au vrai principe et à la fin de notre être. Or, nous pouvons donc nous demander : mais est-il vraiment important durant la Veillée Pascale de parler aussi de la création ? Ne pourrait-on pas commencer par les évènements au cours desquels Dieu appelle l’homme, se constitue un peuple et crée son histoire avec les hommes sur la terre ? La réponse doit être : non. Omettre la création signifierait se méprendre sur l’histoire même de Dieu avec les hommes, la réduire, ne plus voir son véritable ordre de grandeur. Le rayon de l’histoire que Dieu a fondé parvient jusqu’aux origines, jusqu’à la création. Notre profession de foi commence par les paroles : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ». Si nous omettons ce commencement duCredo, l’histoire du salut tout entière devient trop réduite et trop petite. L’Eglise n’est pas une association quelconque qui s’occupe des besoins religieux des hommes, et qui a justement le but limité de cette association. Non, elle met l’homme en contact avec Dieu et donc avec le principe de toute chose. C’est pourquoi Dieu nous concerne comme Créateur et c’est pour cela que nous avons une responsabilité envers la création. Notre responsabilité s’étend jusqu’à la création, parce qu’elle provient du Créateur. C’est seulement parce que Dieu a tout créé qu’il peut nous donner vie et conduire notre vie. La vie dans la foi de l’Eglise n’embrasse pas seulement un domaine de sensations et de sentiments et peut-être d’obligations morales. Elle embrasse l’homme dans sa totalité, depuis ses origines et dans la perspective de l’éternité. C’est seulement parce que la création appartient à Dieu que nous pouvons nous fier à lui jusqu’au bout. Et c’est seulement parce qu’il est Créateur qu’il peut nous donner la vie pour l’éternité. La joie pour la création, la gratitude pour la création et la responsabilité à son égard sont inséparables.
Le message central du récit de la création se laisse déterminer encore plus précisément. Dans les premières paroles de son Evangile, saint Jean a résumé la signification essentielle de ce récit en cette unique phrase : « Au commencement était le Verbe ». En effet, le récit de la création que nous venons d’écouter est caractérisé par la phrase qui revient régulièrement : « Dieu dit… ». Le monde est un produit de la Parole, du Logos, comme l’exprime Jean avec un terme central de la langue grecque. « Logos » signifie « raison », « sens », « parole ». Il ne signifie pas seulement « raison », mais Raison créatrice qui parle et qui se communique elle-même. C’est une Raison qui est sens et qui crée elle-même du sens. Le récit de la création nous dit, donc, que le monde est un produit de la Raison créatrice. Et ainsi il nous dit qu’à l’origine de toutes choses il n’y avait pas ce qui est sans raison, sans liberté, mais que le principe de toutes choses est la Raison créatrice, est l’amour, est la liberté. Ici nous nous trouvons face à l’alternative ultime qui est en jeu dans le débat entre foi et incrédulité : l’irrationalité, le manque de liberté et le hasard sont-ils le principe de tout, ou bien la raison, la liberté, l’amour sont-ils le principe de l’être ? Le primat revient-il à l’irrationalité ou à la raison ? C’est là la question en dernière analyse. Comme croyants nous répondons par le récit de la création et avec Jean : à l’origine, il y a la raison. A l’origine il y a la liberté. C’est pourquoi être une personne humaine est une bonne chose. Il n’est pas exact que dans l’univers en expansion, à la fin, dans un petit coin quelconque du cosmos se forma aussi, par hasard, une certaine espèce d’être vivant, capable de raisonner et de tenter de trouver dans la création une raison ou de l’avoir en elle. Si l’homme était seulement un tel produit accidentel de l’évolution en quelque lieu à la marge de l’univers, alors sa vie serait privée de sens ou même un trouble de la nature. Non, au contraire : la raison est au commencement, la Raison créatrice, divine. Et puisqu’elle est Raison, elle a créé aussi la liberté ; et puisqu’on peut faire de la liberté un usage indu, il existe aussi ce qui est contraire à la création. C’est pourquoi une épaisse ligne obscure s’étend, pour ainsi dire, à travers la structure de l’univers et à travers la nature de l’homme. Mais malgré cette contradiction, la création comme telle demeure bonne, la vie demeure bonne, parce qu’à l’origine il y a la Raison bonne, l’amour créateur de Dieu. C’est pourquoi le monde peut être sauvé. C’est pour cela que nous pouvons et nous devons nous mettre du côté de la raison, de la liberté et de l’amour – du côté de Dieu qui nous aime tellement qu’il a souffert pour nous, afin que de sa mort puisse surgir une vie nouvelle, définitive, guérie.
