Archive pour février, 2011

17 février, 2011

du site EAQ:

le jeudi de la 6e semaine du temps ordinaire : Mc 8,27-33

http://www.levangileauquotidien.org/

Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°54

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Pierre considère les souffrances et la mort du Christ d’un point de vue purement naturel et humain, et cette mort lui paraît indigne de Dieu, honteuse pour sa gloire. Le Christ le reprend et semble lui dire : « Mais non, la souffrance et la mort ne sont pas indignes de moi. Des idées terre à terre troublent et égarent ton jugement. Écarte toute idée humaine ; écoute mes paroles du point de vue des desseins de mon Père, et tu comprendras que cette mort est la seule qui convienne à ma gloire. Tu crois que c’est une honte pour moi de souffrir ? Sache que c’est la volonté du diable que je n’accomplis pas ainsi le plan du salut »…

Que personne donc ne rougisse des signes de notre salut, qui sont si dignes de vénération et d’adoration ; la croix du Christ est la source de tout bien. C’est par elle que nous vivons, que nous sommes régénérés et sauvés. Portons donc la croix comme une couronne de gloire. Elle met son sceau à tout ce qui nos conduit au salut : quand nous sommes régénérés par les eaux du baptême, la croix est là ; quand nous nous approchons de la table sainte pour y recevoir le Corps et le Sang du Sauveur, elle est là ; quand nous imposons les mains sur les élus du Seigneur, elle est là. Quoi que nous fassions, elle se dresse là, signe de victoire pour nous. C’est pourquoi nous la mettons dans nos maisons, sur nos murs, sur nos portes ; nous la traçons sur notre front et notre poitrine ; nous la portons dans notre cœur. Car elle est le symbole de notre rédemption et de notre libération et de la miséricorde infinie de notre Seigneur.

bonne nuit

16 février, 2011

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 Delosperma nubigenum

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Saint Jérôme: « Ouvre mes yeux…aux merveilles de ta Loi » (Ps 118,18)

16 février, 2011

 du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20110216

Le mercredi de la 6e semaine du temps ordinaire : Mc 8,22-26

Commentaire du jour

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église
Homélies sur l’évangile de Marc, n°8, 235 (trad. SC 494, p. 143)
« Ouvre mes yeux…aux merveilles de ta Loi » (Ps 118,18)

      « Jésus lui a mis de la salive sur les yeux, lui a imposé les mains et lui a demandé s’il voyait quelque chose. » La connaissance est toujours progressive… Ce n’est qu’au prix de beaucoup de temps et d’un long apprentissage qu’on peut parvenir à la connaissance parfaite. D’abord les saletés s’en vont, la cécité s’en va, et c’est ainsi que la lumière vient. La salive du Seigneur est un enseignement parfait : pour enseigner de façon parfaite, elle provient de la bouche du Seigneur. La salive du Seigneur, qui provient pour ainsi dire de sa substance, est la connaissance, comme sa parole qui provient de sa bouche est un remède…

      « Je vois des hommes, comme des arbres qui marchent » ; je vois toujours l’ombre, pas encore la vérité. Voici le sens de cette parole : je vois quelque chose dans la Loi, mais je n’aperçois pas encore la lumière éclatante de l’Évangile… « Et il lui posa à nouveau les mains sur les yeux et il commença à voir si bien qu’il voyait tout clairement. » Il voyait, dis-je, tout ce que nous voyons : il voyait le mystère de la Trinité, il voyait tous les mystères sacrés qui sont dans l’Évangile… Nous aussi nous les voyons, car nous croyons en Christ qui est la vraie lumière.

bonne nuit

15 février, 2011

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Cirsium palustre

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Saint Jean de la Croix: « Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

15 février, 2011

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20110215

Le mardi de la 6e semaine du temps ordinaire : Mc 8,14-21

Commentaire du jour

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église

La Montée du Carmel, II, 3 (trad. OC, Cerf 1990, p. 637 rev.)
« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

