Archive pour le 28 avril, 2010

Sainte Catherine de Sienne

28 avril, 2010

Sainte Catherine de Sienne dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/

29 avril – Sainte Catherine de Sienne – Docteur de l’Eglise

28 avril, 2010

du site:

http://missel.free.fr/Sanctoral/04/29.php

29 avril – Sainte Catherine de Sienne – Docteur de l’Eglise

Sommaire :
 Prière
 Biographie
 Discours de Paul VI

Prière

O Dieu éternel ! O Lumière au-dessus de toute lumière et foyer de toute lumière ! O Feu au-dessus de tout autre feu, Feu qui seul brûle sans se consumer ! Feu qui consume dans l’âme tout péché et tout amour propre, Feu qui ne consume pas l’âme mais la nourrit d’un amour insatiable, puisqu’en la rassasiant vous ne la rassasiez pas, elle vous désire toujours ; et plus elle vous désire, et plus elle vous possède ; plus elle vous possède, et plus elle vous cherche, et plus elle vous trouve, et plus elle vous goûte, ô Feu souverain, Feu éternel, abîme de charité !

Biographie

Catherine Benincasa naquit à Sienne le 25 mars 1347 qui était à la fois le dimanche des Rameaux et le jour de l’Annonciation. En 1352, elle eut une vision du Christ-Pontife et fit vœu de virginité. A l’âge de quinze ans, Sainte Catherine revêtit l’habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique (les mantellata). Après la mort de sa sœur Bonaventura, elle commença une vie d’ascèse. En 1368, après le retour à Dieu de son père et son mariage mystique avec le Christ, Catherine sauva ses frères pendant un coup d’état à Sienne. Deux ans après, elle donna son cœur à Jésus pour l’Eglise. De la même année datent ses premières lettres et les premières conversions. La jeune mystique provoqua quelques émotions dans sa cité et dans l’Ordre des dominicains. Elle dut comparaître devant le Chapitre général des dominicains à Florence en 1374. C’est alors qu’elle rencontra le Bienheureux Raymond de Capoue qui deviendra son directeur spirituel.
A partir de 1375 commence une période de sa vie durant laquelle elle prend de manière plus publique, la défense des intérêts du Pape et manifeste son souci de l’unité et de l’indépendance de l’Eglise, ainsi que du retour du Pape d’Avignon à Rome. Elle rencontre le pape Grégoire XI à Avignon. En septembre 1376, elle retourne à Sienne et Grégoire XI prend le chemin de Rome. Catherine continue son service d’ambassadrice du pape auprès des villes italiennes toujours en pleine ébullition. En 1378, après le décès de Grégoire XI, Urbain VI est élu pape. 5 mois après cette élection tumultueuse et les maladresses de l’élu, malgré les appels à la patience et les mises en garde de Catherine de Sienne, survient le Grand Schisme d’Occident et l’élection de l’antipape Clément VII (Robert de Genève). Catherine se bat pour que soit reconnu Urbain VI. La même année 1378, elle commence la rédaction de ses Dialogues, qui, rapporte une tradition, auraient été composés en cinq jours d’extase, du 9 au 14 octobre. Catherine vient s’établir définitivement à Rome. Deux ans après, après avoir reçu dans une vision, la nef de l’Eglise sur ses épaules, dans l’église du Vatican, Catherine meurt à Rome à l’âge de 33 ans. Bien que ne sachant pas écrire et ne connaissant pas le latin, elle laisse derrière elle une œuvre considérable. L’importance de son œuvre pour la langue italienne moderne est reconnue.
Appartenant au tiers-ordre dominicain, cette fille de Saint Dominique canonisé en 1461 par le pape Pie II est patronne de l’Italie et a été déclarée docteur de l’Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d’Avila.