Le récit vétérotestamentaire de la création, que nous avons entendu, indique clairement cet ordre des réalités. Cependant il nous fait faire encore un pas en avant. Il a structuré le processus de la création dans le cadre d’une semaine qui va vers le samedi, y trouvant son achèvement. Pour Israël, le samedi était le jour où tous pouvaient participer au repos de Dieu, où homme et animal, maître et esclave, grands et petits étaient unis dans la liberté de Dieu. Ainsi le samedi était une expression de l’alliance entre Dieu et l’homme et la création. De cette façon, la communion entre Dieu et l’homme n’apparaît pas comme quelque chose de rajouté, instauré par la suite dans un monde dont la création était déjà terminée. L’alliance, la communion entre Dieu et l’homme, est prévue au plus profond de la création. Oui, l’alliance est la raison intrinsèque de la création comme la création est le présupposé extérieur de l’alliance. Dieu a fait le monde pour qu’il y ait un lieu où il puisse communiquer son amour et d’où la réponse d’amour lui retourne. Devant Dieu, le cœur de l’homme qui lui répond est plus grand et plus important que l’immense cosmos matériel tout entier qui, certainement, nous laisse entrevoir quelque chose de la grandeur de Dieu.
A Pâques et à la suite de l’expérience pascale des chrétiens, nous devons cependant faire encore un autre pas. Le samedi est le septième jour de la semaine. Après six jours, où l’homme participe, en un certain sens, au travail de la création de Dieu, le samedi est le jour du repos. Mais dans l’Eglise naissante, quelque chose d’inouï s’est produit : à la place du samedi, du septième jour, vient le premier jour. Comme jour de l’assemblée liturgique, il est le jour de la rencontre avec Dieu par Jésus Christ qui, le premier jour, le dimanche, a rencontré les siens en tant que Ressuscité, après que ceux-ci eurent trouvé le tombeau vide. La structure de la semaine est maintenant renversée. Elle n’est plus dirigée vers le septième jour, pour y participer au repos de Dieu. Elle commence par le premier jour comme jour de la rencontre avec le Ressuscité. Cette rencontre se renouvelle sans cesse dans la célébration de l’Eucharistie, où le Seigneur vient de nouveau au milieu des siens et se donne à eux, se laisse, pour ainsi dire, toucher par eux, se met à table avec eux. Ce changement est un fait extraordinaire, si on considère que le samedi, le septième jour comme jour de la rencontre avec Dieu, est profondément enraciné dans l’Ancien Testament. Si nous nous rappelons que le parcours depuis le travail jusqu’au jour du repos correspond aussi à une logique naturelle, le caractère dramatique de ce tournant devient encore plus évident. Ce processus révolutionnaire, qui s’est vérifié tout de suite au début du développement de l’Eglise, n’est explicable que par le fait qu’en ce jour quelque chose d’inouï était arrivé. Le premier jour de la semaine était le troisième jour après la mort de Jésus. C’était le jour où il s’était montré aux siens comme le Ressuscité. Cette rencontre, en effet, avait en soi quelque chose de bouleversant. Le monde était changé. Celui qui était mort vivait d’une vie qui n’était plus menacée d’aucune mort. Une nouvelle forme de vie, une nouvelle dimension de la création, avait été inaugurée. Le premier jour, selon le récit de laGenèse, est le jour où commence la création. À présent il était devenu d’une façon nouvelle le jour de la création, il était devenu le jour de la nouvelle création. Nous célébrons le premier jour. Ainsi nous célébrons Dieu, le Créateur, et sa création. Oui, je crois en Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Et nous célébrons le Dieu qui s’est fait homme, a souffert, est mort et a été enseveli et est ressuscité. Nous célébrons la victoire définitive du Créateur et de sa création. Nous célébrons ce jour comme origine et, en même temps, comme but de notre vie. Nous le célébrons parce qu’à présent, grâce au Ressuscité, il s’avère de façon définitive que la raison est plus forte que l’irrationnalité, la vérité plus forte que le mensonge, l’amour plus fort que la mort. Nous célébrons le premier jour parce que nous savons que la ligne obscure qui traverse la création ne demeure pas pour toujours. Nous le célébrons, parce que nous savons que maintenant ce qui est dit à la fin du récit de la création est valable définitivement : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : c’était très bon » (Gn 1, 31). Amen.

