Archive pour septembre, 2010

QUAND ROGER SCHUTZ ARRIVA POUR LA PREMIÈRE FOIS À TAIZÉ…

10 septembre, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-25161?l=french

QUAND ROGER SCHUTZ ARRIVA POUR LA PREMIÈRE FOIS À TAIZÉ…

Hommage du directeur de L’Osservatore Romano

ROME, Vendredi 20 août (ZENIT.org) – C’était il y a 70 ans jour pour jour : le 20 août 1940, « Roger Schutz arriva pour la première fois à Taizé… ». Le directeur de L’Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, rend hommage, dans un éditorial publié dans l’édition de ce vendredi, à frère Roger et à la Communauté de Taizé qui fête son 70ème anniversaire.
En arrivant sur la « colline de Taizé », en « cet été de guerre dans une France pliée sous l’envahisseur, le jeune pasteur calviniste suisse n’imaginait certainement pas que dans un avenir pas si lointain, d’autres jeunes Européens, nombreux puis très nombreux, seraient montés sur cette colline au cœur de la Bourgogne ».
Celui qui accueillit des réfugiés et des juifs pendant la guerre fut toujours attiré par la vocation monastique. Lui et ses compagnons, « tous d’origine protestante mais sensibles à la richesse des différents courants chrétiens », s’engagèrent dès 1949 « dans une forme de vie commune dans le sillon de la spiritualité bénédictine et ignatienne, définie quelques années plus tard dans la Règle de Taizé », raconte Giovanni Maria Vian.
La même année, « frère Roger fut reçu par Pie XII avec l’un de ses premiers compagnons, Max Thurian, alors qu’en 1958 leurs rencontres avec le pape – Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II qui se rendit à Taizé en 1986 – devinrent une habitude annuelle, exprimant une proximité qui porta, dès la fin des années 1960, à l’entrée dans la communauté d’un nombre croissant de catholiques ».
Et c’est « un jeune catholique allemand, Alois Löser, qui fut désigné par frère Roger pour lui succéder à la tête de la communauté plusieurs années avant son assassinat par la main d’une déséquilibrée, le 16 août 2005 ».
Le directeur de L’Osservatore Romano évoque aussi l’ouverture du « concile des jeunes » en août 1974, où plus de 40 000 jeunes Européens se rendirent à Taizé. « Pour eux, pendant des décennies, frère Roger a tenu chaque soir dans le sillon de la grande tradition chrétienne une brève méditation ». « Après la prière, il s’arrêtait pour accueillir et écouter ceux qui voulaient lui parler ou seulement l’approcher », relate-t-il encore.
Taizé, rappelle enfin Giovanni Maria Vian, « n’a jamais voulu constituer un mouvement mais a toujours poussé à s’engager dans les paroisses et dans les réalités locales : en pratiquant l’accueil, en encourageant la paix de la béatitude évangélique, en travaillant pour l’union entre les Eglises et les communautés de ceux qui croient dans le Christ, en montrant la vitalité et l’efficacité d’un chemin œcuménique spirituel ».
Taizé a su réconcilier « les richesses des différentes confessions chrétiennes : l’attention à la Bible soulignée par le protestantisme, la splendeur de la liturgie orthodoxe, le caractère central de l’Eucharistie catholique
».

Saint David Roi

9 septembre, 2010

Saint David Roi dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/

( PSAUME 130, 1-3) : Pape Benoît (audience 10 aoùt 2005)

9 septembre, 2010

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2005/documents/hf_ben-xvi_aud_20050810_fr.html

( PSAUME 130, 1-3)

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 10 août 2005

Avoir confiance en Dieu comme l’enfant en sa mère
Lecture:  Ps 130, 1-3

1. Nous n’avons écouté que quelques paroles, une trentaine, de l’original en hébreu du Psaume 130. Et pourtant, il s’agit de paroles intenses qui développent un thème cher à toute la littérature religieuse:  l’enfance spirituelle. Cela nous fait spontanément penser à sainte Thérèse de Lisieux, à sa « petite voie », à son désir de « demeurer petite » pour « être entre les bras de Jésus » (cf. Manuscrit « C », 2r°-3v°:  Oeuvres complètes, Cité du Vatican 1997, pp. 235-236).

