Archive pour le 24 avril, 2010

Joh-10,01-Good_shepherd_Bon_Berger

24 avril, 2010

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http://www.artbible.net/3JC/-Joh-10,01-Good_shepherd_Bon_Berger/index4.html

Des «Homélies sur l’Évangile» de saint Grégoire le Grand, pape: Le Christ bon pasteur

24 avril, 2010

du site:

http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010504_gregorio-papa_fr.html

Des «Homélies sur l’Évangile» de saint Grégoire le Grand, pape
(Hom. 14, 3-6; PL 76, 1129-1130)  

Le Christ bon pasteur   

« Moi, je suis le bon Pasteur. Et je connais mes brebis » c’est-à-dire je les aime «et mes brebis me connaissent». C’est comme s’il disait clairement: ceux qui m’aiment m’obéissent. Car celui qui n’aime pas la vérité, maintenant même ne la connaît pas du tout. Puisque vous avez entendu, très chers frères, le péril qui nous menace, nous les pasteurs, évaluez, grâce aux paroles du Seigneur, le péril qui est le vôtre. Voyez si vous êtes ses brebis, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle de percevoir, non par la foi, mais par l’amour. Je parle de percevoir, non par la croyance, mais par l’action. Car saint Jean, qui parle dans notre évangile, atteste cela lorsqu’il dit ailleurs: «Celui qui prétend connaître Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur».

C’est pourquoi, dans notre passage, le Seigneur ajoute aussitôt: «Comme le Père me connaît, moi je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis». Comme s’il disait clairement: ce qui prouve que je connais le Père et que je suis connu de lui, c’est que je donne ma vie pour mes brebis; c’est-à-dire: je montre combien j’aime le Père par l’amour qui me fait mourir pour mes brebis. Au sujet des brebis, il dit encore: «Mes brebis entendent ma voix, et moi je les connais, elles me suivent et je leur donne la vie éternelle». Et un peu plus haut, il avait dit à leur sujet: «Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer et sortir, et il trouvera un pâturage». Il entrera pour avoir la foi; il sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance à la contemplation, et il trouvera un pâturage en arrivant au festin éternel.  

Les brebis du bon Pasteur trouvent donc un pâturage parce que tout homme qui le suit avec un cœur simple est nourri dans la pâture des prairies intérieures. Et quel est le pâturage de ces brebis-là, sinon les joies éternelles d’un paradis toujours vert? Car le pâturage des élus, c’est le visage de Dieu, toujours présent: puisqu’on le regarde sans interruption, l’âme se rassasie sans fin de l’aliment de vie. Recherchons donc, frères très chers, ce pâturage où nous trouverons notre joie au cœur de la fête célébrée par tant de nos concitoyens. Que leur allégresse nous y invite. Réchauffons nos cœurs, mes frères, que notre foi se ranime envers ce qu’elle croit, que nos désirs s’enflamment pour les biens célestes: c’est déjà partir à leur rencontre que de les aimer.  

Aucun obstacle ne doit nous enlever la joie de la solennité intérieure, car si l’on désire se rendre à un endroit qu’on s’est fixé, aucune difficulté ne peut changer ce désir. Aucune prospérité flatteuse ne doit nous en détourner; il est fou, le voyageur qui, en apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage. »

Prière   
Dieu éternel et tout-puissant, guide-nous jusqu’au bonheur du ciel; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

Préparé par le Département de Théologie Spirituelle de
L’Université Pontificale de la Sainte-Croix

4° dimanche de Pâques (25 avril 2010), commentaire biblique pour Actes 13, 14…52

24 avril, 2010

du site:

http://www.bible-service.net/site/433.html

4° dimanche de Pâques (25 avril 2010)

COMMENTAIRE BIBLIQUE POUR  ACTES 13,14…52

Au cours de son premier voyage en compagnie de Barnabé, Paul arrive à Antioche de Pisidie, au cœur de l’actuelle Turquie. Comme tout juif pratiquant, il se rend à la synagogue le jour du sabbat. En signe d’accueil, on lui donne la parole. Parcourant à grands pas l’histoire de l’Alliance, il affirme : Nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu a faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus (v. 32-33 ; ce passage précède celui qui est proposé aujourd’hui par le lectionnaire).

Son discours a du succès auprès des juifs, des convertis au judaïsme et des païens. Tous sont rassemblés le sabbat suivant pour écouter Paul. Certains juifs voient alors d’un très mauvais œil l’afflux des païens. Ils montent une cabale contre les Apôtres dans laquelle ils entraînent des notables et des dames influentes (petit détail qui sonne juste quand on se rappelle que Luc est l’écrivain le plus féministe du Nouveau Testament).