Traduction française distribuée par la salle de presse du Saint-Siège

MESSAGE DE PÂQUES DE BENOÎT XVI

24 avril, 2011

du site:

http://www.zenit.org/article-27715?l=french

MESSAGE DE PÂQUES DE BENOÎT XVI

ROME, Dimanche 24 avril 2011 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral du Message de Pâques que Benoît XVI a adressé au monde, ce dimanche de la Résurrection, après la célébration de la messe du jour, en présence de plusieurs dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre et dans la rue de la Conciliazione.
In resurrectione tua, Christe, coeli et terra laetentur ! Dans ta résurrection, ô Christ, le ciel et la terre se réjouissent » (Liturgie des Heures)
Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier !
Le matin de Pâques nous a rapporté l’annonce ancienne et toujours nouvelle : le Christ est ressuscité ! L’écho de cet évènement, parti de Jérusalem il y a 20 siècles, continue de résonner dans l’Eglise qui garde vivante dans son cœur la foi vibrante de Marie, la Mère de Jésus, la foi de Madeleine et des autres femmes qui, les premières, virent le tombeau vide, la foi de Pierre et des autres Apôtres.
Jusqu’à ce jour – même à notre époque de communications ultra-technologiques -, la foi des chrétiens se base sur cette annonce, sur le témoignage de ces sœurs et de ces frères qui ont vu d’abord le rocher renversé et le tombeau vide, puis les mystérieux messagers qui attestaient que Jésus, le Crucifié, était ressuscité ; ensuite lui-même, le Maître et Seigneur, vivant et tangible, qui était apparu à Marie de Magdala, aux deux disciples d’Emmaüs, enfin à tous les onze, réunis au Cénacle (cf. Mc 16, 9-14).
La résurrection du Christ n’est pas le fruit d’une spéculation, d’une expérience mystique : elle est un évènement, qui dépasse certainement l’histoire, mais qui se produit à un moment précis de l’histoire et laisse en elle une empreinte indélébile. La lumière qui a ébloui les gardes postés pour surveiller le tombeau de Jésus a traversé le temps et l’espace. C’est une lumière différente, divine, qui a déchiré les ténèbres de la mort et qui a introduit dans le monde la splendeur de Dieu, la splendeur de la Vérité et du Bien.
Comme les rayons du soleil, au printemps, font pousser et éclore les bourgeons sur les branches des arbres, de même, l’irradiation qui émane de la résurrection du Christ donne force et sens à toute espérance humaine, à toute attente, désir, projet. C’est pourquoi, le cosmos tout entier se réjouit aujourd’hui, participant au printemps de l’humanité, qui se fait l’interprète de l’hymne de louange muet de la création. L’alleluia pascal, qui résonne dans l’Eglise pérégrinante dans le monde, exprime l’allégresse silencieuse de l’univers, et surtout l’aspiration ardente de toute âme humaine sincèrement ouverte à Dieu, bien plus, reconnaissante pour sa bonté, sa beauté et sa vérité infinies.