Au centre du Psaume, en effet, se découpe l’image d’une mère avec son enfant, signe de l’amour tendre et maternel de Dieu, comme l’avait déjà exprimé le prophète Osée:  « Quand Israël était jeune, je l’aimai [...] Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d’amour; j’étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue; je m’inclinais vers lui et le faisais manger » (Os 11, 1.4).

2. Le Psaume s’ouvre par la description d’un comportement contraire à celui de l’enfance, qui est consciente de sa fragilité, mais qui est confiante en l’aide d’autrui. Le Psaume met en scène au contraire le coeur fier, l’orgueil du regard, la « grandeur et les prodiges » (cf. Ps 130, 1). C’est la représentation de la personne orgueilleuse, qui est décrite à travers des termes hébreux qui indiquent l’ »arrogance » et l’ »exaltation », l’attitude arrogante de celui qui regarde les autres avec un sentiment de supériorité, les considérant inférieurs à lui.

La grande tentation de l’orgueilleux, qui veut être comme Dieu, arbitre du bien et du mal (cf. Gn 3, 5), est fortement repoussée par l’orant, qui opte pour la confiance humble et spontanée dans l’unique Seigneur.

3. On passe ainsi à l’image inoubliable de l’enfant et de la mère. Le texte original hébreu ne parle pas d’un nouveau-né, mais d’un « petit enfant » (Ps 130, 2). Or, on sait que dans l’antiquité, au Proche-Orient, le sevrage se situait officiellement aux alentours des trois ans, et était célébré par une fête (cf. Gn 21, 8; 1 S 1, 20-23; 2 M 7, 27).

L’enfant, auquel le Psalmiste fait référence, est lié à la Mère par un rapport désormais plus personnel et intime et non pas par le simple contact physique et la nécessité de se nourrir. Il s’agit d’un lien plus conscient, même s’il est toujours immédiat et spontané. Telle est la parabole idéale de la véritable « enfance » de l’esprit, qui s’abandonne à Dieu non pas de façon aveugle et automatique, mais sereine et responsable.

4. La profession de foi de l’orant s’étend alors à toute la communauté; « Mets ton espoir, Israël, en Yahvé, dès maintenant et à jamais! » (Ps 130, 3). L’espérance naît à présent dans tout le peuple, qui reçoit de Dieu sécurité, vie et paix, et se prolonge du présent vers l’avenir, « dès maintenant et à jamais! ».

Il est facile de continuer la prière en reprenant d’autres voix présentes dans le Psautier, inspirées par la même confiance en Dieu:  « Sur toi je fus jeté au sortir des entrailles dès le ventre de ma mère, mon Dieu c’est toi » (Ps 21, 11). « Si mon père et ma mère m’abandonnent, Yahvé m’accueillera » (Ps 26, 10). « Car c’est toi mon espoir, Seigneur, Yahvé, ma foi dès ma jeunesse. Sur toi j’ai mon appui dès le sein, toi ma part dès les entrailles de ma mère » (Ps 70, 5-6).

5. A l’humble confiance s’oppose, comme on l’a vu, l’orgueil. Un écrivain chrétien du IV-V siècle, Jean Cassien, met en garde les fidèles contre la gravité de ce péché, qui « détruit toutes les vertus et ne menace pas seulement les médiocres et les faibles, mais surtout ceux qui sont arrivés au sommet en utilisant leurs forces ». Il poursuit:  « Voilà la raison pour laquelle le bienheureux  David  préserve avec tant de circonspection son coeur jusqu’à oser proclamer devant Celui auquel n’échappait certainement pas les secrets de sa conscience:  « Seigneur, que mon coeur ne s’enorgueillisse pas et que mon regard ne s’élève pas avec supériorité; je ne recherche pas de grandes choses, au-delà de mes forces »… Toutefois, bien conscient de la difficulté, même pour les hommes parfaits, de préserver leur coeur, il ne prétend pas s’appuyer sur ses seules capacités, mais supplie par des prières le Seigneur, de l’aider à échapper aux dards de l’ennemi et à ne pas être blessé:  « Que le pied des superbes ne m’atteigne » (Ps 35, 12) » (Le istituzioni cenobitiche [Des instituts des cénobites], XII, 6, Abbaye de Praglia, Bresseo di Teolo, Padova 1989, p. 289).