      La foi, disent les théologiens, est une habitude de l’âme, certaine et obscure à la fois. Elle est obscure parce qu’elle nous propose des vérités révélées de Dieu même, qui surpassent toute lumière naturelle, qui excèdent…toute compréhension humaine quelle qu’elle soit. De là vient que cette lumière excessive fournie par la foi devient pour l’âme de profondes ténèbres. Une force supérieure, on le sait, surmonte et fait défaillir une force moindre. Ainsi le soleil éclipse toutes les autres lumières, au point que lorsque celui-là resplendit, celles-ci ne semblent plus, à proprement parler, des lumières. En outre, son éclat dépasse totalement notre puissance visuelle quand il est dans sa force, en sorte qu’au lieu de la faire voir, il l’aveugle, parce qu’il est excessif et hors de proportion avec notre vue. De même la lumière de la foi, par son excès prodigieux, accable et fait défaillir la lumière de notre intelligence…

      Je prends un autre exemple…: supposez une personne née aveugle, et qui par conséquent n’a jamais vu les couleurs. Si vous cherchez à lui faire comprendre ce que c’est que le blanc et le jaune, vous aurez beau accumuler les explications, elle n’en retirera aucune connaissance directe, parce qu’elle n’a jamais vu ces couleurs…; il ne lui en restera dans l’esprit que le nom, qu’elle a reçu par l’ouïe… Il en est de même de la foi à l’égard de l’âme. Elle nous dit des choses que nous n’avons jamais vues ni connues…; nous n’avons à leur égard aucun rayon de connaissance naturelle… Mais nous les savons par l’ouïe, en croyant ce qui nous est enseigné…, en aveuglant en nous la lumière naturelle. En effet, comme dit saint Paul : « La foi naît de ce qu’on entend » (Rm 10,17). Comme s’il disait : La foi n’est pas une science qui entre en nous par les sens, c’est un assentiment de l’âme à ce qui entre par l’ouïe… Il est donc évident que la foi est pour l’âme une nuit profonde ; mais c’est par son obscurité même qu’elle l’éclaire et plus elle la plonge dans les ténèbres, plus elle l’illumine de ses rayons. En effet, c’est en aveuglant qu’elle éclaire, selon la parole d’Isaïe : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas » (cf 7,9).

St. Claude de la Colombiere’s Prayer; « Trust In God »

14 février, 2011

St. Claude de la Colombiere's Prayer;

http://goodjesuitbadjesuit.blogspot.com/2009/06/st-claude-de-la-colombieres-prayer.html

15 février: Claude La Colombière, S.I. (1641-1682)

14 février, 2011

du site:

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19920531_la-colombiere_fr.html

Claude La Colombière, S.I. (1641-1682)