« Dans ta résurrection, ô Christ, le ciel et la terre se réjouissent ». À cette invitation à la louange qui s’élève aujourd’hui du cœur de l’Eglise, les « cieux » répondent pleinement : les foules des anges, des saints et des bienheureux s’unissent unanimes à notre exultation. Au ciel, tout est paix et joie. Mais il n’en est malheureusement pas ainsi sur la terre ! Ici, en ce monde, l’alleluia pascal contraste encore avec les gémissements et les cris qui proviennent de nombreuses situations douloureuses : misère, faim, maladies, guerres, violences. Pourtant, c’est précisément pour cela que le Christ est mort et ressuscité ! Il est mort aussi à cause de nos péchés d’aujourd’hui, et il est ressuscité aussi pour la rédemption de notre histoire d’aujourd’hui. Mon message veut donc rejoindre tout le monde et, comme annonce prophétique, en particulier les peuples et les communautés qui souffrent un temps de passion, pour que le Christ ressuscité leur ouvre le chemin de la liberté, de la justice et de la paix.
Puisse se réjouir la terre qui, tout d’abord, a été inondée par la lumière du Ressuscité ! Que l’éclat du Christ atteigne aussi les peuples du Moyen-Orient, afin que la lumière de la paix et de la dignité humaine l’emporte sur les ténèbres de la division, de la haine et des violences. Qu’en Libye la diplomatie et le dialogue prennent la place des armes et que soit favorisé, dans la situation actuelle de conflit, l’accès des secours humanitaires à tous ceux qui souffrent des conséquences des affrontements. Que dans les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tous les citoyens – et en particulier les jeunes – mettent tout en œuvre pour promouvoir le bien commun et pour construire une société où la pauvreté soit vaincue et où tout choix politique soit inspiré du respect pour la personne humaine. Aux nombreux exilés et aux réfugiés qui proviennent de différents pays africains et qui ont été contraints de laisser leurs affections les plus chères, que se manifeste la solidarité de tous ; que les hommes de bonne volonté soient éclairés pour ouvrir leur cœur à l’accueil, afin que de façon solidaire et concertée il soit possible de répondre aux nécessités pressantes de tant de frères ; qu’à tous ceux qui se dépensent en de généreux efforts et offrent des témoignages exemplaires en ce sens parviennent nos encouragements et notre appréciation.
Puisse se recomposer la cohabitation civile entre les populations de la Côte d’Ivoire, où il est urgent d’entreprendre un chemin de réconciliation et de pardon pour soigner les profondes blessures provoquées par les récentes violences. Puissent trouver consolation et espérance la terre du Japon, alors qu’elle affronte les dramatiques conséquences du récent tremblement de terre, ainsi que les pays qui au cours des mois passés ont été éprouvés par des calamités naturelles qui ont semé douleur et angoisse.
Que se réjouissent le ciel et la terre pour le témoignage de tous ceux qui souffrent l’opposition, ou même la persécution pour leur foi dans le Seigneur Jésus. Que l’annonce de sa résurrection victorieuse leur donne courage et confiance.
Chers frères et sœurs ! Le Christ ressuscité marche devant nous vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle (cf. Ap 21, 1), où finalement nous vivrons tous comme une unique famille, enfants du même Père. Il est avec nous jusqu’à la fin des temps. Marchons derrière lui, dans ce monde blessé, en chantant l’alleluia. Dans notre cœur, il y a joie et douleur, sur notre visage sourires et larmes. C’est là notre réalité terrestre. Mais le Christ est ressuscité, il est vivant et il marche avec nous. C’est pourquoi nous chantons et nous marchons, fidèles à notre engagement en ce monde, le regard tourné vers le ciel.
Bonnes Pâques à tous !