De même, un ancien anonyme des Pères du désert nous a transmis cette déclaration, qui fait écho au Psaume 130:  « Je n’ai jamais dépassé mon rang pour marcher plus haut, et je ne me suis jamais troublé lorsque j’ai été humilié, car ma pensée tout entière était occupée par cela:  prier le Seigneur de me dévêtir de l’homme ancien » (I Padri del deserto. Detti, Roma 1980, p. 287).

Quand Dieu sera tout en tous…

9 septembre, 2010

du site:

http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=1308

Quand Dieu sera tout en tous…

Fr. Gilles-Hervé Masson, o.p.

(Ez 34, 11-12.15-17 – Ps 22 – 1 Co 15, 20-26.28 – Mt 25, 31-46)

Esprit et Vie n°136 – octobre 2005 – 2e quinzaine, p. 33-34.

À chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, aux abords des rites de communion, nous reformulons notre espérance : « Nous attendons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus-Christ notre Seigneur. » Ce sont là deux choses distinctes et étroitement liées : le bonheur promis, d’une part, la venue du Seigneur de l’autre.

Quant au bonheur : on sait aussi que la version chrétienne du « bonheur » passe par l’apprentissage d’une réalité singulière dont le nom est « béatitude ». Bonheur encore donc, si l’on veut, mais revu et corrigé à la lumière de la Pâque – d’abord celle du Christ – et de tous les creusets que recèle une vie humaine. Tous ces passages inévidents de la vie – autant de pâques – où le bonheur, perpétuellement recherché et désiré, peut sembler impossible, voire passer pour une promesse illusoire ; promesse à laquelle cependant on ne saurait renoncer car on sait qu’illusoire, elle ne l’est certes pas.

Quant à l’avènement du Seigneur, il faut commencer par redire que le Christ est précisément venu (déjà !) pour assurer et rassurer le cœur de l’homme sur ce point précis. C’est l’objet même de son passage dans l’histoire des hommes, et dans l’histoire de chacun.

À chaque moment, il vient, il passe, il dit l’amour de Dieu. Il réactive l’espérance. Il donne tout et il se donne lui-même pour attester que le Dieu mystérieux que la foi confesse se donne à découvrir dans son engagement à nos côtés, sur nos chemins les plus malaisés et les plus incertains.

Il faut le regarder, le Christ, l’écouter. Il faut le suivre dans ses faits et gestes. Il faut lire et relire sa vie. Elle est elle-même comme une parabole à méditer sans cesse pour apprendre « l’espérance qui ne déçoit pas », celle dont la dynamique profonde est celle de l’amour. Et cette dynamique du don s’avère devoir aller jusqu’à affronter la mort, la pâtir pour la vaincre et faire resplendir la vie.

Il se peut pourtant qu’à force de pâtir l’échec, de faire l’expérience de ses propres limites, on éprouve quelque fatigue… Une hymne du bréviaire ne le dit-elle pas : « La chair nous tient, le temps nous dure » ? Et le Salve Regina ne fait-il pas mention, chaque soir, de la « vallée de larmes » que nous traversons ?

Mais justement ce temps qui nous est donné est celui d’une visitation continuée. Celle du Seigneur qui déjà est venu mais encore et sans cesse vient. Et, à la fin des temps, reviendra.

De bout en bout de notre histoire, la Parole de Dieu nous distille le secret de ce que, faute de mieux, nous appellerons ici la « réussite » de l’existence, à savoir : le désir que tout soit selon Dieu, c’est-à-dire que tout soit selon l’amour.

L’épître de Paul ne dit pas autre chose. Dès le premier verset, il rappelle la puissance de vie qui est contenue dans la résurrection du Christ – ou peut-être plus précisément dans la personne du Ressuscité. Mais on ne saurait oublier la mort par laquelle il a dû passer d’abord. C’est-à-dire le signe sous lequel a été placée toute sa vie depuis ses tout premiers commencements jusqu’à son plus extrême achèvement : le signe du don et du don jusqu’au bout.

