Jean-Paul II : « Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste

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Dix-septième dimanche du temps ordinaire : Lc 11,1-13
Commentaire du jour
Jean-Paul II
Encyclique « Dives in misericordia », ch. 8, §15 (trad. copyright © Libreria Editrice Vaticana)

« Si vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste ? »

      Plus la conscience humaine, succombant à la sécularisation, oublie la signification même du mot de « miséricorde », plus elle s’éloigne du mystère de la miséricorde en s’éloignant de Dieu, plus aussi l’Église a le droit et le devoir de faire appel au Dieu de la miséricorde « avec de grands cris » (Mt 15,23). Ces « grands cris » doivent être la caractéristique de l’Église de notre temps…

      L’homme contemporain s’interroge souvent avec beaucoup d’anxiété sur la solution des terribles tensions qui se sont accumulées sur le monde et qui s’enchevêtrent chez les hommes. Et si parfois celui-ci n’a pas le courage de prononcer le mot de « miséricorde » ou si, dans sa conscience dépouillée de tout sens religieux, il n’en trouve pas l’équivalent, il est d’autant plus nécessaire que l’Église prononce ce mot, non seulement en son propre nom, mais aussi au nom de tous les hommes de notre temps. Il faut qu’elle le prononce en une ardente prière, en un cri qui implore la miséricorde selon les nécessités de l’homme dans le monde contemporain.

      Que ce cri soit chargé de toute cette vérité concernant la miséricorde qui a trouvé une si riche expression dans l’Écriture Sainte et dans la Tradition, comme aussi dans l’authentique vie de foi de tant de générations du peuple de Dieu. Par un tel cri, comme les auteurs sacrés, faisons appel au Dieu qui ne peut mépriser rien de ce qu’il a créé, au Dieu qui est fidèle à lui-même à sa paternité, à son amour !

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