CHRIST IS RISEN

23 avril, 2011

CHRIST IS RISEN dans images sacrée resurc
http://anchorite.org/blog/2007/04/08/christ-is-risen-indeed-he-is-risen/

Homélie du père Jacques Fournier pour le dimanche de Pâques 24 avril 2011

23 avril, 2011

du site:

http://www.eglise.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/jfournier.html

Homélie du père Jacques Fournier pour le dimanche de Pâques 24 avril 2011

Voici près de deux mille ans, la lumière de la Vie Nouvelle a jailli d’un tombeau. Désormais, pour toujours, et dans cet aujourd’hui qui est le nôtre, toutes choses sont remplies de cette lumière, le Ciel, la Terre et les Enfers. Mais la voyons-nous ? 

Nous vivons d’une vie nouvelle
Cette vie nous est donnée au jour de notre baptême, ce jour « où nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. » (Romains 6. 4) A Pâques, nous célébrons la Résurrection du Christ comme quelque chose qui est arrivé et qui nous arrive encore. Car chacun d’entre nous a reçu le don de cette vie nouvelle, la faculté de l’accueillir, la grâce d’en vivre.
 C’est un don qui change radicalement notre attitude envers toutes choses, y compris la mort. Certes elle est encore là et nous l’affrontons toujours. Un jour, elle viendra nous prendre dans notre vie terrestre pour nous entraîner la vie divine. Mais là réside aussi toute notre foi. Par sa propre mort, le Christ a changé la nature même de la mort. Il en a fait un passage, une pâque, dans le Royaume de Dieu. Il a transformé en une victoire suprême, ce qui est et reste une tragédie. 

Dans notre vie enténébrée
Nous vivons souvent comme si cet événement unique n’avait que peu de signification pour nous. C’est notre faiblesse, alors que nous sommes appelés à vivre constamment de foi, d’espérance et de charité. Immergés dans nos préoccupations journalières, nous succombons à cause de cet oubli. Et notre vie en devient mesquine, enténébrée, dépourvue de sens, nous conduisant vers un but sans signification.
 Ce n’est pas en oubliant la mort que nous rendrons notre vie agréable. Car, dans ce cas, elle devient absurde dans son inévitable. En vivant comme si le Christ n’était jamais venu nous entraîner dans sa vie par delà cette mort. Or le sens de la vie est bien par-delà cette mort.
 
Prendre conscience de cette réalité
Mais si nous prenons conscience de cette réalité pascale dans l’immédiat de nos journées, nous ouvrons une porte sur la splendeur du Royaume, sur l’avant-goût de la joie éternelle qui nous attend dans la plénitude de la vie.
 La liturgie de l’Eglise est « ordonnée » autour de Pâques. Car cette succession des temps liturgiques nous conduit dans un voyage, un pèlerinage qui est progressivement la fin de ce qui est vieux et périmé, par un commencement qui est un passage constant de ce monde à notre Père.
  »Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. » (prière pascale après la communion)
  »Voici le jour que fit le Seigneur, jour de fête et jour de joie ! Voici le jour où le Christ, notre Dieu, nous conduit de la mort à la vie. » (Acclamations des matines) En ce jour de Pâques, il n’est plus qu’une attitude à avoir : la foi, permettant à la réalité divine d’illuminer notre vie. Il n’est plus qu’une action à entreprendre : porter partout témoignage de la bouleversante découverte d’un monde nouveau.


Et chanter sans cesse en une liturgie intérieure
Voici le jour de la Résurrection.
 Voici la lumière de notre joie !
 Voici la Pâque du Seigneur !
 Le Christ nous a fait passer
 de la mort à la vie et de la terre aux cieux !
 Chantons son triomphe !
 Purifions nos vies.
 Nous le verrons, le Seigneur étincelant de Lumière.
 Le Christ ressuscité !
 et nous l’entendrons nous dire « Paix sur vous ».
 Chantons son triomphe Joie, Joie sans fin !
 Le Christ est ressuscité ! Alléluià !

 (dans la liturgie byzantine)

Huit odes sur l’Unique Sabbat

23 avril, 2011

du site:

http://graecorthodoxa.hypotheses.org/882

Huit odes sur l’Unique Sabbat

 3 avril 2010

 Dans la liesse qui suit l’annonce  »le Christ est réssuscité ! » — dans la nuit de Pâques, peu de gens prêtent attention à l’hymne admirable qui est alors chantée, avec quelques altérations il est vrai.