Discours de Paul VI

Le dimanche 4 Octobre 1970, Paul VI a présidé dans la Basilique Vaticane la cérémonie solennelle de la proclamation de Sainte Catherine de Sienne comme Docteur de l’Eglise. Voici le texte du discours prononcé par le Pape en la basilique Saint Pierre :
La joie spirituelle qui a rempli notre âme en proclamant Docteur de l’Eglise l’humble et sage vierge dominicaine, Catherine de Sienne, trouve sa référence la plus haute et, dirons-nous, sa justification dans la joie très pure éprouvée par le Seigneur Jésus lorsque, comme le rapporte le saint évangéliste Luc, « il tressaillit de joie sous l’action du Saint Esprit » et dit : « Je te bénis Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux habiles et de l’avoir révélé aux tout petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.[1] »
En vérité, en remerciant le Père d’avoir révélé les secrets de sa sagesse divine aux humbles, Jésus ne pensait pas seulement aux Douze qu’il avait choisis dans un peuple sans culture et qu’il enverrait un jour comme ses apôtres pour instruire toutes les nations et pour leur enseigner ce qu’il leur avait prescrit[2], mais aussi à tous ceux qui croiraient en lui, parmi lesquels seraient innombrables ceux qui seraient les moins doués aux yeux du monde.
Et l’Apôtre des gentils se plaisait à observer cela en écrivant à la communauté de Corinthe la grecque, ville où pullulaient les gens infatués de sagesse humaine : « Considérez votre appel. Il n’y a pas beaucoup de sages, selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force ; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu.[3]
Ce choix préférentiel de Dieu, dans la mesure où il est insignifiant ou même méprisable aux yeux du monde, avait déjà été annoncé par le Maître lorsqu’il avait appelé, en nette contradiction avec les estimations terrestres, heureux et candidats à son Royaume les pauvres, les affligés, les doux, les affamés de justice, les purs de cœur, les artisans de la paix[4].
Il n’est certes pas dans notre intention d’hésiter à mettre en relief comment, dans la vie et dans l’activité extérieure de Catherine, les Béatitudes évangéliques ont eu modèle de vérité et de beauté exceptionnelles. Tous, d’ailleurs, vous vous rappelez combien elle a été libre en esprit de toute convoitise terrestre, combien elle a été affamée de justice et envahie jusqu’aux entrailles de miséricorde dans sa recherche de porter la paix au sein des familles et dans les villes déchirées par des rivalités et des haines atroces, combien elle s’est prodiguée pour réconcilier la république de Florence avec le Souverain Pontife Grégoire XI, jusqu’à exposer sa propre vie à la vengeance des rebelles. Nous ne nous arrêterons pas à regarder les grâces mystiques exceptionnelles dont le Seigneur a voulu la gratifier, parmi lesquelles le mariage mystique et les saints stigmates. Nous croyons aussi que ce n’est pas, en la présente circonstance, le moment de rappeler l’histoire des magnanimes efforts accomplis par la sainte pour persuader le Pape de revenir à Rome, son siège légitime. Le succès qu’elle a finalement obtenu fut vraiment le chef-d’œuvre de son intense activité qui restera dans les siècles sa grande gloire et constituera un titre tout spécial à l’éternelle reconnaissance de l’Eglise.
Nous croyons par contre opportun en ce moment de mettre brièvement en lumière le second titre qui justifie, en conformité avec le jugement de l’Eglise, l’accord du titre de Docteur à la fille de l’illustre ville de Sienne, et c’est l’excellence particulière de la doctrine.
Quant au premier titre, celui de la sainteté, son approbation solennelle fut exprimée amplement et dans un style unique d’humaniste par le Pontifie Pie II, son compatriote, dans la bulle de canonisation « Misericordias Domini », dont il fut lui-même l’auteur. La cérémonie liturgique spéciale eut lieu dans la Basilique Saint-Pierre le 29 juin 1461.
Que dirons-nous donc de l’éminence de la doctrine de sainte Catherine ? Certainement nous ne trouverons pas dans les écrits de la sainte, c’est-à-dire dans les Lettres, conservées en nombre assez considérable, dans le « Dialogue de la divine Providence » ou « Livre de la doctrine divine » et dans les « orationes », la vigueur apologétique et les hardiesses théologiques qui distinguent les œuvres des grandes lumières de l’Eglise ancienne de l’Orient et de l’Occident. Nous ne pouvons pas non plus exiger de la vierge peu cultivée de Fontebranda les hautes spéculations propres à la théologie systématique, qui ont rendu immortels les docteurs du Moyen Age scolastique. Et, s’il est vrai que se reflète dans ses écrits, et d’une manière surprenante, la théologie du Docteur angélique, celle-ci y apparaît dépouillée de tout revêtement scientifique. Ce qui frappe plus que tout au contraire dans la sainte, c’est la science infuse, c’est-à-dire l’assimilation brillante, profonde et enivrante de la vérité divine et des mystères de la foi contenus dans les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments : une assimilation favorisée, oui, par des dons naturels très particuliers mais évidemment prodigieux, due à un charisme de sagesse du Saint Esprit, un charisme mystique.
Catherine de Sienne offre dans ses écrits un des plus brillants modèles de ces charismes d’exhortation, de parole de sagesse et de parole de science que saint Paul nous a montrés agissant dans chaque fidèle dans les communautés chrétiennes primitives et dont il voulait que l’usage fût bien réglé, faisant remarquer que ces dons ne sont pas tant à l’avantage de ceux qui en sont favorisés que plutôt à celui du Corps tout entier de l’Eglise : comme en lui, en effet, explique l’Apôtre, « c’est le seul et même Esprit qui distribue ses dons à chacun comme il l’entend »,[5] de même sur tous les membres de l’organisme mystique du Christ doit retomber le bénéfice des trésors spirituels que son Esprit prodigue[6].
« Doctrina ejus (scilicet Catharinæ) non acquisita fuit ; prius magistra visa quam est quam discipula » ; c’est ce qu’a déclaré le même Pie II dans la Bulle de canonisation. Et, en vérité, que de rayons de sagesse surhumaine, que d’appels pressants à l’imitation du Christ dans tous les mystères de sa vie et de sa Passion, que d’invitations à la pratique propre des vertus propres aux divers états de vie sont épars dans les œuvres de la sainte ! Ses lettres sont comme autant d’étincelles d’un feu mystérieux allumé dans son cœur brûlant de l’Amour infini qui est le Saint-Esprit.
Mais quelles sont les lignes caractéristiques, les thèmes principaux de son enseignement ascétique et mystique ? Il nous semble qu’à l’imitation du « glorieux Paul [7] » dont elle reflète parfois le style vigoureux et impétueux, Catherine soit la mystique du Verbe incarné et surtout du Christ crucifié. Elle a exalté la vertu rédemptrice du sang adorable du Fils de Dieu, répandu sur le bois de la croix avec la prodigalité de l’amour pour le salut de toutes les générations humaines[8]. Ce sang du Sauveur, la sainte le voit couler d’une manière continuelle au sacrifice de la messe et dans les sacrements, grâce au ministère des ministres sacrés, pour la purification et l’embellissement du Corps mystique du Christ tout entier. Nous pouvons donc dire que Catherine est la mystique du Corps mystique du Christ, c’est-à-dire de l’Eglise.