C’est dans ce contexte qu’il faut entendre la déclaration de Paul : Nous nous tournons vers les païens. Placée exactement au milieu du livre des Actes des Apôtres, cette phrase annonce le nouveau terrain d’activité apostolique. Il ne s’agit pas d’un rejet du judaïsme, mais d’une continuité de fond qui est rupture avec les réflexes exclusivistes. Pour preuve, le texte du prophète Isaïe (appelé ici commandement) cité par Paul. L’expression lumière des nations y désigne le peuple d’Israël choisi par Dieu pour que le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre (Is 49,6). Jésus le Christ d’une part et, de l’autre, la communauté qui se réclame de lui accomplissent cette vocation, quitte à être persécutés par ceux qui n’entrent pas dans le projet divin et qui veulent accaparer pour eux-mêmes un salut destiné à tous.

• Psaume 99

La première strophe, par sa tonalité universaliste, prolonge à la fois le texte d’Isaïe interprété par Paul et la joie des nouveaux disciples. La deuxième célèbre le Dieu de l’Alliance considéré implicitement comme un berger dont la troisième énumère les qualités.

25 avril 2010 – 4e dimanche de Pâques: Homélie

24 avril, 2010

du site:

http://www.homelies.fr/homelie,4e.dimanche.de.paques,2760.html

4e dimanche de Pâques

dimanche 25 avril 2010

Famille de saint Joseph

Homélie-Messe  

Nous méditons, avec la liturgie d’aujourd’hui, sur la beauté du visage de l’Église. Le livre de l’Apocalypse nous y aide en nous introduisant au cœur de la magnifique liturgie céleste où toutes les nations sont rassemblées autour du Trône et chantent les louanges de l’Agneau vainqueur.

Attardons-nous cependant sur la première lecture, tirée des Actes des Apôtres. Il pourrait y avoir un risque en effet, quand on parle de la beauté de l’Église, de concevoir une dichotomie simpliste entre l’Église d’en haut, parfaite et pure, et l’Église dans sa contingence historique, avec ses divisions et ses guerres.

Les événements qu’ont vécus Paul et Barnabé à Antioche pourraient alors être lus comme des aléas, tristes mais inévitables, de la séparation des nouveaux chrétiens d’avec leur milieu d’origine. Nous serions en somme à un virage dans la politique d’expansion du christianisme menée par saint Paul : puisque les juifs refusent d’entendre l’évangile, tant pis pour eux, on s’adressera désormais aux païens. Cette lecture n’est guère pertinente.

En effet, quand Paul et Barnabé arrivent à Antioche, l’accueil est sans réserve. Toute la synagogue est heureuse des paroles proclamées. Or la synagogue est une assemblée disparate. Elle comprend les juifs évidemment, mais aussi les prosélytes, qui sont des étrangers convertis ayant adopté les coutumes de la religion juive ; elle comprend encore les païens, qu’on appelle aussi les Craignant-Dieu, c’est-à-dire les sympathisants. Les païens ne se sont pas formellement convertis, mais ils placent ouvertement leur foi dans le Dieu d’Israël et participent à l’assemblée synagogale. C’est à cette assemblée hétéroclite et cosmopolite que s’adresse saint Paul. Il leur adresse la Bonne Nouvelle de l’accomplissement de la promesse faite à Israël dans la résurrection de Jésus. Ce message est entendu. Cette Bonne Nouvelle est accueillie avec joie et enthousiasme ; au point que la semaine suivante, la foule afflue. Il y avait presque toute la ville dans la synagogue, nous dit saint Luc.

Pourtant tout se gâte. Non pas que saint Paul ait perdu sa verve d’orateur ou son inspiration. Mais que le dessein de Dieu sur l’humanité se révèle aujourd’hui dans toute sa gratuité et toute son universalité. Il apparaît ouvertement dans le discours de saint Paul que Juifs et non-Juifs sont pareillement invités à recevoir la grâce messianique.

Une telle annonce semble à beaucoup une réelle nouveauté, et, connaissant les hommes, c’est-à-dire nous connaissant nous-mêmes, nous ne devons pas nous étonner outre mesure que certains des juifs d’Antioche refusent une nouveauté ébranlant leurs certitudes. Ils préfèrent maintenir qu’ils sont les seuls bénéficiaires possibles de l’Alliance et que les païens ne sauraient y avoir accès.

Leur refus de collaboration nous interpelle dans nos propres certitudes. En ce dimanche où le Bon Pasteur nous annonce vouloir rassembler son troupeau, nous devons nous demander quels sont ceux dont nous disons trop hâtivement qu’ils sont loin de l’Évangile ou loin de l’Église. Tellement loin que, nous en sommes convaincus, ils ne sont pas prêts de s’en approcher. Pire, quels sont ceux dont nous croyons savoir qu’ils ne sont pas intéressés par la rencontre avec Jésus, ou ne risquent pas de l’être. Il nous faudrait alors entendre la résolution de saint Paul dans toute sa vigueur : « nous nous tournons vers le païens ! ». « Nous », c’est-à-dire : « nous seuls », sans la partie des croyants qui se blottit dans ses prétendus privilèges et sa rassurante proximité avec le Seigneur. Ce « nous » désigne les apôtres qui malgré les oppositions et les rejets, persistent fermement à vouloir mener à bien la volonté de Dieu sur le monde et à inviter tout homme à croire en Jésus-Christ notre Sauveur.