Cette hymne a été composée au 8e siècle par Jean Damascène.

Afin que ceux qui le souhaitent puissent la découvrir ou la redécouvrir ce soir, j’en donne ici la traduction française. Cette traduction est également présentée en regard du texte grec original dans le document suivant: Canon de la Résurrection.

On ne s‘étonnera pas de l’absence de la seconde ode, qui ramène les odes du Canon de la Résurrection au nombre de huit. Possèdant un caractère pénitentiel, celle-ci est uniquement présente dans les canons du Grand Carême, et en particulier dans le Grand Canon d’André de Crète (8e s.). Les hymnographes l’omettent délibérément dans les autres cas.

*

CANON DE LA RESURRECTION

Ode 1
Jour de la Résurrection,
Peuples, brillons dans la lumière.
Pâque, Pâque du Seigneur,
Chantons l’hymne de la victoire,
Car le Christ notre Dieu nous a conduits
De la mort à la vie, et de la terre au ciel.

Gloire à ta sainte Résurrection, Seigneur.

Purifions nos sens, pour voir briller le Christ
Dans l’inaccessible lumière de la Résurrection,
Et pour l’entendre clairement nous dire :
Salut, peuples, qui chantez l’hymne de la victoire.

Gloire

Que les cieux se réjouissent à bon droit,
Que la terre exulte,
Que le monde entier, visible et invisible,
Soit en fête.
Car le Christ, le bonheur éternel, est ressuscité.

Ode 3
Venez, buvons une boisson nouvelle,
Une eau claire qui ne surgit pas, prodigieusement, d’une pierre [sèche],
mais du Tombeau sur lequel nos pieds prennent appui,
Source où l’incorruptiblité dispensée par le Christ
Coule comme l’eau de pluie.

Ode 4
Qu’Ambakoum le prophète se tienne avec nous,
A son poste de garde, et qu’il montre
L’Ange porteur de lumière,
Clamant : Aujourd’hui, c’est le salut du monde,
Car le Christ tout-puissant est ressuscité.

Ode 5
Réveillons-nous au point du jour
Et, à la place d’un parfum,
Offrons notre hymne au Seigneur.
Nous contemplerons à son lever,
Le Christ, le soleil de justice
Qui donne la vie à tous.

Ode 6
Tu descendis au plus profond de la terre
Ô Christ, et tu brisas les barreaux
Qui retenaient éternellement prisonniers.
Et tu ressuscitas du tombeau, dans les trois jours,
Tel Jonas sortant de la baleine.

Ode 7
Celui qui tira les jeunes gens de la fournaise
Devenu homme,
Souffre en tant que mortel,
Et par sa passion, il revêt la mortalité
De la parure de l’incorruptibilité

Lui seul, le Dieu des pères,
Béni et glorifié au dessus de toutes choses.

Ode 8
Ce jour élu et béni, unique d’entre les sabbats
Ce jour roi et seigneur
Est la fête des fêtes, la célébration des célébrations
Car c’est en lui que nous bénissons
Christ dans les siècles.

Ode 9
Glorifie, ô mon âme,
Celui qui a volontairement subi la Passion et l’ensevelissement et qui a ressuscité après trois jours du tombeau.

Resplendis, resplendis, ô nouvelle Jérusalem !
Car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.
Danse maintenant et réjouis-toi, Sion !
Et toi, pure Mère de Dieu, sois heureuse,
Car celui qui naquit de toi est ressuscité.

Le Christ, la nouvelle Pâque, la victime du sacrifice, l’agneau de Dieu, Celui qui détruit le péché du monde.

Que ta voix est divine, aimée et douce, ô Christ !
Jusqu’à la fin du siècle, elle nous prodiguera
Sans mensonges, la promesse.
Nous les fidèles, nous nous réjouirons de celle-ci,
La détenant comme l’ancre de notre espoir.