D’autre part, pour elle, l’Eglise est la mère authentique à laquelle il est juste de se soumettre et d’accorder révérence et assistance. Elle ose dire : « L’Eglise n’est rien d’autre que le Christ lui-même.[9] »
Quels ne furent donc pas le respect et l’amour passionné que la sainte nourrissait pour le Pontife romain ! Aujourd’hui, nous personnellement, serviteur des serviteurs de Dieu, nous devons à Catherine une immense reconnaissance, non certes pour l’honneur qui peut retomber sur notre humble personne, mais pour l’apologie mystique de la charge apostolique du successeur de Pierre. Qui ne se rappelle? Elle contemple en lui « le doux Christ sur la terre[10] », auquel on doit un amour filial et l’obéissance parce que : « qui sera désobéissant au Christ sur la terre, qui tient la place du Christ qui est au ciel, ne participe pas au fruit du sang du Fils de Dieu.[11] » Et, comme anticipant non seulement sur la doctrine, mais sur le langage même du Concile Vatican II[12], la sainte écrit au Pape Urbain VI : « Père très saint… sachez la grande nécessité, qui est la vôtre et celle de la sainte Eglise, de garder ce peuple [de Florence] dans l’obéissance et le respect envers votre Sainteté parce que c’est là qu’est le chef et le principe de notre foi.[13] »
Aux cardinaux ensuite, à beaucoup d’évêques et de prêtres, elle adresse de pressantes exhortations et n’épargne pas de sévères reproches, mais toujours en toute humilité et tout respect pour leur dignité de ministres du sang du Christ.
Et Catherine ne pouvait pas oublier qu’elle était la fille d’un Ordre religieux, un des plus glorieux et des plus actifs dans l’Eglise. Elle nourrissait donc une singulière estime pour ce qu’elle appelle « les saintes religions » qu’elle considère comme un lien d’union dans le Corps mystique, constitué par les représentants du Christ (selon une qualification qui lui est propre) et le corps universel de la religion chrétienne, c’est-à-dire les simples fidèles. Elle exige des religieux la fidélité à leur sublime vocation par l’exercice généreux des vertus et l’observation de leur règles respectives. Dans sa maternelle sollicitude, les laïcs ne sont pas les derniers. Elle leur adresse de nombreuses et vives lettres, les voulant prompts dans la pratique des vertus chrétiennes et des devoirs de leur état, animés d’une ardente charité pour Dieu et pour le prochain puisque eux aussi sont des membres vivants du Corps mystique. Or, dit-elle, « elle [c'est-à-dire l'Eglise] est fondée dans l’amour et elle est même l’amour.[14] »
Comment ensuite ne pas rappeler l’action intense développée par la sainte pour la réforme de l’Eglise ? C’est principalement aux Pasteurs de l’Eglise qu’elle adresse ses exhortations, dégoûtée et saintement indignée de l’indolence de beaucoup d’entre eux, frémissante de leur silence tandis que le troupeau qui leur était confié s’égarait et tombait en ruine. « Hélas, ne plus se taire ! Criez avec cent mille voix, écrit-elle à un haut prélat. Je vois que, parce qu’on se tait, le monde est détraqué, l’Epouse du Christ est pâle, on lui a enlevé sa couleur parce qu’on lui suce le sang par derrière c’est-à-dire le sang du Christ.[15] »
Et qu’est-ce qu’elle entendait par le renouvellement et la réforme de l’Eglise ? Certainement pas le renversement de ses structures essentielles, ni la rébellion contre les Pasteurs, ni la voie libre aux charismes personnels, ni les innovations arbitraires dans le culte et dans la discipline, comme certains le voudraient de nos jours. Au contraire, elle affirme maintes fois que la beauté sera rendue à l’Epouse du Christ et qu’on devra faire la réforme « non par la guerre, mais dans la paix et le calme, par des prières humbles et continuelles, dans les sueurs et les larmes des serviteurs de Dieu.[16] » Il s’agit donc pour la sainte d’une réforme avant tout intérieure puis extérieure, mais toujours dans la communion et l’obéissance filiale envers les représentants légitimes du Christ.
Fut-elle aussi politique notre très pieuse Vierge ? Oui, sans aucun doute, et d’une manière exceptionnelle, mais dans un sens tout spirituel du mot. En effet elle repoussait avec dédain l’accusation de politicienne que lui adressaient certains de ses concitoyens, en écrivant à l’un d’eux : « … Et mes concitoyens croient que par moi ou par la compagnie que j’ai avec moi il se fait des traités: ils disent la vérité, mais ils ne la connaissent pas et ils prophétisent, puisque je ne veux pas faire autre chose et je ne veux pas que qui est avec moi fasse autre chose que de vaincre le démon et de lui enlever la domination de l’homme qu’il a prise par le péché mortel et d’arracher la haine du cœur humain et de le mettre en paix avec le Christ crucifié et avec son prochain.[17] »
Donc la leçon de cette femme politique « sui generis » conserve encore son sens et sa valeur, bien qu’aujourd’hui on sente davantage le besoin de faire la distinction entre les choses de César et celles de Dieu. L’enseignement politique de la sainte trouve sa plus authentique et parfaite expression dans ce jugement lapidaire qu’elle a porté : « Aucun Etat ne peut se conserver en état de grâce dans la loi civile et dans la loi divine sans la sainte justice.[18] »
Non contente d’avoir développée un enseignement intense et très vaste de vérité et de bonté par la parole et par les écrits, Catherine voulait le sceller par l’offrande finale de sa vie pour le Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise, alors, qu’elle n’avait que 33 ans. De son lit de mort, entourée de fidèles disciples, dans une petite cellule voisine de l’église de Sainte Marie sopra Minerva à Rome, elle adressa au Seigneur cette émouvante prière, vrai testament de foi et d’amour reconnaissant très ardent : « O Dieu éternel, reçois le sacrifice de ma vie [en faveur de] ce Corps mystique de la sainte Eglise. Je n’ai rien d’autre à donner que ce que tu m’as donné. Prends donc le cœur et tiens-le sur la face de cette épouse.[19] »
C’est donc le message d’une foi très pure, d’un amour ardent, d’une consécration humble et généreuse à l’Eglise catholique en tant que Corps mystique et Epouse du divin Rédempteur : c’est le message typique du nouveau Docteur de l’Eglise, Catherine de Sienne, pour l’illumination et l’exemple de tous ceux qui se glorifient de lui appartenir. Recueillons-le, ce message, avec un esprit reconnaissant et généreux pour qu’il soit la lumière de notre vie terrestre et le gage d’une appartenance future assurée à l’Eglise triomphante du ciel. Amen !
——————————————————————————–