Ce signe sous lequel est placée la vie du Seigneur est celui sous lequel est appelée à se placer la vie du disciple. La dynamique qui fut celle du Seigneur, doit être mêmement celle de la vie du disciple. Le lavement des pieds, signe du service mutuel comme le simple verre d’eau offert au nom du Christ, signe de la compassion, sont les références qui dotent la vie de sa véritable unité de mesure.

Au fond il est bien clair qu’il n’y a nullement à craindre le retour du juste juge miséricordieux qu’est le Christ. Il est venu pour que nous ayons la vie, qui plus est, en abondance – selon ses propres mots. Là où il y a urgence, c’est à se gagner à la loi de l’Évangile. Elle-même fait la part de ce qui sert le dessein du Roi de l’univers et la part de ce qui s’y oppose. En d’autres termes, pour le redire avec les mots si simples et si sensés de Jean de la Croix : « Au soir de ta vie tu seras jugé sur l’amour. »

L’amour, unique loi du Royaume des cieux, s’instaure en ce monde à la mesure des racines qu’il pousse dans le cœur des disciples. Et le chapitre 25 de l’Évangile selon saint Matthieu ne laisse aucun doute sur les points où il y a urgence à se gagner à l’Évangile : puisque le Verbe s’est fait chair et a manifesté sa Royauté en se faisant serviteur et prochain de tout homme, les disciples doivent en passer par le même chemin. Même si cela exige d’eux le dépassement de leurs propres étroitesses ou égoïsmes. L’avènement du Royaume, la préparation du retour du Seigneur, c’est équivalemment le travail de conversion intérieure et de service fraternel.

Ailleurs saint Paul dit que « la création tout entière aspire à voir la révélation des fils de Dieu… » Il n’est pas indifférent de prendre sa part de cette aspiration et de cultiver le désir de voir ce jour. C’est le programme d’une vie que de s’y gagner « au jour le jour » et de faire en sorte que, dans le temps qui nous est donné, l’amour éternel trouve son chemin et trouve aussi des témoins.

Au bout du chemin : la victoire de la sollicitude de Dieu et la douceur de vivre dans un monde réconcilié où Dieu soit vraiment « tout en tous ». Ce jour sans doute viendra et dans la foi nous l’attendons de cœur ferme. On ne saurait toutefois le préparer dans la crainte. Mieux vaut donc mettre la fin dans les moyens et remplir d’amour, autant que nous le pouvons, le jour d’hui et tous les jours pour ne pas gaspiller le temps et pour pouvoir dire en vérité : « Que ton règne vienne. »

bonne nuit

9 septembre, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 2243-1266083865FSH0

Granduca di José Luis Hernández Zurdo 

http://www.publicdomainpictures.net/browse-category.php?page=360&c=animali&s=10

Saint Isaac le Syrien: « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

9 septembre, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100909

Le jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire : Lc 6,27-38
Commentaire du jour
Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, no. 81 (trad. AELF ; cf trad. Touraille, DDB 1981, p. 395)

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

      N’essaie pas de distinguer celui qui est digne de celui qui ne l’est pas. Que tous les hommes soient égaux à tes yeux pour les aimer et les servir. Ainsi tu pourras les amener tous au bien. Le Seigneur n’a-t-il pas partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie, sans éloigner de lui les indignes ? Ainsi tu accorderas les mêmes bienfaits, les mêmes honneurs à l’infidèle, à l’assassin, d’autant plus que lui aussi est un frère pour toi, puisqu’il participe à l’unique nature humaine. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.

      Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5,8)…

      Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. Et qu’est-ce que la miséricorde du cœur ? C’est la flamme qui l’embrase pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, pour les démons, pour tout être créé. Quand il songe à eux ou quand il les regarde, l’homme sent ses yeux s’emplir des larmes d’une profonde, d’une intense pitié qui lui étreint le cœur et le rend incapable de tolérer, d’entendre, de voir le moindre tort ou la moindre affliction endurée par une créature. C’est pourquoi la prière accompagnée de larmes s’étend à toute heure aussi bien sur les êtres dépourvus de parole que sur les ennemis de la vérité, ou sur ceux qui lui nuisent, pour qu’ils soient gardés et purifiés. Une compassion immense et sans mesure naît dans le cœur de l’homme, à l’image de Dieu.