Aujourd’hui toute la création se réjouit, car le Christ est ressuscité et l’Hadès pillé.

Ô Christ, grande et sainte est ta Pâque !
Ô Sagesse et Verbe et puissance de Dieu,
Donne-nous de participer fidèlement à ton image,
Dans le jour sans soir de ton Royaume.

L’ange disait à haute voix à la [Vierge] Pleine de grâce. Réjouis-toi, ô pure Vierge, et encore Réjouis-toi !
Car ton Fils est ressuscité du tombeau, après trois jours

Resplendis, resplendis, ô nouvelle Jérusalem …

Jour de la Résurrection, brillons dans la lumière de cette fête universelle et embrassons-nous les uns les autres. Annonçons-la aussi, ô frères, à ceux qui nous haïssent. Pardonnons toutes choses par la Résurrection, et clamons : Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux, il a offert la vie.

Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes » 2nd_16th_Siecle

22 avril, 2011

Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes » 2nd_16th_Siecle dans images sacrée 13%20APPARITION%20A%20MARIE%20MADELEINE%20ND%20P

http://www.artbible.net/3JC/-Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes/2nd_16th_Siecle/index2.html

Samedi Saint (Fraternités de Jérusalem)

22 avril, 2011

du site:

http://jerusalem.cef.fr/homelies/index.php?hid=405

per  Fraternités de Jérusalem

Samedi Saint

Joseph de Nazareth, gardien de la vie de J?sus
Joseph d?Arimathie, gardien de sa mort

Quand Jésus est venu dans le monde,
Joseph de Nazareth a accueilli le nouveau-né.
Et à l’heure de quitter ce monde
pour rejoindre le Père,
c’est à un autre Joseph, d’Arimathie,
qu’est confié son corps mort.
Le premier avait enfreint la loi juive
en refusant de dénoncer publiquement Marie (Mt 1,19),
et il ouvrit la porte de la Maison de David à l’Enfant.
Le second, pourtant membre du Conseil,
refusa de donner son assentiment au dessein,
et à l’acte des autres (Lc 23,51) qui avaient condamné Jésus,
et lui offrit une sépulture taillée dans le roc
et ferma la porte du tombeau.

L’Ecriture dit de ces deux Joseph
qu’ils étaient des «hommes justes» (Mt 1,19 ; Lc 23,50).
Le premier fut le gardien
du mystère de l’Incarnation du Verbe
en protégeant le sceau de la virginité de Marie.
Le deuxième fut le gardien
du mystère de la Résurrection du Christ
par la pierre roulée et scellée
devant l’entrée du tombeau.
L’un a protégé la vie,
l’autre a protégé la mort de Jésus.

Hérode voulait tuer l’Enfant-Roi qui venait de naître
car il avait peur pour sa royauté.
Et les membres du Haut-Clergé de Jérusalem
voulaient empêcher Jésus, l’unique Grand-Prêtre
qui a offert sa vie en sacrifice rédempteur,
de ressusciter d’entre les morts
car ils avaient peur pour leur ministère sacerdotal.
Deux Joseph dont le nom signifie en hébreu
«celui qui retranche»,
permettront à Jésus de donner sa vie librement
sans qu’on la lui prenne,
et de faire de sa mort une pâque vers la vie éternelle.
Retranché des mains du roi et des grands-prêtres,
Jésus s’est révélé comme le Vivant,
le Premier et le Dernier,
celui qui détient les clés de la mort
et de l’Hadès (Ap 1,17-18).

Celui qui fut couché dans une mangeoire à orge
a été broyé sur la croix,
offert comme Pain de vie,
et couché à même le roc.
Nu, il est sorti du sein maternel,
enveloppé par Joseph dans les langes,
Nu, il retourne dans le sein du Père,
enveloppé par l’autre Joseph dans le linceul.
La première naissance
annonce la deuxième naissance.
Car cette mort de Jésus
n’est pas un point final.
Elle est une pâque.
Si Jésus est bien mort,
il n’en demeure pas moins
que la vie en lui n’est pas morte.
Il est né à la vie en Sauveur.
Et il descend aux Enfers dans sa mort
en Prince de la Vie (Ac 3,15).
Celui qui est né à la vie
devient le premier-né d’entre les morts.
«Le premier-né d’entre les morts s’en est allé,
nous dit l’Apôtre Pierre, prêcher le salut
aux prisonniers de l’ombre» (1 P 3,19).
Il est descendu dans les profondeurs de la mort,
afin que les morts entendent la voix
du Fils de Dieu et que ceux
qui l’auront entendue vivent (Jn 5,25).