[1] Evangile selon saint Luc, X 21; évangile selon saint Matthieu, XI 25-26.
[2] Evangile selon saint Matthieu, XXVIII 19-20.
[3] Première épître de saint Paul aux Corinthiens, I 26-29.
[4] Evangile selon saint Matthieu, V 3-10.
[5] Première épître de saint Paul aux Corinthiens, XII 11.
[6] Première épître de saint Paul aux Corinthiens, XI 5 ; épître de saint Paul aux Romains, XII 8 ; première épître de saint Paul à Timothée, VI 2 ; épître de saint Paul à Tite, II 15.
[7] Sainte Catherine de Sienne : « Dialogues de la divine Providence », chapitre XI.
[8] Sainte Catherine de Sienne : « Dialogues de la divine Providence », chapitre CXXVII.
[9] Sainte Catherine de Sienne : Lettre CLXXI.
[10] Sainte Catherine de Sienne : Lettre CXCVI.
[11] Sainte Catherine de Sienne : Lettre CCVII.
[12] Vatican II : Constitution dogmatique « Lumen gentium »n° 23.
[13] Sainte Catherine de Sienne : Lettre XVII.
[14] Sainte Catherine de Sienne : Lettre CIII.
[15] Sainte Catherine de Sienne : Lettre XVI, au Cardinal d’Ostie.
[16] Sainte Catherine de Sienne : « Dialogues de la divine Providence », chapitre XV.
[17] Sainte Catherine de Sienne : Lettre CXXII.
[18] Sainte Catherine de Sienne : « Dialogues de la divine Providence », chapitre CXIX.
[19] Sainte Catherine de Sienne : « Dialogues de la divine Providence », chapitre CCCLXI.
 

Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

28 avril, 2010

du site:

http://www.taize.fr/fr_article1080.html

L’espérance

Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

Dans un temps où l’on a souvent du mal a à trouver des raisons d’espérer, ceux qui mettent leur confiance dans le Dieu de la Bible ont plus que jamais le devoir de « justifier leur espérance devant ceux qui [leur] en demandent compte » (1 Pierre 3,15). À eux de saisir ce que l’espérance de la foi contient de spécifique, pour pouvoir en vivre.

Or, même si, par définition, l’espérance vise l’avenir, pour la Bible elle s’enracine dans l’aujourd’hui de Dieu. Dans la Lettre 2003, frère Roger le rappelle : « [La source de l’espérance] est en Dieu qui ne peut qu’aimer et qui nous cherche inlassablement. »

Dans les Écritures hébraïques, cette Source mystérieuse de la vie que nous appelons Dieu se fait connaître parce qu’il appelle les humains à entrer dans une relation avec lui : il établit une alliance avec eux. La Bible définit les caractéristiques du Dieu de l’alliance par deux mots hébreux : hesed et emet (par ex. Exode 34,6 ; Psaume 25,10 ; 40,11-12 ; 85,11). En général, on les traduit par « amour » et « fidélité ». Ils nous disent, d’abord, que Dieu est bonté et bienveillance débordantes pour prendre soin des siens et, en deuxième lieu, que Dieu n’abandonnera jamais ceux qu’il a appelés à entrer dans sa communion.

Voilà la source de l’espérance biblique. Si Dieu est bon et s’il ne change jamais son attitude ni ne nous délaisse jamais, alors, quelles que soient les difficultés – si le monde tel que nous le voyons est tellement loin de la justice, de la paix, de la solidarité et de la compassion – pour les croyants ce n’est pas une situation définitive. Dans leur foi en Dieu, les croyants puisent l’attente d’un monde selon la volonté de Dieu ou, autrement dit, selon son amour.

Dans la Bible, cette espérance est souvent exprimée par la notion de promesse. Quand Dieu entre en rapport avec les humains, cela va de pair en général avec la promesse d’une vie plus grande. Cela commence déjà avec l’histoire d’Abraham : « Je te bénirai, dit Dieu à Abraham. Et par toi se béniront toutes les familles de la terre » (Genèse 12,2-3).

Une promesse est une réalité dynamique qui ouvre des possibilités nouvelles dans la vie humaine. Cette promesse regarde vers l’avenir, mais elle s’enracine dans une relation avec Dieu qui me parle ici et maintenant, qui m’appelle à faire des choix concrets dans ma vie. Les semences de l’avenir se trouvent dans une relation présente avec Dieu.

Cet enracinement dans le présent devient encore plus fort avec la venue de Jésus le Christ. En lui, dit saint Paul, toutes les promesses de Dieu sont déjà une réalité (2 Corinthiens 1,20). Bien sûr, cela ne se réfère pas uniquement à un homme qui a vécu en Palestine il y a 2000 ans. Pour les chrétiens, Jésus est le Ressuscité qui est avec nous dans notre aujourd’hui. « Je suis avec vous tous le jours, jusqu’à la fin de l’âge » (Matthieu 28,20).