ROSH AHSHANÀ – NOUVEL AN JUIF 9-10 SEPTEMBRE 2010

8 septembre, 2010

ROSH AHSHANÀ - NOUVEL AN JUIF 9-10 SEPTEMBRE 2010 dans images sacrée shofar1280

http://www.galitz.co.il/en/downloads.html

ROSH AHSHANÀ – NOUVEL AN JUIF 9-10 SEPTEMBRE 2010

8 septembre, 2010

du site:

http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article591

ROSH HASHANÀ 9-10/ 2010

(cet article est de l’anné 2009)

Rosh Hashana, nouvel an juif entre gravité et douceur 

par Jean-Marie Allafort (Date de rédaction antérieure : 18 septembre 2009).

Le nouvel an juif – Rosh Hashana – marque le début de l’année 5770 selon le calendrier hébraïque. Cette fête, qui durant deux jours, est célébrée avec grande solennité dans toutes les communautés juives, a de multiples significations. Rosh Hashana marque le début de trois semaines de festivités. En Israël, c’est le mois où l’on compte le plus de jours fériés. En 2009, le nouvel an juif, qui tombe les 19 et 20 septembre, coïncide avec le dernier jour du Ramadan et le début des festivités de ’Id al-Fitr marquant la rupture du jeûne chez les musulmans. A Jérusalem, ce dernier vendredi du Ramadan rassemble une foule particulièrement importante sur l’Esplanade des Mosquées. En contrebas, les juifs sont aussi particulièrement nombreux à prier au Mur des lamentations en cette veille du Nouvel an juif.

Rosh Hashana marque le nouvel an juif, c’est un fait connu de beaucoup. Mais les choses sont plus compliquées que cette formulation laconique. D’une part, le Nouvel an est célébré durant non pas une journée, mais deux, à savoir les deux premiers jours du mois de Tishri. D’autre part, cette fête tombe au septième mois de l’année hébraïque selon le calendrier biblique. Ainsi, l’origine de la fête de Rosh Hashana se trouve dans la Bible (Lévitique 23, 23-25). Le texte sacré demande aux fils d’Israël de se reposer le premier jour du 7ème mois et de « faire une acclamation ». Car selon l’Ecriture, le premier mois de l’année est non pas celui de Tishri mais celui de Nissan qui a vu le miracle de la sortie d’Egypte, acte de naissance du peuple d’Israël. Les rabbins interpréteront la Bible en distinguant le début de l’année liturgique – le 1er du mois de Nissan – et celui de l’année civile – le 1er de Tishri- à partir duquel on calcule les années sabbatiques (tous les 7 ans) et les jubilés (chaque 49 ans). Peu à peu, seul Rosh Hashana sera véritablement fêté.

La Bible ne donne aucune explication sur le sens de « l’acclamation » qui est demandée au peuple ce jour-là. Mais les rabbins eux accordent à cette expression de multiples significations. Le mot « acclamation » (terouahen hébreu) peut renvoyer à la sonnerie du shofar – corne de bélier utilisée comme instrument à vent par les juifs au sein du Temple de Jérusalem. Entendre le shofar est devenu un commandement important de Rosh Hashana. Un fidèle sonne donc le shofar à plusieurs reprises pendant les offices de la fête à la synagogue. Le but de ce geste liturgique, explique les rabbins, est de briser les cœurs et de les remuer pour provoquer le repentir. En effet, Rosh Hashana est d’abord et avant tout le jour où Dieu juge le monde. Selon le Talmud, tous les hommes défilent un à un devant la Créateur comme les brebis défilent devant le berger. Au terme du jugement le sort de chaque individu est scellé pour l’année qui commence.

La tradition juive distingue trois catégories de personnes : les justes, les mécréants et les « moyens ». Pour cette dernière (vraisemblablement la plus nombreuse), un sursis est accordé. Ils ont dix jours jusqu’à Kippour – le Grand Pardon – pour faire pénitence et revenir dans le droit chemin. Pour cette raison, le nouvel an juif revêt un caractère grave. Rien à voir avec les festivités de la saint Sylvestre !