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.
La famille s’étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu’il compléta ensuite à Lyon jusqu’aux classes de Rhétorique et de Philosophie.
C’est alors qu’il se sentit appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus; mais nous ne connaissons pas les motifs de son choix et de sa décision. Par contre, dans ses écrits, il nous a livré cet aveu: « J’avais une horrible aversion pour la vie que je choisissais ». Cette affirmation se comprend facilement pour qui connaît la vie de Claude, dont la nature, sensible au charme des relations familiales et aux amitiés, était portée vers l’art et la littérature et attirée par tout ce qu’il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n’était pas homme à se laisser guider par le sentiment.
A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, installé à Avignon. C’est là qu’en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers voeux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature; tâche qu’il assumera pendant cinq ans dans ce Collège.
En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité. Sa compétence notoire pour les études d’humanités, unie à des dons exquis de prudence et de finesse, amènent les Supérieurs à le choisir comme précepteur des fils de Colbert, Ministre des Finances de Louis XIV.
Ses études terminées et ordonné prêtre, il retourne de nouveau à Lyon: il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale.
La prédication de La Colombière se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s’adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels; en effet, si l’on considère l’endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d’orateurs plus célèbres.
L’année 1674 est décisive dans la vie de Claude. Il fait son Troisième an de probation à la « Maison Saint-Joseph » de Lyon et au cours du mois traditionnel d’Exercices Spirituels, le Seigneur le prépare à la mission qu’il lui avait destinée. Les notes spirituelles de cette époque nous permettent de suivre pas à pas les luttes et les triomphes de son caractère, singulièrement sensible aux attraits humains, mais aussi généreux envers Dieu.
Il fait le voeu d’observer toutes les Constitutions et les Règles de la Compagnie. Il ne s’agissait pas là comme but essentiel de se lier à une série d’observances minutieuses, mais de reproduire le vivant idéal apostolique décrit par saint Ignace. Puisque cet idéal lui paraissait magnifique, Claude l’adopta comme un programme de sainteté. Cela répondait à une invitation de Jésus Christ lui-même. La preuve en est qu’il fut ensuite pénétré d’un sentiment de libération et d’extension de son horizon apostolique, comme il en témoigne dans son journal spirituel.
Le 2 février 1675 il fait la Profession solennelle et est nommé Recteur du Collège de Paray-le-Monial. Certains s’étonnèrent qu’un homme si éminent fut envoyé dans un endroit aussi retiré que Paray. On en trouve l’explication dans le fait que les Supérieurs savaient qu’au Monastère de la Visitation, une humble religieuse, Marguerite Marie Alacoque, à laquelle le Seigneur révélait les trésors de son Coeur, vivait dans une angoissante incertitude; elle attendait que le Seigneur lui-même accomplisse sa promesse de lui envoyer son « fidèle serviteur et parfait ami », qui l’aurait aidée à réaliser la mission à laquelle il la destinait: manifester au monde les richesses insondables de son amour.
Dès que le P. La Colombière fut arrivé à destination, Marguerite Marie, après l’avoir rencontré plusieurs fois, lui manifesta toute son âme et les communications qu’elle croyait recevoir du Seigneur. Le Père, de son côté, l’approuva entièrement et lui suggéra de mettre par écrit tout ce qu’elle éprouvait dans son âme, l’orientant et l’encourageant dans l’accomplissement de la mission reçue. Lorsqu’il fut certain, à la lumière de la grâce divine manifestée dans la prière et le discernement, que le Christ désirait le culte de son Coeur, il s’y livra sans réserve, comme nous en avons le témoignage dans son engagement et ses notes spirituelles. On y voit clairement, que, déjà avant de recevoir les confidences de Marguerite Marie Alacoque, Claude, en suivant les directives de saint Ignace dans les Exercices Spirituels, était arrivé à contempler le Coeur du Christ comme symbole de son amour.
Après un an et demi de séjour à Paray, en 1676, le P. La Colombière part pour Londres, où il a été nommé prédicateur de la Duchesse d’York. Il s’agissait d’un ministère très délicat, étant donné les événements religieux qui à l’époque agitaient l’Angleterre. Avant la fin d’octobre de la même année, le Père occupait déjà l’appartement qui lui avait été réservé au palais de St. James. En plus des sermons qu’il prononce dans la chapelle et la direction spirituelle, orale et écrite, à laquelle il se livre, Claude peut consacrer du temps à instruire solidement dans la vraie foi plusieurs personnes qui avaient abandonné l’Eglise romaine. Même au coeur des plus grands dangers, il eut la consolation de voir plusieurs conversions, au point d’avouer, après un an: « Je pourrais écrire un livre sur la miséricorde dont Dieu m’a rendu témoin depuis que je suis ici ».
Un travail si intense et un climat pernicieux eurent raison de sa santé; des symptômes d’une grave affection pulmonaire commencèrent à se manifester. Cependant Claude continua courageusement son genre de vie.
A la fin de 1678, il fut arrêté a l’improviste sous l’accusation calomnieuse de complot papiste. Après deux jours, on l’enferma dans la sinistre prison de King’s Bench, où il resta trois semaines, en proie à de graves privations, jusqu’à ce qu’un décret royal lui signifiât son expulsion de l’Angleterre.
Toutes ses souffrances rendirent encore plus précaire son état de santé, qui, avec des hauts et des bas, ne fit qu’empirer à son retour en France.
Pendant l’été 1681, déjà très gravement atteint, il fut renvoyé à Paray. Et le 15 février 1682, premier dimanche du Carême, à la soirée, il fut pris d’un crachement de sang qui mit fin à ses jours.
Le Pape Pie XI a béatifié Claude La Colombière le 16 juin 1929. Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut d’élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l’amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l’Evangile.