Un autre texte de saint Paul est encore plus clair. « L’espérance ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. » (Romains 5,5) Loin d’être un simple souhait pour l’avenir sans garantie de réalisation, l’espérance chrétienne est la présence de l’amour divin en personne, l’Esprit Saint, courant de vie qui nous porte vers l’océan d’une communion en plénitude.

Comment vivre de l’espérance chrétienne ?
L’espérance biblique et chrétienne ne signifie pas une vie dans les nuages, le rêve d’un monde meilleur. Elle n’est pas une simple projection de ce que nous voudrions être ou faire. Elle nous porte à voir les semences de ce monde nouveau déjà présentes aujourd’hui, à cause de l’identité de notre Dieu, à cause de la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Cette espérance est en plus une source d’énergie pour vivre autrement, pour ne pas suivre les valeurs d’une société fondée sur le désir de possession et de compétition.

Dans la Bible, la promesse divine ne nous demande pas de nous asseoir et d’attendre passivement qu’elle se réalise, comme par magie. Avant de parler à Abraham d’une vie en plénitude qui lui est offerte, Dieu lui dit : « Quitte ton pays et ta maison pour la terre que je te ferai voir » (Genèse 12,1). Pour entrer dans la promesse de Dieu, Abraham est appelé à faire de sa vie un pèlerinage, à vivre un nouveau commencement.

De même, la bonne nouvelle de la résurrection n’est pas une manière de nous détourner des tâches d’ici-bas, mais un appel à nous mettre en route. « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?… Allez par le monde entier, proclamer l’Évangile à toutes les créatures… Vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1,11 ; Marc 16,15 ; Actes 1,8).

Sous l’impulsion de l’Esprit du Christ, les croyants vivent une solidarité profonde avec l’humanité coupée de ses racines en Dieu. Écrivant aux Romains, saint Paul évoque les souffrances de la création en attente, les comparant aux douleurs de l’enfantement. Puis il continue : « Nous aussi, qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons intérieurement. » (Romains 8,18-23). Notre foi ne nous met pas dans un état privilégié, hors du monde, nous « gémissons » avec le monde, partageant sa douleur, mais nous vivons cette situation dans l’espérance, sachant que, dans le Christ, « les ténèbres passent et que déjà luit la lumière véritable » (1 Jean 2,8).

Espérer, c’est donc d’abord découvrir aux profondeurs de notre aujourd’hui une Vie qui va de l’avant et que rien ne peut arrêter. C’est encore accueillir cette Vie par un oui de tout notre être. En nous lançant dans cette Vie, nous sommes conduits à poser, ici et maintenant, au milieu des aléas de notre existence en société, des signes d’un autre avenir, des semences d’un monde renouvelé qui, le moment venu, porteront leur fruit.

Pour les premiers chrétiens, le signe le plus clair de ce monde nouveau était l’existence des communautés composées de gens d’origines et de langues diverses. À cause du Christ, ces petites communautés surgissaient partout dans le monde méditerranéen. Dépassant les divisions de toutes sortes qui les tenaient loin les uns des autres, ces hommes et femmes vivaient comme des frères et des sœurs, comme la famille de Dieu, priant ensemble et partageant leurs biens selon les besoins de chacun (cf. Actes 2,42-47). Ils s’efforçaient d’avoir « un même amour, une seule âme, un seul sentiment » (Philippiens 2,2). Ainsi ils brillaient dans le monde comme des foyers de lumière (cf. Philippiens 2,15). Dès ses débuts, l’espérance chrétienne a allumé un feu sur la terre.

Lettre de Taizé : 2003/3

L’Hymne aux Philippiens, Textes pour l’adoration

28 avril, 2010

du site:

http://www.jeannedarc-versailles.com/L-Hymne-aux-Philippiens.html

L’Hymne aux Philippiens

Textes pour l’adoration du mercredi 29 Avril 2009

Jean-Marie Calmel  5 avril 2009     Imprimer
           
 Saint Paul écrit aux Philippiens alors qu’il est en prison à Ephèse (Philippiens II, 5-11). La communauté des Philippiens lui est particulièrement chère. Il leur écrit une lettre d’amitié empreinte d’une grande joie. Saint Paul les exhorte au bien et en même temps les réconforte. Cette hymne est une conversation pleine d’émotion et de délicatesse.

Ce passage reprend une hymne des tout premiers temps de l’Eglise. Saint Paul l’a peut-être repris d’un chant utilisé par les premières communautés chrétiennes.

Approfondissons le temps pascal où nous vivons en contemplant ce mystère avec Saint Paul : l’abaissement de Jésus et son exaltation par Son Père. Cette contemplation nous amène à « avoir entre nous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus ».