Les paroles de saint Paul sont très fermes : « Voilà le commandement que le Seigneur nous a donné : j’ai fait de toi la lumière des Nations ». Parole paradoxale où le don, « j’ai fait de toi la lumière des nations » est un commandement. Cette expression « lumière des Nations » désigne, dans la Bible, Israël, le Christ, et finalement la communauté chrétienne elle-même. Ce n’est pas par hasard que le Concile Vatican II nous introduit dans le mystère de l’Église par ces mots : « lumen gentium », le Christ est la lumière des peuples. La question n’est pas de savoir qui nous paraît digne d’entrer au nombre des élus, mais de refléter fidèlement au monde la lumière du Christ. Tel est le don qui nous est fait, telle est notre responsabilité.

Cette lumière est en effet l’étoile qui guide les foules et les introduits dans la vaste liturgie que l’Église célèbre à toute heure et pour l’éternité. Le livre de l’Apocalypse nous montre l’Église dans sa situation finale, la foule innombrable participant au triomphe de l’Agneau. Agneau qui est aussi le Pasteur, les conduisant « vers les eaux de la source de vie ».

C’est pour cette vie qu’il nous faut nous décider, pour nous, et pour nos frères. Certes, Jésus nous avait promis de nous donner la vie en abondance. Mais aujourd’hui le Ressuscité nous offre la vie éternelle. Ce n’est pas seulement le Bon Berger donnant sa vie pour ses brebis, mais le Christ qui donne la vie, « tout court », dans sa plénitude. La vie qui est la nôtre désormais est la vie même de Dieu. Et cette vie fait notre unité, en nous et entre nous, parce que le Père et le Fils sont un.

Voilà le secret qui est au cœur de l’Église, et au cœur de toute mission. Il ne s’agit pas seulement de marcher ensemble, d’œuvrer ensemble, mais avant tout d’être unis, de vivre le mystère de l’union de chaque homme avec la Trinité et avec les autres hommes. Cette réalité est déjà en germe ici-bas. Elle est le don qui nous est fait et que Jésus nous dévoile quand il affirme « le Père et moi nous sommes un ».

Nous sommes ainsi invités à entrer dans cette vie ineffable, la porte nous est ouverte. Par sa résurrection, Jésus n’a pas seulement inauguré un nouveau rapport entre l’homme et Dieu, mais il a solidement établi un nouveau rapport entre les hommes. C’est cela que nous appelons être membres d’un même Corps et c’est l’Église qui nous donne les moyens permettant cette union dans sa dimension visible et sociale.

Ces questions nous conduisent à prier, aujourd’hui avec plus de ferveur qu’à l’accoutumée, pour que tout homme ait l’occasion de connaître et de prendre généreusement la place qui est la sienne dans le Corps mystique du Christ. Nous prions spécialement les vocations religieuses et sacerdotales qui sont particulièrement appelées à vivre et à témoigner de l’universalité du salut. Que chacun puisse répondre dans la confiance et dans la certitude d’être comblé, fortifiés par le spectacle que nous donnent Paul et Barnabé : on peut bien chasser les envoyés, on ne chasse jamais l’Esprit qu’ils ont reçu. Que chacun le constate : en quittant Antioche, ils débordent de joie et sont remplis de l’Esprit Saint. Que ce même Esprit embrase maintenant le monde et transforme le don que nous faisons de nous-mêmes en une offrande agréable à Dieu notre Père.
Frère Dominique

bonne nuit

24 avril, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. rock-hyrax-05a26052

Rock Hyrax
(Procavia capensis)

http://www.naturephoto-cz.com/rock-hyrax:procavia-capensis-photo-2638.html

Saint Jérôme : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie »

24 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100424

Le samedi de la 3e semaine de Pâques : Jn 6,60-69
Commentaire du jour
Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église
Lettre 53 à Paulin

« Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie »

      Nous lisons les Saintes Écritures : pour moi, je suis d’avis que l’Evangile, c’est le corps de Jésus, que les Saintes Écritures sont sa doctrine. Sans doute le texte « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang » trouve toute son application dans le mystère eucharistique ; mais le vrai Corps du Christ et son vrai Sang, c’est aussi la parole des Écritures, la doctrine divine. Quand nous allons aux saints mystères, si une parcelle vient à tomber, nous sommes inquiets. Quand nous entendons la parole de Dieu, si nous pensons à autre chose pendant qu’elle entre dans nos oreilles, quelle responsabilité n’encourrons-nous pas ?

      La chair du Seigneur étant une vraie nourriture et son sang un vrai breuvage, notre seul bien, c’est de manger sa chair et boire son sang, non seulement dans le mystère eucharistique, mais encore dans la lecture de l’Écriture.