Les dix clés de la prière (7) : Prier avec tout son être

14 février, 2011

du site:

http://jerusalem.cef.fr/fraternites/prier-dans-la-ville/prier-avec-tout-son-etre

Les dix clés de la prière (7)

Prier avec tout son être

La prière, on le voit, n’a rien de désincarné. Elle sollicite l’être tout entier. S’il est vrai, comme le dit Thérèse d’Avila, qu’elle consiste à «faire attention à Dieu en l’aimant», la Torah et l’Évangile nous rappellent conjointement qu’il s’agit de répondre ainsi de tout son amour à l’amour que Dieu nous porte le premier. Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton pouvoir, dit le Deutéronome (6,5) ; et Jésus ajoute : de tout ton esprit (Mt 22,37). Ainsi l’homme apparaît-il parfaitement décrit dans ses quatre dimensions. Quatre dimensions où l’on reconnaît l’esprit divin, l’âme immortelle, le cœur profond et ce pouvoir concret en qui on reconnaît le corps. Le corps, ce compagnon de l’âme, cet associé du cœur, ce tabernacle de l’esprit, sans lequel on ne peut prier. Car le corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Si donc notre corps est le tabernacle du Saint Esprit, c’est aussi avec lui et par lui, avec notre être tout entier en somme, qu’il convient de prier. L’apôtre peut le dire : Glorifiez donc Dieu dans votre corps ! (1 Co 6,13.20). Et ajouter magnifiquement : Celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit (6,17).
Car le corps, ainsi spiritualisé, est aussi fait pour la prière et il faut savoir l’y associer. En Occident, à force de tout situer au niveau du cérébral ou du rationnel, nous avons un peu oublié de faire participer le corps à la prière. Faute de savoir le faire, nous risquons d’éprouver à ce sujet d’inutiles difficultés ou de rattraper cette frustration essentielle par de bien charnelles compensations.
C’est pourquoi une des clefs de la prière consiste aussi à y orienter son corps afin qu’il y soit pleinement participant et que notre vie tout entière loue celui qui nous a faits. Nous pouvons ainsi devenir, par le biais de ce corps humain, qui est le chef d’œuvre de toutes les réalités créées de ce monde visible, le chantre attitré du Cantique des Créatures (Ps 150 ; Dn 3,51-90). Comme il est bel et bon alors d’élever ses bras, de joindre ses mains, d’incliner son buste, de se signer de la tête aux pieds, de s’agenouiller, de s’asseoir, de se prosterner, de se livrer en somme tout entier, pour prier de tout son corps Celui qui nous a faits et qui, lui-même, Verbe éternel, s’est incarné.
Les disciples de Jésus ont été si saisis par son attitude dans la prière qui sollicitait si visiblement son être tout entier, qu’ils lui ont dit un jour : Seigneur, apprends-nous à prier ! (Lc 11,1). Le judaïsme, l’Islam, les religions orientales appellent des attitudes de prière où le corps s’engage pleinement. Nous devons nous aussi réapprendre à prier ainsi. Faute de pouvoir ou de savoir le faire, nous pouvons nous heurter comme à une porte close et risquer de rester longtemps dans l’antichambre de la contemplation. Eh quoi ! va-t-on encore prier longtemps raides comme des piquets et les bras croisés, enraidis sur un dossier de chaise ? Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un Temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? (1 Co 6,19). Laissons donc l’Esprit, dans la prière, chanter, supplier, gémir, exulter à travers notre corps. Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit aussi nous fasse agir (Ga 5,25).
Saint Ignace de Loyola l’avait parfaitement compris et c’est pourquoi on le voit si souvent proposer dans ses Exercices spirituels de prier «avec l’application des sens» (§ 65). Il faut savoir regarder et entendre, sentir, toucher et goûter jusqu’aux réalités d’En-Haut ; sinon on risque bien de passer à côté de l’essentiel du mystère de l’Incarnation rédemptrice, car ce n’est pas en vain que Jésus a pris chair de la Vierge Marie, comme le Credo le proclame.
Le croyant, invité par la prière et le silence contemplatif à rentrer au plus profond de soi, s’y découvre lui-même en même temps que Dieu. Et puisqu’il est vrai qu’habite corporellement dans le Christ la plénitude de la Divinité, il faut qu’il découvre que c’est aussi corporellement qu’il se trouve associé en lui à cette plénitude (Col 2,9-10). Son oraison n’en sera que plus sentie, plus vraie et plus remplie. L’être ancien en lui a disparu, un être nouveau est là et le tout vient de Dieu (2 Co 5,17). Car le corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps (1 Co 6,13). On peut par conséquent prier véritablement Dieu et avec son âme et avec son corps. C’est là aussi la raison pour laquelle le jeûne reste un des meilleurs alliés de la prière. C’est par le jeûne au désert que Moïse et Élie ont été élevés peu à peu jusqu’aux sommets de la contemplation divine. C’est par le jeûne que Jésus a triomphé du Tentateur. C’est par le jeûne vécu en secret que l’homme touche le cœur de Dieu son Père. Et c’est par le jeûne associé à la prière que les démons peuvent même être expulsés (Mc 9,29). Voilà pourquoi les temps forts de la contemplation, comme l’Avent, le Carême, les vigiles des fêtes, le vendredi mémorial du sacrifice du Calvaire, sont traditionnellement dans l’Église ouverts au jeûne. Le corps ainsi purifié, libéré, laisse mieux encore le cœur s’ouvrir, l’âme s’élever, l’esprit exulter.
On prie alors avec son être tout entier. Ceux qui savent le faire ont en main la septième clef de la prière.