I. Abaissement de Jésus

« Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu ». La condition(en latin, forme) est la substance, la morphologie. Jésus est Dieu mais Il est une personne distincte. Il a les mêmes prérogatives que Son Père et aurait pu réclamer une égalité de traitement, de dignité manifestée et reconnue, même dans Son existence terrestre. Il a préféré « s’anéantir Lui-même » Il a préféré se priver de la Gloire qui Lui revenait de fait pour ne la recevoir que du Père.

Jésus attendait tout de Son Père. Jésus se retirait souvent pour prier Son Père. Avant la résurrection de Lazare, Il « lève les yeux en haut et dit : « Père, je Te rends grâces de m’avoir écouté » Jean, XI, 41 .

Jésus, par acte d’obéissance libre, se soumet à Son Père en toutes choses : « C’est de Dieu que Je suis sorti et que Je viens : Je ne viens pas de moi-même, mais Lui m’a envoyé » (Jean, VIII, 42) dira Jésus à Ses apôtres. Entre le Père et le Fils règne l’union vivante la plus intime qu’on puisse imaginer.

« Prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes » :Jésus est né d’une Vierge, n’a commis aucun péché mais Il a pris un corps et une âme pour être l’un de nous. Jésus est devenu homme, Il est accueilli par les hommes comme l’un d’entre eux. Jésus n’a pas cherché à s’imposer par les attributs de Sa Gloire. « Le Fils de l’homme est venu pour servir et donner Sa Vie » Mat. XX, 28. Un esclave ne commande pas, Il obéit. Jésus montrera jusqu’à quel point Il se fait serviteur en lavant les pieds de Ses apôtres le Jeudi Saint.

Il y a une progression dans l’abaissement : « S’étant comporté comme un homme, Il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une Croix ! »

Jésus a accepté de mourir d’une manière infamante, réservée aux esclaves et aux séditieux ! Pour Benoît XVI, Jésus nous montre ainsi Sa participation pleine et authentique à notre réalité humaine de douleur et de mort. Au cœur du scandale de la Croix, seule la chair de Jésus est meurtrie et a subi des humiliations. Le Christ achève par cette offrande le suprême don qu’Il fit de Lui-même par Son Incarnation : « du bois de la crèche au bois de la Croix » : Jésus couronne Sa mission : être le sacrement de la Tendresse du Père ! Cette mort est le pivot : maintenant Dieu va exalter Son Fils !

II. Exaltation de Jésus

Le Christ reçoit toute Sa Gloire de Son Père ! La Gloire découle de la Croix, elle en donne le sens.

« Aussi Dieu L’a-t-Il exalté et Lui a-t-Il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom ». Aussi : c’est parce que Jésus s’est anéanti qu’Il a pu recevoir cette exaltation de Son Père : Il a été « surexalté » par la Résurrection et l’Ascension. Dans Sa Gloire Pascale, le Christ se manifeste à nouveau dans la splendeur de Sa Majesté Divine. Le Père, qui avait accueilli l’acte d’obéissance du Fils dans Son Incarnation et dans Sa Passion, l’exalte de façon suréminente.

Chaque homme reçoit un nom après sa naissance. Jésus est à nouveau dans la Gloire et reçoit le nom de Jésus, nom qu’Il a déjà reçu à la circoncision mais qui est réalisé : Jésus a sauvé tous les hommes !

« Pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus-Christ qu’Il est Seigneur, à la Gloire de Dieu le Père ».

Dieu donne à Jésus une seigneurie universelle qui lui permet de recevoir l’hommage de toute la création. Jésus reçoit une reconnaissance publique et de toute la création. Même dans la Gloire, Jésus reste décentré de Lui-même : Il reçoit l’hommage de toute la création « à la Gloire de Dieu le Père ». Jésus reçoit Sa Gloire de Son adoration vers le Père. Ce que désirait Dieu en créant le monde est réalisé : la soumission du monde au Fils est la glorification du Père ; tout l’hymne est compris dans les attributs que Saint Paul donne à Jésus : Seigneur, titre adressé à Dieu, Jésus nom de Son humanité et Christ : le Messie qui vient nous sauver.

III. Les vertus familiales

« La Gloire de Dieu, c’est l’homme vivant et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu » nous dit Saint Irénée. Contemplons Dieu dans Sa Gloire ! Comme Il s’est abaissé en devenant homme et en mourant sur une croix, Il s’abaisse devant nous en se rendant présent dans l’hostie ! Il accepte d’être dans une hostie pour être vraiment présent avec nous. Dans l’adoration, je prends conscience que cette vie nouvelle qu’Il a reçue de Son Père, Il me la donne par amour gratuit !