Cette nuit, nous célèbrerons sa victoire.
Nous n’entendrons plus alors parler de
ces deux Joseph mais ne les oublions pas.
Tous deux se sont fait disciples de Jésus.
Comme eux, attachons-nous au Christ,
laissons-le vivre en nous et avec lui,
nous passerons de la mort à la vie.

Le samedi saint, Saint Chromace d’Aquilée : La nuit où le Seigneur a veillé pour faire sortir son peuple d’Égypte (Ex 12,42)

22 avril, 2011

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20110421

Le samedi saint – Dimanche de Pâques : Veillée Pascale

Commentaire du jour
Saint Chromace d’Aquilée (?-407), évêque
1er Sermon pour la Grande Nuit Pascale (trad. SC 154, p. 260s rev.)
La nuit où le Seigneur a veillé pour faire sortir son peuple d’Égypte (Ex 12,42)

      Toutes les veillées que l’on célèbre en l’honneur du Seigneur sont agréables à Dieu et agréées de lui, mais cette veille-ci est au-dessus de toutes les autres. C’est pourquoi cette nuit porte tout particulièrement le titre de « veillée du Seigneur ». Nous lisons en effet : « C’est la veillée du Seigneur, que tous les fils d’Israël doivent observer » (Ex 12,42). Cette nuit porte bien son titre parce que le Seigneur s’est éveillé vivant afin que nous ne restions pas endormis dans la mort. En effet, il a souffert pour nous le sommeil de la mort par le mystère de sa Passion ; mais ce sommeil du Seigneur est devenu la veillée du monde entier, parce que la mort du Christ a chassé loin de nous le sommeil de la mort éternelle. Il le déclare lui-même par le prophète : « J’ai dormi et je me suis réveillé, et mon sommeil a été doux » (Ps 3,6; Jr 31,26). Ce sommeil du Christ, qui nous a rappelés de l’amertume de la mort à la douceur de la vie, n’a pu être que doux.     Salomon a écrit : « Je dors, mais mon cœur veille » (Ct 5,2). Ces paroles manifestent, de toute évidence, le mystère de la divinité et de la chair du Seigneur. Il a dormi selon la chair, mais sa divinité veillait, car la divinité ne pouvait pas dormir…: « Il ne dort ni ne sommeille celui qui garde Israël » (Ps 120,4)… Il a dormi selon la chair, mais sa divinité visitait les enfers pour en tirer l’homme qui y était retenu captif ; notre Seigneur et Sauveur a voulu visiter tous les lieux pour faire miséricorde à tous. Il est descendu du ciel sur la terre pour visiter le monde ; il est descendu encore de la terre aux enfers pour porter la lumière à ceux qui y étaient captifs, selon la parole du prophète : « Vous qui êtes assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, la lumière s’est levée sur vous » (Is 9,1).
      C’est pourquoi, les anges dans le ciel, les hommes sur la terre, et les âmes des fidèles dans le séjour des morts célèbrent cette veillée du Seigneur… Si le repentir d’un seul pécheur, comme on le lit dans l’Évangile, est cause de joie pour les anges dans le ciel (Lc 15,7.10), combien plus la rédemption du monde entier ?… Cette veillée, donc, n’est pas seulement une fête pour les hommes et les anges, mais aussi pour le Père, le Fils et le Saint Esprit, parce que le salut du monde c’est la joie de la Trinité.

Venerdì Santo

21 avril, 2011

Venerdì Santo dans images sacrée

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