Pour quelle raison le jugement s’effectue-t-il à Rosh Hashana ? Selon les textes de la tradition juive, la création fut achevée au 1er jour de Tishri. Dieu décida en ce jour de diriger le monde avec justice. Il est ailleurs écrit dans le Talmud que c’est aussi ce jour-là qu’Adam fut jugé, qu’il se repentit et qu’il fut pardonné. Dieu aurait alors dit : « Que ce soit un signe pour tes enfants, de la même manière que toi, tu as été jugé et pardonné en ce jour, eux aussi seront jugés et pardonnés. »

Rosh Hashana est appelé également dans les sources juives « le jour du souvenir » : mémorial de la création, mémorial du jour où le premier homme fut jugé et gracié et jour où Dieu fait mémoire des œuvres de chacun. L’homme invite aussi Dieu à se souvenir de ses actions en faveur de son peuple, par amour pour lui. C’est une manière de Lui demander sa miséricorde. Ainsi le jour du jugement est adouci par le jour du souvenir et devrait même l’emporter sur lui.

Sur le plan rituel, la fête de Rosh Hashana est particulièrement riche. En dehors de la sonnerie du shofar à la synagogue qui est le commandement principal de la fête, notons la richesse des prières liturgiques et poèmes spécialement composés pour cette occasion. Une grande solennité règne durant les offices où les fidèles sont en principe habillés de blanc, symbole de l’humilité et la pureté. Le blanc rappelle qu’il est nécessaire de se purifier pour se rapprocher de Dieu. La tenture de l’armoire sainte, du pupitre et parfois même les étoffes enveloppants les rouleaux de la Torah sont eux aussi blancs.

Une autre coutume particulièrement populaire est la cérémonie du Tashlikh : le premier jour de la fête en fin d’après midi, les fidèles se rendent près d’un cours d’eau, d’un étang ou au bord de la mer pour y vider leurs poches. Par ce geste symbolique, ils veulent jeter leurs péchés dans la mer. Ils récitent alors le passage biblique de Michée 7, 18-20 : « De nouveau, il nous manifestera sa miséricorde, il piétinera nos péchés. Tu jetteras (tashlikh) toutes leurs fautes au fond de la mer. »

Comme pour les autres fêtes juives, de nombreuses traditions se sont développées au cours des siècles autour de la table familiale. Chaque communauté a ses propres rites, usages et spécialités culinaires. La coutume plus populaire aujourd’hui consiste à tremper de la pomme dans du miel, en demandant à Dieu d’accorder une année de bienfaits et de douceur et en se souhaitant une « bonne et douce année ».

samedi 3 octobre 2009

Jean Paul II : Par le sacrement de mariage l’homme et la femme participent à l’amour créateur

8 septembre, 2010

du site:

http://www.theologieducorps.fr/tdc/tdc-103-par-sacrement-de-mariage-lhomme-la-femme-participent-lamour-createur

Jean Paul II : Par le sacrement de mariage l’homme et la femme participent à l’amour créateur

(15 décembre 1982)

sur le siite le lundi 07/09/2009

1. L’auteur de l’épître aux Ephésiens parle, comme nous l’avons vu, d’un grand mystère uni au sacrement primordial grâce à la continuité du plan salvifique de Dieu. Lui aussi, il se réfère à l’origine comme le Christ l’avait fait durant son entretien avec les pharisiens Mt 9,8, citant les mêmes paroles: C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair » Gn 2,24. Ce grand mystère est surtout le mystère de l’union du Christ avec l’Eglise que l’apôtre présente comme semblable à l’unité des époux: « Je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Eglise » Ep 5,32. Nous nous trouvons dans le cadre de la grande analogie dans laquelle le mariage en tant que sacrement est d’une part, présupposé et, d’autre part, redécouvert. Il est présupposé comme sacrement de l’origine humaine, uni au mystère de la Création. Et il est, en revanche, redécouvert comme fruit de l’amour nuptial du Christ et de l’Eglise, lié au mystère de la Rédemption.