bonne nuit

14 février, 2011

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Common Tern Chick

http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-of-the-day/animals/

Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe : Lc 10,1-9

14 février, 2011

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20110214

Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe : Lc 10,1-9

Commentaire du jour
Paul VI, pape de 1963-1978
Discours du 22/05/1970 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

Saint Cyrille et l’alphabet cyrillique

      Nous sommes très heureux de…commémorer le grand saint Cyrille, qui avec son frère saint Méthode est justement honoré comme apôtre des Slaves et fondateur de la littérature slave. Cyrille a été un grand apôtre qui a su réaliser d’une manière remarquable l’équilibre entre les exigences de l’unité et la légitimité de la diversité. Il s’est appuyé sur un principe traditionnel et immuable : l’Église respecte et assume toutes les virtualités, toutes les ressources, toutes les formes de vie des peuples auxquels elle annonce l’Évangile du Seigneur, en les purifiant, en les fortifiant, en les élevant. C’est ainsi que les saints Cyrille et Méthode ont pu faire en sorte que la révélation du Christ, la vie liturgique et la vie spirituelle chrétiennes se sont trouvées « chez elles » dans la culture et la vie des grands peuples slaves.

      Mais que d’efforts il a fallu à Cyrille pour être capable de mener à bien une telle œuvre ! Sa pénétration de la langue et de la culture des peuples slaves étaient le fruit d’études longues et persévérantes, d’une abnégation continuelle, servie par un génie peu commun qui a su fournir à cette langue et à cette culture le premier alphabet… Ce faisant il a jeté la base d’un immense développement littéraire et culturel qui n’a jamais cessé de s’amplifier et de se diversifier jusqu’à nos jours… Que saint Cyrille, l’homme de la tradition qui reste toujours un exemple pour les hommes d’aujourd’hui dans leurs efforts de s’adapter aux changements qui se produisent, [nous] inspire dans [nos] efforts pour la concorde et la paix entre peuples de diverses cultures et traditions.

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