Je suis invité à proclamer avec toute l’Eglise du Ciel et de la terre que Jésus-Christ est le Seigneur et à en vivre les fruits. Jésus a dit : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, Mon Père vous le donnera ». Mais, pour cela, Jésus nous dit : « Ce que je vous demande, c’est de vous aimer les uns les autres ». La prière familiale, l’adoration familiale nous permettent de confesser la Majesté de Dieu et de nous reconnaître unis les uns aux autres par cette Vie Divine reçue sur la Croix.

Je suis poussé à me convertir, à conformer ma façon de penser, d’agir, de décider aux sentiments de Jésus. Saint Grégoire de Naziance nous dit : « Lui, Jésus, t’aime ». Quelle parole de tendresse ! C’est un grand réconfort mais aussi une grande responsabilité jour après jour.

Et comment imiter le Christ si ce n’est en priorité en devenant humble comme Lui ? « Que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi » nous dit Saint Paul : l’humilité et la douceur sont à la base des autres vertus. Vaine est la prière sans l’humilité : après la prière, l’humilité est le premier besoin de l’homme » nous dit Sainte Angèle de Foligno. Oublions-nous pour chercher le bien de nos parents, de nos frères et sœurs. Acceptons de nous dévouer au bien de notre famille, de tous ceux qui nous entourent ; par notre exemple, nos paroles, nos gestes de service. Sachons accepter les petites remarques, les reproches même injustes par amour pour Jésus et en union avec Ses souffrances. « Qui s’élève s’abaisse, qui s’abaisse s’élève ». Jésus nous a montré le chemin.

Si je suis humble, je peux obéir. Je peux aussi pardonner et recevoir le pardon. Et voici les biens procurés par l’humilité : la douceur, la patience, l’humanité, la tempérance, la docilité. Et une grande joie, une paix profonde rayonnera dans nos familles.

Le Saint Père nous dit : « Plus la famille sera imprégnée de l’esprit et des valeurs de l’Evangile, plus l’Eglise en sera elle-même enrichie ». Appliquons à nos communautés familiales l’enseignement de Saint Paul aux communautés chrétiennes : réconfortons-nous les uns les autres, exhortons-nous à faire le bien, encourageons-nous, ayons de la tendresse et de la compassion pour chaque membre de nos familles, en particulier pour les plus faibles.

Prenons comme modèle et prions la Sainte Vierge de nous aider : « Marie, vaisseau d’humilité, tu as charmé le Père Eternel », nous dit Sainte Catherine de Sienne que nous fêtons aujourd’hui. La seule gloire de Marie, c’est que « le Père a regardé l’humilité de Sa Servante ».

buona notte

28 avril, 2010

buona notte dans image bon nuit, jour, dimanche etc. animal--trydacna-squamosa

Tridacna squamosa)
Thailand

http://www.naturephoto-cz.com/invertebrates.html

Saint Anselme : « Je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »

28 avril, 2010

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100428

Le mercredi de la 4e semaine de Pâques : Jn 12,44-50
Commentaire du jour
Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l’Église
Méditations (trad. Maredsous 1923, p. 142 rev. Tournay)

« Je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »

      Ô bon Maître, Jésus Christ, j’étais sans aucun secours, je ne demandais rien, je n’y pensais même pas, et ta lumière m’a éclairé dans ma nuit… Tu as écarté de moi le fardeau qui m’écrasait, tu as repoussé ceux qui m’assaillaient, tu m’as appelé d’un nom nouveau (Ap 2,17), emprunté au tien, le nom de chrétien. J’étais accablé, tu m’as redressé. Tu m’as dit : « Confiance, je t’ai racheté, moi qui ai donné ma vie pour toi. Si tu veux t’attacher à moi, tu échapperas au mal et à l’abîme où tu cours, je te conduirai en mon Royaume… »

      Oui, Seigneur, tu as tout fait pour moi ! J’étais dans les ténèbres et je n’en savais rien…, je descendais vers le gouffre de l’injustice, j’étais tombé dans la misère du temps pour tomber plus bas encore. Et à l’heure où je me trouvais sans secours, tu m’as éclairé. Sans même que je te le demande, tu m’as illuminé. En ta lumière, j’ai vu ce qu’étaient les autres et ce que je suis…; tu m’as donné confiance en mon salut, toi qui as donné ta vie pour moi… Je le reconnais, ô Christ, je me dois tout entier à ton amour.