2. L’auteur de l’épître aux Ephésiens, s’adressant directement aux époux, les exhorte à régler leurs rapports mutuels sur le modèle de l’union nuptiale du Christ et l’Eglise. On peut dire que – présupposant le caractère sacramentel du mariage dans sa signification primordiale – il leur ordonne d’apprendre à nouveau ce sacrement d’après l’union nuptiale du Christ et de l’Eglise: « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise; il s’est livré pour elle pour la sanctifier … » Ep 5,25-26. Cette invitation que l’Apôtre adresse aux époux chrétiens se justifie pleinement en ce sens que, grâce au mariage-sacrement, ils participent à l’amour salvifique du Christ qui s’exprime également par son amour nuptial pour l’Eglise. A la lumière de l’épître aux Ephésiens – précisément grâce à la participation à cet amour salvifique du Christ – le mariage se trouve confirmé et en même temps renouvelé comme sacrement de l’ »origine » humaine, c’est-à-dire comme sacrement dans lequel l’homme et la femme, appelés à devenir une seule chair, prennent part à l’amour créateur de Dieu lui-même. Et ils y prennent part soit du fait que, créés à l’image de Dieu, ils ont été appelés en vertu de cette ressemblance à une union particulière (communio personarum), soit parce que cette union même a été dès le début bénie de la bénédiction de la fécondité Gn 1,28.

3. Toute cette structure stable, originaire, du mariage comme sacrement du mystère de la Création – selon le texte classique de Ep 5,21-33 – se renouvelle dans le mystère de la Rédemption, lorsque ce mystère devient l’image du don conjugal de l’Eglise par le Christ. Cette forme stable originaire du mariage se renouvelle quand les époux le reçoivent comme sacrement de l’Eglise, puisant dans la nouvelle profondeur de la gratification de l’homme par Dieu qui s’est révélée et ouverte avec le mystère de la Rédemption, quand « le Christ a aimé l’Eglise et s’est donné lui-même pour elle, pour la sanctifier … » Ep 5,25-26. Et cette image originaire et stable du mariage comme sacrement se renouvelle quand – profondément conscients de l’authentique profondeur de la Rédemption du corps – les époux chrétiens s’unissent « dans la crainte du Seigneur » Ep 5,21

4. L’image paulinienne du mariage, inscrite dans le grand mystère du Christ et de l’Eglise, rend la dimension rédemptrice de l’amour plus proche de la dimension nuptiale. En un certain sens, elle unit ces deux dimensions en une seule. Le Christ est devenu l’époux de l’Eglise, il a épousé l’Eglise, il en a fait son épouse car « il s’est livré pour elle » Ep 5,25. Par le mariage comme sacrement (comme un des sacrements de l’Eglise) ces deux dimensions de l’amour, la dimension nuptiale et la dimension rédemptrice, pénètrent avec la grâce du sacrement dans la vie des époux. La signification conjugale du corps dans sa masculinité et féminité qui s’est manifestée dans le mystère de la Création, avec comme fond l’innocence originaire de l’homme, est liée, dans l’image de l’épître aux Ephésiens à la signification rédemptrice; de cette manière elle est confirmée et, en un certain sens, nouvellement créée.

5. Cela est important pour ce qui regarde le mariage, la vocation chrétienne des maris et des femmes. Le texte de Ep 5,21-33 s’adresse directement à eux et c’est surtout à eux qu’il parle. Toutefois, cette relation de la signification nuptiale du corps avec sa signification rédemptrice est également essentielle et vaut aussi pour l’herméneutique de l’homme en général: pour le problème fondamental de la compréhension de cet homme et de l’auto-compréhension de son être dans le monde. Il est évident que nous ne pouvons exclure de ce problème l’interrogation sur le sens d’être corps, sur le sens d’être, en tant que corps, homme et femme. Ces questions ont été posées pour la première fois en rapport avec l’analyse de l’origine humaine, dans le contexte du livre de la Genèse. C’est ce contexte lui-même qui, en un certain sens, exigeait qu’elles soient posées. Le demande tout autant le texte classique de l’épître aux Ephésiens. Et si le grand mystère de l’union du Christ avec l’Eglise nous oblige à rattacher la signification conjugale du corps à sa signification rédemptrice, les époux trouvent dans cette mise en liaison, la réponse à l’interrogation sur le sens d’être corps, et non seulement eux, bien que ce soit principalement à eux que s’adresse ce texte de l’épître de l’Apôtre.

6. L’image paulinienne du grand mystère du Christ et de l’Eglise parle aussi, indirectement, de la continence pour le Royaume des Cieux dans laquelle les deux dimensions de l’amour, la dimension conjugale et la dimension rédemptrice s’unissent réciproquement de manière différente de l’amour nuptial et dans des proportions diverses. Cet amour nuptial avec lequel le Christ a aimé l’Eglise, son Epouse, et s’est livré pour elle, n’est-il pas également la plus pleine incarnation de l’idéal de la continence pour le Royaume des Cieux Mt 19,12? Ne trouvent-ils pas leur soutien précisément en cela tous ceux qui, hommes et femmes, choisissant le même idéal, désirent lier la dimension nuptiale de l’amour à la dimension rédemptrice, suivant le modèle même de Jésus? Ils désirent confirmer par leur vie que la signification nuptiale du corps – de sa masculinité ou féminité – profondément imprimée dans la structure essentielle de la personne humaine, a été ouverte de manière nouvelle, par le Christ et avec l’exemple de sa vie, à l’espérance liée à la Rédemption du corps. Ainsi donc, la grâce du mystère de la Rédemption fructifie également – et même fructifie de manière toute particulière – avec la vocation à la continence pour le Royaume des Cieux.

7. Le texte de Ep 5,22-33 n’en parle pas de manière explicite. Il est adressé aux époux et construit suivant l’image du mariage qui, par analogie, explique l’union du Christ avec l’Eglise: union dans l’amour rédempteur et tout ensemble nuptial. N’est-ce pas précisément cet amour qui, en tant que vive et vivifiante expression du mystère de la Rédemption, va au-delà du cercle des destinataires de l’épître circonscrits par l’analogie du mariage? N’embrasse- t-il pas tout homme et, en un certain sens toute la création, comme l’indique le texte paulinien sur la Rédemption du corps dans Rm 8,23? En ce sens, le sacramentum magnum est directement un nouveau sacrement de l’homme dans le Christ et dans l’Eglise: sacrement de l’homme et du monde; de même que la création de l’être humain, homme et femme, à l’image de Dieu, fut l’originaire sacrement de l’homme et du monde. Dans ce nouveau sacrement de la Rédemption, le mariage est organiquement inscrit, de même qu’il a été inscrit dans l’originaire sacrement de la création.

8. L’être humain, qui depuis l’origine est homme et femme, doit chercher le sens de son existence et le sens de son humanité en allant jusqu’au mystère de la Création à travers le mystère de la Rédemption. Ici se trouve également la réponse essentielle à l’interrogation sur la signification du corps humain, sur la signification de la masculinité et de la féminité de la personne humaine. L’union du Christ avec l’Eglise nous permet de comprendre de quelle manière la signification nuptiale du corps se complète avec sa signification rédemptrice, et cela dans les diverses voies de la vie et dans les différentes situations: non seulement dans le mariage ou dans la continence (c’est-à-dire la virginité ou le célibat), mais aussi, par exemple, dans la souffrance humaine aux mille formes, et mieux encore: dans la naissance et la mort mêmes de l’homme. A travers le grand mystère dont parle l’épître aux Ephésiens, à travers la Nouvelle Alliance du Christ avec l’Eglise, le mariage est de nouveau inscrit dans ce sacrement de l’homme qui embrasse l’univers, dans le sacrement de l’homme et du monde qui, grâce aux forces de la Rédemption du corps, se modèle suivant l’amour nuptial du Christ et de l’Eglise jusqu’à la mesure de l’accomplissement définitif dans le Royaume du Père.
Comme sacrement, le mariage reste une partie vivante et vivifiante de ce processus salvifique
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bonne nuit et bonne fête de la Nativité de Marie

8 septembre, 2010

bonne nuit et bonne fête de la Nativité de Marie dans image bon nuit, jour, dimanche etc. PA208499

Adenium hybrid

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